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Structure et caractéristiques des bactéries

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Marole Eugénie 17/09/2019 Maunaye Martin

Groupe 17

Microbiologie UE1 Pr. Z. Shacoori

STRUCTURE DE LA BACTERIE
I. DÉFINITION D’UNE BACTÉRIE

On définit les bactéries comme étant des êtres unicellulaires de petite taille (ordre du micron) d'où
le nom de micro-organisme. Les bactéries se multiplient par multiplication binaire ou division
binaire (fission binaire, les composants sont doublés).

Elles présentent des caractéristiques propres aux procaryotes, différentes des eucaryotes (=
cellules supérieures)

A. Caractéristiques

• Taille de 0,3 à 2,5 micromètres alors qu'une cellule eucaryote fait 2 à 20 micromètres.

• Aucune membrane nucléaire chez le procaryote : ADN en nucléoïde ou plasmide(s). Il n’y a


pas de noyau chez les procaryotes, en revanche il y en a un chez les eucaryotes.

• 1 chromosome unique (≥ 1 chez l’eucaryote).

• Pas de mitose.

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• ADN intracytoplasmique, dans le nucléoïde ou le plasmide. L’ADN est alors propagé dans
le cytoplasme.

• Pas d'organites intra cellulaires (ni mitochondries, ni RE, ni Golgi) contrairement aux
eucaryotes

• Pas de membrane contenant des stérols.

• Enveloppe cellulaire contenant des hétéropolymères glucido-peptidiques.

• Pas de cils.

• Présence d'un ou plusieurs flagelle(s) lié(s) à la membrane cytoplasmique ou au


cytoplasme, qui leur sert de moyen de locomotion.

La bactérie a une structure cellulaire élémentaire. Elle peut être visualisée en microscopie
électronique avec un grossissement supérieur à x10 000 ou en microscopie optique de x1000 à
x1500 à l'état frais (avec un produit biologique comme le sérum) ou après coloration (celle de
Gram est la plus utilisée).

MElectronique > 10 000x

MOptique 1000 à 1500x État frais, Après coloration :

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B. Morphologie
La morphologie bactérienne est variée. Les bactéries peuvent être : - De forme ronde : cocci ou
coque, ou allongée : bacille.

- Isolées ou associées en groupements, en fonction des caractéristiques de l'espèce. (à deux, à


quatre, en forme de grappe de raisin ...)

- S'il y a deux bactéries : diplocoque, quatre : tétracoque, si plus : en chainette, en amas.

- Si elles sont mi cocci mi bacille, ce sont des coccobacilles. Elles peuvent aussi être allongées,
courbées ou fusiformes...

II. STRUCTURES CONSTANTES DES BACTÉRIES (4


éléments)
A. La paroi bactérienne
Les bactéries sont des cellules robustes grâce à l’existence d’une structure bien rigide appelée
paroi. La partie commune à toutes les parois est un peptidoglycane (muréine ou mucocomplexe),
est un hétéropolymère composé de chaines glucidiques reliées par des chaines peptidiques. C'est
une macromolécule réticulée tridimensionnelle dont le degré de solidité dépend du nombre
d'interconnexions entre les molécules. Elle est formée de 3 éléments différents :

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- Une épine dorsale faite d'une alternance de molécules de N-acétyl- glucosamine (NAG) et
l'acide Nacétyl- muramique (NAM).

- Un ensemble de chaines latérales peptidiques identiques formées d'au moins 4 acides


aminés (tétrapeptide) attachés au NAM (jamais au NAG !!).

- Un ensemble de ponts interpeptidiques identiques, au moins de 5 à 6 acides animés, qui


relient les chaines latérales entre elles.

L'épine dorsale (NAG-NAM) est la même pour toutes les espèces bactériennes, alors que les
chaines latérales tetrapeptides et les ponts interpeptidiques varient d'une espèce à l'autre.

