Modernisation Assurance Tunisie
Modernisation Assurance Tunisie
24 Novembre 2021
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
SOMMAIRE
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1
RAPPEL DU RÉFÉRENTIEL
SOLVABILITÉ 2
3
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
SOMMAIRE
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MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
Supervision
Pilier 3
Pilier 1 Pilier 2
Information des
Exigences Exigences
superviseurs
quantitatives qualitatives
et du public
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MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
Les règles d ’évaluation de chaque poste sont différentes entre S1 et S2. Le besoin en capital se retrouve au passif, avec
le SCR et la marge pour risque.
Passage en bilan
économique
Bilan Normes Françaises Bilan Solvabilité II
Actifs incorporels Actifs incorporels MCR
Réassurance Réassurance
SCR
Capitaux propres Capitaux propres
Capital
Excédentaire
Autres dettes
Autres actifs dont dont impôts différés
Autres dettes passifs
Autres actifs impôts différés actifs
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MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
Au-delà de l’ajustement de provisions techniques, Solvabilité 2 vise à déterminer une exigence en capital de solvabilité. Dans
les faits, ce sont deux capitaux qui sont visés :
MCR SCR
Retrait
d’agrément
Avertissement du superviseur et plan
de redressement à mettre en œuvre
7
2
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MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
SOMMAIRE
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MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
L’article 101 de la Directive S2 stipule que le SCR correspond au Les différents chocs ont été déterminés par l’EIOPA sur un
montant minimum de fonds propres dont doit disposer la compagnie profil moyen du marché européen de l’assurance. Aussi, les
pour éviter une situation de ruine à 1 an dans 99,5% des cas. paramètres définissant chacun de ces chocs peuvent être
révisés (clause de révision).
A ce titre, la mesure de risque retenue sous le Pilier 1 est la
Value At Risk (VaR)
Pour le marché tunisien, les scénarios de chocs et paramètres
devront être adaptés.
La Value At Risk (VaR) de niveau α associée au risque X est Cet objectif devra être réalisé sur place, en étroite collaboration
donnée par : entre le CGA et le
marché. Cela se fera notamment lors des QIS.
𝑽𝒂𝒓 𝑿, 𝜶 = 𝑰𝒏𝒇 𝒙 𝑷𝒓 𝑿 ≤ 𝒙 ≥ 𝜶}
VaR Perte
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MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
Une des alternatives possible à la VaR comme critère de fixation de l’exigence des capitaux propres dans Solvabilité II est
la Tail Value At Risk (Tvar).
Cette dernière permet de capter l’ampleur de Elle n’a pas été retenue du fait de sa difficulté
la ruine au-delà de sa probabilité de de mise en œuvre car elle correspond à
survenance (information fournie par la l’espérance sur les valeurs extrêmes d’une
VaR).Autrement dit, la TVaR apparait comme distribution que l’on n’observe pas
la moyenne des VaR de niveau supérieur à α. directement la plupart du temps.
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MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
SOMMAIRE
7 PRÉSENTATION DE LA MÉTHODE DE CALCUL DES PARAMÈTRES DES RISQUES SPÉCIFIQUES PAR LES « USP » p.57
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MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
Principes de base
La directive prévoit une évaluation du besoin de solvabilité selon une formule fermée, en fournissant :
➢ les coefficients de corrélation
➢ les chocs
➢ les différents paramètres du modèle de calibrage .
Mais ce modèle peut ne pas être adapté à certaines compagnies qui admettent des risques spécifiques.
Il y a donc possibilité de déterminer soit même son calibrage via un modèle interne (MI) ou un modèle interne partiel
(MIP). L’intérêt de ces travaux repose sur une diminution du capital de solvabilité requis.
➢ En modèle interne, l’organisme doit déterminer lui-même les modules de risque, les chocs et les corrélations
entre les risques.
➢ En modèle interne partiel, certaines composantes seront propres à la compagnie dans un ou plusieurs sous
modules de la formule standard.
Un dossier technique doit être soumis pour validation avec présentation des hypothèses de modélisation à l’autorité
de contrôle.
Le modèle interne est généralement utilisé par les très grand acteurs de l’assurance, le coût de mise en
place restant très important.
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MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
SOMMAIRE
7 PRÉSENTATION DE LA MÉTHODE DE CALCUL DES PARAMÈTRES DES RISQUES SPÉCIFIQUES PAR LES « USP » p.57
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MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
▪ Le Pilier 1 a pour objectif de s’assurer que le niveau des fonds propres de l’assureur est suffisant afin d’éviter la ruine,
sous un an, dans 99,5% des cas. Autrement dit, il convient de s’assurer que le bilan de l’assureur lui permettra de
conserver des fonds propres économiques non nuls dans un grand nombre de situations, même fortement défavorables
▪ Les travaux du Pilier 1 peuvent se décomposer en 4 étapes :
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5
INTRODUCTION AU CALCUL DU
SCR ET DU MCR EN FORMULE
STANDARD
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MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
SOMMAIRE
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Actifs
Marché Santé Contrepartie Vie Non-vie
incorporels
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Les risques élémentaires sont agrégés à l’aide de matrices de corrélation pour déterminer les besoins en capital
représentatifs des classes de risque majeures.
SCR
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MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
FP1 FP2
A1 A2
PT1 PT2
FP
Le besoin de fonds propres de l’entité
A fusionnée est inférieur à la somme des
besoins de fonds propres des entités
PT initiales
A : Actif
FP : Fonds propres
PT : Provisions Techniques
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5.3 – Apports des questionnaires qualitatifs QIS sur la calibration des risques
Par défaut, la méthode utilisée pour le calcul du SCR est la formule standard. La calibration de la formule standard consiste à
trouver un juste équilibre entre sensibilité aux risques, considération pratiques de mise en œuvre et charge en capital
induite pour les assureurs.
Les QIS ont permis de juger de la pertinence et de la complexité de la formule standard (questionnaires qualitatifs).
Le législateur cherche souvent à positionner la formule standard par rapport aux résultats obtenus par les assureurs dans leur
modèle interne.
La formule standard présente une approche générale très encadrée qui limite l’adéquation avec la structure de risque de l’assureur
Elle est calibrée pour s’adapter à la majorité des intervenants du marché, il n’y a pas de prise en compte des spécificités
propres à chaque assureur.
Approche statique : Le nombre d’informations obtenu reste limité au calcul du SCR et n’est pas suffisant pour la mise en place d’une
politique de gestion des risques.
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MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
SOMMAIRE
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MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
Le BSCR correspond aux fonds propres dont devrait disposer la compagnie afin de couvrir ses 6 grandes catégories de
risques (avant ajustement et prise en compte du risque opérationnel). Ces 6 catégories de risques sont
Le risque de marché (actif)
Les 3 risques de souscription (passif) :
✓ Vie
✓ Non Vie
✓ Santé
Le risque de défaut des contreparties (mécanismes de couverture)
Les risques associés aux actifs incorporels/intangibles (hauts et bas de bilan)
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MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
Lié aux fluctuation des valeurs de marché des instruments financiers. Prend en compte la variation des cours des
actions, des taux d’intérêt, des taux de change, etc…
BEL
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MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
La charge de capital au titre du risque de marché est obtenue en agrégeant les charges de capital (ou delta BOF) des
risques compris dans le module de marché à l’aide de la formule et de la matrices de corrélations ci-dessous :
SCRMkt = max
CorrMktUpr ,c .Mktup ,r .Mktup,c ; CorrMktDown r ,c .Mkt down , r .Mkt
down ,c
r ,c r ,c
Taux d’intérêt 1
Actions 0 / 0,5 * 1
Concentration 0 0 0 0 0 1
* : 0 ou 0,5 selon le scénario retenu pour le sous-module de risque de taux d’intérêt (hausse ou baisse)
0 : situation de hausse des taux
0,5 : situation de baisse des taux
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MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
Ce module est utilisé pour évaluer les charges de capital relatives aux risques de souscription vie.
