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Le propos de la cinématique est l’étude des mouvements des systèmes indépendamment des causes qui les
engendrent. Elle donne les outils mathématiques qui permettent de décrire ces mouvements sans chercher à
les expliquer.
On reproche souvent à la cinématique son aspect calculatoire ce qui la relègue parfois à un chapitre dans
un livre de mathématiques. Cependant l’acquisition de savoir-faire de mise en place, de conduite et d’analyse
de calculs sont nécessaires pour pouvoir aborder un problème de physique. Pour cela, les exercices de
cinématique sont formateurs et permettent d’acquérir des compétences.
Cependant la cinématique n’est pas que cela, car elle s’appuie sur les notions d’espace et de temps qui ont
un contenu physique fondamental. Le repérage objectif et précis d’un événement, la mesure d’une durée, la
notion de référentiel, la définition et la mesure d’une vitesse, d’une accélération sont du domaine de la
cinématique qui a ainsi un fort contenu expérimental.
Ce livre traite de la cinématique du point matériel dans un référentiel galiléen.
Sur les 24 exercices proposés dans ce chapitre, vous trouverez pour 4 d’entre eux un corrigé détaillé
et soigné. Ils sont repérables dans le sommaire par la présence d’un signe *.
Le fichier est imprimable.
Si vous le désirez, pour une somme très modique, vous pourrez acquérir la totalité des corrigés en
suivant le lien sécurisé suivant [Link]
Cette modeste contribution financière permet d’aider au développement du projet kholor qui a pour
but de fournir un grand nombre d’exercices corrigés sur chaque partie du programme des CPGE et
du premier cycle universitaire.
Hubert de Haan
Professeur agrégé de physique
Corrigé
Etude du cas n = 1.
Pour déterminer la loi d’évolution temporelle de l’abscisse, on intègre l’expression (1) entre la date initiale où
cette abscisse est de valeur nulle et une date t quelconque :
dx t dx t
v t vo exp(kt ) v t dt dt dx t vo exp(kt )
dt dt
t t
dx t vo exp(kt )dt
0 0
t
v v v
x t o exp kt o exp kt o
k 0 k k
vo
x t
k
1 exp kt 2
Ces deux résultats montrent que la particule s’arrête au point d’abscisse vo k au bout d’une durée infinie.
1
v x 100 m 10 20 8 m.s1
10
Pour déterminer la date d’arrivée du point à la distance x = d, on utilise (1) et le résultat portant sur k
obtenu en (4) :
v
v t vo exp(kt ) exp kt
vo
v
ln exp kt kt ln
vo
1 v v v
t ln o o ln o
k v ao v
Pour faire apparaître la dépendance spatiale on utilise maintenant le résultat obtenu en (5) :
vo vo
t ln
ao ao
vo x
vo
vo v 2
t ln 2 o 6
ao vo ao x
10 100
t x 20 m ln 2, 2 s
1 100 1 20
dv
kdt
v2
On intègre :
v
vdv t 1
vo v 2 0 kdt v kt
vo
1 1
kt
v vo
vo
v
1 kvot
7
A nouveau, pour déterminer la loi d’évolution temporelle de l’abscisse, on intègre l’expression (7) entre la
date initiale où cette abscisse est de valeur nulle et une date t quelconque :
t t vo
x t vdt dt 8
0 0 1 kv t
o
On peut remarquer que le terme vodt peut s’exprimer en fonction de la différentielle de 1 kvot :
1
d 1 kvot kvodt vodt d 1 kvodt
k
La relation (8) devient alors :
t 1 d 1 kvot 1 t
x t ln 1 kvot
0 k 1 kvot k 0
1
x t ln 1 kvot 9
k
1 20
v 10 exp 8, 2 m.s1
102
On recherche maintenant la date t d’arrivée de la particule au point d’abscisse x. De la relation (9) on tire
que :
kx ln 1 kvot exp kx 1 kvot
1
t
kvo
exp kx 1
On remplace k par son expression obtenue en (13) :
1 a
o
t exp 2 x 1
ao v
o
v
2 o
vo
vo a
o
t exp 2
ao
x 1
15
v
o
10 1
t exp 2 20 1 2, 2 s
1 10
Un point matériel P est, à la date t = 0, au repos au point d’abscisse xo > 0. A cette date il acquiert un
vecteur accélération proportionnel à la puissance nième de l’abscisse x de la forme a kx n u x avec k et n
des constantes positives.
