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M1. Cinématique du point matériel. Référentiel galiléen.

Le propos de la cinématique est l’étude des mouvements des systèmes indépendamment des causes qui les
engendrent. Elle donne les outils mathématiques qui permettent de décrire ces mouvements sans chercher à
les expliquer.
On reproche souvent à la cinématique son aspect calculatoire ce qui la relègue parfois à un chapitre dans
un livre de mathématiques. Cependant l’acquisition de savoir-faire de mise en place, de conduite et d’analyse
de calculs sont nécessaires pour pouvoir aborder un problème de physique. Pour cela, les exercices de
cinématique sont formateurs et permettent d’acquérir des compétences.
Cependant la cinématique n’est pas que cela, car elle s’appuie sur les notions d’espace et de temps qui ont
un contenu physique fondamental. Le repérage objectif et précis d’un événement, la mesure d’une durée, la
notion de référentiel, la définition et la mesure d’une vitesse, d’une accélération sont du domaine de la
cinématique qui a ainsi un fort contenu expérimental.
Ce livre traite de la cinématique du point matériel dans un référentiel galiléen.

Pour aller plus loin !


Par avance, merci à tous les utilisateurs de ce document qui voudront bien faire part de leurs
remarques, suggestions, avis, et signaler toutes omissions ou coquilles en laissant un message à
kholor@[Link].

Sur les 24 exercices proposés dans ce chapitre, vous trouverez pour 4 d’entre eux un corrigé détaillé
et soigné. Ils sont repérables dans le sommaire par la présence d’un signe *.
Le fichier est imprimable.

Si vous le désirez, pour une somme très modique, vous pourrez acquérir la totalité des corrigés en
suivant le lien sécurisé suivant [Link]

Cette modeste contribution financière permet d’aider au développement du projet kholor qui a pour
but de fournir un grand nombre d’exercices corrigés sur chaque partie du programme des CPGE et
du premier cycle universitaire.

Merci de votre soutien.


Bonne lecture.

Hubert de Haan
Professeur agrégé de physique

Hubert de Haan \ kholor 1


Sommaire

M1.A. Etude dans un repère cartésien. 3


M1.A1. Mouvements rectilignes d’accélération a = f(vn) * 4
M1.A2. Mouvements rectilignes d’accélération a = f(1/xn) 8
M1.A3. Chute d’une bille freinée 8
M1.A4. Durée minimale d’un parcours 9
M1.A5. Lancement d’une torpille 10
M1.A6. Objet téléguidé. Courbe de poursuite 10
M1.A7. Traversée d’une rue par un piéton 12
M1.A8. Mouvement d’un point guidé sur un rail * 13
M1.A9. Vitesse maximale d’un véhicule 18
M1.A10. Mouvement de deux points sur une même courbe 18
M1.A11. Distance de sécurité 19
M1.B. Coordonnées cylindriques et de Frenet. 20
M1.B1. Mouvement d’un point vérifiant aθ = 2ar 21
M1.B2. Mouvement sur une spirale 21
M1.B3. Mouvement à vitesse constante sur une spirale * 22
M1.B4. Mouvement d'un point matériel sur une sextique 24
M1.B5. Mouvement à accélération centrale 25
M1.B6. Mouvement sur une hélice circulaire 25
M1.B7. Mouvement d’une bille sur un rail en spirale 26
M1.B8. Mouvement sur un cercle 27
M1.B9. Mouvement d’un point sur une cardioïde. Utilisation de la base locale de Frenet 28
M1.B10. Mouvement cycloïdal. Rayon de courbure * 29
M1.B11. Mouvement hélicoïdal. Rayon de courbure 34
M1.B12. Durée d’un parcours 34
M1.B13. Promeneur appelant son chien 35

Hubert de Haan \ kholor 2


M1.A. Etude dans un repère cartésien.

Hubert de Haan \ kholor 3


M1.A1. Mouvements rectilignes d’accélération a = f(vn)

Un point matériel P en mouvement sur un axe Ox, de vecteur unitaire u x , passe à la date t = 0 au point O
d’abscisse x = 0, dans le sens des x croissants, avec une vitesse vo = 10 m.s-1. A partir de cette date, ce point
 
a un vecteur accélération proportionnel à la puissance nième de la vitesse de la forme a  kv n u x avec k et
n des constantes positives et v la norme de la vitesse.
On étudie dans cet exercice les cas n = 1 et n = 2.

1. Déterminer, en fonction de vo et de k, les expressions de la vitesse v(t), de l’abscisse x(t) et de la


vitesse au point d’abscisse x pour chacun des deux cas.
2. Avec quelle vitesse et à quel instant la particule passe-t-elle à la distance d = 20 m de l’origine O, si
 
le vecteur l’accélération à l’instant t = 0 est a t  0  ao u x avec ao = 1 m.s-2 ?

Corrigé

Etude du cas n = 1.

1. Expressions de la vitesse et de l’abscisse.


 
Le point P se déplace suivant les x croissants, son vecteur vitesse v  xu  x avec x  0 peut alors s’écrire
 
v  vu x . L’expression du vecteur accélération de cette particule s’exprime sous la forme :

 dv dv  
a  u x  kvu x
dt dt

La projection de cette équation vectorielle suivant le vecteur u x conduit à l’équation différentielle :
dv
 kv  0
dt
dont la solution est de la forme :
v  C exp kt 
avec C une constante que l’on détermine en utilisant les caractéristiques du mouvement à la date initiale :
v t  0  A  vo
ainsi :
v t   vo exp(kt ) 1

Pour déterminer la loi d’évolution temporelle de l’abscisse, on intègre l’expression (1) entre la date initiale où
cette abscisse est de valeur nulle et une date t quelconque :
dx t  dx t 
v t    vo exp(kt )  v t dt  dt  dx t   vo exp(kt )
dt dt
t t

 dx t    vo exp(kt )dt
0 0
t
 v  v v
x t    o exp kt    o exp kt   o
 k  0 k k
vo
x t  
k
1  exp kt  2
Ces deux résultats montrent que la particule s’arrête au point d’abscisse vo k au bout d’une durée infinie.

