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Génie des procédés : absorption industrielle

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Absorption

Génie des procédés industriels


Le Génie des Procédés Industriels rassemble des
connaissances et des savoir-faire qui permettent la
transformation industrielle des matières premières naturelles
ou synthétiques en des produits élaborés par une succession
d'opérations.
1.1 L’objectif de la formation Génie des procédés
industriel :
L’objectif du Génie des Procédés industriel est de former
des ingénieurs capables de concevoir, d’étudier, de
dimensionner, de mettre en place des unités de production,
faire fonctionner, améliorer, gérer ou commercialiser des
procédés.
Le génie des Procédés peut apporter des réponses à
toutes les opérations liées à ces transformations (transport
et chauffage de fluides, mélange, réaction chimique,
distillation, filtration, séchage…).
Les ingénieurs du génie des procédés doivent être
capables d’appliquer les principes du génie des procédés aux
problématiques environnementales pour concevoir et
assurer le fonctionnement optimal des éco-industries, pour
améliorer les procédés dans des secteurs d’activité divers
(Procédés et environnement), dans le secteur de l’eau
(Procédés pour l’eau), ou encore, pour innover en concevant
des procédés plus propres (éco-procédés).
1.2 Secteurs d’activités de l’ingénieur des procédés
industriels :
Le génie des procédés se trouve à la convergence de
plusieurs disciplines et de ce fait la formation proposée est à
la fois de spécialité et généraliste dont les outils et les
méthodes s’appliquent à une vaste étendue d’industries
notamment :
 Industries chimiques et para-chimique

 Industries pharmaceutiques

 Raffinage de pétrole et pétrochimie

 Ingénierie et développement des procédés

 Environnement : Traitement de l’eau de l’air et des


déchets

 Industrie agro-alimentaire et bio-industries

 Qualité et sécurité dans les procédés

 Management des procédés industriels

 Industries diverses : Métallurgie textile, verre papier,


caoutchouc
Absorption

Liste des figures


Figure 1 Récupération de l'ammoniac à partir des gaz de Coke 1
Figure 2 Production de l'acide sulfurique par absorption du SO3 2
Figure 3 Solubilité 2
Figure 4 Schéma d'une colonne d'absorption à garnissage 6
Figure 5 C.E. et D.O. d'un absorbeur (Absorber) Variable : rapports molaires 7
Figure 6 C.E. et D.O. d'une désorption (Stripper) 8
Figure 7 Schéma d'une colonne d'absorption à plateaux 9
Figure 8 Pente minimale Ls/Gs de la droite opératoire dans le cas de l'absorption 10
Figure 9 Schéma pour le bilan matière dans le cas du co-courant 11
Figure 10 Droite opératoire de pente négative 11
Figure 11 Arrangement contre-courant - co-courant 12
Figure 12 Calcul graphique du nombre d'étages d'une colonne d'absorption 13
Figure 13 Schéma facteur d'absorption < 1 16
Figure 14 Schéma facteur d'absorption > 1 16
Figure 15 Schéma opération adiabatique 17
Figure 16 Organigramme pour la résolution du problème de l'opération adiabatique 20
Sommaire
1 Généralités 1
1.1 Définitions 1
1.2 Données d’équilibre : Solubilité 2
1.3 Choix du solvant 4
1.4 Appareillage 5
2 Bilans matière : Un seul constituant transféré 6
2.1 Contre-courant 6
2.2 Débit minimum du solvant 9
2.3 Le co-courant 11
3 Colonnes à plateaux 13
3.1 Méthode graphique pour la détermination du N.E.T. 13
3.2 Mélange gazeux dilué 14
3.3 Opération non isotherme 16
3.4 Opération adiabatique 17
4 Colonnes à contact continu 21
4.1 Analyse locale 21
4.2 Hauteur et nombre d’unités de transfert 23
4.3 Utilisation des coefficients de transfert de matière 25
4.4 Cas des solutions diluées 29
4.5 Détermination graphique du Nombre d’Unités de Transfert Gaz Global 32
2 Généralités
2.1 Définitions
L’absorption est une opération durant laquelle un mélange de gaz est mis en contact avec un liquide
dans le but de « dissoudre » un ou plusieurs constituants du gaz dans ce liquide.

L’opération inverse, qui consiste à faire passer un des constituants d’un mélange liquide vers un gaz,
est appelée désorption.

Dans le cas de l’absorption le transfert de matière se fait de la phase gazeuse vers la phase liquide. La
grandeur physique exploitée pour la réalisation de l’opération est la solubilité du constituant gazeux
dans le liquide solvant.

Etant donné que les deux opérations d’absorption et de désorption sont similaires nous nous
concentrerons sur l’étude de l’absorption tout en indiquant les résultats obtenus par une analyse
analogue pour le cas de la désorption.

Exemple 1 :

Les gaz du four de coke sont lavés par de l’eau (absorption) pour récupérer l’ammoniac puis par une
huile pour éliminer le benzène et le toluène (absorption). Pour recycler cette huile un lavage à la
vapeur d’eau est utilisé (désorption).
Hsorption
zZnzène
urs
ensorption
uène
peur
de
point
tillation
Benzène
le
rgée
deToluène
chargée
recyclée
Coke
dde
eau de
Benzène

Figure 1 Récupération de l'ammoniac à partir des gaz de Coke

7
Exemple 2 :

Dans la fabrication de l’acide sulfurique, après les caisses de catalyse, le mélange gazeux constitué de
N 2 , O2 , SO3 , Argon, ... est envoyé vers une tour d’absorption à garnissage dans le but d’absorber le
SO3 . Le liquide utilisé est de l’acide sulfurique lui-même et le produit obtenu est un acide plus
concentré.
SO
->Absorption
SO
)TG

O
(N
S3
2
H
°C
,70
.7
≈1
E4
%O
races
00
au
az
AZ
96de de
dilution
conversion
SO

Figure 2 Production de l'acide sulfurique par absorption du SO3

2.2 Données d’équilibre : Solubilité


2.2.1 Système binaire
Lorsqu’un gaz est mis en contact avec un liquide pour un temps suffisamment long une
concentration constante du gaz dans le liquide s’établie à température et pression constantes, cette
concentration est appelée solubilité.

30°C
Pression partielle ou fraction molaire
dans le gaz

4.5

10°C

Fraction molaire dans le liquide solvant

8
Figure 3 Solubilité

Remarques :

 Les courbes de solubilité sont déterminées expérimentalement en général ;

 La solubilité est influencée par la température selon la loi de Van’Hoff : si la température


d’un système à l’équilibre est augmentée le changement qui s’effectue sera celui qui
absorbe de la chaleur. On est amené parfois à refroidir la phase liquide lorsque
l’absorption d’un gaz est très exothermique.

2.2.2 Système à plusieurs constituants


Si tous les constituants du gaz sont très peu solubles dans le liquide sauf un, leur concentration dans
le liquide sera négligeable et par conséquent ils n’influenceront pas la solubilité du soluté. Par contre
si plusieurs constituants du gaz sont solubles leur présence influencera la solubilité de chacun d’entre
eux sauf dans le cas des solutions idéales où la nature du solvant n’intervient pas.

La présence d’un corps non volatil dans le solvant change appréciablement la solubilité des gaz dans
le liquide (exemple : présence de sel dans l’eau).