On étudie dans cet exercice les cas n = 1 et n = 2.
Corrigé
Une bille, assimilée à un point matériel M, est plongée dans un fluide visqueux immobile dans le référentiel
d’étude. Pour étudier le mouvement de cette bille, on prend des axes orthonormés Oxyz où Oz est vertical et
orienté vers le haut. A la date t = 0, le point M est en O animé de la vitesse v o xo u x zo u z avec xo 0 .
A partir de cette date, la bille possède une accélération de la forme a g v où g gu z est le vecteur
accélération de la pesanteur et , des constantes positives.
1. Déterminer les expressions des coordonnées x, y, z du vecteur vitesse v en fonction du temps.
Que devient v lorsque t ?
2. Le mouvement peut-il être rectiligne et uniforme ? Si oui, préciser ce mouvement et dire à quelle
condition on l’obtient.
Le mouvement peut-il être uniforme sans être rectiligne ?
3. Déterminer les coordonnées x, y, z de M en fonction du temps.
Montrer que la trajectoire est plane et présente une asymptote verticale dont on précisera la position.
Dessiner l’allure de la trajectoire dans les trois cas suivants zo 0 , zo 0 , zo 0 .
Corrigé
On considère deux milieux, séparés par une surface plane, dans lesquels un point matériel P se déplace avec
des valeurs de vitesse différentes v1 et v2 < v1. A la date t = 0 le point P se trouve au point A du milieu 1 à
la distance dA de la surface de séparation. La particule doit rejoindre un point B du second milieu situé à une
distance dB de la surface de séparation. On note L la distance entre les projetés orthogonaux H1 et H2 des
points A et B sur la surface de séparation.
1. Le chemin le plus court entre les points A et B est-il a priori le plus rapide ?
2. Déterminer l’expression de la durée t du parcours en fonction de l’abscisse x, mesurée le long de la
surface de séparation depuis H1 et M point de cette surface par lequel passe le point P pour rejoindre
le point B depuis le point A.
3. Déterminer la condition que doit vérifier l’abscisse x du point M qui rend la durée du parcours
minimale.
v v
4. On introduit une vitesse de référence vo telle que n1 o et n2 o .
v1 v2
Déterminer en fonction de n1 et n2 la relation entre les angles 1 et 2 définis sur le schéma qui
minimise la durée du trajet entre les points A et B. Conclure.
Corrigé
1.
Déterminer l’expression de l’angle de tir SN , u qui permet de couler le bâtiment au point
d’impact I.
2. On désire que la torpille atteigne le navire le plus rapidement possible.
Déterminer l’angle m permettant d’obtenir ce résultat. En déduire l’angle de tir m correspondant.
Corrigé
Un jeu se compose d'une petite automobile A, en mouvement de translation uniforme à la vitesse v sur une
piste rectiligne horizontale y’Oy, qui émet un rayonnement infrarouge et d’un petit objet M, muni d’un
détecteur d’infrarouges, qui se dirige constamment vers la voiture à la vitesse 2v.
Au départ l’objet M est positionné sur la perpendiculaire x’Ox à la piste, à la distance d du point origine O
du repère d’étude.
Au moment, choisi comme origine des dates, où la voiture A passe par le point O un dispositif libère l’objet
M.
dx dx
32 1 12
2. Cette équation admet des solutions de la forme y x x avec et des constantes.
3
Déterminer ces deux constantes.
