Pharmaco Logie
Pharmaco Logie
Pharmacologie (S2)
DCEM2
MAD_Doctors
2019-2020
Pharmacologie
N° Cours page
1 Antidépresseurs 3
2 Antiparkinsoniens 9
3 Antimigraineux 13
4 Antalgique centraux 17
5 Neuroleptique 29
6 Antiépileptique 36
7 Anxiolytique et hypnotique 43
8 Myorelaxant 49
9 Antalgiques non morphiniques (périphériques) 52
10 Bronchodilatateur 54
11 Antitussifs 61
12 Œstrogènes 62
13 Progestérone 65
14 Contraception orale 68
15 Glucocorticoïde 71
16 AINS 78
17 Hypolipémiant 84
18 Médicaments de dysfonction thyroïdienne 92
19 Médicaments anti goutteux 97
20 Modificateurs de la motricité digestive 100
21 Antidiabétique 106
22 Antiulcéreux 113
23 Modificateurs de la motricité utérine 120
Ce résumé est préparé par un groupe d'étudiants à partir des nouveaux diapos et
cours et à l'aide d'autres anciens résumés (L'erreur est humaine)
Les antidépresseurs
I. Classification de DELAY et DENICKER QR
Psycholeptiques ou sédatifs psychiques (diminuent l’activité mentale)
• Neuroleptiques et antipsychotiques
• Hypnotiques
• Tranquillisants ou anxiolytiques
Régulateurs de l’humeur
Psychoanaleptiques ou stimulants (augmentent l’activité mentale)
• Antidépresseurs
Psychodysleptiques: (dévient l’activité mentale)
• Hallucinogènes
• Stupéfiants
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IV. Mécanisme d’action des antidépresseurs
Les 1ères recherches sur les antidépresseurs : mise en évidence dans la dépression de
perturbations de la transmission synaptiques (déficience) des principales monoamines:
la noradrénaline +++
la sérotonine+++
la dopamine+/-
Ce déficit peut résulter d’une:
baisse de la synthèse pré synaptique
augmentation du catabolisme
modification des nombres ou de la sensibilité des récepteurs post synaptiques
Rappel sur les voies d’inactivation de la Noradrénaline
V. Classification chimique
1. Tricycliques = Imipraminiques
Le chef de file des ADT est l’imipramine (Tofranil®)
• Amitriptyline LAROXYL®, Elavil®
• Clomipramine ANAFRANIL®: très utilisé
2. Inhibiteurs de la monoamine oxydase IMAO
• Iproniazide MARSILID®
3. Inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS)
• Paroxétine DEROXAT®
• Sertraline ZOLOFT®
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Antidépresseurs tricycliques (ADT)
Résorption LPP T1/2 Diffusion Métabolisme Autres
Bonne 80-95% Prolongées : 1 prise grande affinité pour le SNC N-deméthylation avec C(tissulaire) est 20 à
PK
sérotonine): augmentation de ces NT -Levée de l’inhibition: reprise de l’activité psychomotrice sur le plan
-Blocage partiel des récepteurs : psychique et moteur
PD
*histaminiques : sédation *ADT psychotoniques: Désipramine (pertofran®), Amineptine
*α-adrénergiques : hypotension orthostatique (Survector®) utilisés chez les sujets inhibés
* muscariniques : EI atropiniques *ADT sédatives : Amitriptyline (Laroxyl®), Trimipramine
(Surmontil®) utilisés chez les déprimés anxieux.
-Glaucome à angle fermé *CI: IMAO non sélectifs Sd sérotoninergique (risque de Décès):
-HBP digestifs (diarrhée),
-Troubles cardiaques graves: Ice cardiaque, IDM récent, Tb rythme végétatifs (sueurs, dysrégulation thermique, hypo ou hypertension)
moteurs (myoclonies, tremblements),
Interactions
Précaution :
-Ice hépatique ou rénale neuropsychiques (confusion, agitation voire coma).
*Le passage d’un type de ttt à l’autre pause thérapeutique:
CI
EI
-dysarthrie *Autres
-↓seuil épileptique, à l’origine de crises comitiales -Cardiaques: TC, Tb de rythme (!! sujet âgée)
-Tb de la libido et prise de poids -Immunoallergiques: rashs cutanés, réactions anaphylactiques
*Liés aux effets parasympatholytiques (sulfites)
-périphériques : bouche sèche, constipation, rétention urinaire, crise -Hépatites cholestatiques, atteintes hématologiques exceptionnelles
de glaucome, tachycardie (↑DC, ↑ travail cardiaque)
-centraux : troubles de la mémoire, confusion. EI bénins, ne nécessitant que rarement l’arrêt du traitement
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-tableau A
-Examen clinique avec ECG chez les patients ayant un Tb de rythme et les coronariens
Conduite du Traitement
-Le choix de l’ADT se fait en fonction du spectre d’activité et la nature du syndrome dépressif
-VO classique
- IM ou IV ou en perfusion dans les cas graves
-La posologie standard est de 100 à 200mg/j + ↑ progressive
-L’effet thérapeutique est obtenue en 8-12j jusqu’à 2sem
-surveiller les tentatives de suicides (+++ début)
-le taux d’efficacité d’un ADT 60-80% ainsi un changement de molécule ne doit être envisagé qu’après 3-4sem de ttt bien conduit
-On peut avoir recours à des correcteurs des EI périphériques comme Sulfarlem® pour la sécheresse buccale et Heptaminol® pour
l’hypotension orthostatique
-durée de ttt est de 9-2 mois
-L’arrêt du ttt ne doit se faire >3mois de guérison totale et progressivement
PD
-En cas de symptomatologie dominée par l’asthénie et -Dépourvus d’effet anti cholinergique
l’inhibition -Le retournement de l’humeur se fait dans un délai de 3-4sem
NB : Pas d’effet sédatif pas prescrire si le patient agité
-aliments riches en tyramine et tryptophane. (fromage « -Troubles de la TA (hypotension fréquente),
cheese effect », choux), risque d’accès hypertensifs -Troubles digestifs
-insuffisance hépatique, -Insomnie, euphorie
CI
EI
-phéochromocytome, -Polynévrites des MI
-grossesse, -Vertiges, céphalées
-insuffisance cardiaque décompensée -Hépatites sévères (exceptionnelles) se voit avec l’Ipronazide (Marsilid®)
-Levée de l’inhibition psychomotrice, virage de l’humeur
-Ils se fixent de manière covalente sur l’enzyme, il en résulte -On distingue 2 forme d’enzymes:
une inhibition non compétitive, irréversible et de longue durée Les IMAO A : + spécifiques de l’adrénaline, noradrénaline,
Mécanisme
Mécanisme
Interactions
Traitement
Interactions
Métabolite: la norfluoxétine (actif) dont la
T1/2= 4-16j méconnu, justifie l’arrêt immédiat du dosage plasmatique en cas
traitement (surdosage ou interactions) d'association avec la
EI
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VI. Questions d’évaluation :
1-Parmi les contre-indications des antidépresseurs imipraminiques, on peut citer :
A. l’hypotension orthostatique.
B. l’adénome de la prostate.
C. le glaucome.
D. l’association aux inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO).
E. l’ulcère gastrique.
Réponse : B- C – D
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LES ANTI-PARKINSONIENS
I. INTRODUCTION
3 signes:
- rigidité extrapyramidale
- akinésie (absence de mouvement spontanés, balancement des bras et mvt palpébraux)
-tremblement de repos.
idiopathique dans 90% des cas ( ↘ dopamine)
Traitement
– purement symptomatiques et à vie
– (précurseur de la dopamine, agonistes dopaminergiques, inhibiteurs enzymatiques,
anticholinergiques)
III. Cibles:
But thérapeutique: rétablir cet équilibre perturbé de 2 façons :
– ↑ tonus cholinergique : les anticholinergiques
– ↓ tonus dopaminergique :
• Traitement substitutif: L-DOPA
• Agonistes dopaminergiques
• S’opposant à la dégradation de la dopamine:
IMAO-B et ICOMT
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IV. Agonistes dopaminergiques
Apomorphine Apokinon®
-Agoniste le plus puissant (R D1 et D2),
-Diminue les Fluctuations (L-DOPA)
-Effets indésirables:
-goût désagréable / stomatite
-troubles digestifs et hypotension => + Dompéridone (Motilum®)
Le domperidone est un antagoniste dopaminergique qui ne traverse pas la BHE
→ pas d'action cérébrale "pas d'antagonisme avec dopamine cerbrale".
→ action sur le centre de vomissement (dans le TC => en dehors de la BHE°
!!! effet de premier passage important voie s/c
Amantadine Mantadix®
Bromocriptine Parlodel ® : C’est un dérivé de l’ergot de seigle.
Mécanisme d’action:
-(+) récepteurs D2 du système nigro-strié et du système hypothalamo-hypophysaire.
-effets favorables sur les mvt anormaux et l’akinésie + peu d’effets sur l’hypertonie et le
tremblement.
Indications :
-maladie de parkinson
-hyper-prolactinémie avec syndrome d’aménorrhée galactorrhée ou de gynécomastie.
EI: Tr digestifs
Lipothymies, hypotension orthostatique
Troubles psychiques, anxiété, insomnie, convulsion.
CI: ATCD ulcéreux
Interactions médicamenteuses
favorable avec la dompéridone (MOTILIUM*)
l’alcool est contre indiquée : ↘ vigilance
Piribédil Trivastal ® cp 50 mg
-Actions pharmacologiques :
- agoniste dopaminergique artériel (vasodilatation => améliorant la circulation cérébrale)
- agoniste dopaminergique nerveux
-Indications
• Maladie de parkinson : monothérapie ou associé à la dopathérapie.
• Traitement d’appoint de l’artérite du MI
• déficits intellectuels ou sensoriels du sujet âgés.
-EI : hypotension artérielle - Troubles digestifs .
Lisuride (Dopergine®) Agoniste D2 Antagoniste D1 et agoniste sérotoninergique
Pergolide (Celance®) Agoniste D1, D2 et D3
Ropinirole (Requip®) : Agoniste D2 et D3
Pramipexole (Mirapexim®) (Sifrol*) Agoniste D2 et D3 (efficacité sur le tremblement)
Cabergoline Agoniste D2 (1 prise par jour)
système de transport avec les acides *L-DOPA => dopamine (encéphale): stockée dans les NGC
aminés de l’alimentation) => noradrénaline (dopamine B-hydroxylase)
=> acide dihydroxy phényl acétique et ++ en (HVA) (MAO) et (COMT)
- (+++) D1 (post-synaptique) bénéfice moteur mais dyskinésie Effets antiparkinsoniens: hypertonie, akinésie, tremblement
Mécanisme
PD
synaptique. Stimulation de la somatotrophine (STH)
(-) sécrétion de prolactine (production du PIF)
ctions
Intera
- α-méthyl dopa α-méthyl dopamine (faux NT).
CI
-Démence
-Insuffisance coronaire - NLP (effet antagoniste)
* EI cardio-vasculaires: *T1/2 courte
o Faible dose: VD artérielle rénale *sécrétion endogène de dopamine
extraPyramidaux
*perte neuronale devient critique => L’état moteur tend à suivre
Stimulation des récepteurs β2 : VD l’évolution de la concentration plasmatique en L-DOPA
hypotension orthostatique Divers solutions :
o Forte dose: stimulation des récepteurs alpha adrénérgiques: VC – Fractionnement des doses
* EI digestifs: nausées, vomissements – L-DOPA à libération prolongée
EI
* EI psychotiques : hallucination voire psychose – Association à des inhibiteurs enzymatiques ou à des agonistes
* EI extra-pyramidaux : ++ perte d’efficacité et les fluctuations dopaminergiques.
motrices de deux types :
– akinésie de fin de dose - Maladie de parkinson et les syndromes parkinsoniens
Indication
Mouvements anormaux : dyskinésie: mvt involontaires qui se - Le syndrome parkinsonien des NLP n’est pas une indication.
surajoutent à l’état volontaire ± associés à une dystonie NB : Résultats meilleurs que le sujet est jeune et la maladie récente.
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VII. Inhibiteurs de la COMT Entacapone Comtan®
- Inhibiteur spécifique et réversible de la COMT
- Association à la L-DOPA
IX. Évaluation
1-L’association d’inhibiteur de la Dopa décarboxylase à la L-dopa permet : ABC
a- une meilleure efficacité
b- une diminution des effets indésirables
c- une meilleure cinétique
d- de diversifier les indications
e- de minimiser les contre-indications
2- Les anti-parkinsoniens qui stimulent les récepteurs dopaminergiques sont : CDE
a- Selegeline (DEPRENYL*)
b- Entacapone (COMTAN*)
c- Amantadine (MANTADIX*)
d- Bromocriptine (PARLODEL*)
e- Piripédil (TRIVASTAL*)
3- Dans la maladie de parkinson les anti-cholinergiques de synthèse : CE
a- constituent un traitement de première intension
b- sont dépourvus d’effets parasympatholytiques périphériques
c- peuvent engendrer une confusion mentale
d- peuvent être arrêtés brutalement
e- peuvent être associés à la L-dopa
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Les antimigraineux
I- Définition de la migraine :
- La migraine est définie par des accès répétitifs de céphalées très variables dans leur intensité,
fréquence et durée.
- Elle est invalidante et relativement fréquente.
- Habituellement unilatérale.
- Généralement associée à des nausées, des vomissements et parfois des perturbations
neurologiques : troubles de l’humeur, voire hémiplégie, hémiparésie…
- C’est une céphalée de type vasculaire.
- Territoire céphalique extra-cérébral intracrânien : irrigué par des branches des carotides.
- Ce territoire vasculaire a une réactivité particulière à la sérotonine (=5HT), beaucoup plus
importante que celle à la noradrénaline.
Implication thérapeutique : la migraine est sensible à la sérotonine.
II- Physiopathologie :
2 phases :
- Phase pré-migraineuse : augmentation de la 5HT Vasoconstriction.
- Phase per-migraineuse ou per-critique : diminution de la 5HT Vasodilatation
Céphalée
Pour lutter contre les céphalées :
- Pendant la crise : 5HT TTT de la crise = agonistes de la sérotonine.
- En prophylaxie : pas de 5HT TTT de fond (préventif) = antagonistes de la sérotonine.
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c- Mécanisme d’action :
- Antimigraineux curatif.
- Pro-5HT : stimulation des récepteurs α1 VC
d- Effets indésirables : QE
- Mineurs : FREQUENTS
• Nausées et vomissements (peuvent être des signes associés lors de la crise ou des
effets indésirables du traitement).
• Somnolence
- Graves : RARES
• Accoutumance si migraineux chronique (ergotamine tous les jours) Si arrêt :
perfusion d’anxiolytique (pour rompre le cercle vicieux).
• Ergotisme : VC sévère périphérique (ischémie des extrémités / ! paresthésie = signe
d’alarme) et central (convulsion, confusion).
e- Contre-indications :
- Syndrome de Raynaud.
- Artériopathie des membres inférieurs.
- HTA / Insuffisance coronaire. QE
- Insuffisance hépatique / Insuffisance rénale.
- Grossesse / Allaitement.
- Gros fumeurs +++ (le tabac contient des hydrocarbures polycycliques qui sont des inducteurs
enzymatiques accélérant le métabolisme d’ergotamine risque d’inefficacité).
- Enfant < 10 ans (si > 10 ans ½ dose).
f- Interactions médicamenteuses : Risque d’ergotisme.
- Inhibiteurs enzymatiques (érythromycine / cimétidine…).
- Substances vasoconstrictrices.
2- Les triptans :
a- Chef de file : Sumatriptan (Imigran*) (Imijet* : forme injectable) :
QE Mécanisme d’action : Agonistes des récepteurs 5HT 1-D.
! Mais ils peuvent causer une vasoconstriction dans d’autres territoires. Exemple : territoires
coronaires (risque d’IDM) devant une DL thoracique / oppression thoracique : penser à l’angor.
- VO (100 mg) : suppression de la crise migraineuse dans moins de 2 h dans 50-67% des patients.
! Effet plus intéressant que l’Ergotamine caféiné et Aspirine + Métoclopramide (Primperan*) (=
antiémétique).
- Voie sous-cutanée (6 mg) : effet au bout d’une heure chez 70-80% des patiens.
Effets indésirables :
• Les plus fréquents : nausées, vomissements, fatigue, vertige.
QE
• Sensation d’oppression thoracique (3-5%).
• Exceptionnellement convulsion et ischémie myocardique.
Contre-indications :
• Pathologie coronaire.
QE
• ATCD d’IDM.
• HTA non contrôlée.
• Association avec l’Ergotamine / DHE / IMAO (inhibiteur de la mono-amine oxydase) /
ADT (antidépresseur tricyclique) / IR5HT (inhibiteurs des récepteurs de la 5HT).
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b- Zolmitriptan (Zomig*) :
Mêmes propriétés, mais : Meilleure biodisponibilité.
Meilleur rapport bénéfice / effet indésirable.
c- Naratriptan (Naramig*) :
- Efficacité à une dose relativement faible.
- Meilleure tolérance.
3- Aspirine (AINS) :
- Inhibition des COX 1,2 Prostaglandines ↓ :
* Algogenèse ↓ antalgique.
* Pro-inflammatoire ↓ anti-inflammatoire.
* Thermogenèse ↓ anti-pyrétique.
- Dose : 2-3 g/j (Enfant : 50 mg/kg/j).
- Administration précoce.
- Si voie orale : association avec un antiémétique.
- EI : Risque d’insuffisance rénale.
4- Autres AINS : Indométacine (Indocid*), Kétoprofène (Profenid*), Diclofénac (Voltarène*)…
5- Antalgiques purs :
- Paracétamol +++
! Risque de toxicité hépatique dose dépendante.
