0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
41 vues27 pages

Méthodologie MERISE pour SI

Transféré par

Mboumba
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
41 vues27 pages

Méthodologie MERISE pour SI

Transféré par

Mboumba
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Partie II : CONCEPTION DES SYSTEMES D’INFORMATION

Introduction à la méthodologie MERISE:

Objectifs :
L'objectif de cet enseignement est double. Tout d'abord faire comprendre l’importance d'une bonne
démarche en développement logiciel. Et ensuite étudier et utiliser une méthodologie pour la
conception de systèmes informatiques. Ce cours est consacré à la modélisation des systèmes
d'information, tout en gardant en vue les systèmes informatiques en général. L’accent sera mis sur la
partie statique (données) de la conception. Ensuite, nous allons s'intéresser à la dimension
dynamique (traitements) des systèmes.

Modélisation Merise
La conception d'un système d'information n'est pas évidente car il faut réfléchir à l'ensemble
de l'organisation que l'on doit mettre en place. La phase de conception nécessite des méthodes
permettant de mettre en place un modèle sur lequel on va s'appuyer. La modélisation consiste
à créer une représentation virtuelle d'une réalité de telle façon à faire ressortir les points
auxquels on s'intéresse. Ce type de méthode est appelée analyse. Il existe plusieurs méthodes
d'analyse, les méthode les plus utilisée en France et dans les pays francophone sont :
structurelle (méthode MERISE) et objet (UML).

MERISE est une méthode de conception, de développement et de réalisation de projets


informatiques. Le but de cette méthode est d'arriver à concevoir un système d'information. La
méthode MERISE est basée sur la séparation des données et des traitements à effectuer en
plusieurs modèles conceptuels , logiques et physiques.
La séparation des données et des traitements assure une longévité au modèle. En effet,
l'agencement des données n'a pas à être souvent remanié, tandis que les traitements le sont
plus fréquemment

La conception du système d'information se fait par étapes, afin d'aboutir à un système


d'information fonctionnel reflétant une réalité physique. Il s'agit donc de valider une à une
chacune des étapes en prenant en compte les résultats de la phase précédente. D'autre part, les
données étant séparées des traitements, il faut vérifier la concordance entre données et
traitement afin de vérifier que toutes les données nécessaires aux traitements sont présentes et
qu'il n'y a pas de données superflues.

Données Traitement
Conceptuel MCD MCT
Logique MLD MOT
Physique MPD MPT

1
Chapitre 0 : Généralité
I- Système d’information

Le système d'information (SI) est le domaine dans lequel MERISE s'applique. Le SI est
composé des moyens (humains et techniques) nécessaires au stockage et au traitement de
l'information d'une organisation. Le système physique (opérant) correspond aux moyens de
production (humains et techniques) de l'organisation.

Le schéma ci-dessus est utile pour présenter les types d'informations transitant au sein de
l'organisation.

La première étape de la démarche est de savoir dans quelles mesures certaines parties du
système d'information (SI) peuvent être automatisable, c'est à dire découvrir dans quelles
mesures l'informatique peut apporter un gain de productivité, de fiabilité ou de qualité au SI.
L'ensemble de ces parties est appelé le Système Automatisé d'Information.

Système Automatisé d'Information S.A.I.

Le SAI est un sous-ensemble du système d'information (SI) dont les événements ou


informations en entrée permettent de déterminer par programmes les événements ou
informations conséquents.

2
L'intérêt de ce schéma est de présenter les grands ensembles de traitements et d'informations
qui seront manipulées par le S.A.I.

Le S.A.I. peut être décomposé en sous systèmes. Ces derniers pouvant être peu dépendants :

ou fortement dépendants car ils peuvent partager le même système de conservation des
informations :

II. Démarche

MERISE propose une véritable démarche de fabrication d'un SI qui consiste à traiter un projet
informatique en s'appuyant sur trois notions fondamentales:
 Vie du projet : Les étapes.
 Suivi du projet : Les choix, les points de validation des étapes.
 Formalisation du projet : l'abstraction des différentes étapes.
1. Schéma directeur
2. Etude préalable

3
3. Analyse détaillée
4. Analyse technique
5. Réalisation
6. Maintenance

II-1 Etablissement du schéma directeur


Le schéma directeur fixe les grandes orientations :
 Choix d'organisations : Définition du SI.
 Choix stratégiques :
o Matériels.
o Logiciels.
o Architectures.
o Définition du SAI.
L'établissement du schéma directeur est une tâche permanente qui est alimentée par les
différentes études des différents projets ainsi que par l'évolution des techniques et
organisations.

II-2 L'étude préalable


 Référencer les moyens existants.
 Audit des différents acteurs de l'organisation pour définir les limites du système existant et
leurs souhaits concernant le système futur.
 Synthétiser les besoins du système futur en se basant sur l'existant et les souhaits des
différents intervenants. On peut utiliser pour cela une Modélisation Conceptuelle de
Communication MCC qui permet de représenter les flux d'informations circulant entre les
différents acteurs ou postes de travail.
 Au regard de cette ébauche du système futur, proposer divers scénarios. Chaque scénario
doit mentionner les éléments suivants :
o Matériels nécessaires.

o Logiciels nécessaires .
Grands ensembles d'informations et principaux traitements retenus pour l'automatisation
(MCT et éventuellement ébauche du MCD).
Le passage à l'étape suivante nécessite que l'un des scénarios proposés par l'étude préalable
soit retenu. Ce choix est établi sur les critères suivants :
Investissement Initial, Formations, Maintenance évolutive et Maintenance corrective.
COUTS
Estimation des gains.
LIMITES
Capacités d'évolutions.
IMPACTS Impact sur l'organisation existante.