3. A quelle distance D du point O, et à quelle date, l’objet M rencontre-t-il la voiture ?
Déterminer de deux manières différentes et en fonction de d, le chemin parcouru par M.
Faire les applications numériques avec v = 1,0 m.s-1 et d = 3,0 m.
Une autre version de ce type de problème de poursuite est proposée avec l’exercice M1.B13 où une méthode
de résolution différente est proposée.
Corrigé
Un piéton, modélisé par un point P, veut traverser une rue rectiligne empruntée par une voiture assimilée à
un rectangle de largeur l quasiment égale à la largeur de la voie et qui est animée d’un mouvement de
translation rectiligne uniforme à la vitesse v o vo u x le long des trottoirs vo 0 .
Lorsque le piéton, placé au bord du trottoir, débute sa traversée de la chaussée à la date t = 0, la voiture est
à une distance d de lui. On pose que le mouvement du piéton est rectiligne uniforme à la vitesse v.
On désigne par l’angle que forme le vecteur vitesse v du piéton avec l’axe Ox où O est l’origine du repère
pris au point de départ du piéton. Le point du pare-chocs avant du véhicule qui est situé le plus loin du
piéton à l’instant initial est noté A et B celui qui en est le plus proche.
1
Donnée : 1 tan2 o
cos
2
Corrigé
Un point matériel P se déplace dans le plan horizontal xOy avec une vitesse dont la valeur vo est constante
sur un rail d'équation :
y 0 pour x 0
avec k une constante
y 1 x k
pour x 0
k
1. Exprimer en fonction de l’abscisse x du point P les composantes cartésiennes de son vecteur vitesse
v et de son accélération a .
ay
Montrer que x 1k .
ax
2. A la date t = 0 le mobile atteint l'origine O du repère.
3
.
Déterminer les expressions de l’abscisse x et de l’ordonnée y du point au cours du temps pour k
2
3. Etablir les expressions temporelles des composantes du vecteur vitesse et tracer les graphes
3
correspondants toujours dans la situation où k .
2
Corrigé
Vecteur vitesse.
¤ Pour x < 0, le point P est animé d’un mouvement rectiligne uniforme suivant l’axe Ox avec la vitesse
v vo u x .
v v 1
v x o
vy 0
2
vy
dy d 1 1 d x dx
x k
k
dt dt k k dx dt
vx
vy x vx
k 1
3
La détermination de la composante vy demande celle de v x . Pour cela, on exploite le fait que le vecteur
vitesse à toujours la même norme même si sa direction évolue :
vo v x2 vy2
Avec (3) il vient :
vo v x2 x 2k 2v x2
vo2 1 x 2k 2 v x2
Et on obtient :
1
vx 1
vo 4
1 x 2k 2 2
x k 1
vy 1
vo 5
1 x 2k 2 2
Vecteur accélération.
¤ Pour x < 0, le mouvement est rectiligne uniforme, l’accélération du point P est alors nulle :
ax 0
a
6
a 0
y
¤ Pour x 0 , comme les vecteurs de la base cartésiennes n’évoluent pas au cours du temps, il suffit de
dériver par rapport au temps les composantes du vecteur vitesse pour obtenir celles du vecteur accélération.
