Capacités et charges des condensateurs métalliques
Capacités et charges des condensateurs métalliques
EXERCICES
4.1. Deux disques métalliques A et B de rayon R = 0,3 m, distants de d = 2,5 m,
constituent les armatures d’un condensateur plan (P).
1) Quelles sont la capacité C et la charge Q de ce condensateur quand il est soumis
à une différence de potentiel V A − VB = 500 V ?
2) On isole le condensateur (P). Une feuille métallique circulaire (M) initialement
neutre, de même rayon R = 0,3 m et d’épaisseur e = 1 mm est alors introduite dans
le condensateur, parallèlement aux armatures, à la distance d1 , du disque A.
R
A
(M1) d1
(M) e d
(M2)
B
Quelles sont les charges portées par les deux faces (M1 ) et (M2 ) de la feuille métal-
lique ?
3) Quelle est la force électrostatique résultante agissant sur (M) ?
4) Calculer la capacité C du condensateur équivalent à l’ensemble (P) + (M). En
déduire la nouvelle d.d.p. V A − VB entre les armatures A et B.
4.3. Une sphère s conductrice de rayon r, de centre O1 , est au contact d’une pointe
P reliée au sol (potentiel nul). On place une sphère conductrice S fixe portant une
charge Q, de rayon R, de centre O2 , de façon que P, O1 et O2 soient alignés. On pose
O1 O2 = a.
Exercices 99
2) On entoure la sphère (A) par une autre sphère métallique creuse (B) concen-
trique, de rayons R2 = 12 cm et R3 = 15 cm, initialement neutre et isolée.
(A)
R1
R2
(B) O
R3
2) Dans le cas où la coupure est faite dans le plan équatorial, pour quelle valeur de
V y aura-t-il séparation des deux hémisphères ?
4.7. Trois petites sphères (S1 ), (S2 ) et (S3 ) conductrices, isolées, identiques de rayon
R, sont placées dans le vide aux trois sommets d’un triangle équilatéral de côté a
(a R). Elles portent respectivement les charges Q 1 , Q 2 , Q 3 .
A B
C1 C2
C2
102 4 Conducteurs en équilibre
1) La capacité C1 étant donnée, quelle doit être la capacité C2 pour qu’il y ait entre
C2
A et B une capacité équivalente Ce telle que Ce = ?
2
A.N. : C1 = 8 μF
2) Une tension u AB = 500 V est appliquée entre les points A et B. Calculer les ten-
sions aux bornes de chaque condensateur ainsi que les charges qu’ils portent.
CORRIGÉS
4.1. 1) La capacité d’un condensateur plan est égale à :
ε0 S
C= avec S = πR 2
d
Q = C(V A − VB )
2) L’influence entre les conducteurs est totale. La répartition des charges qui en
résulte est indiquée sur la figure ci-dessous :
R
A
+Q d1
(M1) −Q
(M) e
(M2) +Q
−Q d2 = d − (d1 + e)
B
3) Les deux faces (M1 ) et (M2 ) de la feuille métallique sont soumises aux forces
électrostatiques F1 et F2 égales et opposées, de norme :
σ2 S Q2
F1 = F2 = =
2ε0 2ε0 S
R = F1 + F2 = 0
4.2. 1) On a successivement :
R1 Q1 Q1
C = 4πε0 R1 = et V1 = =K
K C1 R1
2) La charge Q 1 va se répartir sur les deux sphères de façon qu’à l’équilibre le poten-
tiel soit le même sur les deux sphères.
On a donc :
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.
Q Q Q + Q 2
V1 = V2 ⇒ 1 = 2 = 1
R1 R2 R1 + R2
Q 1 = Q 1 + Q 2
Par conséquent :
R1 R2
Q 1 = Q1 et Q 2 = Q1
R1 + R2 R1 + R2
104 4 Conducteurs en équilibre
A.N. :
Q 1 = 0,9 · 10−8 C ; Q 2 = 0,1 · 10−8 C
On retrouve le résultat énoncé dans le cours : près d’un conducteur de faible rayon
de courbure le champ électrique est plus intense (pouvoir des pointes).
1 q Q Qr
4.3. 1) V01 = + = 0 ⇒ q = −
4πε0 r a a
On doit avoir :
n
4 4 − log 3
= 3 · 10−4 ⇒ n= = 10
9 log 9 − log 4
• fil A : r = R ; r = a − R a 2R 2R
(A) (B)
a
V+ = 2K λ ln
R
• fil B : r =a−R a ; r = R
R
V− = 2K λ ln = −V+
a
b) La différence de potentiel entre les deux conducteurs est donc :
a λ a
V+ − V− = 2V+ = 4K λ ln = ln
R πε0 R
106 4 Conducteurs en équilibre
+λ1 +V0
fil(A)
2R
d
d er
V=0
(π) d
sol au potentiel zéro
fil(B)
−λ1 −V0
λ λ πε0
Cl = = =
V A − VB 2V0 2d
ln
R
On en déduit pour le conducteur A par rapport au sol :
λ λ 2πε0 1
Cl = = = =
VA − 0 V0 2d 2d
ln 2K ln
R R
b) Calcul de E à la surface de A :
1 1
E = 2K λ − er (2d R)
R 2d
2K λ V0
E er = er
R 2d
R ln
R
Corrigés 107
1
A.N. : Cl = = 7,53 pF · m−1
8
18 · 109 ln
5 · 10−3
103
E= = 27 kV · m−1
8
5· 10−3 ln
5 · 10−3
Q 1 = C1 V0 = 0,3μC
2) a) Par influence totale entre (A) et (B) la surface interne de (B) prend la charge
−Q 1 et la surface externe la charge +Q 1.
