Méthodologie MERISE pour SI
Méthodologie MERISE pour SI
Objectifs :
L'objectif de cet enseignement est double. Tout d'abord faire comprendre l’importance d'une bonne
démarche en développement logiciel. Et ensuite étudier et utiliser une méthodologie pour la
conception de systèmes informatiques. Ce cours est consacré à la modélisation des systèmes
d'information, tout en gardant en vue les systèmes informatiques en général. L’accent sera mis sur la
partie statique (données) de la conception. Ensuite, nous allons s'intéresser à la dimension
dynamique (traitements) des systèmes.
Modélisation Merise
La conception d'un système d'information n'est pas évidente car il faut réfléchir à l'ensemble
de l'organisation que l'on doit mettre en place. La phase de conception nécessite des méthodes
permettant de mettre en place un modèle sur lequel on va s'appuyer. La modélisation consiste
à créer une représentation virtuelle d'une réalité de telle façon à faire ressortir les points
auxquels on s'intéresse. Ce type de méthode est appelée analyse. Il existe plusieurs méthodes
d'analyse, les méthode les plus utilisée en France et dans les pays francophone sont :
structurelle (méthode MERISE) et objet (UML).
Données Traitement
Conceptuel MCD MCT
Logique MLD MOT
Physique MPD MPT
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Chapitre 0 : Généralité
I- Système d’information
Le système d'information (SI) est le domaine dans lequel MERISE s'applique. Le SI est
composé des moyens (humains et techniques) nécessaires au stockage et au traitement de
l'information d'une organisation. Le système physique (opérant) correspond aux moyens de
production (humains et techniques) de l'organisation.
Le schéma ci-dessus est utile pour présenter les types d'informations transitant au sein de
l'organisation.
La première étape de la démarche est de savoir dans quelles mesures certaines parties du
système d'information (SI) peuvent être automatisable, c'est à dire découvrir dans quelles
mesures l'informatique peut apporter un gain de productivité, de fiabilité ou de qualité au SI.
L'ensemble de ces parties est appelé le Système Automatisé d'Information.
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L'intérêt de ce schéma est de présenter les grands ensembles de traitements et d'informations
qui seront manipulées par le S.A.I.
Le S.A.I. peut être décomposé en sous systèmes. Ces derniers pouvant être peu dépendants :
ou fortement dépendants car ils peuvent partager le même système de conservation des
informations :
II. Démarche
MERISE propose une véritable démarche de fabrication d'un SI qui consiste à traiter un projet
informatique en s'appuyant sur trois notions fondamentales:
Vie du projet : Les étapes.
Suivi du projet : Les choix, les points de validation des étapes.
Formalisation du projet : l'abstraction des différentes étapes.
1. Schéma directeur
2. Etude préalable
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3. Analyse détaillée
4. Analyse technique
5. Réalisation
6. Maintenance
o Logiciels nécessaires .
Grands ensembles d'informations et principaux traitements retenus pour l'automatisation
(MCT et éventuellement ébauche du MCD).
Le passage à l'étape suivante nécessite que l'un des scénarios proposés par l'étude préalable
soit retenu. Ce choix est établi sur les critères suivants :
Investissement Initial, Formations, Maintenance évolutive et Maintenance corrective.
COUTS
Estimation des gains.
LIMITES
Capacités d'évolutions.
IMPACTS Impact sur l'organisation existante.
Points en suspens à lever durant l'analyse détaillée ou l'analyse technique. Risques et solutions de
FAISABILITÉ
remplacement.
II-5 La réalisation
La programmation.
Les tests.
La mise en exploitation.
II-6 La maintenance
La maintenance est de deux types.
La maintenance corrective qui a pour but la correction d'une anomalie :
o Erreur de conception : elle est due à une incohérence dans l'analyse et nécessite de
revoir cette dernière.
o Erreur de réalisation : elle est due à une mauvaise compréhension ou un oubli lors de la
réalisation.