Le module de risque de souscription vie comprend 7 chocs correspondant à un recalcul du Best Estimate en modifiant
les lois de sinistralité. Il couvre les risques suivant :
Mortalité
Longévité
Invalidité/morbidité
Catastrophe
Dépense
Rachat
Révision
Exemple
Le risque de mortalité (art. 137) : l’exigence de capital pour ce risque est égale à la perte de fonds propres de base
des entreprises d’assurance et de réassurance résultant de la hausse soudaine et permanente de 15% des taux
de mortalité utilisés pour le calcul des provisions techniques.
✓ Application de la hausse des taux uniquement aux contrats d’assurance pour lesquels une hausse des taux de
mortalité entraine une augmentation des provisions techniques, moins la marge de risque.
Le risque de longévité (art. 138) : l’exigence de capital pour ce risque est égale à la perte de fonds propres de
base des entreprises d’assurance et de réassurance résultant de la baisse soudaine et permanente de 20% des
taux de mortalité utilisés pour le calcul des provisions techniques.
✓ Application de la baisse des taux uniquement aux contrats d’assurance pour lesquels une baisse des taux de
mortalité entraine une augmentation des provisions techniques, moins la marge de risque.
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MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
SCRLife = r c
CorrLifer ,c Lifer Lifec
Lifer, Lifec représentent les charges de capital pour les risques de souscription vie spécifiques en fonction des lignes
et des colonnes de la matrice de corrélation
CorrLifer,c représente les cellules de la matrice de corrélation CorrLife
La matrice de corrélation CorrLife pour le risque de souscription vie est donnée ci-dessous:
Mortalité 1
Longévité -0,25 1
Invalidité 0,25 0 1
Rachat 0 0,25 0 1
Dépense 0,25 0,25 0,5 0,5 1
Révision 0 0,25 0 0 0,5 1
Catastrophe 0,25 0 0,25 0,25 0,25 0 1
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MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
Les paramètres devraient être plus ou moins standards et applicables au cas tunisien, éventuellement avec des
simplifications.
Le CGA devra prendre de fortes positions pour simplifier Solvabilité 2 afin de l'appliquer en Tunisie, surtout les
premières années. Il sera toujours possible de sophistiquer le modèle plus tard, si le besoin survient.
Dans ce même sens, la matrice de corrélations devrait être applicable, bien qu´elle ne soit pas facilement vérifiable sur
place.
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MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
Où
• r,c couvre toutes les combinaisons possibles (r,c) des 3 risques cités
• 𝐶𝑜𝑟𝑟𝑟,𝑐 représente le coefficient de corrélation relatif au risque de souscription en non-vie pour les sous-modules r et c
• 𝑆𝐶𝑅𝑟 et 𝑆𝐶𝑅𝑐 représentent l’exigence de capital pour le sous module r et c respectivement
D’une manière synthétique, sur les contrats non vie, les risques peuvent être regroupés en 2 catégories
L’incertitude liée à la sinistralité passé (une révision des provisions évaluées)
L’incertitude liée à la sinistralité future (aléa du ratio S/P)
Ces deux risques sont donc pris en compte dans le risque de primes et réserves
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MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
Le chargement en capital au titre du risque de primes et réserves Non Vie est obtenu via la formule analytique
suivante
𝑆𝐶𝑅𝑝𝑟 = 3. 𝜎𝑛𝑙 . 𝑉𝑛𝑙
Avec σ qui représente l’écart-type combiné pour les risques de primes et réserves
Et V la mesure de volume globale (Primes + Réserves)
Par ailleurs, la mesure de volume globale est égale à la somme des mesures du volume (Primes + Réserves) par
segment s
Où V( prem,s )
V( res , s ) représente la mesure de volume pour risque de primes du segment s
représente la mesure de volume pour risque de réserve du segment s
𝐷𝐼𝑉𝑠 désigne le facteur de diversification géographique du segment s
Cette approche présente l’avantage de la simplicité mais repose sur le calcul approché d’un quantile reposant sur
plusieurs hypothèses fortes :
Log-normalité de la distribution des pertes
Dépendance linéaire des risques de primes et de réserves
Unicité des paramètres de déviation par LoB 33
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
La mesure du volume de provision V( res , s ) correspond au Best Estimate de sinistralité net de réassurance.
La mesure de volume de primes V( prem, s ) = max( Ps ; P(last , s ) ) + FP( existing , s ) + FP( futur , s )
Ps correspond à une estimation des primes à acquérir au cours des 12 mois à venir
Calcul par segment
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MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
31/12/N 31/12/N+1
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MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
Sur le marché, les primes acquises après les 12 premiers mois sont rarement comptabilisées
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MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
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MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
( ( prem,s )V( prem,s ) ) + ( prem,s)V( prem,s) ( res,s) V( res,s) + ( ( res,s)V( pes,s) )
2 2
s =
V( prem, s ) + V( res , s )
Calcul par segment
Segment Prime :V(prem,s) Réserve :V(res,s) Sigma prime :σ(prem,s) Sigma réserve :σ(res,s) Sigma total : σ(tot,s)
Motor Vehicle
100 000 000 15 000 000 10% 9% 9,34%
Liability Insurance
Exemple de calcul
8% × 5 000 000 2 + 8% × 10% × 5 000 000 × 1 000 000 + 10% × 1 000 000 2
𝜎(𝑓𝑖𝑟𝑒 𝑖𝑛𝑠𝑢𝑟𝑟𝑎𝑛𝑐𝑒) =
5 000 00 + 1 000 000
=7,64%
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MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
1
nl = CorrS . s .Vs . t .Vt
Agrégation des segments
. s ,t
Vnl s ,t
Avec 𝐶𝑜𝑟𝑟𝑆𝑠,𝑡 la matrice de corrélation par segment et 𝑉𝑛𝑙 la somme des volumes de primes et réserve de l’ensemble
des LoB.
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MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
Risque de rachat
Egalement appelé « risque de cessation en non-vie », le calcul du capital associé est basée sur
l’application de deux chocs de masse et est égal à la perte de fonds propres de base de l’entreprise
résultant de la combinaison de ces deux évènements soudains:
Une interruption de 40 % des polices pour lesquelles l’interruption engendre une augmentation des
provisions techniques hors marge pour risque.
Pour les contrats de réassurance couvrant des contrats d’assurance ou de réassurance à émettre
dans le futur, diminution de 40 % de ces futurs contrats pris en compte dans le calcul des
provisions.
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MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
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MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
Catastrophes en
Catastrophes Autres risques
réassurance dommage
naturelles non proportionnelle
catastrophes en non-vie
Responsa
Responsa Crédits &
bilité Maritime Aviation Incendie
bilité Cautions
automobile
Affaissement
SCRwindstorm = CorrWS ( r , s )SCR( windstorm,r ) SCR( windstorm, s ) + SCR(2windstorm,other )
( r ,s )
coefficient de exigences de capital pour le exigence de capital
corrélation relatif au risque de tempête dans les pour le risque de
risque de tempête régions r et s tempête dans les
de la région r et de régions autres
la région s
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MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
L’exigence de capital au titre des risques catastrophes en réassurance dommage non proportionnelle correspond au besoin en
capital correspondant au résultat d’une perte sur chaque contrat de réassurance autre que les contrats d’assurances crédits et
cautionnements.
1
Lnpproperty = 2,5 ( DIVnpproperty + 0,5) Pnpproperty
2
DIVnpproperty correspond au facteur de diversification géographique
✓ Calculé sur la base des primes acquises pour les engagements de réassurance non proportionnelle
Pnpproperty représente une estimation des primes à acquérir par l'entreprise d'assurance ou de réassurance au cours des 12 mois
à venir pour chaque contrat couvrant les engagements de réassurance
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MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
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MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
1. Définition
Art 105 - 6. Le module "risque de contrepartie" (ou de défaut) reflète les pertes possibles que pourrait entraîner le défaut
inattendu, ou la détérioration de la qualité de crédit, des contreparties et débiteurs de l'entreprise d'assurance ou de
réassurance sur les douze mois à venir. Il couvre :
Les contrats d'atténuation des risques : réassurance, titrisation, instruments dérivés…
Les paiements à recevoir des intermédiaires
Toute autre exposition de crédit ne relevant pas du sous-module "risque de spread"
2. Exemples
Les dérivés de crédit : Seule la partie risque de crédit est couverte par le module de calcul « spread ». Le risque de
contrepartie de l’accord est couvert dans le module de risque de contrepartie.