v
d 1 x 2k 2 2
d 1 x 2k 2
ax vo
d 1 x 2k 2 dx x
3
1
ax vo 1 x 2k 2 2k 2 x
2 2k 3
vx
2
3
ax vo k 1 1 x 2k 2 2
x 2k 3v x
On utilise l’expression (4) :
3
vo
ax vo k 1 1 x 2k 2 2
x 2k 3
1 x 2k 2
x 2k 3
ax k 1 2
vo2 7
1x 2k 2
dt dx dt
k 1 x k 2
vx
d
1 d 1 x 2k 2 2
d 1 x 2k 2 dx
1 x 2k 2 2
dt
d 1 x 2k 2 dx dt
1 3
d 1
1 x 2k 2 2 1 x 2k 2 2 2k 2 x 2k 3v x
dt 2
1 3
d
dt
1 x 2k 2 2
1 x 2k 2 2
k 1 x 2k 3v x
Ainsi :
1 3
ay k 1 x k 2v x 1 x 2k 2 k 1 x
2
x k 1 1 x 2k 2 2 2k 3
v x vo
De nouveau on utilise la relation (4) donnant l’expression de vx que l’on met en facteur avec le produit
3
k 11 x
2k 2 2
x 2k 3 :
3 1 3 1
k 22k 3 1 x 2k 2
ay k 1 1 x 2k 2 2
x 2k 3
x
2 2
x k 1 vo2
1
1 x 2k 2 2
1
ay k 1 x 2k 3 x 1k 1 x 2k 2 x k 1 2
vo2
1 x 2k 2
1
ay k 1 x 2k 3 x 1k x k 1 x k 1 2
vo2
1 x 2k 2
x k 2
ay k 1 2
vo2 8
1 x 2k 2
k 1 x 2k 2 2 vo2
k 2
ay
1x
x k 22k 3
ax x 2k 3
k 1 v2
2 o
1x 2k 2
ay
ax
x 1k 9
1 x 2
dx 1 x 2
1 x 2 dx vodt
On intègre :
x 1 t
1 x
0
2 dx 0
vodt vot
On procède à un changement de variable en posant :
u 1 x du dx
Ainsi :
u
x 1 u
1
2 32 2 32
1 x
0
2 dx 1
u du vot
2
u
3 1
3
u 1 v t
o
Soit :
2 3 3
3
1 x 2 1 vot 1 x 2 vot 1
3
2
2
3 3
1 x 2 vot 1 11
2
3 3
x t vot 1 1 12
2
vo
vx 1
14
3 3
v t 1
2 o
vy x v x
2
1
vo
1 x 2
vo
vy(t)
vx(t)
Sur une route rectiligne Ox, un automobiliste parcourt une distance d à la vitesse moyenne vm. Son mouvement
comprend trois phases : dans un premier temps, il est uniformément accéléré avec une accélération a au x
avec a 0 jusqu’à la date t1, puis uniforme jusqu’à la date t2 et enfin uniformément décéléré avec une
accélération a au x jusqu’à la date finale d’étude tF.
Au début et à la fin de l’étude le véhicule est à l’arrêt.
1. Tracer le graphe de v x t .
2. Déterminer la vitesse maximale vmax de l'automobile en fonction de d, a et vm.
Corrigé
On étudie le mouvement de deux points matériels M et P dans le repère cartésien Oxy. Les lois d’évolution
temporelle des coordonnées de ces deux points sont les suivantes :
x 4t 2 x 4w 4
M P avec w une fonction du temps t telle que t w w 3 .
y 4t 4 1
y 4w 2 1
3
L’étude est réalisée pour t 0 ; .
1. Déterminer l’équation de la trajectoire de ces deux points. Quelle en est la nature ? Commenter les
résultats obtenus.
2. Pour les deux points, tracer les graphes des relations t f x . Commenter la situation en faisant
apparaître l’existence d’un point de rencontre des points M et P à une date to.
Déterminer par lecture graphique la valeur numérique cet instant to.
3. Déterminer les composantes et la norme du vecteur vitesse v M du point M. Calculer de même les
composantes et la norme du vecteur vitesse v P du point P.
Faire de même pour les composantes et le module des vecteurs accélérations a M et a P des points M
et P.
4. Montrer que le vecteur accélération du point P peut s’exprimer en fonction du vecteur position
r OP sous la forme a P f r r où f(r) est une fonction de r r .
