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Théories Écologiques de l'Apprentissage Moteur

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Introduction

pour le CM numéro 13 nous avons parlé des théories de l'apprentissage moteur et nous avons plus
particulièrement insisté sur les théories dites cognitivistes pour ce né nouveau cm nous allons
également aborder les théories de l'apprentissage moteur et nous intéresser plus particulièrement
aux théories dites écologiques en guise de rappel on peut

Rappel

dire que les théories cognitivistes sont basées sur le fait qu'il existe chez l'individu un traitement
central de l'information au contraire les théories

écologiques sont fondées sur le fait

qu'il y aurait une absence de traitement

central de de l'information et qu'il

existerait dans certaines circonstance

un couplage plus ou moins direct entre

l'individu et son

Complémentarité des modèles

environnement ces deux paradigme sont à

percevoir de manière

complémentaire de ligère est nourri en

198 97 précise que la pertinence des

théories de l'apprentissage est

essentiellement locale pour rol en 95 il

n'existe pas de modèle unitaire des

apprentissages

moteurs l'idée c'est qu'en fonction du

type de contenu qu' l'on cherche

effectivement à transmettre à l'élève

certaines théories permettent

effectivement de trouver disons des

pistes d'aménagement permettent de

justifier certains dispositifs de les

améliorer plus que

d'autres si je cherche effectivement à


faire comprendre ou à apprendre à

l'élève à mieux s'informer certaines

théories sont plus à même de penser ou

de justifier les dispositifs qu'on va

mettre en œuvre en aucun cas il s'agit

d'appliquer les théories mais plutôt de

le de de les utiliser en terme de

justification ou en tout cas dans une

visée d'amélioration des différents

dispositifs d'apprentissage mis en

place dans cette perspective écologique

Logique écologique

nous allons essentiellement aborder

trois théories la théorie de l'action

située la théorie de la perception

directe et la théorie des systèmes

dynamiques prenons tout d'abord deux

exemples pour essayer de mieux

comprendre ce qu'est la théorie de

l'action situé l'acction situé met

l'accent sur le fait que il est

difficilement possible de tout prévoir

lorsqu'on réalise une action ici on

comprend bien que le kayquiste malgré le

fait d'avoir repéré la rivière avant sa

descente va être obligé d'improviser en

fonction des remous de la rivière lors

d'un match de

badminton il est possible que qu'un

joueur connaisse bien son adversaire

mais en fonction de son état de forme en


fonction de l'état de forme de

l'adversaire il va être amené il va être

confronté à nouveau à une situation

unique qui qui va l'amener non pas à

respecter un plan stratégique

préalablement défini mais à improviser

de nouvelles solutions en regard des

réponses inédite de son adversaire au

moment du

match

Fondements de la théorie de l'action située

zuukman en

1987 a développé la conception d'une

action envisagée comme une saisie

d'opportunités d'offre disponibl dans

l'environnement

elle s'oppose cette conception ainsi à

l'idée que l'action est l'application

stricto sensu de règles de principes ou

de programme et emploie le terme

d'improvisation l'action est envisagée

comme la construction en acte de règles

singulières au fur et à mesure du

déroulement de

l'action un ensemble de travaux ont

validé ce point de vue à partir de

l'analyse de l'action de l'athlète

engagé dans une variété

d'apsa ces études portent notamment sur

le tennis de table l'escalade la voile

le trampoline et le rugby et ont


confirmé l'idée que l'activité des

sujets engagé dans ces pratiques étaient

composé de nombreux ajustements au

contexte ajustement des choix tactiques

en tennis de table des formes techniques

d'exécution de figure en

trampoline les concepts clés de la

Concepts clés

théorie de l'action située renvoi au

fait que face au caractère évolutif et

peu prédictible du couple action

situation l'individu doit effectivement

improviser on peut dire que il y a

codétermination de l'action et de la

situation l'action change la situation

et au fur à mesure qu'elle change elle

modifie effectivement l'action elle

aussi et enfin au fil du déroulement de

l'action on peut dire que une