Les expositions liées à un état souverain (OCDE ou EEA) ne sont pas prises en compte dans le risque de crédit ou de
contrepartie.
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MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
3. Avantages
Le référentiel Solvabilité 2 constitue une évolution par rapport au référentiel S1 dans le sens où il tient compte de la probabilité
de défaut du réassureur
Les points 2 et 3 conduisent les compagnies à piloter leur programme de réassurance en retenant une métrique diminution du
risque / diminution de la rentabilité basée sur la notation du réassureur.
Limite de l’approche
Le modèle est basé sur des notations, ces dernières ne sont pas toujours exactes …
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MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
En cas d’indisponibilité de rating pour les réassureurs, il est possible de créer une matrice d’équivalence entre un
indicateur de solvabilité du réassureur et les notations classiquement utilisées. L’indicateur devra être choisi de manière
à refléter la solvabilité du réassureur et l’information doit être disponible dans un état public.
185%
150%
125%
100%
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MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
6.2 – Evaluation des fonds propres de base - Basic Own Funds (BOF)
Les fonds propres de base, Basic Own Funds (BOF), se définissent comme la différence entre la valeur de marché de
l’actif et les provisions techniques (Best Estimate BE et Risk Margin RM)
De façon schématique, les calculs décrits dans les spécifications consistent à déterminer les delta BOF selon différents
scénarios de chocs définis dans les modules de risque qui seront par la suite agrégés par des matrices de corrélation
(diversification).
Δ𝐵𝑂𝐹x = Δ𝑁𝐴𝑉x
BOFAvant
BOFAprès
Actifs
Marché Santé Contrepartie Vie Non-vie
incorporels
Santé Prime et
Taux d’intérêt Santé SLT Catastrophe Mortalité
NSLT réserve
Longévité Rachat
Action Mortalité Prime et
réserve
Incapacité
Catastrophe
Immobilier Longévité Invalidité
Rachat
Scénario central
Incapacité Rachat
Spread Invalidité
Schéma simplifié des étapes de calculs
Dépenses
Change Rachat
Ajustement dû à l’effet
Concentratio Révision
Dépenses d’absorption des
n participations aux
bénéfices futures
PRINCIPES DE BASES : CALCUL DU BSCR
Catastrophe
Révision
Calculs des delta NAV
SCR SLT
NSLT
HEALTH
SCR HEALTH
HEALTH CAT
Agrégations 1
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
SCR LIFE
SCR DEF
SCR Mkt
SCR Intang
Scénario choqué
SCR HEALTH
SCR NON LIFE
Agrégations 2
BSCR
SCR =
SCR Op
BSCR
− Adj. +
BSCR
Agrégations 3
50
7
PRÉSENTATION DE LA MÉTHODE DE
CALCUL DES PARAMÈTRES DES
RISQUES SPÉCIFIQUES PAR LES «
USP »
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MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
SOMMAIRE
7 PRÉSENTATION DE LA MÉTHODE DE CALCUL DES PARAMÈTRES DES RISQUES SPÉCIFIQUES PAR LES « USP » p.57
7.1 - DÉFINITION DE L'APPROCHE p.59
7.2 - MÉTHODOLOGIE DE CALCUL POUR LE RISQUE DE PRIME, RISQUE DE RÉSERVE ET LE RISQUE DE RÉVISION p.61
8 CALCUL DU SCR GLOBAL p.63
9 MÉTHODE DE CALCUL DU MCR p.73
10 CONSOLIDATION POUR LES GROUPES : MÉTHODES DE CALCUL DU SCR GROUPE p.78
11 CONSTITUTION DES FONDS PROPRES RÉGLEMENTAIRES p.84
12 ILLUSTRATION CHIFFRÉE p.93
52
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
Le risque de souscription Non-Vie – focus sur les Undertaking Specific Parameters (USP)
Les Undertaking Specific Parameters (USP) correspondent à des paramètres utilisés dans le cadre de la formule
standard, dont la valeur n’est pas fournie par les textes mais repose sur un calibrage interne à l’entité. Leur objectif est
de renforcer la cohérence entre le profil de risque de l’entreprise et le besoin en fonds propres.
Remarques supplémentaires
Le régulateur se réserve le droit de n’approuver qu’une partie des USP
L’entreprise ne peut réutiliser la formule standard classique qu’avec l’accord préalable du régulateur
Le calcul des USP doit être actualisé a minima une fois par an
53
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
Le risque de souscription Non-Vie – focus sur les USP : les étapes clés de la procédure d’approbation
Avant envoi du dossier au régulateur, l’utilisation des USP doit être approuvé par l’organe d'administration, de direction
ou de contrôle de l’entreprise.
54
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
Le risque de souscription Non-Vie – focus sur les USP : les étapes clés de la procédure d’approbation
2. Constitution du dossier
Mise en ▪ Mise en œuvre quantitative du
œuvre calibrage des USP
opérationnelle ▪ Documentation des retraitements,
des méthodes et des processus de
validation
4. Gouvernance du modèle
Amélioration ▪ Intégration des procédures de
continue calibrage, documentation et
validation dans la gouvernance
Solvabilité II
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MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
Le risque de souscription Non-Vie – focus sur les Undertaking Specific Parameters (USP)
Le SCR de réserve reflète le risque d’insuffisance des provisions Solvabilité 2, en d’autres termes le risque de réaliser un mali dans les
calculs prudentiels.
Le facteur σ mesure la volatilité des bonis/malis : plus il est élevé, plus l’entité doit immobiliser de capital.
Pour calculer un USP relatif au SCR de prime, la compagnie doit pouvoir reconstituer un historique de ratios S/P en visions S2. Pour
cela, il faut disposer, pour chaque survenance, des cotisations, et des paiements effectués et les meilleures estimations de la provision
pour sinistres à payer après la première année de développement suivant l’année de survenance de ces sinistres.
Le calcul des USP relatifs au SCR de provisions peut être effectué suivant deux approches :
• En estimant l’écart type d’un historique de boni/mali Solvabilité 2 ;
• Par une formule fermée (formule de Merz Wuthrich) basée sur les triangles des règlements.
Le risque de souscription Non-Vie – focus sur les Undertaking Specific Parameters (USP)
Benchmark* marché sur 15 mutuelles santé de l’utilisation des USP pour le risque de primes et réserves
58
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
SOMMAIRE
7 PRÉSENTATION DE LA MÉTHODE DE CALCUL DES PARAMÈTRES DES RISQUES SPÉCIFIQUES PAR LES « USP » p.57
59
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
Avec : BSCR =
i, j
i, j .SCRi .SCR j + SCRIntang
i\
Marché Contrepartie Vie Santé Non Vie
j
Marché 1
Contrepartie 0,25 1
Vie 0,25 0,25 1
Santé 0,25 0,25 0,25 1
Non Vie 0,25 0,5 0 0 1
60
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
Il s’agit du risque de perte provenant de processus internes, du personnel, des systèmes informatiques ou évènements
extérieurs.
61
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
8.2 – Ajustement au titre de l’effet d’absorption par les provisions techniques et par les impôts différés – 1/4
[Link] désigne l’ajustement au titre de la capacité d’absorption des pertes des provisions techniques (par le
mécanisme de participation aux bénéfices)
[Link] désigne l’ajustement au titre de la capacité d’absorption des pertes des impôts différés
Le terme d’ajustement global, noté Adj, représente donc la compensation des pertes imprévues que peut permettre une
réduction des provisions techniques ou des impôts différés.
