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Histoire de l'embryologie et embryogenèse

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Histoire de

l’Embryologie
Qu’est ce que l’embryologie?

L'embryologie est une discipline scientifique de la


Biologie, elle englobe la description morphologique
des transformations de l'œuf fécondé (zygote) en
organisme et l'étude de leur déterminisme.

Qu’est ce que l’embryogenèse?


L'embryogenèse est le processus de formation d'un
organisme pluricellulaire, végétal ou animal, de la
cellule œuf issue de la rencontre des gamètes parentaux
à un être vivant autonome.
L’exploration de l’embryogenèse a été initiée depuis
l’antiquité. Dès lors, l’évolution de son histoire a connu
une progression très lente jusqu’au 18e siècle.

Les anciens égyptiens (1400 av J.-C.) ont réussi à réaliser


l’incubation artificielle des œufs de poules dans les
étuves, une découverte utilisée par la suite pour l’étude
des embryons durant différents stades du développement
embryonnaire.

Les philosophes grecs ont largement contribué à la


découverte des concepts basiques de l’embryologie, de
la reproduction et le développement ainsi que la
différentiation.
Hippocrate (460 av. J.-C. à 377 av. J.-C.) a expliqué que le
placenta maternel achemine le sang aux embryons
contenant l’humidité et l’air.

Aristote (384 av. J.-C.-322 av. J.-C.) a entamé l’étude des


embryons de différents organismes, oiseaux et
mammifères sur plusieurs stades du développement
embryonnaire.

Ali ibn Sahl Al-Tabari (808-864) a écrit «Firdous al-


Hikmah» un manuscrit à sept parties dont une partie
entière est consacrée à l’embryologie, contenant une
mixture de pensées grecques et arabes.
Léonard de Vinci (1452-1519) a consacré le troisième
volume de son livre «Quaderni d’Anatomia» (Cahiers
d’Anatomie) à l’embryologie. Ses dessins montrent la
dissection d’un utérus gravide avec les membranes
amniotique et chorionique (fig.1).

Il a entrepris la dissection de l’embryon humain à des


stades variés, et a procédé à des mesures quantitatives de
la croissance de l’embryon.

Ses travaux sont directement impliqués dans


l’émergence de l’embryologie moderne.
Figure 1. Quelques dessins des embryons relevés de l’œuvre
manuscrite « Studies of the Fœtus in the Womb » (études du fœtus
dans l’uterus) réalisée par Léonard de Vinci.
Hieronymus Fabricius (1537-1619) est considéré comme
étant le père de l’embryologie, il est le premier à mener
des travaux sur l’anatomie comparative des
embryons (homme, lapin, porc, chien, chat, mouton,
bovin et vipère).

William Harvey (1578-1657) a mené des travaux de


dissections extensives sur les embryons du daim et de la
poule. L’utilisation des lentilles à faible pouvoir
grossissant lui a permis d’analyser et de décrire le
blastoderme comme un site d’origine du corps de
l’embryon, il a expliqué l’importance du liquide
amniotique.
Friedrich Wolff (1733-1794), un physiologiste
allemand a publié en 1768 « De formatione
intestinorum » (formation de l’intestin) dans lequel il a
expliqué le développement de l’intestin. Il est le premier
à identifier les couches germinales embryonnaires. Il
a montré que l’intestin n’est pas préformé mais plutôt
formé graduellement.

Plusieurs chercheurs ont observé l’ovaire et les ovules


au microscope mais ce n’est qu’en 1827 que Karl Ernst
Von Baer (1792-1876), a fourni des observations
empiriques et une description détaillée des
caractéristiques de l'ovule.
Dans les deux premiers chapitres de son livre, « De ovi
mammalium et hominis genesi » (genèse de l’œuf de
mammifères et de l’homme) Von Baer décrit les
premiers stades du développement de l'embryon du
chien, et il nomme ses différentes parties (fig.2). De
plus, Von Baer note qu'à des stades de développement
plus avancés, l'ovule se trouve dans l'utérus, tandis qu'à
des stades moins avancés, il se trouve dans les
oviductes.

