Mémoire
Mémoire
Faculté de la Technologie
MASTER ACADEMIQUE
Domaine : Sciences et Technologies
Filière : Génie des procédés
Spécialité : Génie chimique
Présenté par :
HALA Ali
HABA Youcef
THEME
2015/2016
En premier lieu, nous tenons à remercier Dieu,
notre créateur pour nous avoir donné la force pour
accomplir ce travail.
Introduction générale…………………………………………..…………………..1
Parte théorique
I.1.Introduction……………………………………………………………………..3
II.3.Applications ………………………………………………………………….22
III.3.1. Organotitanates………………………………………………………31
IV.3.3.Nanocomposite exfolié……………………………………………38
Parte expérimentale
RESULTATS ET DISCUSSIONS
I- ESSAI DE TRACTION……………………………………..………………….60
V- STABILITE THERMIQU…………………………….………………………69
CONCLUSION GENERALE…………………………………….………………72
Listes des Figure
un agent de couplage 31
un organotitanate 32
le polymère 33
un organosilane et un polymère 33
la norme VE501 52
shore A (duromètre) 56
en fonction du % en MMT 61
en fonction du % en MMT 62
II-9 Les pics des moment exercée pour les différentes formulations étudiées 69
INTRODUCTION GENERALE
Le domaine des matériaux composites est tellement vaste qu'il devient complexe. Chaque
matériau a des avantages et des inconvénients. Pour améliorer certaines propriétés de ces
matériaux, plusieurs techniques sont proposées entre autres le renforcement par l'ajout d'un
autre composant, le matériau obtenu est un composite. Selon l'échelle de renforcement,
différentes classes de matériaux composites sont obtenues. Si on ajoute des nanorenforts, on
obtient par conséquence un nanocomposite[1].
Les matériaux composites sont des matériaux solides, constitués par l'association à l'échelle
microscopique de plusieurs autres matériaux aux caractéristiques complémentaires. Cela
permet d'associer un ensemble de propriétés mécaniques ou physiques qu'il serait impossible à
obtenir avec les composants pris de façon isolée. Parmis les principaux constituants des
matériaux composites, on trouve le renfort. Ce dernier constitue tout simplement le squelette
ou l'armature du composite, il assure la tenue mécanique telle que la résistance à la traction
ou encore la rigidité, il supporte ainsi l'essentiel de l'effort imposé. La matrice est le deuxième
composant d’un composite qui sert à transmettre les efforts appliqués vers le renfort. Elle
assure aussi la protection chimique ou contre la corrosion du renfort. En général la matrice est
un polymère ou une résine organique[2].
Le nanorenfort utilisée dans le cadre de cette étude est une argile à feuillets silicatés et plus
particulièrement une phyllosilicate la montmorillonite. Cette argile a été choisie en raison des
nombreuses études dont elle fait l'objet dans le domaine des nanocomposites. Elle est
constituée par un empilement de feuillets d'une épaisseur de 1 nm.
1
Introduction générale
Ce mémoire a été structuré comme suit : le premier et deuxième parte ont été consacrés à la
description des différentes familles de polymères à savoir: les élastomères, les
thermodurcissables et les thermoplastiques (spécialement le polychlorure de vinyle), en
mettant en évidence leurs principales caractéristiques qui conditionnent largement leurs
propriétés et même leurs applications.
2
Parte
Théorique
Parte Théorique
I.1.Introduction
Les matériaux macromoléculaires sont de plus en plus employés dans des domaines
exigeant des performances thermomécaniques élevées (aérospatiale, par exemple) ou des
propriétés très spécifiques (circuits imprimés, optique non linéaire, etc.). Les qualités de ces
matériaux, qu’il s’agisse de polymères dits de commodité (polymère de chlorure de vinylepar
exemple) ou de polymère dits technique (polyimides, polysulfones, par exemple) dépendent
en premier lieu du choix du procédé de fabrication, c’est-à-dire : son contrôle cinétique et
thermodynamique [1].
3
Parte Théorique
nM Mn
Où :
Le nombre d’atomes constitutifs des macromolécules est le plus souvent supérieur à 1000,
l’ordre de grandeur des masses molaires de la plupart des polymères linéaires produits
industriellement est de 105g/mole [3].
4
Parte Théorique
I.3.1.la polycondensation
Polymérisation radicalaire.
Ionique (anionique, cationique).
Polymérisation par des catalyseurs métalliques.
Les étapes de la polyaddition sont différentes d’un mécanisme à un autre [5].
Le terme « structure» recouvre des sens bien différents quand il s’agit de polymères; il peut
se rapporter à l’enchainement des atomes, à celui des unités monomères, à la chaine dans son
ensemble ou encore à un ensemble plus ou moins grand de chaine. Il a donc été nécessaire de
5
Parte Théorique
proposer une dénomination spécifique pour chaine de ces niveaux. Par ailleurs, en raison des
méthodes couramment utilisées pour les produire, les polymères synthétique ne peuvent pas
prétendre à la perfection ; que ce soit au niveau moléculaire ou aux niveaux supérieurs, des
irrégularités existent que influent sur la plupart des propriétés des matériaux résultants,
proportionnelemnt à l’existence de ces défauts [3].
I.4.1.Polymère linéaires
Les molécules des polymères linéaires sont formées de longues chaines de monomères
reliés les unes à la suite des autres par des liaisons chimiques. Dans certains cas, les
monomères sont en outre organisés régulièrement dans l’espace, et le composé obtenu est
partiellement cristallisé : on dit qu’il est semi cristallin [7].
Dans les polymères ramifiés, certaines chaines sont liées à la chaine principale. Les
ramifications peuvent être dues à des impuretés ou à la présence de monomères ayant
plusieurs groupes réactifs. Les polymères formés de monomères présentent des ramifications,
comme le polystyrène et le polypropylène qui ne sont pas considérés comme des polymères
ramifiés [7].
