0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
426 vues18 pages

Capacités et charges des condensateurs métalliques

Transféré par

6hqkb7f8qc
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
426 vues18 pages

Capacités et charges des condensateurs métalliques

Transféré par

6hqkb7f8qc
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

98 4 Conducteurs en équilibre

EXERCICES
4.1. Deux disques métalliques A et B de rayon R = 0,3 m, distants de d = 2,5 m,
constituent les armatures d’un condensateur plan (P).
1) Quelles sont la capacité C et la charge Q de ce condensateur quand il est soumis
à une différence de potentiel V A − VB = 500 V ?
2) On isole le condensateur (P). Une feuille métallique circulaire (M) initialement
neutre, de même rayon R = 0,3 m et d’épaisseur e = 1 mm est alors introduite dans
le condensateur, parallèlement aux armatures, à la distance d1 , du disque A.

R
A
(M1) d1
(M) e d
(M2)
B

Quelles sont les charges portées par les deux faces (M1 ) et (M2 ) de la feuille métal-
lique ?
3) Quelle est la force électrostatique résultante agissant sur (M) ?
4) Calculer la capacité C  du condensateur équivalent à l’ensemble (P) + (M). En
déduire la nouvelle d.d.p. V A − VB entre les armatures A et B.

4.2. Une sphère métallique (S1 ) de rayon R1 = 9 cm porte la charge positive


Q 1 = 10−8 C.
1) Quels sont la capacité C1 et le potentiel V1 de (S1 ) ?
(S1)
2) On relie (S1 ) à une autre sphère métallique (S2 ) de rayon
R2 = 1 cm, par un fil conducteur long et fin. (S2 ) est suffisam-
ment éloigné de (S1 ) pour négliger l’influence mutuelle de (S1 )
et (S2 ). Les charges superficielles sur le fil fin sont supposées
négligeables.
Calculer, à l’équilibre, les charges Q 1 et Q 2 portées par les (S2)
deux sphères et la valeur du champ électrique au voisinage de
chaque sphère.

4.3. Une sphère s conductrice de rayon r, de centre O1 , est au contact d’une pointe
P reliée au sol (potentiel nul). On place une sphère conductrice S fixe portant une
charge Q, de rayon R, de centre O2 , de façon que P, O1 et O2 soient alignés. On pose
O1 O2 = a.
Exercices 99

On amène la sphère mobile (s) au contact de la sphère (S), puis au contact de P, et


de nouveau au contact de (S), puis de P, etc.
1) Au départ s est au contact de P. Calculer la charge q qu’elle porte, en fonction de
Q, r et a.
2) Calculer la charge Q 1 de (S) au premier contact avec (s) et la charge q1 de (s) au
contact suivant avec P.
3) Par récurrence, quelle sera la charge Q n de (S) au n-ième contact avec (s) ?
4) A.N. : les sphères sont identiques et a = 9r. Au bout de combien de contacts la
charge de (S) sera de 10 000/3 plus faible que sa charge initiale ?

4.4. On considère un fil conducteur cylindrique infiniment long et mince, de rayon


R, portant une densité linéique de charge λ.

1) Par application du théorème de Gauss, calculer le champ E(r) en un point situé à
la distance r de l’axe. En déduire le potentiel V (r) en ce point en supposant
V (∞) = 0.
2) Un deuxième fil identique portant la densité linéique
de charge −λ est placé parallèlement au premier fil à la
distance a.
R est suffisamment petit devant a pour que la répartition
des charges sur les conducteurs soit considérée comme −λ +λ
uniforme.
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

a) Calculer le potentiel en un point M à la distance r de a

l’axe du premier fil et à la distance r  du second. En


déduire le potentiel de chaque conducteur.
2R 2R
b) Quelle est la différence de potentiel entre les deux
fils ? En déduire la capacité par unité de longueur de cet
ensemble bifilaire.

A.N. : R = 2 mm ; a = 2 m ; K = 9.109 S.I. ; λ = 10−8 C · m−1 .

3) Application : Un fil conducteur de rayon R = 0,5 cm parallèle au plan du sol, à


une hauteur de 4 m, est porté au potentiel Vf = 1 kV.
100 4 Conducteurs en équilibre

a) En utilisant la méthode des images électriques et les


2R
résultats précédents, déterminer la capacité linéique de ce
conducteur en présence du sol. d
b) Quelle est la valeur du champ électrique à la surface de
ce conducteur ?