DELAIS De mise en œuvre du scénario et de mise en exploitation.

Points en suspens à lever durant l'analyse détaillée ou l'analyse technique. Risques et solutions de
FAISABILITÉ
remplacement.

II-3 L'analyse détaillée


4
 Etablissement du MCD.
 Etablissement du MOT.
 Description des traitements :
o Enchaînement des traitements.
o Description des procédures fonctionnelles :
 Tables de déciSIon.
 Définition des écrans.
 Définition des états.
 Liens avec le MCD.
 Formalisation du dictionnaire des données et validation du MCD vis-à-vis des traitements :
o Liste des entités types.
o Liste des relations types.
o Liste des propriétés.
 · Etablissement du MLD.

II-4 L'analyse technique


L'analyse technique a pour but de préparer la réalisation. Elle doit lever les dernières
contraintes et établir les choix qui orienteront la réalisation.
L'analyse technique doit indiquer comment les traitements et données décrits par l'analyse
détaillée seront réalisés.
 Etablissement du MPD.
 Etablissement du MPT.

II-5 La réalisation
 La programmation.
 Les tests.
 La mise en exploitation.

II-6 La maintenance
La maintenance est de deux types.
 La maintenance corrective qui a pour but la correction d'une anomalie :
o Erreur de conception : elle est due à une incohérence dans l'analyse et nécessite de
revoir cette dernière.
o Erreur de réalisation : elle est due à une mauvaise compréhension ou un oubli lors de la
réalisation.
 · La maintenance évolutive : modifications impliquées par une évolution de

l'organisation.

Chapitre 1 : Modèle conceptuel de communication (MCC)


5
1- Introduction
Le diagramme de flux définit la structure statique du modèle, il contient essentiellement des
acteurs et des flux. L'ensemble de ces objets forme une structure de flux constituant une
représentation logique de tout ou partie d'un système d'information.

2- Définition d'un diagramme de flux

Le diagramme de flux fait partie du Modèle de Traitements Merise. Il s'agit d'une


représentation statique d'un système.
Le diagramme de flux permet d'appréhender simplement le fonctionnement global d'un
système en se focalisant sur un ensemble d'activités sans en développer les détails.

3- Utilité d'un diagramme de flux

Le diagramme de flux se crée au début de la procédure d'analyse du système d'information. Il


permet de décrire les informations échangées globalement dans le système au moyen des
concepts d'acteurs et de flux.

4- Rôles du diagramme de flux

Le diagramme de flux permet de :


 Modéliser le système opérant de l'entreprise
 Identifier les unités actives qui échangent des flux d'information dans le système
 Analyser les flux entre ces unités
 Décrire les flux d’informations circulant dans l’entreprise ou échangés entre
l’entreprise et son environnement
5- Définition d’un domaine
Un domaine est un regroupement de fonctions élémentaires autour d’une finalité de pilotage
Le découpage en domaine :
- Permet de connaître le vrai métier de l’entreprise
- Doit être le reflet de la stratégie de l’entreprise
- Et indépendant de l’organisation existante

6- Définition d'un acteur

L'acteur représente une unité intervenant dans le fonctionnement du système. Il peut être
interne ou externe au système. Lorsqu'un acteur est interne, il s'affiche comme suit :

Lorsqu'un acteur est externe, il s'affiche comme suit :

L'acteur est également utilisé dans le diagramme organisationnel.


Dans le diagramme de flux, l'acteur est stimulé par les flux qu'il reçoit (acteur récepteur) et
qu'il transforme et renvoie (acteur émetteur), il est actif.
6
Un acteur peut modéliser les éléments suivants:
 Un partenaire extérieur à l'entreprise (client, fournisseur)
 Un domaine d'activité de l'entreprise (comptabilité, gestion du personnel)
 Un ensemble d'activités (liquidation, contrôles)
 Un élément structurel de l'entreprise (service, département)

7- Définition d'un flux

Le flux représente un échange entre un acteur émetteur et un acteur récepteur. On distingue


trois types de flux:
 Flux physique (marchandises, matériaux)
 Flux financier (chèque, virement)
 Flux d'information qui peut être verbal, documentaire ou informatique

8- Propriétés d'un flux dans un diagramme de flux

Code de référence du flux , Acteur émetteur, Acteur récepteur ,Commentaire descriptif du


flux
9- Matrice de flux
Elle permet de mettre en évidence les flux (informations ) qui circulent entre les acteurs
externes et les domaines de l’entreprise

NB : modéliser la communication revient donc à identifier :


- des acteurs externes
- des domaines
- des acteurs internes
- des messages (description d’un flux d’information)
- des propriétés