Hubert de Haan \ kholor 4


Pour déterminer la loi de vitesse en fonction de l’abscisse, on exploite la relation (1) pour éliminer la
dépendance temporelle de l’égalité (2) :
v
1  exp kt   v
o

ainsi (2) devient :


v  v  1
x t   o 1    vo  v 
k  vo  k
v x   vo  kx 3

2. Vitesse et date de passage à la distance d du point origine.


La valeur du coefficient k n’est pas fournie dans l’énoncé mais on peut la déterminer grâce à la définition de
l’accélération du mobile que l’on exprime à la date t = 0 :
  
a 0  ao u x  kvo u x
ao
k
vo
4
Il vient avec (3) :
ao
v x   vo  x 5
vo

1
v x  100 m   10  20  8 m.s1
10

Pour déterminer la date d’arrivée du point à la distance x = d, on utilise (1) et le résultat portant sur k
obtenu en (4) :
v
v t   vo exp(kt )  exp kt  
vo
 v 
 
ln exp kt   kt  ln  
 vo 
1  v  v  v 
t  ln  o   o ln  o 
k  v  ao  v 
Pour faire apparaître la dépendance spatiale on utilise maintenant le résultat obtenu en (5) :
 
 
vo  vo 
t  ln  
ao  ao 
 vo  x 
 vo 
vo v 2 
t  ln  2 o  6
ao  vo  ao x 

10  100 
t x  20 m   ln    2, 2 s
1 100  1  20 

Hubert de Haan \ kholor 5


Etude du cas n = 2.

1. Expressions de la vitesse et de l’abscisse.


Pour les mêmes raisons données dans le cas n = 1 le vecteur accélération du point s’écrit :

 dv dv  
a  u x  kv 2 u x
dt dt
La projection de cette équation conduit à une équation différentielle non linéaire :
dv
 kv 2  0
dt
Pour déterminer sa solution on procède à une séparation des variables. On multiplie les deux membres par dt
pour faire apparaître la différentielle de la vitesse :
dv
dt  kv 2dt  0  dv  kv 2dt
dt

 dv

dv
 kdt
v2
On intègre :
v
vdv t  1
vo v 2  0 kdt   v   kt
  vo
1 1
  kt
v vo
vo
v
1  kvot
7

A nouveau, pour déterminer la loi d’évolution temporelle de l’abscisse, on intègre l’expression (7) entre la
date initiale où cette abscisse est de valeur nulle et une date t quelconque :
t t vo
x t    vdt   dt 8
0 0 1  kv t
o

On peut remarquer que le terme vodt peut s’exprimer en fonction de la différentielle de 1  kvot :
1
d 1  kvot   kvodt  vodt  d 1  kvodt 
k
La relation (8) devient alors :
t 1 d 1  kvot  1  t
x t     ln 1  kvot 
0 k 1  kvot k 0
1
x t   ln 1  kvot  9
k

De l’équation (7) on tire que :


v
1  kvot  o
v
10
Grâce à (9) on peut alors exprimer la relation entre l’abscisse x et la vitesse v :
1  v 
x  ln  o  11
k  v 
On obtient :
v  vo exp kx  12
Hubert de Haan \ kholor 6
2. Vitesse et date de passage à la distance d du point origine.
Dans le cas n = 2 le coefficient de proportionnalité k a pour expression :
a
k  o2 13
vo
On a alors en utilisant l’équation (12) :
 a x 
v  vo exp  o2  14
 vo 

 1  20 
v  10 exp    8, 2 m.s1
 102 

On recherche maintenant la date t d’arrivée de la particule au point d’abscisse x. De la relation (9) on tire
que :
kx  ln 1  kvot   exp kx   1  kvot
1
t
kvo

exp kx   1 
On remplace k par son expression obtenue en (13) :
1   a  
 o 
t exp  2 x   1
ao  v
 o  
v
2 o
vo
vo  a
 o
 
t exp  2
ao 
x   1
  15
v
o  

10   1  
t exp  2 20  1  2, 2 s
1  10  

Hubert de Haan \ kholor 7


M1.A2. Mouvements rectilignes d’accélération a = f(1/xn)

Un point matériel P est, à la date t = 0, au repos au point d’abscisse xo > 0. A cette date il acquiert un
 
vecteur accélération proportionnel à la puissance nième de l’abscisse x de la forme a  kx n u x avec k et n
des constantes positives.
On étudie dans cet exercice les cas n = 1 et n = 2.

Déterminer, en fonction de xo et de k, l’expression de la valeur de la vitesse v en fonction de l’abscisse


x pour chacun des deux cas.

Corrigé

M1.A3. Chute d’une bille freinée

Une bille, assimilée à un point matériel M, est plongée dans un fluide visqueux immobile dans le référentiel
d’étude. Pour étudier le mouvement de cette bille, on prend des axes orthonormés Oxyz où Oz est vertical et
  
orienté vers le haut. A la date t = 0, le point M est en O animé de la vitesse v o  xo u x  zo u z avec xo  0 .
    
A partir de cette date, la bille possède une accélération de la forme a  g   v où g  gu z est le vecteur
accélération de la pesanteur et  ,  des constantes positives.


1. Déterminer les expressions des coordonnées x, y, z du vecteur vitesse v en fonction du temps.

Que devient v lorsque t   ?
2. Le mouvement peut-il être rectiligne et uniforme ? Si oui, préciser ce mouvement et dire à quelle
condition on l’obtient.
Le mouvement peut-il être uniforme sans être rectiligne ?
3. Déterminer les coordonnées x, y, z de M en fonction du temps.
Montrer que la trajectoire est plane et présente une asymptote verticale dont on précisera la position.
Dessiner l’allure de la trajectoire dans les trois cas suivants zo  0 , zo  0 , zo  0 .

Corrigé

Hubert de Haan \ kholor 8


M1.A4. Durée minimale d’un parcours

On considère deux milieux, séparés par une surface plane, dans lesquels un point matériel P se déplace avec
des valeurs de vitesse différentes v1 et v2 < v1. A la date t = 0 le point P se trouve au point A du milieu 1 à
la distance dA de la surface de séparation. La particule doit rejoindre un point B du second milieu situé à une
distance dB de la surface de séparation. On note L la distance entre les projetés orthogonaux H1 et H2 des
points A et B sur la surface de séparation.

1. Le chemin le plus court entre les points A et B est-il a priori le plus rapide ?
2. Déterminer l’expression de la durée t du parcours en fonction de l’abscisse x, mesurée le long de la
surface de séparation depuis H1 et M point de cette surface par lequel passe le point P pour rejoindre
le point B depuis le point A.
3. Déterminer la condition que doit vérifier l’abscisse x du point M qui rend la durée du parcours
minimale.
v v
4. On introduit une vitesse de référence vo telle que n1  o et n2  o .
v1 v2
Déterminer en fonction de n1 et n2 la relation entre les angles 1 et 2 définis sur le schéma qui
minimise la durée du trajet entre les points A et B. Conclure.