· La maintenance évolutive : modifications impliquées par une évolution de
l'organisation.
L'acteur représente une unité intervenant dans le fonctionnement du système. Il peut être
interne ou externe au système. Lorsqu'un acteur est interne, il s'affiche comme suit :
Exercice 1
Le service de migration délivre des visas pour l’Europe pour les personnes qui formulent la demande.
Lorsqu’un citoyen désire disposer d’un visa pour entrer dans un pays de son choix, il dépose une
fiche de demande de visa remplie au secrétariat du service des migrations. Ledit secrétariat se charge
immédiatement de transmettre la fiche au ministère de l’intérieur pour accord de ce dernier. Une
fois l’accord favorable, le ministère renvoie la fiche validé au secrétariat du service de migration. Ce
dernier remet au citoyen le visa demandé ainsi qu’une carte de séjour
TAF :
Exercice 2
Une société vend différents produits. Son service commercial envoie un catalogue et des tarifs aux
clients qui passent leurs commandes au service des ventes : Le service des ventes transmet les
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commandes accompagnées d’un ordre de livraison au service des stocks et au service de facturation.
Le service des stocks livre la marchandise au client : le service de facturation envoie la facture au
service commercial qui la répercute au client. Ce dernier effectue le payement au niveau du service
de facturation
TAF :
Exercice 4
La feuille de paie d’un intérimaire est établie par SIB dès que l’entreprise fait parvenir un relevé
d’activité global des personnels intérimaires que lui a envoyés SIB ou lorsqu’un intérimaire transmet
lui-même son relevé d’activité. Le salaire correspondant est alors versé sur le compte bancaire de
l’intérimaire. Lorsque SIB reçoit d’une entreprise une demande de personnel intérimaire, elle ouvre
un dossier et recherche parmi les personnes inscrites dans ces fichiers celles qui sont susceptibles de
convenir. Elle établit alors une offre d’emploi expédiée aux intérimaires sélectionnés.
Les réponses sont enregistrées au fur et à mesure de leur arrivée. Après un délai de huit jours, la
société examine la liste des réponses à cette offre ; une proposition de personnel est faite à
l’entrepris e demandeuse ; un contrat à signer lui est expédié.
Si dans la semaine qui suit le contrat n’a pas été retourné signé, le dossier est classé et les
intérimaires concernés sont informés.
Si l’entreprise a retourné le contrat signé dans les délais, les intérimaires reçoivent une lettre
d’embauche.
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I- Définition
Seules les données utiles à une application doivent être retenues, ce sont celles qui
permettent de réaliser des différents traitements, d’obtenir les résultats souhaités. Les
informations n’intervenant dans aucun traitement sont écartées pour ne pas encombrer
inutilement les supports informatiques.
Les données d’une application sont détectées à l’examen des documents existants,
d’anciens fichiers lors des divers entretiens avec les personnels de l’entreprise.
Toutes ambigüités concernant le sens d’un nom de données doivent être levées par une
enquête complémentaire : il arrive parfois qu’une même information soit désignée par des
noms différents selon le document examiné ou la personne interrogée, il s’agit des
données synonymes.
Au contraire un même nom peut désigner des données distinctes. Ce sont des données
polysèmes.
1- Données calculées
Une donnée calculée est une donnée qui peut être reconstituée de façon simple à partir
d’autres données. Il est inutile de mémoriser une donnée calculée
2- Un paramètre
Un paramètre est une donnée qui intervient dans les calculs et fixe sur une certaine
période et prend une valeur unique de plus souvent déterminée en dehors du domaine de
gestion étudiée.