Corrigé
Sur une route horizontale et rectiligne, deux voitures se suivent à une distance d l’une de l’autre et roulent à
la même vitesse constante vo. A la date t = 0, la première voiture, notée A, commence à freiner avec une
décélération a, la seconde, notée B, ne commence à freiner, avec une décélération b, qu’à la date to qui
correspond au temps de réaction du second chauffeur à cette modification de la condition de circulation.
1. Déterminer la condition portant sur la distance d pour que le deuxième véhicule n’entre pas en
collision avec le premier.
2. Cette condition est-elle suffisante pour éviter le choc entre les deux automobiles ?
Corrigé
Une particule P est astreinte à se déplacer dans un plan, sur une courbe d'équation r b exp avec r = OP,
u x ,OP et b une constante.
Corrigé
Un point M se déplace dans le plan horizontal xOy. L’évolution temporelle, pour 0 t , de ses coordonnées
polaires r , de sa position vérifient les relations suivantes :
t
r t ro 1 ; t avec ro , , des constantes positives.
1. Déterminer l'expression du vecteur vitesse v t de ce point.
2. Etablir l'équation polaire r de la trajectoire.
2 2
3. Calculer r r t r t et t t .
En déduire l'allure de la trajectoire.
4. Déterminer la première date t1 pour laquelle le point P passe en y = 0 dans le sens des y croissants.
Que vaut alors r t1 ?
Déterminer le vecteur vitesse du point aux dates t 0 et t t1 . Calculer la norme de ces deux
vecteurs et déterminer l'angle que forme chaque vecteur avec l'axe Oy.
Faire un schéma en représentant cet angle.
5. Un deuxième point P, placé à la même position initiale que M, débute son mouvement à la date t1
en suivant la même trajectoire, parcourue à la même vitesse angulaire que le premier point qui
poursuit son mouvement.
Déterminer la position de chacun de ces points à la date t2 2t1 . Quel point a-t-il la plus grande
vitesse à cette date ?
Corrigé
Un point M se déplace dans le plan horizontal xOy dans le sens des croissants. L’équation polaire de sa
trajectoire, pour 0 , est r ro 1 avec ro , et des constantes positives. D’autre part le
mouvement de ce point s’effectue avec un vecteur vitesse de norme constante et égale à vo.
Corrigé
1. Vitesse radiale.
Le rayon polaire est défini par :
r ro 1 1
Comme ro , et sont des constantes positives il vient pour la vitesse radiale :
dr r
r
dt
o
2
2. Vitesse angulaire.
Pour déterminer la relation demandée, on utilise le fait que le mouvement du point M s’effectue avec un
vecteur vitesse v de norme constante vo. Cette norme s’exprime en fonction des vitesses radiale et orthoradiale
sous la forme :
v v 2 v 2 r 2 r 22
o r 3
En élevant au carré et en portant l’expression (1) de r et celle r (2) dans (3) on obtient :
2 2
r 2
2 o 2
v ro 1
o
2
r 2
v o 2 1
2
o
Comme le point se déplace dans le sens des croissants avec 0 on a alors 0 et il vient :
v 1
o
ro 2
4
1+
4. Application numérique.
Les données permettent de terminer le terme : au bout de N tours le point arrive au point O, on a alors
2N
2N et r 2N ro 1 0 d’où 2N .
La date d’arrivée au point O est alors :
ro
2N 1 2N 2 arcsinh 2N
t
4Nvo
1 2
t 2 10 1 2 10 arcsinh 2 10
4 10 0,1
t 31 s
Un point matériel M se déplace, avec une vitesse angulaire constante et positive, sur une courbe plane dont
l'équation polaire est :
3
OM r 4b cos3 avec 0, et b une constante positive.
3 2
1. Déterminer, en coordonnées cylindriques, l'expression du vecteur vitesse du point matériel M.
En déduire la norme de ce vecteur vitesse.
2. On rappelle que la norme du vecteur vitesse est liée au déplacement élémentaire ds sur la courbe par
ds
la relation : v .
dt
Déterminer la longueur L de la courbe parcourue par le point M.
