Matière : phytothérapie INSTITUT DE FORMATION PARAMEDICAL CHLEF 2
Cours N°07 : TOXICITÉ ET LIMITES DE LA PHYTOTHÉRAPIE
Précautions d'emploi de la phytothérapie
Certaines plantes contiennent des principes actifs qui peuvent être extrêmement puissants,
d'autres sont toxiques à faible dose. Le fait que l'on n'utilise que des plantes ne signifie pas
que cela est sans danger, la culture libre ou l'utilisation de certaines plantes est interdite dans
certains pays, le cas le plus courant étant le pavot dont la culture est réglementée en France et
destinée à la seule industrie pharmaceutique.
La pharmacologie reconnaît l'action bénéfique de certaines plantes et s'attache donc à extraire
le principe actif de ces plantes.
La consommation « brute » de la plante induit la consommation d'autres produits contenus
dans la plante que le principe actif, ne permettant ainsi pas de connaître la dose exacte de
principe actif ingéré entraînant un risque de sous dosage ou de surdosage.
La composition d'une plante peut varier d'un spécimen à l'autre, dépendant du terrain, des
conditions de croissance, humidité, température, ensoleillement, qui vont déterminer ce que
l'on appelle en aromathérapie le chémotype.
Ainsi, il n'est pas recommandé d'utiliser des plantes d'origine douteuse, puisque les facteurs
de pollution, la cueillette et les méthodes de conservation, de stockage… peuvent altérer les
propriétés des plantes. Il convient d'éviter les plantes sèches vendues sous sachet transparent,
car la lumière altère en partie leurs propriétés.
La phytothérapie contient divers ingrédients et vous devez être sûr que votre corps est
d’accord avec les ingrédients et il n’est pas allergique.
Un point à noter ici est, la phytothérapie et la médecine pour certaines affections peuvent
avoir des effets secondaires négatifs. Ces effets secondaires ne peut être révélé
immédiatement, mais cela prendrait des mois voire des années. Dans les premières étapes, si
la phytothérapie n’est pas d’accord avec vous, il est sage de cesser de l’utiliser.
Rappelez-vous, le gouvernement ne réglemente pas l’industrie des herbes médicinales.
Par conséquent, il n’y a pas d’assurance qualité pour les produits à base d’herbes.
Il y a très peu de bons praticiens de la médecine de fines herbes, et il serait sage de vous
assurer que vous consultez un bon praticien avant de commencer sur la phytothérapie.
L’intoxication :
Les plantes peuvent contenir des composés chimiques puissants, responsables d’effets
indésirables et de toxicité. Leur utilisation nécessite une vigilance continue.
La gravité des intoxications par les plantes dépend de nombreux facteurs : nature de la plante,
partie consommée, quantité, prise à jeun ou non, âge et circonstances.
- Des études antérieures du Centre Anti Poison d’Alger montrent que l’intoxication par les
plantes présente 2.34 % en 2007 parmi tous les cas d’intoxications mais avec un nombre des
décès élevé « 21 cas décès ».
Interaction :
La prise simultanée de plantes médicinales et de médicaments peut entraîner l'interaction des
deux remèdes et l'apparition d'effets secondaires, parfois graves.
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-Par exemple, le millepertuis peut inhiber l'effet de médicaments comme la digoxine , la
théophylline.
Allergie :
Les herbes des fois contiens des substances qui causent des allergies, c’est le cas par
exemple de « Aloe Vera », Certaines plantes peuvent provoquer une allergie grave de
l'organisme « choc anaphylactique » nécessité une intervention médicale immédiate.
Cela peut être dû à une famille des plantes le cas de la famille de tournesol.
Comme cette sensibilité peut être due à une interaction avec l’utilisation de plante avec
autre médicament, par exemple le cas de « l’aspirine » avec « le Saule » Et en général, doit
être de s'assurer qu'il n'y ait pas de sensibilité à l’herbe utilisée.
