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Sabrina Rys
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Ce cours est publié par :
Le Centre de Formation à Distance
Groupe CFDF
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© Sabrina Rys
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soins apportés à la composition du texte, ni l’auteur, ni l’éditeur, ni le CFD ne peuvent être rendus responsables du
dommage qui pourrait résulter directement ou indirectement d’une erreur qui pourrait figurer dans cette édition.
1.3.3 Quelles sont les compétences de base d’un personal trainer ? ....................... 21
2.6. Les 10 conseils pour celui qui débute l’activité physique ........................................ 36
4.4.5 L’entraînement en altitude, est-ce utile ? Dans quelles conditions ? ............. 154
Vous avez en main votre cours de Personal Trainer. Ensemble, nous allons explorer tous
les aspects de ce domaine jusqu’à ce que vous soyez prêt(e) à présenter votre examen
et à vous lancer dans cette activité.
Je m’appelle Sabrina Rys. Comme vous, l’activité physique occupe une place
privilégiée dans ma vie. Je pratique différentes disciplines sportives individuelles et
collectives depuis de nombreuses années. Je possède un master en Education Physique
à L’Université Catholique de Louvain-la-Neuve. J’ai approfondi ces études avec une
formation en nutrition et nutrithérapie au CERDEN.
Un cours pratique ancré dans la réalité. Ce cours est conçu au plus proche de
la réalité du terrain. Qu’est-ce que le personal training ? Comment atteindre
mes objectifs ou ceux de mes clients ? Quelle que soit votre motivation à suivre
ce cours, vous trouverez les réponses à vos questions.
Facile et concret. Le cours est conçu pour être clair et précis. Pas de mot ou
de définition compliqués. Nous allons à l’essentiel et à la pratique.
Des connaissances solides et des résultats assurés. Le cours est conçu pour
que, étape après étape, vous deveniez un professionnel du mouvement.
Chaque chapitre est directement relié au sport ou à l’activité physique. En
suivant ce cours, vous obtiendrez toutes les clés pour devenir un personal
trainer de qualité.
Sportivement,
votre professeur,
Sabrina Rys
Félicitations pour avoir choisi une formation complète et pratique en personal training !
Le personal training n’est plus seulement réservé à l’élite. Auparavant, seules les stars et
les peoples avaient les moyens de s’offrir un personal trainer. Ce temps-là est dépassé.
Ce service s’est démocratisé. Il est désormais possible d’avoir son propre personal trainer
à la maison. Tout le monde sait qu’avoir une hygiène de vie remarquable est très difficile.
Pour être en forme, il est important de s’exercer physiquement et d’avoir une
alimentation correcte. Pour cela, il faut du temps et de la discipline. Le personal trainer
peut être la source de motivation et la solution pour beaucoup de monde.
La formation d’un personal trainer est beaucoup plus large que ce que l’on pourrait
croire. Il est important de posséder des connaissances approfondies concernant le
fonctionnement du corps. Il faut ensuite pouvoir les mettre en pratique pour améliorer la
qualité de vie des clients.
Ce cours est séparé en deux parties. La première partie est plus théorique. En effet, il est
très important de poser les bases. Les grands principes d’anatomie, de physiologie, de
nutrition et d’entraînement seront abordés. Lorsque vous aurez intégré cette partie, vous
saurez comment le corps fonctionne et comment l’entraîner. La deuxième partie est plus
pratique. Il s’agit de savoir comment pratiquer le métier de personal trainer. Les
techniques de marketing et les atouts motivationnels importants seront mis en avant.
Un personal trainer est une personne qui, sur base de ses connaissances et de ses
compétences professionnelles, va construire un plan d’entraînements et donner des
conseils personnellement adaptés aux besoins du client. Le personal trainer va mettre
son expertise au service de son client pour atteindre des objectifs fixés. Le personal
trainer offre un service personnalisé et complet. Il ne tient pas seulement compte du
physique de son client, mais aussi des aspects motivationnels, psychologiques et
familiaux. Il propose un encadrement total pour atteindre un objectif.
Le personal trainer va s’intégrer dans la vie quotidienne de son client. Il connaît très bien
la manière de vivre de ses clients. Son but est d’intégrer l’activité physique dans la vie
des gens sans que cela ne les perturbe trop. La gestion du temps est très importante
pour un personal trainer. C’est lui qui va prouver que chacun peut trouver du temps pour
bouger.
C’est grâce à cette organisation et à cette bonne connaissance des clients que le
personal training est la forme d’entraînement la plus efficace. Pour cela, le personal
trainer doit être disponible et flexible à chacun des entraînements.
