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Théorie Générale Du Droit Des Obligations: Section 1: La Notion D'obligation

La notion d’obligation

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LAkbira RBIGUI
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Théorie générale du droit des obligations

Introduction :
Section 1 : La notion d’obligation

1. Qu'est-ce-que qu'une obligation ?


Une obligation est lien de droit entre deux ou plusieurs personnes en vertu
duquel une personne appelée débiteur accompli une prestation au profit de
l'autre appelé créancier.
2. Quels sont les caractères de l'obligation ?
L'obligation, a un caractère patrimoine c’est un droit pécuniaire, évaluable en
argent. L'obligation a également un caractère personnel car c’est un droit
personnel et non réel. Il s'agit d'un lien entre des personnes, et non d'un
rapport entre une personne et une chose. Enfin, l'obligation est un lien de droit
contraignant.
3. Quelle est la différence entre une obligation civile et une obligation
naturelle ?
L'obligation civile est une obligation qui peut être exécutée en justice comme le
remboursement d'une dette alors que l'obligation naturelle procède de la
complaisance et ne peut être exécutée en justice, comme par exemple
l'entraide entre voisins.
4. Quelle est la différence entre l'obligation de résultats et l'obligation de
moyens ?
L'obligation de résultat engage le débiteur à atteindre un résultat précis bien
défini alors que dans l'obligation de moyens, le débiteur n'est pas garant du
résultat, il est ténu seulement de tout mettre en œuvre et d'agir avec diligence
pour atteindre le résultat souhaité.
5. Quelles sont les obligations selon leurs sources ?
D'après l'article 1 du Doc les obligations selon leur source sont :
- Les conventions (le contrat)
- Les déclarations de volonté (démission)
- Les quasis contrats
- Les délits
- Les quasis délits

Section 2 : La notion de contrat

1. Qu'est-ce que le contrat ?


Le contrat est la manifestation de volonté de deux ou plusieurs personnes
destinée à produire des effets de droit. Ils peuvent être bilatéraux (contrat de
vente) ou unilatéraux (testament). C'est une source principale d'obligation.
2. Quelle est la distinction entre un contrat unilatéral et un acte unilatéral ?
L'acte unilatéral est la manifestation de volonté d'une seule personne qui
produit des effets de droits alors que le contrat désigne un accord de deux
volontés ou plus destiné à produire des effets de droit.
3. Les catégories de contrat ?
- Contrat consensuel : Ce contrat se forme par simple échange de
consentement.
- Contrat solennel : Ce contrat nécessite pour sa formation le consentement de
parties et le recours à un formalisme spécial (contrat des sociétés).
- Contrat réel : Ce contrat nécessite la remise d'une chose pour sa formation
(Contrat de dépôt)
- Contrat d'adhésion : Ce contrat se forme par simple adhésion du
cocontractant sans négociation préalable (Contrat de transport)
- Contrat de gré à gré : Ce contrat est le fruit d'une négociation entre les
parties (contrat de vente).
- Contrat collectif : C'est un contrat conclu entre plusieurs personnes qui
représentent une communauté sans le consentement de ses membres
(convention collective de travail).
- Contrat individuel : C'est un contrat conclu individuellement (contrat de
vente).
- Contrat synallagmatique ou bilatéral : C'est un contrat qui comporte des
obligations réciproques pour chaque cocontractant.
- Contrat unilatéral : C'est un contrat par lequel une personne s'oblige envers
une autre sans engagement de l'autre partie (prêt d'une chose).
- Contrat à titre gratuit : C'est un contrat qui n'a pas davantage personnel pour
une partie (le don)
- Contrat onéreux : C'est un contrat où chaque partie tire un avantage (Vente)
- Contrat commutatif : C'est un contrat dans lequel l'avantage des parties est
déterminé dès la conclusion du contrat.
- Contrat aléatoire : C'est un contrat dont l'avantage recherché dépend d'un
aléa (un évènement incertain) comme le loto ou contrat d’assurance.
- Contrat à exécution immédiate : C'est un contrat qui s'exécute directement.
- Contrat à exécution successive : C'est un contrat qui est exécute dans le
temps (contrat de travail).
- Contrat nommé : C'est un contrat réglementé par le DOC ou d'autres textes
juridiques.
- Contrat innommé : C'est un contrat qui n'est pas prévu par un texte juridique
et qui est né par la pratique (Contrat de parking...)