signification se crée dans l'action

elle-même et que au fur et à mesure que

l'individu agit en fonction de

l'orientation que prend son action il va

créer une signification particulière à

la

situation quel est le champ de

pertinence ou les champs de pertinence

de la théorie de l'action située on peut

dire que pour dans l'action située

l'expérience est première et

l'expérience développe des connaissances


particulières chez l'individu qui lui

est impossible

d'anticiper donc les aspects techniques

tactique et stratégique vont s'affiner

au cours de

l'action on peut aussi dire que la

théorie de l'action située renvoie une

certaine personnalisation des actions au

fil des essais les techniques les

tactiques développé vont être de plus en

plus personnalisé au cours d'un match de

badminton par exemple au fur et à mesure

des essais au fur à mesure du

déroulement du match le joueur apprend

de mieux en mieux à utiliser contre un

adversaire identifié le smash ou une

autre forme de

frappe ce sont des éléments qu'il ne

pouvait pas anticiper et qu'il qui

rejaillissent de la situation de

confrontation

elle-même en guise de synthèse on peut

dire que le sujet construit des

connaissances au cours même de l'action

ces connaissances peuvent renvoyer au

contexte d'til d'une action ou à la

connaissance de l'adversaire par exemple

ces connaissances peuvent également

avoir un caractère très

personnel les connaissances se

construisent donc non seulement dans


l'action mais surtout par l'action il y

a donc un couplage important entre d'une

part l'action et la réflexion au cours

même du déroulement de l'action c'est la

prise de distance que va opérer

l'individu qui lui permet en regard du

contexte en regard de l'évolution de la

situation de tirer ou d'extraire des

connaissances du de ce qu'il est en

train de

réaliser la deuxième théorie que je vais

aborder est celle de la perception

directe on va partir de deux exemple le

premier en son longueur le deuxème en

foot pour Cornu et Marsau en

2003 en son en longueur l'apprentissage

ne consiste pas à l'acquisition d'une

structure de cours Stéré otyp mais à la

capacité à ajuster son action au bon

endroit au bon moment cette capacité de

régulation est tout à fait personnelle

elle dépend de la vitesse de l'individu

elle dépend de sa taille elle dépend de

l'amplitude de la foulée dans le même

esprit on comprend bien qu'en foot

lorsque un défenseur vient vers le

joueur si ce défenseur est débutant et

et que il ne maîtrise pas tout à fait la

passe il est obligé de s'organiser

beaucoup plus tôt lorsque le défenseur

vient vers lui si nous avons à faire un


joueur de haut niveau il pourra attendre

un peu plus malgré le fait que le

défenseur développe une course un peu

plus rapide

c'està-dire que dans la théorie de la

perception directe l'idée c'est qu'on ne

lit pas

l'environnement tous de la même manière

on lit l'environnement par rapport à ce

qu'on est capable de faire dans cet

La perception des affordances

environnement dans la théorie de la

perception directe il existe un concept

clé celui des affordances la notion

d'affordance est issue des travaux de

Gibson en

1977 il dit qu'un

objet par son apparence physique doit

suggérer des actions

possibles le terme forordans provient du

verbe anglais to afford en français on

le traduit par suggérer et on parle

alors d'interface suggestive ou capacité

d'un objet à suggérer sa propre

utilisation la forordance est une

caractéristique de l'objet qui suggère

ou déclenche une action et qui met donc

en

relation l'environnement et le propre

corps de l'individu on voit ici par

exemple que pour une porte lorsque qu'il


y a une plaque ici cela invite à pousser

la porte et lorsqu'il y a une poignée

cela invite effectivement à tirer la

porte pour l'approche écologique

apprendre consiste à développer la

capacité à détecter laffordance adéquate

selon Gipson en

1986 il existe un couplage perception

action et le sujet est capable de

percevoir ce que l'environnement lui

permet de faire compte tenu de ses

propres capacités et caractéristiques

il perçoit donc l'environnement en terme

de possibilité

d'action autrement dit il ne perçoit pas

la taille de l'obstacle en centimètres

mais perçoit laffordance adéquate

c'est-à-dire qu'il perçoit le caractère