Le personal trainer est donc bien plus qu’un simple entraîneur. L’affectif est aussi souvent
beaucoup plus engagé. Le personal trainer va certainement aider à perdre du poids, à
gagner en force, à améliorer l’endurance, il peut aussi permettre d’être plus souple,
d’avoir une meilleure confiance en soi ou d’améliorer son image. Le personal trainer est
un entraîneur, mais aussi un confident, un conseiller, un coach, un enseignant, une
source d’inspiration et de motivation.
Comme le métier de personal trainer est récent, il est encore possible de le faire évoluer.
Chaque personal trainer y apporte sa touche personnelle, et c’est aussi important que la
formation théorique. Les clients cherchent de plus en plus des personal trainers qui
peuvent également les aider à déstresser, à arrêter de fumer ou à changer leur
alimentation.
Actuellement, le titre de personal trainer n’est pas protégé en Belgique, ce qui signifie
que chacun peut se proclamer personal trainer s’il le veut. Il est donc très important pour
un personal trainer de mettre sa formation en avant. Cela le démarque des autres et
donne également de la légitimité à l’emploi.
A ce propos, l’Australie est un exemple à suivre, car elle exige que les personal trainers
fassent partie de la Fitness Australia ou Kinnect. Cette obligation garantit que chaque
personal trainer possède une qualification adéquate.
Le personal trainer est là pour une seule personne et tient compte de toutes ses
caractéristiques. Grâce à lui, l’effet de l’exercice est optimalisé.
Beaucoup de gens s’inscrivent dans les salles de fitness, et il arrive même que certaines
personnes possèdent plusieurs inscriptions dans différentes salles, mais énormément de
personnes ne fréquentent pas la salle dans laquelle ils sont inscrits. C’est un constat qui
n’est pas nouveau et qui interpelle. Pourquoi payer un abonnement dans une salle de
fitness pour ne pas y aller ?
Le fait est que les gens s’inscrivent, ils fréquentent la salle quelques temps, mais ils
n’obtiennent pas les résultats voulus et abandonnent.
Il est important de savoir pourquoi les résultats ne sont pas obtenus. Voici quelques
pistes : manque de régularité, blessures, exercices non adaptés.
Quels sont les groupes cibles pour un personal trainer ? Cette question peut sembler
compliquée. Et si nous la retournions… Qui n’a pas besoin de personal trainer ? Qui se
sent en parfaite condition ? Très peu de personnes : On a tous un complexe, des envies
de changements, dans l’entraînement ou dans le mode d’alimentation. Personne n’est
satisfait à 100 % de sa qualité de vie. C’est bien là l’objectif du personal trainer !
Un personal trainer peut donc être bénéfique pour chacun. Ceci est plutôt une bonne
nouvelle pour nous !
Prennent de bonnes résolutions tous les 1er janvier et qui n’arrivent pas à les tenir.
Veulent s’entraîner mais qui ne savent pas quel type d’entraînement suivre.
Veulent perdre du poids et qui ont déjà essayé plusieurs régimes sans y parvenir.
Ne savent pas être régulière à un cours car elles ont un horaire ou une vie
compliquée et qui recherchent plus de flexibilité
Veulent savoir si la manière dont ils font leur exercice est efficace
Un personal trainer peut être requis pour des personnes de tous niveaux (autant pour des
athlètes de bon niveau que pour des débutants) et de tous âges, pour des personnes
fort occupées, ou au contraire avec beaucoup de temps libre.
Les raisons pour lesquelles on va voir un personal trainer peuvent être très différentes. Les
objectifs peuvent eux aussi être très différents.
Voici les raisons les plus évoquées par les clients de personal trainers :
(Re)mise en forme
Renforcement musculaire
Amélioration de l’agilité
Perte de poids
Il est cependant toujours possible de trouver un peu de temps dans un agenda, même
très chargé. Il est facile de se rendre compte combien le travail de Président de la
République française est un travail prenant. Pourtant, Nicolas Sarkozy prenait le temps
de jogger. Le rôle du personal trainer peut prendre ici toute son importance. Il peut
motiver ces personnes à bouger où et quand elles en ont la possibilité.
De plus, être en forme est une qualité remarquable pour un travailleur. Imaginons le cas
d’un entretien d’embauche. Entre deux personnes à qualités professionnelles et
motivation égales, la personne la plus en forme sera choisie. Pour un vendeur ou toute
personne au contact de clients potentiels, l’état de forme est également très important.