4.5. 1) Quelle est la charge Q 1 d’une sphère métallique (A) de rayon R1 = 6 cm


lorsqu’elle est portée au potentiel V0 = 45 000 volts ? Dans tout le problème on sup-
posera cette sphère isolée.

2) On entoure la sphère (A) par une autre sphère métallique creuse (B) concen-
trique, de rayons R2 = 12 cm et R3 = 15 cm, initialement neutre et isolée.

(A)

R1
R2
(B) O
R3

a) Quelles sont les charges portées par (B) ?


b) En déduire les potentiels V A et VB des deux sphères.
c) Déterminer et représenter graphiquement le potentiel V (r) et la norme du champ

E(r) en tout point M de l’espace, tel que O M = r .
3) La sphère (B) est reliée à la terre (VB = 0). Quel est le nouveau potentiel V A de
(A) ?
1
On donne : K = = 9 · 109 S.I.
4πε0

4.6. Une sphère conductrice creuse de masse M, de rayon r


θ
R est séparée en deux parties inégales par un plan hori- R
zontal : on obtient deux calottes sphériques inégales dont
la base commune est un cercle de rayon r = R sin θ .
isolant
La sphère est portée au potentiel V > 0, puis isolée.
1) En supposant la calotte inférieure fixe, déterminer la force qu’elle exerce sur la
calotte supérieure.
Exercices 101

2) Dans le cas où la coupure est faite dans le plan équatorial, pour quelle valeur de
V y aura-t-il séparation des deux hémisphères ?

4.7. Trois petites sphères (S1 ), (S2 ) et (S3 ) conductrices, isolées, identiques de rayon
R, sont placées dans le vide aux trois sommets d’un triangle équilatéral de côté a
(a R). Elles portent respectivement les charges Q 1 , Q 2 , Q 3 .

1) Calculer les potentiels aux centres O1 , O2 et O3 . (S1) O1


On posera :
R
=α (α 1) a a
a
Établir la relation matricielle qui exprime les poten-
tiels Vi en fonction des charges Q i avec i = 1, 2 (S3) (S2)
O3 a O2
ou 3.

2) Si on écrit Q i = Ci j Vj avec j = 1, 2, 3 et où Vj est le potentiel de la sphère j
j
portant la charge Q j, on introduit la matrice des coefficients d’influence Ci j qui
exprime les charges Q i en fonction des potentiels Vi.
a) Déterminer cette matrice en considérant que c’est la matrice inverse de celle défi-
nie à la première question.
b) Vérifier qu’elle est symétrique, que les coefficients Cii sont positifs et les coeffi-
cients Ci j négatifs.
c) Déterminer ces coefficients au second ordre près.
3) On fait les trois opérations suivantes : la sphère (S1 ) est connectée à la terre pen-
dant un temps suffisamment long pour que l’équilibre électrostatique se rétablisse,
puis la connexion est coupée. On refait la même opération avec (S2 ), puis avec S3.
Calculer les charges Q 1 , Q 2 et Q 3 des trois sphères après ces trois opérations.
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

4.8. Soit le groupement de condensateurs suivant :


C1

A B
C1 C2

C2
102 4 Conducteurs en équilibre

1) La capacité C1 étant donnée, quelle doit être la capacité C2 pour qu’il y ait entre
C2
A et B une capacité équivalente Ce telle que Ce = ?
2
A.N. : C1 = 8 μF

2) Une tension u AB = 500 V est appliquée entre les points A et B. Calculer les ten-
sions aux bornes de chaque condensateur ainsi que les charges qu’ils portent.

CORRIGÉS
4.1. 1) La capacité d’un condensateur plan est égale à :
ε0 S
C= avec S = πR 2
d
Q = C(V A − VB )

A.N. : C = 10−9 F ; Q = 5 · 10−7 C.