Dans les polymères tridimensionnels, plusieurs chaines principales sont reliées à des
chaines latérales au niveau de «nœuds». Avec un faible degré de liaisons latérales, un réseau
lâche est obtenu et le polymère reste essentiellement bidimensionnel. Dans les polymères
tridimensionnels lamellaires, la cohésion reste faible dans certaines directions de l’espace.
Certains de ces composés peuvent exister sous forme de cristaux liquide [7].
Il existe plusieurs manières de classer les polymères, selon que l’on adopte des points de
vue chimique ou physique.
6
Parte Théorique
Les polymères naturels sont issus des règnes végétal ou animal. Leur importance est
considérable On peut mentionner, dans cette catégorie, la famille des polysaccharides
(cellulose, amidon…), celle des protéines (laine, soie…), le caoutchouc naturel, etc [3].
Ils sont obtenus par modification chimique de polymères naturels, de façon à transformer
certaines de leurs propriétés, par exemple : les esters cellulosiques (nitrocellulose, acétate de
cellulose…) [3].
- les thermoplastiques;
-les thermodurcissables;
-les elastomères.
Les thermoplastiques sont des polymères linéaires, ce qui signifie qu’il n’y pas de liaison
covalente entre les chaines (sinon quelque ramification occasionnelles). C’est la raisons pour
laquelle les thermoplastiques se ramollissent au chauffage. Au cours du chauffage, les liaisons
7
Parte Théorique
secondaires que relient les molécules les unes aux autres fondent et le matériau s’écoule
comme un liquide visqueux, ce qui permet sa mis en forme.
Les molécules des polymères linéaires ont des masses très variables et des structures
differentes, certains comme le polystyrène, sont amorphe ; d’autres, comme le polyéthylène,
cristallisent partiellement [3]
Le polymère qui résulte contient de nombreuse liaisons covalentes de chaine à chaine donc
on peut considérer le thermodurcissable comme étant des polymères réticulés. Si on chauffe
le thermodurcissable les liaisons secondaires fondent et le module d’elasticité (qui exprime
la rigidité) du polymère chute mais les ponts empêchent la fusion ou l’écoulement visqueux
le thermodurcissable ne peut pas être mis en forme à chaud mais au cours du processus de
polymérisation [3].
Ils ont été obtenus au début du 20e siècle à partir de polymères linéaires ayant des liaisons
secondaires extrêmement faible. On peut donc considérer ces matériaux comme des liquides
très visqueux [8].
Certains polymères fondent lorsqu'on les chauffe, tout comme la glace ou le beurre. C'est
le cas du polyéthylène, du polypropylène, des polyamides et certains polyesters. C'est un
procédé industriel employé pour fabriquer des objets à la pièce, en discontinu. Ce procédé est
bien connu également pour les métaux, mais les températures de fusion des polymères sont
bien plus basses, de l'ordre de 80°C à 300°C. Un autre procédé répandu de mise en forme est
l'extrusion qui consiste à faire passer la matière chaude dans une vis qui l'entraîne dans une
filière dont le profil permet de produire des fils, des films, des plaques, des tubes et des
enrobages de câbles [7].
8
Parte Théorique
Certains polymères durcissent quand on les chauffe. Un exemple connu est celui des colles
ou des peintures. Ils sont également très employés comme pièces de structure thermostables.
Par exemple les résine polyépoxydes, polyuréthanes et certains polyesters. On les met en
forme lorsqu'ils sont encore dans leur état mou, de la même manière que les thermoplastiques,
avant qu'ils ne durcissent sous l'effet de la chaleur et d'additifs chimiques qui provoquent la
réaction de polymérisation [7].
Les polymères étant utilisés la plupart du temps à température ambiante, on dit qu'ils sont
élastomères si leur température de transition vitreuse est inférieure à la température ambiante
(comportement caoutchoutique); ils sont plastomères (comportement rigide) dans l'autre cas.
9
Parte Théorique
On rencontre les polymères dans les petits objets usuels de la maison, les appareils
électroménagers, et aussi en tant que matériaux de construction, en revêtements et peintures,
dans les emballages, les pneus, les fibres textiles, les produits médicaux, chirurgicaux,
prothèses, produits d'hygiène, articles de loisirs, pièces de structures dans les véhicules de
transport, les équipements électriques, les circuits électroniques, les matelas mousses, les
colles. Ils trouvent des applications aussi dans l'alimentation, les produits cosmétiques, le
ciment, etc...
Les polymères industriels de grande consommation sont des matériaux légers, ayant de
bonnes propriétés mécaniques et un faible prix de revient. Ils remplacent avantageusement les
matériaux traditionnels, comme le bois ou les métaux. Les cinq familles les plus utilisées sont
les polyvinyles de chlorure ou PVC (pièces rigides, tuyauterie, films d'étanchéité); les
polyéthylènes ou PE (emballages transparents, pièces rigides); les polypropylènes ou PP et les
polystyrènes ou PS (pièces rigides, fibres); les polyesters saturés (cosmétiques, revêtements
de surface, peintures, vernis, plastifiants pour autres polymères); les polyesters insaturés
(films, fibres textiles, matériaux composites); les polyuréthannes ou PU. La production de ces
derniers est bien inférieure aux autres familles citées, mais les polyuréthannes présentent une
grande facilité d’expansion [7].
10
Parte Théorique
Les polymères vinyliques sont faits de monomères vinyliques, c’est-a dire de petites
molécules contenant des doubles liaisons carbone-carbone. C’est la plus grande famille de
polymères [9].
générale suivante:
-- CH2-- CH --
Cl n
Le PVC est la deuxième matière plastique employée dans le monde après le polyéthylène.