L’ajustement au titre de la capacité d’absorption des pertes des impôts différés doit être égal à la variation de la valeur
des impôts différés qui découlerait d’une perte instantanée d’un montant égal au résultat du calcul suivant :
62
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
8.2 – Ajustement au titre de l’effet d’absorption par les provisions techniques et par les impôts différés – 2/4
1e étape : Calcul de la valeur des impôts différés passifs en supposant une perte égale au SCRshock (BSCR net de l’effet
d’absorption des pertes par les PT, plus SCROp), où l’effet d’absorption des pertes par les PT est obtenu :
Soit par l’approche scénario équivalent
Soit par l’approche modulaire
2e étape : Détermination de la capacité d’absorption des pertes via les impôts différés en comparant les impôts différés
passifs calculés à l’étape 1 avec ceux inscrits au passif du bilan économique Solvabilité II
Un ajustement à la baisse au titre de la capacité d’absorption des pertes par les impôts différés devra être effectué dès
lors que les impôts différés passifs diminuent ou que les impôts différés actifs augmentent
Les impôts différés sont valorisés conformément à l’article 15 des DA. Lorsque la perte se traduit par l’augmentation des
actifs d’impôts différés, les entreprises d’assurance et de réassurance n’utilisent cette augmentation aux fins de
l’ajustement que s’ils sont en mesure de démontrer que des bénéfices futurs seront disponibles conformément à l’article
15, paragraphe 3, en tenant compte de l’ampleur de la perte visée au paragraphe 1 de l’article 207 et de son incidence
sur la situation financière actuelle et à venir de l’entreprise
63
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
8.2 – Ajustement au titre de l’effet d’absorption par les provisions techniques et par les impôts différés – 3/4
Il a été constaté que cette capacité d’absorption a un effet quantitatif important (en moyenne 17% du BSCR et 12%
des fonds propres éligibles à la couverture du SCR selon une étude de l’ACPR sur le marché français).
Les méthodes simplifiées actuellement utilisées par les organismes sont les suivantes :
23% ont considéré que la capacité d’absorption des pertes correspondait aux impôts différés passifs nets
d’impôts différés actifs.
17% ont décidé de multiplier le SCR (BSCR diminué de la capacité d’absorption des pertes par les provisions
techniques) par un taux d’imposition moyen compris entre 30% et 36% (taux d’impôt français). Cette
simplification est prévue par les spécifications techniques à condition que l’organisme démontre au superviseur que
son utilisation n’entraîne pas d’erreur matérielle
8% ont considéré que la capacité d’absorption des pertes correspondait au montant des impôts différés passifs
au bilan. L’hypothèse est que le choc du SCR entraînerait la suppression de tous les impôts différés passifs
Les 52% restants ont utilisé une autre méthode (17%) ou n’ont pas calculé d’effet d’absorption des pertes par
les impôts différés (35%)
64
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
8.2 – Ajustement au titre de l’effet d’absorption par les provisions techniques et par les impôts différés – 4/4
Ajustement = A – B
L’ajustement correspond alors à la différence entre les impôts différés passifs moins les impôts différés actifs, avant et
après la perte de SCRshock .
65
9
66
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
SOMMAIRE
67
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
Le Minimum Capital Requirement (MCR) représente le minimum en dessous duquel la compagnie pourrait se voir retirer
son droit d’exercer son activité
Avec
Et
Et l’AMCR qui représente le seuil plancher absolu visé à l'article 129, paragraphe 1, point d), de la directive
2009/138/CE et à l'article 253 du règlement délégué
68
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
Module Non-Vie
La formule de calcul de la composante linéaire du MCR pour l’assurance et la réassurance non-vie se définit
ainsi :
𝑀𝐶𝑅𝑁𝐿 = 𝛼𝑠 × 𝑇𝑃(𝑛𝑙,𝑠) + 𝛽𝑠 × 𝑃𝑠
𝑠
Avec
✓ 𝑇𝑃(𝑛𝑙,𝑠) les provisions techniques nettes de réassurance hors marge de risque pour la LoB s
✓ 𝑃𝑠 les primes émises nettes de réassurance sur les 12 derniers mois pour la LoB s
✓ 𝛼𝑠 , 𝛽𝑠 les facteurs de calibration fournis par l’EIOPA par LoB
Pour les modules Vie et Non-Vie, les facteurs de calibration sont fournis par EIOPA dans l’UE. Il faudrait voir s´ils sont
applicables à la Tunisie. Les QIS sont à nouveau la clé pour valider ou corriger ce qui, au critère du CGA, est
nécessaire d´être adapté.
69
PILIER I : EXIGENCES QUANTITATIVES – LE BILAN PRUDENTIEL
Module Vie
La formule de calcul de la composante linéaire du MCR pour l’assurance et la réassurance vie se définit ainsi :
𝑀𝐶𝑅𝐿 = 0.037 𝑇𝑃(𝑙𝑖𝑓𝑒,1) − 0.052𝑇𝑃(𝑙𝑖𝑓𝑒,2) + 0.007 𝑇𝑃(𝑙𝑖𝑓𝑒,3) +0.021 𝑇𝑃(𝑙𝑖𝑓𝑒,4) + 0.0007 CAR
Avec
✓ 𝑇𝑃 : provisions techniques nettes de réassurance hors marge pour risque
✓ 𝑇𝑃(𝑙𝑖𝑓𝑒,1) pour les prestations garanties des engagements d’assurance avec participation aux bénéfices
✓ 𝑇𝑃(𝑙𝑖𝑓𝑒,2) pour les prestations discrétionnaires futures des engagements d’assurance avec participation aux
bénéfices
70
10
71
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
SOMMAIRE
72
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
Les groupes doivent fournir un bilan consolidé SII, globalement dans le respect des règles de consolidation des normes IFRS.
2 méthodes sont proposées : une méthode par défaut et une méthode Déduction & Agrégation
Pour le QIS 5, les participants avaient dû calculer le SCR par les 2 méthodes.
Cela a permis à l’EIOPA de mesurer le bénéfice donné par la formule standard à la diversification.
73
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
Opérations intra-
groupe
𝑺𝑪𝑹 𝑺𝒐𝒍𝒐𝒔
Diversification
𝑺𝑪𝑹 𝑺𝒐𝒍𝒐𝒔
𝒂𝒋𝒖𝒔𝒕é𝒔 𝑺𝑪𝑹𝒈
Comptes
consolidés
74
11
75
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
SOMMAIRE
76
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
Classification (1/4)
Tier
Tier 2 Tier 2
➢ De l’excédent de l’actif sur le passif
s
➢ Des dettes subordonnées
Tier 3 Tier 3
Les Fonds propres auxiliaires (~1%) composés de tous les autres
éléments pouvant être appelés pour absorber les pertes. Ils doivent
nécessairement être approuvés par le régulateur FP de base FP auxiliaires
➢ Fraction non versée de capital social
➢ Lettres de crédit
➢ Tout autre engagement, juridiquement contraignant, reçu par les
entreprises d’assurance et réassurance
77
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
Classification (2/4)
La classification des fonds propres en Tier 1, Tier 2 et Tier 3 résume leur aptitude à absorber les pertes futures en tenant compte de propriétés
variables selon les instruments retenus.
78
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
Classification (3/4)
La réserve de réconciliation correspond à l’excédent de l’actif sur les passif, diminué notamment
Des éléments de fonds propres de base de Tier 1 identifiés
Des charges prévisibles (y compris dividendes)
Elle permet d’égaliser l’excédent de l’Actif sur le Passif avec la somme des éléments de fonds propres de base de Tier 1
Exemple :
79
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
Classification (4/4)
Critères de classification par Tier et exemples
80
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
Éligibilité
Éléments de fonds propres Détails
Tier 1 Tier 2 Tier 3
Versé ou Actions détenues en propre x
Capitaux propres
Appelé mais non versé x
Relatives au capital social x x
Primes d’émission
Relatives aux actions de préférence x x x
Datés x x
Titres subordonnés émis Non datés avec option d'achat x x x
Non datés sans option d'achat x x x
Fonds excédentaires x
Actions de préférence Datées ou non / avec ou sans option d'achat x x x
Excédents des actifs sur les passifs x
81
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
Les fonds propres peuvent alors être admis en couverture des exigences de marges (SCR et MCR)
selon certaines limites
82
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
Le traitement des « Ring-Fenced Funds » (fonds cantonnés) permet de tenir compte de spécificités liées au
cantonnement.