Exercice 1
Le service de migration délivre des visas pour l’Europe pour les personnes qui formulent la demande.
Lorsqu’un citoyen désire disposer d’un visa pour entrer dans un pays de son choix, il dépose une
fiche de demande de visa remplie au secrétariat du service des migrations. Ledit secrétariat se charge
immédiatement de transmettre la fiche au ministère de l’intérieur pour accord de ce dernier. Une
fois l’accord favorable, le ministère renvoie la fiche validé au secrétariat du service de migration. Ce
dernier remet au citoyen le visa demandé ainsi qu’une carte de séjour

TAF :

1- Identifier les domaines


2- Identifier les acteurs
3- Elaborer le diagramme des flux
4- Elaborer la matrice des flux

Exercice 2

Une société vend différents produits. Son service commercial envoie un catalogue et des tarifs aux
clients qui passent leurs commandes au service des ventes : Le service des ventes transmet les

7
commandes accompagnées d’un ordre de livraison au service des stocks et au service de facturation.
Le service des stocks livre la marchandise au client : le service de facturation envoie la facture au
service commercial qui la répercute au client. Ce dernier effectue le payement au niveau du service
de facturation

TAF :

1- Identifier les domaines


2- Identifier les acteurs
3- Elaborer le diagramme des flux

Exercice 3 : Dossiers de candidature

A la réception du dossier rempli, un agent du département administratif effectue un premier


contrôle visuel de présence des pièces demandées. Le dossier est repris par un agent expérimenté
qui étudie son contenu dans le détail : contrôles sur l'état civil du candidat (limite d'âge), sa scolarité
(section de terminale, appréciations du livret scolaire...). Puis un cadre du département étudie la «
lettre de motivation » rédigée par l'étudiant, et faisant partie des éléments à fournir dans le dossier.
Si le bilan de tous ces contrôles est favorable, une secrétaire saisit sur un terminal les informations
importantes de l'étudiant, qui sont stockées sur une base de données des candidats ; l'ordinateur
édite une convocation à l'étudiant, précisant date, heure et lieu des épreuves de sélection.

TAF : Elaborer le diagramme des flux

Exercice 4

SIB est une société de travail intérimaire.

La feuille de paie d’un intérimaire est établie par SIB dès que l’entreprise fait parvenir un relevé
d’activité global des personnels intérimaires que lui a envoyés SIB ou lorsqu’un intérimaire transmet
lui-même son relevé d’activité. Le salaire correspondant est alors versé sur le compte bancaire de
l’intérimaire. Lorsque SIB reçoit d’une entreprise une demande de personnel intérimaire, elle ouvre
un dossier et recherche parmi les personnes inscrites dans ces fichiers celles qui sont susceptibles de
convenir. Elle établit alors une offre d’emploi expédiée aux intérimaires sélectionnés.

Les réponses sont enregistrées au fur et à mesure de leur arrivée. Après un délai de huit jours, la
société examine la liste des réponses à cette offre ; une proposition de personnel est faite à
l’entrepris e demandeuse ; un contrat à signer lui est expédié.

Si dans la semaine qui suit le contrat n’a pas été retourné signé, le dossier est classé et les
intérimaires concernés sont informés.

Si l’entreprise a retourné le contrat signé dans les délais, les intérimaires reçoivent une lettre
d’embauche.

TAF : Elaborer le diagramme des flux

Chapitre 2 : Le dictionnaire des données

8
I- Définition

Toutes les données nécessaires à un projet d’application informatique doivent être


répertoriées et formalisées afin de définir le contenu de la base de données correspondant.
La construction d’un dictionnaire de données répond globalement à cet objectif.

Seules les données utiles à une application doivent être retenues, ce sont celles qui
permettent de réaliser des différents traitements, d’obtenir les résultats souhaités. Les
informations n’intervenant dans aucun traitement sont écartées pour ne pas encombrer
inutilement les supports informatiques.

Les données d’une application sont détectées à l’examen des documents existants,
d’anciens fichiers lors des divers entretiens avec les personnels de l’entreprise.

Toutes ambigüités concernant le sens d’un nom de données doivent être levées par une
enquête complémentaire : il arrive parfois qu’une même information soit désignée par des
noms différents selon le document examiné ou la personne interrogée, il s’agit des
données synonymes.

Au contraire un même nom peut désigner des données distinctes. Ce sont des données
polysèmes.

L’analyse doit détecter la nature particulière de certaines données :

1- Données calculées

Une donnée calculée est une donnée qui peut être reconstituée de façon simple à partir
d’autres données. Il est inutile de mémoriser une donnée calculée

2- Un paramètre

Un paramètre est une donnée qui intervient dans les calculs et fixe sur une certaine
période et prend une valeur unique de plus souvent déterminée en dehors du domaine de
gestion étudiée.