3
3. Déterminer la durée T du mouvement sur l’intervalle 0, .
2
4. Déterminer les composantes radiale et orthoradiale de l'accélération.
On lance maintenant le point matériel de la position A correspondant à 0 avec une vitesse initiale vo
tangente à la courbe en A. Les frottements du point matériel sur la courbe font que la norme de sa vitesse
dv
décroît selon la loi v avec un coefficient positif. Attention, dans cette partie la vitesse angulaire
dt
n’est plus une constante.
3
5. Que doit valoir le paramètre pour que le point matériel s'arrête au point B tel que ?
2
Corrigé
Une particule P a une accélération centrale, constamment dirigée vers le centre O du plan xOy, de norme
n
r
a k o où k, ro et n sont des constantes positives.
r
On utilisera les coordonnées polaires : r = OP et Ox ,OP .
1. Déterminer les caractéristiques (norme, direction, sens) du vecteur vitesse de la particule à son lancer
pour que sa trajectoire soit un cercle de centre O, de rayon ro, décrit à la vitesse angulaire o
positive. Exprimer la valeur vo de cette vitesse initiale en fonction de k et de ro.
Les conditions précédentes de lancement ne sont pas rigoureusement respectées et la particule décrit alors
une orbite plane qui s’écarte légèrement de l’orbite circulaire de rayon ro. On pose OP r ro 1 avec
1 et on admet que le vecteur vitesse v reste pratiquement perpendiculaire à OP .
Corrigé
Une particule P, qui décrit une hélice circulaire d’axe Oz, est repérée dans l’espace par ses coordonnées
cylindriques r , , z vérifiant les relations suivantes :
r R ; t ; z H 1 avec R, H et des constantes positives.
2
1. Exprimer le vecteur vitesse de P dans la base associée aux coordonnées cylindriques.
En déduire sa norme.
Déterminer l’angle que fait ce vecteur avec l’axe Oz.
2. On appelle abscisse curviligne du point P sur une courbe le nombre s dont la valeur est égale à la
longueur de l'arc curviligne parcourue par ce point au cours du temps. L’abscisse curviligne s sur la
ds
trajectoire est liée à la valeur de la vitesse par la relation v .
dt
Calculer la longueur L du trajet pour atteindre le plan z = 0.
3. Déterminer la durée T d’un tour complet.
4. Déterminer le vecteur accélération de la particule. Quel angle fait-il avec le vecteur vitesse ?
Conclure.
Corrigé
Hubert de Haan \ kholor 25
M1.B7. Mouvement d’une bille sur un rail en spirale
Une bille, assimilée à un point matériel B, se déplace sur un rail en forme de spirale descendante, solidaire
d’un cône de demi-angle au sommet , dont l’équation paramétrée en coordonnées cylindriques a pour
expression :
r
r ro exp a avec a et ro des constantes positives ; z .
tan
1. Déterminer, dans la base cylindrique, l’expression du vecteur vitesse v de la bille.
2. En déduire l’expression de l’abscisse curviligne s . On prend s 0 0 et on oriente la courbe
dans le sens des croissants.
3. On suppose que le mouvement de la bille sur le rail est uniforme. Déterminer les lois horaires r(t),
t et z(t).
Corrigé
Dans le plan horizontal (xOy) d'un référentiel , un mobile modélisé par un point matériel P est astreint à
se déplacer sur le cercle de centre O et de rayon b. L’évolution temporelle de l’abscisse curviligne du point P
sur ce cercle est :
s arc(AP ) b ln(1 t ) où ω est une constante positive et A le point du cercle situé sur le demi-axe
positif Ox.
Corrigé
Une perle P, assimilable à un point matériel, est enfilée sur un guide plan dont la forme est une cardioïde,
b
courbe d’équation polaire r 1 cos avec b une constante positive.