Le principe général est de considérer que des éléments de fonds propres intégrés au fonds cantonné ne peuvent pas
être sollicités pour couvrir des pertes sur d’autres périmètres : les éventuels surplus ne sont donc pas pris en compte
dans le calcul du ratio de couverture global.
L’identification des Fonds cantonnés se fait lorsque des éléments de fonds propres peuvent uniquement être utilisés pour
la couverture de pertes :
Relatives à une certaine typologie de contrats
Relatives à certains clients ou bénéficiaires
Relatives à certains risques
Dans la pratique, l’ACPR a indiqué lors de l’exercice 2014 que les Fonds cantonnés correspondaient aux fonds cantonnés
légaux (principalement des produits retraite français) faisant l’objet d’une comptabilité auxiliaire d’affectation, soit
PERP
L441
Contrats bénéficiant de l’agrément RPS
Contrats euro-diversifiés
83
12
ILLUSTRATION CHIFFRÉE
84
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
SOMMAIRE
85
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
ILLUSTRATION CHIFFRÉE
Charge en
capital
Risque de prime et
𝑁𝐿𝑝𝑟 3 684 852 Calcul du SCR prime et réserve
réserve
𝑁𝐿𝑙𝑎𝑝𝑠𝑒 Risque de rachat - Calcul du SCR rachat
𝑁𝐿𝑐𝑎𝑡 Risque Catastrophique 5 000 000 Calcul du SCR cat
86
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
Vprem *
Vprem Vres Divers. Vlob SDprem SDres Vres * SDres SDlob Vlob * SDlob
SDprem
RC véhicules terrestres - - 100% - 8% 9% - - - -
Incendie et autres dommages 1 149 947 3 562 965 100% 4 712 814 6% 10% 73 597 356 297 8% 398 220
RC Générale 3 265 119 280 948 64% 3 228 497 11% 11% 365 693 30 904 11% 347 866
Pertes pécuniaires diverses 2 547 869 3 445 878 40% 5 096 682 13% 20% 331 223 689 176 15% 766 689
TOTAL 6 962 935 7 289 791 13 037 993 770 513 1 076 376 1 512 775
87
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
Vprem Vres
Divers.
RC Générale 64%
Où :
• r désigne la région géographique
• V (prem, r, s) représente la mesure de volume pour le risque de primes du segment s et de la
région r
• V (res, r, s) représente la mesure de volume pour le risque de réserve du segment s et de la
région r
89
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
Incendie et autres dommages 1 149 947 3 562 965 100% 4 712 814
Pertes pécuniaires diverses 2 547 869 3 445 878 40% 5 096 682
𝑉𝑖𝑛𝑐𝑒𝑛𝑑𝑖𝑒 & 𝑎𝑢𝑡𝑟𝑒𝑠 𝑑𝑜𝑚 = 1 149 947 + 3 562 965 × 0,75 + 0,25 × 100%
= 4 712 814€
90
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
Vprem *
Vprem Vres Divers. Vlob SDprem SDres Vres * SDres SDlob Vlob * SDlob
SDprem
Incendie et autres dommages 1 149 947 3 562 965 100% 4 712 814 6% 10% 73 597 356 297 8% 398 220
RC Générale 3 265 119 280 948 64% 3 228 497 11% 11% 365 693 30 904 11% 347 866
Pertes pécuniaires diverses 2 547 869 3 445 878 40% 5 096 682 13% 20% 331 223 689 176 15% 766 689
TOTAL 6 962 935 7 289 791 13 037 993 770 513 1 076 376 1 512 775
91
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
Vprem *
Vprem Vres Divers. Vlob SDprem SDres Vres * SDres SDlob Vlob * SDlob
SDprem
Incendie et autres dommages 1 149 947 3 562 965 100% 4 712 814 6% 10% 73 597 356 297 8% 398 220
RC Générale 3 265 119 280 948 64% 3 228 497 11% 11% 365 693 30 904 11% 347 866
Pertes pécuniaires diverses 2 547 869 3 445 878 40% 5 096 682 13% 20% 331 223 689 176 15% 766 689
TOTAL 6 962 935 7 289 791 13 037 993 770 513 1 076 376 1 512 775
( ( prem , s )V( prem , s ) ) + ( prem , s )V( prem , s ) ( res , s ) V( res , s ) + ( ( res , s )V( pes , s ) )
2 2
(6% × 1149 947)2 +6% × 1149 947 × 10% × 3 562 965 + (10% × 3 562 965)2
𝜎𝐼&𝐴𝐷 =
1 149 947 + 3 562 965
= 8%
92
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
ILLUSTRATION CHIFFRÉE
Vprem *
Vprem Vres Divers. Vlob SDprem SDres Vres * SDres SDlob Vlob * SDlob
SDprem
Incendie et autres dommages 1 149 947 3 562 965 100% 4 712 814 6% 10% 73 597 356 297 8% 398 220
RC Générale 3 265 119 280 948 64% 3 228 497 11% 11% 365 693 30 904 11% 347 866
Pertes pécuniaires diverses 2 547 869 3 445 878 40% 5 096 682 13% 20% 331 223 689 176 15% 766 689
TOTAL 6 962 935 7 289 791 13 037 993 770 513 1 076 376 1 512 775
Charge
Total non
1 512 775
diversifié
Volume 13 037 993 Véhicules à moteur 50% 100% 25% 25% 25% 25% 50% 50% 50% 25% 25% 25%
Marine, Aviation et Transport 50% 25% 100% 25% 25% 25% 25% 50% 50% 25% 50% 25%
Incendie et autres dommages 25% 25% 25% 100% 25% 25% 25% 50% 50% 25% 50% 50%
RC Générale 50% 25% 25% 25% 100% 50% 50% 25% 50% 50% 25% 25%
SD 0,09 Total diversifié / volume Crédit et Caution 25% 25% 25% 25% 50% 100% 50% 25% 50% 50% 25% 25%
Protection juridique 50% 50% 25% 25% 50% 50% 100% 25% 50% 50% 25% 25%
Assistance 25% 50% 50% 50% 25% 25% 25% 100% 50% 25% 25% 50%
93
13
ANNEXES
94
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
ANNEXES
➢ Calcul du BSCR selon 6 modules de risque – Au passif : le risque de Souscription Non Vie
▪ Risque de catastrophe
95
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
ANNEXES
➢ Calcul du BSCR selon 6 modules de risque – Au niveau des mécanismes de couverture : le risque de défaut des
contreparties
▪ Groupes d’exposition
▪ Réassurance
➢ Calcul du BSCR selon 6 modules de risque – Les hauts et bas de bilans : les risques associés aux actifs intangibles
▪ Actifs incorporels
96
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
Pour toutes les régions visées à l'annexe V, la perte pour tempête spécifiée dans une région r donnée se calcule comme suit:
97
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
SI( property ,r ,i ) représente la somme assurée par l'entreprise d'assurance pour les LoB
✓ Assurance incendie et autres dommages aux biens
✓ Réassurance proportionnelle incendie et autres dommages aux biens
SI( onshore _ property ,r ,i ) représente la somme assurée par l'entreprise d'assurance ou de réassurance pour les LoB
✓ Assurance maritime, aérienne et transport
✓ Réassurance proportionnelle maritime, aérienne et transport
98
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
ANNEXES
Mark to model
Mark to model
Mark to model
ANNEXES
Ce test consiste ainsi à évaluer le delta de BOF dans deux scénarios faisant intervenir deux chocs au niveau de la gamme des
taux.
up down
Les variables de sorties sont Mktint et Mktint , avec
down
Mktint = BOF down
Mkt up
int = BOF up
Mktint = max Mktint
UP
down
; Mktint
100
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
ANNEXES
5,00%
4,00%
3,00%
2,00%
1,00%
0,00%
1 6 11 16 21 26 31
L’augmentation absolue des taux d’intérêt dans le cas du scénario de hausse doit être d’au moins 1% (en absolu) pour chaque
maturité (pas à la baisse) – à valider par les autorités tunisiennes.