franchissable de l'obstacle en fonction

de ses propres capacités par exemple en

fonction de l'obstacle à franchir il

choisira de l'enjamber ou de le sauter

ce qu'il apprendra n'est pas un

programme moteur généralisé mais une loi

de contrôle c'est-à-dire la

correspondance entre une information et

un paramètre

moteur vous pouvez lire à ce sujet

l'article de Cornu et Marceau dans la

revue EPS 302 en 2003 repenser leeps à

partir de l'approche
écologique alors en EPS on va parler de

la théorie de la perception directe

essentiellement dans des tâches où le

paramètre vitesse est très présent les

tâches d'évitement lorsqu'il y a

effectivement un obstacle à éviter les

tâes d'ajustement par rapport à la

planche les tâches de freinage ou les

tâches de capture ce sont des tâches où

le paramètre vitesse est important et où

la réponse doit être ajustée en fonction

des caractéristiques de chaque individu

et où il est difficile d'envisager un

traitement central de l'information

étant donné le temps relativement court

dont dispose l'individu pour

réagir par rapport à ces tâches qui a

Construire des règles

été mis en évidence c'est que l'individu

construit des règles

perceptives la dilatation de l'image

rétinienne est un élément clé pour

contrôler en fait pour déclencher la

coordination au fur à mesure ici on voit

un schéma au fur et à mesure que la

balle se rapproche effectivement de

l'œil la taille de sa projection sur la

rétine augmente prend de l' de

l'expansion a prime B prime C prime

c'est le taux de cette expansion que le

système action perception utiliserait


pour déterminer le temps avant contact

et déclencher la coordination au bon

moment apprendre dans cette théorie

c'est augmenter la capacité à détecter

l'information utile pour pour agir

apprendre c'est éduquer la perception

des affordances c'est-à-dire des

collections de possibilités d'action

dans un environnement et ce qui est

appris ce sont les rég les régularités

informationnelles de la

tâche concrètement en éducation physique

lorsqu'on veut effectivement apprendre à

réguler par rapport à une planche en son

en longueur on va effectivement faire

arriver l'individu à partir de distance

différent avec des vitesses différentes

sur la planche pour l'habituer également

et pour lui permettre de construire

cette règle plus généralement c'est la

notion d'affordance peut aussi être

utilisée différemment en pédagogie une

autre façon de parler du concept

d'affordance consiste à le mettre en

parallèle avec celui de

contrainte dans les classes ont parfois

lieu des activités qui exigent la

réalisation de tâch dont les élèves ne

perçoivent pas le sens malgré les bonnes

intentions qui ont mené à leur

élaboration or les élèves sont néanmoins


contraints d'y prendre part et dans

certains cas considérant la nature des

perceptions des élèves ces tâches

servent même être davantage une

contrainte qu'une possibilité en terme

d'apprentissage une question

importante se pose qu' offrir de telles

tâches mais surtout quoi faire qui

puisse contribuer à transformer ce qui

est perçu de prime à bord comme une

contrainte en possibilité d'action

féconde et naturellement engageante du

point de vue des apprenants cela fait

partie des défis du design des

situations

d'affordance la troisième théorie qu'on

peut aborder est la théorie des système

dynamique on va s'appuyer sur un exemple

en javelot développé par Judet et brin

en 2001 dans la revue EPS sur la

première photo ici les traits rouges

représentent à la fois l'orientation des

épaules et l'orientation du bassin on

voit qu'un débutant lorsqu'il lance a

une organisation en antiphase

c'est-à-dire que la ligne

d'épaule vient croiser la ligne du

bassin ces auteurs montrent qu'en jouant

sur la vitesse qu'en installant un plin

ou en jouant sur le rythme que l'on

impulse à l'action on peut faire changer


la coordination du débutant vers une

coordination plus élaborée on voit ici

que la ligne d'épaule et la l la ligne

de bassin ne se croise plus on va dire

qu'ici la ligne d'épale et de bassin

sont en antiphase et que en jouant sur

certains paramètres on a on a changé la

coordination et les lignes de bassin et

les lignes d'épaule sont en phase dans

la coordination plus

élaborée alors quels sont les concepts

Concepts DELIGNIERES (2004)