Corrigé

Hubert de Haan \ kholor 9


M1.A5. Lancement d’une torpille
 
Un navire N est animé d'un mouvement de translation rectiligne et uniforme de vitesse v  vu x . Un sous-
 
 
marin S, immobile à la surface de l’eau, tire une torpille à la date t telle que l'angle v , NS à la valeur  .

La torpille est animée d'un mouvement rectiligne et uniforme de vitesse u .
Le navire et la torpille sont assimilés à des points matériels.

 
1. 
Déterminer l’expression de l’angle de tir   SN , u  qui permet de couler le bâtiment au point

d’impact I.
2. On désire que la torpille atteigne le navire le plus rapidement possible.
Déterminer l’angle m permettant d’obtenir ce résultat. En déduire l’angle de tir m correspondant.

Corrigé

M1.A6. Objet téléguidé. Courbe de poursuite

Un jeu se compose d'une petite automobile A, en mouvement de translation uniforme à la vitesse v sur une
piste rectiligne horizontale y’Oy, qui émet un rayonnement infrarouge et d’un petit objet M, muni d’un
détecteur d’infrarouges, qui se dirige constamment vers la voiture à la vitesse 2v.
Au départ l’objet M est positionné sur la perpendiculaire x’Ox à la piste, à la distance d du point origine O
du repère d’étude.
Au moment, choisi comme origine des dates, où la voiture A passe par le point O un dispositif libère l’objet
M.

Hubert de Haan \ kholor 10


1. Déterminer la pente de la tangente à la trajectoire de l’objet M à une date t en fonction de ses
coordonnées (x, y), de la vitesse v et du temps.
Exprimer la norme du vecteur vitesse de l’objet guidé M en fonction de la pente de la tangente à la
trajectoire.
Déduire des deux résultats précédents que l’équation différentielle de la trajectoire de M s’écrit :
2 2
 d 2y  dy 
 
4x  2   1   
2

dx  dx 
 32 1 12
2. Cette équation admet des solutions de la forme y  x  x   avec  et  des constantes.
3 
Déterminer ces deux constantes.
3. A quelle distance D du point O, et à quelle date, l’objet M rencontre-t-il la voiture ?
Déterminer de deux manières différentes et en fonction de d, le chemin parcouru par M.
Faire les applications numériques avec v = 1,0 m.s-1 et d = 3,0 m.

Une autre version de ce type de problème de poursuite est proposée avec l’exercice M1.B13 où une méthode
de résolution différente est proposée.

Corrigé

Hubert de Haan \ kholor 11


M1.A7. Traversée d’une rue par un piéton

Un piéton, modélisé par un point P, veut traverser une rue rectiligne empruntée par une voiture assimilée à
un rectangle de largeur l quasiment égale à la largeur de la voie et qui est animée d’un mouvement de
 
translation rectiligne uniforme à la vitesse v o  vo u x le long des trottoirs vo  0 .
Lorsque le piéton, placé au bord du trottoir, débute sa traversée de la chaussée à la date t = 0, la voiture est
à une distance d de lui. On pose que le mouvement du piéton est rectiligne uniforme à la vitesse v.

On désigne par  l’angle que forme le vecteur vitesse v du piéton avec l’axe Ox où O est l’origine du repère
pris au point de départ du piéton. Le point du pare-chocs avant du véhicule qui est situé le plus loin du
piéton à l’instant initial est noté A et B celui qui en est le plus proche.

1. Déterminer les coordonnées x et y des points A et P au cours du temps.


2. Pour un angle donné  de traversée, déterminer la vitesse v   du piéton évitant sa collision avec
la voiture.
En déduire, en fonction de l, d et vo, la vitesse minimale v min du piéton qui permet d’éviter la collision.
On note o l’angle de traversée correspondant à cette situation optimale.
Quelle est la particularité géométrique de la traversée du piéton pour cet angle o ?
cos o 
3. Montrer que l’expression de v min   peut se mettre sous la forme v min    vo .
cos   o 
Donner l’allure du graphe de v min   .
 
Commenter les cas   0,   ,   o 
2 2

1
Donnée :  1  tan2 o 
cos  
2

Corrigé

Hubert de Haan \ kholor 12


M1.A8. Mouvement d’un point guidé sur un rail

Un point matériel P se déplace dans le plan horizontal xOy avec une vitesse dont la valeur vo est constante
sur un rail d'équation :

y  0 pour x  0

avec k une constante
y  1 x k

pour x  0
 k

1. Exprimer en fonction de l’abscisse x du point P les composantes cartésiennes de son vecteur vitesse
 
v et de son accélération a .
ay
Montrer que  x 1k .
ax
2. A la date t = 0 le mobile atteint l'origine O du repère.
3
.
Déterminer les expressions de l’abscisse x et de l’ordonnée y du point au cours du temps pour k 
2
3. Etablir les expressions temporelles des composantes du vecteur vitesse et tracer les graphes
3
correspondants toujours dans la situation où k  .
2

Corrigé

1. Coordonnées cartésiennes des vecteurs vitesse et accélération.

Vecteur vitesse.
¤ Pour x < 0, le point P est animé d’un mouvement rectiligne uniforme suivant l’axe Ox avec la vitesse
 
v  vo u x .
 v  v 1
v  x o
vy  0
 2

¤ Pour x  0 , on recherche dans un premier temps la composante vy :

vy 
dy d  1  1 d x dx
  x k  
k
 
dt dt  k  k dx dt
vx

vy  x vx
k 1
3
La détermination de la composante vy demande celle de v x . Pour cela, on exploite le fait que le vecteur
vitesse à toujours la même norme même si sa direction évolue :
vo  v x2  vy2
Avec (3) il vient :
vo  v x2  x 2k 2v x2  
 vo2  1  x 2k 2 v x2
Et on obtient :
1
vx  1
vo 4
1  x 2k 2 2

Hubert de Haan \ kholor 13


On utilise cette dernière relation pour déterminer la composante vy écrite en (3) :

x k 1
vy  1
vo 5
1  x  2k 2 2

Vecteur accélération.
¤ Pour x < 0, le mouvement est rectiligne uniforme, l’accélération du point P est alors nulle :

ax  0
a
 6

a 0
 y

¤ Pour x  0 , comme les vecteurs de la base cartésiennes n’évoluent pas au cours du temps, il suffit de
dériver par rapport au temps les composantes du vecteur vitesse pour obtenir celles du vecteur accélération.