2) L’influence entre les conducteurs est totale. La répartition des charges qui en
résulte est indiquée sur la figure ci-dessous :
R
A
+Q d1
(M1) −Q
(M) e
(M2) +Q
−Q d2 = d − (d1 + e)
B

3) Les deux faces (M1 ) et (M2 ) de la feuille métallique sont soumises aux forces
électrostatiques F1 et F2 égales et opposées, de norme :

σ2 S Q2
F1 = F2 = =
2ε0 2ε0 S

La résultante des forces est donc égale à

R = F1 + F2 = 0

4) Soit V A − VB la nouvelle d.d.p. entre A et B. On a :


V A − VB = (V A − VM 1 ) + (VM 1 − VM 2 ) + (VM 2 − VB )
Corrigés 103

Comme la surface de la feuille métallique est une équipotentielle


VM 1 − VM 2 = 0
Q Q Q ε0 S ε0 S
= + où C1 = et C2 =
C C1 C2 d1 d2
Par conséquent, l’ensemble (P) + (M) est équivalent à deux condensateurs mis en
parallèle.
C1 C2 ε0 S ε0 S
On en déduit : C = = =
C1 + C2 d1 + d2 d −e
ε0 S C
soit : C =  = e
e 1−
d 1− d
d
e 1 C
A.N. : = = 0,4 ⇒ C  = = 1,7 · 10−9 F
d 2,5 0,6
Q C
V A − VB = =  (V A − VB )
C C
A.N. : V A − VB = 0,6 × 500 = 300 V

4.2. 1) On a successivement :
R1 Q1 Q1
C  = 4πε0 R1 = et V1 = =K
K C1 R1

A.N. : C1 = 10−11 F = 10 p F et V1 = 103 V = 1 kV

2) La charge Q 1 va se répartir sur les deux sphères de façon qu’à l’équilibre le poten-
tiel soit le même sur les deux sphères.
On a donc :
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

Q Q Q  + Q 2
V1 = V2 ⇒ 1 = 2 = 1
R1 R2 R1 + R2

avec la condition de conservation de la charge :

Q 1 = Q 1 + Q 2

Par conséquent :
R1 R2
Q 1 = Q1 et Q 2 = Q1
R1 + R2 R1 + R2
104 4 Conducteurs en équilibre

On en déduit les normes des champs électriques :


Q 1 V1 Q 2 V1 R1
E 1 = K = et E 2 = K = ·
1 + R2 +
2 R 2 R R
R1 R2 1 2 R2

A.N. :
Q 1 = 0,9 · 10−8 C ; Q 2 = 0,1 · 10−8 C

E 1 = 104 V · m−1 ; E 2 = 9 · 104 V · m−1

On retrouve le résultat énoncé dans le cours : près d’un conducteur de faible rayon
de courbure le champ électrique est plus intense (pouvoir des pointes).

 
1 q Q Qr
4.3. 1) V01 = + = 0 ⇒ q = −
4πε0 r a a

2) Au 1er contact de (s) et (S) on a V01 = V02 et, par conséquent :


q1 Q1 q1 + Q 1
= =
r R r+R
Conservation de la charge :
R
q1 + Q 1 = q + Q ⇒ Q 1 = (q + Q)
r+R
Q R(a − r) Q R(a − r)
Q1 = q1 =
a(r + R) a(r + R)
Au contact suivant de (s) et P :
r
q1 = Q 1
a
3) On a de même :
 
R(a − r) R(a − r) 2
Q2 = Q1 =Q
a(r + R) a(R + r)
et par récurrence :
 
R(a − r) n
Qn = Q
a(R + r)
 
a−R n
4) A.N. : Qn = Q
2a
 n
4
a = 9R ⇒ Q n = Q
9
Corrigés 105

On doit avoir :
 n
4 4 − log 3
= 3 · 10−4 ⇒ n= = 10
9 log 9 − log 4

4.4. 1) La distribution de charge présente la symétrie


λ>O
cylindrique : V ne dépend donc que de r et
−−→ dV
E = −grad V = − er est radial et ne dépend que r er E (r)
dr h
de r. La surface de Gauss sera un cylindre de rayon
r, de hauteur h ayant le même axe que le fil.
Le théorème de Gauss donne :
λh λ 2K λ
2πr h E = ⇒ E = er = er
ε0 2πε0r r
On en déduit :

V (r) = − E dr = −2K λ ln r + cte
V (∞) = 0 ⇒ cte = 0 ⇒ V = −2K λ ln r

2) a) a R : la densité linéique de charge de chaque fil ne change pas.