2.2.3 Solutions idéales


Lorsque la phase liquide peut être considérée comme idéale on peut calculer la pression partielle du
gaz sans aucun recourt à l’expérimentation selon la loi de Raoult :

Pi  Pi 0 xi

- Pi : pression partielle du gaz ;


- Pi 0 : tension de vapeur du gaz à la même température ;
- xi : fraction molaire du gaz dans le liquide ;

Il existe quatre caractéristiques significatives des solutions idéales.

1. La force moyenne intermoléculaire d’attraction et de répulsion dans la solution ne


change pas lorsque le mélange des constituants est effectué.

2. Le volume de la solution varie linéairement avec la composition.

3. Il n’y a ni absorption ni dégagement de chaleur lorsqu’on mélange les constituants de la


solution dans leur forme liquide.

4. La pression totale de la vapeur au-dessus de la solution varie linéairement avec la


composition exprimée en fraction molaire.

Remarques :

 La solution idéale en réalité n’existe pas. Mais beaucoup de solutions en industrie se


rapprochent de ce modèle qui peut être utilisé pour les calculs d’ingénierie avec
suffisamment de précision.
 Pour des pressions qui dépassent la pression pour laquelle la phase gazeuse ne peut plus
être considérée comme parfaite la loi de Raoult peut être utilisée en remplaçant la
pression par la fugacité.

2.2.4 Solutions non idéales

9
Pour les solutions non idéales la loi rencontrée pour des concentrations de la solution assez faibles
est la loi de Henry qui s’écrit :

Pi
y  mx
Pt

m étant la constante d’Henry qui est une fonction de la température.

Un grand nombre de cas industriels tombent dans les catégories de solution idéale ou de solution
diluée. Dans le cas où ces deux hypothèses ne sont pas valables on aura recours à des modèles
thermodynamiques ou à des données directement provenant d’analyses de laboratoire.

2.3 Choix du solvant


Si l’absorption est utilisée pour la fabrication d’une solution bien déterminée alors le solvant est
déterminé par la nature de cette solution.

Par contre si l’absorption a pour but d’isoler ou d’éliminer un ou plusieurs constituants d’un mélange
gazeux un choix du solvant approprié est souvent à faire si l’eau (solvant toujours souhaité) ne peut
pas convenir.

2.3.1 Solubilité du gaz


La solubilité du gaz à absorber doit être suffisamment élevée afin que la vitesse d’absorption soit
importante et la quantité de solvant nécessaire soit petite. Parfois il est souhaitable d’avoir une
réaction chimique simultanée afin d’augmenter le rendement de l’absorption.

2.3.2 Volatilité
Le solvant doit avoir une basse pression de vapeur pour que les pertes par évaporation soient
négligeables.

2.3.3 Corrosivité
Le solvant ne doit pas être très corrosif pour nécessiter des matériaux de construction spéciaux et
chers.

2.3.4 Prix
Le prix du solvant ne doit pas être trop élevé et doit exister en abondance dans la nature et sur le
marché.

2.3.5 Viscosité
La viscosité du solvant doit être basse pour une absorption aisée et des pertes de charge de pompage
modérées ainsi qu’un bon transfert thermique dans le cas de dégagement ou d’absorption de
chaleur.

2.3.6 Autres
Il est préférable que le solvant soit non toxique, non inflammable, stable chimiquement et doit avoir
un point de congélation assez bas.

10
2.4 Appareillage
Comme pour la distillation on retrouve les appareils classiques suivants :

- Colonnes à plateaux, perforés à clapets etc… ;


- Colonnes à garnissage (anneaux Raching, sels de Berl, tôles ondulés etc…) ;
- Colonnes à contact direct ;
- Colonnes à barbotage (Bubble columns) ;
- Colonnes avec tubes à film tombant ;
- Les venturis … etc.

Le choix entre l’une et l’autre de ces colonnes dépend de beaucoup de facteurs et on procède
généralement à des essais sur pilote avec une comparaison technico-économique pour faire le choix
optimal (voir guide dans la partie appareillage)

Les calculs de dimensionnement de ces différents appareils se basent sur des concepts
complètement différents alors que les calculs de bilan, d’unités de transfert et de nombre de
plateaux théoriques sont similaires.

3 Bilans matière : Un seul constituant


transféré
3.1 Contre-courant

11
Considérons une colonne d’absorption à garnissage ou à contact direct (arrosage), qui permet un
contact permanent entre le liquide et le gaz que l’on schématisera comme suit :

Figure 4 Schéma d'une colonne d'absorption à garnissage

Gaz :

G: flux total de gaz mole/(temps)(section)


y: fraction molaire du soluté
P: pression partielle du soluté
Y: rapport molaire mole de A / mole de gaz solvant
Gs : flux du gaz insoluble (mole)/(temps)(section)

Nous avons les relations suivantes :

y PA
Y 
1  y Pt  PA
G
GS  G 1  y  
1 Y
Liquide :

L: flux total de liquide moles/(temps)(section)


x: fraction molaire du soluté
X: rapport molaire du soluté
Ls : flux du solvant

Et nous avons les relations suivantes :

x
X
1 x

12
L
LS  L 1  x  
1 X
Etant donné que les flux du gaz – solvant (inerte) et du liquide solvant se trouvent presque inchangés
le long de la colonne il est préférable d’écrire le bilan matière en leur termes.
Nous avons donc sur l’enveloppe I :

GS Y1  Y   LS  X 1  X  (M)

Remarques :

 Cette relation traduit le fait que ce qui est perdu par le gaz est égal à ce que le liquide a
gagné.
 Cette relation est l’équation d’une droite dite opérationnelle.
 Elle a pour pente LS GS et par le bilan matière global elle passe par le point  X 2 , Y2  .
 Elle donne le profil des concentrations en termes de rapports molaires le long de la
colonne.
YX
Courbe
1
2
Haut
Bas
Dd’équilibre
opératoire
roite

Figure 5 C.E. et D.O. d'un absorbeur (Absorber)


Variable : rapports molaires

13
O
.ED
YC
1
2
X
Haut
Bas

Figure 6 C.E. et D.O. d'une désorption (Stripper)

La ligne opératoire est droite uniquement dans le repère  X , Y  des rapports moléculaires. Pour les
compositions molaires elle s’écrit :

 y y   PA P 
GS  1    GS   
 1  y1 1  y   Pt  PA Pt  PA 
 x x 
 LS  1  
 1  x1 1  x 
Cette équation est en général l’équation d’une hyperbole.

Pour une colonne à plateaux, on adoptera la notation suivante :

 Etages numérotés à partir du haut ;


 Ce qui sort de l’étage i prend l’indice i ;
 Le gaz entrant par le bas prend l’indice N  1 pour une colonne de N étages ;
 Le liquide entrant par le haut a l’indice zéro.

14
N
3
2
1

Figure 7 Schéma d'une colonne d'absorption à plateaux

L’équation de la droite opérationnelle devient :

GS  YN 1  Yi   LS  X N  X i 1 

3.2 Débit minimum du solvant


Pour le dimensionnement des colonnes d’absorption généralement G , Y1 , Y2 et X 2 sont données
mais la quantité de liquide solvant à utiliser est souvent à choisir ou bien que la composition à la
sortie des gaz ne doit pas dépasser une limite imposée par la législation (Problème de pollution par
les rejets gazeux).

La droite opérationnelle pivote donc autour du point  X 2 , Y2  et rencontre Y  Y1 selon le rapport


LS GS choisi.