Section 3 : Le Principe de l’autonomie de la volonté


1. Qu’est-ce que le principe de l’autonomie de la volonté ?
Ce principe signifie que l'individu est libre de s'obliger et de déterminer le
contenu du contrat. Le contrat est donc formé par le consentement libre des
parties. Ce principe constitue le fondement du contrat.
2. Quelles sont les conséquences du principe de l’autonomie de la volonté ?
La première conséquence est la force obligatoire du contrat c'est-à-dire dire
que le contrat est la loi des parties. La seconde conséquence est l'effet relatif
du contrat, c'est-à-dire que le contrat ne s'applique qu'aux parties qui l'ont
conclu à l'exception des tiers.
3. Quelles sont les limites du principe de l’autonomie de la volonté ?
Le principe d'autonomie de la volonté en raison de l'anarchie juridique qu'elle a
entraîné, le législateur intervient souvent pour réglementer certains contrats
(contrat de travail). Ce principe est également limité au respect de l'ordre
public et des bonnes mœurs.

REPONSES AUX QUIZ


1. Quelle est l’importance du droit des obligations ?
Le droit des obligations revêt un double intérêt. D'abord sur le plan théorique,
le droit des obligations est la base commune de tout le droit privé (droit
commercial...). Puis sur le plan pratique, car notre vie est fondée sur des
rapports contractuels (Acheter, louer,...).
2. Quelle est la différence entre la théorie générale des obligations (ou
droit des obligations) et le droit des contrats spéciaux ?
La théorie générale des obligations englobe les principes généraux de
l'obligation alors que le droit des contrats spéciaux s'attache à l'analyse des
règles particulières, spécifiques à des contrats précis (vente, mandat).
3. Distinguez entre la source de l'obligation et la source du droit des
obligations
La source de l'obligation est selon l'article 1 du DOC,
- Les conventions (le contrat)
- Les déclarations de volonté (démission)
- Les quasis contrats
- Les délits
- Les quasis délits
Alors que la source du droit des obligations réunis l'ensemble des textes
juridiques notamment le DOC, le droit commercial et autres qui régissent le
droit des obligations.
4. Quelle est la distinction entre un acte juridique et un fait juridique ?
Un acte juridique est une manifestation de volonté qui produit des effets
juridiques voulus alors qu'un fait juridique est un acte ou un évènement
volontaire ou involontaire dont les effets juridiques sont pas recherchés.
5. Quelle est distinction entre le droit civil et le droit des obligations ?
Le droit des obligations regroupe les règles juridiques qui régissent des
rapports patrimoniaux entre individus ainsi que toutes les règles relatives à
l'obligation alors que le droit civil regroupe plusieurs règles relatives à la
famille, au contrat, aux biens...
6. Qualifiez l'acte d'invitation à un anniversaire
L'invitation à un anniversaire est un acte de courtoisie qui n'a aucune valeur
juridique. Elle n'entraîne qu'une obligation naturelle et ne peut être exécuté en
justice.
7. Qualifiez un abonnement wifi : Contrat solennel, contrat d'adhésion,
contrat synallagmatique, contrat onéreux.

8. Qualifiez le contrat de travail : Contrat synallagmatique, contrat à


exécution successive.

Chapitre 1 : Formation du contrat


Section 1 : Les conditions de validité du contrat
Les conditions de validité du contrat sont prévues par l'article 2 DOC
notamment :
- La capacité de s'obliger
- Une déclaration valable de volonté portant sur les éléments essentiels de
l'obligation
- Un objet certain pouvant former objet d'obligation
- Une cause licite de s'obliger

A. La capacité
Pour conclure un contrat il faut avoir la capacité juridique fixée à 18 ans. Les
mineurs et les majeurs incapables ne peuvent pas conclure un contrat. Ils
doivent être représentés. Tout acte accompli par un incapable ou mineur n’est
pas valable et, est frappé de nullité relative.