Chaque individu et chaque sport possèdent leurs caractéristiques propres. Pour exceller
dans un sport, il est nécessaire de suivre une préparation physique générale et
spécifique. Les personal trainer peuvent travailler sur ces points. Par exemple, un joueur
de tennis doit posséder une grande puissance explosive et être très agile. Dans les sports
d’équipe, il est nécessaire qu’il y ait une grande communication entre le personal trainer
et l’entraîneur.
Le personal trainer peut également réaliser un bilan physique complet pour renforcer les
faiblesses du sportif. La préparation mentale est aussi très importante pour les sportifs de
haut niveau. Le personal trainer peut travailler sur ce point pour renforcer le sportif et lui
permettre d’atteindre le meilleur de lui-même.
En tant que senior, il n’est pas possible de garder la même condition physique qu’étant
jeune. Ce n’est pas pour autant qu’il ne faut pas pratiquer d’activité physique ! Au
contraire, bouger permet aux seniors de conserver leur autonomie plus longtemps.
Pratiquer une activité physique offre aux seniors une meilleure qualité de vie. Il est très
important de garder une activité physique à tous les âges de la vie. L’activité pratiquée
doit être adaptée aux compétences du senior. Le risque qu’encourt une personne âgée
qui se remet au sport est de vouloir en faire trop car elle garde les souvenirs de ce
qu’elle faisait lorsqu’elle était plus jeune. Le personal trainer et le senior peuvent
ensemble fixer des objectifs et un programme réaliste qui permettrons une belle
évolution. Il est important de tenir compte du potentiel individuel de la personne plus
âgée, car il y a de grandes différences interpersonnelles.
Dans la revalidation, le rôle du personal trainer est de ramener son client à la condition
physique qu’il avait avant sa blessure, voire mieux. Si elle n’est pas connue, la première
chose à faire est de trouver la cause de la blessure. De cette manière, on peut corriger
la situation pour éviter que la blessure ne survienne à nouveau. Pour les blessures
récurrentes, l’origine est souvent liée à l’environnement. Changer de paire de chaussures
de sport ou porter des semelles peut parfois s’avérer être une solution. Il arrive également
que la charge d’entraînement soit trop forte ou mal dosée.
Très souvent, il s’agit d’erreurs dans la technique d’exécution des exercices. Si les
exercices sont mal effectués, cela impose des contraintes anatomiques trop fortes et
cause une blessure.
Le choix d’un personal trainer est très personnel, et les raisons pour lesquelles un client
choisi tel ou tel personal trainer sont très variées. Il y a cependant des caractéristiques
clés à posséder.
Mettons-nous un instant dans la peau d’une personne qui cherche un personal trainer.
Quels sont les caractéristiques importantes à posséder ?
La cote de « 1 » signifie que c’est une caractéristique qui n’est pas très importante pour
un personal trainer. La cote de « 10 » signifie que c’est une caractéristique essentielle
pour un personal trainer.
…/10 Le personal trainer est beau et en forme. Tout le monde voudrait avoir son
physique.
…/10 Le personal trainer possède des connaissances souvent remises à jour. Il vous
informe au sujet de la nutrition et des nouvelles techniques d’entraînement.
…/10 Le personal trainer est indépendant. Il doit donc être irréprochable avec ses
clients car c’est ça seule source de revenu.
…/10 Le personal trainer vous met à l’aise. Vous pouvez vous confier à lui.
…/10 Le personal trainer vient à domicile. Vous ne devez pas vous déplacer et
vous ne pratiquez pas votre sport dans un environnement public.
Voici une liste de plusieurs compétences de base qu’un personal trainer doit posséder
pour réaliser son travail correctement :
Être à l’écoute
Connaître la nutrition
Être sociable
1.3.4 Témoignages
Il est important que vous ayez quelques témoignages de clients et de personal trainers.
Ils ont des points de vue et des objectifs tout à fait différents qu’il est intéressant de
connaître.
Je trouve que le principal dans ce boulot est de faire comprendre au client le plaisir
qu’on peut trouver dans l’activité physique, pour après être capable d’atteindre leur
objectif. Car, souvent, les clients ont essayé plusieurs autres domaines (cours collectifs,
régime magique, salle de fitness,…) et n’ont pas trouvé ce qu’ils cherchaient sur le
long terme. Ce qui me plait dans ce boulot est la relation qu’on peut mettre en place
et de voir l’évolution positive. Le danger de ce métier est qu’il n’est pas encore
reconnu, ce qui pose beaucoup de problèmes par rapport à la concurrence qui n’est
pas toujours de qualité, mais le client ne s’en aperçoit pas toujours tout de suite.