6- Noramidopyrine (Novalgine*) :
- Rarement utilisé : à éviter à cause du risque de toxicité hématologique.
7- Règles de prescription des médicaments de la crise :
* But : diminuer la sévérité et la durée de la crise.
* Impératifs : - Prise exclusive lors de la crise.
- Prise le plus précocement possible.
- Dose minimale efficace ( ! respecter la dose d’Ergotamine).
- Voie appropriée (voie rectale, parentérale).
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II. Classification : paliers ou niveaux:
- niveau de puissance
- rapport avantage/inconvénient
Niveau 1 analgésiques périphériques (mineurs) (paracétamol, aspirine, AINS)
Niveau 2 agonistes morphiniques faibles : morphino-mimétique faible
(dextropropoxyphéne et codéine/ dihydrocodéine) + (analgésiques périphériques)
Remarque : Le dextropropoxyphéne est retiré du marché.
Niveau 3 agonistes morphiniques forts (morphine, péthidine..)
3a: voie PO (per os)
3b: voie parentérale
agonistes antagonistes (pentazocine et nalbuphine)
Remarque :
Les agonistes-antagonistes = agonistes partielles = agoniste faible : il stimule
faiblement le récepteur morphinique s’ils sont administré seul ont un effet
antalgique moins important que la morphine.
En présence d’un agoniste pur (exp : morphine) : les agonistes partiels se
comportent comme des antagonistes bloque l’effet de la morphine (en cas
d’intoxication à la morphine/surdosage, ils peuvent être administré pour bloquer cet
effet ≃ antidote)
Médicaments selon niveau :
N1 Paracétamol, acide acétylsalicylique, AINS à dose antalgique…
N2 Codéine, dihydrocodéine, tramadol, nalbuphine…
N3 Morphine, autres opioïdes : hydromorphone, fentanyl, oxycodone, buprénorphine
Remarque : Les antalgiques de niveau II
ont un effet antalgique (-) important que la morphine (il ne s’agit pas d’antalgique très
puissant) et entraine (-) de risque de toxicomanie
sont souvent associés à un antalgique périphérique (codéine + paracétamol)
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Quand passer des antalgiques du niveau 1 à ceux du niveau 2 de l’OMS ?
Lorsque la douleur le justifie par son intensité ou qu’elle résiste aux posologies usuelles
Sous réserve d’un bon usage des médicaments
Remarque : Parfois les antidépresseurs, la carbamazépine sont donnés comme antalgique (exp :
névralgie du trijumeau)
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L’action antalgique des produits morphiniques est liée à des récepteurs spécifiques de type (µ)
- Les récepteurs µ1 seraient spécifiques de l’action antalgique action principale
- Les récepteurs µ2 responsables des effets indésirables.
Un opioïde interagit avec les récepteurs opioïdes et peut être:
Des agonistes purs Des agonistes partiels: agonistes Des antagonistes
antagonistes
- se fixent directement - Efficacité limitée - Ils se fixent sur un des
sur les récepteurs - Effet plafond (même si on ↑ les récepteurs opioïdes mais ne
opioïdes et doses) courbe plate l’activent pas et empêchent
reproduisent tous les - ne doivent pas être associés à une les agonistes d’agir
effets de la morphine agoniste pure inefficacité La NALOXONE est un
- dose effet +++ thérapeutique voire un syndrome antagoniste c’est l’antidote
de sevrage. Sauf si cet effet est de la morphine en cas
désiré : en cas d’intoxication d’intoxication.
RQ : En présence d’un agoniste pur ; Il ne s’agit pas d’un
antalgique : il est utilisé en cas
l’antagoniste partiel se comporte
de surdosage morphinique
comme antagoniste.
Les récepteurs se trouvent dans des structures anatomiques spinales (ME) + supra spinales
(TC) impliqués dans le contrôle des messages douloureux:
- corne post de la moelle épinière
- structures du tronc cérébral
R µ effet analgésique (essentiellement les récepteurs µ1) Leur stimulation par des
morphiniques mineurs ou majeurs:
corne post de la ME (-) libération de substance P (médiateur de la douleur)
(-) transmission de l’influx nociceptif
supra spinal : renforcent le système de contrôle descendant inhibiteur
Psychodysleptique
Remarque : La morphine en plus de son effet antalgique, a un effet psychodysleptique
euphorie, déviation de l’humeur.
En absence d’antalgique :
Nocicepteurs fibre nerveuse sensitive PA
Corne postérieure de la ME Libération de
substance P Voie ascendante (PA) Sensation de
la Douleur
En présence d’antalgique
Stimulation des Rµ libération de la substance P
Pas de PA PA de sensation de douleur.
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VI. Les antalgiques de niveau 2 :
Dextropropoxyphène
Codéine
Tramadol
Codéine partiellement métabolisée en morphine et dihydrocodéine (Dicodin*): antitussif+++
Remarque :
La morphine obtenue du métabolisme de la codéine est une faible quantité
La codéine est soit
En association avec paracétamol : effet antalgique
Seule Effet antitussif (donné pour la toux sèche) :
La stimulation des récepteur µ dépression des centres de toux Effet antitussif
!!! Pour la toux reproductive : pas d’antitussif mycolyitique
Dextropropoxyphène (Antalvic*) utilisé en association (niveau1): retiré du marché
1) La codéine : Alcaloïde de l’opium, antitussif, anti-diarrhéique
Effet antalgique 5 à 6 fois plus faible que la morphine
Délai d’action : 30 min
Durée d’action environ 5h
Métabolisme hépatique
Elimination urinaire
Formes :
o Seul: sous forme d’un dérivé, la dihydrocodéine DICODIN ® (durée d’action de 12h)
o En association avec le paracétamol ou à l’aspirine (COMPRALGYL ®)
Effets secondaires : constipation, nausées, vomissements, allergies, bronchospasme,
dépendance, toxicomanie et surdosage
Constipation Relâchement des fibres musculaires lisses longitudinales des intestins.
Bronchospasme Libération de l’histamine
Morphine, codéine histamino-libérant
Dépendance et Moins importante que la morphine
toxicomanie
Les EI les plus importants sont : constipation, vertige, dépendance.
Voie orale : DAFALGAN® CODEINE… ; Chez l’enfant : CODENFAN®
C.I :
Hypersensibilité
Insuffisance hépatique (métabolisme hépatique)
Insuffisance respiratoire (déprime les centres respiratoires)
Asthme (causent des bronchospasmes)
Enfant < 1an
Grossesse - allaitement ne sont pas CI absolue mais à discussion bénéfice-risque à éviter
Respecter les Doses en cas d’association avec d’autres molécules
Enfant DM codéine : 6mg/kg/24 heures
Intervalles de prise : 4-6 heures
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2) Chlorhydrate de Tramadol :
Mélange racémique d’un énantiomère
A une forte affinité pour les récepteurs µ
inhibiteur de la recapture de la sérotonine et monoaminergique (opioïde like)
Antidépresseur faible.
Effet antalgique 4 fois moins puissant que la morphine
Délai d’action : 30 minutes
Durée d’action environ 6 heures
Comprimés à libération immédiate : CONTRAMAL ®, TOPALGIC ® 50 mg
Comprimés à libération prolongée (12 heures): CONTRAMAL®, TOPALGIC®, 100-200 mg
ZAMUDOL®, 50 mg. Les Cp à libération prolongée minimiser le nombre de prise
Effets secondaires : constipation, nausées et vomissements (20%)
↑ progressive des doses chez le sujet âgé. (Le sujet âgé souvent alité et constipé)
Voies : orale (orodispersible - LP - S.buvable) et injectable : IXPRIM® – ZALDIAR®
C.I :
Hypersensibilité
Insuffisance hépatique
Insuffisance Respiratoire
Epilepsie non contrôlée ( seuil épileptique)
toxicomanes
grossesse – allaitement (à discuter)
enfant < 3 ans
Respecter les doses en cas d’association avec autres molécules Intervalles de prise : 4-6h
Les antalgiques de niveau 2 : Effets secondaires et surveillance
Somnolence surveillance état général
nausées tension
constipation +++ régime riche en fibres
vertiges alimentaires
troubles atropiniques : parasympatholytiques renforcer les rations
(TC, sécheresse buccale, constipation, rétention urinaire) hydriques
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1) La morphine
a) Pharmacocinétique
Chef de file: derivé naturel
Voie orale : effet très variable d'un sujet à l'autre : dose utile peut varier de 20mg à 2g (+++)
Variabilité interindividuelle : due à l’effet du 1er passage hépatique.
Biodisponibilité: 30 à 50 %
Voie sous-cutanée: possible.
Voie IV: (dl de l’IDM)
Si on passe de la voie orale à la voie injectable diviser les doses /2 ou /3, et
inversement (suppression de l’effet du 1er passage hépatique)
Voies plus rares : intra-thécale Cette voie est utilisée pour l’anesthésie : rachi-anesthésie
diffusion satisfaisante (liposoluble), traverse:
- Barrière hémato-encéphalique
- Barrière placentaire: (syndrome de sevrage : nouveau-né d'une mère toxicomane).
Explication: Durant la grossesse, il y’a passage de la morphine à travers le placenta, à la
naissance il n’y a plus de passage Sd de sevrage il faut bien réanimer le NN
Métabolisme hépatique +++
interactions avec certains inhibiteurs ou inducteurs enzymatiques.
Métabolisme hépatique, variable (cycle entérohépatique++)
T½: 4H
Elimination par toutes les sécrétions : lait, salive, bile et les urines +++
b) Les formes disponibles :
Ampoules injectables / buvables
Cp à libération prolongée (LP) 1-2 prises quotidiennes (Moscontin* 10-100 mg
équilibrer) les malades dont les douleurs sont stables ou prolongées (exp : douleurs
cancéreuses)
Formes à libération rapide (comprimé à libération rapide)
c) Propriétés pharmacologiques :
Action analgésique (action principale)
Efficace contre la douleur par excès de nociception
La morphine agit :
- sur la prise de conscience de la sensation douloureuse (structures centrales : cortex)
- sur la transmission des messages nociceptifs au niveau médullaire par:
Une action dépressive directe au niveau spinal ( substance P)
Une action indirecte au niveau du TC par renforcement des contrôles inhibiteurs
descendants
Action sédative : hypnotique
Surtout au début du traitement et disparait en quelques jours
Action psycho-dysleptique
Euphorie, bien être
Potentiel toxicomanogène très faible chez les douloureux chronique
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RQ:Le potentiel toxicomanogène de la morphine est faible % autres agonistes morphiniques
Actions respiratoires
Action dépressive centrale
- bradypnée, apnée
- ↓ de la sensibilité des centres respiratoires aux taux sanguins de CO 2
- Cette action est rare par voie orale lors d'un emploi à dose progressivement
croissante.
Action antitussive :
- dépression du centre de la toux.
- Action peu utilisée en raison de ses nombreux autres effets (mais c'est le plus puissant
antitussif connu)
Dans la pratique, la codéine est utilisée comme antitussif, mais la morphine ne l’est
pas à cause de ses EI.
Broncho-constriction par l'intermédiaire d'une histamino-libération
Action sur le centre du vomissement (effet dose-dépendant)
le centre du vomissement est commandé par la Chemo- receptive Trigger zone (C.T.Z.)
A faibles doses, la morphine stimule la C.T.Z., donc action vomitive.
A plus fortes doses, elle déprime le centre du vomissement : donc action anti-vomitive.
Action sur l'oeil (effet parasympato-mimétique)
Myosis par stimulation centrale du noyau para-sympathique
Il ne disparaît pas en utilisation chronique
RQ: Le myosis est un signe d’utilisation chronique de la morphine Signe d’intoxication.
Action au niveau du système Nerveux Autonome
Sympathique : stimule la libération des catécholamines des surrénales (adrénaline)
Para-sympathique : stimulation du noyau central du pneumogastrique responsable
d'effets parasympathomimétiques : bradycardie et tendance à l'hypotension
orthostatique. (effet de l’ACH)
La codéine et le tramadol parasymatico-lytique
morphine parasymatico-mimétique
Actions sur les muscles lisses :
Tube digestif
- Stimule les fibres musculaires lisses circulaires : spasme sphinctérien
- Inhibe les fibres musculaires lisses longitudinales Donc ↓ du péristaltisme : relâchement
- constipation
- ↓ des sécrétions gastriques
Voies biliaire: ↑ du tonus du sphincter d’Oddi
Voies urinaires: ↑ le tonus et l’amplitude des contractions de l’uretère Rétention urinaire.
Effets divers
Action histamino-libératrice à l’origine d’une broncho-constriction + vasodilatation
capillaire périphérique: rougeurs cutanées, érythème difficiles à différencier d'effets
allergiques
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Tendance à l'hypothermie (dépression du centre thermorégulateur hypophysaire et légère
↓ du métabolisme basal)
Hyperglycémie à fortes doses (libération de catécholamines) : stimulation sympathique
d) Effets indésirables :
Nausées, vomissements
Constipation: on doit la prévenir systématiquement (régime riche en fibres,
augmentation de la ration hydrique) : +++ sujet âgé
Sécheresse buccale
Dépression respiratoire: ajustement des doses
Colique hépatique néphrétique: antispasmodique
Rétention urinaire (surtout en cas d'obstacle urétro-prostatique)
Dépression cardiovasculaire (bradycardie, hypotension)
Sédation ou parfois excitation, confusion majorée par l'association à certains autres
psychotropes effet psychodysleptique
HTIC
e) Indications : Traitement de la douleur (intense):
- Douleurs chroniques, surtout cancers (utilisation d’emblée)
- Douleurs aiguës : infarctus du myocarde, hémorragie interne)
- Des douleurs chroniques par excès de nociception après avoir essayé les antalgiques du
1er palier et du 2e palier
Remarque :
Si abdomen ballonné, post chirurgical… douloureux pas de morphine : risque de passer à
côté d’une urgence chirurgicale (exp : péritonite)
f) Contre-indications :
Hypersensibilité à la morphine.
Insuffisance respiratoire décompensée.
Insuffisance hépatique et rénale majeure.
Syndrome abdominal aigu (abdomen chirurgical)
Sujets intolérants (N-V malgré une prévention adaptée, tendance syncopale)
Femme enceinte ou allaitante, sauf nécessité
g) Précautions d’emploi
Risque de toxicomanie et dépendance (physique et psychique)
Syndrome de sevrage (si TTT prolongé)
Surdosage tableau d’intoxication (à forte dose) :
- dépression respiratoire
- hypotension artérielle
- coma profond avec myosis serré (symptôme de l’intoxication)
réanimation+++
antidote : naloxone: NARCAN* (= antagoniste pur)
(faire un examen clinique complet avant de prescrire la morphine ou toute substance du
tableau des stupéfiants : morphino-mimétique).
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2) Autres agoniste pur niveau 3: Inscrits sur la liste des stupéfiants
a) Fentanyl :
300 fois plus puissant (doses utiles très faibles), utilisé en anesthésiologie (AG)
Injectable seulement
Réservé au milieu chirurgical (hospitalier)
b) Dextromoramide:PALFIUM*
(+) puissant que la morphine
Durée d’action courte
Utilisation non courante : (dl chronique ou dl intense de courte durée
c) Pethidine : (Dolosal*)
moins actif que la morphine (pouvoir antalgique)
spasmolytique (+++ accouchement : assouplir le col)
CI de l'association à un IMAO (antidépresseur inhibiteur de la mono-amine oxydase)
d) Methadone :
pharmacologiquement très proche de la morphine
surtout utilisée, en solution par voie orale, chez les héroïnomanes, comme traitement
de substitution
3) Agonistes partiels (Agoniste-Antagonistes) de niveau 3
a) La buprénorphine:
Agoniste partiel
a un effet maximal inférieur à celui de la morphine.
Moindre dépression respiratoire par rapport la morphine, d’où son intérêt. moins d’EI
Moins de syndrome de sevrage induit chez les toxicomanes (c’est un agoniste partiel:
une partie de la stimulation des récepteurs persiste)
Ce médicament peut aussi être administré par voie sublingual ou sous forme de patch.
b) La nalbuphine
c) La nalorphine:
agoniste partiel faible (ou agoniste antagoniste).
utilisée principalement pour combattre les effets dépresseurs respiratoires au cours de
surdosage ou d'intoxication aiguë par la morphine (se comporte comme un antagoniste
si associée à la morphine)
d) Pentazocine:FORTAL*
Contre-indications des agonistes partiels de niveau 3
Insuffisances : respiratoire sévère, hépatocellulaire grave.
Intoxication alcoolique aiguë et delirium tremens.
Enfant
Allaitement
4) Antagonistes des opiacés
Chez un toxicomane à la morphine, l'administration d'antagoniste entraîne l'apparition brutale
d'un syndrome de sevrage (CI absolue) Mais l’antidote est utilisé en cas d’intoxication
(overdose)
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a) Naloxone (Narcan*)
C'est un anti-morphinique pur, agissant au bout de 30 mn (rapide)
Traitement injectable d'un surdosage aiguë (overdose) aux opiacés,
On utilise la dose permettant de rétablir un rythme respiratoire suffisant
b) Naltrexone (Nalorex*)
Antagoniste morphinique utilisable par voie orale.
Administré seul, il augmente la PA diastolique, diminue la température
Utilisé comme « traitement de soutien », après une période de 7 à 10 jours de sevrage, pour
prévenir les rechutes.
Contre-indications des antagonistes des opiacés
Insuffisances : respiratoire sévère, hépatocellulaire grave.
Intoxication alcoolique aiguë et delirium tremens.