En cas de taux d’intérêt négatif, les scénarios d’augmentation et de diminution seront calculés comme le produit de la valeur du
choc et la valeur absolue du taux d’intérêt initial. Par exemple pour un taux d’intérêt négatif de maturité 15, le taux à la hausse
sera alors:
101
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
ANNEXES
Titres cotés
Choc action
Actions EEA ou
Type 1 39%+SA
OCDE
Investissements non Agrégation non
Choc action
soumis à 1 des Autres titres
Type 2 49%+SA linéaire des chocs
risques marché action
(corrélation de 75%)
Engagements de
retraite Choc action
réduit : 22%
Participations
stratégiques
Afin d’éviter tout mécanisme procyclique, ce choc est modifié par un ajustement symétrique (SA), ou « dampener ».
Les impacts au titre des chocs de niveau de l’indice Global et au titre de l’indice « Autres » sont ensuite agrégés avec une corrélation à
75 %.
La régulation devra tenir compte de la réalité du marché tunisien afin de ne pas décourager certains types d’investissement, comme
celui des actions, qui est désirable pour apporter une diversification et donc mitiger les risques.
102
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
ANNEXES
où
• CI désigne le niveau de l’indice action en date de calcul
• AI désigne la moyenne des niveaux quotidiens de l’indice action sur les 36 derniers mois. L’ajustement
symétrique ne peut néanmoins être supérieur à 10 % en valeur absolue
Choc global
44,31% 54,31%
(choc de base + SA)
103
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
ANNEXES
Coupon : 4,25%
Nominal : 30 000 000
Market Value : 31 168 541
Maturité : 26/03/2014 (date d’évaluation : 31/12/2013)
Duration : 0,22 an
Rating : BBB Choc \ Obligation Market Value Variation
Un choc à la hausse sur les taux entraîne une diminution de la valeur de marché de l’obligation, et réciproquement
Un choc sur le spread entraîne une diminution de la valeur de marché de l’obligation. Le risque de spread ne
s’applique pas aux obligations d’État.
104
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
ANNEXES
➢ Si la duration de l’obligation augmente, elle sera d’autant plus sensible aux risques de taux et de spread.
➢ Si l’émetteur a un meilleur rating, l’obligation sera moins sensible au risque de spread.
➢ Le rating est par ailleurs sans influence sur le risque de taux.
105
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
ANNEXES
Une hausse des taux et du spread aura comme impact la diminution de la valeur de marché d’une obligation
Par ailleurs, une hausse des taux présentera un effet plus global pour l’assureur, avec un risque de rachat
conjoncturel et une dégradation générale de l’environnement
À l’inverse, une hausse du spread aura un impact plus localisé pour l’assureur, traduisant la dégradation de la signature
d’un émetteur en particulier
106
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
ANNEXES
L’objectif du Quantitative Report Template (QRT) S.06.03 (anciennement appelé Assets D4) est alors de fournir au
superviseur une vision d’ensemble sur les placements détenus par les entités/groupes sur des fonds d’investissement
(OPCVM, fonds de fonds, …) en analysant directement le contenu de leurs portefeuilles d’actifs en termes :
Le code CIC (Complementary Identification Code) permet une classification des actifs par type d’instrument et de
risques associés à ces valeurs.
Ainsi, la mise en transparence des placements a pour principal objectif une meilleure gestion des risques, et permet
par la suite d’adapter un reporting en accord avec le Pilier 3 de Solvabilité II.
107
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
ANNEXES
1 2 3 4 5 6
Troi s i ème Obligations Obligations Actions Fonds Titres structurés Titres garantis
Category
chi ffre souveraines d'entreprises d'investissement
1 1 1 1 1 1
Obl i ga tions d'état Obl i ga tions Actions ordi na i res Fonds a ctions Ri s que a ction Ri s que a ction
ordi na i res
2 2 2 2 2 2
Obl i ga tions Obl i ga tions Actions da ns des Fonds Ri s que de taux Ri s que de taux
d'orga ni s a tions convertibl es s oci étés i mmobi l i ères obl i ga tai res
Sous-
s upra na tiona l es et a s s i mi l ées
Qua tri ème catégorie ou
3 3 3 3 3 3
chi ffre principal
risque Obl i ga tions da ns Bi l l ets de Bons de s ous cri ption Fonds Ri s que de Ri s que de
des col l ectivi tés trés oreri e monétai res cha nge cha nge
régi ona l es
4 4 4 4 4 4
Obl i ga tions da ns Ti tres Actions de préférence Fonds à Ri s que de Ri s que de
des col l ectivi tés monétai res a l l oca tion crédi t crédi t
muni ci pa l es d'a ctifs
108
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
ANNEXES
109
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
ANNEXES
La mise en transparence ne peut se faire sans une phase Plusieurs contraintes doivent cependant être prises en compte
d’harmonisation et de contrôles préalables à la construction lors de la définition de cette méthode:
de l’inventaire transparisé : Les données disponibles
Harmonisation des informations entre asset managers Le coût de l’information
Contrôles sur les valeurs de marché avant et après Le niveau de maitrise des risques
transparisation Les contraintes des équipes réalisant les calculs de SCR
Contrôles N / N-1 (temps de calcul, type d’actif modélisé,…)
Contrôles sur la répartition des +/- values latentes de chaque
fonds Processus de création d’un inventaire transparisé :
AM 1
La transparisation est à réaliser par une méthode récursive afin de
Harmonisation et
de fonds)
AM 2
L’algorithme récursif à utiliser peut s’arrêter selon différents
Transparisation Inventaire
critères à définir et à étudier par chaque assureur : (méthode
transparisé
✓ Soit la transparisation est réalisée selon un niveau de AM 3 récursive)
transparisation (le plus souvent second niveau)
✓ Soit la transparisation est effectuée selon un
pourcentage d’actifs restant à transpariser (seuil de
X% par ligne d’actif)
AM n
110
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
ANNEXES
Il est nécessaire de mettre en œuvre des processus permettant d’alimenter l’inventaire d’actifs des données clés:
Titre ISIN ;
Emetteur / Groupe émetteur ;
Duration Modifiée ;
Choix d’une approche en fonction de la quantité et la qualité des données mais aussi du coût des informations :
Approche « full pricing »
Approche par proxy
111
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
ANNEXES
L’approche par agrégat, dérogatoire à la transparisation du fonds, consiste à segmenter les actifs en divers groupes
suivant les chocs de marché auxquels ils doivent être soumis
Cette segmentation peut être effectuée sous plusieurs réserves
Le groupement d’actifs ne doit pas dépasser 20 % de la valeur totale des actifs de l’entreprise
Le groupement d’actifs doit être effectué sur la base de l’allocation cible du fonds
✓ L’entreprise doit disposer de cette allocation cible avec le niveau de détail nécessaire au calcul de tous les
sous-modules de la formule standard
✓ L’entreprise doit s’assurer que les actifs sont gérés conformément à l’allocation cible
Action 1
Actions OCDE Choc action type 1
Obligation 1
112
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
ANNEXES
Le risque immobilier
Ce sous-module couvre tous les actifs, passifs et investissements financiers dont la valeur de marché dépend du niveau ou de la volatilité des
prix de marché de l’immobilier.
Il mesure la sensibilité du BOF à une chute instantanée de 25% des prix de l’immobilier sur les biens suivants. Bien entendu, ce pourcentage
devra être adapté au marché tunisien. Si les données historiques des fluctuations sont disponibles, une approximation à travers la VaR pourrait
valider ce numéral. Il est très important d’avoir également la présence d’experts indépendants, peut être enregistrés et validés par le CGA.
Terrains
Immeubles
Investissements immobiliers pour l’usage propre de l’assureur
113
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
ANNEXES
La charge en capital au titre du risque de spread tend à couvrir la baisse des instruments financiers suite à un
écartement du niveau de spread. Ci-après une analyse basée sur le cas européen. Son application à la Tunisie devra
être étudiée.
Les obligations d’Etat émises ou garanties par des pays membres de l’EEA et la Banque Centrale Européenne
ne sont pas soumises à ces risques.