15
1
(L2X
)Y
msente
P /G sax min

Figure 8 Pente minimale Ls/Gs de la droite opératoire dans le cas de l'absorption

 LS  yN 1  y1
 G  
 S  min  X N max  X 0
Lorsqu’on diminue le débit du solvant, la pente de la droite opératoire diminue. Lorsqu’elle touche la
courbe d’équilibre la DDP s’annule, les conditions au bas de colonne correspondent à une sortie gaz-
liquide en équilibre, cela implique un temps de contact infini, donc une tour de hauteur infinie. Ce
correspond à  LS GS  qui donnerait la valeur minimale du débit du solvant ainsi que la
point
P
valeur maximale de la composition du liquide à la sortie de la colonne d’absorption. Le même
raisonnement peut être fait dans le cas de la désorption où la droite opérationnelle est située au-
dessous de la courbe d’équilibre. Parfois et pour des courbes d’équilibre particulières le débit
minimum du solvant est donné par la tangente à cette courbe.

16
3.3 Le co-courant
Pour une colonne fonctionnant à co-courant le bilan de matière conduit à l’équation suivante :

Figure 9 Schéma pour le bilan matière dans le cas du co-courant

GS Y1  Y   LS  X  X 1 
LS
Y  Y1     X  X1 
GS

Pente < 0.
Peente
1
/G
Ls
,Y(X
)limite
s

Figure 10 Droite opératoire de pente négative

17
Le rapport LS GS dans ce cas n’a pas de limite inférieure ou minimale, mais une tour de hauteur
infinie produirait comme d’habitude une sortie de gaz et de liquide en équilibre.

Le co-courant est généralement utilisé pour éviter la construction de tour très haute et économiser
sur la tuyauterie de gaz en construisant deux sections en série une à contre-courant et l’autre à co-
courant.
LG

Figure 11 Arrangement contre-courant - co-courant

18
4 Colonnes à plateaux
4.1 Méthode graphique pour la détermination du N.E.T.
On considère une colonne à plateaux destinée à une opération d’absorption isotherme. Le bilan
matière du constituant absorbé entre l’entrée supérieure et l’étage i (enveloppe I ) s’écrit :

GS Yi 1  Y1   LS  X i  X 0 

Qui est une droite de pente LS GS qui passe par  X 0 , Y1  .

En supposant les étapes comme étant des étages théoriques (liquide sortant en équilibre avec le gaz
sortant sur chaque étage) le N.E.T. peut être déterminé par la méthode de M.Cabe Thiele (voir cours
de distillation) comme indique la figure suivante :
X
Y0N
C
4
3
2
1
DOE

Figure 12 Calcul graphique du nombre d'étages d'une colonne d'absorption

 Les points  X i , Yi   C.E.


 Les points  X i , Yi 1   D.O.

Remarque :

 La connaissance de la D.O. et de la courbe d’équilibre permet de calculer le nombre


d’étages théorique en faisant un calcul étage par étage. La procédure précédente peut
faire l’objet d’une routine informatique (voire TD).
 La colonne à plateaux peut être constituée de deux sections dans le cas où le solvant
utilisé est partiellement volatil. La section supérieure est utilisée pour la récupération du
solvant par un autre solvant non volatil.
 Le nombre d’étages réel est déduit du théorique par l’utilisation d’une efficacité globale
ou de Mur.

4.2 Mélange gazeux dilué

19
Quand x et y sont très inférieurs à 1, il devient possible de supposer :

X ≃x , Y≃y ,

LS ≃ L , GS ≃ G .

Lorsque les deux courbes opératoires et d’équilibre peuvent être assimilées à des droites le calcul du
N.E.T. peut être fait analytiquement.

C’est le cas des solutions et gaz dilués. D’une part la loi d’Henry peut être appliquée et d’autre part
étant donné que la quantité absorbée est petite, les débits du gaz et du liquide peuvent être
considérées comme constant, on aura donc :

yi 1  mxi 1

L  xN  xi   G  y N 1  yi 1  L  cst et G  cst

Et on définit le facteur d’absorption par :

A
L

pente D.O.  3
mG pente D.E.

Par substitution et arrangement nous avons :

G
xN  xi   yN 1  mxi 1 
L
1
xN  xi   yN 1  mxi 1 
mA
y N 1
AxN  Axi   xi 1
m
y N 1
xi 1  Axi   AxN  C
m
En appliquant cette relation successivement de l’étage 1 à l’étage i on obtient :

1  Ai
xi  x0 Ai  C
1 A
Avec :

y N 1
C  AxN
m
Pour i  N on obtient :

1 A
N
y
xN  x0 A N   N 1  AxN 
 m  1 A
y N 1
xN 1  A   xN  A  A N 1   x0 A N 1  A   1  AN 
m

20
xN 1  A N 1   x0 A N 1  A  
y N 1
1  AN   
m
Le bilan matière global s’écrit :

L  xN  x0   G  y N 1  y1 

xN 
1
 yN 1  y1   x0  
mA

Par  et  on tire :

 yN 1  y1  1  AN 1   mx0 AN 1 1  A   mAx0 1  AN 1   y N 1 A 1  AN 
  y N 1  mx0   A  AN 1 

Ou encore

YN 1  Y1 AN 1  A  
 N 1
YN 1  mx0 A 1

Pour A  1 on obtient :

YN 1  Y1 N

YN 1  mx0 N  1

Alors que pour A  1 on a d’après  :

yN 1  mx0  1  1
N  Log 1    LogA
y1  mx0  A  A

Remarques :

 Ces relations sont un cas particulier des relations dites de Kremser qui s’appliquent dans
le cas général d’un transfert d’une phase E vers une phase R ou vice versa.
 Ces relations sont l’objet d’abaque que l’on retrouve dans plusieurs livres de génie
chimique et permettent une évaluation rapide.
 Dans le cas où A varie légèrement prendre une moyenne géométrique entre le bas et le
haut de la colonne.
 Le facteur d’absorption A est un facteur qui peut indiquer le degré de séparation ainsi
que ses limitations d’exploitation :
o Pour A  Pente DO Pente CE  1

21
YX
CE
DO

Figure 13 Schéma facteur d'absorption < 1

Dans ce cas le degré de séparation est limité même avec une infinité d’étages
o Pour A  1
YX
CE
DO

Figure 14 Schéma facteur d'absorption > 1

Dans ce cas on peut atteindre tout degré de séparation il suffit de mettre le nombre d’étages
suffisant, généralement :

1.25  Aop  2

Si la colonne existe déjà et que le nombre d’étages est connu, et que l’on désire réaliser une
modélisation ou une simulation, on prendra :

N
Amoy  N  Ai
i 1

A i
Avec Ai la valeur de à l’étage .

4.3 Opération non isotherme


Dans plusieurs cas d’absorption ou de désorption de gaz dilués et de solutions diluées les
dégagements de chaleur sont insignifiants et l’hypothèse d’opération isotherme est satisfaisante.
Mais parfois les quantités de matière absorbées sont assez grandes ainsi que les quantités de chaleur

22
dégagées pour que cette hypothèse ne soit plus valable. On est même obligé parfois de refroidir les
solutions à cause des effets de température. Lorsque celle-ci augmente la solubilité du gaz diminue
dans le cas d’une absorption ce qui se traduit par une diminution de la capacité de l’appareil et
l’utilisation de grande quantité de solvant ne devient même pas suffisante pour remédier à ce
problème.