Le principe de superposition donne :
V (M) = V A (M) + VB (M) −λ +λ
M

= −2K λ ln r + 2K λ ln r r
r'
r
= −2K λ ln a
r
On en déduit le potentiel de chaque conducteur :
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

• fil A : r = R ; r = a − R a 2R 2R
(A) (B)
a
V+ = 2K λ ln
R
• fil B : r =a−R a ; r = R
R
V− = 2K λ ln = −V+
a
b) La différence de potentiel entre les deux conducteurs est donc :
a λ a
V+ − V− = 2V+ = 4K λ ln = ln
R πε0 R
106 4 Conducteurs en équilibre

D’où, la capacité Cl par unité de longueur :


λ πε0
Cl = = a
V+ − V− ln
R
3) Application : méthode des images électriques.
a) L’ensemble (fil + sol) est équivalent à deux fils (A) et (B) parallèles, distants de
2 d, admettant le plan du sol (π) comme plan médiateur, et portant respectivement les
charges linéiques +λ et −λ.
Si le potentiel de (A) est +V0 , celui de (B) est −V0 et le plan (π) est bien au poten-
tiel nul. Le fil (B) constitue l’image du fil (A) par rapport au plan (π).

+λ1 +V0
fil(A)
2R
d
d er
V=0

(π) d
sol au potentiel zéro
fil(B)
−λ1 −V0

D’après les résultats précédents, pour les deux conducteurs on a :

λ λ πε0
Cl = = =
V A − VB 2V0 2d
ln
R
On en déduit pour le conducteur A par rapport au sol :
λ λ 2πε0 1
Cl = = = =
VA − 0 V0 2d 2d
ln 2K ln
R R

b) Calcul de E à la surface de A :
 
1 1
E = 2K λ − er (2d R)
R 2d
2K λ V0
E er = er
R 2d
R ln
R
Corrigés 107

1
A.N. : Cl = = 7,53 pF · m−1
8
18 · 109 ln
5 · 10−3
103
E= = 27 kV · m−1
8
5· 10−3 ln
5 · 10−3

4.5. 1) Capacité de la sphère A :


C1 = 4πε0 R1 = 6,67 · 10−12 F

Q 1 = C1 V0 = 0,3μC

2) a) Par influence totale entre (A) et (B) la surface interne de (B) prend la charge
−Q 1 et la surface externe la charge +Q 1.
b) On a :
M Q1
er
K Q1 K Q1 K Q1
VA = − + = 40,5 kV +Q1 −Q1 r R1
R1 R2 R3 R2
O
K Q1 K Q 1 R1 R1
VB = = = V0 = 18 kV R3
R3 R1 R3 R3 (A)
(B)

c) 0 < r < R1 :

V (r) = V A = 40,5 kV
E = 0

R1 < r < R2 : Le théorème de Gauss s’écrit :


© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

Q1  K Q1
4πr 2 E = ⇒ E(r) = 2 er
ε0 r
K Q1
d’où : V (r) = + C1
r

La continuité de V pour r = R1 s’écrit :


K Q1
V (R1 ) = V A et + C = V A ⇒ C1 = V A − V0 = −4,5 kV
R1
K Q1
D’où : V (r) = − 4,5 kV
r
108 4 Conducteurs en équilibre

R2 < r < R3 : Le conducteur est équipotentiel, soit :


V (r) = V (R2 ) = V (R3 ) = VB = 18 kV

= E(r) = 0
r > R3 : On obtient de même par le théorème de Gauss :

 K Q1
E(r) = 2 er
r

K Q1
V (r) = avec V (∞) = 0
r2
Discontinuité de E au passage des surfaces des conducteurs :

Surface r = R1 :
K Q1
E(r < R1 ) = 0 E(r = R1 ) = = 750 kV · m−1
R12

Surface r = R2 :
 2
K Q1 K Q1 R1
E(r < R2 ) = 2
= = 187,5 kV · m−1
R2 R12 R2
E(r = R2 ) = 0

Surface r = R3 :
 2
K Q1 K Q1 R1
E(r < R3 ) = 0 E(r = R3 ) = 2
= = 120 kV · m−1
R3 R12 R3

Représentations graphiques :

V(r) (kV)

40,5

18

r(cm)
0 6 12 15
Corrigés 109

E(r) (kV.m-1)

750

187,2
120
r(cm)
0 6 12 15

3) La sphère (B) étant reliée à la terre, elle perd sa charge extérieure +Q 1 ; le poten-
tiel de la sphère A devient :
 
K Q1 K Q1 R1
V A = − = V0 1 −
R1 R2 R2
V A = 22,5 kV

4.6. 1) Il apparaît sur la sphère conductrice Z

une charge surfacique :


Q CV N
σ= =
S S
avec C = 4πε0 R et S = 4πR 2 .

