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THEME 3 : Fonctionnement de la SA

CAS 1
La société anonyme ABD est constituée avec un capital social de 300 millions dont le conseil
d’administration est composé par les associés suivants : M. Créssant, son père Adolphe
Créssant et Denis sont tous des administrateurs. M. Naudon est le PCA et le DG. M. Flandin
Blanc et Naudon sont des actionnaires simples. Les statuts prévoient que le nombre
d’administrateur est de quatre. M. Denis décède à la suite d’un accident de la route et laisse
deux héritiers dont un mineur de 16 ans. Le conseil d’administration souhaite remplacer
l’administrateur décédé.
Ces faits renvoient à la désignation des administrateurs dans les SA et posent la question de
savoir si le conseil d’administrateur peut désigner un autre administrateur en cas de décès
d’un ancien associé-administrateur ?
Selon l’article 429 de l’AUDSC, en cas de vacance d'un ou de plusieurs sièges
d'administrateur, par décès ou par démission, le conseil d'administration peut designer, entre
deux assemblées, de nouveaux administrateurs.
En l’espèce, le conseil d’administration pourra désigner un autre administrateur en
remplacement à M. Denis.
En somme, M. Denis sera remplacé par un nouvel administrateur.

Selon l’article 764 dudit acte uniforme, les actions sont en principe librement transmissibles.
Dans notre cas d’espèce, M. Denis a laissé comme héritier un majeur et un mineur de 16 ans.
Naturellement, les actions de M. Denis seront librement transmises à ses deux héritiers.

M. Blanc souhaite céder ses titres à un groupe concurrent mais le PDG s’y oppose et lui
propose un acheteur à qui il vendrait ses actions en dessous de leur valeur nominale. Estimant
cette baisse de valeur dû à une mauvaise gestion delà société, il entend faire valoir ses droits.
Ces faites renvoient à la responsabilité des administrateurs et posent la question suivante : un
actionnaire peut-il intenter une action contre un dirigeant de la société ?
Selon l’article 741 de l’AUDSC, outre l'action en réparation du préjudice subi
personnellement, les actionnaires peuvent, soit individuellement, soit en se groupant, intenter
l'action sociale en responsabilité contre les administrateurs.
Dans notre cas d’espèce, M. Blanc estime que cette baisse de valeur est due à une mauvaise
gestion de la société par le PDG, M. Créssant. Ainsi, il pourra mettre en œuvre la
responsabilité du dirigeant outre un préjudice subi personnellement.
En définitive, l’action en responsabilité sociale pourra être intentée contre M. Créssant.
Relativement à l’étendu des responsabilités des administrateurs, l’article 740 précise que les
administrateurs sont responsables individuellement ou solidairement envers la société ou
envers les tiers, soit des infractions aux dispositions législatives ou réglementaires applicables
aux sociétés anonymes, soit des violations des clauses des statuts, soit des fautes commises
dans leur gestion. Si plusieurs administrateurs, ont coopéré aux mêmes faits, la juridiction
compétente détermine la part contributive de chacun dans la réparation du dommage.
Selon les articles 161 de l’AUDSC précise que sans préjudice de la responsabilité éventuelle
de la société, chaque dirigeant social est responsable individuellement envers les tiers des
fautes qu'il commet dans l'exercice de ses fonctions. Si plusieurs dirigeants sociaux ont
participé aux mêmes faits, leur responsabilité est solidaire à l'égard des tiers. Toutefois, dans
les rapports entre eux, la juridiction compétente détermine la part contributive de chacun dans
la réparation du dommage
L’article 162 dispose que l'action individuelle est l'action en réparation du préjudice subi par
un tiers ou par un associé, lorsque celui-ci subit un préjudice distinct du préjudice que subit la
société, du fait de la faute commise individuellement ou collectivement par les dirigeants
sociaux dans l'exercice de leurs fonctions. Cette action est intentée par celui qui subit le
préjudice.