Considérons le schéma de la colonne à plateau précédent et supposons que Qt est la chaleur


échangée avec l’extérieur, le bilan thermique global s’écrit :

L0 h0  GN 1 H N 1  LN hN  G1 H1  Qt

Avec

h : Enthalpie molaire du liquide

H : Enthalpie molaire du gaz

Qt : Chaleur totale évacuée/unité de temps

Pour une opération adiabatique, Qt  0 , les températures des débits sortant seront généralement
plus grandes que les températures d'entrée à cause de la chaleur de solution. Cette augmentation de
température qui implique une diminution de solubilité implique un nombre de plateaux plus
important que pour une opération isotherme.

4.4 Opération adiabatique


Une conséquence de la discussion du paragraphe précédent est que l'opération adiabatique serait
celle qui donnerait le maximum d'étages théoriques pour des conditions opératoires entrée/sortie
fixes.

Dans ce cas le calcul se fait numériquement étage par étage en supposant des équilibres thermiques
et entre phases des courants liquide et gazeux sortant de chaque étage. Ce calcul se fait
généralement du bas vers le haut de la colonne comme suit :

Figure 15 Schéma opération adiabatique

23
Bilan sur l’enveloppe inférieure :

Li  GN 1  LN  Gi 1  B1
xi Li  yi 1GN 1  xN LN  yi 1Gi 1  B2
GS  GN 1 1  y N 1   Gi 1 1  yi 1   B3 
hi Li  H N 1GN 1  hN LN  H i 1Gi 1  B4
Les données du problème sont généralement les suivantes :

 Le débit du gaz à traiter, sa composition, sa température :

GN 1 , yN 1 , t N 1

 Le débit du gaz solvant, sa composition et sa température :

L0 , x0 , t0

 Les données d’équilibre :

y  f  t , x)   E1
 Les enthalpies du liquide et du gaz en fonction de la composition et de la température :

h t, x   E 2
H t, y   E 3
Hypothèse : On suppose qu’il y a transfert d’un seul constituant.

Résolution du bilan global et initialisation du calcul

Estimer t1 (variable d’itération) avec i  0 les équations B1 , B 2 , B3 et B 4 deviennent les


équations du bilan global

L0  GN 1  LN  G1  BG1
x0 L0  yi 1GN 1  xN LN  y1G1  BG 2 
GN 1 1  y N 1   G1 1  y1   BG3
h0 L0  H N 1GN 1  hN LN  H1G1  BG 4 

24
En utilisant les données on peut donc calculer :

 BG3 G1 le débit de gaz sortant

 BG1 xN , LN composition et débit du liquide sortant

Estimation de t1 permet de calculer :

H1  t1 , y1   H1

 BG 4  permet d’évaluer hN , or hN  h  xN , t N  , on en déduit t N .

1ère itération

t N connue

E1  y1

xN connue

i  N 1

 B3   GN

 B1 et  B 2   LN 1 et xN 1

 E 3 ,  t N , y N   HN

 B4  t N 1

i  N 2
Même calcul.

On continue le calcul tant que y  y1

Lorsque y  y1 on vérifie si la température calculée ti est égale à la température estimée si non on


change la température estimée par une autre valeur et on refait le calcul dès le début.

25
Organigramme :
Introduire
Estimer
Obtenir
R
de
yN
iyi
stop
Oui
Non
estimée
t1
tiésoudre
onl enveloppe
t les
yNleles
etbilan
équations
données
tN
inférieure
globaldes bilans

Figure 16 Organigramme pour la résolution du problème de l'opération adiabatique

26
5 Colonnes à contact continu
5.1 Analyse locale
Les colonnes à garnissage et plus généralement à contact direct différent principalement des
colonnes à plateaux par le fait qu'elles permettent un contact continu entre les deux phases tout le
long de la hauteur garnie.

La courbe opératoire décrit la relation qui lie les compositions des deux fluides sur n'importe quelle
section droite d'une colonne à contact continu alors que pour les colonnes à plateaux seuls les points
correspondants aux plateaux ont une signification sur cette courbe.

La distribution du liquide sur le garnissage permet d'offrir une grande surface d'échange de matière.
a 2 3
Un garnissage sera caractérisé par sa surface spécifique en m m . Dans le cas d'une colonne
non garnie cette surface peut être estimée par la surface des gouttelettes ou des bulles de gaz selon
que l'une ou l'autre des deux phases est continue ou dispersée.

A chaque niveau de la colonne la vitesse d'absorption du soluté dépend des coefficients de transfert
de matière, de la concentration des deux phases, de l'aire de l'interface et de la solubilité du gaz.

Considérons une colonne à garnissage fonctionnant à contre-courant où se passe une absorption


isotherme et isobare, schématisée par la figure suivante :

Comme les débits sont définis par unité de section droite il sera convenable de définir l’élément de
surface d’interface offerte par le garnissage comme étant :

ds  a  dZ

s 2 2
: Surface de l’interface par unité de section droite m m
a 2 3
: Surface spécifique m m

Z : Hauteur

27
Le flux absorbé pendant la traversée de dZ est donné par :

dG y : mole de A/(unité de section)(U.temps)

Le flux de transfert de A habituel est défini par :

moles de A
NA 
U .surface de l'interface  temps 
D’où

NA 
dG y  4.1
a  dZ
Par analogie à la théorie de la diffusion on peut définir un coefficient local de transfert de matière
FG de telle sorte que pour le cas d’un seul produit transféré ( N B  0 et N A N A  N B  1 , ce qui
correspond au cas de l’absorption d’un seul constituant) on aura :

 1  yi   4.2 
N A  FG ln  
 1 y 
Avec

yi la composition du gaz à l’interface


y la composition du gaz loin de l’interface

D’où

d  Gy  1  yi   4.3
NA   FG ln  
a  dZ  1 y 
y
N.B. : FG , G , et yi tous varient le long de la colonne.

Etant donné que le débit du gaz insoluble reste constant le long de la colonne et est donné par :
GS  G 1  y  on peut écrire :

 y 
dG y  dGS  
 1 y 
 y 
 GS d  
 1 y 
dy
 GS
1  y 
2

Ou

dGy 
Gdy  4.4 
1 y

28
En substituant  4.4  dans  4.3 et en intégrant entre le bas et le haut de la colonne on obtient la
hauteur du garnissage nécessaire sous la forme :

Zt
Z t   dZ  
y1 G dy  4.5
0 y2 FG a  1 y 
1  y  ln  i 
 1 y 

Pour pouvoir évaluer  4.5  une connaissance de yi en fonction des conditions opératoires est
n nécessaire. Pour cela nous écrivons en régime permanant l’égalité des flux en définissant comme
pour la diffusion un coefficient local FL de transfert de matière comme suit :

 1  yi   1 x 
N A  FG ln    FL ln  
 1 y   1  xi 
De laquelle on peut déduire la forme usuelle suivante :

1  yi  1  x 
FL a
FG a  4.6 
 
1  y  1  xi 

La procédure de calcul est la suivante :

- Choisir un point opératoire  x, y  ,


- Evaluer  xi , yi  point e la courbe d’équilibre qui vérifie  4.6  dite courbe de
conjugaison,
- Refaire le même calcul pour plusieurs points,
- Intégrer graphiquement ou numériquement  4.5  pour obtenir la hauteur du
garnissage.