Enfant
Allaitement
Conclusion :
Utiliser le produit adapté au type de douleur et à son intensité + Terrain
Ne pas prescrire d’antalgiques « à la demande » (traiter la cause de la douleur)
Envisager toutes les méthodes thérapeutiques : médicaments, rééducation, chirurgie
Respecter une hiérarchie dans la prescription des antalgiques en choisissant en
1ère intention le moins toxique
Utiliser une voie d’administration appropriée à l’état du patient en privilégiant la voie
orale sauf si urgence
Administrer les antalgiques à intervalles réguliers
Réévaluer régulièrement l’efficacité du traitement et proposer une adaptation
individuelle
Connaître la pharmacologie des produits : intervalle entre chaque prise, dose minimale
efficace, dose plafond
Prévenir et corriger les effets secondaires
Eviter les associations médicamenteuses néfastes
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Evaluation
1. La morphine :
a. n’est pas résorbée par voie orale
b. est un métabolite de la codéine
c. provoque une mydriase aux faibles doses
d. provoque une diarrhée
e. Peut entraîner une action broncho-constrictrice
b,e
2. La morphine peut engendrer :
a. une action vomitive à forte dose
b. une bradycardie par stimulation parasympathique
c. une broncho-constriction par histamino-libération
d. une stimulation des fibres musculaires longitudinales du tube digestif
e. un myosis par stimulation parasympathique
b, c, e
3. Parmi les antalgiques suivants quels sont ceux qui appartiennent au niveau 2 des paliers
de l’OMS
a. paracétamol + morphine
b. dextropropoxyphène + paracétamol
c. dextropropoxyphène + morphine
d. codéine + paracétamol
e. pentazocine + paracétamol
4. Parmi les antalgiques centraux suivants, quels sont ceux qui sont des agonistes partiels
des récepteurs opioïdes :
a. Fentanyl : Fentanyl*
b. Dextromoramide : Palfium*
c. Buprénophine : Temgesic*
d. Nalorphine : Nalorphine*
e. Pentazoncine : Fortal*
5. Cas clinique :
Mme K.M.hypertendue sous lopril 50 mg 1 cp/j depuis 2 ans. Elle a une poussée de gonarthrose
avec douleur rebelle au genou droit. Elle a été traitée par différents types d’antalgiques. Le
médecin est appelé ce jour pour venir voir mme K.M. Elle est rouge, en sueur, elle se plaint de
céphalées. Elle est normocarde, sa tension artérielle est normale, elle sature à 90% et sa
fréquence respiratoire est de 12/minutes. Elle est somnolente mais réveillable, elle est en myosis
bilatéral (il n’y a pas de signe de neuro focalisation). Son auscultation est sub-normale.
Quel diagnostic est le plus probable?
• Surdosage en morphiniques.
• Douleur rebelle du genou, donc probablement traitée par pallier OMS II ou III.
• Des signes de surdosage en opiacés : somnolence, myosis, bradypnée .
• Des signes d’hypercapnie du fait de l’hypoventilation : rougeur, céphalées, sueurs (surdosage
opiacé diminue la TA donc normo tendue dans ce cas)
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Les antipsychotiques - Les neuroleptiques
I. Introduction :
• NLP : tonus psychique Agissant sur les récepteurs dopaminergiques : tonus
dopaminergique au niveau méso-cortico-limbique.
Psychose (schizophrénie) : Dopamine base de traitement dopamine.
• Chlorprozamine (Largactil®) : chef de fil (C’est la première molécule)
Remarque :
o NLP : traitement non seulement pour la schizophrénie (la principale psychose),
mais aussi pour d’autres psychoses.
o Bloque le récepteur dopaminergique au niveau méso-cortico-limbique + Agissent sur
les récepteurs des noyaux gris centraux NGC EI extrapyramidaux.
o Modification du climat psychiatrique +++
• Actuellement : nouveaux NLP +++ (1990) : meilleure efficacité et meilleure tolérance
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2) La base biologique de l’utilisation des neuroleptiques dans la schizophrénie :
hyperactivité dopaminergique dans le système méso-limbique (symptômes positifs observés
dans le cadre de l’usage des stimulants dopaminergiques)
déséquilibre cortico-souscortical, dysfonctionnement de l’interaction glutamatergique et
sérotoninergique dans le cortex préfrontal expliquent les symptômes négatifs.
Symptômes négatifs: action de sérotonine (récepteur 5HT2) Tonus dopaminergique
IV. Classification
1) Classification chimique :
Les phénothiazines « zine »
Noyau phénothiazine + chaine latérale :
Aliphatique Pipérazinées Pipérodine
Chlorpromazine (Largactil®) Fluphénazine Thioridazine (Melleril®)
Levomepromazine (Nozinan®) (Moditen®) Popitiazine (Piportil®)
Noyau thioxanthènes: Flupentixol (Fluanxol®)
Les butyrophénones : « dol », « done »
-Halopéridol (Haldol®) chef de fil
1G
-Dropéridol (Droleptan®)
-Dompéridone (Motilium®) +++ traverse peu ou pas la BHE (le centre de Vss est situé en
dehors de BHE) : les NLP qui traversent la BHE risque d’effets extrapyramidaux
action (+) sur les symptômes positifs et sur le centre de Vss.
Les benzamides « PRIDE »
-Sulpride (Dogmatil®) chef de fil
-Métoclopramide (Primpéran®) passe peu à travers la BHE Dl gastrique + Vss dans
un contexte de stress MAIS peut traverser BHE effets extrapyramidaux si ttt prolongé
-Amisulpride (Solian®)
Dibenzodiazépines : Ont une structure tricyclique proche de celle des phénothiazines
2G (atypiques)
-Clozapine (Leponex®)
-Olanzapine (Zyprexa®)
-Imidazolidiones: Sertindole
-Dibenzoxazepines : Loxapine
Benzisoxazoless: Rispéridones (Risperdal®) Elles sont apparentées aux butyrophénones
L’avantage des NLP atypique : effets extrapyramidaux
Quinolionones: Aripiprazole (Abilify®) n’agit pas sur les récepteurs 5HT2, ils
3G
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2) NLP retard :
• La majorité des NLP agissent dans l’immédiat.
• Forme injectable sont des esters (hydrolyse) : solution huileuse en IM
Décanoate d’Halopéridol : Haldol Decanoas® 1 inj/4semaines
Palmitate de pipothiazine : Piportil L4® 1 inj/4semaines Remarque : L4 = retard.
Avantage : 1inj/4sem meilleure observance surtout qu’il s’agit d’une psychose.
Inconvénient : EI graves : 1inj/4sem : une fois la dose est injectée, on ne peut plus la contrôler
• Voie orale : T1/2 longue 1 fois/sem : Penfluridol (Semap®)
V. Mécanisme d’action :
1) En rapport avec le blocage dopaminergique : Les NLP sont tous des bloqueurs
dopaminergiques post-synaptiques (D2) avec pour conséquences :
méso-limbique Nigro-strié méso-cortical Hth-Hsaire centre de Vss
-contrôle des Sym extrapyramidaux -production de ↑ prolactine : CTZ = chemoreceptor
symptômes (+) -Akinésie symptômes (-) Aménorrhée trigger zone
-effets anti- -Tremblement schizophrénie Galactorrhée Hors la BHE: effet
productif -Dyskinésie : -Troubles Gynécomastie antiémétique
cognitifs
*Précoce (1ère prise)
*Tardive
2) Autres effets pharmacologiques ne sont pas toujours présents :
Blocage Rc H1 Blocage Rc α1 Blocage Rc muscariniques Blocage Rc 5HT
adrénergiques M1
Sédation et Hypotension -Effets centraux : Au niveau méso-cortical
prise de poids majorée à Confusion effet sur les symptômes
Phénothiazines : l’orthostatisme. Troubles de mémoires négatifs
effet anti- Phénothiazines : -Périphériques : Prise de poids +
histaminique +++ effet sur Rc α1 +++ Bouche sèche stimulation de l’appétit
Somnelance.
Constipation
Mydriase
Tachycardie
!!! si CI anti-cholinergiques
VII. Pharmacocinétique :
Résorption Variable (en règle bien absorbé par voie orale)
biodisponibilité 1er passage hépatique important biodisponibilité faible
Métabolisme Métabolisme : +++ foie avec nombreux métabolites
Diffusion Liposoluble passer LA BHE (stockage prolongé)
Volume de distribution important
Passe dans le lait maternel arrêter l’allaitement
Déconseillé lors du T1 de grossesse.
Demi-vie assez longue (12-30 heures)
Elimination rénale (métabolite hydrosoluble)
XIII.Principe d’utilisation :
Syndrome productif : Syndrome déficitaire
• Substance sédative : choisir la substance la plus • Substance anti-déficitaire (Pipotiazine,
sédative pour agitation : +++ Levomepromazine Sulpiride, amisulpride)
• Substance anti-productive : chlorpromazine, • Doses faibles de substance
halopridol (le plus important) reproductives
• Les doses élevées des NLP anti-déficitaires : NLP atypiques anti-productif + anti-
pipotiazine déficitaire
Tous les NLP à forte dose sont anti-productif
Sédation Anti-productive Anti-déficitaire
Levomeprozamine +++ (faible dose) + (forte dose)
Chloprozamine ++ +++
Haloperidol + +++
Pipotiazine = (très forte doses) +++ (forte dose) ++ (faible dose)
Sulpiride ++ (forte dose) +++ (faible dose)
Amisulpride ++ (forte dose) +++ (faible dose)
NLP atypique +++ +++
Conclusion :
• Grande famille
• Groupe hétérogène
• Effets thérapeutiques et indésirables sont indissociables
• Nouveaux NLP +++ moins d’EI + meilleure efficacité sur les symptômes déficitaires.
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Evaluation :
1) Parmi les NLP suivant quels sont ceux qui appartiennent à la famille des phénothiaziniques :
A- Chlorpromazine (Largactil)
B- Levomepromazine (Nozinan)
C- Halopéridol (HAlodol)
D- Sulpiride (Dogmatil)
E- Métoclopramide (Primperan)
A-B
2) L’efficacité des neuroleptiques dans la schizophrénie est liée au blocage des récepteurs
dopaminergiques au niveau :
A- Méso-limbique
B- Méso-cortical
C- Nigro-strié
D- Hypothalamo-hypophysaire
E- Du centre de vomissement
NB : Pour le niveau méso-cortical : il s’agit bien d’une action mais pas d’un blocage.
A
3) Cas clinique :
Mlle K.J âgée de 22 ans, schizophrène depuis juillet 2016. Elle a été mise sous 3 neuroleptiques :
chlorpromazine (Largactil) : 300 mg/j, halpréridol (Haldol) : 30 gouttes/j et pipotiazine LP (piportil
LP) : une injection intramusculaire/mois.
En Aout 2016, quelques heures après la deuxième injection de piportil LP*, elle a présenté une
impotence fonctionnelle, une hypersudation, des troubles de déglutition, des troubles de la
parole et des troubles de la conscience.
Vu l’altération rapide de l’état général, la mère a ramené sa filles aux urgences.
L’examen clinique à l’admission trouve une patiente obnubilée. Il existe une hypertonie des
membres, une hypersudation et des troubles de la déglutition, une tachycardie à /min avec une
TA=10/6 cm Hg. La température est à 39,7°C.
La NFS, la VS, l’ionogramme et les enzymes hépatiques sont normaux.
La CPK est très élevée à 2389 µg/L.
a) Quel Dg suspectez-vous ?
Sd malin des NLP
b) Quels sont des FDR dans ce cas?
Association de 3 neuroleptiques
Forme retard (LP) par voie injectable
c) Quelle est votre CAT?
Hospitalisation Surveillance clinique et biologique
Bonne réhydratation
Antipyritique
Myorelaxant (BZD) ou Dantrolène
Antiparkinsoniens ou antagoniste dopaminergique
Contre-indications des NLP classique et prescription d’un NLP atypique
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Les antiépileptiques
I. Introduction
L’épilepsie:
→ maladie chronique, d’étiologies diverses, caractérisée par la répétition de crises
épileptiques spontanées
→ source d’handicap majeur
→ généralement elle ne guérit pas TTT à vie
La crise épileptique: C’est une manifestation clinique qui reflète une hyperexcitabilité́
paroxystique, anormale, excessive d’une population de neurones impliquant :
→ soit l’ensemble du cortex (crise généralisée)
→ soit une zone corticale limitée (crise partielle ou focale)
décharges neuronales important au cours des crises
Les antiépileptiques : Ce sont des médicaments symptomatiques, capables de diminuer ou
de supprimer la fréquence ou la sévérité́ des crises d’épilepsie chez l’homme
→ on ne traite pas la cause
→ « Dépakine » : molécule la plus efficace
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Résorption digestive faible de Gabapentine: saturable dépendante de transporteur intestinal
LPP est faible sauf tiagabine risque d’interaction médicamenteuse plus faible
Felbamate est le seul inhibiteur enzymatique
Gabapentine, vigabatrine, prégabaline : M=0 (éliminé sous forme inchangé)
Tiagabine : le seul qui a une élimination hépatique ≠ les autres : élimination rénale
Lamotrigine : pas de risque d’accumulation ni de néphrotoxicité pas nécessaire
d’adapter les doses
VI. INDICATIONS :
Épilepsie généralisée épilepsies
Grand mal épileptique Myoclonie Petit mal épileptique partielles
Acide valproïque 1 1 1 1
carbamazépine 2 1
phénobarbital 2 2
Phénytoine 2 1
Ethosuximide 2 2
Benzodiazépine Injectable 2 2 2
Vigabatrin 2 2
Gabapentine 2 A 2
Felbamate 2
Lamotrigine 2 2 2 2
Topiramate 2
Tiagabine 2 2
L’acide valproique est à éviter chez la femme enceinte remplacer par Lamotrigine
Les AE de 2ème génération sont toujours utilisé en 2ème intention après échec des anciens
molécules vue les EI de type immuno-allergique
Acide valproique : toute épilepsie en 1ère intention
Cabamazépine : donné en cas d’urgence
Le petit mal épileptique survient essentiellement chez les enfants
Les épilepsies partielles doivent évoquer une atteinte organique
Absence = perte de connaissance + fixation de regard + absence de crise
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Valproate Migraine, Thymo-régulation
carbamazépine Douleurs neuropathiques (névralgie du trijumeau, DL des amputés et du Zona)
Thymo-régulation (psychose maniaco-dépressive)
Phénytoine Antalgique, antiarythmique
Vigabatrin spasme infantile (syndrome de West)
Gabapentine Douleurs neuropathiques (neuropathie diabétique), Tremblement essentiel
Felbamate syndrome de Lennox Gastaut
Lamotrigine troubles bipolaire (effet positif sur l’humeur)
Topiramate Migraine, Tremblement essentiel
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Réactions cutanées, syndrome d’hypersensibilité sévères: Phénobarbital, valproate
Syndrome de sevrage: Phénobarbital, Carbamazépine, Benzodiazépines, Vigabatrin
Trouble d’automatisme cardiaque: Carbamazépine QE
Alopécie: Valproate (surdosage), Carbamazépine
Syndrome lupique: Phénytoine
Hypertrophie gingivale: Phénytoine
Rhumatisme gardénalique (Carence en vit D): Phénobarbital, Carbamazépine, Phénytoine
EI commun à tous les inducteurs enzymatiques (carence par induction)
Anémie mégaloblastique (carence en acide folique): Phénobarbital, Phénytoine
Révélation de porphyrie: Phénobarbital, Phénytoine
IX. CONTRE-INDICATIONS :
Phénobarbital Porphyrie
Insuffisance respiratoire sévère
Allergie
Phénytoine Porphyrie
Allergie
Carbamazépine BAV
Allergie
Valproate Hépatite aigue ou chronique +++
Allergie
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AE à risque :
Acide valproique: Risque malformatif
tératogène +++ → Anomalies de fermeture du tube neural
AE à éviter ++ → Dysmorphies faciales
→ Malformations des membres
→ Anomalies cardiaques
Risque foeto-toxique dose-dépendant
Développement psychomoteur : retard des acquisitions +++
Prescrit si absence de toute autre alternative
NB : - L’acide valproique est à éviter dès le jeune âge
- Relais dépakine–Lamotrigine est à programmer avant la grossesse
- Si la femme tombe enceinte, risque de SWITCH
AE dont la Carbamazépine et Phénytoine:
prescription peut Risque malformatif faible
être proposée Foetotoxicité:
(bénéfice/risque)
→ risque hémorragique,
→ perturbation du métabolisme phosphocalcique
XI. MONITORAGE :
Intérêt si variabilité́ pharmacodynamique inter-individuelle
→ Index thérapeutique étroit
→ Risques d’interactions médicamenteuses en polythérapie
→ Confirmation d’un surdosage évoqué cliniquement
→ Vérification de l’observance
Dosages disponibles: carbamazépine, phénobarbital, phénytoïne, Valproate, lamotrigine
EVALUATION
1. Le vigabatrin « Sabril » :
a) Est un inhibiteur de GABA transaminase
b) Peut entrainer une aplasie médullaire grave Felbamate
c) Est un inhibiteur enzymatique
d) Il est inutile de surveiller sa concentration plasmatique
e) Il peut être indiqué dans toute épilepsie réfractaire partielle réfractaire
a-d
2. Parmi les antiépileptiques suivants, lequel se transforme en métabolite actif :
a) Phénytoïne
b) Carbamazépine
c) Acide valproïque
d) Clonazépam
e) Ethosuximide
b
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3. On administre le phénobarbital en une prise quotidienne et à dose constante. Au bout de
combien de temps peut-on faire un dosage plasmatique de ce médicament
a) Un jour
b) 3 jours
c) 20 jours (1/2 vie 80-120 h : adulte ; 40-70 h : enfant)
d) 7 jours
e) 60 jours
c
4. Un jeune garçon de 6 ans, présente une épilepsie de type absence, par quel(s)
médicament(s) doit-on commencer ?
a) Phénytoïne
b) Carbamazépine
c) Acide valproïque (+++ : de 1ère intention)
d) Vigabatrin
e) Ethosuximide
c-e
5. L’acide valproique est un antiépileptique :
a) Peut être utilisé en monothérapie
b) Peut être utilisé sans risque avec la lamotrigine
c) Indiqué uniquement dans l’épilepsie de type absence
d) Peut engendrer une hépatoxicité
e) Est un inducteur enzymatique inhibiteur
a-d
6. La gabapentine (neurontin)*
a) Bloque l’activation des canaux sodium voltage-dépendant stimule la glutamine
décarboxylase
b) Est efficace sur l’épilepsie absence NB : il aggrave les absences
c) Entraine plusieurs interactions médicamenteuses pharmacocinétique
d) Ne se lie pas aux protéines plasmatiques
e) Est éliminé sous forme de métabolite par le rein métabolisme hépatique = 0
d
7. L’acide valproique est un antiépileptique :
a) Est indiqué en première intention dans l’épilepsie partielle
b) Inhibiteur enzymatique
c) Indiqué en première intension chez la femme enceinte
d) Indiqué uniquement dans l’épilepsie de type absence
e) Qui peut être associé sans précaution avec la lamotrigine
a-b
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Anxiolytiques et hypnotiques
- Le recours aux médicaments pour l’anxiété ou pour favoriser le sommeil est assez répandu
- Sujet âgé +++
- BZD : principale classe utilisée
- Efficacité et sécurité lors d’un traitement prolongé : surestimées
- Problèmes : toxicité, abus, tolérance et dépendance (au long cours) automédications
- Propriétés pharmacodynamiques et pharmacocinétiques différentes.