Exemple : un taux de TVA unique déterminé par la législation locale

3- Une constante

Une constante est une donnée figée n’intervenant dans aucun calcul

Exemple : le logo de DGC

II- Construction du dictionnaire de données

Le dictionnaire de données est le document dans lequel on récapitule toutes les données
utiles à une application. Hormis les constantes, les données paramétrées, les données
calculées, on ajoute la description et la nature des données

Exemple : considérons la facture suivante :

9
Ets : NDIAYE

Facture n° : 00125

Nom et Prenom :

Adresse :

Code_produ Qte Designation Pu TVA TTC


it

Total :
Signature

N° Rubrique Données Dictionnai Type Taill Contraint


calculées, re des e es
paramètrée données
s,
constantes
1 Numero Numero Numérique [1..100]

2 Nom Nom Alphanumériq 20


ue
3 Prenom Prenom
Alphanumériq
4 Adresse Adresse ue 10

5 Code Code Alphanumériq


ue 30
6 Qte Qte
Alphanumériq
7 Designatio Designatio ue
n n 6
8 Numérique
Pu Pu
9 Alphanumériq
TVA ue Qte > 5
10
Ttc Numérique
11 20
Total

10
X

Chapitre 3 : Modèle Conceptuel des données (MCD)

I- Qu'est-ce qu'un MCD ?

Un MCD représente la structure logique globale d'une base de données, indépendamment du


logiciel ou de la structure de stockage des données. Un modèle conceptuel contient toujours
des données qui ne sont pas encore mises en oeuvre dans la base de données physique. Le
MCD constitue une représentation formelle des données nécessaires au fonctionnement d'une
entreprise. C’est un modèle schématique qui permet de décrire le système d’information en
terme d’entité, association, cardinalité, occurrence …

1- Entité : Objet abstrait ou physique ayant une existence propre pour le domaine étudié

Formalisme :

Nom Entité
Propriétés

Exemple :

Etudiant
Numero

Nom

Prenom

Age

Ville

2- Identifiant : C’est une ou plusieurs propriétés permettant d’identifier de manière unique

11
chaque occurrence de l’entité

3- Occurrence : C’est la réalisation d’une entité ou un cas particulier de l’entité

Exemple : Diop = occurrence

Etudiant
1

Diop

Fatou

25

Dakar

4- Association : C’est un lien entre deux ou plusieurs entités

Formalisme :
Entité 1 Entité 2

Nom association

Identifiant propriété Identifiant

Exemple 1 :
Etudiant Etablissement

(1,1) Appartenir (1,n)


NumEtu CodeEta

5- Cardinalité : C’est le nombre de fois minimum ou maximum qu’une occurrence de

l’entité participe à la relation

Formalisme :
Entité 2 12
Entité 1

Identifiant
(min, max) (min, max)
Nom association

propriété

min : 0 -> certaines occurrences de l’entité ne participent pas à la relation

1 -> toute occurrence de l’entité participe au moins une fois à la relation

max : 1 -> quand une occurrence de l’entité participe à la relation, elle n’ y participe au plus

une fois

n -> quand une occurrence de l’entité participe à la relation, elle peut participer

plusieurs fois

Exemple 2 :

Personne Logement

(1, n) habiter (0, n)


Num Code

1 personne peut habiter dans

Plusieurs logements

1 personne habite au moins 1 logement peut être

un logement inoccupé

1 logement peut être

habité par plusieurs personnes

II- Rôles du MCD

Le MCD vous permet de :

 Représenter l'organisation des données sous forme graphique pour créer des diagrammes
Entité Relation (association).
 Vérifier la validité des données de conception

13
III- Objets du MCD

Les éléments utilisés pour la formalisation d'un MCD sont les suivants :
Entité Type Définition d'entités (objets physiques ou abstraits) ayant des caractéristiques comparables.
Définition d'une Association liant plusieurs Entités Types. Signification d'un lien entre deux ou plusieur
Relation Type
types d'objets.

Définition d'une caractéristique d'un objet ou d'une association. Une propriété Type est elle-même
Propriété Type caractérisé par un type (Chiffre ou Texte ...) et une longueur. L'ensemble des propriétés types du MCD
compose le dictionnaire des données.

Propriété Type ou concaténation de Propriétés Types permettant de distinguer une entité parmi toute
Identifiant
les autres dans une Entité Type.

Cardinalité Nombre minimum de fois où une entité est concernée par l'association.
minimum
0 indique que les entités ne sont pas obligatoirement concernés par l'association.
Nombre maximum de fois où une entité est concernée par l'association.
Cardinalité
maximum n signifie plusieurs fois sans préciser de nombre.
Ce nombre ne peut être égal à 0.

Représentation

 Le MCD permet d'exprimer graphiquement des règles de gestion qui correspondent aux
contraintes d'intégrités des données.

IV- Règles à suivre pour l'établissement d'un MCD :Normalisation


Chaque entité doit disposer d'un identifiant qui la caractérise de manière unique.
1ere forme Normale

Les propriétés d'une entité ne doivent dépendre que de l'identifiant de l'entité et non
2eme forme Normale d'une partie de cet identifiant. Un identifiant peut être composé de la concaténation de
plusieurs propriétés.

Les propriétés d'une entité doivent dépendre de l'identifiant de l'entité de manière


3eme forme Normale directe.