La similitude de l'ovule entre les stades précoce et


ultérieur, ont permis à Von Baer de déduire que l'ovule
traverse les oviductes avant d'atteindre l'utérus.
A
B

Figure 2 : Portrait de Karl Ernst Von Baer (1792-1876), zoologiste et


embryologiste (A). Schéma du développement de l’embryon du poulet
réalisé par Baer (B).
Durant cette période, la théorie de la cellule (voir cours Histoire de la
Biologie) est acceptée grâce à la collaboration des deux scientifiques,
Matthias Schleiden (1804-1881) botaniste et Theodore
Schwann (1810-1882), chercheurs en physiologie animale. Les
travaux des deux scientifiques ont montré que les organismes
végétaux et animaux sont constitués de cellules qui montrent
beaucoup de similarités entre les deux organismes.

Le résultat de leur travaux est apparu dans «Microscopic


Investigations on the Accordance in the Structure and Growth of
Plants and Animals». En 1838, Schwann a suggéré que l’ovule
est constitué d’une cellule unique qui se développe
éventuellement en un organisme complet.
Hans Spemann (1869-1941), a introduit la notion de l’induction
embryonnaire. Spemann a constaté que les cellules
embryonnaires de la peau coupées et transplantées dans le
système nerveux, se développent et se différencie en cellules
nerveuses.

Il a déduit que le développement des cellules transplantées est


dirigé selon un processus complexe, ce processus est désigné
actuellement par le processus de l’induction cellulaire.

Plusieurs travaux ont montré par la suite que les facteurs de


communication cellulaire jouent un rôle important dans le
développement et l’induction des cellules embryonnaires.
A partir de 1887, collecte des embryons humains en une première
collection nommée «Collection de Carnegie», siégée actuellement
dans le musée national de la santé et la médecine à Washington. Les
coupes anatomiques des embryons ainsi que les coupes histologiques
correspondantes à chaque stade ont été ajoutées pour compléter et
enrichir la collection.

En début du 20e siècle, une série de travaux ont aboutit à la


compréhension du développement embryonnaire humain. Les travaux
ont été publiés incluant des descriptions détaillées et progressives des
embryons et la différenciation des tissus (formation des organes) de
la fertilisation jusqu’à la fin de la vie embryonnaire.

Entre 1942 et 1972, construction d’une série de modèles


anatomiques d’embryon humain avec des codes couleurs en 3
dimensions incluant chaque organe et cavité à des stades
représentatifs.
En 1978, réussite de la première fertilisation humaine in vitro et une
implantation artificielle dans l’utérus. Depuis, la fertilisation est
devenue une routine dans les pratiques obstétriques comme une
nouvelle méthode pour remédier à certains types d’infertilité.

Après de nombreuses années de recherche, deux scientifiques


britanniques, Robert Edwards et Patrick Steptœ, perfectionnent la
technique de la fécondation in vitro (FIV). Leurs travaux aboutissent le
25 juillet 1978 avec une première mondiale, la naissance du premier
« bébé éprouvette ».

Figure 3: Injection intra-


cytoplasmique de spermatozoïde à
l'aide d'une pipette dans un ovule.
Naissance de Louise Brown en 1978.
A la fin du dernier millénaire, restauration de la morphologie
des coupes anatomiques et microscopiques propre à la
collection Carnegie par la numérisation des images. Le but
étant de préserver les données de la collection et de les rendre
disponibles aux chercheurs. Les images et les vidéos générés et
collectionnés pour chaque stade embryonnaire, ont servi de bases
de données digitales pour la création des animations et des
reconstructions rotatives à 3 dimensions (fig.4).
Figure 4 : Modèle tridimensionnel d’un embryon humain de 20 jours (spécimen
462 de la collection Carnegie). Vue latérale de l’embryon (A), exemples des
reconstructions (B et C) et des sections au niveau thoracique (D et E).

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