BENZODIAZEPINES
I. Mécanisme d’action
- agissent en facilitant les actions d'une substance naturelle, GABA (acide ɤ-aminobutyrique).
- Le GABA est un neurotransmetteur qui transmet un message inhibiteur
- 40% des millions de neurones situés dans le cerveau sont sensibles au GABA (une influence
apaisante sur le cerveau)
- L'action naturelle du GABA est ↑ par les benzodiazépines qui exercent en retour une
influence inhibitrice supplémentaire (souvent excessive) sur les neurones.
↗ actions du GABA (NTS inhibiteur)
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Anesthésie renforce l’effet
des molécules associés +
effet amnésie antérograde
1. Effet anxiolytique
- Amélioration des manifestations psychiques et somatiques Dépression ADT (durée
- Effet présent en dehors de tout effet sédatif d’action prolongée) + BDZ
- Effet immédiat ≠ aux autres anxiolytiques (10 à 15 jours) (durée d’action rapide)
- Utilité dans les réactions anxieuses aigues
2. Effet Sédatif ou hypnotique
- Provoque une somnolence effet hypnotique
- À forte dose tous les BZD ont un effet sédatif (somnolence) :
↓ du temps de latence du sommeil
↑ la durée totale du sommeil (augmentent la phase II)
Mais ↓ voir suppriment les phases III et IV du sommeil
↓ le sommeil paradoxal (SP)
- Diminution de l’effet hypnotique au cours du temps => phénomène de tolérance.
- Utilité : corriger les troubles de sommeil
- Induction rapide du sommeil
- Effet indissocié de l’effet anxiolytique
- Tolérance rapide : s’atténue en quelques jours
- Dose dépendant (importance de l’occupation des sites de fixation)
Rappels : Phases du sommeil
• Phase I (endormissement) : Le cerveau ralentit, le calme s’installe, la respiration
devient régulière, à ce stade nous pouvons encore entendre les bruits.
• Phase II (sommeil léger)
• Phase III (sommeil lent-profond) : L’activité cérébrale ralentit, période d’installation du
sommeil profond
• Phase IV (sommeil profond) : C’est la période la plus difficile pour réveiller un dormeur,
à ce stade le cerveau, les muscles et tout l’organisme sont au repos.
• Le sommeil paradoxal : C’est le moment des rêves.
Les BDZ ne sont pas les hypnotiques idéales altèrent le sommeil + risque de tolérance
(↓ effet sédatif avec le temps il faut ↑ les doses pour avoir l’effet sédatif)
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3. Effet Anticonvulsivant
- Inhibition du développement et de la diffusion d’une activité épileptiforme dans le SNC
- Cet effet est présent aux posologies moyennes et fortes par voie (IM), (IV) ou rectale
- Le diazépam est fréquemment utilisé dans la crise convulsive : effet rapide + disponible IM/IV
(les autres par VO surtout)
- Utilité si sevrage alcoolique (en effet alcool = inhibiteur sevrage = excitation incontrôlable)
- Courte durée Tolérance
4. Effet Myorelaxant
- Inhibition centrale du contrôle du tonus musculaire
- Dose dépendant : Cet effet n’est présent qu’à forte posologie à laquelle l’effet sédatif apparaît
et contribue à majorer l’effet myorelaxant
- Sensation de faiblesse musculaire, jambes en coton, perturbations des réflexes posturaux et
de la coordination motrice
- Utilité : décontracturant musculaire (tétanos)
5. Effet amnésiant
- Amnésie antérograde.
- Altération de la mémoire épisodique et l’étape d’acquisition de l’information.
- Utilité : minimiser les souvenirs d’actes désagréables.
- Effet maximal au pic plasmatique.
- Utile en anesthésiologie (prémédication avec BZD à T1/2 courte et action rapide) Midazolam
6. Effet anesthésique
- Dépression du SNC à forte dose anesthésie générale.
- Utilisé en association (en IV et à forte dose)
- dépression post anesthésique persistante
- Prémédication : BZD à T1/2 courte et action rapide Midazolam
Sédatif + myorelaxant + anesthésique forte dose
Anti convulsant moyenne dose
Anxiolytique faible dose
Phase de tolérance : (+) durée longue (+) de phase de tolérance (+++ sédatif et anti convulsant)
IV. Indications
Troubles anxieux :
o l’anxiété généralisée
- Effet rapide (1ère semaine)
- Effet maintenu au long cours
- Pas de tolérance (car cet effet est obtenu avec posologie faible)
o Anxiété transitoire
- Réactionnelle, traitement ponctuel
- Dose minimale efficace
- Courte période (3 à 4 semaines)
- BZD à T½ courte : anxiété fluctuante, risque de trouble de la vigilance
- BZD à T½ longue : anxiété permanente
o anxiété aigue voie parentérale
o anxiété situationnelle
- Phénomène de trac (β-bloquant: ↓ symptomatologie périphérique de l’anxiété)
- Utilité en préopératoire : sédatif
Psychose schizophrénique, dépression : phase aigüe en association
Etats confusionnels : seuls ou avec un neuroleptique, voie parentérale (agitation)
Sevrage éthylique : ↓ des manifestations anxieuses, des convulsions Durée courte (15 j)
Troubles du sommeil
Épilepsie ; crise, voie parentérale, risque de tolérance (ttt de fond)
Dystonies musculaires : Myolastan*
Hypertonie tétanique : Valium* à forte dose
Douleurs rebelles : névralgies
V. Effets indésirables
Troubles de la vigilance :
- Exagération de l’effet sédatif : somnolence diurne apathie et confusion.
- Effet dose dépendant
- Max au début du traitement
- Phénomène de tolérance
- Fréquents : sujet âgé, enfant, association alcool ou antidépresseurs
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Troubles cognitifs :
- Altération de la mémoire
- Altération de la coordination
- Allongement du temps de réaction
- Risque d’accidents : route, travail,
- Fréquents : sujet âgé, traitement chronique
Troubles du comportement et excitation
Réactions paradoxales : Rares (sujet âgé, enfant, alcool)
Réactions ébrieuses, confuses avec agitation, agressivité, hallucinations…
Hypotonie musculaire
Dépression respiratoire
Troubles de l’architecture du sommeil
Réactions allergiques
Phénomène de rebond d’anxiété : apparition rapide, durée transitoire, BZD à T½ courte ≠ rechute
Echappement thérapeutique (Tolérance) : désensibilisation des récepteurs
Phénomène de dépendance physique et psychique :
- après traitement prolongé qui rend le sevrage difficile.
- syndrome de sevrage : anxiété, insomnie, céphalée, nausées, vomissements...
Pour éviter le syndrome de sevrage :
- Limiter la durée de prescription :
12 semaines (anxiolytique)
4 semaines (hypnotique)
+ pratiquer une fenêtre thérapeutique (pour éviter le risque de dépendance)
- ↓ progressivement la posologie sur plusieurs jours avant l’arrêt.
VI. Intoxication
-Doses toxiques :
Adulte : 0,1 à 0,5g
Enfant : 0,001 à 0,005g/kg
-Anti dote : ANEXATE* (flumazénil)
AUTRES ANXIOLYTIQUES
Carbamates : Méprobamate : EQUANIL*
Alpidem : ANANXYL* se fixe sur récepteur GABA. retiré du marché (toxicité hépatique).
Buspirone : BUSPAR* n’est pas anticonvulsivant, ni myorelaxant
agit sur R 5 HT1 A et entraîne une diminution du tonus sérotoninergique.
engendre une sédation moins importante sans phénomène de dépendance.
Le délai d’action est tardif supérieur à une semaine.
EI: tachycardie, palpitation, agitation, troubles gastro-intestinaux et des paresthésies.
Evaluations
1. Les benzodiazépines ont les propriétés pharmacodynamiques suivantes :
a. Anxiolytique
b. Hypnotique
c. Convulsivante
d. Antipsychotique
e. Anti-déficitaire
a, b
2. Les benzodiazépines sont contre indiqués dans les cas suivants :
a. Myasthénie
b. Insuffisance cardiaque
c. Femme enceinte
d. Insuffisance respiratoire
e. Hypertension artérielle
a, d
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Myorelaxants - Antispastiques
Introduction
- Les myorelaxants= décontracturants= relaxants neuromusculaires et les antispastiques sont
des médicaments utilisés dans le ttt symptomatique des contractures aiguës ou chroniques,
souvent douloureuses et invalidantes
- Ils sont classés selon leur site d'action : musculaire, médullaire ou central
I. Rappel physiopathologique
- Au niveau médullaire, la motricité est réglée par une activité réflexe:
• Le réflexe myotatique
• Les réflexes extroceptifs : ce sont des réflexes polysynaptiques mis en jeu par des
stimuli douloureux ou non
Exp: Réflexe cutanés abdominaux
Réflexe de défense en flexion déclenchés par des stimuli douloureux
Cette activité motrice médullaire reflexe est réglée par des afférences descendantes:
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III. Classification
Les myorelaxants peuvent être regroupés en 3 classes:
1- Médicaments à action directe sur la fibre musculaire striée:
• Dantrolène (DANTRIUM*)
• Toxine botulinique (Botox*)
2- Médicaments à action médullaire
• Baclofène (LIORESAL*)
• Méphénesine (DECONTRACIYL*)
• Thiocolchicoside (COLTRAMYL*, MIOREL*)
3- Médicaments à action centrale: Les benzodiazépines
• Diazépam VALIUM* le plus actif
• Tétrazépam MYOLASTAN*, le plus utilisé
1. Médicaments à action directe sur la fibre musculaire striée
a- Dantrolène (DANTRIUM*)
Mécanisme d’action Posologie Contre-indications
Action exclusive sur la fibre m - Spasticité pyramidale: VO - IH grave
striée (Pas d’action centrale) - Prévention de l’hyperthermie - Association aux
(-) libération du Ca++ maligne par anesthésiques: IV inhibiteurs calcique
(-) contraction
Pharmacocinétique Effets indésirables Surveillance
Bonne résorption -psychique (somnolence, vertige, Transaminase + BT
Biodisponibilité moyenne 80% asthénie, confusion…) - Avant ttt
T½ = 8-10 h -cytolyse (>300mg/j) - Avant fin 1er mois
Diffusion la plupart des tissus -digestives (N-V, gastralgie) - Tous les 2 mois
Excrétion urinaire et intestinale -urinaires (IU, urines orange) pendant 1 an
(nombreux métabolites) -cutanées (éruptions acnéiformes)
b- Toxine botulinique (Botox)
- La toxine botulinique bloque la libération périphérique d'acétylcholine au niveau des terminaisons
nerveuses cholinergiques pré-synaptiques
- La récupération après une injection IM a normalement lieu dans les 12 sem qui suivent l’injection
- Elle permet une dénervation chimique élective et réversible d'un ou plusieurs groupes musculaires
Indications Contre-indications
- Strabisme - Hypersensibilité
- Blépharospasme - Myasthénie grave
- Spasme hémifacial - Infection au site d’injection
- Torticolis spasmodique Effets indésirables
- Ttt symptomatique local de la spasticité des membres - Faiblesse musculaire
- Hyperactivité détrusorienne neurologique (vessie - R° allergique (rare)
neurologique) ou idiopathique - DL / Brulures au site d’injection
2. Médicaments à action médullaire
Principe actif Posologie EI CI
Baclofène Progressive - Neurologiques (somnolence, * Absolues :
LIORESAL* asthénie, vertige, confusion, dépression - hypersensibilité
respiratoire, hypotonie musculaire, - < 6ans
tremblement, Sd de sevrage) * relatives :
- Digestives (N-V, constipation, Grossesse (T1)
anorexie, sècheresse buccale)
- CardioVas (hypotension
orthostatique, bradycardie)
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Thiocolchicoside ttt contracture - Digestives (gastralgie, diarrhée) allergie
COLTRAMYL* musculaire en ↓ posologie ou pansement gastrique
MIOREL* rhumato - Allergie (cutanée)
Méphénesine ttt contracture Somnolence (effet sédatif), asthénie, Hypersensibilité
DECONTRACIYL* musculaire allergie Prophyrie
douloureuse
3. Médicaments à action centrale: Les benzodiazépines
Les benzodiazépines sont des GABA-1+++ et GABA-B agonistes connus pour leurs propriétés
sédatives, anxiolytiques, myorelaxantes et antiépileptique
• Diazépam VALIUM* le plus actif
• Tétrazépam MYOLASTAN*, le plus utilisé
Conclusion
- Baclofène LIORESAL* reste la molécule la plus prescrite pour réduire la spasticité
- sur le plan tolérance : le Thiocolchicoside étant parmi les myorelaxants les mieux tolérés
(dénué d'effet sédatif et n'entraine pas de risque d'accoutumance)
- BZD peuvent être préférés quant au contraire l'effet sédatif et/ou anxiolytique est recherché
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Antalgiques non morphiniques
Introduction
Un antalgique supprime ou atténue la douleur par action périphérique et/ou centrale sans
provoquer une perte de conscience
I. Physiopathologie de la douleur
- Au niveau médullaire, la motricité est réglée par une activité réflexe:
- Les messages nociceptifs prennent naissance à la périphérie, au niveau des nocicepteurs que
constituent les terminaisons libres des fibres myélinisées et des fibres myélinisées
- Ces nocicepteurs se trouvent au niveau des tissus cutanés, pulpaires, musculaires, articulaires
ou viscéraux
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b- paracétamol
Antalgique d’effet rapide + antipyrétique + Très peu anti-inflammatoire
Si fièvre ou douleur préféré à l’aspirine : enfant hémophiles (AAP) + UGD
Mécanisme d’action Posologie
- Inhibition des cyclo-oxygénase (COX3) Enfant : 20mg/kg x 4/ j
- Activation directe des récepteurs Adulte : 1g x 4/j (sauf dénutris et alcooliques)
cannabinoïdes (CB1) Bébé : 10mg/kg x 6/j
Pharmacocinétique Effets indésirables
VO résorption rapide et complète - Exceptionnel à dose thérapeutique
LPP Faible - Rares EI cutanées / allergiques
Diffusion bonne - qqs manifestations hématologiques
Cmax = 30-60 min (thrombopénie immuno-allergique
T½= 2-3h Surdosage accident hépatique
Métabolisme hépatique : antidote : N-acétyl cystéine (précurseur de
* sulfo et gluco-conjugaison glutation)
* cyto P450 métabolite mineur mais très FDR toxicité hépatique :
actif : N-acétyl-b-benzoquinone Alcool / déficit de glutation / > 8g
* détoxification par le glutathion MAIS si
manque de glutathion ou dose > 8g ou
dénutrition hépatotoxicité
3. Aspirine et AINS Antalgique + antipyrétique + anti-inflammatoires + AAP
Aspirine :
• (-) irréversible de COX1
• DL modérée + inflammation
• Enfant risque de Sd de REYE infection virale + aspirine/AINS IH
encéphalopathie hépatique
• Anti-inflammatoire si > 3g/j
• Antalgique < 3g/j
• AAP à faible dose
• Eviter :
→ Grossesse (T3) fermeture précoce du canal artériel
→ ATCD digestives (UGD)
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Les bronchodilatateurs
I. Introduction :
• Les bronchodilatateurs:
- Groupe majeur de médicaments en thérapeutique pneumologique
- Traitement de l'asthme: maladie fréquente et grave
La crise d’asthme est potentiellement mortelle et nécessite une prise en
charge rapide
- Prescrits également: BPCO
II. Physiopathologie :
• BPCO
- Physiopathologie mal connue
- Rôle variable du spasme
•Asthme : Obstruction bronchique: 3 éléments physiopathologiques :
Une broncho-constriction : spasme du muscle lisse bronchique
une inflammation avec œdème et infiltration cellulaire
une hypersécrétion de mucus bronchique.
Obstruction bronchique gène respiratoire avec dyspnée expiratoire.
Chez l’asthmatique :
- Atteinte ciliaire
Etat normal
- Développement anarchique de l’épithélium
- Cellule inflammatoire +++ au niveau muq
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Mécanismes de réaction à l’inhalation
des irritants
Le mécanisme mis en jeu : stimulation
cholinergique afférente et efférente
Asthme allergique
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VO : Peu ou pas absorbés au niveau orale (voie exclusive) résorption complète.