La production industrielle du PVC remonte au début des années 1930, son faible coût et sa
facilite de mis en œuvre ont permis des applications très diverses dans tous les domaines de
de chlore, le carbone et l’hydrogène proviennent du pétrole (43%) tandis que le chlore est
A. Structure du PVC
Le polychlorure de vinyle (PVC) cristallise par facilement et donc a une structure amorphe.
11
Parte Théorique
Cl H Cl
C C C
Il existe de grandes forces de cohésion dans le PVC dues en grandes parties au dipôle crée
par la liaison carbone-chlore. Cette polarité rend le PVC incompatible avec les hydrocarbures
non polaires, par contre celle-ci rend le polymère soluble dans les solvants fortement polaires
[11].
B. Préparation du PVC
est essentiellement produit à partir d'éthylène dans des unités de grande capacité pouvant
dépasser 500 000 tonnes/an [11]. Le monomère est obtenu en deux étapes :
1ère étape : productionde 1,2 dichloroéthane, soit par chloration de l'éthylène, soit par
12
Parte Théorique
B.2. Polymérisation
C’est la réaction par laquelle les molécules s’additionnent successivement les unes aux
autres pour former une chaîne macromoléculaire de grande longueur .Quand les
macromolécules sont constituées à partir d’un seul type de monomère, elles sont appelées
monomères différents, on réalise une copolymérisation qui conduit à des copolymères [11].
Le procédé consiste à ajouter au monomère une certaine quantité de solvant dans lequel le
polymère est insoluble. On sépare le produit fini (PVC) par simple filtration. Le procédé en
solution est pratiquement abandonné car il conduit à des polymères de poids moléculaires trop
bas[12, 13].
dispersant [10, 12].Un initiateur organo-soluble est ajouté au monomère (le chlorure de
vinyle). Le PVC, insoluble dans son monomère, précipite dans le milieu réactionnel au fur et
La première étape est la phase de formation des grains de polymère, étape qui conditionne
13
Parte Théorique
- Le polymère obtenu par le procédé en masse est très pur et la grosseur des particules est
d’agents tensioactifs. La polymérisation (figure I-1) est réalisée au moyen d’un initiateur
milieu alcalin) [10].Après séchage dans des sécheurs atomiseurs, on obtient des grains de
PVC ayant la forme de sphères creuses (cénosphères) de faible diamètre (10 à 100µm) [11,
13].
sur les machines de transformation, mais ils influencent la transparence et les propriétés
14
Parte Théorique
B.2.4.Polymérisation en suspension
gouttelettes dans un milieu spécifique (eau + colloïde protecteur) (figure I-2). En fin de
polymérisation, on obtient des grains de PVC (de diamètre moyen d'environ 120 à 150 µm) en
suspension dans l'eau. Après récupération du monomère non transformé, le PVC est séparé de
15
Parte Théorique
préparé à froid par un moyen mécanique puissant, est polymérisée à chaud sous agitation
lente. On obtient alors des particules de PVC de taille comprise entre 0.2 et 4 µm qui
en émulsion [11].
C. La copolymérisation
caractérisé par une chaîne linéaire constituée à partir de molécules de chlorure de vinyle et de
16
Parte Théorique
[12].
Par copolymérisation, on peut aussi obtenir des copolymères greffés (polymère greffés sur
une chaîne moléculaire d'une autre nature appelée « tronc»). On peut citer les copolymères
chlorure de vinyle greffé sur copolymères éthylène acétate de vinyle (EVA) ou sur
D. La chloration du PVC
La chloration (par voie sèche ou humide) du PVC constitue plutôt un traitement chimique
résistance thermique. Cette propriété est mise à profit pour la fabrication de:
- tuyaux et raccords pour le transport de fluides chauds utilisés dans les installations de
chauffage central.
Les résines de PVC se présentent sous forme d’une poudre blanche, inodore (sauf pour
certains copolymères) et insipide, elles font penser suivant leur répartition granulométrique à
de la farine ou à un sable très fin. Pour caractériser avec plus de précision chaque résine et
17
Parte Théorique
faciliter aussi le choix des transformateurs, on fait recours à une désignation normalisée
(AFNOR et ISO). Dans ce qui suit on va citer quelques caractéristiques de ces résines.
exige un apport énergétique plus important. Parallèlement, il en résulte des produits finis à
Cette caractéristique de la résine peut être mesurée soit par écoulement libre, soit par
tassement. Elle rend compte du volume réellement occupé par une quantité déterminée de
Les compositions à base de PVC peuvent être mises en oeuvre par toutes les méthodes de
produits transformés présentent une bonne aptitude au façonnage et à l’usinage ainsi qu’au
18
Parte Théorique
II.2.3.1. Résistance aux agents chimiques: Le PVC non plastifié possède une résistance
hydrocarbures aliphatiques). Par contre, le PVC plastifié est sensible à certains solvants
Le PVC est un polymère amorphe présentant une très faible cristallinité dont la masse
volumique est de :
Le PVC présente une bonne rigidité à température ambiante ainsi qu'une excellente
résistance à l'abrasion. Il présente, par contre, une certaine fragilité à froid, notamment une
Le PVC présente de bonnes qualités d'isolement électrique. Les pertes diélectriques restent
néanmoins suffisantes pour permettre le soudage par haute fréquence [17]. Le tableau I.2
La molécule de PVC est sensible à l’action de la chaleur, à partir d’un certain niveau. Cette
cette dernière.
La stabilité thermique peut être déterminée suivant des méthodes statiques (action de la
obtenu par friction entre deux cylindres par exemple). Le critère d’évaluation relatif peut être
20
Parte Théorique
d’indicateurs colorés ou par mesure du pH d’une solution aqueuse où le gaz a été entraîné,
etc.…
PVC souple à température ambiante. Le tableau (I.3) résume les propriétés thermiques du
PVC.
