A. P. M. E. P.
[ CAPLP externe mathématiques-sciences 2007 \
E XERCICE 1
Pour chacune des affirmations suivantes, préciser si elle est vraie ou si elle est fausse
puis :
• si elle est vraie, la démontrer
• si elle est fausse, donner un contre-exemple.
1. Toute suite réelle, convergente est monotone à partir d’un certain rang.
2. Soient f et g deux fonctions. déflnies de R dans R.
³ → − → −´
Dans le plan muni d’un repère orthoxormé direct O, ı , on considère
M(t ) le point de coordonnées ( f (t ), g (t )) et on note Γ la courbe décrite par
le point M(t ) lorsque t décrit R.
½
x = f (t )
Ainsi Γ est la courbe paramétrée par , t variant dans R.
y = g (t )
L’affirmation est la suivante : si les fonctions f et g sont paires, la courbe Γ
est symétrique par rapport à l’axe des ordonnées. y ′ Oy.
p
3. La fonction h : 7−→ x |x| est dérivable sur R.
Z1
4. Pour une fonction f continue sur l’intervalle [0 ; 1], si f (t ) dt = 0, alors f
0
est la fonction nulle sur l’intervalle [0 ; 1].
E XERCICE 2
x
1. Étude de la fonction f telle que f (x) =
ln(x)
a. Déterminer l’ensemble D de tous les nombres réels x pour lesquels f (x)
est défini.
b. On pose désormais f (0) = 0. La fonction f est-elle alors continue à droite
en 0 ?
c. La fonction f est-elle alors dérivable à droite en 0 ?
d. Étudier les variations de la fonction f et dresser son tableau de variations
sur D ∪{0}.
On y fera apparaître les différentes limites et la valeur de f (e), où e est le
nombre réel positif tel que ln(e) = 1.
2. Étude de la suite v telle que v 0 = 3 et ∀n ∈ N, v n+1 = f (v n ) où f est la fonc-
tion étudiée à la question 1
a. Montrer, par récurrence sur n, que
∀n ∈ N, v n > e.
b. Justifier que la suite v converge et déterminer sa limite
c. Montrer que :
1
∀x > e, 0 6 f ′ (x) 6 .
4
d. Énoncer l’inégalité des accroissements finis.
e. En déduire que :
1
∀n ∈ N, |v n − e| 6 .
4n
CAPLP externe
f. Déterminer un entier naturel n1 à partir duquel v n est une valeur appro-
chée du nombre réel e à au moins 10−12 .
3. Solutions d’une équation différentielle
Soit K l’intervalle ]1 ; +∞[.
On note E1 l’équation diflërentieile suivante :
−x 2 z ′ (x) + xz(x) = z 2 (x).
On recherche les fonctions z solutions de E1 sur l’intervalle K et qui ne s’an-
nulent pas sur K.
1
a. On pose y = . Vérifier que y est solution sur K d’une équation différen-
z
tielle linéaire du premier ordre que l’on notera E2 .
b. Résoudre l’équation différentielle E2 sur l’intervalle K.
ln(ax)
On vérifiera ensuite que ces solutions sont de la forme g a : x 7−→
x
où a est un nombre réel strictement positif.
Vérifier que, pour tout nombre réel a supérieur ou égal à 1, g a ne s’annule
pas sur K.
x
On a donc ainsi, pour tout x appartenant à l’intervalle K, z(x) = .
ln(ax)
c. Pour tout nombre réel a strictement positif, on note C a la courbe repre-
ln(ax)
sentative de la fonction f a : x 7−→ dans le plan muni d’un repère
x
orthonormé d’origine O.
Montrer que la courbe C a est l’image de la courbe C 1 par une homothétie
de centre O dont on précisera le rapport.
E XERCICE 3
1. Calcul des puissances successives d’une matrice
³−→ −→ − →´
On note Bc = e 1 , e 2 , e 3 la base canonique de l’espace vectoriel R3 . On a
donc :
−
→ −
→ −
→
e 1 = (1 ; 0 ; 0), e 2 = (0 ; 1 ; 0), e 3 = (0 ; 0 ; 1).
On considère les matrices suivantes :
0 1 0 1 1 1 1 0 0
A= 4 2 4 , Q= −2 4 0 , et I 3 = 0 1 0
0 1 0 1 1 −1 0 0 1
On considère l’endomorphisme f de R3 dont la matrice dans la base Bc , est
A.
−→ −→
a. On considère les vecteurs suivants de R3 : u1 = (1 ; −2 ; 1), u2 = (1 ; 4 ; 1),
−→
u3 = (1 ; 0 ; −1). ³−→ −→ −→´
Vérifier que la famille Bn = u1 , u2 , u3 est une base de l’espace vecto-
riel R3 . Q est ainsi la matrice de passage de la base Bc à la base Bn .
b. Calculer Q 2 et Q 3 et vérifier que Q 3 est combinaison linéaire de I 3 et de
Q 2.
c. En déduire que la matrice Q est inversible, puis déterminer son inverse
Q −1 .
−→ −→ −→
d. Vérifier que les vecteurs u1 , u2 etu3 sont des vecteurs propres de l’en-
domorphisme f .
En déduire la matrice A ′ de l’endomorphisme f dans la base Bn .
2 2007
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e. Rappeler le lien entre les matrices A ′ , A et Q.
f. En déduire, pour tout nombre entier naturel n non nul, l’expression de la
matrice A n en fonction de A ′ , Q et n.