- Faible biodisponibilité bronchique • La biodisponibilité est de 100%.
Effet local +++
- résorption incomplète • La vitesse de résorption varie selon forme
- effet 1er passage hépatique +++ EI de type atropinique ± pharmaceutique (LP,..).
La quantité dans circulation générale est Ipratropuim (ATROVENT*) La forme LP : prolongée moins EI
faible inefficacité Oxitropium (TERSIGAT*) • traverse le placenta et dans le lait maternel.
Toxicité générale EI Voie inhalée • Elle est métabolisée par le foie variabilité
Inhalation:
- interindividuelle
- effet local (+) important
- interaction médicamenteuse
- toxicité générale (-) importante
• La ½ vie est :
C’est la voie la plus utilisé
Voie S/C: urgence sévère (Bricanyl*) → 5 -7 h chez l’adulte
Durée d’action : → 2 - 5 h chez l’enfant
Salbutamol (VENTOLINE*) → ↑ chez le prématuré.
Terbutaline (BRICANYL*) La dose thérapeutique est proche de la doses
courte (2-8h) VO, S/C, Nébuliseurs toxique marge thérapeutique étroite
Salmétérol (SEREVENT*) Monitorage + dosage des concentrations
Formotérol (FORADIL*)
PK
• Hyperthyroïdie
• Diabète sucré (hyperglycémie) Interaction: (métabolisme hépatique)
• Hyperthyroïdie • Inducteurs enzymatiques: phénobarbital,
• Réaction positive: tests de contrôle rifampicine, carbamazepine, phénytoïne :
Précautions
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Usage pratique / Indication Aérosol : - Traitement d’appoint de la Traitement curatif (TT de fond) et préventif de la
- +++ en chronique et ttt des crises. crise d’asthme. crise d’asthme et dans BPCO
- inactives si bronchorrhée) - Association avec les β2
Les formes orales : mimétiques dans l’asthme
- +++ l’enfant (difficulté synchronisation aigu sévère (ne peut pas
inspiration et bouffées). remplacer les 𝞫𝞫2-mimétiques)
- bronchospasmes accompagnant la crise
Les formes injectables utilisées dans:
- Traitement de la crise (Voie SC)
- État de mal asthmatique
Utilisation • Surveillance du traitement + + +
• Utilisation des formes inhalées dosage sanguin
- primordiale observance et délai entre les prises
- éducation des patients + + + connaître les signes de surdosage
• Problème de coordination • Les valeurs thérapeutiques (8 et 15mg/l)
- chambre ou nébuliseur pour enfant, A partir de 15mg/l commencent les EI
bébé • Le monitorage plasmatique de la
- poudre sèche + + + théophylline est justifié car il présente:
Une corrélation entre le taux plasmatique et
l’efficacité thérapeutique
Une variabilité inter et intra-individuelle dans
Autres
le métabolisme
Un faible coefficient chimio-thérapeutique
RQ :
• β2 (+) de courte durée d’action: de choix pour le traitement des symptômes aigus de l'asthme et des exacerbations
• β2 (+) de longue durée d’action: Toujours en combinaison avec des glucocorticoïdes inhalés: ttt de fond asthme persistant modéré à
sévère (≠asthme intermittent) : synergie
• PAS β2 (+) de longue durée d’action en monothérapie dans l’asthme: risque de tolérance (≠ peuvent être utilisés seuls dans la BPCO)
• Formotérol, salmétérol: ttt continu du BPCO si dyspnée persistent malgré B/D de courte durée d'action: sans Glucocorticoïdes (n’ont pas
montré d’efficacité dans le ttt de BPCO)
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2) Corticoïdes inhalés: 3 molécules:
- Béclométasone
- Budésonide
-
Fluticasone
Voie inhalé en cas d’asthme
TT de fond de l’asthme
Administrés seuls ou associés avec ß2-agoniste de longue durée d’action.
Effets au niveau bronchique
- sur nombreux types cellulaires impliqués dans la réaction inflammatoire des voies
aériennes : lymphocytes, mastocytes, cellules musculaires lisses bronchiques,
polynucléaires éosinophiles
- (-) : production des médiateurs de l’inflammation.
• Les corticoïdes agissent sur la composante inflammatoire:
- Traitement anti-inflammatoire de référence de l’asthme: réduction fréquence
des exacerbations d’asthme
- La forme orale ou injectable est utilisée en flush pendant 48H au cours de la
crise avec les bronchodilatateurs (état de mal)
- La forme aérosol peut prendre place pour ↓r les effets indésirables systémiques
(une foie on a traité la crise)
• Associations fixes corticoïde / ß2-agoniste de longue durée d’action :
- Fluticasone-Salmétérol: SERETIDE® (100/50 µg 250/50 µg 500/50 µg)
- Budésonide-Formotérol: SYMBICORT® (100/6 µg 200/6 µg 400/12 µg).
Indications • Associations : asthmes persistant modéré et sévère.
• Corticoïdes inhalés seuls dans l’asthme persistant léger.
• BPCO: place limitée de ces associations
PK • Fraction qui atteint les bronches = 10 à 40% dose inhalée.
• Fraction déglutie (60 à 90%): absorption digestive
• Molécules choisies : important effet de premier passage hépatique
• faible proportion atteint circulation systémique induit des EI généraux.
CI pas de contre-indication absolue sauf Allergie
EI • locaux
- gêne pharyngée
- candidose buccale
- prévenus par le rinçage de la bouche après inhalation.
• généraux : prolongée à forte doses:
– Freination du fonctionnement de la glande surrénale
– Retentissement sur le métabolisme osseux.
Remarque :
Recherche systématique d’une posologie minimale EI
Technique d’inhalation: conditionne l’efficacité
3) Autres médicaments:
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Conclusion :
• β2 stimulants: puissants bronchodilatateurs utilisés dans le traitement d’asthme et des
dyspnées intermittentes.
• β2 stimulants: en traitement prolongé, leur effet thérapeutique peut ↓r.
• Théophylline: variabilité inter et intra-individuelle, index thérapeutique étroit
nécessité monitorage plasmatique.
• Parasympatholytiques: traitement d’appoint de l’asthme
• Corticoïdes: agissent sur la composante inflammatoire
Evaluation
1. Les β2 mimétiques peuvent donner les effets indésirables suivants :
a. Une ↑ de la fréquence cardiaque
b. Une ↑ de l’excitabilité cardiaque
c. Une accoutumance
d. Une rétention urinaire
e. Une perte de l’accommodation
a, b, c
2. L’utilisation de l’Ipatropium (Atrovent®) est contre-indiquée dans les pathologies suivantes:
a. Ulcère gastroduodénale
b. Asthme aigu sévère
c. Glaucome à angle fermé
d. Insuffisance rénale
e. Adénome de la prostate
c, e
3. L’utilisation de la théophylline est contre-indiquée dans les situations suivantes:
a. Antécédents convulsifs
b. Trouble du rythme cardiaque
c. Adénome de la prostate
d. Diabète
e. Hyperthyroïdie
a, b, e
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Antitussifs
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LES OESTROGENES
I. INTRODUCTION
Produits par : Thèque int (ovaire) / Placenta / cellule de Leidig (testicule) / accessoirement
corticosurrénale
Utilisés essentiellement à visée anticonceptionnelle et parfois pour compenser une carence
hormonale définitive ou temporaire
IV. ACTION PHARMACOLOGIQUE : (forte dose) (-) totale de LH et FSH chez les 2 sexes
1- Hémostase : 5- Action sur le métabolisme hépatique:
effet thrombogène à forte dose ou si utilisation sur le métabolisme des lipides :
prolongée ↑ synthèse de TG
Action à 2 niveaux de l’hémostase : ↑ d’avantage la fraction HDL
- Pq : ↑ l’agrégabilité plq ⇒ femme mieux protégée sur le plan
- plasma: cardio- vasculaire (traitement OP après
↑ de synthèse de certains facteurs de ménopause)
coagulation (VII, VIII) sur le métabolisme des protides :
↓ de synthèse de AT III (anti-coag) ↑ synthèse de la plupart des protéines
2-Effet sur cartilage de conjugaison : transportatrices d’hnes (TCBG –transf....)
chez l’enfant impubère => soudure du cartilage de ↑ la synthèse d’angiotensinogène
conjugaison (blocage de la croissance) ↑ la concentration biliaire du CT à forte
CI formelle+++ dose => stase biliaire avec risque majoré
3- Action anti-androgène : de lithiase biliaire (femme)
↑ la synthèse TeBG (transport de testostérone) 6- Action cancérigène :
↑ l’affinité de liaison T-TeBG favorisent le K de l’endomètre s’ils ne sont
A forte dose: freinage de l’axe HO – HO pas contrebalancés par la progestérone
freinage de synthèse de T au niveau la relation entre oestrogène et K du sein
testiculaire usage dans le K de prostate++ ou du vagin n’est pas prouvée
4-effet minéralo corticoïde: à forte dose
par effet agoniste partiel des R à l’aldostérone
rétention hydrosodée
V. MECANISME D’ACTION
Les oestrogènes pénètrent à l’intérieur des cellules cibles liaison au Rc nucléaire
=> activation du R
=> synthèse d’ARN
=> série de synthèse protéique
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VI. INDICATION
Femme : - insuffisance folliculaire quel que soit la manifestation clinique:
* atrophie de l’endomètre métrorragies / endométrite
* atrophie vaginale (vaginite)
* trouble de la ménopause (OP) (+ progestatifs)
- Contraception : systématiquement associés aux progestatifs
Homme : K de la prostate (œstrogène non stéroïdien)
VIII. CONTRE-INDICATIONS
Absolues Relatives
- Enfant avant puberté (petite taille++) - HTA modérée
- Grossesse - diabète
- K génital préexistant (endomètre – sein) - ATCDs thromboemboliques
- Att hépatique : cholestase, cirrhose, ATCD de lithiase - Tabagisme (↑ le risque cardiovasculaire)
- Adénome hypophysaire - hyperprolactinemie
- HTA sévère - Terrains migraineux (femme + sujette à
- Hémorragie génitale d’origine non encore élucidée la migraine)
EVALUATION
1-Les oestrogènes peuvent engendrer à forte dose :
a- un effet thrombogène
b- une action androgénique
c- une rétention hydrosodée
d- une augmentation de la synthèse du LDL cholestérol
e- une augmentation de la synthèse de l’angiotensinogène
a, c, e
2-Les oestrogènes peuvent engendrer :
a- une inhibition de l’ovulation à faible dose
b- un effet thrombogène à forte dose
c- une rétention hydrosodée à faible dose
d- une stase biliaire à forte dose
e- une action androgénique à faible dose
b, d, e
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LES PROGESTERONES
INTRODUCTION
hormone qui prépare à la nidation
indispensable à la grossesse
Produite par -le corps jaune
-le placenta
IV. INDICATION
Traitement substitutif de l’insuffisance lutéale: diagnostiquée dans différentes occasions:
irrégularité menstruelle chez femme jeune Prog ou dérivés de synthèse
syndrome prémenstruel
phase pré-ménopausique déséquilibre en faceur de l’œstrogène
prog ou nostéroïde: (plus fortement antioestrogenique)
Fibrome, endométriose, pathologie mammaire bénigne Nostéroïdes +++
Contraception :
Toute contraception hormonale contient des progestatifs (+œstrogène ou purement progestative)
⇒ progestatifs de synthèse: Norsteroides, anti-oestrogénique, anti-gonadotrope
Les K génitaux :
la plupart des cancers hormono-dépendant
Traitement à base de Pg de synthèse à forte dose
freiner l’évolution des K génitaux
V. CONTRE INDICATION
Absolue Relative
Grossesse : progestatif de synthèse - Troubles thromboemboliques
effet virilisant) - IH sévère
- Intolérance au glucose
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CONTRACEPTION HORMONALE
I. MECANISME D’ACTION
A doses suffisantes : O > 30 µg/j
P de synthèse(norsteroides) (10mg/j)
(-) de sécrétion de LH et FSH => (–) de l’ovulation
D’autres mécanismes accessoires : le P
o modifient du mucus cervical => visqueux, défavorable à la pénétration des spz
o atrophie de muqueuse utérine => impropre à la nidation
o modifient motilité tubaire =>empêcher la migration
IV. RECOMMANDATIONS
- Éviter CI
- Adapter à chaque femme la pilule qui lui convient
-Surveillance régulière et adaptée: clinique et biologique
V. INTERACTIONS MEDICAMENTEUSES
↘ l’efficacité des OP par les inducteurs enzymatiques: Rifampicine* , phénobarbital, CBZ*
↗ du risque de toxicité hépatique : macrolides
EVALUATION
1-Les différentes 2-La méthode progestative 3-La pilule du
méthodes de microdosée en continu a un lendemain : NorLevo est
contraception orale sont : mécanisme qui implique : une méthode
a-oestrogène microdosée a-une diminution du péristaltisme contraceptive
en continu tubaire a-Sequentielle
b-progestérone b-une atrophie relative de l’endomètre b-associée monophasique
macrodosée en discontinu c-une action sur la glaire cervicale c-associée biphasique
c-séquentielle biphasique d-une inhibition de l’ovulation d-associée triphasique
d-associée monophasique e-une hypertrophie globale du myomètre e-renfermant uniquement
e-associée triphasique un progestatif
b, d, e a, b, c e
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Méthode modalité action (+) efficacité (-)
cp OP : administration pendant 21j 3 niveaux d’action
(5ème =>25èmej inclus du cycle) puis -action anti-gonadotrope et
pause de 7j et ainsi de suite blocage d’ovulation
variantes: - atrophie de l’endomètre efficace à 100% -cycles un peu raccourcis
M. associée - cp identiques -modification de la glaire si pas d’oubli > 24h -A l’arrêt: Hg de privation
- cp différents: cervicale
*monophasique
*biphasique : OP forte dose (2éme
partie)
*triphasique: OP dose sur 3 phases
O seul à forte dose pendant 7 à 15j -action anti-gonadotrope et bonne mais < M. associée : -Desquamation de la
M. =>associations OP jusqu’au 21ème j blocage d’ovulation -muq utérine propre à la nidation muqueuse
Séquentielle => arrêt pendant une semaine -hyperplasique de -glaire cervicale favorable aux spz -A l’arrêt: Hg de privation
l’endomètre (stimulé par O) Non fiable à 100%: oubli =>échec
M. P. de synthèse à faible dose périphérique: -Tout oubli ↑ l’échec
progestative régulièrement sans interruption -glaire cervicale modifié 98- 99,5 % -Inefficace ne aux 30
micro dosée début au 1er jour du cycle même si - atrophie de l’endomètre premiers jours =>associer
en continu saignement - ↘ motilité tubaire autre méthode mécanique
M. Prog P. à une bonne dose de façon -pas d’ovulation 100%
macro- discontinue du 5ème au 25ème jours -glaire cervicale modifiée Indication : certaines situation Mauvaise tolérance
dosée en => arrêt de 10j -atrophie de l’endomètre (fibrome endométriose, ..)
discontinue: -↘ motilité tubaire thérapeutique > contraception
Pilule du -retarde/perturbe l’ovulation, -ne convient pas à la
lendemain Norlevo® 1,5 mg : prise unique mais ne la stoppe pas Méthode post-coïtale contraception régulière
(Norlevo*: (progestatif ) -effet sur la mobilité des spz pas de contre-indication -inefficace si le processus
levonorgestrel) Mais, l'endomètre reste propre d'implantation a commencé
à la nidation
Progestatif inj IM de 150mg / 3 mois action anti-gonadotrope et Indication : si CI aux OP hémorragie et aménorrhée
injectable (seringue auto-injectable) blocage d’ovulation Avantage: ++
(Depo- - lentement libéré hors des tissus => -Glaire cervicale modifiée -1 inj / 3 mois Temps moyen entre arrêt
Provera 150) taux stable à la circulation (2-3 mois) -pas d’↗ du risque cardio-Vx et grossesse: 10 mois
-Être sure que la patiente n’est pas dérivés de la progestérone
enceinte lors de la 1ère injection naturelle sans effet oestrogénique
- (-) l’ovulation sans bloquer Grande fiabilité : pas de prise
Contraceptif par voie SC (implant) totalement l’activité ovarienne régulière de cp
IMPLANON 3 ans -glaire modifié Effet contraceptif réversible :
-atrophie de l’endomètre après retrait de l’implant
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Pharmacologie des corticoïdes
INTRODUCTION
-La corticothérapie générale a constitué une révolution dans la prise en charge de nombreuses
maladies.
-Les effets indésirables des corticoïdes sont souvent évitables ou peuvent être minimisés.
-Le choix d’une corticothérapie se fait sur un équilibre acceptable entre une activité anti
inflammatoire suffisante et des effets indésirables tolérables.