21
Parte Théorique
Température de la fragilisation ºC - - 30
II.3.Applications
Nous examinons ici les produits obtenus par les différentes techniques de mise en œuvre.
II.3.1. Extrusion
Extrusion de profilés rigides pour volets, portes, châssis de fenêtres, mains courantes,
- thermoformage, etc.
exemple).
Les bouteilles, flacons et corps creux rigides en PVC trouvent un vaste champ
- grande légèreté et robustesse ; bonne rigidité même pour des récipients à parois
L’application principale de cette technique est celle des emballages, tels que les sacs,
23
Parte Théorique
- Stabilité dimensionnelle.
- sensibilité au froid.
- dégradation de polymères
24
Parte Théorique
La charge consiste en une phase rigide introduite, entre autre, pour l’amélioration des
propriétés mécanique. Le renforcement lié à la présence de charges permet d’accroitre le
domaine d’application du polymère auquel est ajoutée la charge [11].
Ainsi selon les applications et le renforcement souhaité, différents types de charge peuvent
être utilisés :
III.1.1. La structure
La structure de la charge se définit selon différentes échelles de taille. La structure primaire
de la plupart des charges nanométrique découle du regroupement lors de la synthèse de
particules élémentaires sous forme d’agrégat indivisible. Une attraction plus faible existe
aussi entre agrégats conduisant à la formation d’une structure secondaire sous forme
d’agglomérats. La structure secondaire est destructible sous l’effet d’une action mécanique
[16].
III.1.2. La surface spécifique
C’est la surface développée de la charge par unité de masse. Plus la taille de la particule est
petit plus la surface spécifique est grande. Elle est de 10 à 40 m 2/g pour les kaolins, de
quelques m2/g à 150m2/g pour le noir de carbone et elle peut atteindre 400 m2/g pour certaines
silices. Plus la surface spécifique est grande plus le renforcement potentiel est important [16].
25
Parte Théorique
D’une manière générale, les substances les plus utilisées comme charge dans les matières
plastiques doivent d’abord satisfaire à un certain nombre d’exigences énoncées ci-après :
Bas prix de revient sauf pour des applications bien spécifiques [11,17].
Selon leur origine, les charges peuvent être classées en deux catégories :
- Charges organiques ;
- Charges minérales.
26
Parte Théorique
Les charges organiques représentent une alternative efficace aux adjuvants des matières
plastiques dans de nombreux secteurs tels que l'emballage, les produits domestiques,
l'automobile ou l'agroalimentaire. Les principaux avantagesliés aux charges organiques sont :
Faible coût ;
Parmi les charges organiques les plus utilisées, on peut citer les farines de bois et les fibres
vegetales.
27
Parte Théorique
Les argiles de types phyllosilicates sont des minéraux de structure lamellaire, les feuillets sont
constitués par des couches tétraédriques et par des couches octaédriques. Les tétraèdres de formules
SiO4 forment des hexagones (voir figures I.3 et I.4).
28
Parte Théorique
29
Parte Théorique
- la combinaison de feuillets ;
- la charge de la couche ;
- la nature des espèces dans l’espace interfoliaire (cations, molécules d’eau, …).
Il existe plusieurs classifications des argiles. La plus classique est basée sur l’épaisseur du
feuillet [17]:
Les argiles possèdent un intérêt économique très important du fait que ces matériaux sont
utilisés comme matières pour la fabrication de divers produits, parmi lesquels on peut citer :
Les agents de couplages sont des produits utilisés pour créer des ponts moléculaires situés
à l’interface de deux substrats qui sont, à titre d’exemple, une charge inorganique et une
matrice polymérique, comme il est montré dans la figure I.5 suivante :
Le traitement de surface de l’argile par des agents de couplage facilite leur dispersion
dans la matrice polymérique et crée une grande
Groupement forcedud’interaction
fonctionnel polymère entre la charge et les
polymères. A titre d’exemple, on peut citer : le polychlorure de vinyle chargé par l’argile
traitée par un agent de couplage [19]. L’incorporation d’une charge superficiellement
modifiée par un agent de couplage améliore les propriétés mécaniques de polymère.
Parmi les agents de couplage connus pour traiter la surface du l’argile, il y a les
organotitanates, les aluminates, les zirconates et les organosilanes et les sels d’ammonium
organiques [19].
Les agents de couplage les plus efficaces sont les sels d’ammonium organiques
(surfactants), les organosilanes et les organotitanates à cause de leur dispersion facile dans les
mélanges polymère – charge et ils ont une bonne résistance aux produits chimiques. Les
agents de couplage à base de silane améliorent à la fois les propriétés rhéologiques et
mécaniques des polymères [19].
III.3.1. Organotitanates
Les organotitanates sont des agents de couplage très particulier dans la mesure où leur
réaction de l’interface inorganique (charge) se traduit par la formation sur celle-ci de couches
31
Parte Théorique
+ ROH
Charge Organotitanate
inorganique
Figure I.6: Modification superficielle d’une charge inorganique par un organotitanate [20]
Polymère
Charge inorganique
32
Parte Théorique
Charge minérale
Polymère
Le groupement fonctionnel (R), réagit avec la résine organique tel que le polymère et les
groupements fonctionnels (X) attachent la charge minérale et ceci pour réaliser un effet de
couplage polymère–charge. En conséquence les silanes améliorent les propriétés mécaniques
[20].
33
Parte Théorique
Les nanocomposites polymères (NCP) sont une famille de polymères renforcés contenant
de faibles quantités de particules d'argile (moins de 6 % en poids) ayant des formes de
feuillets d’epaisseur égale à un nanomètre [22].