La composante du vecteur accélération suivant Ox s’écrit :


dv d   d   dx d  
1
1 1
 

ax  x   vo   vo 
   vo  1  x 2k 2

2
 v x
dt dt  1  x
 2 k 2  dx  1  x
 2 k 2 dt
  dx  
vx
1

   v

d 1  x 2k 2 2
d 1  x 2k 2
ax  vo

d 1  x 2k 2  dx x

3
 1

ax  vo   1  x 2k 2  2k  2 x

2 2k 3
vx
 2 
3

 

ax  vo k  1 1  x 2k 2 2
x 2k 3v x
On utilise l’expression (4) :
3
vo
 

ax  vo k  1 1  x 2k 2 2
x 2k 3
1  x 2k 2
x 2k 3
ax   k  1 2
vo2 7

1x 2k 2

La composante du vecteur accélération suivant Oy est :


dvy d  x k 1 
ay    vo 
dt dt  1  x 2k 2 
On écrit la fonction à dériver sous la forme d’un produit plutôt que sous la forme d’un rapport pour faciliter
les calculs :
d  k 1  
1
2
d x k 1
 1
k 1 d
 
1
 
2
     

ay  x  1x 2k 2 
 vo   1x 2k 2 2
x 1x 2k 2
 vo
dt    dt dt 

 
d x k 1
 1
k 1 d
1
 
2
   

ay   1x 2k 2 2
x 1x 2k 2
 vo
 dt dt 

Or :

d x k 1   d x  dx  k 1

dt dx dt
k  1 x k 2
vx

Hubert de Haan \ kholor 14


D’autre part :
1

   

d
1 d 1  x 2k 2 2
d 1  x 2k 2 dx
 

1  x 2k 2 2

dt 
d 1  x 2k 2  dx dt
1 3
d 1
   
 
1  x 2k 2 2   1  x 2k 2 2 2k  2 x 2k 3v x
dt 2
1 3
d
   
 

dt
1  x 2k 2 2
  1  x 2k 2 2
k  1 x 2k 3v x

Ainsi :
 1 3

ay  k  1 x k 2v x 1  x 2k 2     k  1 x
 
2
 x k 1 1  x 2k 2 2 2k 3
v x  vo
 

De nouveau on utilise la relation (4) donnant l’expression de vx que l’on met en facteur avec le produit
3

k  11  x 

2k 2 2
x 2k 3 :
3  1 3  1
 k 22k 3 1  x 2k 2
   
  
ay  k  1 1  x 2k 2 2
x 2k 3
x
2 2
 x k 1  vo2
 1
 
1  x  2k 2 2

1
 
ay  k  1 x 2k 3 x 1k 1  x 2k 2  x k 1   2
vo2
1  x  2k 2

1

ay  k  1 x 2k 3 x 1k  x k 1  x k 1  2
vo2
1  x  2k 2

x k 2
ay  k  1 2
vo2 8
1  x  2k 2

On effectue le rapport des coordonnées de l’accélération :

k  1 x 2k 2 2 vo2
k 2

ay

1x 
 x k 22k 3

ax x 2k 3
 k  1 v2
2 o
1x 2k 2
 
ay
ax
 x 1k 9

Remarque : La détermination de la composante ay pourrait aussi se faire à partir de la dérivation


temporelle de la relation (3) vy  x k 1v x .

2. Evolution temporelle des coordonnées du point.


3
On écrit l’expression de la coordonnée vx du vecteur vitesse dans l’hypothèse où k  :
2
vo
vx  1
10
1  x  2

Hubert de Haan \ kholor 15


Pour déterminer l’expression de x(t) on utilise l’équation (10) où l’on sépare les variables en la multipliant
par une durée élémentaire dt pour faire apparaître la différentielle dx :
dx vo dx vo
  dt  dt
dt 1
dt

1

1  x 2
dx 1  x 2

1  x  2 dx  vodt
On intègre :
x 1 t

 1  x 
0
2 dx   0
vodt  vot
On procède à un changement de variable en posant :
u  1  x  du  dx
Ainsi :
u
x 1 u
1
2  32  2  32 
 1  x 
0
2 dx   1
u du  vot
2
 u
3   1
 
3 
u  1   v t
 o

Soit :
2  3  3
3
1  x 2  1  vot  1  x 2  vot  1
3  
 2
2
3 3
1  x    2 vot  1 11
 
2
3 3
x t    vot  1  1 12
 2 

La donnée du texte concernant l’équation du rail permet d’obtenir rapidement l’équation y t  .


3
3 2
Pour k 
2
on a y t   x t 
3
  2
d’où :
3
 2 2
2  3 3 

y t    vot  1  1 13
3  2  
 

3. Lois d’évolution temporelle des coordonnées du vecteur vitesse. Graphes.


On reprend l’équation (10) portant sur la composante vx dans laquelle on remplace la dépendance spatiale
par une dépendance temporelle que fournit l’équation (11) :
2
vo 3 3
vx  or 1  x    vot  1
1
2 
1  x 2
D’où :

vo
vx  1
14
3 3
 v t  1
 2 o 

Hubert de Haan \ kholor 16


3
Pour la composante suivant Oy, on utilise la relation (3) dans laquelle on prend la valeur k  . Il vient :
2
1
1
x  2

vy  x  v x 
2
1
vo
1  x  2

Les équations (11) et (12) permettent de faire apparaître la dépendance temporelle :


1
 2 2
 3 3  
 vot  1  1
 2  
 
vy  1
vo 15
3  3
 v t  1
 2 o 


On étudie les limites des fonctions v x t  , vy t  :


vo vo
lim v x  lim 1
 lim 1
0
t  t  t 
3  3  3 3
 v t  1  v t 
 2 o 
  2 o 
La fonction v x t  tend lentement vers zéro quand le temps tend vers l’infini.
1
 2 2
 3 3 

1

 vot  1  1  3 3


 v t 
 2   o 
   2 
lim vy  lim 1
vo  lim 1
vo  vo
t  t  t 
3  3  3  3
 v t  1  v t 
 2 o   2 o 

vo
vy(t)

vx(t)

Hubert de Haan \ kholor 17


M1.A9. Vitesse maximale d’un véhicule

Sur une route rectiligne Ox, un automobiliste parcourt une distance d à la vitesse moyenne vm. Son mouvement
 
comprend trois phases : dans un premier temps, il est uniformément accéléré avec une accélération a  au x
avec a  0 jusqu’à la date t1, puis uniforme jusqu’à la date t2 et enfin uniformément décéléré avec une
 
accélération a  au x jusqu’à la date finale d’étude tF.
Au début et à la fin de l’étude le véhicule est à l’arrêt.