La charge totale de capital au titre du risque de spread est égale à la somme des charges de capital au titre du risque
de spread de chacun des types d’actifs concernés par ce risque.
114
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
ANNEXES
70%
• Banque centrale européenne • Covered bonds
60%
• Banques et gouvernements • Certaines banques centrales
50%
européens • Certains gouvernements
40%
FUP
• Banques de développement 30%
multilatéral 20%
• Organisations internationnales 10%
0%
0 5 10 15
Sensibilité
Pour les sociétés d’assurance et de réassurance non notées, le choc dépend
AAA AA A BBB
de leur ratio de solvabilité BB B et - NR
Lorsque l’on applique la « matching premium », un facteur de réduction est
appliqué en fonction de la notation
Ratio de couverture du SCR 196% 175% 122% 95% 75% <75%
Échelon de qualité de crédit 1 2 3 4 5 6
115
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
ANNEXES
Titrisations
Titrisations
Titrisations de type 1 Titrisations de type 2 repackagées
100% 100%
100%
Sensibilité x FUP’
80% 80%
80%
Sensibilité x FUP’
Sensibilité x FUP’
60%
60% 60%
40%
40% 40%
20% 20%
20%
0% 0%
0%
0 2 4 6 8 10
0 2 4 6 8 10
Sensibilité
0 2 4 6
Sensibilité Sensibilité
AAA AA A BBB BB B et - NR
AAA AA A BBB AAA AA A BBB BB B et - NR
116
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
ANNEXES
Choc à la
hausse
Maximum
Choc à la
-75% sur le sous-jacent
baisse
Dérivés de
crédit
117
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
ANNEXES
Le risque de change
Le sous-module de risque de change s’applique aux actifs sensibles à une variation des taux de change par rapport à
la devise dans laquelle l’entreprise établit ses comptes. Seuls certains actifs sont touchés par ce risque, il s’agit de ceux
libellés en devises étrangères.
Ci-après une analyse sur le cas européen. Il faudrait étudier les pays de destination des investissement du marché
tunisien (étude spécifique sur l’historique des mouvements des devises sur les marchés représentatifs, et chercher une
approximation à travers une VaR, ou autre méthodologie).
On retient le maximum entre l’impact d’un choc à la hausse et d’un choc à la baisse de 25%, face à l’Euro. Tous ces
chocs sont ensuite agrégés pour calculer le BOF.
➢ Il est à noter que l’intensité du choc est atténuée pour les devises liées à l’Euro (Danemark, Bulgarie, Lettonie,
Lituanie)
➢ Le choix du choc à la hausse ou à la baisse est effectuée pour chaque devise étrangère et non au global.
➢ Le chargement de capital de ce sous-module est alors la somme des chargements obtenus pour chaque devise.
118
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
ANNEXES
Le risque de concentration vient du fait que la volatilité d’un portefeuille augmente avec sa concentration :
Sur un même émetteur
Dans un même domaine d’activité
Dans une même zone géographique
Il est calculé pour chaque contrepartie avec la prise en compte d’une franchise et d’une probabilité de défaut
dépendant du rating.
MktConc = (Conci )2
i
119
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
ANNEXES
A 3% 21%
La charge en risque de concentration, pour une contrepartie i, est évaluée par la formule suivante :
BBB 1,5% 27%
L’exposition excédentaire XSi est définie par Conci = XS i g i
BB 1,5% 73%
SCRConc = Conc
2
i
i
120
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
ANNEXES
La politique d´allocation dépend de la disponibilité d´instruments d´investissement sur place, autant sur les familles d´instruments comme sur les émetteurs.
Les limites établies dans le Code des assurance tunisien ne sont pas toujours observées à la pratique.
Les investissement relationnés ne sont pas exactement un problème de concentration, mais sont plus dangereux pour la santé financière des assureurs liés
à un groupe, et se donnent avec fréquence dans les marchés plus petits. Il faut les limiter, par une pénalisation importante ad-hoc dans le SCR-MCR. Il
semble nécessaire d´étudier plus profondément le marché de capitaux tunisien.
121
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
ANNEXES
Le risque de mortalité est le risque que la durée de vie de l’assuré soit en deçà de celle prévue par les tables de mortalité.
La charge de capital pour le risque de mortalité est égale à la variation de la valeur du best estimate suite à une augmentation
multiplicative permanente de 15% des taux de mortalité pour chaque âge.
Le risque de mortalité concerne notamment les contrats de temporaire décès ou de vie entière.
80000
Les charges de capital pour le risque de longévité sont égales à la variation de la
valeur du best estimate suite à une diminution multiplicative permanente de 20% 60000
des taux de mortalité pour chaque âge.
40000
67
109
1
7
13
19
25
31
37
43
49
55
61
73
79
85
91
97
103
Lx choc mortalité Lx choc longévité
Lx TF 00-02
122
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
ANNEXES
Le risque d’invalidité ou de morbidité est associé aux compensations ou remboursements des pertes (relatives au
salaire) liées à la maladie, un accident ou une invalidité, ou aux dépenses médicales liées à la maladie, un accident ou
une invalidité, ou encore liées à des paiements prématurés dus à la morbidité.
Les charges de capital pour le risque d’invalidité sont égales à la variation de la valeur du best estimate suite à :
Une augmentation de 35% des taux d’invalidité sur les 12 premiers mois, couplée avec une augmentation de 25%
des taux d’invalidité pour chaque âge les années suivantes
Une diminution permanente de 20% sur les taux de retour à l’état valide
Le risque de dépense résulte de la variation des dépenses associées aux contrats d’assurance. Une dépense ne doit
pas être considérée dans ce scénario si son montant est déjà fixé à la date d’évaluation (par exemple si les parties se
sont mises d’accord au titre de l’acquisition).
La charge de capital pour le risque de dépenses est égale à la variation de la valeur du best estimate lorsque les
dépenses futures sont supérieures aux anticipations Best Estimate de 10 % et que le taux d’inflation des dépenses est
de 1% par an supérieur aux prévisions.
123
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
ANNEXES
Le risque de rachat est relatif aux pertes ou aux évolutions défavorables de la valeur des engagements issues de
changements de niveau ou de volatilité des taux de rachats ou résiliations.
Les charges de capital pour le risque de rachats sont calculées par la relation suivante :
124
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
ANNEXES
Le risque de révision capture le risque de variation défavorable du montant des annuités résultant d’une révision du
processus d’indemnisation non anticipée.
La charge de capital pour le risque de révision est égale à la variation de la valeur de l’actif net suite à une
augmentation de 3% du montant annuel de prestations payables entrant dans le champ d’application du risque de
révision.
125
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
ANNEXES
Le risque catastrophe vie résulte d’évènements extrêmes ou irréguliers (pandémie, explosion nucléaire) qui ne sont pas
suffisamment pris en compte par les sous-modules de risque de souscription vie.
La charge de capital pour le risque catastrophe vie est égale à la variation de la valeur du best estimate suite à une
augmentation additive ponctuelle (événement sur une année) de 0,15 % des taux de mortalité .
Des précisions ont été fournies dans les DA sur les polices auxquelles le choc doit être appliqué:
Seuls les produits pour lesquels une augmentation du taux de mortalité entraîne une augmentation des provisions
techniques doivent être choqués
Pour les contrats de réassurance, l’augmentation des provisions techniques doit être constatée uniquement sur le
contrat d’assurance sous-jacent
Si plusieurs contrats appartiennent à une même personne, ils doivent être traités comme un unique contrat
Le choc doit être appliqué sur les mêmes groupements de contrats utilisés pour le calcul des provisions techniques
126
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
ANNEXES
SCR Life = 2
SCR Mortalité + SCR Invalidité
2
+ 2 0,25 SCR Mortalité SCR Invalidité
D’où : SCRLife = 20
127
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
ANNEXES
Le module risque de souscription santé couvre le risque de souscription pour toutes les garanties santé et arrêt de
travail.