La société ABD a comme filiales la SA Bobois et la SARL art Du Bois. Les deux sociétés
filiales souhaitent conclure une convention. Ces faites renvoient aux conventions entre les
sociétés. Il se pose la question de savoir : dans quels conditions un conseil d’administration
peut autoriser une convention entre une sa et une SARL ?
Aux termes de l’article 438 de l’AUDSC, doivent être soumises à l'autorisation préalable du
conseil d'administration :
- toute convention entre une société anonyme et l'un de ses administrateurs, directeurs
généraux ou directeurs généraux adjoints ;
- toute convention entre une société et un actionnaire détenant une participation supérieure ou
égale à dix pour cent (10%) du capital de la société ;
- toute convention à laquelle un administrateur, un directeur général, un directeur général
adjoint ou un actionnaire détenant une participation supérieure ou égale à dix pour cent (10%)
du capital de la société est indirectement intéressé ou dans laquelle il traite avec la société par
personne interposée ;
- toute convention intervenant entre une société et une entreprise ou une personne morale, si
l'un des administrateurs, le directeur général, le directeur général adjoint ou un actionnaire
détenant une participation supérieure ou égale à dix pour cent (10%) du capital de la société
est propriétaire de l'entreprise ou associé indéfiniment responsable, gérant, administrateur,
administrateur général, administrateur général adjoint, directeur général, directeur général
adjoint ou autre dirigeant social de la personne morale contractante.

Un jeune salarié de la société mère SA ABD désire devenir PDG de la filiale SA Bobois. Ces
faits sont relatifs à la nomination des membres du conseil d’administration et posent la
question de savoir si le salarié d’une société mère peut être administrateur de sa société
filiale ?
Selon l’article 426 de l’AUDSC, sauf clause contraire des statuts, un salarié de la société peut
être nommé administrateur si son contrat de travail correspond à un emploi effectif. De
même, un administrateur peut conclure un contrat de travail avec la société si ce contrat
correspond à un emploi effectif. Dans ce cas, le contrat est soumis aux dispositions des
articles 438 et suivants ci-après.
En l’espèce, le salarié est un ingénieur de la société mère. En effet, sa possibilité d’être
nommer administrateur de la filiale dépend de l’effectivité de son contrat de travail.
En somme, si l’ingénieur a un travail effectif, le conseil d’administration de la société peut le
nommer comme administrateur de la filiale. Au cas contraire, sa nomination serait illégale.

Relativement à l’expertise de gestion, l’article 159 de l’AUDSC, un ou plusieurs associés


représentant au moins le dixième du capital social peuvent, soit individuellement, soit en se
groupant sous quelque forme que ce soit, demander à la juridiction compétente du siège
social, statuant à bref délai, la désignation d'un ou de plusieurs experts chargés de présenter
un rapport sur une ou plusieurs opérations de gestion. L’article 160 ajoute que s'il est fait
droit à la demande, la juridiction compétente détermine l'étendue de la mission et les pouvoirs
des experts. Les honoraires des experts sont supportés par la société. Le rapport est adressé au
demandeur et aux organes de gestion, de direction ou d'administration ainsi qu'au
commissaire aux comptes.

La société a conclu un marché important d’équipement de bureau pour tenter de percer dans
le marché. M. Flandin, un actionnaire de la société, craint des conséquences catastrophiques
pour la société et entend intenter une action. Ces faites renvoient aux procédures d’alertes.
L’articles 158 alinéa 1 de l’AUDSC dispose que dans une société anonyme, tout actionnaire
peut, deux (2) fois par exercice, poser des questions au président du conseil d'administration,
au président-directeur général ou à l'administrateur général, selon le cas, sur tout fait de
nature à compromettre la continuité de l'exploitation.
En l’espèce, M. Flandin est associé de la société et désire protéger celle-ci. L’acquisition de
nouveaux membres lui semble risquée surtout que la concurrence est rude dans le marché.
En définitive, M. Flandin peut déclencher une procédure d’alerte et ainsi poser des questions
aux dirigeants de la société sur la pertinence de cet achat.

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