1. Tracer le graphe de v x t  .
2. Déterminer la vitesse maximale vmax de l'automobile en fonction de d, a et vm.

Corrigé

M1.A10. Mouvement de deux points sur une même courbe

On étudie le mouvement de deux points matériels M et P dans le repère cartésien Oxy. Les lois d’évolution
temporelle des coordonnées de ces deux points sont les suivantes :

x  4t 2 x  4w 4
M  P   avec w une fonction du temps t telle que t  w  w 3 .
y  4t 4  1

y  4w 2  1
 3
L’étude est réalisée pour t  0 ;   .

1. Déterminer l’équation de la trajectoire de ces deux points. Quelle en est la nature ? Commenter les
résultats obtenus.
2. Pour les deux points, tracer les graphes des relations t  f x  . Commenter la situation en faisant
apparaître l’existence d’un point de rencontre des points M et P à une date to.
Déterminer par lecture graphique la valeur numérique cet instant to.

3. Déterminer les composantes et la norme du vecteur vitesse v M du point M. Calculer de même les

composantes et la norme du vecteur vitesse v P du point P.
 
Faire de même pour les composantes et le module des vecteurs accélérations a M et a P des points M
et P.
4. Montrer que le vecteur accélération du point P peut s’exprimer en fonction du vecteur position
    
r  OP sous la forme a P  f r  r où f(r) est une fonction de r  r .

Corrigé

Hubert de Haan \ kholor 18


M1.A11. Distance de sécurité

Sur une route horizontale et rectiligne, deux voitures se suivent à une distance d l’une de l’autre et roulent à
la même vitesse constante vo. A la date t = 0, la première voiture, notée A, commence à freiner avec une
décélération a, la seconde, notée B, ne commence à freiner, avec une décélération b, qu’à la date to qui
correspond au temps de réaction du second chauffeur à cette modification de la condition de circulation.

1. Déterminer la condition portant sur la distance d pour que le deuxième véhicule n’entre pas en
collision avec le premier.
2. Cette condition est-elle suffisante pour éviter le choc entre les deux automobiles ?

Corrigé

Hubert de Haan \ kholor 19


M1.B. Coordonnées cylindriques et de Frenet.

Hubert de Haan \ kholor 20


M1.B1. Mouvement d’un point vérifiant aθ = 2ar

Une particule P est astreinte à se déplacer dans un plan, sur une courbe d'équation r  b exp   avec r = OP,
 
 
  u x ,OP et b une constante.

1. Etablir l'équation différentielle du mouvement en θ, sachant que les accélérations radiale ar et


orthoradiale aθ vérifient à chaque instant la relation : aθ = 2ar.
2. Pour résoudre cette équation différentielle en θ, on procède en deux étapes :
Poser u   et résoudre l'équation en u, sachant qu’à t = 0, u(0) = o . En déduire l’expression de
 t  . Discuter le résultat suivant le signe de la vitesse angulaire  .
o

Rechercher  t  , sachant que  0  0 .


Donner ensuite l'expression de r(t).
Suivant le signe de la vitesse angulaire o , tracer le graphe de r t  et donner l’allure de la trajectoire
de la particule.

Corrigé

M1.B2. Mouvement sur une spirale

Un point M se déplace dans le plan horizontal xOy. L’évolution temporelle, pour 0  t   , de ses coordonnées
polaires r ,   de sa position vérifient les relations suivantes :
 t
r t   ro 1   ;   t avec ro ,  ,  des constantes positives.
  

1. Déterminer l'expression du vecteur vitesse v t  de ce point.
2. Etablir l'équation polaire r   de la trajectoire.
 2   2 
3. Calculer r  r t    r t  et    t     t  .
     
En déduire l'allure de la trajectoire.
4. Déterminer la première date t1 pour laquelle le point P passe en y = 0 dans le sens des y croissants.
Que vaut alors r t1  ?
Déterminer le vecteur vitesse du point aux dates t  0 et t  t1 . Calculer la norme de ces deux
vecteurs et déterminer l'angle  que forme chaque vecteur avec l'axe Oy.
Faire un schéma en représentant cet angle.
5. Un deuxième point P, placé à la même position initiale que M, débute son mouvement à la date t1
en suivant la même trajectoire, parcourue à la même vitesse angulaire  que le premier point qui
poursuit son mouvement.
Déterminer la position de chacun de ces points à la date t2  2t1 . Quel point a-t-il la plus grande
vitesse à cette date ?

Corrigé

Hubert de Haan \ kholor 21


M1.B3. Mouvement à vitesse constante sur une spirale

Un point M se déplace dans le plan horizontal xOy dans le sens des  croissants. L’équation polaire de sa
  
trajectoire, pour 0     , est r  ro 1   avec ro ,  et  des constantes positives. D’autre part le
  
mouvement de ce point s’effectue avec un vecteur vitesse de norme constante et égale à vo.

1. Déterminer l’expression de la vitesse radiale r de ce point en fonction de  .


2. Déterminer la relation entre la vitesse angulaire  et l’angle  .
3. On recherche la date t à laquelle le point arrive à la position repérée par l’angle  à partir de sa
position initiale définie par   0 .
Comme la relation entre  et  n’est pas linéaire on procède à une séparation des variables et on
effectue un changement de variable en posant u     .
1
 
On donne  1  u 2 du  u 1  u 2  arcsinh u   cte .
2
Déterminer l’expression de t.
4. Déterminer la valeur de t pour ro  1, 0 m , vo  10 cm.s1 et sachant que pour atteindre le point
origine O du repère le point M a effectué N  10 tours .