5.2 Hauteur et nombre d’unités de transfert


L’équation  4.5  peut être transformé en notant que :

y  yi  1  yi   1  y 

1  y   1  yi 
1  y iM 
1  y 
1  yi  (Moyenne logarithmique)

Alors :

Z 
y1 1  yi   1  y G dy
y2  1 y  F a 1 y
 y  yi  ln  i  G
 1 y 
Ou bien

29
y1 G 1  y iM
Z  dy
y2 FG a 1  y  y  yi 

On définit la hauteur d’une unité de transfert gazeuse par :

H tG 
G  4.7 
FG a

Et en prenant une moyenne sur la colonne on peut alors écrire :

Z  H tG N tG  4.8

En définissant N tG le nombre d’unité de transfert par :

y1 1  y iM  4.9 
N tG   dy
y2
1  y  y  yi 
L’expression du N tG  4.9  peut être simplifiée dans le cas où les moyennes logarithmique et
arithmétique ne diffèrent pas trop, à savoir :

1  yi   1  y 
1  y iM ≃
2

1 y1 1  yi   1  y 
2 y2 1  y  y  yi 
N tG  dy

1 y1 1  yi    y  yi   1  y 
2  y2
 dy
1  y  y  yi 
D’où

y1 dy 1  1  y2   4.10 
N tG    ln  
y2 y  yi 2  1  y1 

Et dans le cas où le gaz est dilué le second terme peut être ignoré.

Des relations analogues peuvent être obtenues en termes de variables de la phase liquide en faisant
des calculs de la même manière que précédemment et on peut écrire :

Z 
x1 Ldx  4.5 '
x2   1 x 
FL a ln    1  x 
  x  xi 

x1 L 1  x iM dx
 x2 FL a 1  x  xi  x 

Z  H tL N tL

30
H tL 
L x1 1  x iM
N tL   dx
FL a
;
x2
1  x  xi  x 
x1 dx 1  1  x1   4.10  '
N tL    ln  
x2 xi  x 2  1  x2 

5.3 Utilisation des coefficients de transfert de matière


Les mécanismes des mouvements des groupements de molécules (eddies) dans les régions
turbulentes ne sont pas encore très bien maitrisés. Par contre celui de la diffusion des gaz peut être
décrit par la cinétique des gaz et peut être vérifiée expérimentalement. Ce qui nous a amené dans le
paragraphe précédent à garder la même forme du flux que pour la diffusion des gaz et à définir de
coefficients F au lieu de celui de la diffusion DAB (plus exactement FAB C Z ).

Les deux situations, celle de la contre diffusion  N A   N B  qui peut être utilisé en distillation et
celle du transfert d’un seul constituant  N B  0  pour l’absorption, sont tellement importantes que
les coefficients de transfert de matière leur ont été associés de manière à écrire :

 flux    coeff.  Gradient

 Cas du transfert d’un seul constituant  N B  0 

Gaz :

N A  kG  PA1  PA 2   k y  y A1  y A 2   kC  C A1  C A 2   4.11
Liquide :

N A  k x  x A1  x A 2   k L  y A1  y A 2   kC  C A1  C A 2   4.12 
Ces coefficients de transfert pour chaque situation bien définie (géométrie, régime d’écoulement,
etc…) sont estimés par des corrélations adimensionnelles de la forme :

sh f E 
   , Sc, V 
Re Sc 2 ED 

Ou par des analogies avec le transfert de chaleur ou de quantité de mouvement (Analogie de


Reynolds de Schmidt etc…)

 Transfert local entre deux phases :

Du fait qu’il y a transfert de matière d’une phase à l’autre (du gaz vers le liquide en absorption) il doit
exister un gradient de concentration entre les deux phases que l’on peut décrire comme suit (voir
figure) :

31
sfert
face

 y et x ne sont pas à l’équilibre sinon il n’y aurait pas de transfert.


 La différence entre y et x ne peut être utilisée comme différence de potentiel car x et
y sont reliés au potentiel chimique par des expressions différentes pour les deux phases
(la vraie D.D.P. ).

Lewis et Whitman supposent que les seules résistances diffusionnelles sont celles qui résident dans
les deux fluides par conséquent que l’interface n’admet pas de résistance propre ce qui revient à dire
que les compositions à l’interface sont en équilibre : c’est la théorie des deux résistances.
Cette théorie a été vérifiée dans plusieurs situations. Elle peut être fausse dans le cas de vitesse de
transfert trop élevée. On peut écrire lorsque des coefficients du genre k peuvent être utilisés :

N A  ky  y  yi   kx  xi  x 


y  yi k
 x  4.13
x  xi ky

 Coefficient global :

32
En pratique il est très difficile de mesurer xi et yi à l’interface à cause du fait que la couche limite
où se passe la chute de concentration est très mince. On remplace alors xi et yi par des grandeurs
équivalentes x * et y * définis de la manière suivante :

x * est la composition de la phase liquide qui serait en équilibre avec une phase gazeuse de
composition y.

y * est la composition de la phase gazeuse qui serait en équilibre avec la phase liquide de
composition x.

x y
La connaissance de et définit uniquement x * et y * puisque la courbe d’équilibre est unique.
Il est donc possible de décrire le transfert de matière entre les deux phases par l’intermédiaire d’un
coefficient K y tel que :

N A  K y  y  y *  4.14 
Partant de la figure géométrique ci-dessus nous avons :

y  y *   y  yi    yi  y *
  y  yi   m '  xi  x 

D’où

33
NA NA m ' NA
 
K y ky kx


1 1 m'
   4.15
K y k y kx

L’équation  4.15  a effectivement la forme de l’addition de deux résistances.


En définissant une résistance globale K x telle que :

NA  Kx  x * x

On arrive à montrer que :

1 1
 
1  4.16 
K x kx m " k y

 Coefficient global moyen

Pour un appareil de transfert de matière, il existe une infinité de points opératoires tels que celui
considéré précédemment pour la définition des coefficients de transfert de matière. En plus, à
chacun de ces points correspond un m ' et m " bien précis et diffère de celui des autres. Mais en
pratique on préfère utiliser un coefficient global moyen pour l’appareil entier.

On retiendra qu’en réalité ce coefficient global moyen n’aura de signification que dans le seul cas où
la courbe d’équilibre est une droite  m '  m "  cst  et que les conditions hydrodynamiques sont les
mêmes le long de toute la colonne. On définit alors :

 H .U .T .G G : Hauteur d’une unité de transfert global gazeuse.


 N .U .T .G G : Nombre d’unités de transfert global gazeux.
Avec

Z   H .U .T .G G   N .U .T .G G

Dans la littérature anglaise on les nomme H tOG et N tOG (height of an overall gas transfer unit et
number of overall gas transfer units).

Une analyse exactement similaire à celle du paragraphe 4.1 conduit à des expressions analogues qui
sont :

 H .U .T .G G 
G

G  4.18
FGG a K y a 1  y  * M

y1 1  y  * Mdy  4.19 
 N .U .T.G G  y 2 1  y  y  y *
y1 dy 1  1  y2   4.20 
 N .U .T .G G  y  ln  
2 y  y * 2  1  y1 

34
(Moyenne logarithmique ≃ moyenne arithmétique)

N.B. : y  y * n’est que la distance verticale entre la courbe opératoire et la courbe d’équilibre.

