Le Maroc par l'adoption de la loi n ° 15-95 formant code de commerce de 1996 se veut
admettant à la fois les deux systèmes , et ce , par la disposition de son article ler qui précise
ce qui suit : « la présente loi régit les commerçants et les actes de commerce » . Néanmoins , il
demeure important de signaler que malgré cette disposition au niveau dudit code , il ressort des
diverses dispositions de ce dernier ont un caractère objectif celle fondé sur la nature des actes .
La définition de base est celle des actes de commerce , ou plus précisément celle de l'activité
commerciale ( art 6 code de commerce ) . L'article 6 par exemple , définit le commerçant de la
manière suivante : la qualité de commerçant s'acquiert par l'exercice habituel ou professionnel
des activités commerciales qu'il énumère . Donc pour être commerçant , il faut exercer l'une
des activités énumérées par l'article 6 du code de commerce , ce sont donc ces activités qui
donnent la qualité de commerçant à celui qui les exerce . Néanmoins , quelque soit le système
adopté , nous pouvons considérer que la matière du droit commercial est double : ce sont les
activités commerciales et les actes du commerce qui en constituent l'objet et le commerçant
le sujet . Le droit commercial est un droit distinct et autonome des autres branches du droit
mais il partage certains concepts et techniques avec le droit civil dans la mesure ou il ne doit
pas contredire les principes fondamentaux du droit commercial . Parmi ces concepts , le droit
commercial puise dans les principes généraux du droit civil dont notamment celles issues du
droit des obligations , du droit des contrats mais aussi ceux de la responsabilité civile . Les
sources de ce droit sont diverses et variées compte tenu du fait que le monde des affaires
évolue sans cesse ; pour cela il n'est pas possible de compter Page 3 sur 43