3- Une constante
Une constante est une donnée figée n’intervenant dans aucun calcul
Le dictionnaire de données est le document dans lequel on récapitule toutes les données
utiles à une application. Hormis les constantes, les données paramétrées, les données
calculées, on ajoute la description et la nature des données
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Ets : NDIAYE
Facture n° : 00125
Nom et Prenom :
Adresse :
Total :
Signature
10
X
1- Entité : Objet abstrait ou physique ayant une existence propre pour le domaine étudié
Formalisme :
Nom Entité
Propriétés
Exemple :
Etudiant
Numero
Nom
Prenom
Age
Ville
11
chaque occurrence de l’entité
Etudiant
1
Diop
Fatou
25
Dakar
Formalisme :
Entité 1 Entité 2
Nom association
Exemple 1 :
Etudiant Etablissement
Formalisme :
Entité 2 12
Entité 1
Identifiant
(min, max) (min, max)
Nom association
propriété
max : 1 -> quand une occurrence de l’entité participe à la relation, elle n’ y participe au plus
une fois
n -> quand une occurrence de l’entité participe à la relation, elle peut participer
plusieurs fois
Exemple 2 :
Personne Logement
Plusieurs logements
un logement inoccupé
Représenter l'organisation des données sous forme graphique pour créer des diagrammes
Entité Relation (association).
Vérifier la validité des données de conception
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III- Objets du MCD
Les éléments utilisés pour la formalisation d'un MCD sont les suivants :
Entité Type Définition d'entités (objets physiques ou abstraits) ayant des caractéristiques comparables.
Définition d'une Association liant plusieurs Entités Types. Signification d'un lien entre deux ou plusieur
Relation Type
types d'objets.
Définition d'une caractéristique d'un objet ou d'une association. Une propriété Type est elle-même
Propriété Type caractérisé par un type (Chiffre ou Texte ...) et une longueur. L'ensemble des propriétés types du MCD
compose le dictionnaire des données.
Propriété Type ou concaténation de Propriétés Types permettant de distinguer une entité parmi toute
Identifiant
les autres dans une Entité Type.
Cardinalité Nombre minimum de fois où une entité est concernée par l'association.
minimum
0 indique que les entités ne sont pas obligatoirement concernés par l'association.
Nombre maximum de fois où une entité est concernée par l'association.
Cardinalité
maximum n signifie plusieurs fois sans préciser de nombre.
Ce nombre ne peut être égal à 0.
Représentation
Le MCD permet d'exprimer graphiquement des règles de gestion qui correspondent aux
contraintes d'intégrités des données.
Les propriétés d'une entité ne doivent dépendre que de l'identifiant de l'entité et non
2eme forme Normale d'une partie de cet identifiant. Un identifiant peut être composé de la concaténation de
plusieurs propriétés.
Forme Normale de BOYCE- Pour les identifiants composés de plusieurs propriétés, ces dernières ne doivent pas être
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CODD dépendantes d'une autre propriété de l'entité.
Les propriétés des relations doivent dépendre de tous les identifiants des entités
Normalisation des relations
associées.
Les relations dont le nombre d'entités associé est trop important (supérieur à 3) doivent
être décomposées en plusieurs relations.
Décomposition des relations
Cette décomposition ne peut se faire qu'à la condition d'avoir une cardinalité
minimum égale à 1.
Le MLD ajoute au MCD la notion d'organisation. Le MLD indique donc comment les
données seront organisées.
Cette formalisation nécessite de connaître les moyens disponibles pour la manipulation des
données :
Base de données navigationnelles (BDN)
Base de données relationnelles (BDR)
Nous ne traiterons ici que de la formalisation du MLD appliquée à une base de données
relationnelle.