B. Le consentement
Le consentement est la rencontre de l'offre et l'acceptation. Elle doit être libre
et éclairée c'est-à-dire qu'il ne doit pas être entaché d'un vice.
Quels sont les vices de consentement ?
Les vices de consentement sont :
- L'erreur : C'est lorsque le cocontractant se trompe sur la réalité (erreur sur la
personne, sur l'objet du contrat...).
- Le Dol : C'est un comportement intentionnel de tromper l'autre cocontractant
ou de l'induire en erreur par l'utilisation des manœuvres frauduleuses
(utilisation de faux papiers...) ou dolosive (Réticence dolosive : Cacher une
information importante à l'autre par exemple).
Le dol entraîne l'annulation (ou rescision) du contrat.
- La violence : C'est une contrainte exercée sur la volonté d'une personne pour
l'amener à contracter. Elle doit être déterminante et illégitime.
La violence entraîne la rescision du contrat.
- La lésion : C'est un déséquilibre financier entre la valeur des prestations.
En principe, la lésion n'entraîne pas la rescision du contrat sauf s’il s'agit d'une
lésion dolosive (intentionnelle).

REPONSE AUX QUIZ


1. Quelle est la différence entre la lésion et l'erreur ?
La lésion est une mauvaise appréciation économique de la valeur de la chose
(Déséquilibre financier) alors que l'erreur est une mauvaise représentation de
la réalité, soir sur l'objet du contrat, soir sur la qualité du cocontractant...
2. Quelle est la différence entre la lésion et l'imprévision ?
La lésion est un déséquilibre financier antérieur à la conclusion du contrat alors
que l'imprévision est un déséquilibre postérieur à la conclusion du contrat à
cause d'un événement imprévu.
3. Qu’est-ce que le contrat de correspondance ?
Le contrat par correspondance est un contrat conclu entre deux personnes
absentes (qui ne sont pas au même endroit par exemple un contrat conclu par
téléphone). Ce contrat pose le problème de sa localisation dans le temps et
dans l'espace nécessaire pour déterminer la loi applicable et le lieu de
compétence.
La loi applicable est la loi ancienne si le contrat est déjà conclu et la loi nouvelle
s'applique dans le cas contraire. La localisation du contrat dans l'espace permet
de déterminer le tribunal compétent. En matière contractuelle, le tribunal
compétent n'est pas exclusivement lié au tribunal du défendeur, les parties
peuvent choisir un autre tribunal en insérant une clause attributive de
compétence (un contrat conclu au Maroc peut relever de la compétence du
tribunal de commerce de Paris selon la volonté des parties). La localisation du
contrat dans le temps est soit fondée sur la date de l'expédition de la lettre
(théorie de l'émission) soit fondée sur la date de la réception de la lettre
(théorie de la réception).
Selon l'article 24 du DOC, le contrat par correspondance est parfait au moment
et dans le lieu où celui qui a reçu l'offre répond en l'acceptant. C'est la
consécration du système de l'expédition.
4. Le majeur peut-il devenir mineur ?
Non, le majeur ne peut pas devenir mineur, par contre il peut devenir incapable
comme un mineur et doit être représenté (En cas d’altération de faculté
mentale).
5. Le mineur peut-il devenir majeur ?
Oui un mineur peut devenir majeur à l’âge de la majorité légale (18 ans) ou par
une demande d’émancipation anticipée à l’âge de 16 ans.
6. Essayer une voiture neuve peut-être considérer comme consentement
d'achat ?
Essayer une voiture neuve ne peut pas être considérée comme consentement
d'achat car il n'y a pas l'existence d'un consentement. Le consentement doit
être exprimé et la personne doit manifester la volonté de contracter.
7. L'erreur sur la couleur d'une voiture justifie la nullité de la vente ?
L'erreur doit porter sur un élément déterminant du contrat. La couleur d'une
voiture ne constitue pas un élément déterminant. Par conséquent, L'erreur sur
la couleur d'une voiture ne justifie pas la nullité de la vente.
8. La publicité commerciale est-elle un mensonge dolosif ?
Non la publicité commerciale n’est pas un mensonge dolosif destiné à tromper
le consommateur.
9. Le prix lésionnaire (ou la lésion) est-il source de nullité du contrat ?
En principe non, le prix lésionnaire n'est source de nullité du contrat que si il
est dolosif ou lorsque la victime est mineure ou un incapable.
C. L’objet
L'objet est sur quoi porte le contrat, il doit être déterminé, certain (l'achat
d'une maison sur la lune est impossible), et licite c'est-à-dire doit respecter
l'ordre public et les bonnes mœurs (l'achat d'un corps humain est interdit).
L’objet du contrat peut s'agir, d'une obligation de donner (transférer la
propriété : vendre par ex), d'une obligation de faire (accomplir une prestation :
Soigner) ou d'une obligation de ne pas faire (s'abstenir).
D. La cause
La cause est le but recherché par les contractants.