Le matériau composite est un assemblage d'au moins deux matériaux non miscibles (mais
ayant une forte capacité d'adhésion). Le nouveau matériau ainsi constitué possède des
propriétés que les éléments seuls ne possèdent pas.
Par rapport aux composites conventionnels, ces matériaux présentent des améliorations
quant à leurs propriétés mécaniques, thermiques, électriques et barrières. En outre, ils peuvent
réduire de manière importante le niveau d’inflammabilité et conserver la transparence de la
matrice polymère [22].
Il existe différentes familles de matériaux : les métaux, les plastiques, les ceramiques, etc.
Le principal intérêt de l'utilisation des composites provient de leur excellentes caractéristiques
spécifiques à savoir : rigidité élevée et faible densité. Parmi les composites, on distingue deux
types : la composite grande diffusion (GD) et la composite haute performance (HP) [22].
34
Parte Théorique
Un matériau composite est constitué d'une ossature appelée renfort qui assure la tenue
mécanique et d'une protection appelée matrice qui est généralement une matière plastique
(résine thermoplastique ou thermodurcissable) et qui assure la cohésion de la structure et la
transmission des efforts vers le renfort [23].
Les Renforts
Le renfort est le squelette supportant les efforts mécaniques. Il peut se présenter sous de
nombreuses formes : fibres courtes ou fibres continues (tissus ou textures
multidirectionnelles) en fonction de l’application envisagée. Les fibres possèdent
généralement une bonne résistance à la traction mais une résistance à la compression faible.
La figure I-9 représente les différents types de renforts utilisés pour la fabrication de
matériaux composites [23].
35
Parte Théorique
La Matrice
La matrice permet de lier les fibres de renforts, de répartir les contraintes, d'apporter la tenue
chimique de la structure et de donner la forme désirée au produit final [24].
Il existe un grand nombre de matériaux composites que l'on classe généralement en trois
familles en fonction de la nature de la matrice :
• Les composites à matrices organiques (CMO) qui constituent, de loin, les volumes les plus
importants aujourd'hui à l'échelle industrielle.
• Les composites à matrices céramiques (CMC) réservés aux applications de très haute
technicité et travaillant à haute température.
• Les composites à matrices métalliques (CMM), dans ce cas le matériau composite est constitué
D’une matrice métallique (par ex. aluminium, magnésium, zinc, nickel,…) [23].
La figure I -10 résume les différentes matrices utilisées pour la fabrication de matériaux
composites.
36
Parte Théorique
Les composites à matrice polymère sont sûrement les plus développés du fait de
l’importance commerciale de ces derniers et de la maîtrise (coût et savoir-faire) de nombreux
processus de fabrication [24].
IV.2.2.1.Les nanoparticules
Les premières nanoparticules ont été utilisées il y a plus de cent ans. Les améliorations et
les nouvelles méthodes mises au point visent à obtenir un meilleur contrôle de leur taille, de
leur morphologie et de leurs propriétés de surface.
Le nanotube est une structure cristalline particulière, de forme tubulaire, creuse et close,
composée d'atomes disposés régulièrement en pentagones, hexagones et/ou heptagones,
obtenue à partir de certains matériaux, en particulier le carbone et le nitrure de bore [24].
Ils ont un diamètre inférieur à 100 nm et un rapport longueur/diamètre d’au moins 100. La
dispersion des nanotubes dans le polymère est essentielle pour obtenir les propriétés désirées.
L’ajout de ces derniers dans la matrice peut augmenter la viscosité du polymère [24].
37
Parte Théorique
Ils existent trois types de nanocomposites pouvant être obtenus avec des argiles dans une
matrice polymère (figure I.11) :
Une (ou parfois plusieurs) chaîne polymère est intercalée entre les couches de silice. Le
résultat est une structure relativement ordonnée avec une alternance de couches polymères et
inorganiques [25].
IV.3.3.Nanocomposite exfolié
38
Parte Théorique
Modification des lamelles ou feuillets d’argile pour les rendre compatibles avec les
polymères. Les argiles sont généralement hydrophiles et naturellement incompatibles avec la
plupart des polymères. L’étape préalable consiste donc en une altération de la polarité
.insérant un cation de taille plus importante, la distance entre les deux couches de silice
augmente, ainsi que le caractère hydrophobe de l’argile [25].
Intercalation de l’argile modifiée avec le polymère : le polymère peut être incorporé dans
l’inter-couche soit sous forme de polymère ou de monomères qui polymériseront (in-situ)
pour aboutir au nanocomposite final [25].
Rhéologiques.
Thermiques (enthalpie, chaleur, cinétique de cristallisation).
39
Parte Théorique
40
Parte Théorique
Général Motors Corps a utilisé des nanocomposites sur les baguettes de protection latérale
de l'une de ses voitures les plus vendues (Chevrolet Impala, modèle 2004) [11].
Les nanotubes de carbone peuvent servir de renforts conducteurs pour dissiper l’électricité
statique dans des équipements de fabrication de disques durs ou de semi-conducteurs. Ils
peuvent également être insérés dans des pièces automobiles plastiques pour les rendre
conductrices et permettre de les peindre en utilisant leurs propriétés électrostatiques [25].
41
Partie
expérimentale
Chapitre II Partie expérimentale
PARTIE EXPÉRIMENTALE
I- DESCRIPTION DU PROTOCOLE EXPERIMENTAL
Le but de ce travail est de déterminer, le pourcentage d’argile qui optimise les propriétés
physiques du PVC dans l’intervalle :[ 1% , 7%] .
b) Plastifiant
Les plastifiants sont des produits organiques à haut point d'ébullition, ils se présentent sous
forme de liquides plus ou moins visqueux, comme l'acide phtalique et le diéthylhexylphtalate
(DEHP), mieux connu sous le nom DOP (dioctylphtalate). Ils sont ajoutés à la résine à des
taux variables pour, d’une part, faciliter la capacité de traitement du produit en cours
d’élaboration et, d’autre part, conférer une souplesse permanente au produit fini.
