Électromagnétisme
Poynting(1852-1914) Maxwell (1831-1879) Laplace(1749-1827)
19 mars 2020
TABLE DES MATIÈRES
1 Induction électromagnétique 2
1.1 Introduction : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.2 Le phénomène d’induction : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.2.1 Mise en évidence expérimentale des phénomènes d’induction : . . . . . . . . . . . . . . 2
1.2.2 Unicité des phénomènes : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.2.3 Loi qualitative de Lenz (ou loi de modération) : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.2.4 Loi de Faraday : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.3 Circuit fixe dans un champ magnétique variable : (Induction de Neumann) . . . . . . . . . . 3
1.3.1 Champ électromoteur de Neumann : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.3.2 Loi d’Ohm généralisée : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.4 Inductance propre, inductance mutuelle. Energie électromagnétique : . . . . . . . . . . . . . . 4
1.4.1 Inductance propre : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.4.2 Loi d’Ohm aux bornes d’une portion de circuit présentant une inductance propre : . . 5
1.4.3 Energie magnétique : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.4.4 Inductance mutuelle : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.4.5 Couplage magnétique entre deux circuits : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.4.6 Transformateur monophase : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.5 Circuit mobile dans un champ magnétique permanent : (Induction de Lorentz) . . . . . . . . 9
1.5.1 Remarque préliminaire : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.5.2 Changement de référentiel : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.5.3 Champ électromoteur de Lorentz : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.5.4 Loi d’Ohm généralisée : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.5.5 Cas général : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.6 Courants de Foucault : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.6.1 Origine des courants de Foucault : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.6.2 Effet de peau - Courants de Foucault : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.6.3 Caractéristiques des Courants de Foucault : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.7 Applications : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1
CHAPITRE 1
INDUCTION ÉLECTROMAGNÉTIQUE
1.1 Introduction :
Le phénomène d’induction électromagnétique a été découvert en 1831 par Michael Faraday (1791-1867) :
”Il y a induction lorsqu’une tension et ou un courant apparaı̂t dans un circuit démuni de
générateur.”
−→ ~ ~
Ce phénomène est lié à l’équation de Maxwell-Faraday en régime variable : rotE = − ∂∂tB qui fait apparaı̂tre
¸ → −
une tension induite appelée f.e.m induite : e = E. ~ dl 6= 0.
Remarque 1
• On travaillera dans l’A.R.Q.S ,
1.2 Le phénomène d’induction :
1.2.1 Mise en évidence expérimentale des phénomènes d’induction :
a)- Expérience 1 : bobine mobile dans un champ magnétique permanent :
Description : Un circuit fermé est déplacé à proximité d’un
aimant immobile dans le référentiel du laboratoire : il ap-
paraı̂t un courant dans le circuit pendant le déplacement
du circuit, et le sens de ce courant s’inverse avec le sens du
déplacement du circuit. L’aimant peut être remplacé par
une bobine parcourue par un courant : l’important est ici
de disposer d’un champ magnétique permanent dans le ré-
férentiel du laboratoire.
Interprétation : Un circuit se déplaçant dans un
champ magnétique permanent se comporte comme
un générateur électrocinétique : il est le siège
d’un phénomène d’induction, appelé induction de
Lorentz.
b)- Expérience 2 : bobine fixe dans un champ magnétique variable :
Description : Le circuit est maintenant immobile dans le référentiel du laboratoire et c’est l’aimant que
l’on déplace : les observations sont les mêmes que dans l’expérience précédente à savoir qu’il apparaı̂t un
courant dans le circuit pendant le déplacement de l’aimant et que le sens de ce courant s’inverse avec le sens
du déplacement de l’aimant.
2
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L’aimant peut être remplacé par un circuit parcouru par
un courant constant et déplacé dans le référentiel du labo-
ratoire ou bien encore par un circuit fixe mais parcouru par
un courant variable : l’important est ici de disposer d’un
champ magnétique variable dans le référentiel du labora-
toire.
Interprétation : Lorsqu’un circuit fixe est soumis à un
champ magnétique variable, il se comporte comme
un générateur électrocinétique : il est le siège
d’un phénomène d’induction, appelé induction de
Neumann.
1.2.2 Unicité des phénomènes :
L’induction électromagnétique est un phénomène unique : l’induction de Lorentz et l’induction de
Neumann en sont deux facettes, qui dépendent du point de vue de l’observateur.
1.2.3 Loi qualitative de Lenz (ou loi de modération) :
”Le courant induit s’oppose toujors (par ses effets) aux causes qui lui ont donné naissance.”