De la même façon on peut définir des nombres d’unité et hauteur d’unité globaux de transfert
liquide et on aura :

Z  N tOL H tOL  anglais 


Ou

Z   N .U .T .L G  H .U .T .L G

L L L
 H .U .T .L G   
FLG a K x a 1  x  * M K L aC 1  x  * M

Et

x1 1  x  * Mdx
 N .U .T .L G  x 2 1  x  x *  x 
x1 dx 1  1  x1 
 N .U .T .L G  x  ln 
2  x *  x  2  1  x2 
(Moyenne logarithmique ≃ moyenne arithmétique)

5.4 Cas des solutions diluées


Les expressions des nombres d’unités de transfert N tG , N tL ,  N .U .T .G  L … etc. peuvent être
simplifiées d’avantage dans le cas des solutions diluées. En effet il suffit de prendre des limites
y y* x
lorsque , , et x * sont négligeables devant l’unité pour obtenir ces expressions simplifies.
Nous présentons ci-dessous le cas de  N .U .T .G G (les autres cas sont similaires) :

y1 1  y  * Mdy
 N .U .T .G G  y 2 1  y  y  y *
1  y   1  y *
1  y *M 
 1 y 
ln  
 1 y * 

1  y   1
1  y *  1

Par un développement limité ou par la règle de l’hopital on voit que :

1  y *M  1

Remarquons que la moyenne arithmétique tend aussi vers 1.

35
1  y   1  y *  1
2
En prenant donc la limite de la fonction à intégrer ou en appliquant la relation déjà obtenue lorsque
les deux moyennes arithmétique et logarithmique ne diffèrent pas on obtient :

 N .U .T .G G  y
y1 dy  4.21
2 y  y*

 Cas des solutions avec une courbe d’équilibre linéaire

Si la courbe d’équilibre est une droite dans l’intervalle  x1 , x2  on aura :

y*  mx  r  4.22 
La droite opératoire est donnée par :

yL
G
x  x2   y2  4.23
D’où :

L   L 
y  y*    m  x   y2  x2  r 
G   G 
Que l’on peut écrire :

y  y*  Cx  d  4.24 
D’où :

L x1 dx
 N .U .T .G G  x
G 2 Cx  d
Et par intégration on obtient :

L  Cx  d   4.25
 N .U .T .G G  ln  1 
GC  Cx2  d 

Ou bien par  4.24  :

L   y  y *1   4.26 
 N .U .T .G G  ln  
GC   y  y *2 

Et en réarrangeant  4.23 pour x  x1 et y  y1 on a :

L

y1  y2  4.27 
GC C  x1  x2 

36
Et par  4.24  on a donc :

L

y1  y2  4.28
GC  y  y *1   y  y *2

Par substitution dans  4.26  on obtient :

 N .U .T .G G 
y1  y2  4.29 
 y  y * M
Avec  y  y * M la moyenne logarithmique de
y  y*
entre l’entrée et la sortie de la colonne.
La combinaison de  4.29  avec l’expression du  H .U .T .G G équation  4.18  appliquée au cas des

solutions diluées  1  y * M
 1 nous conduit à l’expression importante suivante :

G  y1  y2   K G aZPt  y  y * M  4.30 
Interprétations :

L’équation  4.30  n’est que l’expression habituelle qui dit que la quantité échangée est le produit
d’un coefficient global moyen avec une moyenne d’une différence de potentiel bien appropriée.
Et l’équation  4.29  dit que une unité de transfert global résulte lorsque le changement dans la
composition du gaz est égale à la moyenne de la différence de potentiel global.

- Cas particulier de la loi d’Henry :

Lorsque la loi de Henry est applicable on aura

y*  mx

Avec

L
y  x  x2   y2
G droite opératoire

Et on peut exprimer y  y * en fonction de y seulement pour obtenir :

 1 1
y  y*  1   y  mx2  y2
 A A

A L
Où mG le coefficient ou facteur d’absorption, et par intégration puis réarrangement on arrive
à exprimer le  N .U .T .G G sous la forme :

 y  mx1  1  1   4.31
ln  1 1   
 y2  mx2  A  A 
 N .U .T .G G 
1
1
A

37
Des relations similaires peuvent être obtenues pour la désorption. Ces relations sont l’objet
d’abaques dans la littérature et servent à faire une estimation rapide de la performance d’une
colonne à garnissage lorsque les hypothèses sont approximativement vérifiées.

5.5 Détermination graphique du Nombre d’Unités de Transfert Gaz Global


Considérons la courbe d’équilibre et la courbe opératoire dans le diagramme habituel  x, y  et la
courbe située à une distance moyenne verticale entre les deux :

Si le point M est le milieu de AB on peut considérer que le changement dans la composition du gaz
de yB et yC est dû à la d ;d ;p ; moyenne yG  yH puisque GM  MH par définition de la courbe.
Par conséquent le triangle ABC peut être considéré comme une unité de transfert (voir
interprétation de l’équation  4.29  ).

Le nombre d’unités de transfert peut être déterminé graphiquement en traçant des triangles tels que
ABC en commençant par le bas ou le par le haut de la colonne.

38
Problème Corrigée

39
Problème N°: 2

40
41
42
1. Le problème :

On désire récupérer le benzène contenu dans un mélange gazeux par


absorption dans une colonne à plateaux ; L’huile utilisée comme solvant
doit être récupérée dans une 2ème colonne par stripping à la vapeur d’eau.
Les 2 opérations sont interconnectées selon le flow sheet en haut.

Absorptions :
-débit du gaz : Gn+1=32000ft3/h=906.139m3/h
-composition : yn+1=0.02
-récupération :95% du benzène entrant
-débit d’huile :1,5 débit minimal
-composition dans l’huile : x0=0.004
-pression de vapeur du benzène : 100mmHg à 26°C
stripping :
-vapeur pure :yn+1=0
-débit de vapeur : 1,5 débit minimal
-pression de vapeur du benzène : 2400mmHg à 122°C

43
Absorbeur :
A-Bilan de matière

phase gaz
G N+1 40,6 kmol/h
GS 39,78 kmol/h
y N+1 0,02
Y N+1 0,02040816
debit
BENZENE 0,812 kmol/h
ENTRENT
G1 39,83 kmol/h
y1 0,00105448
Y1 0,00105581
debit
BENZENE 0,042 kmol/h
non Absorbé
debit
BENZENE 0,77 kmol/h
absorbe

B-Calcul du nombre de plateaux :

L’équation d’équilibre
y=Pi/Ptx =1/8*x
X
Y
on obtient donc 7X 8

La droite opératoire

Ls
Y ( X  X 0 )  Y1
Gs

Ls Ls
 1.5* ( ) min
Gs Gs

44
Xnmax représente l’ordonne du point d’intersection entre la droite opératoire et la courbe d’équilibre :

X
0.02 
Ce qui reviens à résoudre : 7X 8

X N)max 0,19047619
LS/GS)min 0,10378818
LS/GS) 0,15568226
LS)min 4,12869363 kmol/h

Phase liquide
Phase liquide
LS 6,19304044 kmol/h
x0 0,004
X0 0,00401606
debit
BENZENE 0,77 kmol/h
absorbe

0.025

0.02

0.015

0.01

0.005

0
0 0.02 0.04 0.06 0.08 0.1 0.12 0.14 0.16 0.18 0.2

45
On obtient donc 8 plateaux théoriques

C-Méthode analytique « kremser » :


L’équation de kremser se présente comme suit :
Yn 1  mX 0 1
Log ( (1  A)  )
Y1  mX 0 A
N 
Log ( A)
Avec : m=0.125
A=1.24546
On aura N=9409
on obtient un nombre de plateaux relativement proche de celui de la méthode
graphique

Désorption :
A-Méthode graphique (McCabe&thiele)
On as Pi=2400mmHg et Pt=760mmHg
Donc y=2400/760x=3.1579*x
Donc la courbe d’équilibre est la suivante :