Pourquoi j'ai choisi le coaching privé ? Par convenance personnelle, pas envie de "
rivaliser”, mais envie d'avoir une approche ciblée, ce qui est fait... à mon rythme !
Juge – 60 ans
J’ai décidé de faire appel à un coach particulier car je pesais 115 Kg à l’époque.
Grâce à lui, j’ai directement compris l’importance de l’activité physique pour
accompagner un régime, ayant comme objectif une perte de poids importante.
Grâce à son accompagnement, je n’ai pas perdu ma motivation initiale et j’ai pu
perdre 20 kg en 6 mois : l’objectif que je m’étais fixé. J’en ai encore perdu quelques-
uns par la suite, mais le plus important est que, deux ans plus tard, je n’ai pas repris de
poids. Là aussi mon personal trainer a joué un rôle important. Aujourd’hui, l’activité
physique est devenue indispensable à mon mode de vie, c’est grâce à mon coach
personnel que j’ai pu m’en apercevoir et c’est grâce à lui que cela est devenu
possible. Je lui en suis donc extrêmement reconnaissant.
Journaliste – 35 ans
Ce n’est pas le public qui manque pour les activités de bien-être. En effet, les personnes
en recherche de bien-être sont nombreuses. Qui ne s’est jamais senti en manque
d’énergie ? Qui ne s’est jamais senti fatigué, n’a jamais eu de troubles du sommeil ? Qui
n’a jamais eu de douleurs, passagères ou récurrentes (dos, tête, ventre, articulations,
etc.) ? Qui ne s’est jamais senti trop exposé à la pollution, stressé ? Qui n’a jamais eu
peur de vieillir ? Qui ne cherche pas à garder la forme et la santé le plus longtemps
possible ?
Toute la population a déjà été touchée à moment donné par cette question du bien-
être. C’est pour cela que l’industrie du bien-être se porte bien malgré la crise.
Le personal trainer a un rôle clé dans l’entraînement. Il est plus qu’un entraîneur, il
accompagne réellement son client jusqu’à la réussite.
Les clients des personal trainer ne sont plus uniquement les stars d’Hollywood. Chaque
personne peut trouver une bonne raison d’être accompagnée. Les objectifs et les
raisons de recourir au service d’un personal trainer sont très variées. Il est donc très
important de pouvoir s’adapter à chaque personnalité et chaque besoin.
Les qualités et compétences de base d’un personal trainer sont spécifiques. Elles doivent
être pensées en fonction des besoins des clients. Elles sont pensées selon de grands
axes : l’attrait commercial et indépendant, le contact avec le client, les connaissances
théoriques et pratiques.
L’industrie du bien-être, dont fait partie le personal training, est en plein essor. Cela
n’enlève pas le fait qu’il faut se démarquer de la concurrence pour être et rester
attrayant. Pour développer un service optimal, il faut toujours être à la recherche des
nouvelles tendances et de nouvelles connaissances.
a. L’encadrement du personal trainer est plus complet et plus efficace que celui
de l’entraîneur.
b. Le personal trainer impose des charges de travail plus lourdes que l’entraîneur.
2. Quelles sont les compétences qu’un personal trainer doit absolument posséder ?
Choisissez-la ou les réponses correctes.
3. Quels sont les principaux avantages du personal training ? Citez trois avantages.
a.
b.
c.
V ou F
5. Choisissez la ou les phrases correctes. Avec les seniors, le personal trainer doit
absolument :
e. Avoir un programme senior unique et faire les mêmes exercices avec tous les
seniors.
L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) est une institution de l’ONU qui planche sur
les questions de santé publique. Le but de l’OMS est de faire en sorte que chacun dans
le monde ait le meilleur niveau de santé possible.
Selon l’OMS, ce n’est donc pas parce que l’on n’est pas malade que l’on est en bonne
santé. La santé dépend de l’environnement matériel, humain, psychique et physique.
Il convient de souligner que la santé n’est pas un état stable, mais un processus en
constante évolution. C’est un équilibre délicat qui peut être perturbé dans quatre
domaines différents :
Physique
Psychique
Social
Écologique
Les deux premiers domaines sont individuels. Les deux derniers sont en lien avec
l’environnement de l’individu. C’est-à-dire qu’il existe deux approches possibles pour
améliorer la santé : soit une approche individuelle, soit une approche collective. Dans le
premier cas, le but sera de renforcer les ressources de l’individu. Dans le second cas, il
sera question d’améliorer l’environnement dans lequel se développe l’individu. C’est le
rôle des politiques et des campagnes de sensibilisation à la santé.