Corrigé

1. Vitesse radiale.
Le rayon polaire est défini par :
  
r  ro 1   1
  
Comme ro ,  et  sont des constantes positives il vient pour la vitesse radiale :

dr r 
r 
dt
 o

2

2. Vitesse angulaire.
Pour déterminer la relation demandée, on utilise le fait que le mouvement du point M s’effectue avec un

vecteur vitesse v de norme constante vo. Cette norme s’exprime en fonction des vitesses radiale et orthoradiale
sous la forme :
v  v 2  v 2  r 2  r 22
o r  3
En élevant au carré et en portant l’expression (1) de r et celle r (2) dans (3) on obtient :
2 2
 r      2
2 o  2  
v      ro 1   
o
      
2
 r   2
v   o  2 1      
2
o 
    
Comme le point se déplace dans le sens des  croissants avec 0     on a alors   0 et il vient :
v  1
  o
ro 2
4
1+    

Hubert de Haan \ kholor 22


3. Durée t.
Pour établir l’évolution temporelle de l’angle polaire on procède dans un premier temps à une séparation des
variables :
d  vo  1 2 v 
    1+     d   o dt 5
dt ro 2 ro
1+    
On opère maintenant un changement de variable en posant u     et on remarque que
du  d      d  . La relation (5) s’écrit alors en fonction de la variable u :
vo 
 1  u 2 du  dt
ro
La primitive s’écrit :
vo 
 1  u 2 du  t  Cste
ro
1 v 

2
 ro

u 1  u 2  arcsinh u   o t  cste

Remarque : Pour la méthode de calcul de primitives vous pouvez consulter le site :


[Link]

Au début de l’étude du mouvement, à la date t = 0, le point M se trouve en   0 on a u   . Cela permet


de déterminer la constante :
1 2 
  1     arcsinh    cste
2  
D’où :
1 v  1 

2
 ro
2 
2
u 1  u 2  arcsinh u   o t   1     arcsinh  

ro  
 1   2  arcsinh        1      2  arcsinh    
t 
2vo  
  

6

4. Application numérique.
Les données permettent de terminer le terme  : au bout de N tours le point arrive au point O, on a alors
 2N 
  2N et r 2N   ro 1    0 d’où   2N .
  
La date d’arrivée au point O est alors :
ro  
2N 1  2N 2  arcsinh 2N 
t
4Nvo  

1  2 
t 2  10  1  2  10  arcsinh 2  10
4  10  0,1  
t  31 s

Hubert de Haan \ kholor 23


M1.B4. Mouvement d'un point matériel sur une sextique

Un point matériel M se déplace, avec une vitesse angulaire  constante et positive, sur une courbe plane dont
l'équation polaire est :
  3 
OM  r  4b cos3 avec   0,  et b une constante positive.
3  2
 
1. Déterminer, en coordonnées cylindriques, l'expression du vecteur vitesse du point matériel M.
En déduire la norme de ce vecteur vitesse.
2. On rappelle que la norme du vecteur vitesse est liée au déplacement élémentaire ds sur la courbe par
ds
la relation : v  .
dt
Déterminer la longueur L de la courbe parcourue par le point M.
 3 
3. Déterminer la durée T du mouvement sur l’intervalle   0,  .
 2
 
4. Déterminer les composantes radiale et orthoradiale de l'accélération.

On lance maintenant le point matériel de la position A correspondant à   0 avec une vitesse initiale vo
tangente à la courbe en A. Les frottements du point matériel sur la courbe font que la norme de sa vitesse
dv
décroît selon la loi  v avec  un coefficient positif. Attention, dans cette partie la vitesse angulaire
dt
n’est plus une constante.
3
5. Que doit valoir le paramètre  pour que le point matériel s'arrête au point B tel que   ?
2

Corrigé

Hubert de Haan \ kholor 24


M1.B5. Mouvement à accélération centrale

Une particule P a une accélération centrale, constamment dirigée vers le centre O du plan xOy, de norme
n
 r 
a  k  o  où k, ro et n sont des constantes positives.
 r 
 
On utilisera les coordonnées polaires : r = OP et   Ox ,OP . 
1. Déterminer les caractéristiques (norme, direction, sens) du vecteur vitesse de la particule à son lancer
pour que sa trajectoire soit un cercle de centre O, de rayon ro, décrit à la vitesse angulaire o
positive. Exprimer la valeur vo de cette vitesse initiale en fonction de k et de ro.

Les conditions précédentes de lancement ne sont pas rigoureusement respectées et la particule décrit alors
une orbite plane qui s’écarte légèrement de l’orbite circulaire de rayon ro. On pose OP  r  ro 1   avec
 
  1 et on admet que le vecteur vitesse v reste pratiquement perpendiculaire à OP .

2. Montrer que l’écart  à une trajectoire circulaire vérifie l’équation différentielle :


  02 3  n    0 .
3.
Pour quelles valeurs de n le mouvement de la particule est-il stable ?
Pour n = 2, quel sera le mouvement de la particule ?
n 1d r 
2
 
Données : Pour   1 , 1    1  n  ; a  2r  r  
  .
r dt

Corrigé

M1.B6. Mouvement sur une hélice circulaire

Une particule P, qui décrit une hélice circulaire d’axe Oz, est repérée dans l’espace par ses coordonnées
cylindriques r , , z  vérifiant les relations suivantes :
 
r  R ;   t ; z  H 1   avec R, H et  des constantes positives.
 2 
1. Exprimer le vecteur vitesse de P dans la base associée aux coordonnées cylindriques.
En déduire sa norme.
Déterminer l’angle  que fait ce vecteur avec l’axe Oz.
2. On appelle abscisse curviligne du point P sur une courbe le nombre s dont la valeur est égale à la
longueur de l'arc curviligne parcourue par ce point au cours du temps. L’abscisse curviligne s sur la
ds
trajectoire est liée à la valeur de la vitesse par la relation v  .
dt
Calculer la longueur L du trajet pour atteindre le plan z = 0.
3. Déterminer la durée T d’un tour complet.
4. Déterminer le vecteur accélération de la particule. Quel angle fait-il avec le vecteur vitesse ?
Conclure.

Corrigé
Hubert de Haan \ kholor 25
M1.B7. Mouvement d’une bille sur un rail en spirale

Une bille, assimilée à un point matériel B, se déplace sur un rail en forme de spirale descendante, solidaire
d’un cône de demi-angle au sommet  , dont l’équation paramétrée en coordonnées cylindriques a pour
expression :
r
r  ro exp a  avec a et ro des constantes positives ; z   .
tan  

A la date origine des dates, la position de la bille est repérée par   0 et z  zo .


1. Déterminer, dans la base cylindrique, l’expression du vecteur vitesse v de la bille.
2. En déduire l’expression de l’abscisse curviligne s   . On prend s   0  0 et on oriente la courbe
dans le sens des  croissants.
3. On suppose que le mouvement de la bille sur le rail est uniforme. Déterminer les lois horaires r(t),
 t  et z(t).

Corrigé

Hubert de Haan \ kholor 26


M1.B8. Mouvement sur un cercle

Dans le plan horizontal (xOy) d'un référentiel  , un mobile modélisé par un point matériel P est astreint à
se déplacer sur le cercle de centre O et de rayon b. L’évolution temporelle de l’abscisse curviligne du point P
sur ce cercle est :
s  arc(AP ) b ln(1   t ) où ω est une constante positive et A le point du cercle situé sur le demi-axe
positif Ox.