I. Synthèse :
Hydrocortisone
Aldostérone (régulation (régulation du
de l’équilibre hydro- métabolisme
électrolytique) hydrocarboné)
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III. Propriétés pharmacodynamiques : QE
1) Actions anti-inflammatoires :
Plusieurs mécanismes qui impliquent tous une interaction avec leur récepteur:
– ↓ de la perméabilité capillaire
– ↓ de la production de facteurs chimiotactiques
– ↓ de la phagocytose,
– blocage de la libération de sérotonine, d’histamine et de bradykinine
– (-) de la production des prostaglandines et des leucotriènes par blocage de la
phospholipase A2. Ce blocage est obtenu par l’induction de la synthèse de la
lipocortine qui inhibe directement la phospholipase A2
2) Actions anti-allergique :
- conséquence de leur effet anti-inflammatoire
- Secondaire à l’inhibition de la production des prostaglandines et des leucotriènes par blocage
de la phospholipase A2
3) Actions immunosuppressives ↓ Diminution de la production de cytokines:
– INFɤ
– facteur stimulants les colonies de granulocytes et de monocytes (GM-CSF),
– interleukines (IL-1, IL-2, IL-3, IL-6),
– facteur de nécrose tumoral alpha (TNFα)
inhibition de l’immunité à médiation aussi bien cellulaire qu’humorale
4) Métabolisme des glucides
* En périphérie:
- ↓ utilisation du glucose,
- ↑ clivage protéique
- (+) lipolyse
*au niveau du foie:
- formation de glucose à partir des AA et du glycérol (activation de la néoglucogenèse)
action de type diabétogène augmentation des niveaux sanguins de glucose
Remarque : L’effet des corticoïdes sur le métabolisme glucidique est à l’origine d’Effets
Indésirables : effets diabétogènes.
- Diabète cortico-induit
- Décompensation de diabète déjà existant.
Précaution : Régime sans sucre + surveillance de la glycémie si corticothérapie de long
terme (cycle glycémique)
Si le patient est diabétique, parfois on a besoin d’augmenter les doses d’insuline.
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5) Métabolisme des protéines
- ↑ du catabolisme protéique avec bilan azoté négatif
- se traduisant par:
* ↓ de la masse musculaire voire une amyotrophie, Effets permissifs des
corticostéroïdes:
* un défaut de trophicité cutanée (un amincissement de la peau)
6) Métabolisme des lipides
- ↑ de la sensibilité du tissu adipeux aux agents lipolytiques (effets
permissifs des glucocorticoides)
↑ AGL
- Redistribution importante du tissu graisseux (qui survient dans
des situations d’hypercorticisme, comme le syndrome de Cushing) : une ↑ au niveau du dos et du
cou « nuque de bison », de la face « aspect en pleine lune », un comblement des creux sus-
claviculaires
7) Métabolisme calcique
• au niveau du tube digestif: ↓ de capture du calcium
• au niveau rénal: ↑ de l’excrétion calcique
• Conséquence:
– baisse des réserves corporelles en calcium
– Risque d’ostéoporose
– Risque d’arrêt de la croissance chez l’enfant.
8) Action Minéralocorticoïde
- Rétension hydro-sodée HTA
- Fuite de potassium et de H+
hypokaliémie + alcalose
Précautions :
- Régime sans sel
- Supplémentation en potassium
Remarque :
Si anti-inflammatoire avec effet minéralocorticoïde faible, avec courte durée pas besoin de
régime sans sel.
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12) Système nerveux central
Les corticostéroïdes exercent deux types d’effets sur le SNC:
• effets indirects, via leurs effets sur le maintien de la pression artérielle, les
concentrations plasmatiques de glucose et les concentrations en électrolytes.
• effets directs, des effets sur l’humeur, le comportement et l'excitabilité cérébrale.
• Certains patients: euphorie, insomnie, agitation, augmentation de l’activité motrice
• D’autres : anxieux, déprimés ou franchement psychotiques
Effet contraductoire : se méfier des corticoïdes devant des troubles de comportement.
13) Suppression de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien :
- ↓ de la libération d’ACTH et met au repos l’hypophyse (RC-)
-Insuffisance surrénalienne aigue peut survenir à l’arrêt brutal de la corticothérapie
Précautions :
Arrêt progressif des corticoïdes (sauf si faible dose, pendant une durée courte) (3j dans le
cadre d’une sinusite par exemple)
Si longue durée de traitement diminuer les doses progressivement.
Relation structure-activité : A partir du cortisol ont été synthétisés des dérivés glucocorticoïdes
- de durée d’action plus longue,
- d’activité anti-inflammatoire plus importante
- de propriétés minéralocorticoïdes moindre que la molécule mère
V. pharmacocinétique
1) Voies d’administration
*Générale: Orale, IV, IM
* locale: inhalés, crèmes dermatologiques, collyres ophtalmiques, solutions pour pulvérisations
nasales
*formes locorégionales telles que le cortivazol (Altim®) utilisables pour des administrations
intraarticulaires
2) Résorption (±)
-Les glucocorticoïdes naturels et de synthèse sont bien absorbés après administration orale.
-En application locale (muqueuse, cutanée, articulaire), ils diffusent facilement dans le reste de
l’organisme, ce qui peut entraîner des effets secondaires d’origine systémique.
3) Transport plasmatique
• La majorité circulent S/F liés à deux protéines de transport :
– l’albumine, possédant une forte capacité mais une faible affinité,
– et la transcortine ou « Cortisol Binding Globulin » (CBG), alpha 2 globuline possédant
une faible capacité mais une forte affinité.
• Seule la dexaméthasone circule sous forme libre.
4) Demi-vie, élimination (formes systémiques)
Les glucocorticoïdes sont métabolisés dans le foie et éliminés par le rein.
La demi-vie des divers produits est variable et on distingue des drogues à durée d’action courte,
moyenne ou longue.
Il faut cependant noter que la durée des effets biologiques dépassera toujours celle de
QE
la demi-vie plasmatique
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VI. Indications (Pas de QE)
• Les corticoïdes, en particulier le cortisone, sont utilisés dans le traitement de l'insuffisance
surrénalienne aiguë et chronique.
• Par ailleurs, on peut distinguer deux types d'indications en fonction de la durée du traitement:
– En urgence pour des traitements de courte durée à posologie élevée: peu d'effets
indésirables
– En traitement prolongé : beaucoup d'effets indésirables
1) En urgence pour des traitements de courte durée (IM ou IV)
Exemples:
- laryngites aiguës sous-glottiques du nourrisson
- œdème cérébral,
- état de mal asthmatique,
- choc anaphylactique où leur administration complète l'effet de l'adrénaline,
- hypercalcémies,
2) En traitement prolongé
• réservée aux cas où elle est indispensable,
• Il faut éviter toute posologie excessive
• une seule prise quotidienne le matin pour se rapprocher du rythme circadien de la sécrétion
physiologique
Exemples:
- rhumatisme articulaire aigu
- polyarthrite rhumatoïde en poussée,
- lupus érythémateux systémique, angéites, dermatomyosites…
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2) Accidents digestifs
– Ulcères gastroduodénaux
– Perforations
3) Risque infectieux (immunosuppression)
Insuffisance surrénale aiguë: à l’arrêt brutal d’une corticothérapie
• Maintenu au moins 2 semaines
• à partir de 7 mg par jour d’équivalent prednisone
4) Effets imprévisibles plus rares
– Troubles neuro-psychiques : effets stimulants, insomnie, troubles psychotiques
– Réaction d’hypersensibilité : urticaire, choc anaphylactique
– Effets oculaires : cataracte postérieure sous-capsulaire, glaucome à angle ouvert, kératite
herpétique, endophtalmie purulente
– Thromboses veineuses (liées aussi aux maladie sous-jacentes…)
VIII.Interactions médicamenteuses :
1) Pharmacodynamiques
* Hypokaliémie : +++ QE
– Augmentation du risque d’hypokaliémie si association à des médicaments
hypokaliémiants (ex : diurétiques)
– Augmentation des risques liés à l’hypokaliémie (torsade de pointe si association
avec des médicaments allongeant l’espace QT, digitaliques)
*Equilibre glycémique : modification de l’effet des hypoglycémiants
2) Pharmacocinétiques
• Diminution de l’effet des corticoïdes
– si association à des inducteurs enzymatiques (ex : rifampicine) :
– Si administration avec des pansements gastriques, par absorption digestive du
corticoïde
• Augmentation du risque d’effets indésirables
– du corticoïde si association à des inhibiteurs enzymatiques
X. Grossesse et allaitement :
Aucun effet malformatif n'a été retenu avec ces molécules
Lors de ttt au long cours, des RCIU et des petits poids de naissance
- Prednisone + prednisolone : à utilser
- Bétaméthasone : à éviter
RQ : Les AINS sont contre indiqués à partir de 24 SA ≠ glucocorticoïdes qui peuvent être utilisés.
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XI. Précautions d’emploi : QE
1) Modalités d’administration
-La prise du traitement corticoïde est la plus efficace et la mieux
tolérée quand elle s'effectue en une prise unique par jour, le matin,
aux alentours de 8 heures (voire en deux prises, matin et midi).
-De plus, il est préférable de prendre ce traitement au milieu du
repas afin d'éviter les troubles gastriques des corticoïdes
Introduction :
• Vaste famille de composés de structures hétérogènes
• Largement prescrits en thérapeutique
I. Classification chimique :
Classe DCI Spécialité
Salicylés Acide acétylsalicylique ASPEGIC/ ASPIRINE
Pyrazolés Phénylbutazone BUTAZOLIDINE
Indométacine INDOCID
Indoliques
Sulindac ATHROCINE
Kétoprofène PROFENID
Propioniques Ibuprofène BRUFEN
Acide tiaprofénique SURGAM
Piroxicam FELDENE
Oxicams Ténoxicam TILESTIL
Meloxicam MOBIC
Acide nuflimique NIFLURIL
Anthraniliques
Acide méfénamique INFLAMYL
Diclofénac VOLTARENE
Divers
Naproxène NAPRSYNE
Anti-cox2 Celecoxib CELEBREX
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La synthèse des médiateurs de l’inflammation (prostaglandines et leucotriènes) sous l’effet
de 2 enzymes la cyclo-oxygénase et les lipo-oxygénase
L’augmentation de leucotriène explique la pseduo-allergie
Les AINS inhibent la synthèse des prostaglandines en inhibant la cyclo-oxygénase (COX).
Les AIS inhibent la phospholipase A2 inhibant la synthèse de l’acide arachidonique. Ce qui
explique bien leur effet plus puissant
COX : 2 iso formes
COX 1 : constitutive (la plupart des tissus) = présente tout le temps (homéostasie du
corps par l’intermédiaire des PG)
Estomac : diminuer l’acidité
Rein : vasodilatation en cas de diminution de DFG
COX 2 : inductible (inflammation) = site d’action des AINS
AINS non sélectifs
- Aspirine, indométacine, piroxicam, sulindac (COX 1)
- Ibuprofène (COX 1=2)
AINS sélectifs (anti-COX2)
meilleure sécurité gastro-intestinal et rénal,
moins allergisants, moins efficace
Avec risque cardiovasculaire
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Les anti-COX2 agissent uniquement sur l’excès de prostaglandines au site inflammatoire.
Ils respectent les prostaglandines des tissus sains
L’aspirine bloque irréversiblement la COX, il ↓ la production de PG et du TXA2 mais pas celle
des leucotriènes.
Aspirine à faible dose (100, 150 mg par jour) effet anti agrégeant plaquettaire (liée
directement à l’aspirne qui bloque COX 1 des plaquettes du système porte de façon
irréversible)
L’effet anti inflammatoire et antalgique est lié à un métabolite (aspirine réabsorbé au
niveau de tronc porte foie transformation en acide salicyclique inhibition
réversible de COX1 et COX2)
Les autres AINS classiques sont des inhibiteurs réversibles de la COX. Leur sélectivité pour la
COX1 comparée à la COX2 est variable et partielle
NB : l’absence de sélectivité pour la plupart des AINS est à l’origine des EI
NB
L’irréversibilité est à l’origine d’effet AAP important de l’aspirine
Tous les AINS sont des inhibiteurs réversibles sauf aspirine (à faible dose)
III. Pharmacocinétique :
• Ce sont des acides faibles
• Bien résorbés par voie orale
• L’alimentation ne modifie pas leur biodisponibilité
• Le pic plasmatique est obtenu en 1 à 2 heures
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risque de dé fixation de ces médicaments qui lui sont associé = surdosage
QE
• Les AINS diffusent bien dans les tissus et le liquide synovial
• Passent à travers la barrière foeto-placentaire et le lait maternel
• Fortement métabolisés
• Éliminés principalement par voie rénale
• Mais subissent tous à des degrés divers une excrétion biliaire avec réabsorption intestinale
cycle entéro-hépatique
V. Effets indésirables :
1) EI communs liés à l’inhibition des PG:
a) EI gastro-intestinaux le plus connu et le plus fréquent
Sont dose-dépendants pas favorisés par l’infection par l'Helicobacter pylori
QE
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b) EI rénaux : QE
• Les AINS ne modifient pas une fonction rénale normale +++
• Dans des conditions pathologique les PG seraient responsables du maintien du DFG:
VII. Indications
• Inflammation aigue ou chronique
• Inhibition agrégation plaquettaire (aspirine à faible dose)
• Indométacine et dérivés: utilisés en néonatologie pour le ttt de la persistance du CA
• ttt des symptômes de la dysménorrhée (Dysménorrhée par libération des PG par l’endomètre)
VIII. Contre-indications : QE
• Hypersensibilité à un AINS de la même famille
• Pseudo allergie (tous les AINS qui bloquent COX1 === > on prescrit que COXIB)
• UGD en évolution
• Maladie hémorragique
• IR ou IH sévère
• Allaitement
• Grossesse:
T3: risque de fermeture prématurée du canal artériel et ↑ de la durée de gestation
T2 : atteinte rénale fonctionnelle (prise déconseillé)
T1 : non tératogène
Conclusion :
• Largement prescrits en thérapeutique
• Ont beaucoup d’effets indésirables:
- Respects des posologies et des contre-indications
- Attention aux interactions médicamenteuses
- Protection gastrique
- Surveillance clinique et biologique
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Hypolipémiants
Introduction
Hypolipémiants : statines, fibrates, résines échangeuses d’ions, inhibiteurs de
l’absorption intestinale des stérols Traitement des dyslipidémies
↓ du risque de morbi-mortalié cardiovasculaire (prévention primaire ou secondaire)
Mesures hygiéno-diététiques
La dyslipidémie : modification qualitative ou quantitative d'un ou plusieurs paramètres des
lipides sériques (anomalies du métabolisme des lipoprotéines, des transporteurs de lipides,
cholestérol et triglycérides dans le plasma sanguin).
La dyslipidémie athérogène (genèse des plaques d’athéromes) : une ou plusieurs des
anomalies suivantes :
Hypercholestérolémie
Hypertriglycéridémie
diminution du HDL-cholestérol
augmentation du LDL-cholestérol
Dyslipidémie : facteur de risque cardio-vasculaire (athérosclérose), risque de pancréatite
QE
I. Dyslipidémies
-Hyperlipidémies primitives (ou essentielles) 95% : maladies génétiques
-Hyperlipidémies secondaires : rare
Alimentation riche en graisses saturés (cholestérol augmente)
L’alcool (consommation parfois même modéré)
Trouble du métabolisme des glucides : diabète et/ou hyperinsulinisme
la correction de taux de glycémie va corriger le taux de TG
IR, SN
Hypothyroïdie
Origine iatrogène (œstrogènes, corticothérapie, anti-protéase, isotrétinoine…)
Il faut corriger la maladie responsable avant de penser au ttt de dyslipidémie
Eliminer une dyslipidémie secondaire avant de penser à une dyslipidémie essentielle
-La dyslipidémie est
milieu urbain > milieu rural
femme > homme + ↑ avec l’âge (2 sexes)
Les principaux facteurs prédictifs de l’hypercholestérolémie :
Sexe féminin
Obésité centrale (androïde)
Résidence en milieu urbain
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- augmenter la consommation des fibres alimentaire, des fruits, légumes et produits céréaliers.
- limiter la consommation des produits riches en cholestérol et privilégier les produits enrichis en
stérols végétaux (margarines, spécialité laitière…)
- Préférer les sucres complexes aux sucres raffinés
- limiter la consommation d’alcool
- Contrôler le poids + activité physique régulière
A. Statine
B. Fibrate
C. Résine
D. Ezetimibe : utilisé en cas d’intolérance au statine :
1. Molécule
- la posologie recommandé: 1 comprimé d'Ezetrol 10 mg / jour.