Section 2 : L’exigence de la forme


Certains contrats sont valables que lorsqu'ils sont écrits soit par acte
authentique (écrit par les notaires ou les avocats) soit par un acte sous seing
privé (écrit par les parties elle mêmes). D'autres contrats par contre sont
valables par simple échange de consentement.
NB : la rédaction d'un contrat (formalisme) est utile car un contrat écrit peut
servir de preuve en cas de litige.

Chapitre 2 : Les sanctions de conditions de formation des contrats :


Les nullités
La nullité est une sanction prononcée par le tribunal pour non-respect des
conditions de validité du contrat. Elle a un effet rétroactif, le contrat est réputé
n’avoir jamais existé. On distingue :

- La nullité absolue : C'est lorsque la règle violée protège l'intérêt général.


Alors que

- La nullité relative : C'est lorsque la règle violée protège un intérêt privé

- Caducité : La caducité intervient après la formation du contrat par la


disparition d'un élément essentiel du contrat.
NB : Distinction entre résolution et résiliation ?
La résolution et la résiliation sont des sanctions sur le non-respect des
obligations contractuelles. Cependant la résolution a un effet rétroactif (les
parties doivent restituer les prestations reçues depuis la signature du contrat)
alors que la résiliation n'est pas rétroactive et ne vaut que pour l'avenir
(contrat de travail)

Chapitre 3 : Les effets du contrat


Le contrat produit plusieurs effets :
- La force obligatoire du contrat : Selon l'article 230, le contrat
régulièrement conclu est la loi des parties.
Toutefois cette force obligatoire peut-être remise en cause par les parties elles-
mêmes ou par voie judiciaire :
1. La révocation du contrat : Les parties qui ont conclu un contrat sont libres de
le modifier ou d'y mettre fin amiablement ou unilatéralement (résiliation
unilatérale).
2. La modification du contrat par la loi : Le contrat peut être modifié par loi
mais sans effet rétroactif.
3. La révision judiciaire du contrat : Le contrat peut être révisé par le juge en
vue de l'adapter aux changements économiques ou financiers survenus après
sa conclusion. C'est la révision du contrat pour imprévision.
- Le principe de l'effet relatif du contrat : Le contrat ne produit effet qu'entre
les parties qui l'ont conclu et leurs ayants droits (héritiers) à l'exception des
tiers. Toutefois lorsque la mauvaise exécution du contrat cause un préjudice
aux tiers, la victime peut demander la répartition du préjudice (La victime d'un
ascenseur mal réparé par l'entreprise chargée de son entretien).

Chapitre 4 : L’inexécution du contrat


Le contrat est la loi des parties selon l'article 230 DOC. Si le débiteur n'exécute
pas son obligation, le créancier peut l'attaquer en justice et l'obliger à exécuter
son obligation. Le créancier doit :
1. Mettre en demeure le débiteur : C'est un ordre adressé au débiteur
d'exécuter son obligation dans un délai raisonnable.
2. Engager la responsabilité contractuelle du débiteur : Si le débiteur
n'exécute pas son obligation après ce délai, le créancier peut engager sa
responsabilité contractuelle. Il doit pour cela prouver l'existence d'un
préjudice, résultant de la faute du débiteur (lien de causalité).
Exemple : L'étudiant qui a raté son examen à cause du retard du tramway peut
engager la responsabilité contractuelle (contrat de transport) de la société
gestionnaire du tramway afin d'obtenir réparation de son préjudice (avoir
manqué l'examen).
NB : Distinction entre la clause pénale et la responsabilité pénale.
La clause pénale est une clause par laquelle les contractants fixent d'avance
une somme d'argent forfaitaire correspondant aux dommages et intérêts dus
par le débiteur en cas d'inexécution du contrat alors que la responsabilité
pénale vise à punir l'auteur d'une infraction.
Signé : TC

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