Forme Normale de BOYCE- Pour les identifiants composés de plusieurs propriétés, ces dernières ne doivent pas être

14
CODD dépendantes d'une autre propriété de l'entité.

Les propriétés des relations doivent dépendre de tous les identifiants des entités
Normalisation des relations
associées.

Les relations dont le nombre d'entités associé est trop important (supérieur à 3) doivent
être décomposées en plusieurs relations.
Décomposition des relations
Cette décomposition ne peut se faire qu'à la condition d'avoir une cardinalité
minimum égale à 1.

Chapitre 4 : Modèle Logique des données ( MLD )

Le MLD ajoute au MCD la notion d'organisation. Le MLD indique donc comment les
données seront organisées.
Cette formalisation nécessite de connaître les moyens disponibles pour la manipulation des
données :
 Base de données navigationnelles (BDN)
 Base de données relationnelles (BDR)
Nous ne traiterons ici que de la formalisation du MLD appliquée à une base de données
relationnelle.
1) Règle de passage du MCD au MLD relationnel
a) Pour les relations de type père – fils : (de 1 à plusieurs)
0, n -> 1,1
0, n -> 0, 1
1, n -> 1, 1
1, n -> 0, 1
Les entités deviennent des tables, la clé du père migre vers le fils, la relation disparaît et les
propriétés de la relation migrent vers le fils
Exemple : Soit le schéma de MCD suivant :

Societé
Personne

(1,1) travailler (1,n)


Code
Num
raisonsociale
Nom

prenom

MLD :
Societé (code, raisonsociale)
Personne (Num, nom, prenom, age, #code)
b) Pour les relations de type plusieurs à plusieurs :
0, n -> 0, n
1, n -> 1,n
15
1,n -> 0, n
Les entités deviennent des tables, la relation devient une table dont la clé est la concaténation
des clés composant la relation
Exemple : soit le schéma de MCD suivant :

Article
Dossier

(1,n) Figurer (0,n)


ref
code qté
libelle
designation
pu

MLD :
Dossier (code, designation)
Article (ref, libelle, pu)
Figurer (code, ref , qté)

c) Autres types de relation


er
1 cas : (1, 1) <-> (1, 1)
Solution 1 : regrouper les deux entités
Solution 2 : les entités deviennent des tables avec migration des clés dans les deux sens

Chapitre 5 : Modèle Conceptuel de Traitement (MCT)

I-Introduction

Décrire le traitement en Merise, c’est décrire les processus déclenchés dans le domaine en
réponse aux stimulations de l’environnement.

L’objet du MCT est de décrire ces traitements qui représentent les activités exercées par le
domaine, activités dont la maîtrise est indispensable à la bonne compréhension du SI.

Le MCT permet de représenter le système d'information de façon dynamique sans se soucier


de choix organisationnels ou de la façon dont les opérations sont exécutées au sein du
système. Il se contente de définir les opérations sans préciser de détails sur leur mode
d'exécution. Le modèle conceptuel de traitements représente des opérations dont le
déclenchement est provoqué par des événements et qui elles-mêmes émettent des événements.
Le MCT est un zoom du MCC.

Pour arriver à cette modélisation, nous aurons besoin d’étudier les concepts qui le fondent.
Nous le représentons ensuite dans un formalisme précis.

16
II-Notion de base du MCT

Les notions de base du MCT sont :

 acteur
 l’événement / résultat
 la synchronisation
 les règles d’émission
 l’opération

1- Acteur

Un acteur exerce une activité dans le domaine s’il est interne, ou dans l’environnement du
domaine s’il est externe (rappelons que le MCT ne s’intéresse qu’aux acteurs externes qui
interagissent avec le domaine)

2- L’événement / résultat

Ce n’est rien d’autre que le flux reçu (stimuli) et le flux émis (réactions).

Les flux reçus par le domaine en provenance des acteurs externes constituent des événements
alors que ceux qui sont émis par le domaine en direction des acteurs externes sont des
résultats.

Formalisme

Nom Evénement

Il existe plusieurs catégories d’événements / résultats :

- Externes, modélisant des flux avec un acteur externe


- Décisionnels, représentant les échanges avec le système de pilotage
- Temporels, représentant des échéances

Les événements externes (émanation des flux externes ) et les résultats (émanation des flux
internes ) sont souvent matérialisés par les documents :

Exemple 1 : événement externe

Déclaration de sinistre de Mr Diop à la compagnie d’assurance constitue l’événement


déclaration de sinistre

Evénement externe : Déclaration de sinistre

Exemple 2 : résultat

17
les factures d’électricité que la SNE a envoyé aux entreprises A, B, C

Evénement externe :
Factures envoyées

NB : seuls les événements externes seront pris en compte au niveau du MCT, les deux autres
types d’événements étant pris en charge par le MOT

Définition d’un événement :

Un événement est un flux de nature quelconque ou un fait qui contribue au déclenchement


d'une opération ou qui est provoqué par cette opération. L'événement indique que quelque
chose s'est passé et que le système d'information doit réagir.

Un événement peut être soit :

 Déclenché par une opération et lié à celle-ci par une émission d'opération
(événement déclenché)
 Emetteur d'une opération et lié à celle-ci par un déclenchement d'opération
(événement émetteur)

Définition d'un déclenchement d'opération

Le déclenchement d'opération établit une connexion depuis un événement vers une opération.
Il représente le déclenchement d'une opération produit par l'exécution d'un événement.