42
Chapitre II Partie expérimentale
COOC6H12 C2H5
COOC6H12 C2H5
Caractéristique Valeur
c) Stabilisant
Ces produits sont destinés à prévenir les effets néfastes de la chaleur, de la lumière et de
l'oxygène, sur la macromolécule. Les actions des stabilisant sont celles des fonctions
chimiques (phénoliques, amines,…) présentes dans leurs molécules, mais la structure
moléculaire plus ou moins complexe qui les porte influe sur leur efficacité en jouant sur la
fusibilité, la compatibilité, la diffusibilité et l'extractibilité du stabilisant.
43
Chapitre II Partie expérimentale
d) Les charges
d.1) Argile
Spécification Indication
44
Chapitre II Partie expérimentale
Plan de travail
Malaxeur à hélices
Dry blender
Extrusion
Moulage
Tests de
caractérisation
Résultats et discussions
45
Chapitre II Partie expérimentale
a- Mélangeage
La préparation des mélanges à base de résine PVC est réalisée par mélangeage de chaque
formulation à l'état de poudre. Le plastifiant, sous forme liquide, est ajouté au cours du
mélangeage des autres ingrédients.
46
Chapitre II Partie expérimentale
a-2-Mode opératoire
L’utilisation du mélangeur commence toujours par son nettoyage préalable. Ensuite, tous
les constituants de la formulation sont versés dans la cuve, à l'exception du plastifiant qui ne
sera ajouté au mélangeur que lorsque la température a atteint 40 °C, sachant que durant toute
l'opération la vitesse du mélangeur égale à 3000 tr/min.
b- Extrusion
47
Chapitre II Partie expérimentale
b-1-Appareil
- L'extrudeuse que nous avons utilisée est du type mono vis de marque : PLE 330, son
fabriquant est «SCHWABENTHAN» (voir figure II.2).
48
Chapitre II Partie expérimentale
c-1-Appareil utilisé
- La presse que nous avons utilisée est de type «POLYSTAT 300S », son fabriquant est :
«SCHWABENTHAN» (voir figure II.3).
49
Chapitre II Partie expérimentale
Pour préparer les plaques il faut, au préalable, couper les bandes extrudées sous formes de
petits morceaux, puis on place ceux-ci dans le moule (le moule à une forme circulaire).
Puis on met le moule dans la presse (entre les deux plateaux) sous les conditions suivantes :
50
Chapitre II Partie expérimentale
a- Appareil de traction
L’appareil utilisé est de type Z 100, son fabriquant est : «Zwick Roell» (voir figure II.4).
La vitesse de déformation a été réglée à 100 mm/min.
Découpages des éprouvettes selon la norme VE501 (voir figure II.5) à l’aide d’une
découpeuse ou cisaille (voir figure II.6).
Mesurer l’épaisseur des éprouvettes, à l’aide d’un pied à coulisse, en trois points entre
les repères tracés pour l’essai de traction. L’épaisseur à considérer est alors la moyenne
des trois valeurs mesurées.
Calcul de la section de chaque éprouvette à partir de la formule suivante :
S=L*E
Telle que :
S : section de l’éprouvette en mm2
L: largeur de l’éprouvette en mm (b = 4 mm).
E : épaisseur de l’éprouvette en mm.
51
Chapitre II Partie expérimentale
Figure II. 5 : schéma d’une éprouvette pour essai de traction découpée selon la norme
VE501.
52
Chapitre II Partie expérimentale
c- procédure d’essai
53
Chapitre II Partie expérimentale
L'eau peut avoir une action néfaste sur les caractéristiques générales des matériaux
composites à matrice polymère (propriétés électriques, propriétés à long terme, etc…).
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Chapitre II Partie expérimentale
Masse initiale
La dureté (ou rigidité superficielle) est une grandeur qui permet d’apprécier la
déformabilité de la surface lorsqu’elle est sollicitée normalement par un poinçon (ou
pénétrateur) de géométrie définie.
La dureté shore est un essai empirique essentiellement conçu dans le but de contrôle.
L’essai consiste à appliquer, par l’intermédiaire d’un ressort étalonné, un effort tendant à
enfoncer un pénétrateur de forme défini (forme conique) dans le matériau à tester.
a. Appareillage de contrôle
L’appareil utilisé est un duromètre de type HPE (voir figure II.8), il mesure la dureté shore A
selon la norme ISO 868. Son fabriquant est «Zwick- Roell».
55
Chapitre II Partie expérimentale
b. Procédure d’essai
Pour cet essai on utilise une plaque de 2 mm d'épaisseur pour chaque mélange
ou formulation.
On effectue quatre mesures de la dureté sur un coté de la plaque.
On détermine la dureté en faisant la moyenne arithmétique des valeurs
maximale et minimale relevées.
Dans cette étude, on évalue la capacité de traitement du matériau préparé grace aux
courbes données par le plastographe (voir figure II.9). En effet, les plastogramme (courbes
tracées par le plastographe) donnent la variation du moment exercé par l’appareil en fonction
du temps. Le moment exercé est directement lié à la viscosité du matériau élaboré. Plus la
valeur du moment en régime permanent est elevée plus le matériau sera visqueux et donc plus
il sera difficile à traiter et à mettre en forme par les machines de traitement des matières
plastiques (extrudeuse, injecteuse, etc…). Par consequent, si l’incorporation de l’argile dans la
56
Chapitre II Partie expérimentale
matrice PVC ne provoque pas une élevation néfaste de la viscosité du matériau préparé, alors
les courbes (plastogrammes) des formulations contenant l’argile seraient semblable (en
régime transitoire et en régime permanent) à la courbe de la matrice pure (PVC).
a- Appareil utilisé
b- Procédure d’essai
- En premier lieu, nous avons découpé la bande, provenant de l’extrusion de chaque
formulation, en fragments plus petits. Puis on remplit la capsule circulaire inférieure du
plastographe avec ces fragments (4.5 g).