1.2.4 Loi de Faraday :
Application 1 (Exercice 3. TD induction)
1.3 Circuit fixe dans un champ magnétique variable : (Induction de
Neumann)
1.3.1 Champ électromoteur de Neumann :
Dans le cas de l’induction de Neumann, le champ magnétique dépend du temps et d’après les équa-
tions de Maxwell cette dépendance temporelle de B~ induit une composante du champ électrique E ~ :
1.3.2 Loi d’Ohm généralisée :
Une portion AB de circuit filiforme d’un conducteur ohmique vérifie la loi d’Ohm
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Remarque 2
• Si on parle d’un circuit fermé : eAB = RAB IAB
• Si on parle d’un circuit ouvert : U = VA − VB = −eAB
Application 2 Alternateur rudimentaire
Une bobine plate de N = 200 spires, d’aire S =
20cm2 , tourne avec une vitesse angulaire constante
ω = 10rad.s−1 entre les pôles d’un aimant en U,
qui produit un champ B = 0,2T supposé uniforme et
normal à l’axe de rotation. La bobine dont les bornes
sont reliées, possède une résistance R = 1Ω. Le champ
qu’elle crée est négligeable devant celui de l’aimant.
1. Calculer la f.e.m. d’induction induite par le
mouvement de la bobine.
2. Déterminer le moment Γ , par rapport à l’axe
qu’il faut exercer pour entretenir la rotation (on
pourra proposer plusieurs méthodes).
1.4 Inductance propre, inductance mutuelle. Energie électromagnétique :
1.4.1 Inductance propre :
Un circuit filiforme (C )parcouru par un courant d’intensité i crée un champ magnétique B ~ que l’on
qualifie de propre. Le fux Φp de ce champ propre à travers le circuit qui l’a créé est appelé le flux propre.
Comme B ~ et donc Φp sont proportionnels à i (loi de Biot Savart), le rapport Φ/i ne dépend plus du courant
qui parcourt le circuit et constitue donc une caractéristique intrinsèque de celui-ci ; on l’appelle l’inductance
propre :
¨
L = Φ/i =
1 ~ −
B.
→
dS (Henry)
i S
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Remarque 3
• L’inductance propre L est une grandeur toujours po-
sitive.
• L’inductance propre L dépend de la géométrie du cir-
cuit et des propriétés magnétiques du milieu dans le-
quel il est plongé.
• Il n’est pas nécessaire qu’un circuit soit parcouru
réellement par un courant pour calculer son induc-
tance propre, il suffit d’imaginer l’existence d’un cou-
rant i quelconque et calculer le flux propre correspon-
dant.
Application 3
1. On considère un solénoı̈de de longueur l infinie comportant N spires régulières, supposées jointives, de
section S.Déterminer l’inductance propre L du solénoide.
2. On considère un tore (de rayons interne a et externe b) de section rectangulaire (hauteur h) comportant
N spires. Déterminer l’inductance propre L du tore.
1.4.2 Loi d’Ohm aux bornes d’une portion de circuit présentant une inductance propre :
La loi d’Ohm généralisée s’écrit : uAB = RiAB − eABext − eABpropre
dΦpropre d(Li)
La f.e.m. d’auto induction eABpropre est donnée par la loi de Faraday : eABpropre = − =−
dt dt
Si le circuit ne se déforme pas (bobine rigide) et si son in-
ductance propre ne dépend pas du temps et :
d(i) di
eABpropre = −L =⇒ uAB = RiAB − eABext + L
dt dt
Dans le cas où il n’y a pas de phénomène d’induction ”ex-
terne” (le champ magnétique externe est nulle : B~ ext = →
−
0)
on obtient ,
di
uAB = RiAB + L
dt
1.4.3 Energie magnétique :
On considère le montage suivant :
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En négligeant la résistance interne r de la bobine, la loi des
di
mailles donne : eg = Ri + L
dt
En multipliant cette équation par i(t), on obtient le bilan
de puissance :
2 d 1 2
eg i = Ri + Li
|{z} |{z} dt 2
puissance f ournie puissance dissipee | {z }
puissance magnetique
1
avec Emag = Li2 : Cette énergie magnétique est stockée dans le circuit d’auto-inductance L.
2
1.4.4 Inductance mutuelle :
Soient deux circuits orientés repérés par (1) et (2) tels que :
˜
• Φ21 le flux du champ magnétique B ~ 2 à travers le circuit (1) : Φ21 = ~ 2 .−
B
→
dS 1
S1
˜
~ 1 à travers le circuit (2) :
• Φ12 le flux du champ magnétique B Φ12 ~ 1 .−
= S2 B
→
dS 2
Les champs B~ 1 et B~ 2 étant respectivement proportionnels aux courants i1 et i2 , les flux de mutuelle induc-
tance peuvent s’écrire :
Φ21 = M21 .i2 et Φ12 = M12 .i1
Nous admettrons que les deux coefficients M12 et M21 sont égaux et désignerons par inductance mutuelle
M leur valeur commune : M12 = M21 = M
La dimension d’une inductance mutuelle est celle d’une inductance propre et M se mesure donc en
Henry.