Les enfants :
Les doses d'herbes ont été conçus dans la plupart des cas pour s'adapter à des adultes, Et
quelques types seulement sont adapté aux enfants, vous ne devriez pas donner aux enfants de
certains types de plantes sans avoir consulté votre médecin et faites attention lorsque vous
l’utilisés.
-Il y a aussi beaucoup d'herbes qui ne sont pas recommandés pour les enfants et sont
dangereux pour eux. Par exemple « L’Arbre au poivre ou le 𝑎𝑡𝑡𝑖𝑙𝑖𝑒𝑟 », l’herbe«kava kava
» ou « Le Raisin-d ‘ours » sont interdit aux enfants surtout qui ont une fièvre, grippe ou
varicelle .
Grossesse et allaitement :
• Certaines femmes enceintes considèrent que l’utilisation des plantes ou herbes est sans
danger sur le fœtus ou elle-même.
• Cependant, quelques herbes peuvent porter le risque aux deux ensembles. Il y a des
avertissements de quelques herbes qui sont dangereux pour les femmes enceintes, même pour
une courte période, ou en petites quantités.
Certaines plantes peuvent causer des dommages peuvent entre aller jusqu’a l’avortement,
Parce qu'il fonctionne sur la contraction des muscles de l'utérus. Notez que la plupart des
plantes ou produits de phytothérapie qui conviennent pour une femme normale peuvent être
impropre à l’usage de la femme enceinte.
Il n'est pas recommandé d'utiliser des herbes pendant une longue période avant et après la
grossesse le cas de « GINGEMBRE ».
L’hypertension artérielle :
Certaines plantes peuvent provoquer une diminution de la pression artérielle, comme c'est le
cas dans les herbes diurétiques. Et d'autres types de plantes pour augmenter la pression
artérielle, et en particulier ceux qui contiennent des concentrations élevées de caféine comme
«herbe Gurana » . Ces plantes peuvent causés des problèmes au cœur, les gens ayons cette
maladie faut être très attentive avec ces herbes.
Le diabète :
Il faut éviter de manger certaines herbes qui peuvent influer sur le diabète, ou des
médicaments pour traiter le diabète « insuline ou hypoglycémiants » ou affecter sur la
sécrétion pancréatique d'insuline, ou de réduire l'absorption du sucre par les cellules. Parmi
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ceux-ci l’herbe « Myrtille », « fenugrec connue par ‘ ELHALBA ‘ » Peut causer une
hypoglycémie si elles sont prises à des injections d'insuline en mêmes temps.
2- Phytothérapie et professionnels de santé :
En dehors de l'automédication familiale, la phytothérapie est utilisée en médecine sur conseils
ou prescriptions de professionnels de santé, diplômés d'état (médecins, pharmaciens,
dentistes, préparateurs en pharmacie, vétérinaires, infirmières, etc.) ou de formation privée.
On estime que 5 % des intoxications sont dues aux plantes, parfois par des préparations
phytothérapiques. Par ailleurs, la grande majorité des principes actifs contenus dans les
médicaments pharmaceutiques sont eux-mêmes issus de molécules végétales tout aussi «
naturelles », mais ayant prouvé scientifiquement leur effet.
NATUREL NE SIGNIFIE PAS TOUJOURS BÉNÉFIQUE
Même s’il s’agit de remèdes naturels, les plantes ne sont pas toujours sans danger. Elles
paraissent anodines mais peuvent se révéler toxiques ou mortelles pour l’organisme. Elles
sont parfois à éviter en association avec d’autres médicaments et peuvent aussi être contre
indiqués dans certains cas. (Alors que la nature n'est ni bonne ni mauvaise, la mort, la
maladie, les venins ou les toxines étant naturels…).
3- Limites de la phytothérapie :
Il est d'usage d'exclure la phytothérapie des traitements de l'hypertension, du diabète, des
cancers, du sida.
- Pratiquement : la phytothérapie est bien adaptée aux pathologies légères, et au traitement
symptomatique.
C’est une thérapeutique familiale, de conseil, souvent préventive.