3-Synchronisation

La synchronisation constitue une condition booléenne sur les événements externes pour le
déclenchement d’une opération.
La synchronisation est exprimée par les opérateurs ET , OU, NON et toutes combinaisons
logiques.
L'opération n'est déclenchée que si la condition de synchronisation est remplie.
Exemple :
La commande ne pourra être traitée que si :

 La commande est reçue par fax (CF).

ou

 La commande est reçue par courrier (CC).

18
Définition d'une émission d'opération

L'émission d'opération établit une connexion depuis une opération vers un événement. Elle
représente l'émission d'un événement produit par l'exécution d'une opération.

Une émission d'opération peut être conditionnée par une règle d'émission, mais ce n'est pas
obligatoire.

4- opération

Une opération représente l'ensemble des actions que le domaine peut effectuer à partir des
informations fournies par un ou plusieurs événements et de celles déjà connues dans la
mémoire du système d'information.

L'opération est un ensemble de:

 Décisions
 Règles de gestion
 Actions sur les données
 Traitements sur les données
 Actions de tous types

NB : les actions expriment l’ensemble des activités réalisables à partir du déclenchement de

l’opération

Une opération peut être soit :

 Déclenchée par un événement et liée à celui-ci par un déclenchement d'opération


(opération déclenchée)
 Emettrice d'un événement et liée à celui-ci par une émission d'opération (opération
émettrice)

19
Exemple :

E1 E2

synchronisation

Nom Opération

Action 1 E3

règles d’émission

ER3

ER1 ER2

NB : il ne peut pas y avoir une deuxième opération sans l’intervention d’un événement
extérieur ou temporaire

Remarque :

Au niveau du MCT, il n’est pas nécessaire de décrire les actions sur les données mémorisées
ainsi que les règles de gestion (on pourra le faire au niveau du MOT)

5-Les règles d’émission

Elles matérialisent les conditions de production d’un résultat. A l’image de la synchronisation,


elles constituent des conditions préalables à la réalisation d’un résultat et sont représentées par
les opérateurs OUI et NON

III-Le processus

C’est un ensemble structuré d’opérations, d’événements et résultats consécutifs qui


concourent à un même but. Il représente un sous ensemble d’activités de l’entreprise dont les
événements initiaux et les résultats finaux délimitent un état stable du domaine.

Par exemple, dans le domaine assurances auto, on pourra distinguer trois processus :

20
- La prospection
- La gestion des contrats
- La gestion des sinistres

IV-Les règles de vérification

Le MCT doit représenté fidèlement le domaine d’activité étudié, qu’il soit un existant ou un
projet (description et fonctionnement). Pour ce faire, les règles syntaxiques suivantes doivent
être respectées :

- Un acteur émet un événement ou reçoit un résultat au moins


- Un événement externe provient d’un acteur externe
- Un résultat provient d’une opération
- Une opération est déclenchée par un ou plusieurs événements externes
- Une expression logique associée à une synchronisation ou à une règle d’émission ne
peut être toujours fausse

V-Conception d’un MCT et formalisme

1. Recenser les acteurs et les flux échangés


2. Construire le graphe des flux
3. Identifier les processus
4. Découper chaque processus en opérations en respectant les consignes
suivantes :

- Regrouper dans une même opération toutes les activités qui peuvent être effectuées
dès la survenance de l’événement, sans tenir compte des éventuelles attentes qui
seraient liées qu’à l’organisation interne
- Ne pas considérer les détails liés à l’organisation
- Dans un processus, seule l’attente d’un événement externe peut justifier le découpage
en plusieurs opérations. Quand une opération s’achève, le domaine perd le contrôle de
la poursuite du processus
- A chaque survenance d’événement, rien n’oblige que toute s les fonctions de
l’opération soient à effectuer
- Plusieurs résultats peuvent être émis par une opération.

Formalisme d’un MCT (schéma)

21
E1
E2
événements

synchronisation

Nom Opération opération

Action 1

règles d’émission

ER1 ER2 résultats

Exercice 1
Dans une administration, les demandes de promotion du personnel sont traitées selon les règles de
gestion suivantes :

RG1 : toute demande de promotion doit subir un examen préalable permettant de déterminer si elle
est recevable ou non

RG2 : l’examen du dossier d’une demande recevable ne peut se faire qu’après rapport du supérieur
hiérarchique

RG3 : après examen du dossier par l’autorité compétente, la promotion sera accordée ou refusée

TAF : Etablir le MCT

Exercice 2 : Compagnie d’assurance

Interview du chef « bureau de paiement »

Pour rembourser une facture de réparation envoyé par un assuré, il faut bien sûr qu’on ait un dossier
d’accident ouvert correspondant mais cela ne suffit pas, on doit attendre aussi que l’expert ait donné
le résultat de son expertise. Lorsque tout est là, on ferme le dossier et on expédie un chèque à
l’assuré.

