Décisions et Processus de décisions
I LA DIVERSITE DES DECISIONS
1 ENTREPRISE = Lieu de prises de décisions
2 les différents types de décisions
• L’entreprise est un lieu de prise de décision : chaque entreprise oriente en effet
son activité par de multiples décisions, d’inégale importance, afin d’atteindre les
objectifs fixés.
I. LA DIVERSITÉ DES DÉCISIONS
1. L’entreprise est un lieu de prise de décisions
De multiples décisions sont prises quotidiennement par les
différents acteurs de l’organisation (dirigeants, mais aussi cadres,
employés, ouvriers...).
Les décisions prises par les dirigeants de l’organisation doivent
servir les objectifs et les stratégies qu’ils ont eux-mêmes définis.
Chaque décision est prise en tenant compte de plusieurs facteurs
(caractéristiques de l’organisation, technologie utilisée, évolution
du marché, contraintes légales, dynamique des relations
sociales…).
Il est possible de classer les multiples décisions en étudiant
leur horizon temporel (court terme, long terme), leur caractère
répétitif ou non, le niveau hiérarchique du décideur, etc.
L’analyse des décisions et des processus décisionnels permet
d’identifier les logiques entrepreneuriales et managériales mises
en œuvre dans chaque entreprise.
Igor Ansoff a proposé une classification des décisions en fonction
de leur objet
• Igor Ansoff (1918 – 2002) • Né en Russie, il émigre aux
Etats-Unis où il a exercé des activités de conseil auprès de grandes
entreprises tout en poursuivant une carrière d’universitaire.
Est un consultant en stratégie d'entreprise et professeur russo-
américain.
2. Les différents types de décisions
– les décisions stratégiques concernent les relations de
l’entreprise avec son environnement (ex. : décision de produire un
nouveau type de voiture à destination des pays émergents…) ;
– les décisions tactiques (ou administratives) sont relatives à la
gestion des ressources (ex. : décision d’acquérir un brevet,
d’organiser des formations pour les salariés…) ;
– les décisions opérationnelles portent sur l’exploitation courante
de l’entreprise (ex. : établissement des plannings, décision de
réapprovisionnement en pièces détachées…).
* En tenant compte de l’échéance de la décision (son incidence
dans le temps) et du champ qu’elle couvre (nombre de personnes
ou de services concernés par la décision), il est également possible
de distinguer :
• – les décisions de planification (ex. : localisation des locaux,
fusion…) ;
• – les décisions de pilotage (ex. : lancement d’une campagne
promotionnelle…) ;
• – les décisions de régulation (ex. : renouvellement des
stocks…).
* Certaines décisions répétitives peuvent être traitées par des
processus standard, quasi automatiques (ex. : déclenchement d’une
commande) ; mais les décisions les plus importantes sont soumises
à de nombreux paramètres et reposent principalement sur
l’intuition ou l’expérience des décideurs (ex. : décision
d’internationalisation d’une entreprise).
II. Les modèles de décision
1 les modèles de comportement du décideur isolé
2 les modèles de comportement décisionnel de l’organisation
3 les étapes du processus de décision
[Link] modèles de comportement du décideur isolé
• Modèle classique (ex. : modèle de Harvard),Taylor, Ford.
– le décideur évalue rationnellement toutes les alternatives avant
d’effectuer son choix.
– Ce choix est exempt de contraintes et correspond à une stricte
logique de maximisation du profit.
• Modèle des relations humaines Herbert Simon
– la rationalité du décideur est nécessairement limitée car la
décision s’intègre dans un environnement complexe qui restreint
la perception des choix et impose de nombreuses contraintes au
décideur.
– La cohérence (organisation logique) des décisions est également
limitée par d’autres facteurs comme l’émotivité (troubles et
inquiétude ) du décideur (Janis), la personnalité même du
décideur, son profil psychologique…
2. Les modèles de comportement décisionnel de l’organisation
• Souvent, les décisions ne reposent pas sur une seule personne.
Il est alors intéressant d’étudier les mécanismes décisionnels au
sein de l’organisation, qui s’avèrent souvent complexes et peu
rationnels :
• Trois modèles de comportement décisionnel de l’organisation :
Modèle de décision Analyse
La multiplicité des objectifs Chaque décideur, chaque service a des intérêts et des buts différents de
Ceux de l’organisation dont il fait cependant partie. L’organisation doit
donc mettre en œuvre des techniques de résolution des
conflits d’objectifs.
(Cyert et March)
La réduction d’incertitude Toute organisation cherche en priorité à éviter
l’incertitude et le risque, et ne saisit donc pas toujours les
opportunités qui s’offrent à elle. Dans ce schéma, c’est logique
managériale qui l’emporte sur la logique entrepreneuriale.
(Théorie comportementale de la firme)
La théorie de la poubelle En Général face à un problème les décideurs élaborent une
solution, Mais selon M.C.O le processus de décision ne se déroule
pas ainsi . Il s’agit de mettre en concordance des solutions pré
existantes avec des problèmes. Les décideurs puiseraient dans
une vaste poubelle des solutions en quête de problèmes .
(March, Cohen et Olson)
3. Les étapes du processus de décision
• Selon Herbert Simon, toute décision suit un
processus plus ou moins complexe dont les
principales étapes sont la perception de la nécessité
d’une décision, l’inventaire et l’analyse des choix
possibles, la sélection puis la mise en œuvre et
l’évaluation d’une des possibilités sélectionnées.
• Trois exemples du processus de décision IMC de
Herbert Simon (1916-2001)
• Economiste et psychologue américain.
• Prix Nobel d’économie en 1978
• Herbert Simon (Economiste prix Nobel en
1978) est l’auteur du modèle IMC (Intelligence,
Modélisation, Choix).
• Ce modèle nous montre la complexité du
processus de décision H. Simon distingue 3 étapes :
– étape 1 : Intelligence : Il s’agit ici de
comprendre en recueillant toutes les informations
possibles sur l’entreprise et son environnement
– étape 2 : Modélisation : Ici, les informations
recueillies vont être traitées – les décideurs vont
ensuite rechercher les solutions envisageables.
– étape 3 : Choix de la meilleure solution compte
tenu des contraintes. On rajoute généralement une
4°étape pour le contrôle de la mise en œuvre de la
décision et l’exercice éventuel d’actions correctives
(feedback)
*La réalisation d’un nouveau bâtiment dans une entreprise
publique soumise à la procédure d’appel d’offres.
* L’alliance stratégique avec un concurrent dans une
grande entreprise privée.
* Ouverture d’un nouveau magasin pour un chocolatier de
luxe.
Intelligence
- Perception du besoin de construire un nouveau bâtiment.
-Identification des besoins matériels, techniques,
immatériels ou humains de l’organisation.
- Souhait d’élargir la zone de chalandise et d’augmenter le
volume des ventes.
Modélisation
-Précision des besoins et des caractéristiques de la
nouvelle piscine, lancement d’un appel d’offres,
comparaison des projets des différents soumissionnaires.
-Etude des différentes opportunités permettant d’acquérir
les ressources souhaitées (achat de brevets, recrutement,
alliances…).
-Recherche des différentes opportunités permettant
d’atteindre l’objectif souhaité (ex ; possibilité de
commercialiser les produits chez des traiteurs de luxe…).
Choix
- Sélection du meilleur projet au cours d’un Conseil
d’administration.
-Réalisation d’un partenariat avec une entreprise
concurrente disposant des ressources recherchées.
-Décision de créer un nouveau magasin dans un quartier
huppé de la capitale.