On considère les 3 sous-modules suivants :
Le module de risque de souscription santé compatible avec les techniques de l’assurance vie (Health SLT)
Le module de risque de souscription santé non compatible avec les techniques de l’assurance vie (Health NSLT)
Le module de risque de catastrophe (Health CAT)
Le chargement en capital est obtenu en combinant les chargements en capital des sous-modules santé
SCRHealth = r c
CorrHealthrc Healthr Healthc
Avec Healthc, Healthr les chargements en capital au titre des sous-modules de souscription santé conformément aux
lignes et aux colonnes de la matrice de corrélation, et CorrHealthrxc les cellules de la matrice de corrélation suivante
Santé SLT 1
128
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
ANNEXES
HealthSLT = r c c Healthr
CorrHealthrSLT SLT
HealthcSLT
Le chargement de capital au titre du risque de souscription santé est dérivé d’une combinaison des éléments présentés
ci-dessus
Où CorrHealthSLT est la matrice de corrélation suivante
Invalidité et
Mortalité Longévité Rachat Dépense Révision
morbidité
Mortalité 1
Longévité -0,25 1
Invalidité et 0,25 0 1
morbidité
Rachat 0 0,25 0 1
129
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
ANNEXES
La charge de capital au titre du risque de mortalité santé, HealthSLT Mortality, est similaire au risque mortalité du
module vie ; elle est égale à la variation de la BOF suite à une augmentation permanente de 15% des taux de
mortalité pour chaque âge.
La charge de capital au titre du risque de longévité santé, HealthSLT Longevity, est similaire au risque de longévité
du module vie ; elle est égale à la variation des BOF suite à une diminution permanente de 20% des taux de
mortalité pour chaque âge.
130
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
ANNEXES
131
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
ANNEXES
Le calcul est similaire au calcul mené dans le module vie mais avec un stress de 4% au lieu de 3%.
132
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
ANNEXES
( Health ) + ( Health )
2 2
Health NonSLT = NonSLT
premium & Reserve
NonSLT
lapse
NonSLT
Healthpremium & Reserve
représente le chargement en capital au titre du risque santé Non-SLT tarification et
provisionnement.
NonSLT
Healthlapse représente le chargement en capital au titre du risque rachat Non-SLT.
133
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
ANNEXES
Le chargement en capital au titre du risque de primes et réserves Non Vie est obtenu via la formule analytique
suivante:
Medical expenses 5% 5%
Income protection 8,5% 14%
Worker’s compensation 8% 11%
Nprop health reinsurance 17% 20%
✓ Possibilité d’avoir recours à des USP pour déterminer les écarts-types, ainsi évalués grâce à un calibrage
interne.
134
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
ANNEXES
NonSLT
Healthlapse = BOF (lapseshock1 ; lapseshock2 )
Où le choc de masse est une combinaison:
✓ D’une interruption de 40 % des polices pour lesquelles l’interruption engendre une augmentation des provisions
techniques hors marge pour risque.
✓ Pour les contrats de réassurance couvrant des contrats d’assurance ou de réassurance à émettre dans le futur,
d’une diminution de 40 % de ces futurs contrats pris en compte dans le calcul des provisions.
135
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
ANNEXES
Ce module couvre le risque de perte, ou de baisse de valeur du passif, résultant de l’incertitude implicite dans les
hypothèses d’évaluation et de provisionnement relatives au déclenchement d’épidémies et à l’accumulation de
risques sous ces conditions extrêmes.
Les scénarios considérés sont les catastrophes liés à l’accident de masse (stade), les scénarios de concentration
(i.e. contrats collectifs concentrés dans les locaux) et les scénarios de pandémie.
Le chargement de capital au titre du risque de catastrophe est la somme des trois scénarios ci-dessus, sous la
condition que ces derniers soient indépendants entre eux.
Pour tous les scénarios, le calcul utilise une classification par pays et par type d’événements.
En général, les polices d’assurance considèrent des clauses d’exclusion par pandémie. Il faudrait voir sur le marché
tunisien la réelle exposition des compagnies à ce risque.
136
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
ANNEXES
Scénario de concentration
La charge totale de capital au titre du risque de concentration est calculée comme suit :
SCRac = SCR
s
2
( ac ,c )
Ne
1
CE( e,c ) =
Ne
SI
i
( e ,i )
où Ne représente le nombre d’assurés couverts contre l’événement et faisant partie de la plus forte concentration retenue
137
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
ANNEXES
Scénario de pandémie
Ce scénario impactera uniquement les produits suivants :
✓ Les garanties de revenus pour cause d’invalidité (long et court terme)
✓ Les produits couvrant une invalidité totale et permanente, soit comme garantie unique, soit comme composant
d’un autre produit
✓ Les frais médicaux
La charge totale de capital au titre du risque de catastrophe sous le scénario de pandémie est calculée comme suit:
✓ Nc représente le nombre d’assuré couvert par des contrats frais médicaux pour le pays C
138
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
ANNEXES
4. Groupes d’exposition
Une différenciation est faite au niveau du type d’exposition. Les risques sont ainsi scindés en deux
groupes:
Le groupe d’expositions de type 1 couvre les expositions qui ne peuvent pas être diversifiées et
pour lesquelles la contrepartie est probablement notée (réassurance, titrisation, dérivés, etc.)
SCRdef = SCRdef
2
,1 + 1, 5 SCRdef ,1SCRdef , 2 + SCRdef , 2
2
139
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
ANNEXES
Le besoin en capital au titre du risque de contrepartie pour le groupe d’expositions de type 1 s’obtient à partir de la
formule suivante
3 V if V 7.05% LGDi ,
i
SCRdef ,1 =
min LGDi ;7,05% V else
i
Le besoin en capital au titre du risque de contrepartie pour le groupe d’expositions de type 2 s’obtient à partir de la
formule suivante
SCRdef , 2 = 15% LGDi + 90% LGDcréances 3mois
i
Où la somme porte sur toutes les expositions de type 2 autres que les arriérés de créances d’intermédiaires de plus
de trois mois, et LGDcréances>3mois représente les pertes totales en cas de défaut sur l’ensemble des arriérés de
créances d’intermédiaires de plus de trois mois
140
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
ANNEXES
L’existence d’un dispositif de réassurance est prise en compte dans les différentes étapes du calcul :
Détermination d’un best estimate brut de réassurance
Calcul d’un actif de réassurance tenant compte de la diminution du risque
Prise en compte de la réassurance dans le calcul du SCR de souscription et de marché
Calcul d’un SCR spécifique pour rendre compte du défaut du réassureur
Pour les autres risques, la charge en capital est calculée à partir du best estimate net de réassurance.
141
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
ANNEXES
La réassurance permet de piloter directement le capital réglementaire sous Solvabilité II via le risque de
contrepartie :
Diversification des contreparties (faire appel à un plus grand nombre de sociétés pour se couvrir)
Notation des contreparties (ou lettre de crédit)
« Collatéralisation » des engagements
La réassurance proportionnelle est prise en compte sur tous les risques sans minimum de rétention, et affecte les
différents modules de la formule standard : les SCR de souscription diminuent, tandis que le risque de défaut des
réassureurs, qui est capté dans le module de contrepartie, augmente.
Le coût du risque n’est alors plus un simple pourcentage des primes ou des provisions, ce qui permet ainsi de prendre
en compte la réassurance non-proportionnelle.
142
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
ANNEXES
SCR
Taux d’intérêt Santé SLT Catastrophe Santé NSLT Mortalité Prime et réserve
Incapacité
Longévité Catastrophe
Immobilier Invalidité
Rachat
Incapacité Rachat
Spread Invalidité
Rachat Dépenses
Change
Ajustement dû à l’effet
Révision d’absorption des participations
Concentration Dépenses
aux bénéfices futures
Révision Catastrophe
143
MÉTHODOLOGIE DE L’ÉVALUATION DU BESOIN EN CAPITAL SELON LA TECHNIQUE DE LA VAR
ANNEXES
Actifs incorporels
Les actifs incorporels / intangibles sont des actifs qui n'ont pas d'existence physique (fonds de commerce, brevets, etc.)
à l’inverse des actifs corporels qui représentent les actifs matériels de l'entreprise.
Le SCR du module correspond à 80% de la valeur des actifs incorporels calculée selon la norme IAS 38
144