2
2
On rappelle que : 1 cos 2 cos .
2
1. Quelle est l’allure de la trajectoire de la perle ?
Représenter les vecteurs u r , u de la base cylindrique et les vecteurs u t , u n de la base de Frenet
associés au point P à une date t de son mouvement.
2. Etablir l’expression ds de l’abscisse curviligne élémentaire, en fonction de b, et d , comptée
positivement à partir du point A du guide qui a pour angle polaire 0 .
Calculer le périmètre L de la cardioïde.
On suppose que la perle décrit sa trajectoire avec une vitesse angulaire constante positive et on choisit
comme origine des dates l’instant où elle passe par le point A.
3. Déterminer l’expression de la norme v de la vitesse en fonction du temps puis en fonction de r.
4. Déterminer les expressions temporelles du vecteur vitesse et du vecteur accélération du point P dans
la base cylindrique et dans la base de Frenet en fonction du temps.
5. Déterminer l’expression du rayon de courbure en fonction de . Pour on utilisera l’expression
générale de l’accélération dans la base de Frenet.
Corrigé
Une roue de rayon R et de centre C roule sans glisser sur un rail rectiligne Ox et se déplace dans le plan
vertical Oxz. La vitesse de son centre C vérifie xC vot avec vo est une constante positive. Un point M de la
roue, situé à la distance r de C, tourne avec celle-ci à la vitesse angulaire constante . On suppose qu’à la
date t = 0, M se situe sur l’axe Oz au-dessus de C et on note l’angle que fait le rayon portant le point M
avec la position initiale à une date t.
1. Faire un schéma représentatif de la situation à une date t. Déterminer les coordonnées cartésiennes
de la position et de la vitesse de M, en fonction de r, v0, et t.
2. Si la roue roule sans glisser sur le rail, quelle est la vitesse, par rapport au rail, du point de la roue
en contact avec le rail ? En déduire une relation entre vo et .
3. Proposer un tracé des trajectoires dans le cas où r < R, r = R.
4. Déterminer l’accélération d’un point de la périphérie de la roue et montrer qu’elle est radiale en C.
En déduire l’expression du rayon de courbure à la date t = 0 pour ce point. Commenter le résultat.
Corrigé
1. Schéma. Vitesse.
On explicite dans un premier temps les coordonnées du vecteur position du point M à une date t en s’aidant
du schéma suivant, où H est le projeté du point C sur l’axe Ox :
z z
u
z u
I
M (t)
M(0) u
r M (t) x
r
C C trajectoire C
du point M
R
R
x x
O H O H
On peut écrire le vecteur position sous la forme OM OH HC CM avec :
OH votu x ; HC Ru z et CM ru où u est un vecteur unitaire orienté de C vers M
On projette ce vecteur u dans la base cartésienne :
u sin u x cos u z 1
Comme la vitesse angulaire de la roue est constante et qu’à la date t = 0, l’angle est nul on a à une date t
cet angle qui s’exprime en fonction du temps sous la forme :
t
Remarque : On peut aussi déterminer cette relation, qui caractérise le roulement sans glissement de la roue
sur le rail, en constatant que la longueur OH parcourue sur le rail par le point de contact depuis le début de
l’étude est égale à la longueur R de l’arc de roue décrit par le point I de la périphérie :
OH vot R Rt
Il vient : vo R
2
Le mouvement possède une périodicité temporelle T et une périodicité spatiale X RT 2R .
Pour déterminer l’allure des courbes on dresse un tableau de valeurs pour t 0, 2 . Pour obtenir l’allure
complète de la trajectoire il suffit de répéter la forme obtenue en la translatant de X 2R suivant Ox
autant de fois que l’on veut.