L’activité physique est liée à la santé. L’être humain est un être physiquement actif. Or
l’environnement de l’humain a changé ces dernières années. L’homme est de plus en
plus sédentaire. Pourtant, l’homme n’est génétiquement pas adapté à l’inactivité
physique.
La sédentarité peut être définie comme un manque d’activité physique par rapport
aux normes journalières recommandées par l’OMS. Ces normes sont de 30 minutes
par jour d’activité physique soutenue. Celles-ci peuvent être divisées en 3 séances de
10 minutes. Toujours selon l’OMS, on estime que 60 à 85 % de la population mondiale
est sédentaire.
Le fléau de l’obésité augmente sans cesse. Ce problème est lié à une alimentation
inadaptée et à un manque d’activité physique. Or l’obésité est directement liée à la
mortalité, à cause des maladies qui lui sont liées comme le diabète de type 2 et les
maladies cardio-vasculaires. Pour une personne obèse, le fait de maigrir, même un tout
petit peu, est très important pour le santé. Les problèmes d’obésité sont liés au niveau
social et au niveau d’étude : les classes sociales les plus basses et les niveaux d’étude les
plus bas sont plus touchés par l’obésité. Leur une instruction moindre concernant le bien-
être que procurent une alimentation saine et la pratique de l’activité physique est la
cause principale. Il faut également des moyens économiques pour avoir accès au sport,
et l’activité physique est moins ancrée dans leur culture sociale.
La prévention secondaire est d’application pour tous les groupes à risque. Par exemple,
une femme étant ménopausée de façon précoce aura plus de chances de développer
l’ostéoporose. Elle fera donc partie d’un groupe à risque concernant cette maladie. Les
personnes en surpoids sont plus sujettes aux développements de maladies cardio-
vasculaires. Elles font donc aussi partie d’un groupe à risque.
Il est très important de faire la promotion de l’activité physique. D’un côté, très
égoïstement, car c’est le gagne-pain des personal trainer, mais d’un autre côté, plus
sérieusement, car il en va de la santé publique.
Le niveau des quatre qualités qui déterminent la condition physique est lié au patrimoine
génétique et à l’environnement dans lequel se développe l’individu. Pour garantir la
santé, ces qualités ne peuvent descendre en dessous d’un certain seuil. À chaque
étape de la vie, le niveau des qualités physiques et leur évolution dépendent de la
génétique et du comportement. Un mode de vie actif et un entraînement physique a
une bonne influence sur la condition physique. Cette influence et les bénéfices de
l’entraînement ont un effet à court terme sur la condition physique. C’est pourquoi il est
nécessaire d’inscrire dès le plus jeune âge de bonnes habitudes au niveau des
comportements alimentaires et de l’activité physique. Il est important, ensuite, de garder
ces bonnes habitudes tout au long de sa vie.
Quelques études ont été réalisées pour connaître le niveau de condition physique de la
population belge. Le constat n’est pas glorieux !
Selon le « Rapport sur les pratiques sportives des jeunes de 6 à 18 ans en Communauté
Française de Belgique en 2006 » rédigé par Messieurs Zintz et Bodson, les jeunes ne
pratiquent pas assez d’activité physique. Les actions de promotion de l’activité physique
La pratique d’une activité physique est déterminée par de nombreux facteurs, dont
l’âge, le sexe, le milieu social et le milieu culturel. En général, les enfants abandonnent le
sport lors de leur entrée à l’école secondaire. Ce constat de baisse de la condition
physique des jeunes n’est pas seulement belge, mais est d’une envergure mondiale.
Ensuite, étant adulte, le Belge ne prend pas forcément de bonnes résolutions... Au plus
l’âge avance, au plus l’activité physique de loisir diminue. La moitié de la population
encourt un risque car elle ne pratique pas assez d’activité physique. Ce constat englobe
toutes les activités physiques : celles liées au travail, aux loisirs et à la vie quotidienne. Les
personnes avec un meilleur niveau socio-économique ont un travail moins physique mais
optent pour des loisirs plus actifs. C’est le contraire pour les personnes possédant un
niveau de vie socio-économique plus bas. Les femmes ont tendance à être plus
sédentaires que les hommes.