- Administré à tout moment de la journée, pendant ou en dehors des repas
- seul ou en association avec statine
2. Mécanisme d’action :
QE
Inhibiteur de l’absorption intestinale du cholestérol et des autres stérols
3. Propriétés pharmacodynamiques
↓ LDL-cholestérol (mauvais cholestérol)
QE
Action complémentaire à celle des statines
Utilisé si intolérance aux statines
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4. Pharmacocinétique
Résorption digestive Pas d’effet de l’alimentation sur la biodisponibilité orale
LPP forte : comme statine et fibrate
Métabolisme hépatique et intestinale
Cycle entérohépatique important
½ vie environ 20 h longue
Elimination : biliaire
5. Indication :
-Hypercholestérolémie primaire :
en association avec statine
ou si intolérance aux statines. QE
-Sitostérolémie : maladie rare
6. Effets indésirables
Troubles digestifs : douleurs abdominales, diarrhée, flatulence
Atteintes musculaires : myalgies
Elévation des transaminases
7. Contre indication
Allergie
Affection hépatique évolutive
Grossesse
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Statines fibrates Résines
Analogues structurels de la HMG-COA Fenofibrate : famille des benzophénones Résines échangeuses d’ion ou
clofibrate (Claripex*, Lipavlon*, Novofibrate*) résines fixant les acides biliaires
gembirozil (Lipur*) ciprofibrate (Lipanor*),
bezafibrate (Béfizal*) : Colestyramine : Questran*
molécules
↘ cholestérol total, des LDL et VLDL surtout - avec diminution de lipolyse dans la c. élimination de cholestérol
Légère augmentation des HDL adipeuse => ↓ TG et VLDL -Bien que la synthèse hépatique
Diminution des TG -inhibition de la synthèse et la libération des du cholestérol ↗, il est
Remarque : VLDL par le foie rapidement éliminé sous forme
Au début cholestérol diminue puis TG diminue -↑ synthèse des Apo A1 et A2 (protéines d'Ac biliaires
Le cholestérol est transporté par LDL : augmentation des majeurs des HDL) Cholestérolémie ↓↓ chez la
récepteurs LDL pour capter plus de LDL ↓ LDL circulant - ↑ HDL majorité des patients
LDL provient de VLDL ↘ de LDL = ↘ de VLDL -Légère diminution du cholestérol total (ce -le catabolisme de cholestérol ↑
LDL et VLDL sont responsable après hydrolyse d’augmenter n’est pas l’effet principal) et sa résorption digestive est ↓
TG ↓ de leur taux = ↓ de TG (on peut arriver à ↓ le taux ↘ nette TG mais ↘ légère du CT non - ↓ de la concentration intra
de TG avec les statines) utilisée en l’hypercholesterolemie isolée hépatique de CH ↗ Nb Rc
Action principale sur VLDL mais LDL des hépatocytes ↑ de
cholestérol continue à être synthétisé captation de LDL par les
(HMGCOA réductase présente hépatocytes ↘ LDL circulant
- hypercholestérolémie pure - HyperTG endogène de l'adulte, isolée ou -HyperCL essentielle : type II
Rq : on commence par régime, si les chiffres restent élevés associée : Si régime adapté et assidu si régime adapté et assidu
on donne statine insuffisant insuffisant
- hypercholestérolémie mixte associée à une hyperTG - hypercholestérolémies pures (type IIa) : cholestérolémie après
Indication
En complément d’un régime adapté et assidu bien que les statines soient plus efficaces, les régime reste élevée et/ou
-Prévention primaire chez les patients à haut QE fibrates restent indiqués, surtout en cas qu'il existe FDR associés
(uniquement) risque C-V d’intolérance aux statines. utilisé qu’en cas
-Prévention secondaire chez les patients à risque C-V Pas d’indication dans la prévention d’impossibilité de prise de
contrôle de taux de LDL primaire ni secondaire statine : n’est jamais de 1ère
intention
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Généralement bien toléré -Atteintes musculaires : Essentiellement troubles
-Troubles digestifs mineurs Myalgies digestifs ++ QE
2 grands types d’EI : faiblesse musculaire Constipation, Dl
-Atteintes musculaires : fatigue / myalgies / rabdomyolyse élévation des enzymes musculaires abdominales, ballonnement,
Gravité variable rhabdomyolyse diarrhées, météorisme,
Toxique (dose dépendante) +++ = commencer toujours risque majoré si association avec statine. brûlures épigastriques,
par la dose minimale efficace Nausée-Vomissement
Statine lipophile (atorvastatine, simvastatine, -élévation des transaminases stéatorrhée
lavastatine) ++ à tropisme musculaire le plus souvent transitoires
Terrain prédisposant (Femme, âge, ..) arrêt du TT si les TGO ou TGP > 3 x N
Interaction médicamenteuse : lipophile ++ surveiller le taux de transaminases
Association avec fibrate: ↑ le risque d’atteinte musculaire tous les 3 mois pendant la première
↗ CPK sériques année
Arrêt : clinique, tolérance, CPK
Effets indésirables
Atteinte hépatique sévère ou évolutive dehors des hyperTG majeures > à -Phénylcétonurie, car
11,3mmol/L (soit > 10 g/l) l'aspartam contient de la
En effet, besoin de cholestérol chez le fœtus et dans le lait Hypo albuminémie : SN, cirrhose phénylalanine
(augmentation de fraction libre de fibrate-Occlusion / subocclusion
= > augmentation de toxicité) intestinale
Relatives :
-Ac biliaire : acide
ursodésoxycolique
Ursolvan*=== > ↘ l'effet
- constipation chronique
- inhibiteur du CYP3A4 (atorvastatine, simvastatine, -Statine et fibrate : risque de rhabdomyolyse Acides biliaires (Ursolvan*):
lavastatine) : liposoluble Association déconseillée malgré un - ↘ l'effet des Ac biliaire qui
itraconazole, kétoconazole gain d’efficacité sont fixés et éliminés par
Interactions mdc
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EVALUATION :
1. Les statines ont les propriétés pharmacodynamiques suivantes :
a. Baisse du nombre des récepteurs LDL
b. Augmentation de la clairance hépatique du LDL
c. Baisse du taux de LDL et VLDL plasmatique
d. Baisse du taux plasmatique du cholestérol
e. Baisse du taux plasmatique de HDL
bcd
2. Quels sont parmi les hypolipémiants cités ci-dessous, ceux qui sont indiqués en prévention
primaire ou secondaire des événements cardiovasculaires chez les patients à risque :
a. Tahor*(atorvastatine)
b. Lipanthyl* (fénofibrate)
c. Questran* (Colestyramine)
d. Ezestrol* (ezétimibe)
e. Crestor* (Rosuvastatine)
ae
3. Les fibrates sont des hypolipémiants qui ont les propriétés pharmacocinétiques suivantes :
a. Bonne résorption par voie orale
b. Faible liaison aux protéines plasmatiques
c. Métabolisme hépatique
d. Demi-vie courte pour tous
e. Elimination urinaire
ace
4. La Surveillance d’une hyperlipidémie traitée par statine repose sur :
a. Dosage du LDL cholestérol
b. Dosage des transaminases
c. Dosage de l’acide urique
d. Dosage de la TSH
e. Dosage de la créatinine
ab
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Médicaments des dysfonctionnements thyroïdiens
3 grandes catégories :
Hormones thyroïdiennes ttt d’hypothyroïdie
Anti thyroïdiens de synthèse (ATS) ttt d’hyperthyroïdie
Iode radioactif ttt post opératoire de cancer thyroïdien
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Médicaments de l’hypothyroïdie Antithyroïdiens de synthèse (ATS) Iode et iodure
-Résorption digestive rapide T3 (90 %) > T4 (80 %) -Bonne résorption digestive : VO exclusive -VO : Sol° de LUGOL à 5%:
-LPP spécifiques: importante: TBG / TBPA -cc élective dans la thyroïde : taux x 100 plus Solution Iodo-Ioduré (I2 et I-) +
NB: Seule la fraction libre est active (très faible) élevé que dans le sang apport massif d’I2
-Demi-vie: NB : Propylthiouracile : à donner pour la -Fixation sur la thyroïde
Pharmacocinétique
• T3: 24h action rapide mais brève (2 à 3 prises/j) femme enceinte puisqu’il présente un faible -Passage du placenta
• T4: 5 à 7j action progressive et prolongée (1prise/j) passage transplacentaire -Demi-vie: 8h
-T4 désiodée en T3 T4 est pro-drogue de T3 -Métabolisme hépatique : carbimazole peu -Phénomène d’échappement:
-Métabolisation : 2 voies principales: actif thiamazole plus actif après 2-3 sem
-Élimination rénale ttt transitoire : reproduit son
• Thyroïde : Désiodation et désamination oxydative
• Foie : glycuro-/sulfoconjugaison (métabolisme hépatique) hormonosynthèse
-Élimination urinaire
NB : la métabolisation est adapté aux besoins physiologiques
on ne craint pas la thyrotoxicose
-Élimination essentiellement : biliaire QE
-Aggraver cardiopathies ischémiques latentes : Angor, -Effets mineurs++ : -Accidents allergiques:
IDM par ↑ des besoins en O2 -Arthralgies, myalgies œdèmes, prurit, urticaire,
Effets indésirables
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Traitement substitutif: hypothyroïdie Mécanismes d’action -Traitement préopératoire (pour
– Enfant : Hypothyroïdie congénitale +++ ↓ biosynthèse T3 et T4 : une thyroïdectomie) : solution
– Adulte : Myxoedème ou coma myxoedémateux • (-) de la thyroperoxydase de Lugol réduit la vascularisation
La femme enceinte doit également être traité • (-) du couplage MIT/DIT pour donner T3+T4 de la glande qui devient plus
Indications spécifiques: Effet immunosuppresseur ferme facilite le travail de
– freiner la TSH: Goitre Thyr, cancers Thyr (TSH sensible Bloquage de la désiodation périphérique chirurgien
: indication de métabolite T3) = freinage par RC - Hyperthyroïdie
– Exploration thyroïdienne Phase d’attaque : posologie ↑↑ (L’effet en qq -ttt d’urgence des crises
– Syndromes de résistance aux hormones thyroïdiennes jours 2-3 sem. NB : forte dose EI +++ aiguës thyrotoxiques (IV)
Critères de choix : Phase d’entretien et de consolidation : (+β-Bloquant)
Indications
- LT4: mieux adapté au ttt long cours: posologie ↓↓ en fonction de l’état de malade
• Une seule prise le matin à jeun +++ Durée totale du traitement : 1-2 ans -Maladie de Basedow avec
• Déiodation périphérique en LT3 active (selon besoin) GROSSESSE et allaitement : exophtalmie œdémateuse
- LT3: ttt transitoire (si hypothyroïdie grave) Thyréotoxicose pendant la grossesse: rare sévère (forme sévère de
• 3 prises/j expose à des pics de T3 libre thyrotoxicose)
Propylthiouracile: ATS de choix
• Période courte puis passer à LT4 Faible passage transplacentaire
- La forme associée: pas d’avantage sur la LT4 seule Mais risque d’hypothyroïdie fœtale existe:
Posologie:↑progressivement : LT4 équilibré en 4 à 6 sem – Pas d’effet T1
Objectif thérapeutique : Euthyroïdie clinique et – ↘ doses dès que possible
biologique stable + TSH ┴ – Éviter ATS au T3
Éviter ATS à l’allaitement : Sinon surveillance
NB : Administration quotidienne à jeun le matin car son
NN (risque d’hypothyroïdie de NN)
absorption diminuée de 80 % en présence des aliments
Avant traitement: - Poids
- Confirmer l’hypothyroïdie : 2 dosages consécutifs TSH + - clinique : FC, exophtalmie
T4 (pas de confirmation sur un seul dosage) -TSH tous les 2-3 mois
Surveillance
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LES MEDICAMENTS DE LA GOUTTE
I. Introduction
On distingue 2 types de médicaments de la goutte :
• Les médicaments de la crise à action symptomatique :
– Colchicine
– AINS
– Infiltration de corticoïdes
– Corticoïdes par voie générale: accès sévère poly-articulaire
– Les anti IL1: formes sévères cortico-dépendantes : Anakinra (Kineret®)
• Les médicaments du traitement de fond à visée préventive (diminuer la concentration
des acides uriques diminuer le risque de cristallisation)
– Uricofreinateurs
– Uricosuriques
III. La colchicine
1) Mécanisme d’action :
• Inhibe la formation des microtubules intra-cytoplasmiques :
QE
Inhibition de la motilité de certaines cellules dont les granulocytes
Inhibition de l’afflux de leucocytes et de la phagocytose des microcristaux
Évite la libération de médiateurs qui entretiennent la réaction inflammatoire (contrôle
de la réaction inflammatoire)
• Effet analgésique et anti-inflammatoire mais aucun effet sur le métabolisme de l’Ac urique
2) Pharmacocinétique
Résorption rapide par VO: Pic atteint à 2h
Concentrations élevées dans les leucocytes++
Métabolisme hépatique en plusieurs métabolites
Élimination rénale et digestive (augmentation de concentration en cas d’IR)
3) Indications :
• Traitement de la crise :
QE
Efficacité dans 80 à 90 % des cas
Élément de Dg (test diagnostique : arthrite + colchicine amélioration = crise de goutte)
• Prophylaxie: Au début du TT de fond (uricosurique ou Urico-freinateurs : inhibiteurs de la
synthèse de l’acide urique)
explication : mobilisation des cristaux du à la diminution de l’acide urique dans le sang sous
TT uricosurisque risque d’apparition de crise de goutte intérêt d’association au début
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4) Effets indésirables
• Accidents hématologique:
leucopénie, anémie
dépression médullaire (inhibition des mitoses)
• Azoospermies
• Myopathie
• Intolérance digestive: surtout diarrhée Premier signe de surdosage
Arrêter immédiatement le ttt devant une diarrhée
• Toxicité aiguë: très grave index thérapeutique étroit (favorisé par IR +++)
– état de choc, pancytopénie QE
– décès si doses>0.8 mg/kg
5) Contre-indications
• Insuffisance rénale – Insuffisance hépatique
• Association avec:
– Antimitotiques (méthotrexate…)
– Médicaments hémato-toxiques
• Association à un macrolide (sauf spyramicine) les macrolides inhibent le
métabolisme hépatique de colchicine
• Association avec la pristinamycine
3. Effets indésirables
- Crise Aiguë en début de TT
- Lithiase xanthique (accumulation)
- Trouble digestifs
- Réaction d’hypersensibilité : rare mais pouvant être grave (SD de LYELL) == >
médicament très allergisant
4. Interactions médicamenteuses
- ↘ métabolisme des AVK risque d’hémorragie
- ↘ métabolisme du cyclophosphamide potentialisation de sa toxicité hématologique
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V. Uricosuriques
Acides organiques
Mecanisme : ↘ réabsorption tubulaire de l’acide urique => augmentation de
l’élimination urinaire de l’acide urique== > ↘ l’uricémie
Indication : uraturie <700mg/j
Contre-indications: hyper sécréteurs (uraturie > 700 mg/j) Risque de lithiase QE
Mdc efficacité Si IR EI
Benzbromarone Pas d’effet si
(Désuric)* Cl(créat)<40ml/min Hépatobiliaires
probénicide < benzbromarone peut être utilisé en ++
cas d’IR modérée
Probénicide Sulfinpyrazone < benzbromarone
(Bénémide)* Inefficace en cas IR digestifs
Sulfinpyrazone
(Anturan)*
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Les modificateurs de la motricité digestive
Introduction
Appareil digestif : innervation sympathique et parasympathique
Pathologies ≠ digestives et extradigestives: Symptômes digestifs peu variés mais fréquents
Effets indésirables digestifs des médicaments ++++
Avant de traiter ces symptômes, il faut traiter la cause de ces symptômes
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PD Antiémétique puissant
Effets neuroleptiques faibles (car ne passe pas la BHE)
contraction antro-pylorique accélère vidange gastrique
Métopimazine : Anti cholinergiques faibles
Précautions d’Emploi Adaptation posologique à la fonction rénale
Contre-indication Dyskinésies tardives (EI des neuroleptiques)
Hémorragie
Obstruction ou perforation GD
EI À forte dose ou en TTT prolongé : somnolence, trb extrapyramidaux,
trb endocriniens: galactorrhée commune aux NLP
Métopimazine : glaucome/ rétention urinaire (CI)
Interactions Neuroleptiques / L-dopa / agonistes dopaminergiques
2) Antagonistes des récepteurs 5-HT3 de la sérotonine (sétrons)
Ondansétron (Zophren®) Dolasétron (Anzamet®)
Granisétron (Kytril®) Tropisétron (Navoban®)
PD Antagonistes sélectifs des récepteurs 5 HT3 de la sérotonine
Antiémétiques très puissants
Blocage centrale des récepteurs 5-HT3 de la zone chémoréceptrice
Efficace: vomissements liés à une stimulation vagale: blocage périphérique
du Rc 5-HT3 sur les afférences intestinales vagales
2 actions : périphérique et centrale (chémorécepteurs)
Demi-vie assez longue 1-2 fois / jour
Indications Prévention et ttt des nausées et vomissements induits par les chimiothérapies
ou la radiothérapie cytotoxiques émétisantes (30 min avant, IV)
Traitement des nausées et vomissements post-opératoires
EI Communs à tous :
céphalées modérées
constipation
bouffées de chaleur
Dolasétron : allongement peu marqué des intervalles PR, QRS et QTc
NB : Pas de troubles extrapyramidaux
Précautions Utilisation déconseillée du Dolasétron en cas de BAV, BB ou QT long
d’emploi Ondansétron : ne pas dépasser 8 mg/j chez l’Insuffisant hépatique
3) Antagoniste de la substance P Aprepitant (Emend*)
PD Agit sur récepteurs NK1 (base du cerveau et du complexe vagal)
Assez bien toléré.