1) Règle de passage du MCD au MLD relationnel
a) Pour les relations de type père – fils : (de 1 à plusieurs)
0, n -> 1,1
0, n -> 0, 1
1, n -> 1, 1
1, n -> 0, 1
Les entités deviennent des tables, la clé du père migre vers le fils, la relation disparaît et les
propriétés de la relation migrent vers le fils
Exemple : Soit le schéma de MCD suivant :
Societé
Personne
prenom
MLD :
Societé (code, raisonsociale)
Personne (Num, nom, prenom, age, #code)
b) Pour les relations de type plusieurs à plusieurs :
0, n -> 0, n
1, n -> 1,n
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1,n -> 0, n
Les entités deviennent des tables, la relation devient une table dont la clé est la concaténation
des clés composant la relation
Exemple : soit le schéma de MCD suivant :
Article
Dossier
MLD :
Dossier (code, designation)
Article (ref, libelle, pu)
Figurer (code, ref , qté)
I-Introduction
Décrire le traitement en Merise, c’est décrire les processus déclenchés dans le domaine en
réponse aux stimulations de l’environnement.
L’objet du MCT est de décrire ces traitements qui représentent les activités exercées par le
domaine, activités dont la maîtrise est indispensable à la bonne compréhension du SI.
Pour arriver à cette modélisation, nous aurons besoin d’étudier les concepts qui le fondent.
Nous le représentons ensuite dans un formalisme précis.
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II-Notion de base du MCT
acteur
l’événement / résultat
la synchronisation
les règles d’émission
l’opération
1- Acteur
Un acteur exerce une activité dans le domaine s’il est interne, ou dans l’environnement du
domaine s’il est externe (rappelons que le MCT ne s’intéresse qu’aux acteurs externes qui
interagissent avec le domaine)
2- L’événement / résultat
Ce n’est rien d’autre que le flux reçu (stimuli) et le flux émis (réactions).
Les flux reçus par le domaine en provenance des acteurs externes constituent des événements
alors que ceux qui sont émis par le domaine en direction des acteurs externes sont des
résultats.
Formalisme
Nom Evénement
Les événements externes (émanation des flux externes ) et les résultats (émanation des flux
internes ) sont souvent matérialisés par les documents :
Exemple 2 : résultat
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les factures d’électricité que la SNE a envoyé aux entreprises A, B, C
Evénement externe :
Factures envoyées
NB : seuls les événements externes seront pris en compte au niveau du MCT, les deux autres
types d’événements étant pris en charge par le MOT
Déclenché par une opération et lié à celle-ci par une émission d'opération
(événement déclenché)
Emetteur d'une opération et lié à celle-ci par un déclenchement d'opération
(événement émetteur)
Le déclenchement d'opération établit une connexion depuis un événement vers une opération.
Il représente le déclenchement d'une opération produit par l'exécution d'un événement.
3-Synchronisation
La synchronisation constitue une condition booléenne sur les événements externes pour le
déclenchement d’une opération.
La synchronisation est exprimée par les opérateurs ET , OU, NON et toutes combinaisons
logiques.
L'opération n'est déclenchée que si la condition de synchronisation est remplie.
Exemple :
La commande ne pourra être traitée que si :
ou
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Définition d'une émission d'opération
L'émission d'opération établit une connexion depuis une opération vers un événement. Elle
représente l'émission d'un événement produit par l'exécution d'une opération.
Une émission d'opération peut être conditionnée par une règle d'émission, mais ce n'est pas
obligatoire.
4- opération
Une opération représente l'ensemble des actions que le domaine peut effectuer à partir des
informations fournies par un ou plusieurs événements et de celles déjà connues dans la
mémoire du système d'information.