1. Déterminer l’expression de la norme v du vecteur vitesse du point P en fonction de la variable s.


En déduire la vitesse initiale vo.
2. Exprimer en fonction de s et des seuls paramètres b et vo les composantes radiale ar et orthoradiale
a du vecteur accélération de P par rapport à  exprimées dans la base associée aux coordonnées
cylindriques.
Indiquer la nature du mouvement.
3. Déterminer l’expression du vecteur vitesse du point P en fonction de l’angle polaire  .

Corrigé

Hubert de Haan \ kholor 27


M1.B9. Mouvement d’un point sur une cardioïde. Utilisation de la base
locale de Frenet

Une perle P, assimilable à un point matériel, est enfilée sur un guide plan dont la forme est une cardioïde,
b
 
courbe d’équation polaire r  1  cos   avec b une constante positive.
2
 
2 
On rappelle que : 1  cos    2 cos   .
 2 
1. Quelle est l’allure de la trajectoire de la perle ?
   
  
Représenter les vecteurs u r , u  de la base cylindrique et les vecteurs u t , u n  de la base de Frenet
associés au point P à une date t de son mouvement.
2. Etablir l’expression ds de l’abscisse curviligne élémentaire, en fonction de b,  et d , comptée
positivement à partir du point A du guide qui a pour angle polaire   0 .
Calculer le périmètre L de la cardioïde.

On suppose que la perle décrit sa trajectoire avec une vitesse angulaire constante  positive et on choisit
comme origine des dates l’instant où elle passe par le point A.
3. Déterminer l’expression de la norme v de la vitesse en fonction du temps puis en fonction de r.
4. Déterminer les expressions temporelles du vecteur vitesse et du vecteur accélération du point P dans
la base cylindrique et dans la base de Frenet en fonction du temps.
5. Déterminer l’expression du rayon de courbure  en fonction de  . Pour on utilisera l’expression
générale de l’accélération dans la base de Frenet.

Corrigé

Hubert de Haan \ kholor 28


M1.B10. Mouvement cycloïdal. Rayon de courbure

Une roue de rayon R et de centre C roule sans glisser sur un rail rectiligne Ox et se déplace dans le plan
vertical Oxz. La vitesse de son centre C vérifie xC  vot avec vo est une constante positive. Un point M de la
roue, situé à la distance r de C, tourne avec celle-ci à la vitesse angulaire constante  . On suppose qu’à la
date t = 0, M se situe sur l’axe Oz au-dessus de C et on note  l’angle que fait le rayon portant le point M
avec la position initiale à une date t.

1. Faire un schéma représentatif de la situation à une date t. Déterminer les coordonnées cartésiennes
de la position et de la vitesse de M, en fonction de r, v0,  et t.
2. Si la roue roule sans glisser sur le rail, quelle est la vitesse, par rapport au rail, du point de la roue
en contact avec le rail ? En déduire une relation entre vo et  .
3. Proposer un tracé des trajectoires dans le cas où r < R, r = R.
4. Déterminer l’accélération d’un point de la périphérie de la roue et montrer qu’elle est radiale en C.
En déduire l’expression du rayon de courbure  à la date t = 0 pour ce point. Commenter le résultat.

Corrigé

1. Schéma. Vitesse.
On explicite dans un premier temps les coordonnées du vecteur position du point M à une date t en s’aidant
du schéma suivant, où H est le projeté du point C sur l’axe Ox :
z z

u
z u
I
M (t)
M(0)  u
r  M (t) x
r
C C trajectoire C
du point M
R
R

x x
O H O H
   
On peut écrire le vecteur position sous la forme OM  OH  HC  CM avec :
      
OH  votu x ; HC  Ru z et CM  ru où u est un vecteur unitaire orienté de C vers M

On projette ce vecteur u dans la base cartésienne :
  
u  sin   u x  cos   u z 1
Comme la vitesse angulaire de la roue est constante et qu’à la date t = 0, l’angle  est nul on a à une date t
cet angle qui s’exprime en fonction du temps sous la forme :
  t

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On obtient ainsi pour les coordonnées du vecteur position les expressions suivantes :

x M  vot  r sin t 


 

OM   2

z M  R  r cos t 


Comme les vecteurs de la base cartésienne sont des vecteurs qui n’évoluent pas au cours du temps, il suffit
alors de dériver par rapport au temps les composantes du vecteur position déterminées en (2) pour obtenir
celles du vecteur vitesse. Ainsi :
x  v  r  cos t 


v 3
o


z   r  sin t 

2. Roulement sans glissement.


On considère, à une date t quelconque, le point I situé sur la périphérie de la roue dans le prolongement de
CM. La vitesse de ce point s’écrit, en tenant compte de sa position sur le pourtour de la roue, sous la forme :
 x  vo  R cos t 

vI 
  4

z  R sin t 


Ce point arrive au contact du rail aux dates t vérifiant la relation   t   2  . A ces dates, la vitesse de
ce point est :
 
v I  (vo  R)u x
Si la roue ne glisse pas par rapport au rail, supposé immobile dans le référentiel d’étude, on doit avoir la
vitesse de ce point I nulle par rapport au rail donc par rapport au référentiel d’étude. On a alors la relation
de roulement sans glissement qui s’écrit :
vo  R 5

Remarque : On peut aussi déterminer cette relation, qui caractérise le roulement sans glissement de la roue
sur le rail, en constatant que la longueur OH parcourue sur le rail par le point de contact depuis le début de
l’étude est égale à la longueur R de l’arc de roue décrit par le point I de la périphérie :
OH  vot  R  Rt
Il vient : vo  R

3. Tracé des trajectoires.


En tenant compte de la condition de roulement sans glissement les composantes des vecteurs positions des
points M et I s’écrivent :
x M  Rt  r sin t 

  x I  Rt  R sin t 

 
OM   OI 

z  R  r cos t  
z  R  R cos t 
 M
 
 I

2
Le mouvement possède une périodicité temporelle T  et une périodicité spatiale X  RT  2R .

Pour déterminer l’allure des courbes on dresse un tableau de valeurs pour t  0, 2  . Pour obtenir l’allure
complète de la trajectoire il suffit de répéter la forme obtenue en la translatant de X  2R suivant Ox
autant de fois que l’on veut.