en association car il est moins efficace qu'un sétron (+ corticoïde et sétron)
EI Hoquet
Fatigue
↑ ALAT
céphalées
constipation
Interactions + médicaments entrainant des torsades de pointe
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4) autres :
Antinaupathiques ou médicaments du mal des transports
utilisés à titre préventifdonc à prendre avant les transports
anti-H1 + anti cholinergiques
Corticoïdes associés : (aux médicaments de 1ère intention) :
accroissent l’effet antiémétique
Dexaméthasone ou Méthylprednisolone (Médrol®)
Benzodiazépines
prévention des nausées et vomissements anticipés
AlprazolamXanax®/ Lorazépam, Témesta
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b- Agonistes α2-adrénergiques (clonidine)
Anti-HTA centrale
Inhibiteur ACH
2) Les inhibiteurs musculotropes
a- Papavériniques (papavérine alcaloïde naturel d’opium)
→ Mébévérine, Phloroglucinol
→ Phloroglucinol SPASMOCALM
b- Inhibiteurs des courants calciques
o Tous : constipation (EI des antihypertenseurs)
o Bromure de pinavérium DICETEL :
Peu ou pas résorbé
Utilisé dans le ttt symptomatique des DL abdominales
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les AINS
les médicaments cardio-vasculaires
les cytotoxiques
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Les antidiabétiques
I. Introduction :
Diabète de type (1) ou insulinodépendant Diabète de type (2) ou non insulinodépendant
-Déficit sévère ou absolu de sécrétion -Progressif, insidieux
d’insuline par le pancréas. -Résistance tissulaire à l’action de l’insuline
-moins fréquent associée à un déficit relatif de sécrétion d’insuline
- sujet jeune Antidiabétiques oraux ±Insuline
Insulinothérapie : ttt de substitution
II. Insulinothérapie :
1. Structure :
2 chaines α et β : reliés par ponts S-S responsable de l’activité hypoglycémiante
- 𝜶𝜶 : 21 acides aminés
- 𝞫𝞫 : 30 acides aminés
la chaine β comporte à la position 28 un AA responsable de la formation d’un hexamère
d’insuline (polymérisation de 6 molécules d’insuline autour d’un atome de zinc)
2. Préparations d’insuline utilisées en thérapeutique :
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4. Pharmacocinétique :
a. Insuline à action rapide :
L’insuline ordinaire = humaine (Actrapid®, Les analogues de l’insuline
HumulineRegular®) humaine à action rapide
(insulines ultra-rapides) :
SC ou IV (uniquement pour l’actrapid) ou IM SC ; IV possible
-un complexe cristallin Zinc –insuline Insuline Lispro (Humalog®)
-En solution concentrée, elle adopte une structure hexamèrique Insuline Aspartate (Novonorm®)
-Voie SC : hexamère Dimère Monomère résorption Insuline Glulisine (Apidra®)
(cette insuline nécessite la dissociation des hexamères en Ces modifications permettent
monomères Seules les monomères arrive à passer la d’avoir une forme monomérique
membrane des capillaires) en solution : meilleure
absorption sous cutanée et
- cinétique ≠ insuline endogène
action plus rapide
- l’effet n’est pas immédiat : nécessite le passage à la forme -cinétique plus proche de
monomérique 30-45min l’insuline endogène
- Pic maximal est obtenu dans les 2 h
- Durée d’action : 8 h risque d’hypoglycémie
NB : Jamais d’insuline à action lente en IV
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8. Interaction médicamenteuse
-Majoration d’une hypoglycémie avec IMAO, aux sulfamides hypoglycémiants ou à l’alcool
-Β-bloquants masquent les signes cliniques d’hypoglycémie
9. Contre-indications
L’insuline retard est contre-indiquée en cas de coma acétocétosique
L’insuline contenant la protamine est contre-indiquée si allergie à la protamine
Antidiabétique oraux
Hypoglycémiant
-Extra pancréatique: QE
(Action inférieur à
*Hépatique: ↓ de la clairance hépatique de
celle des
l’insuline (↑ de la C°de l’insuline)
sulfamides)
*Tissus périphériques : Sensibilisation à
Moins risque
l'action de l'insuline endogène : favorise
d’hypoglycémie
l’utilisation périphérique du Glucose
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-Résorption digestive: Bonne (↓ par aliments) -Résorption: très
-Temps nécessaire pour avoir l’effet: 30min!! rapide
- LPP >90% Albumine interactions +++ -Biodisponibilité 60%
-Distribution: passent la barrière placentaire, -Métabolisme :
et dans le lait maternel CI si Grossesse QE hépatique CYP3A4
Pharmacocinétique
IR / IH allaitement
DID et diabète avec complication
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IV. Médicaments Réduisant l’insulino-résistance : Les Biguanides
1. Produits Disponibles : Seule la metformine reste commercialisée:
* Glucophage®, Formidiab®, Metforal®
* Glucophage Retard®: en 1 à 2 prises.
2. Pharmacodynamie 3. Pharmacocinétique
Anti hyperglycémiant, non -Base faible
hypoglycémiante = euglycémiant -Résorption: intestinale saturable
Cet effet ne s’exprime qu’en présence -biodisponibilité 50 %
d’insuline et d’une hyperglycémie -Médicament stable, circulant à l’état libre
Potentialise l’effet de l’insuline (LPP faible), passe barrière FP, lait maternel
-périphériques: captation périphérique de G -non métabolisé
-Foie: ↓ la néoglucogenèse à partir du lactate -Excrétion: urinaire, inchangé
↓ l’absorption intestinale du glucose -Demi-vie: 2 - 4 H
Effet sur les lipides
↓ TG et CT chez les sujets Hyperlipidémiques
4. Effets indésirables :
• Intolérance digestive: le + fréquent (Nausées, vomissements, diarrhée)
Commencer par des doses faibles et ↑ progressivement
Prise pendant les repas
• Malabsorption intestinale: Vit B12, Ac Folique (prolongée et à fortes doses)
• L’acidose lactique: complication grave mais exceptionnelle
En présence des biguanides: ↑ les lactates par: QE
1. Inhibition de la néaoglucogènese
2. Augmentation de la formation du lactate au niveau intestinale
Toute situation qui augmente la formation des lactates risque d’entrainer une acidose lactique:
1. Anaérobie: hypoxie (EDC, Anémie sévère, ect)
2. cétose, jeûne, éthylisme,
3. Diminution de la fonction hépatique
4. Diminution de la fonction rénale
Les biguanides est le seul antidiabétiques oral qui n’a pas d’effets hypoglycémiants QE
5. Précautions d’emploi :
Interrompre le traitement 48 H avant:
Une intervention chirurgicale
Injection de produit de contraste
Toute autre affection intercurrente susceptible de favoriser la survenue d’une acidose
lactique (désydratation, fièvre, EDC …)
6. Interactions médicamenteuses :
+ sulfamides hypoglycémiants: ↑ l’insulino-secrétion et amélioration de l’insulino-sensibilité
7. Indications :
Les situations d’insulino-résistance:
• Diabétiques de type 2
• Diabétiques de type 2 si les SH sont inefficaces
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8. Contre-indications
- Allergie
- IH
- IR ou affection susceptible d’altérer la fonction rénale (déshydratation, PDC, infection grave…)
- Situation à risque d’anoxie tissulaire : Ice cardiaque, Ice respiratoire, IDM récent, choc, alcool
- Grossesse, allaitement
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Les antiulcéreux
Introduction :
• Utilisés pour :
- UGD
- Gastrite
• Suc gastrique : (2,5 L/j) HCl ; protéase ; pepsinogène (agent agresseur) ; mucus protecteur
• HCL :
o hydrolyse des protéines
o activation du pepsinogène en pepsine initiation de la digestion.
• mucus + bicarbonate + prostaglandines protection de la muqueuse gastrique vis à vis
de l'acidité et du contenu protéolytique de l'estomac.
• Régulation de la sécrétion acide:
- Médiateurs stimulants: gastrine, histamine, Ach
- Médiateurs inhibant: PG, somatostatine.
- Voie commune finale: Pompe à protons
• UGD : Déséquilibre (Facteurs Protecteurs /Agresseurs) Pathogénie :
- Acidité gastrique +++ (=agent primordial)
- Hélicobacter Pylori (HP)
• Deux classes pharmacologiques dominantes :
- Les IPP
- Les antagonistes de Rc H2 à l’histamine (blocage des Rc H2 cellules pariétales)
• Leur efficacité et leur simplicité d’utilisation explique qu’ils aient relégué les analogues des
prostaglandines et les antiulcéreux topiques au second plan.
I. Rappel physiologique :
• (H2O + CO2 → H2CO3 → HCO3- + H+) sous l'action catalytique de l'anhydrase carbonique.
• Les ions H+ intracellulaires sont échangés contre des ions K+ au pôle apical de la cellule
pariétale. Il s'agit d'un mécanisme actif exigeant de l'ATP et une ATPase membranaire.
• La pompe à protons incorporée dans les canalicules sécrétoires, hydrolyse ATP ADP + P1.
La libération d'énergie permettant à la pompe de transporter H+ du cytosol de la cellule
pariétale dans la lumière canaliculaire (contre un gradient de concentration) en échange de
K+ des canalicules sécrétoires dans la cellule
• Il existe d’autres acteurs: (Stimulateurs)
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- L'histamine : libérée par les cellules entérochromaffines-like (ECL) se lie sur les
récepteurs H2 couplés à une protéine Gs des cellules pariétales. Les récepteurs à
histamine sont couplés à l'adényl-cyclase, qui transforme l'ATP AMPc (Rc de type II :
couplée par une protéine G à une enzyme adényl-cyclase)
- La gastrine : sécrétée par les cellules endocrines de l’estomac. Elle stimule les cellules
ECL pour libérer l’histamine effet indirect : gastrine (+) ECL Histamine
- L’acétylcholine : joue un rôle important dans la stimulation des sécrétions gastriques, par
l’intermédiaire du nerf vague (parasympathique: R muscarinique)
Récepteur muscarnique Ca2+ : II messager Stimulation de la pompe à proton
Stimulation de la sécrétion de H+.
- Le Ca2+ et l'AMPc ↑ la sécrétion d'H+.
RQ : Pompe H+/K+ ATPase = voie commune : libération H+ dans la lumière + résorption K+
Biodisponibilité: 60%
• LPP: 95% Bonne LPP
• Demi-vie: 40min (VO), 30 à 60 min (IV) Courte.
• Elimination rénale: métabolites inactifs
• Présentation orale: granules gastro-résistants : seulement par voie orale.
• Résorption rapide (au niveau intestinal)
Lansoprazole
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d) Effets indésirables : Généralement bien tolérés.
- Nausée, vomissements (transitoire au début du traitement)
- Diarrhée
- Céphalées, Vertiges (rare)
- Réactions cutanées allergiques (très rare) : peut être croisée ou non.
- Confusion mentale (exceptionnel)
- Leucopénie, thrombopénie, anémie hémolytique (exceptionnel)
- Colonisation bactérienne (utilisation prologée)
- Hypergastrinémie
De potentiels effets indésirables lors d'une utilisation au long cours apparaissent :
- Les infections
- Fracture osseuse (Risque de fracture par mécanisme ostéoporotique)
- Néphrites tubulo-interstitielles: mécanisme immuno allergique
- Hypomagnésémie: IPP interfèrent avec le transport actif du Mg++ (barrière intestinale)
- Carence en vit B12: IPP peuvent altérer l'absorption de la Vit B12
- Carence martiale: IPP peuvent altérer l'absorption du fer
- dépendance aux IPP il faut un arrêt avec décroissance progressive des doses
e) Interactions médicamenteuses (3)
• Les IPP peuvent diminuer la dissolution et l'absorption de certains médicaments
administrés per os (Kétoconazole et itraconazole)
• Lansoprazole : inhibiteur enzymatique
• ↓ de l’activité en association avec topiques intestinaux (à base de charbon, d’argile:
actapulgite) « pansements gastro-intestinaux » Espacer les prises de 2 h
• Interaction IPP/clopidogrel (antiagrégant plaquettaire)
Clopidogrel (prodrogue) �⎯⎯⎯⎯⎯� métabolite actif
CYP 2C19
L‘oméprazole inhibiteur du CYP 2C19 (-) la transformation du clopidogrel en
substance active
Attention : IDM Clopidogrel + IPP Risque de décés.
Prescrire l'IPP le matin et le clopidogrel le soir : minimiser les conséquences de cette interaction
f) Contre-indications :
• Grossesse : on préférera si possible l’oméprazole ou l’ésoméprazole mieux connus
• Allaitement : On préfèrera utiliser l’oméprazole, l’ésoméprazole ou le pantoprazole
• Insuffisance hépatique (Lansoprazole = CI)
3) Anti-muscariniques = Anti-cholinergique : Premiers antisécrétoires utilisés
• Atropine:
EI anti-muscariniques extragastriques (sécheresse buccale, trouble de l’accommodation,
tachycardie, relaxation du muscle lisse vésical, mydriase).
• Pirenzépine: plus sélectif (action au niveau gastrique) Traitement d’appoint de l’UGD
• Contre-indications:
- glaucome à angle fermé
- HBP
Rq : Cette classe n’est assez utilisée : manque d’efficacité + EI.
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4) Indication des anti-sécrétoires :
• But: Céder douleur, cicatrisation, éradiquer HP
o UGD
o Oesophagite peptique par reflux
o Syndrome de Zollinger Ellison
o Prévention des gastrites liée au stress
o Traitement curatif: Anti-H2 / IPP + ATB
o Traitement d’entretien: prévention des rechutes
Rq : Les IPP sont les anti-sécrétoires les plus efficaces.
V. Les antiacides :
Les antiacides sont des médicaments capables de neutraliser les ions H+ sécrétés par
l’estomac sans interférer avec les processus sécrétoires. Ils sont destinés à protéger les
muqueuses œsophagienne, gastrique et duodénale contre tout type d’agression
• Ce sont des bases faibles : Bases faibles + HCl sel + eau
• Hydroxyde d’Al (constipation)
• Hydroxyde de Mg2+ (diarrhée)
• ANTACID*= hydroxyde d’Al+hydroxyde de Mg2+ Association pour lutter contre les EI
• Efficace: cicatrisation de l’ulcère duodénal.
• Diminution de l’absorption des tetracyclines (compléxation).
• Modification de l’absorption des médicaments dépendants du pH gastriques
QE
(Anticoagulants)
• Modification de l’élimination des médicaments dépendants du pH urinaire (Salicylés,
phénobarbital)
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Evaluation
1. Les inhibiteurs de la pompe à protons :
a. bloquent la phase finale de la sécrétion acide gastrique
b. inhibent de façon irréversible la pompe à protons ATPase dépendante de la cellule pariétale
c. inhibent la pompe à protons ATPase dépendante de la cellule tubulaire du rein
d. diminuent la sécrétion acide quelque soit la nature du stimulus
e. sont caractérisés par une courte durée d’action
a, b, d
2. La cimétidine :
a. est l’anti H2 le mieux toléré
b. a des efftes antiandrogéniques
c. peut entrainer une bradycardie sinusale
d. diminuent le taux plasmatique des médicaments qui lui sont associés
e. est contre-indiquée chez la femme enceinte ??
b, c
3. 3-Les anti-H2 :
a. bloquent de façon irréversible les récepteurs H2 à l’histamine
b. diminuent l’influence des autres stimuli sur la sécretion acide gastrique
c. diminuent de 80% la sécretion acide gastrique basale
d. n’ont aucun effet sur la sécretion acide post prandiale et nocturne
e. diminuent la sécretion de pepsine et de facteur intrinséque
b, c, e
4. Cas clinique :
Un homme âgé de 68 ans aux ATCDs d’infarctus aigu du myocarde antérieur étendu, en février
2010. Il subissait alors une angioplastie coronarienne avec pose d’un stent sur l’interventriculaire.
Il a été mis sous Plavix® (clopidogrel), aspirine® (acétylsalicylate), Monicor® (isosorbide
mononitrate), Nébilet® (nébivolol), mopral® (oméprazole) et Zocor® (simvastatine).
L’évolution a été favorable en quelques jours. 2 mois après, il a eu une récidive de l’IDM
Expliquez ?
Rep : Interaction clopidogrel/IPP :
L’association clopidogrel/IPP: très courante en pratique clinique (diminuer le risque d’hémorragie
gastro-intestinale)
Les IPP les plus courants sont l’oméprazole, son isomère actif l’ésoméprazole, le rabéprazole, le
pantoprazole et le lanzoprazole, dont la structure chimique et le mécanisme d’action sont
similaires et l’efficacité est comparable.
Toutes ces molécules sont métabolisées par les cytochromes P450, fortement par le CYP2C19 et
en faible proportion par le CYP3A4.
Les IPP ont un potentiel inhibiteur du CYP2C19, bien que plus faiblement pour le pantoprazole.
Solutions :
L’espacement des prises de l’IPP et du clopidogrel est souhaité
Préférer pantoprazole
Les anti-H2, comme la cimétidine (Tagamet®) ou la ranitidine (Raniplex®) constituent une
alternative thérapeutique chez les patients à faible risque
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Modificateurs de la motricité digestive
Introduction :
-Deux types d’influence sur l’utérus :
• Nerveuse: sympathique +++
• Hormonale
o Stimulation des contractions utérines : ocytocine, prostaglandines(PG)
o Inhibition des contractions utérines : progestérone
-Deux types de modificateurs de la motricité utérine :
• Les ocytociques (↑ CU) : ocytocine, PG, ergométrine (Méthergin*)…
• Les tocolytiques (↓CU) : progestérone, β₂ (+), AINS (indométacine ++), inh calciques …
- A dose très forte => contracture soutenue => utérus -Agit sur l’utérus immature
tétaniforme => risque de rupture utérine => Surveillance (≠ocytocine)
stricte au cours du travail+++ (8 gttes/min) b. spasmogène du col
-Sensibilité de l’utérus gravide > l’utérus non gravide : CI si femme enceinte en travail+++
↗ nb des récepteurs à l'ocytocine en fin de gestation + c. Vasculaire :
contraction synchrone des f.m.l utérines
VC modéré ++ (≠ocytocine)
b. Sur la glande mammaire :
contracte les canaux galactophores :
l'éjection du lait
Préparation à l’allaitement
c. Vasculaire
-à doses élevées, VD PAS ↘ , PAD ↘↘ TC réflexe
Attention si hémorragie => ↘ TA
-PO : inactivée par la trypsine -Goutte, Ap
-Voie parentérale : en perfusion (IVL ou IM) -PO => forme limitée
Pharmacocinétique
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Hypotension artérielle (diastolique++)
Réaction allergique N-V, diarrhée, ergotisme, confusion…
EI
perfuser l’ocytocine
o Surveillance stricte +++
o arrêt si échec (pas d’engagement de la tête, SF))
-souffrances fœtales (multipare ou dilatation complète)
-Accouchement d’une cardiaque / maladie pulmonaire
(minimiser les effets)
-C/S (intra-mural) hémostase et ↘ le saignement
-Présentation de siège de la période d’expulsion
-Délivrance : accélérer et ↘ le saignement
-Inertie utérine (risque hémorragique)
+Absolues :
-Obstacle mécanique (maternel, fœtal) -Grossesse, accouchement
-Utérus cicatriciel (cicatrice corporéale, myomectomie)
+Relatives : -Précautions si HTA ou affections
CI
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