Structure du peptidoglycane

La biosynthèse des peptidoglycanes s'effectue par sous-unités dans le cytoplasme jusqu'à


l'assemblage des chaines latérales et de l'épine dorsale. Sous cette forme ils traversent la
membrane cytoplasmique. Les chaines latérales sont alors reliées entre elles en passant à
l’extérieur de la membrane pour former la molécule réticulée finale par liaisons covalentes entre
les peptides. (Le schéma des réactions enzymatiques n'est pas à savoir)

Dans le cytoplasme, il y a assemblage et formation de l'épine et des chaines. Une phosphorylation


se produit lors du passage de la membrane cytoplasmique : la transpeptidase lie les chaines
latérales entre elles, formant ainsi les ponts interpeptidiques.

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1. Différences entre les bactéries Gram + et Gram –

GRAM + GRAM -

Lipoprotéines

Gram + : coloration VIOLETTE Gram - : coloration rose/rouge

Les peptidoglycanes sont les constituants


majeurs et représentent jusqu'à 90% de la Il y a 1 couche (2 maximum) de
paroi. Ils sont très solides grâce aux peptidoglycanes, qui représente 5 à
nombreuses liaisons entre les chaines 20% de la paroi bactérienne. Paroi
latérales glucidiques et peptidiques. moins résistante que celle des Gram
Grande résistance aux antibiotiques. +.
Les 10% restant sont de l’eau.

Mais il faut souligner que la paroi se complète par des lipoprotéines et une membrane externe
située en dehors. On a donc en tout 3 éléments.

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2. Rôles

Les lipoprotéines :

Elles font des liaisons peptidiques avec les chaines latérales du peptidoglycane, et leur composant
lipidique se relie à la membrane externe (jonction entre le peptidoglycane et cette membrane).

La membrane externe :

Elle est constituée d'une double couche de phospholipides, dans laquelle toute ou une grande
partie des phospholipides de la couche la plus externe sont remplacés par des molécules de
lipopolysaccharides. Au sein de la membrane externe, se trouve associés au moins deux types de
protéines spécifiques, certaines sont des protéines de structure car ils consolident la membrane
externe et d'autres accolés (porines) permettent le passage de petites molécules hydrophiles
(antibiotiques) a l’intérieur de la membrane externe grâce à la formation de pores. Notamment, les
ß-lactamine passent au travers de ses pores.

La paroi bactérienne :

- Constitue le squelette externe de la bactérie et lui donne sa morphologie véritable.

- Contient la forte pression osmotique interne de la bactérie (environ 5 à 20 atm). Pour que la
bactérie puisse résister à la pression il faut une paroi. Sans cette paroi la sur-pression interne
ferait éclater la bactérie. Note : dans un milieu de pression extérieure similaire à la pression
interne de la bactérie, celle-ci peut survivre et se multiplier sans paroi ! Ce type de bactéries est
appelé protoplaste. Ces protoplastes n’ont pas de paroi mais ils sont dans des conditions de
pression osmotique égale à la pression osmotique de l’intérieur de la bactérie.

- Joue un rôle déterminant dans la coloration de Gram.

- Joue un rôle déterminant dans la spécificité antigénique des bactéries (→ stimule système
immunitaire) Tous les antigènes se situent sur cette paroi.

- Est capable d'activer le complément donc joue un rôle important dans la défense contre
l'infection.

B. La membrane cytoplasmique (= membrane interne)


Toutes les bactéries possèdent une membrane à la limite externe du cytoplasme : la membrane
cytoplasmique ou interne. C'est une membrane trilamellaire constituée d'une bicouche de
phospholipides (35%) et de protéines enzymatiques (65%) de 2 types.