- En second lieu, on programme la température avec laquelle doit se faire la mesure. Cette
température doit être, de préférence, choisie égale à la température d’extrusion (140 °C).
En dernier lieu, on ferme la capsule en faisant descendre, par-dessus, un plateau couvercle.
Une fois la capsule complètement fermée, on initialise la séquence de collecte en temps réel
des données pour obtenir la courbe donnant le moment exercé par l’appareil en fonction du
temps.
57
Chapitre II Partie expérimentale
a- Appareil utilisé
b- Procédure d’essai
- En premier lieu, nous avons découpé une de petits morceaux à partir de plaques obtenues
par moulage. Puis on remplit des petits tubes à essai avec ces fragments.
- En second lieu, une huile de type «Refernzflussigkeit» IRM 902 sera épanchée dans la
résistance contenant des emplacements pour tubes à essai. Il faut que la résistance atteigne la
température de 150 °C pendant 1 heure, puis on a élevé la température jusqu’à 200 °C.
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Chapitre II Partie expérimentale
Papier pH
Tube à essai
Début de la Espace
dégradation entre la
matière et
le papier
pH
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Chapitre II Partie expérimentale
RESULTATS ET DISCUSSIONS
1- ESSAI DE TRACTION
Les résultats obtenus sont présentés dans le tableau II-3. Les valeurs présentées sont la
moyenne de cinq mesures.
0% 5,82 117,48
2% 7,09 152,81
4% 5,75 107,14
6% 4,52 86,89
A partir des résultats précédents on peut tracer les courbes de la résistance à la traction et
de l'allongement à la rupture en fonction du % en MMT (voir figures II-12 et II-13).
60
Chapitre II Partie expérimentale
7,5
7,0
Résistance à la traction (MPa)
6,5
6,0
5,5
5,0
4,5
0% 2% 4% 6%
% EN MMT
61
Chapitre II Partie expérimentale
160
150
140
Allongement à la rupture (%)
130
120
110
100
90
80
0% 2% 4% 6%
% enMMT
- Sous l'influence d'une contrainte, les éprouvettes subissent un allongement suivit d'une
rupture.
D'après la figure II-12 on remarque que la résistance augmente avec l'ajout de pourcentage
de MMT jusqu'à 2 % où la résistance devient maximale (7.09 MPa).
62
Chapitre II Partie expérimentale
- On remarque également que l’allongement à la rupture (et donc l’élasticité qui est liée à la
résistance aux chocs) du matériau préparé est maximale à 2 % en MMT.
En tenant compte des résultats obtenus dans une étude antérieure on a le tableau II-4 suivant :
1%
8.97 263.68
3%
5.4 161.89
5% 4.62 139.87
7% 4.62 135.65
Il ressort du tableau II-4 que le pourcentage d’argile qui optimise (maximalise) Rmax et
l’allongement à la rupture est égale à 1 %.
63
Chapitre II Partie expérimentale
0 56.72 57.10
2 55.83 55.95
4 55.73 55.75
6 55.14 55.10
D'après les résultats du Tableau II-5 précédent on obtient la courbe suivante (voir figure II-
14).
64
Chapitre II Partie expérimentale
56,8
56,6
56,4
56,2
DURTE SHORE A
56,0
55,8
55,6
55,4
55,2
55,0
0% 2% 4% 6%
% enM M T
La dureté shore A représenté la résistance aux rayures de la surface des mélanges préparés.
Les résultats de la dureté Shore A (figure II-14) sont en accord avec ceux de l'essai de
traction. La dureté la plus grande est obtenue pour le mélange à 0 % en MMT, alors que la
plus faible est celle relative au mélange à 6 % en MMT.
En tenant compte des résultats obtenus dans une étude antérieure [40] on a le tableau II-6
suivant :
65
Chapitre II Partie expérimentale
1% 65.80 65.75
3% 60.10 60.00
5% 57.20 57.22
7% 57.10 57.09
Il ressort du tableau II-6 que le pourcentage d’argile qui optimise (maximalise) la dureté
shore A est de 1%.
0% 2 2.01 0.005
2% 2 2.02 0.01
Tableau II-7. Absorption relative d’eau pour les différentes formulations étudiées.
D'après les résultats du tableau II-7 on obtient la courbe suivante (figure II-15) :
66
Chapitre II Partie expérimentale
0,040
0,035
0,030
ABSORPTION D'EAU(%)
0,025
0,020
0,015
0,010
0,005
0% 2% 4% 6%
% enMMT
On remarque que les formulations étudiées absorbent peu d'eau par rapport au polymère
matriciel pur (PVC) et la quantité d’eau absorbée ne dépasse pas 0.036 % quel que soit le
pourcentage d’argile utilisé.
Lorsque le pourcentage d'argile augmente, l'absorption d'eau augmente aussi, parce que
l'argile est polaire et donc elle a tendance à attirer l'eau.
En tenant compte des résultats obtenus dans une étude antérieure on a le tableau II-8
suivant :
67
Chapitre II Partie expérimentale
Tableau II-8. Absorption relative d’eau pour les différentes formulations étudiées
Il ressort du tab II-7 que l’absorption d’eau est minimale pour 1 % en argile. D’autre part
jusqu’à 7 % en argile, la quantité d’eau absorbée reste minime.