Interview du chef de service « accident auto »

Le dossier d’accident est ouvert lorsque la déclaration d’accident de l’assuré nous parvient, en fait il
est vraiment ouvert seulement si tout est correct, dans ce cas on envoie une demande d’expertise à
22
l’expert sinon le dossier est mis en attente et on demande des compléments d’information à l’assuré.
Lorsqu’arrive un complément d’information correspondant à un dossier en attente, on reprend la
procédure d’examen du dossier

TAF : Etablir le MCT

Exercice 3 : Dossiers de candidature

A la réception du dossier rempli, un agent du département administratif effectue un premier


contrôle visuel de présence des pièces demandées. Le dossier est repris par un agent expérimenté
qui étudie son contenu dans le détail : contrôles sur l'état civil du candidat (limite d'âge), sa scolarité
(section de terminale, appréciations du livret scolaire...). Puis un cadre du département étudie la «
lettre de motivation » rédigée par l'étudiant, et faisant partie des éléments à fournir dans le dossier.
Si le bilan de tous ces contrôles est favorable, une secrétaire saisit sur un terminal les informations
importantes de l'étudiant, qui sont stockées sur une base de données des candidats ; l'ordinateur
édite une convocation à l'étudiant, précisant date, heure et lieu des épreuves de sélection.

TAF : Elaborer le MCT

Exercice 4

SIB est une société de travail intérimaire.

La feuille de paie d’un intérimaire est établie par SIB dès que l’entreprise fait parvenir un relevé
d’activité global des personnels intérimaires que lui a envoyés SIB ou lorsqu’un intérimaire transmet
lui-même son relevé d’activité. Le salaire correspondant est alors versé sur le compte bancaire de
l’intérimaire. Lorsque SIB reçoit d’une entreprise une demande de personnel intérimaire, elle ouvre
un dossier et recherche parmi les personnes inscrites dans ces fichiers celles qui sont susceptibles de
convenir. Elle établit alors une offre d’emploi expédiée aux intérimaires sélectionnés.

Les réponses sont enregistrées au fur et à mesure de leur arrivée. Après un délai de huit jours, la
société examine la liste des réponses à cette offre ; une proposition de personnel est faite à
l’entrepris e demandeuse ; un contrat à signer lui est expédié.

Si dans la semaine qui suit le contrat n’a pas été retourné signé, le dossier est classé et les
intérimaires concernés sont informés.

Si l’entreprise a retourné le contrat signé dans les délais, les intérimaires reçoivent une lettre
d’embauche.

TAF : Etablir le MCT

Exercice 5 : GESTION DES APPROVISIONNEMENTS

A partir des demandes d’approvisionnement établies par le service commercial, le service des achats
envoie des demandes de prix aux fournisseurs possibles, pour les articles nouveaux ou
d’approvisionnement exceptionnel (on se limitera à ces articles, laissant de côté les articles connus et
à approvisionnement régulier).
Les fournisseurs envoient des offres, étudiées en détail et comparées par les acheteurs ; ces derniers
23
font ensuite un choix. Le choix est effectué au plus tard 10 jours après l’envoi des offres.
Le service des achats établit un bon de commande à destination du fournisseur retenu. Une copie est
remise au magasin en vue de la réception.
Quand la livraison arrive, le magasinier contrôle quantitativement la marchandise. Un contrôle de
qualité est effectué. La livraison arrive généralement 2 jours après le choix définitif du fournisseur.
La livraison est renvoyée en bloc si l’un des contrôles est négatif. Les contrôles satisfaisants
aboutissent à l’entrée en stock des articles. Le magasin établit le bon à payer aux services financiers.
Quand les services financiers reçoivent la facture du fournisseur (généralement 3 jours après la
livraison), ils vérifient qu’il lui correspond le bon à payer et émettent le chèque de paiement.
1°) Etablir le diagramme des flux
2°) Etablir le modèle conceptuel des traitements

Chapitre 6 : Le modèle organisationnel des traitements (MOT)

1- Introduction

Le MCT a permis de décrire les activités majeures du domaine, sans référence aux ressources
pour en assurer le fonctionnement ; on s’est concentré sur le quoi et le pourquoi. La construction
du MOT se concentre sur le comment et va consister à :

- Définir les ressources à mettre en œuvre (moyens techniques, humains, financiers, espaces,
temps)
- Décomposer les opérations du MCT en tâches
- Construire en enchaînement chronologique des activités
- Organiser l’ensemble des ressources permettant d’assurer l’exécution des tâches envisagées

En somme, il s’agira de découper le MCT en éléments plus fins, plus détaillés tout en y greffant les
éléments liés à l’organisation de l’entreprise.

La construction d’un MOT nécessite un important effort de l’équipe du projet, pour plusieurs
raisons :

- Une solution d’organisation doit tenir compte de l’organisation prévue pour le personnel, la
circulation des informations
- Chaque solution doit être décrite selon des critères économiques (coûts & délais), des
critères ergonomiques (les tâches seront-elles adaptées aux utilisateurs ?) et des critères
sociaux (politique sociale de l’entreprise).

La construction des variantes du MOT n’est pas seulement un problème technique mais elle est aussi
économique et sociale et requiert par conséquent une approche participative qui respecte les choix
de l’entreprise.