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En ce qui concerne les couches phospholipidiques, les pôles hydrophobes (acides gras) sont face
à face à l'intérieur, entourant des protéines, et les pôles hydrophiles (groupements phosphates)
sont à l'extérieur. Certaines de ces protéines membranaires sont associées aux acides gras jouent
un rôle dans la synthèse de peptidoglycanes dont la transpeptidase ou les PLP (Protéines de
Liaison aux Pénicillines) car elles sont également la cible d'action d'une grande famille
d'antibiotiques (ß-lactamines).

D'autres protéines membranaires sont des enzymes respiratoires ou impliquées dans la production
d'énergie telle que les ATPases.

Fonctions :

• Perméabilité sélective et le transport. La membrane a un rôle dans les échanges : barrière


osmotique et transport grâce à des perméases.

• Fonction respiratoire chez des bactéries aérobies (besoin d’oxygène) par transport
d'électrons et phosphorylations oxydatives.

• Sécrétion d'enzymes hydrolytiques, qui dégradent les polymères en sous unités


suffisamment petites pour pouvoir traverser la membrane cytoplasmique et être
transportées dans le cytoplasme de la bactérie.

• Support d'enzymes et de transporteurs de molécules impliquées dans la biosynthèse de


l'ADN des polymères de la paroi et des lipides membranaires.

Pour résumer la membrane cytoplasmique joue un rôle métabolique majeur. On y trouve la


plupart des activités que l’on associe aux mitochondries chez les cellules supérieures.
À l'extérieur, entre la paroi et la membrane cytoplasmique, existe un compartiment appelé espace
périplasmique ou périplasme. Ce compartiment est beaucoup plus important chez les Gram- : 20
à 40% du volume cellulaire. Il contient de la muréine et une solution de protéines qui facilitent la
nutrition et l'inactivation des composés toxiques.

C. Le cytoplasme (cytosol)

Le cytoplasme bactérien est beaucoup plus simple chez les bactéries que chez les eucaryotes. Il
est particulièrement riche en ARN et surtout en ARNr qui représente 90% de l'ensemble de
l'ARN bactérien (ARN ribosomal, messager et de transfert).
Les ribosomes qui remplissent le cytoplasme sont constitués de 3 types d'ARNr (5S, 16S et 23S)
et de protéines ribosomiques (57 différentes). Les ribosomes représentent 40% du poids sec d'une
bactérie.
Chaque ribosome comporte deux sous-unités : 30S et 50S. La sous unité 30S contient de l'ARNr
16S et la sous- unité 50S est constituée d'ARNr 5S et d'ARNr 23S. Ils catalysent le processus de
traduction c'est à dire la synthèse de protéines à partir de l'information codée par l'ARNm.
Plusieurs ribosomes se déplacent le long de la molécule d'ARNm (translocation des ribosomes) et
ainsi synthétisent la protéine sur leur passage.

Les ARNr et les protéines ribosomiques ont été fortement conservés au cours de l'évolution
bactérienne. Le haut degré de conservation des ARNr 16S a été largement utilisé pour étudier les
liens de parenté entre les microorganismes.

À part les ribosomes, on distingue la présence d'autres constituants dans le cytoplasme :


l’appareil nucléaire c’est à dire le chromosome d'une façon générale pour toutes les bactéries et
le(s) plasmide(s) selon la souche bactérienne. Il faut savoir que l'ensemble des constituants
cytoplasmiques sont placés dans un gel colloïdal qui
continent 80% d'eau et des substances organiques et minérales (10%).

D. L’appareil nucléaire (chromosome)


Développé plus tard en génétique

III. STRUCTURES INCONSTANTES DES BACTÉRIES (7


ÉLÉMENTS)
A. La capsule
C'est un ancrage sécrété par certaines bactéries. Elle est habituellement de nature
polysaccharidique (faite uniquement de glucides). Elle joue un rôle important dans le pouvoir
pathogène de certaines espèces bactériennes, ceci grâce à son rôle protecteur contre la
phagocytose. Les polymères capsulaires sont purifiés et sont à l'origine de certains vaccins.