Remarque 4
• Comme l’inductance propre L, l’inductance mutuelle M dépend de la géométrie des deux circuits et
des propriétés magnétiques du milieu dans lequel ils sont plongés.
• Contrairement à l’inductance propre L toujours positive, l’inductance mutuelle M est une grandeur
algébrique dont le signe dépend de l’orientation des deux circuits.
1.4.5 Couplage magnétique entre deux circuits :
a)- Loi d’Ohm généralisée :
Si deux circuits sont en inductance mutuelle et en supposant qu’il n’y a pas d’autre source de champ
magnétique, les flux totaux à travers chacune des deux bobines s’écrivent :
Φ1 = Φ11 + Φ21 = L1 i1 + M i2
Φ2 = Φ22 + Φ12 = L2 i2 + M i1
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D’où les f.e.m. induites :
Les équations électriques de chacune des deux branches sont couplées par inductance mutuelle. En régime
sinusoı̈dal permanent à la pulsation ω ces équations deviennent :
u1 = R1 i1 + jωL1 i1 + jωM i2
u2 = R2 i2 + jωL2 i2 + jωM i1
b)- Energie magnétique :
Soient deux circuits en inductance mutuelle. On suppose qu’il n’y a pas d’autre source de champ ma-
gnétique. Recherchons l’énergie stockée sous forme magnétique quand l’intensité du courant vaut i1 dans le
circuit (1) et i2 dans le circuit (2) :
On procède comme au paragraphe 3.4.3. ; un bilan d’énergie appliqué au système L1 , R1 ; L2 , R2 donne :
une énergie magnétique d’un système de deux circuits couplés est, en l’absence d’autres sources de champ
magnétique :
c)- Nature de couplage - Coefficient de couplage :
l’énergie magnétique stockée est une forme quadratique positive. En effet, en factorisant i22 dans l’ex-
i1
pression de l’énergie et en posant X = :
i2
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p
soit |M | < L1 L2
On définit le coefficient de couplage k (magnétique) de deux circuits par la quantité sans dimension :
|M |
0≤k= √ ≤1
L1 L2
• k ' 0 :Couplage faible (Couplage lâche).
• k ' 1 : Couplage idéal (On dit que l’influence entre les deux circuits est total, c’est le cas de
transformateur).
1.4.6 Transformateur monophase :
a)- Présentation :
Le transformateur permet d’adapter, selon les besoins, une tension alternative sinusoı̈dale en l’élevant ou en
l’abaissant sans en modifier la fréquence. Il comporte deux types de circuit, le circuit magnétique(milieu
ferromagnétique) et deux circuits électriques indépendants appelés circuit primaire et circuit secondaire.
b)- Relations générales d’un transformateur parfait :
Le transformateur est considéré parfait si les pertes Joules (donc les résistances des enroulements pri-
maire et secondaire) et les pertes magnétiques sont négligées, et d’autre part si son circuit magnétique
n’est pas saturé et sans de fuites magnétiques (le même flux traverse les deux enroulements). Son rendement
est donc de 100%.
• Rapport de transformation :
dΦ1 dΦ dΦ2 dΦ
u1 = −e1 = = N1 et u2 = −e2 = = N2
dt dt dt dt
U1 N1
⇒ w
U2 N2
avec U2 et U1 , tensions efficaces au primaire et au secondaire et N1 et N2 , nombres de spires au primaire
et au secondaire.
• Relation sur les courants :
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Il n’y a pas de fuite, Le flux est donc totalement contenu à
l’intérieur du noyau.
Si on applique le théorème d’Ampère sur le contour par-
couru par le flux Φc alors :
N1 Ii1 + N2 i2 w 0
D’où,
U1 I2 N1
w w
U2 I1 N2
Application 4 (Exercice 15. TD induction)
1.5 Circuit mobile dans un champ magnétique permanent : (Induction
de Lorentz)
1.5.1 Remarque préliminaire :
Dans l’expérience 2 len déplaçons un conducteur fermé sur un Ampèrmètre dans un champ magnétique
permanent, nous constatons l’existence d’un courant induit(même phénomène d’induction).
Donc c’est une question de repère liée lié d’une part à l’aimant (repère (R)) et d’autre part au circuit
(repére (R’)) .