Ls Y1(max)  Yn 1

On determine : Gs min X0  Xn
on as Yn+1=0 X0=0,121632 Xn=0,004016

Y1(max) =3. 1579*X0/(1-2. 1579*X0)=0.520794


Donc :
Ls

Gs min 4.42791
Gs(min)=Ls/4.42791 d’où Gs= 1.5* Gs(min) =1.3986 kmol/h

Ls

Gs 141.8716/48=2.95194

Calculons Y1

46
Ls
Yi 1  ( X i  X 0 )  Y1
On as Gs
Ls
Y1  Yn 1  (Xn  X0)
donc Gs = 0.347196

On trace la droite opératoire et la courbe d’équilibre :

0.6

0.5

0.4

0.3 dop
ce

0.2

0.1

0
0 0.02 0.04 0.06 0.08 0.1 0.12 0.14

On obtient un nombre de plateaux théoriques qui est égale a 10

47
B-Méthode analytique Kremser :
Yn 1
X0 
Log m * 1  1   1
Y  
X n  n 1  S  S
N m
Log (S)

m=3.16
S=m*(Gs/Ls)=1.07
N =15.97042159
Dans ce cas on obtient 16 plateaux par la méthode kremser ce qui est loin du
résultat obtenu par la méthode graphique car kremser n’est valable que pour
les solutions infiniment dilué Xi et Yi sont assez grand .

48
Problème N°: 3

49
6 Les données du problème :

GAZ
pentane 0,25
méthane 0,75
GN+1 1 Kmol/min
TN+1 27 °C 300 °K
P 760 mmHg
Gs 0,75 Kmol/min
Huile
Masse molaire 200 kg/Kmol
capacité calorifique Cp 1,884 Kj/Kg °k 376,8 KJ/Kmol°K
L0 2 Kmol/min
T0 35 °C 308 °K

50
les données operatoires
Kj/Kmol
Cp(méthane) = 35,6 °k
Kj/Kmol
Cp(pentane)v = 119,8 °k
Kj/Kmol
Cp(pentane)l = 177,5 °k
chaleur latente de
vaporisation du pentane
0°C= 27820 Kj/Kmol

7
température Pi
(°C) T en °K mmHg
20 293 437
25 298 524,4
30 303 615,6
35 308 722
40 313 836
43 316 950

PSAT n pentane
1000
900
800
700
600
500
400
300
200
100
0
280 285 290 295 300 305 310 315 320

PSAT n pentane

51
8 Les données manquantes du problème :
Pour un taux de récupération de 98% on trouve les résultats suivants :

pentane entrant 0,25 Kmol/min


pentane absorbé 0,245 Kmol/min
pentane non absorbé 0,005 Kmol/min
G1 0,755 Kmol/min
y1 0,006623
LN 2,245 Kmol/min
xN 0,109131

9 Les enthalpies du liquide et du gaz en fonction de la


composition et de la température

Composition du gaz:
on a pentane gazeux avec une fraction de composition y
et méthane gazeux avec une fraction de composition 1-y

H(x,t)= yLp + Cpp*y*(t-0) + Cpm*(1-y)*(t-0)

Composition du liquide :
on pentane liquide avec une fraction de composition x
et huile liquide avec une fraction de composition de 1-x

h(x,t)=x*Cppl*(t-0)+Cphuile(1-x)*(t-0)

10
Les données d’équilibre :
11
On a un mélange idéal donc on pourra appliquer la loi de Raoult :
y= (P0/Pt) x

On peut approcher P0 par

52
températur T en °K Pi mmHg Pi mod mm
20 293 437 440,7714
25 298 524,4 519,5768
30 303 615,6 612,4719
35 308 722 721,9757
40 313 836 851,0576
43 316 950 939,3356

1000
900
800
700
600
500
400
300
200
100
0
280 285 290 295 300 305 310 315 320

T en °K Pi mod mmHg
310,52 784,38
309,3024 753,582
308,4305 732,2744
308,0865 724,034

Par suite on va trouver que ces températures sont les températures d’équilibres dans les plateaux

Donc on a y i=pi*xi/760 pour chaque température de ce dernier tableau.

J’estime t1 par 35 °C

Bilan sur l’enveloppe inférieure :

Li  GN 1  LN  Gi 1  B1
xi Li  yi 1GN 1  xN LN  yi 1Gi 1  B2
GS  GN 1 1  y N 1   Gi 1 1  yi 1   B3 
hi Li  H N 1GN 1  hN LN  H i 1Gi 1  B4

53
Pour i=0

L0  GN 1  LN  G1  BG1
x0 L0  yi 1GN 1  xN LN  y1G1  BG 2 
GN 1 1  y N 1   G1 1  y1   BG3
h0 L0  H N 1GN 1  hN LN  H1G1  BG 4 
En utilisant les données on peut donc calculer :

 BG3 G1 Le débit de gaz sortant

 BG1 xN , LN composition et débit du liquide sortant

Estimation de t1 permet de calculer :

H1  t1 , y1   H1

 BG 4  Permet d’évaluer hN , or hN  h  xN , t N  , on en déduit t N .

1ère itération

t N Connue

E1  y1

xN Connue

i  N 1

 B3   GN

 B1 et  B 2   LN 1 et xN 1

 E 3 ,  t N , y N   HN

 B4  t N 1

i  N 2
Même calcul.

On continue le calcul tant que y  y1

54
ESTIMATION de T1 35 °C 308 K
i=N-1
HN+1 23950 KJ/Kmol
h0 116054,4 KJ/Kmol
H1 11320,78 KJ/Kmol
Hn 110250,2 KJ/Kmol
TN 310,52 °K 37,52 °C
yN 0,112632
i=N-1
GN 0,845196 Kmol/min
LN-1 2,090196 Kmol/min
xN-1 0,043152
HN 17132,8 KJ/Kmol
hN-1 113885,1 KJ/Kmol
TN-1 309,3024 °K 36,30242 °C
yN-1 0,042788
i=N-2
GN-1 0,783525 Kmol/min
LN-2 2,028525 Kmol/min
xN-2 0,014062
HN-1 13315,85 KJ/Kmol
hN-2 115352,2
TN-2 308,4305 °K 35,43054 °C
yN-2 0,013549
i=N-3
GN-2 0,760301 Kmol/min
LN-3 2,005301 Kmol/min
xN-3 0,002644
HN-2 11708,93 KJ/Kmol
hN-3 115924,7 KJ/Kmol
TN-3 308,0865 °K 35,08654 °C
yN-3 0,002519

Je m’arrête yN-3<y1 et tN-3=t1 estimé

Donc le nombre de plateaux est N=4

55
Problème N°: 4

56
2. Stripping vapeur

Le stripping consiste à provoquer l'entraînement de gaz ou de


matières volatiles dissoutes dans l'eau, au moyen d'un courant
de vapeur, de gaz ou d'air traversant le liquide à contre-courant.
Le principe consiste à injecter de la vapeur sous pression afin
de mettre en vapeur des composés volatils. Les vapeurs
toxiques récupérées sont traités par un filtre à air à charbon
actif ou par un autre procédé. (Le stripping désigne le
mécanisme de transfert d'un polluant d'une phase liquide ou
solide vers une phase gazeuse.)

57
3. Description et principe de fonctionnement d’une colonne à
garnissage :

Une colonne à garnissage est une colonne qui est remplie d’éléments
permettant d’augmenter la surface de contact entre la phase gazeuse et la
phase liquide. Ce sont ces éléments qui constituent le garnissage. La colonne
contient également dans sa partie inférieure, un plateau pour supporter le
garnissage et Un injecteur de gaz. Dans sa partie supérieure, un distributeur de
liquide et parfois un dévésiculeur et parfois un redistributeur.