Décisions
Règles de gestion
Actions sur les données
Traitements sur les données
Actions de tous types
l’opération
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Exemple :
E1 E2
synchronisation
Nom Opération
Action 1 E3
règles d’émission
ER3
ER1 ER2
NB : il ne peut pas y avoir une deuxième opération sans l’intervention d’un événement
extérieur ou temporaire
Remarque :
Au niveau du MCT, il n’est pas nécessaire de décrire les actions sur les données mémorisées
ainsi que les règles de gestion (on pourra le faire au niveau du MOT)
III-Le processus
Par exemple, dans le domaine assurances auto, on pourra distinguer trois processus :
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- La prospection
- La gestion des contrats
- La gestion des sinistres
Le MCT doit représenté fidèlement le domaine d’activité étudié, qu’il soit un existant ou un
projet (description et fonctionnement). Pour ce faire, les règles syntaxiques suivantes doivent
être respectées :
- Regrouper dans une même opération toutes les activités qui peuvent être effectuées
dès la survenance de l’événement, sans tenir compte des éventuelles attentes qui
seraient liées qu’à l’organisation interne
- Ne pas considérer les détails liés à l’organisation
- Dans un processus, seule l’attente d’un événement externe peut justifier le découpage
en plusieurs opérations. Quand une opération s’achève, le domaine perd le contrôle de
la poursuite du processus
- A chaque survenance d’événement, rien n’oblige que toute s les fonctions de
l’opération soient à effectuer
- Plusieurs résultats peuvent être émis par une opération.
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E1
E2
événements
synchronisation
Action 1
règles d’émission
Exercice 1
Dans une administration, les demandes de promotion du personnel sont traitées selon les règles de
gestion suivantes :
RG1 : toute demande de promotion doit subir un examen préalable permettant de déterminer si elle
est recevable ou non
RG2 : l’examen du dossier d’une demande recevable ne peut se faire qu’après rapport du supérieur
hiérarchique
RG3 : après examen du dossier par l’autorité compétente, la promotion sera accordée ou refusée
Pour rembourser une facture de réparation envoyé par un assuré, il faut bien sûr qu’on ait un dossier
d’accident ouvert correspondant mais cela ne suffit pas, on doit attendre aussi que l’expert ait donné
le résultat de son expertise. Lorsque tout est là, on ferme le dossier et on expédie un chèque à
l’assuré.
Le dossier d’accident est ouvert lorsque la déclaration d’accident de l’assuré nous parvient, en fait il
est vraiment ouvert seulement si tout est correct, dans ce cas on envoie une demande d’expertise à
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l’expert sinon le dossier est mis en attente et on demande des compléments d’information à l’assuré.
Lorsqu’arrive un complément d’information correspondant à un dossier en attente, on reprend la
procédure d’examen du dossier
Exercice 4
La feuille de paie d’un intérimaire est établie par SIB dès que l’entreprise fait parvenir un relevé
d’activité global des personnels intérimaires que lui a envoyés SIB ou lorsqu’un intérimaire transmet
lui-même son relevé d’activité. Le salaire correspondant est alors versé sur le compte bancaire de
l’intérimaire. Lorsque SIB reçoit d’une entreprise une demande de personnel intérimaire, elle ouvre
un dossier et recherche parmi les personnes inscrites dans ces fichiers celles qui sont susceptibles de
convenir. Elle établit alors une offre d’emploi expédiée aux intérimaires sélectionnés.
Les réponses sont enregistrées au fur et à mesure de leur arrivée. Après un délai de huit jours, la
société examine la liste des réponses à cette offre ; une proposition de personnel est faite à
l’entrepris e demandeuse ; un contrat à signer lui est expédié.
Si dans la semaine qui suit le contrat n’a pas été retourné signé, le dossier est classé et les
intérimaires concernés sont informés.
Si l’entreprise a retourné le contrat signé dans les délais, les intérimaires reçoivent une lettre
d’embauche.
A partir des demandes d’approvisionnement établies par le service commercial, le service des achats
envoie des demandes de prix aux fournisseurs possibles, pour les articles nouveaux ou
d’approvisionnement exceptionnel (on se limitera à ces articles, laissant de côté les articles connus et
à approvisionnement régulier).
Les fournisseurs envoient des offres, étudiées en détail et comparées par les acheteurs ; ces derniers
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font ensuite un choix. Le choix est effectué au plus tard 10 jours après l’envoi des offres.
Le service des achats établit un bon de commande à destination du fournisseur retenu. Une copie est
remise au magasin en vue de la réception.