Pour la suite de l’exercice, on admettra que, pour tout nombre entier naturel
n non nul :
n
n 2 + 2(−1)n 2n − (−1)n 2n + 2(−1)n
n 2
A = = 2n+2 − 4(−1)n 2n+2
+ 2(−1)n 2n+2 − 4(−1)n
6
2n + 2(−1)n 2 − (−1)n
n
2n + 2(−1)n
2. Étude de la loi d’une variable aléatoire
Dans un jeu, un pion se déplace aléatoirement sur les sommets d’un triangle,
notés S1 , S2 , S3 , selon la règle suivante :
• À l’instant 0, le pion se situe au sommet S1 .
• Si à l’instant n le pion est au sommet S1 , alors à l’instant n + 1 il sera au
sommet S2 .
• Si à l’instant n le pion est au sommet S2 , alors à l’instant n + 1 il sera au
1 1
sommet S1 avec la probabilité , au sommet S2 avec la probabilité , au
4 2
1
sommet S3 avec la probabilité .
4
• Si à l’instant n le pion est au sommet S3 , alors à l’instant n + 1 il sera au
sommet S2 .
On appelle X n la variable aléatoire égale à i si le pion se trouve à l’instant n
sur le sommet Si , et on note an b n , c n les probabilités :
an = P ({X n = 1}), b n = P ({X n = 2}), c n = P ({X n = 3}).
an
a. On note Tn la matrice à une colonne : Tn = b n .
cn
Préciser les matrices T0 et T1 .
b. Écrire la matrice M, carrée d’ordre 3, dont le terme situé à l’intersection
de la i -ième ligne et de la j -ième colonne est ¡ égal à la probabilité ¢ condi-
tionnelle P {X n = j } ({X n+1 = i }), notée aussi P {X n+1 = i }/{X n = j } .
c. Justifier que les conditions d’application de la formule des probabilités
totales sont réunies, puis l’utiliser pour montrer que, pour tout nombre
entier naturel n :
Tn+1 = MTn .
d. En déduire l’expression de la matrice Tn en fonction de n, T0 et A, où A
est la matrice étudiée à la question 1.
e. En déduire les probabilités an , b n , c n en fonction de n, ainsi que leur
limite quand n tend vers +∞.
f. Vérifier que, pour tout nombre entier naturel n supérieur ou égal à 1, l’es-
pérance de X n est indépendante de n.
E XERCICE 4
Dans tout cet exercice, on se place³ dans l’espace affine euclidien réel E rapporté à
→
− → − →−´
un repère orthonormé direct R = O, ı , , k .
Soient les points A(1 ; 0 ; 0), B(0 ; 1 ; 0) et C(0 ; 0 ; 1). Pour tout point M de l’espace
E de coordonnées (x ; y ; z) dans le repère R, on note indifféremment ϕ(M) ou
ϕ(x ; y ; z) la quantité :
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ϕ(M) = ϕ(x ; y ; z) = OM + AM + BM + CM
On admettra ici que la quantité ϕ(M) admet un minimum global, noté m, lorsque le
point M décrit l’espace E et on souhaite obtenir la valeur de ce minimum ainsi que
le(s) point(s) en le(s)quel(s) ce minimum est réalisé.
1. Calculer et comparer lesquantités ϕ(O), ϕ(A), ϕ(B) et ϕ(C).
2. Justifier que 0 6 m 6 3 et que si ϕ réalise son minimum m en un point P alors
OP6 3.
3. Soit r l’application affine de l’espace E transformant le point M(x ; y ; z) en
le point M ′ = r (M) de coordonnées (y ; z ; x).
a. Déterminer les images par l’application r des points O, A, B et C.
b. Vérifier que l’application r est une isométrie, c’est-à-dire que, pour tout
couple de points (M, N ) de E 2 , les distances r (M)r (N ) et M N sont égales,
c’est-à-dire M ′ N ′ = M N .
c. Pour tout point M de l’espace E , montrer que ϕ(M) = ϕ(M ′ ).
→
− →− → − → −
4. Soit ∆ la droite passant par le point O et de vecteur directeur a = ı + + k .
Soit P un point qui n’est pas sur la droite ∆.
Soient P ′ = r (P ) et P ′′ = r (P ′ ) et soit Q l’isobarycentre des points P, P ′ et P ′′ .
a. Montrer que pour tout point M de l’espace E , on a :
1¡ ¢
MQ 6 MP + MP ′ + MP ′′ .
3
b. En déduire que ϕ(Q) − OQ 6 ϕ(P ) − OP .
−−→ −−→
c. Vérifier que OQ · QP = 0, puis en déduire que ϕ(Q) < ϕ(P ).
d. Si l’application ϕ réalise son minimum m en un point P , que sait-on dé-
sormais sur ce point P ?
5. On considère la fonction Φ définie en tout nombre réel x par Φ(x) = ϕ(x, x, x).
a. Montrer que, pour tout nombre réel x négatif ou nul, Φ(x) > Φ(0).
b. Étudier le sens de variation de la fonction Φ sur R+ ∗.
c. En déduire l’existence d’un point P 0 en lequel l’application ϕ atteint son
minimum.
Déterminer le point P 0 et le minimum de l’application ϕ.
6. Vérifier que P 0 est le barycentre du système de points pondérés {(O, 3), (A, 1), (B, 1), (C, 1)}.
On note θ une mesure de l’angle non orienté AP 0 B, choisie dans l’intervalle
[0 ; π].
Déterminer la valeur exacte de cos(θ) et une valeur approchée à un degré
près par défaut de θ.
Remarque : On pourrait vérifier (mais ceci est admis ici) qu’en fait les me-
sures des angles OP
0 A, OP
0 B, OP
0 C, AP
0 B, BP
0 C et CP 0 A choisies dans l’in-
tervalle [0 ; π] sont toutes égales à θ.
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