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Pour le point M :
 3
t 0  2
2 2
R 3R
x 0 r R r 2R
2 2
z R +r R R-r R R +r

Pour le point I :
 3
t 0  2
2 2
R 3R
x 0 R R R 2R
2 2
z 2R R 0 R 2R

x  Rt  R sin t 


 

Remarque : Les coordonnées du vecteur OI  I permettent décrire que :

z I  R  R cos t 


x I  Rt  R sin t 
z I  R  R cos t 
En élevant au carré et en sommant les deux termes on obtient :
2 2
z I
 R   x I  Rt   R 2
La trajectoire du point I est liée à un cercle de rayon R dont le centre de coordonnées Rt , R  est animé
d’un mouvement rectiligne uniforme selon Ox. Ce type de mouvement est qualifié de cycloïdal.

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4. Accélération. Rayon de courbure.
Pour déterminer le vecteur accélération on dérive par au temps les coordonnées du vecteur vitesse du point I
données par l’équation (4). Il vient :
  
a I  R 2 sin t  u x  R 2 cos t  u z
  

a I  R 2 sin t  u x  cos t  u z 
  
On reconnaît en sin t  u x  cos t  u z l’expression du projeté du vecteur u dans la base cartésienne obtenue
à la relation (1) dans le cas où   t . On a donc :
 
a I  R 2 u 6
Le vecteur accélération d’un point de la périphérie de la roue est centripète en C.

Le point étudié à la date t = 0 est le point I de la périphérie de la roue, situé sur l’axe Oz à la distance R du
centre de cette roue, dont la vitesse à cette date est fournie par la relation (4) :
 
v I t  0  vo  R  u x
 
v I t  0  2Ru x
 
Le vecteur vitesse est bien tangent à la roue et le vecteur u x peut donc s’identifier au vecteur u t de la base
de Frenet à cette date initiale d’étude. Ainsi :
 
v I t  0  2Ru t 7
 
A cette même date le vecteur u s’identifie au vecteur u z , l’accélération s’écrit :
 
a I t  0  R 2 u z

Le vecteur accélération est perpendiculaire au vecteur vitesse. On déduit de cela que le vecteur u z est égal

au vecteur u n de la base de Frenet.
 
a I t  0  R 2 u n 8
Pour déterminer le rayon de courbure  de la courbe on utilise l’expression du vecteur accélération dans la
base de Frenet :
 dv  v2 
a  ut  un
dt 
9
A la date t = 0, on identifie les relations (8) et (9) :
  dv   v 2 t  0 
a I t  0  R 2 u n    u t  un
 dt t 0  t  0
Cette équation montre que pour le point appartenant au contour de la roue, situé au sommet de cette dernière,
dv 
est celui qui a la plus grande vitesse car on a    0 ; la valeur de la vitesse du point sommet passe par
 dt t 0
un extremum que l’on prend pour un maximum car celui en contact avec le rail qui lui est diamétralement
opposé à une vitesse nulle à ce même instant.
On a aussi :
v 2 t  0 4R 2  2
R  2

 t  0  t  0

 t  0  4R 10

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La figure ci-dessous montre que le cercle de rayon 4R, de centre O ' xO '  0, z  2R  constitue une bonne
approximation de la trajectoire d’un point de la périphérie et cela sur une grande longueur.

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M1.B11. Mouvement hélicoïdal. Rayon de courbure

Une particule P décrit une hélice circulaire d’axe Oz, définie par les équations en coordonnées cylindriques :
H
r R ; z    h .
2

Dans un premier temps on pose que le mouvement est défini par la loi   t avec  une constante positive.
1. Déterminer le vecteur vitesse du mobile. En déduire sa norme et caractériser son orientation dans

l’espace en déterminant l’angle  qu’il fait avec le vecteur u z .
2. Déterminer le vecteur accélération du point P. Déterminer sa norme et préciser sa direction.
3. Déduire des résultats précédents l'expression du rayon de courbure  de la trajectoire.

La loi vérifiée par  t  est maintenant quelconque.


 
4. Exprimer les vecteurs vitesse v et accélération a dans la base associée aux coordonnées cylindriques
en fonction des données et des dérivés de l'angle  .
 
5.  
En introduisant le rayon de courbure montrer que l'on peut écrire, dans la base de Frenet u t , u n ,

les vecteurs précédents sous la forme :


    
v  Ru t ; a  Ru t  R2 u n

Corrigé

M1.B12. Durée d’un parcours

Un point matériel P est en mouvement dans le plan xOy sur la courbe C d’équation polaire :
  
r  2R cos   avec R une constante positive et    , 
 2 2
 
Le point décrit la courbe C avec une vitesse angulaire vérifiant la relation :

  où  est une constante positive.
cos2 
1. Déterminer l’allure de la courbe C. Quelle est sa nature possible ? Etablir son équation cartésienne.
2. Déterminer, en coordonnées polaires, le vecteur vitesse du mobile en fonction de  , R et  . De
même pour le vecteur l’accélération.
3. Quelle est la durée  nécessaire pour un parcours complet de cette trajectoire ?
4. Déterminer le périmètre L ainsi que le rayon de courbure  de la courbe décrite par le point P.

Corrigé

Hubert de Haan \ kholor 34


M1.B13. Promeneur appelant son chien

Un promeneur, que l’on assimile à un point P, se déplace sur un sentier rectiligne avec une vitesse constante
vo. Son chien, lui aussi assimilé à un point noté C, se trouve à une distance d sur la même perpendiculaire au
chemin au moment où le promeneur l’appelle. Le chien se met alors à courir vers son maître à la vitesse v
toujours dirigée vers son maître. Le but de l’étude est de déterminer la durée de la poursuite.
On note x et y les coordonnées du chien, r = PC et l’angle  défini sur le schéma suivant :

1. Exprimer les composantes cartésiennes x et y du vecteur vitesse du chien en fonction de la vitesse


v et de l'angle  .
Déterminer les coordonnées cartésiennes x et y du vecteur position du chien en fonction de vo,  , r
et t.
En déduire les expressions de r et de r en fonction de v, vo et  .
2. Déterminer, en utilisant les précédents résultats, l’équation différentielle vérifiée par r(  ).
v

d    vo
Montrer que r  tan   est la solution qui tient compte des conditions initiales.
sin     2 
 
   
On donne d ln tan   
1
d .
  2  sin  
3. Déterminer la condition que doivent vérifier les vitesses v et vo pour que le problème ait une solution.
4. Déterminer l’expression de  en fonction de v, vo, d et  .


 
tan    d    , déterminer la durée T de la poursuite.
2
1
5. Sachant que :  sin 2     2 

2  1
0

Une autre approche de ce type de problème de poursuite est proposée à l’exercice M1.A6.

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Copyright © Hubert de Haan \ Kholor
Mars 2022
Version 1.0

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