qui organisent cette théorie on va

s'appuyer sur un des articles de Didier

de lignère en 2004 pour aborder quatre

concepts clés de cette théorie tout

d'abord le terme

dynamique le terme dynamique ne renvoit

pas à une acceptation mécanique mais au

fait que le comportement des systèmes

étud

évolue dans le temps la théorie des

systèmes dynamiques est un modèle formel

susceptible d'être appliqué à de

nombreux types et niveaux d'analyse pour

peu que les systèmes considérés soient

complexes et qu'ils évoluent bien en

fonction du temps le paramètre d'ordre

c'est une donnée quantitative

macroscopique qui rend compte de la

coordination c'està-dire on va parler de


coordination en phase ou de coordination

en antihase

l'attracteur ou la coordination

spontanée il renvoie à la coordination

que le sujet réalise préférentiellement

à une autre dans une tâche

donnée on va parler effectivement chez

un députant de coordination spontanée et

ça renvoie souvent à une activité

quotidienne par exemple la marche ou la

course hein le le sujet va être attiré

par cette coordination qu'il réalise de

manière euh fréquente le paramètre de

contrôle enfin c'est un paramètre de la

tâche qui joue comme contrainte et

favorise la mise en place de la

coordination recherchée sans la

spécifier dans l'exemple précédent

l'augmentation de la vitesse constitue

un paramètre de contrôle qui va faire en

sorte que la coordination va évoluer

d'une coordination spontanée vers une

coordination plus

experte alors quel est le champ de de

Champs de pertinence

pertinence de cette théorie à partir du

moment où l'on souhaite effectivement

installer une nouvelle coordination on

peut se poser la question d'une part des

relations qu'il existent entre les

différents segments ou parties du corps


dans la coordination experte et on peut

se poser la question comment faire

passer d'une coordination novice à une

coordination plus experte tempprado en

2005 a étudié le service au volet et il

a étudié

l'action si vous voulez de la main du

coude et de l'épaule les unes par

rapport aux autres on voit ici par

exemple que l'ensemble des articulations

fonctionne en phase dans la coordination

experte il en va autrement c'est-à-dire

qu'on a

effectivement ici le la main et l'épaule

qui fonctionne si vous voulez de manière

en phase mais on a surtout ici le coude

qui fonctionne à un moment donné de la

coordination en antihase cela correspond

dans le lancer de cailloux dans euh le

le le service au volet le dégager au

badminton à la prise d'avance du coude

pour permettre

d'effectuer le mouvement et d'obtenir

plus d'efficacité dans cette réalisation

on voit donc qu'il y a une évolution du

rapport entre les différents segments au

cours même de l'apentissage la théorie

des systèmes dynamiques se pose la

question comment faire passer d'une

coordination de novice à une

coordination plus
experte alors Bernstein en 1967

euh montre qu'il existe trois étapes qui

caractérisent l'acquisition d'une

nouvelle coordination une première étape

au cours de laquelle le sujet gèle un

certain nombre de ses degrés de liberté

fixation articulaire d'une partie du

corps ou couplage entre deux ou

plusieurs degrés de liberté pour ne

conserver que quelques paramètrre

libre une seconde étape est caractérisée

pour Bernstein par une libération

graduelle du contrôle rigide des degrés

de liberté et leur incorporation dans

des structures

coordinatives enfin la troisième étape

au cours de laquelle cette organisation

devient plus économique notamment par

une utilisation des forces de

l'environnement vers l'efficience du

geste ici là dans on est dans la 3è

étape c'està-dire que non seulement on

libère les degrés de liberté mais on

joue également sur les caractéristiques

élastiques du corps pour augmenter

l'efficacité de

l'action apprendre dans cette théorie

c'est intégrer un nouvel état stable

dans l'évolution d'une coordination ce

qui est appris c'est qu'il faut intégrer

les contraintes et stabiliser un mode de


coordination produire un comportement

nouveau c'est en fait lutter contre des

comportements spontanés et comment

apprend-on on utilise

effectivement l'enseignant est amené à

utiliser des consignes clés un

aménagement matériel du milieu il joue

sur le rythme il peut jouer sur la

vitesse pour déstructurer d'une certaine

manière la coordination spontane et

amener l'individu à adopter une

coordination plus

experte pour

Conclusion générale

conclure comment prendre en compte

finalement ces théories de

l'apprentissage moteur qu'elle soit

cognitiviste ou

écologique premier aspect on ne doit pas

se situer dans une perspective

applicationniste c'est-à-dire qu'on va

pas appliquer les théories on va s'en

servir pour justifier ou à la limite

améliorer les dispos positif déjà

existant vous pourrez expliquer

l'activité de l'individu dans le

dispositif voilà deuxème

chose c'est le caractère relativement le

champ de pertinence relativement local

des différentes théories on voit qu'ici

qu' en fonction des contenus ces


théories sont distribuées en regard des

différents contenus trè aspect et ça

c'est pas facile à prendre en compte

c'est que voyez par rapport au contenu

coordonné ici on a la théorie des

aptitudes et par rapport au contenu

s'informé on a également la théorie des

aptitudes mais c'est peut-être pas le

même aspect qu'on prend en compte dans

la théorie et là ça amène ça vous amène

en tout cas à faire des nuances enfin

dernier aspect c'est l'aspect

complémentaire c'est-à-dire que si on

prend effectivement le Contu s'informer

on peut dire qu'on va simplifier ou

complexifier le dispositif

en regarde la théorie des aptitudes

cette simplification va amener va

laisser la possibilité à l'élève de

faire émerger des règles d'action en

lien avec la théorie des bases de

connaissance et ces règles d'action

lorsqu'elles sont personnalisé on va

pouvoir faire référence à la théorie de

la perception directe voire à la théorie

de l'action située et donc on a bien une

complémentarité au fil de

l'apprentissage et au fil même de la

transformation de

l'individu dans l'utilisation de ces

différentes
théories

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