Pour le point I :
3
t 0 2
2 2
R 3R
x 0 R R R 2R
2 2
z 2R R 0 R 2R
Le point étudié à la date t = 0 est le point I de la périphérie de la roue, situé sur l’axe Oz à la distance R du
centre de cette roue, dont la vitesse à cette date est fournie par la relation (4) :
v I t 0 vo R u x
v I t 0 2Ru x
Le vecteur vitesse est bien tangent à la roue et le vecteur u x peut donc s’identifier au vecteur u t de la base
de Frenet à cette date initiale d’étude. Ainsi :
v I t 0 2Ru t 7
A cette même date le vecteur u s’identifie au vecteur u z , l’accélération s’écrit :
a I t 0 R 2 u z
Le vecteur accélération est perpendiculaire au vecteur vitesse. On déduit de cela que le vecteur u z est égal
au vecteur u n de la base de Frenet.
a I t 0 R 2 u n 8
Pour déterminer le rayon de courbure de la courbe on utilise l’expression du vecteur accélération dans la
base de Frenet :
dv v2
a ut un
dt
9
A la date t = 0, on identifie les relations (8) et (9) :
dv v 2 t 0
a I t 0 R 2 u n u t un
dt t 0 t 0
Cette équation montre que pour le point appartenant au contour de la roue, situé au sommet de cette dernière,
dv
est celui qui a la plus grande vitesse car on a 0 ; la valeur de la vitesse du point sommet passe par
dt t 0
un extremum que l’on prend pour un maximum car celui en contact avec le rail qui lui est diamétralement
opposé à une vitesse nulle à ce même instant.
On a aussi :
v 2 t 0 4R 2 2
R 2
t 0 t 0
t 0 4R 10
Une particule P décrit une hélice circulaire d’axe Oz, définie par les équations en coordonnées cylindriques :
H
r R ; z h .
2
Dans un premier temps on pose que le mouvement est défini par la loi t avec une constante positive.
1. Déterminer le vecteur vitesse du mobile. En déduire sa norme et caractériser son orientation dans
l’espace en déterminant l’angle qu’il fait avec le vecteur u z .
2. Déterminer le vecteur accélération du point P. Déterminer sa norme et préciser sa direction.
3. Déduire des résultats précédents l'expression du rayon de courbure de la trajectoire.
Corrigé
Un point matériel P est en mouvement dans le plan xOy sur la courbe C d’équation polaire :
r 2R cos avec R une constante positive et ,
2 2
Le point décrit la courbe C avec une vitesse angulaire vérifiant la relation :
où est une constante positive.
cos2
1. Déterminer l’allure de la courbe C. Quelle est sa nature possible ? Etablir son équation cartésienne.
2. Déterminer, en coordonnées polaires, le vecteur vitesse du mobile en fonction de , R et . De
même pour le vecteur l’accélération.
3. Quelle est la durée nécessaire pour un parcours complet de cette trajectoire ?
4. Déterminer le périmètre L ainsi que le rayon de courbure de la courbe décrite par le point P.
Corrigé
Un promeneur, que l’on assimile à un point P, se déplace sur un sentier rectiligne avec une vitesse constante
vo. Son chien, lui aussi assimilé à un point noté C, se trouve à une distance d sur la même perpendiculaire au
chemin au moment où le promeneur l’appelle. Le chien se met alors à courir vers son maître à la vitesse v
toujours dirigée vers son maître. Le but de l’étude est de déterminer la durée de la poursuite.
On note x et y les coordonnées du chien, r = PC et l’angle défini sur le schéma suivant :
d vo
Montrer que r tan est la solution qui tient compte des conditions initiales.
sin 2
On donne d ln tan
1
d .
2 sin
3. Déterminer la condition que doivent vérifier les vitesses v et vo pour que le problème ait une solution.
4. Déterminer l’expression de en fonction de v, vo, d et .
tan d , déterminer la durée T de la poursuite.
2
1
5. Sachant que : sin 2 2
2 1
0
Une autre approche de ce type de problème de poursuite est proposée à l’exercice M1.A6.