On cherche la relation entre le champ EM permanet (E, ~ B) ~ lié au repère (R) et le champ EM (E
~ 0, B
~ 0 ) lié
au repère (R’)
1.5.2 Changement de référentiel :
Soit ~v la vitesse d’une particule de charge q (du circuit) dans un référentiel (R) et soit ~v 0 sa vitesse dans
un référentiel (R’) animé de la vitesse ~ve par rapport à (R).
~v = ~v 0 + ~ve
La force de Lorentz doit être identique dans les deux référentiels (principe d’invariance de la force en méca-
nique newtonienne), par conséquent :
1.5.3 Champ électromoteur de Lorentz :
D’après la loi de Faraday dans (R ’) :
˛ ˛ ˛
e= E ~ 0 .→
− ~ →
dl = E.
− ~ →
dl + (~ve ∧ B).
−
dl
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˛ ˛
−−→ → − ~ → −
e = (−gradV ). dl + (~ve ∧ B). dl
| {z }
=0
La force électromotrice de Lorentz induite par le déplacement d’un circuit électrique dans un champ magné-
tique permanent B ~ est égale :
ˆ B ˆ B
~ →
− ~ →− ~ m = ~ve ∧ B~
e= Em . dl = (~ve ∧ B). dl Ainsi, E
A A
Application 5 (Exercice 7. TD induction)
1.5.4 Loi d’Ohm généralisée :
Une portion AB de circuit filiforme d’un conducteur ohmique vérifie la loi d’Ohm
Montrons que : ~j = ~j 0
• ~j : la densité volumique de courant dans (R)
• ~j 0 : la densité volumique de courant dans (R’)
Une portion AB de circuit filiforme d’un conducteur ohmique qui se déplace avec une vitesse ~ve par rapport
à un repère fixe (R) .
D’où la loi généralisée d’Ohm :
VA − VB = RAB IAB − eAB
Application 6 Déplacement d’un cadre conducteur
On suppose que le champ magnétique B ~ = B→−
e z est uniforme et constant entre les plans (x = 0) et (x = d)
, et nul ailleurs.
Un cadre conducteur carré, de côté a (a < d) , de résistance totale R et de côtés parallèles aux axes (Ox)
et (Oy) , circule avec une vitesse constante ~v = v → −
e x . On désigne par X(t) l’abscisse du côté avant du
→
−
cadre. Déterminer en fonction de X le courant i et la force électromagnétique F résultante qui s’exerce sur
le cadre :
1. en calculant le champ électromoteur ;
2. en utilisant la loi de Faraday ;
3. par un bilan énergétique.
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1.5.5 Cas général :
On admet que si les deux causes d’induction existent simultanément, il faut additionner leurs effets :
˛ ~
e= (−
∂A ~ →
+ ~ve ∧ B).
−
dl
∂t
1.6 Courants de Foucault :
Dans une pièce métallique ne présentant pas nécessairement une géométrie filiforme, les courants induits
qui apparaissent dans l’ensemble du volume du conducteur sont alors appelés les courants de Foucault.
1.6.1 Origine des courants de Foucault :
Lorsqu’un conducteur (cuivre, fer, etc.) subit des variations de flux magnétique soit parce que ce conduc-
teur est en mouvement relatif par rapport au champ , soit parce que le champ est variable avec le temps il
apparaı̂t une f.é.m. d’induction au sein du conducteur. Cette f.é.m. met en mouvement les électrons mobiles
du conducteur créant ainsi un courant électrique que l’on désigne par courant de Foucault. L’intensité
du courant est proportionnelle à la variation du flux magnétique en fonction du temps.
1.6.2 Effet de peau - Courants de Foucault :
~ ext (t)...
Soit une plaque conductrice d’épaisseur e de conductivité γ dans un champ magnétique variable B
1.6.3 Caractéristiques des Courants de Foucault :
Dans le cas d’un mouvement de translation de la pièce métallique comme le montre la figure ci-dessous.
Un courant i induit circule dans la pièce métallique seule en mouvement seulement lorsque celle-ci franchit
les limites de la zone où se situe le champ B. ~
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Lorsque la plaque est entièrement dans la zone où se situe B ~ tous ses éléments horizontaux sont des
équipotentiels. Les lignes de courant ne peuvent se refermer par conséquent on n’observe pas le phéno-
mène de courant induit.
Remarque 5 L’avantage de ce type de freinage est qu’il ne comporte aucune usure . Cela n’empêche que
les freins à courants de Foucault dégagent de la chaleur à cause de l’effet Joule.
1.7 Applications :
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