b) On a :
M Q1
er
K Q1 K Q1 K Q1
VA = − + = 40,5 kV +Q1 −Q1 r R1
R1 R2 R3 R2
O
K Q1 K Q 1 R1 R1
VB = = = V0 = 18 kV R3
R3 R1 R3 R3 (A)
(B)
c) 0 < r < R1 :
V (r) = V A = 40,5 kV
E = 0
Q1 K Q1
4πr 2 E = ⇒ E(r) = 2 er
ε0 r
K Q1
d’où : V (r) = + C1
r
K Q1
E(r) = 2 er
r
K Q1
V (r) = avec V (∞) = 0
r2
Discontinuité de E au passage des surfaces des conducteurs :
Surface r = R1 :
K Q1
E(r < R1 ) = 0 E(r = R1 ) = = 750 kV · m−1
R12
Surface r = R2 :
2
K Q1 K Q1 R1
E(r < R2 ) = 2
= = 187,5 kV · m−1
R2 R12 R2
E(r = R2 ) = 0
Surface r = R3 :
2
K Q1 K Q1 R1
E(r < R3 ) = 0 E(r = R3 ) = 2
= = 120 kV · m−1
R3 R12 R3
Représentations graphiques :
V(r) (kV)
40,5
18
r(cm)
0 6 12 15
Corrigés 109
E(r) (kV.m-1)
750
187,2
120
r(cm)
0 6 12 15
3) La sphère (B) étant reliée à la terre, elle perd sa charge extérieure +Q 1 ; le poten-
tiel de la sphère A devient :
K Q1 K Q1 R1
V A = − = V0 1 −
R1 R2 R2
V A = 22,5 kV
On en déduit : θ α
R
ε0 V
σ= O
R
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.
Par raison de symétrie, la force résultante exercée par la calotte inférieure sur la
calotte supérieure est donc parallèle à Oz et ascendante, de norme :
σ2
Fz = cos α dS
2ε S1
ε0 V 2
D’où : Fz = π sin2 θ
2
π
2) Si la coupure est dans le plan équatorial, θ = et l’on a :
2
ε0 V 2
Fz = π
2
M ε0 V 2 π
La calotte se soulève si g < , soit :
2 2
Mg
V >
ε0 π
K Q2 K Q3
V1 (O1 ) = et V1 (O1 ) = S3 S2
a a a
D’où le potentiel total en O1 : O3 O2
K R
V1 = (Q 1 + αQ 2 + αQ 3 ) en posant α = (α 1)
R a
On aura de même, aux points O2 et O3 :
K
V2 = (αQ 1 + Q 2 + αQ 3 )
R
K
V3 = (αQ 1 + αQ 2 + Q 3 )
R
Corrigés 111
(α2 − α) −(α − α2 ) (1 − α2 )
K
V3 = (αQ 1 + αQ 2 + Q 3 ) = 0 ((S3 ) à la terre)
R
soit :
Q 3 = α2 [(1 − α)Q 2 + (2 − α)Q 3 ] α2 (Q 2 + 2Q 3 )
C1
C1 C2
A D B
C2
Corrigés 113
C'1 C'2
A D B
Ce
A B
1 1 1 C1 + C2 1
avec = + = +
Ce C1 C2 C1 C2 C1 + C2
C1 C2 (C1 + C2 )
Ce =
(C1 + C2 )2 + C1 C2
C2
C1 étant donnée, C2 doit vérifier la condition : Ce =
2
1 C1 (C1 + C2 )
=
2 (C1 + C2 )2 + C1 C2
C22 + C1 C2 − C12 = 0
C1
C1 C2
A F D + Q1 − Q1 B
C2
+Q −Q +Q −Q
+ Q2 − Q2
uAB
u AB = u AF + u F D + u D B
avec
Q = Q1 + Q2
Ce
A +Q −Q B
C2
avec Ce =
2
uAB
C2 u AB C1 − C2
Soit : uDB = 1− = u AB
C1 2 2C1
On en déduit :
C1 − C2
Q 1 = C1 u D B = u AB
2
C2 (C1 − C2 )
Q 2 = C2 u D B = u AB
2C1
A.N. :
C2 u AB
u AF = u AB = 154,5 V uFD = = 250 V
2C1 2
C1 − C2
uDB = u AB = 95,5 V [= u AB − (u AF + u F D )]
2C1
C2
Q= u AB = 1,23 μC
2
C1 − C2
Q1 = u AB = 0,76 μC
2
C2 (C1 − C2 )
Q2 = u AB = 0,47 μ C (= Q − Q 1 )
2C1
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.