La mise en évidence de la capsule s'effectue par coloration Gram négative à l'encre de chine (on
peut aussi visualiser avec Gram : présence d'un halo transparent).

B. Les flagelles
Appendices filamenteux, composés entièrement de protéines. Elles sont appelées les flagellines.
Elles sont antigéniques et différentes d'une espèce bactérienne à l'autre. Cette propriété peut être
utilisée dans certains sérodiagnostiques d'infections bactériennes.

Les flagelles sont attachés dans le cytoplasme et servent de moyen de locomotion aux bactéries
qui en possèdent.

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Selon leur disposition, on distingue en général 4 types de bactéries :

• Monotriche quand il y un seul flagelle polaire. (fréquent) (A)

• Leuphotriche quand il y a un ensemble de flagelles polaires. (fqt) (B)

• Amphitriche quand il y a deux flagelles, un de chaque côté. (rare) (C)

• Péritriche quand les flagelles sont répartis sur toute la surface de


la bactérie. (fqt) (D)

C. Les pilis ou fimbriae.

De nombreuses bactéries à Gram- et exceptionnellement les Gram+ possèdent des appendices


plus courts et plus fins que les flagelles sur leur paroi : les pilis.

On en distingue 2 types : les pilis communs et sexuels qui n’ont pas de lien avec le cytoplasme.

• Les pilis communs sont disposés régulièrement à la surface et sont constitués par la
polymérisation d'une même sous unité polypeptidique : la piline (4mol) associée à des
polypeptides mineurs dont l'adhésine. Ces pilines permettent la fixation sur les muqueuses et
récepteurs cellulaires des cellules eucaryotes, ce qui conditionne le pouvoir pathogène des
bactéries.
Leur biosynthèse est codée par le gène situé sur le chromosome et/ou les plasmides.

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• Les pilis sexuels sont plus longs mais en nombre plus restreint (1 à 4 par bactérie). Ils
sont codés seulement par les plasmides et jouent un rôle essentiel dans l'attachement des
bactéries entre elles. Ces pilis peuvent également être impliqués comme récepteurs de
bactériophages spécifiques, ce sont des virus qui viennent diviser la bactérie en se liant
aux récepteurs de celle- ci. Pour éliminer les bactéries, il y a des antibiotiques qui ciblent
les bactériophages. On cible les bactériophages car ces virus ciblent les récepteurs des
pilis sexuels des bactéries.

D. Les spores
En réponse aux conditions d'environnement défavorables (carence de nutriments, T° élevée
etc.), un certain nombre de bactéries sont capables de former des endospores
intracytoplasmiques. Ces endospores sont libérés dans le milieu (et donc appelé désormais
spores) lors de la lyse bactérienne.
Les spores sont des cellules bactériennes au repos ayant conservés toutes les aptitudes
génétiquement déterminées de la bactérie. Elles sont hautement résistantes à la dessiccation, à la
chaleur (autoclavage) et aux agents chimiques.
Si les conditions deviennent favorables, les spores germent et redonnent des bactéries identiques
à celles qui leurs ont donné naissance.

E. Le glycocalyx

C'est un ancrage de fibres polysaccharidiques (nature glucidique) présentes à la surface de


certaines bactéries dans leur milieu naturel.
Streptococcus mutans est une bactérie trouvée dans la cavité buccale chez des sujets sains. Elle
synthétise
de façon importante du glycocalyx. Le glycocalyx englobe totalement les cellules bactériennes,
alors appelé
« slime ». La production de glycocalyx favorise l'adhésion des bactéries à la surface des dents
mais aussi sur des matériaux étrangers comme les prothèses. Cela initie la formation de plaque
dentaire et provoque la carie dentaire, responsable des maladies parodontales (maladie qui touche
les cellules de soutien du tissu
parodontal).

F. Plasmides
Développés plus tard dans les cours de génétique

G.Éléments transposables

Développés plus tard.

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