Quand la livraison arrive, le magasinier contrôle quantitativement la marchandise. Un contrôle de
qualité est effectué. La livraison arrive généralement 2 jours après le choix définitif du fournisseur.
La livraison est renvoyée en bloc si l’un des contrôles est négatif. Les contrôles satisfaisants
aboutissent à l’entrée en stock des articles. Le magasin établit le bon à payer aux services financiers.
Quand les services financiers reçoivent la facture du fournisseur (généralement 3 jours après la
livraison), ils vérifient qu’il lui correspond le bon à payer et émettent le chèque de paiement.
1°) Etablir le diagramme des flux
2°) Etablir le modèle conceptuel des traitements
1- Introduction
Le MCT a permis de décrire les activités majeures du domaine, sans référence aux ressources
pour en assurer le fonctionnement ; on s’est concentré sur le quoi et le pourquoi. La construction
du MOT se concentre sur le comment et va consister à :
- Définir les ressources à mettre en œuvre (moyens techniques, humains, financiers, espaces,
temps)
- Décomposer les opérations du MCT en tâches
- Construire en enchaînement chronologique des activités
- Organiser l’ensemble des ressources permettant d’assurer l’exécution des tâches envisagées
En somme, il s’agira de découper le MCT en éléments plus fins, plus détaillés tout en y greffant les
éléments liés à l’organisation de l’entreprise.
La construction d’un MOT nécessite un important effort de l’équipe du projet, pour plusieurs
raisons :
- Une solution d’organisation doit tenir compte de l’organisation prévue pour le personnel, la
circulation des informations
- Chaque solution doit être décrite selon des critères économiques (coûts & délais), des
critères ergonomiques (les tâches seront-elles adaptées aux utilisateurs ?) et des critères
sociaux (politique sociale de l’entreprise).
La construction des variantes du MOT n’est pas seulement un problème technique mais elle est aussi
économique et sociale et requiert par conséquent une approche participative qui respecte les choix
de l’entreprise.
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Le MOT ne diffère pas beaucoup du MCT quant à ses notions de base. Aussi utilise-t-il les notions
d’événements / résultats, de règles d’émission, de synchronisation. Les opérations seront
remplacées par les tâches.
Le MOT repose fondamentalement sur la notion de poste de travail. Le poste de travail peut être
décrit par les caractéristiques :
- Les compétences et aptitudes requises par les personnes intervenant dans ce poste
- Les caractéristiques techniques matérielles associées à ce poste (en particulier le matériel
informatique)
- L’aménagement général du poste et sa localisation dans l’espace
Un poste peut comprendre :
- Une personne associée à un matériel
- Plusieurs personnes partageant un matériel
- Une ou plusieurs personnes sans matériel
- Du matériel sans personnel spécialisé
Les tâches seront regroupées à travers deux concepts que sont la phase et la procédure.
La phase
La phase est une succession de tâches exécutées consécutivement au sein d’un même poste. Dès
qu’une occurrence d’événements rentre dans la phase, c’est-à-dire déclenche la première tâche
de cette phase, les ressources humaines et informatiques sont modélisées jusqu’à la fin du
traitement de l’occurrence d’événement initial ; la phase pourra alors traiter une nouvelle
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occurrence d’événement. La phase permet de reconstituer une séquence d’activités qui ne peut
être interrompue par d’autres événements. Le découpage en tâches au sein de la phase est alors
fréquemment dû à une alternance de degré d’automatisation différents.
La procédure organisationnelle
3- Formalisme du MOT
4- Construction d’un MOT
Par deux fois, le concepteur procédera à l’élaboration d’un MOT lors de l’étude préalable puis
lors de l’étude détaillée. Il faut cependant noter une grande différence dans les deux cas :
Dans tous les cas, on retrouvera des principes généraux de construction que nous résumerons
ainsi :
Elle a pour objectif de permettre une meilleure adéquation des applications informatiques aux
besoins des utilisateurs, en ingénierie des systèmes d’information, l’ergonomie s’intègre :
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