4- ESSAIS RHEOLOGIQUES
La figure II-16 montre les plastogrammes des différentes formulations étudiées.
0%
12
2%
4%
10 6%
Moment exercée (Nm/mm)
0 2 4 6 8 10 12
temps (mim)
Figure II-16 : évolution du moment de malaxage exercé en fonction de temps pour chaque
mélange.
68
Chapitre II Partie expérimentale
0% 12
2% 5.5
4% 10
6% 5.0
Tableau II-9 Les pics des moment exercée pour les différentes formulations étudiées
A partir de la figure II-16 on remarque que le moment de malaxage exercé par l’appareil
est à peu près constant pour les cinq mélanges (toutes les courbes sont semblables à la courbe
qui correspond au PVC pur).
- Ces résultats montrent que l’introduction d’argile ne provoque pas une augmentation de la
viscosité du matériau (qui est directement liée au moment de malaxage en régime permanent)
par rapport à la matrice pure (PVC). Donc la capacité de traitement du matériau préparé reste
identique à celle du PVC pur.
5- Stabilité thermique
Les résultats obtenus (à 200 °C) sont présentés dans le tableau II-10 suivant :
Pourcentage en MMT Temps de dégradation (min)
0% 46
2% 27
4% 14
6% 11
D'après les résultats précédents on obtient la courbe suivante (voir figure II-17).
69
Chapitre II Partie expérimentale
50
45
40
Tem ps de dégradation (m in)
35
30
25
20
15
10
0% 2% 4% 6%
% enM M T
D'après la figure II-17 on constate que le plus faible temps de dégradation (correspondant
à la stabilité la plus basse) est celui des mélanges à 4% et 6% en MMT, par contre le mélange
à 0 % en MMT possède le temps de stabilité le plus grand (environ 46 min).
En tenant compte des résultats obtenus dans une étude antérieure on a le tableau II-11 suivant:
70
Chapitre II Partie expérimentale
1% 73.55
3% 25.40
5% 19.00
7% 16.48
80
70
Temps de dégradation (min)
60
50
40
30
20
10
0% 1% 2% 3% 4% 5% 6% 7%
% enM M T
71
Conclusion générale
L'objectif de notre travail a consisté à étudier les propriétés physiques et mécaniques
d'un matériau composite a base de résine de PVC et d'argile de type montmorillonite.
Cette étude s’est limitée à l’analyse des propriétés physiques (absorption d’eau),
mécaniques telles que l'allongement à la rupture, résistance à la traction, dureté Shore A,
stabilité thermique et propriétés rhéologiques (capacité de traitement). Les résultats
obtenus nous permettent de conclure que :
L'essai d'absorption d'eau montre que l'ajout (jusqu’à 7 %) de MMT ne provoque pas
une grande absorption d'eau (absorption relative d’eau ≤ 1 %).
L'essai de stabilité thermique montre que le temps de dégagement de gaz HCL est très
élevé pour le mélange à 1 % en MMT, et donc cette dernière formulation est très
résistante à la chaleur.
Les résultats de l’essai de dureté sont en accord avec ceux de la résistance à la traction et
les résultats des essais rhéologiques s’accordent avec ceux de l’allongement à la rupture
(la formulation à 1 % en argile possède l’élasticité la plus grande et le plastogramme le
plus bas).
Cette étude a mis en évidence une amélioration simultanée des propriétés mécaniques,
physiques, thermiques et rhéologiques du PVC et cela pour un taux de renfort en argile
égal à 1 %. Ceci est conforme aux résultats rapportés dans la littérature scientifique
relative aux matériaux nanostructurés de type polymère argile.
72
Références Bibliographiques
[01] G.Ehrensten, F.Montagne, Structures de propriétés et apllications; materiaux
polymeres, hermes science publication Paris,(2000)
[06] R.P. Jean et P. Scharff ; chimie industrielle -2-édition ; dunod, paris (2002)
[07]https://fr.wikipedia.org/wiki/Polym%C3%A8re (15/04/2016)
[12] J.Bost, Matières plastiques; chimie application 2eme édition, paris, (1985)
[13]D.C.Miles et J. H. Briston,Technologie des polymères, Dunod, Paris, (1968)
[19]- http://www.gfp.asso.fr/nano-composites-a-charges-lamellaires-et-matrice-
polymere (2003)
ﻣﻠﺨﺺ
وﯾﮭﺪف ھﺬا اﻟﻌﻤﻞ إﻟﻰ دراﺳﺔ،ھﺬه اﻟﻤﺬﻛﺮة ﻣﺘﻜﻮﻧﺔ ﻣﻦ ﺟﺰﺋﯿﻦ ﺟﺰء ﻧﻈﺮي وﺟﺰء ﻋﻤﻠﻲ
اﻟﺨﺼﺎﺋﺺ اﻟﻔﯿﺰﯾﺎﺋﯿﺔ واﻟﻤﯿﻜﺎﻧﯿﻜﯿﺔ ﻟﻠﻤﺮﻛﺐ اﻟﻤﺘﻜﻮن ﻣﺘﻌﺪد ﻛﻠﻮر اﻟﻔﯿﯿﻨﯿﻞ ﻣﻊ ﻣﺨﺘﻠﻒ ﻧﺴﺒﺔ اﻟﻄﯿﻦ
. اﻟﻠﺰوﺟﺔ و اﻟﺜﻮاﺑﺖ اﻟﺤﺮارﯾﺔ، اﻣﺘﺼﺎص اﻟﻤﺎء، اﻟﺼﻼﺑﺔ، اﻟﺸﺪة: وذﻟﻚ ﺑﺪراﺳﺔ اﻟﺨﺼﺎﺋﺺ اﻟﺘﺎﻟﯿﺔ