On en déduit : θ α
R
ε0 V
σ= O
R
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

D’après le théorème de Coulomb, le champ E est normal à la surface et a pour


σ 
valeur : E = N. Mais en fait, une charge élémentaire dq = σdS ne voyant pas son
ε0
σ 
propre champ, n’est soumise qu’au champ E = N. Il en résulte une force élé-
2ε0
mentaire

→ σ2 
dF = dq E = N dS
2ε0
 
dF σ2
p= = constitue la pression électrostatique .
dS 2ε0
110 4 Conducteurs en équilibre

Par raison de symétrie, la force résultante exercée par la calotte inférieure sur la
calotte supérieure est donc parallèle à Oz et ascendante, de norme :

σ2
Fz = cos α dS
2ε S1

où S1 est la surface de la calotte supérieure.


En prenant dS = 2πR 2 sin α dα , on a :
  θ
cos α dS = 2πR 2
sin α cos α dα = πR 2 sin2 θ
S1 0

ε0 V 2
D’où : Fz = π sin2 θ
2
π
2) Si la coupure est dans le plan équatorial, θ = et l’on a :
2
ε0 V 2
Fz = π
2
M ε0 V 2 π
La calotte se soulève si g < , soit :
2 2

Mg
V >
ε0 π

4.7. 1) S1 crée en O1 le potentiel : S1 O1


K Q1
V1 (O1 ) =
R1
(S2 ) et (S3 ) créent en O1 les potentiels : a a

K Q2 K Q3
V1 (O1 ) = et V1 (O1 ) = S3 S2
a a a
D’où le potentiel total en O1 : O3 O2

K R
V1 = (Q 1 + αQ 2 + αQ 3 ) en posant α = (α 1)
R a
On aura de même, aux points O2 et O3 :
K
V2 = (αQ 1 + Q 2 + αQ 3 )
R
K
V3 = (αQ 1 + αQ 2 + Q 3 )
R
Corrigés 111

On en déduit la relation matricielle :


⎛ ⎞ ⎛ ⎞
V1 Q1
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝ V2 ⎠ = D ⎝ Q 2 ⎠
V3 Q3
où D est la matrice :
⎛ ⎞
1 α α
K ⎝
D= α 1 α⎠
R
α α 1
2) La matrice des coefficients d’influence est l’inverse de la matrice D. Elle s’obtient
donc :
• en transposant la matrice D,
• en remplaçant chaque élément par le cofacteur (ou mineur) correspondant, c’est-à-
dire le déterminant obtenu en barrant la ligne et la colonne du terme considéré,
affecté du signe :
+ si la somme i + j est paire,
– si la somme i + j est impaire.
• en divisant la matrice obtenue par le déterminant  de la matrice D.
La matrice D étant symétrique, elle est sa propre transposée.
Déterminant  :
K
 = [(1 − α2 ) − α(α − α2 ) + α(α2 − α)]
R
K
 = (1 − 3α2 + 2α3 )
R
Matrice des cofacteurs :
⎡ ⎤
(1 − α2 ) −(α − α2 ) (α2 − α)
⎢ ⎥
⎣ −(α − α2 ) (1 − α2 ) −(α − α2 ) ⎦
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

(α2 − α) −(α − α2 ) (1 − α2 )

En tenant compte des signes, on obtient la matrice cherchée :


⎡ ⎤
1 − α2 α2 − α α2 − α
R 1 ⎢ 2 ⎥
C= · ⎣ α − α 1 − α2 α2 − α ⎦
K (1 − 3α2 + 2α3 )
α2 − α α2 − α 1 − α2

On vérifie bien que :