2- Notions de base du MOT

24
Le MOT ne diffère pas beaucoup du MCT quant à ses notions de base. Aussi utilise-t-il les notions
d’événements / résultats, de règles d’émission, de synchronisation. Les opérations seront
remplacées par les tâches.

Le MOT prend en plus la notion d’événement internes et d’acteurs internes.

Le MOT repose fondamentalement sur la notion de poste de travail. Le poste de travail peut être
décrit par les caractéristiques :

- Les compétences et aptitudes requises par les personnes intervenant dans ce poste
- Les caractéristiques techniques matérielles associées à ce poste (en particulier le matériel
informatique)
- L’aménagement général du poste et sa localisation dans l’espace
Un poste peut comprendre :
- Une personne associée à un matériel
- Plusieurs personnes partageant un matériel
- Une ou plusieurs personnes sans matériel
- Du matériel sans personnel spécialisé

La tâche : elle modélise un ensemble nommé d’activités élémentaires, perçues comme


homogènes, concourant à un même but. Elle est la décomposition des opérations conceptuelles.

La tâche est caractérisée par les paramètres suivants :

- Le poste auquel la tâche est affectée


- Le degré d’automatisation qui peut être :
- Manuelle (M) : durant le déroulement de la tâche, seule la ressource humaine est mobilisée
- Conversationnelle (C) ou Interactive (I) : durant son déroulement, les ressources humaines et
informatiques sont mobilisées
- Automatique (A) : durant son déroulement, seule la ressource informatique est mobilisée
- Le délai de réponse qui peut être :
- Immédiat (RI) : dès la survenance de l’événement et que les ressources sont disponibles, la
tâche traite l’événement
- Différé (RD) : le déclenchement n’est pas seulement lié à la survenance de l’événement, mais
attend une condition complémentaire (délai, intervalle, ordre du système de pilotage, ---)
- Le mode de fonctionnement qui peut prendre les valeurs suivantes :
- Unitaire (U) : la tâche et les ressources associées traitent les occurrences d’événement une à
une
- Lot (L) : la tâche et les ressources associées traitent les occurrences d’événement par lot

Les tâches seront regroupées à travers deux concepts que sont la phase et la procédure.

La phase

La phase est une succession de tâches exécutées consécutivement au sein d’un même poste. Dès
qu’une occurrence d’événements rentre dans la phase, c’est-à-dire déclenche la première tâche
de cette phase, les ressources humaines et informatiques sont modélisées jusqu’à la fin du
traitement de l’occurrence d’événement initial ; la phase pourra alors traiter une nouvelle

25
occurrence d’événement. La phase permet de reconstituer une séquence d’activités qui ne peut
être interrompue par d’autres événements. Le découpage en tâches au sein de la phase est alors
fréquemment dû à une alternance de degré d’automatisation différents.

La procédure organisationnelle

C’est un enchainement de tâches et / ou de phases, d’intérêt pour l’organisation. La procédure


organisationnelle prend en compte un événement et produit tous les résultats qui en découlent

3- Formalisme du MOT
4- Construction d’un MOT

Par deux fois, le concepteur procédera à l’élaboration d’un MOT lors de l’étude préalable puis
lors de l’étude détaillée. Il faut cependant noter une grande différence dans les deux cas :

- En étude préalable le concepteur modélisera fidèlement l’existant


- En étude détaillée le concepteur proposera des solutions détaillées

Dans tous les cas, on retrouvera des principes généraux de construction que nous résumerons
ainsi :

- Faire le choix des postes en spécifiant les ressources humaines et informatiques


- Décomposer chaque opération en tâches, les ordonner, les affecter aux postes, préciser les
différentes caractéristiques (degré d’automatisation, délai de réponse, mode de travail)
- S’assurer de la faisabilité des tâches par rapport aux ressources composant le poste
- Préciser les différentes procédures fonctionnelles qui représentent le schéma
d’enchainement des tâches
- Evaluer l’ergonomie générale de chaque poste par rapport à l’ensemble des phases à
assurer ; évaluer si la nature des tâches assignées est compatible avec les qualifications des
personnes affectées au poste, avec les conditions générales de l’environnement
- Envisager les solutions alternatives
5- Ergonomie

Elle a pour objectif de permettre une meilleure adéquation des applications informatiques aux
besoins des utilisateurs, en ingénierie des systèmes d’information, l’ergonomie s’intègre :

- Au niveau organisationnel, à travers l’analyse des postes


- Au niveau logique, à travers la conception des interfaces homme-machine

Aussi l’ergonomie intègre-t-elle des éléments tels que :

- D’autres disciplines scientifiques (médecine, sociologie, ingénierie, --- )


- La situation de travail (contenu des tâches, environnement, organisation, formation, ---)
- L’analyse du poste de travail
L’analyse du poste de travail conduit à une étude approfondie (écarts entre le prescrit et le
réalisé, compréhension du travail humain, conditions de travail au sens large, ---) de celui-ci
avec comme objectif de donner la possibilité à l’utilisateur de réaliser la ou les tâches qui lui
sont assignées avec le maximum de réussite possible.

26
27

Vous aimerez peut-être aussi