Dans les colonnes à garnissage, le liquide est pulvérisé sur le garnissage placé
entre des grilles. La phase liquide qui contient l’absorbant, forme un film sur les
éléments de Garnissage (zone de mouillage). Le garnissage qui créé une série
d’obstacles sur le parcours du liquide et du gaz au sein de la colonne permet :
d’augmenter la surface de contact entre les deux phases et d’augmenter le
temps de séjour des deux phases dans la colonne et Donc leur durée de contact
et de créer un régime turbulent de la phase gaz.

58
59
4. Le problème :

y1, G1
Mélange d’hydrocarbures

x1=0.04, L1

Stripping
de
Propane

x2=0.002, L2 Vapeur y2, G2

Le propane contenu dans un mélange liquide d’hydrocarbure est à


extraire par stripping à la vapeur.
Les compositions molaires du propane dans le liquide à l’entrée et à
la sortie sont respectivement 0.04 Et 0.002. La relation d’équilibre
dans les conditions de travail est y=25x

60
5. Le débit minimum de vapeur nécessaire pour traiter 100 moles/h de
liquide :
LS = L1*(1-x1)=100*(1-0.04)=96mol/h
LS*(X1-X2)=GS*(Y1-Y2)
La solution liquide est très diluée.
LS*(x1-x2)=GS*(y1-y2)
On a x1=0.04 et x2=0.002 et y2=0
Le débit minimum de vapeur correspond à un rapport maximum.
y1max= 0.04*25=1

Donc G2) min= GS) min= 3.65 mol/h

6. La composition du propane dans la vapeur à la sortie de la colonne si


on utilise 1 mol/h de vapeur pure pour 25mol/h de liquide entrant
On a
Et GS=G2 et LS=L1* (1-x1)
Donc
Or LS*(X1-X2)=GS*(Y1-Y2) et Yi=yi/(1-yi) et Xi=xi/(1-xi)
Alors X1=24*(0.04/(1-0.04) - 0.002/(1-0.002) )=0.9519
Donc x1=X1/(1+X1)=0.4877

7. La courbe opératoire :
Li= Ls/(1-xi) et Gi+1=Li+Gi-Li-1
= 1 mol/h pour x=0.002

LS 24

61
x L G L/G y
0,04 25 1,951904 12,80801 0,48768
0,03 24,74227 1,694172 14,60434 0,409741
0,02 24,4898 1,4417 16,98675 0,306374
0,01 24,24242 1,194328 20,29796 0,162709
0,005 24,1206 1,072507 22,48993 0,067605
0,002 24,0481 1 24,0481 0

y=f(x)
0.6

0.5

0.4

0.3

0.2

0.1

0
0 0.005 0.01 0.015 0.02 0.025 0.03 0.035 0.04 0.045

DO

62
8. Détermination graphique du nombre d’unité de transfert coté
liquide et coté gaz:
Coté liquide :
1.2

0.8

0.6

0.4

0.2

0
0 0.005 0.01 0.015 0.02 0.025 0.03 0.035 0.04 0.045

y y* ymoy

Coté gaz
1.2

0.8

0.6

0.4

0.2

0
0 0.005 0.01 0.015 0.02 0.025 0.03 0.035 0.04 0.045

Hauteur du garnissage

63
(NUT)G=4 et (NUT)L=7
Z1=(HUTG)G*(NUT)G=4*1. 5= 6m
Et Z2=(HUTG)L*(NUT)L=7*0.8=5.6m
Donc on pendra Z= 6m
y x x* 1/(1-x)(x-x*) trapéze
0,48768 0,04 0,019507 50,83083
0,409741 0,03 0,01639 75,74584 0,632883
0,306374 0,02 0,012255 131,7501 1,03748
0,162709 0,01 0,006508 289,2916 2,105209
0,067605 0,005 0,002704 437,7668 1,817646
0 0,002 0 501,002 1,408153
(NUT)L 7,001371

x y y* 1/(1-y)(y-y*) trapéze
0,04 0,48768 1 -3,80993
0,03 0,409741 0,75 -4,97907 0,342501
0,02 0,306374 0,5 -7,44581 0,64216
0,01 0,162709 0,25 -13,6822 1,517677
0,005 0,067605 0,125 -18,6864 1,539192
0,002 0 0,05 -20 1,307698
(NUT)G 5,349227
Hauteur du garnissage
(NUT)G=5 et (NUT)L=7
Z1=(HUTG)G*(NUT)G=5*1. 5= 7.5m
Et Z2=(HUTG)L*(NUT)L=7*0.8=5.6m
Donc on pendra Z= 6m

64
Problème N°: 5

65
Le problème :
bb

x0=0.0001,L0

y1 , G1

1 atm
40°C

yN+1=0.01, GN+1 y2, GN xN

On désire récupérer 95% d’Alcool contenu dans un effluent gazeux de CO2


par absorption dans l’eau. La fraction molaire d’alcool dans le gaz est 0,01 et le
débit du gaz à traiter est de 400 Kmoles/h. L’opération sera faite sous 1 atm à
40°C.
L’eau provient de la distillation prévue dans le procédé pour la séparation de
l’alcool et contient 0,0001 en fraction molaire d’alcool.

66
T 40 °C
P 1 atm
GAZ
yN+1 0,01
GN+1 400 Kmol/h
GS 396 Kmol/h
EAU
x0 0,0001
taux de récupération est 95%

taux 0,95
alcool entrant 4 kmol/h
alcoolabsorbé 3,8 kmol/h
alcool non
absrbe 0,2 kmol/h
y1 0,0005048 kmol/h

1. Le nombre d’étages théoriques si on utilise 1,5


fois le débit minimum du solvant :
La solution est considérée diluée
L’équation de la courbe d’équilibre :
y  1, 062* x
L’équation de la droite opératoire :
Ls
yi 1  *(x i  x 0 )  y1
Gs
Ls Ls
 1.5*( ) min
On a Gs Gs

67
yn 1  y1 Ls y
 xn ,max  n 1
On a xn,max  x0 Gs min et 1, 062

Ls
Alors Gs min =1,0197
Ls L
 1,5* s
Gs Gs min =1,5296

la méthode de Mcabe & Thiele :


0.012

0.01

0.008

0.006 dop
ce

0.004

0.002

0
0 0.001 0.002 0.003 0.004 0.005 0.006 0.007 0.008

Le nombre d’étages théoriques est 6.

68
2. Le taux de récupération si on utilise
un seul étage théorique :
Pour un seul étage théorique, on trouve d’après le
graphe précédent y1=0,0073

=27%

3. La hauteur nécessaire d’un garnissage offrant 0.8


m comme hauteur d’une unité de transfert globale
du côté gaz :

0.012

0.01

0.008

0.006

0.004

0.002

0
0 0.001 0.002 0.003 0.004 0.005 0.006 0.007 0.008

69
NUT = 7

Z =(HUTG) G*(NUTG) G= 0.8*7=5.6 m


4. Le pourcentage de récupération dans une colonne
de 4 m de hauteur du même garnissage :

On a: Z=(HUTG)G*(NUTG)G

(NUTG)G= Z/ (HUTG) G

(NUTG)G=5

Graphiquement on trouve : y1’= 0.00148.

=85%

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