– la matrice est symétrique : Ci j = C ji
112 4 Conducteurs en équilibre

– les Cii sont positifs : 1 − α2 > 0 car α 1


– les Ci j sont négatifs : α2 − α = α(α − 1) < 0
Au second ordre près on a :
R 1 − α2
Cii 4πε0 R(1 + 2α2 )
K 1 − 3α2
R α(1 − α)
Ci j − −4πε0 Rα(1 − α)
K 1 − 3α2
3) La sphère S1 est mise au potentiel zéro puis déconnectée : elle va prendre la charge
Q 1 , S2 et S3 gardent leur charge Q 2 et Q 3 . On a :
K 
V1 = (Q + αQ 2 + αQ 3 ) = 0
R 1
Q 1 = −α(Q 2 + Q 3 )
On aura après chacune des deux autres opérations :
K
V2 = (αQ 1 + αQ 2 + αQ 3 ) = 0 ((S2 ) à la terre)
R

Q 2 = −α(Q 1 + Q 3 ) = α[αQ 2 + (α − 1)Q 3 ]

K
V3 = (αQ 1 + αQ 2 + Q 3 ) = 0 ((S3 ) à la terre)
R

Q 3 = −α(Q 1 + Q 2 ) = α2 (Q 2 + Q 3 ) − α2 [αQ 2 + (α − 1)Q 3 ]

soit :
Q 3 = α2 [(1 − α)Q 2 + (2 − α)Q 3 ] α2 (Q 2 + 2Q 3 )

4.8. Association de condensateurs

C1

C1 C2
A D B

C2
Corrigés 113

1) La capacité C1 équivalente à l’association série (C1 , C2 ) entre A et D est donnée


par :
1 1 1 C1 + C2
 = + =
C1 C1 C2 C1 C2
La capacité C2 équivalente à l’association parallèle (C1 , C2 ) entre D et B est égale
à:
C2 = C1 + C2
On obtient donc le circuit équivalent :

C'1 C'2
A D B

Ce
A B

1 1 1 C1 + C2 1
avec =  +  = +
Ce C1 C2 C1 C2 C1 + C2
C1 C2 (C1 + C2 )
Ce =
(C1 + C2 )2 + C1 C2
C2
C1 étant donnée, C2 doit vérifier la condition : Ce =
2
1 C1 (C1 + C2 )
=
2 (C1 + C2 )2 + C1 C2

soit (C1 + C2 )2 + C1 C2 = 2C1 (C1 + C2 )

Après simplication, on obtient l’équation du second degré :


© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

C22 + C1 C2 − C12 = 0

qui a pour discriminant :


 = C12 + 4C12 = 5C12

Seule la racine positive est acceptable. On trouve :



−C1 + C1 5
C2 =
2
A.N. : C2 = 4,94 μF
114 4 Conducteurs en équilibre

2) Soit u AB = V A − VB la tension appliquée entre les points A et B. On a alors la


répartition des charges représentée sur la figure ci-dessous :

C1

C1 C2
A F D + Q1 − Q1 B
C2
+Q −Q +Q −Q

+ Q2 − Q2

uAB

u AB = u AF + u F D + u D B
avec
Q = Q1 + Q2

D’après la première question, dans le montage équivalent, on aura :

Ce
A +Q −Q B
C2
avec Ce =
2
uAB

donc la charge Q portée par C1 et C2 est égale à :


C2
Q = Ce u AB = u AB
2
On obtient alors
Q C2 Q u AB
u AF = = u AB et uFD = =
C1 2C1 C2 2
 
C2 u AB
u AD = u AF + u F D = 1+
C1 2
  
C2 u AB
u D B = u AB − u AD = 2− 1+
C1 2
Corrigés 115

 
C2 u AB C1 − C2
Soit : uDB = 1− = u AB
C1 2 2C1
On en déduit :
C1 − C2
Q 1 = C1 u D B = u AB
2
C2 (C1 − C2 )
Q 2 = C2 u D B = u AB
2C1
A.N. :
C2 u AB
u AF = u AB = 154,5 V uFD = = 250 V
2C1 2
C1 − C2
uDB = u AB = 95,5 V [= u AB − (u AF + u F D )]
2C1
C2
Q= u AB = 1,23 μC
2
C1 − C2
Q1 = u AB = 0,76 μC
2
C2 (C1 − C2 )
Q2 = u AB = 0,47 μ C (= Q − Q 1 )
2C1
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

Vous aimerez peut-être aussi