Les seniors de plus de 65 ans sont les plus sédentaires. En effet, leur activité physique
diminue à cause de l’arrêt du travail et ils ne choisissent pas souvent des loisirs actifs. Les
habitudes alimentaires sont gardées. Il arrive donc souvent qu’avec la retraite, les kilos
s’empilent et la condition physique diminue.
De plus, certains pensent que l’activité physique est une mode ou une pratique inventée
il y a peu. Or, c’est totalement faux ! Bien sûr l’activité physique sous la forme “fitness” est
une invention du 20e siècle, mais elle a été inventée car la modification de la société l’a
nécessité. En effet, les moyens de déplacement motorisés et les modes de travail passifs
se sont substitués aux travaux manuels et déplacements actifs (marche, course, vélo). Il
est donc maintenant indispensable de se dépenser autrement, en réalisant de l’activité
« Les personnes qui pensent qu’elles n’ont pas le temps de pratiquer une activité
physique vont tôt ou tard devoir prendre le temps d’être malade. »
Quels sont les arguments que nous pouvons utiliser pour motiver quelqu’un à pratiquer
une activité physique ? Voici les avantages que peut apporter l’activité physique, à vous
de le faire comprendre à vos futurs clients :
Un sentiment de bien-être
Plus de force
Le rôle du personal trainer est donc aussi de conscientiser ses clients potentiels que
l’activité physique est cruciale pour une meilleure qualité de vie. Au plus le personal
trainer sera persuasif à ce sujet, au plus il aura de clients !
2.4.1 L’obésité
Même s’il existe des obésités de type génétique ou hormonale, la plupart du temps,
l’obésité résulte d’une ingestion trop importante de ressources énergétiques par rapport
à la dépense énergétique. L’excès est alors stocké sous forme de graisse sous la peau ou
au niveau de l’abdomen, près des viscères. L’obésité abdominale est la plus
dangereuse. L’obésité est plus fréquente chez les personnes sédentaires. C’est d’ailleurs
le changement de mode de vie et d’alimentation qui est responsable du fléau mondial
qu’est l’obésité. En Europe, le pourcentage de personnes présentant un surpoids varie
entre 35 et 50 %. Parmi ces personnes, environ 10 à 15 % sont obèses.
Le diabète est, dans la plupart des cas, une conséquence de l’obésité. Une mauvaise
hygiène de vie et une mauvaise alimentation causent l’insulino-résistance acquise, qui
donne lieu au diabète. Les différentes étapes pour arriver à la maladie sont les
suivantes :
Le taux de glucose (sucre) dans le sang doit être stable. C’est pourquoi, lorsque nous
mangeons des aliments sucrés, le corps libère de l’insuline dans le sang pour qu’elle
capte le glucose sanguin et que le taux de glucose ne varie pas. Si le corps est trop
souvent confronté à un apport en sucre, il devient de plus en plus résistant à l’insuline et
le taux de sucre dans le sang (la glycémie) augmente.
Actuellement, il est courant que les hommes et les femmes développent un syndrome
dépressif au cours de leur vie.
Le lien entre activité physique et dépression n’est pas limpide, mais certaines hypothèses
sont émises. Tout d’abord, l’activité physique améliore l’image de soi et augmente le
sentiment de bien-être. Ensuite, certaines hormones secrétées lors de l’exercice ont des
Dans notre société, les mots “sports” et “activités physiques” s’emploie l’un pour l’autre
et se confondent. Pour un professionnel du mouvement, il est important de définir et de
s’approprier ces termes. Il est aussi important de ne pas confondre les deux.
Définition du sport
Pour P. Parlebas, illustre sociologue du sport français, le sport est « l’ensemble des
situations motrices codifiées de façon compétitives et institutionnalisées. »
Les caractéristiques suivantes sont obligatoires pour appeler une activité par le terme
“sport” :
Réglementation : le mouvement est codifié par des règles claires pour les
participants.
Dans cette définition du sport, les échecs et le jardinage ne sont donc pas considérés
comme des sports.
Alors que le sport loisir de masse peine parfois à réunir suffisamment de moyens, le sport
professionnel brasse des sommes d’argent astronomiques. Pour s’en rendre compte, il
suffit de voir les salaires des joueurs de football, le tarif de leurs transferts ou encore les
droits télévisuels pour la retransmission des évènements sportifs importants.
L’activité physique est présente dès que le corps se met en mouvement et qu’il utilise ses
muscles en dépensant de l’énergie. On dépense donc plus d’énergie lors de l’activité
physique qu’au repos. Le métabolisme est activé. Tous les sports sont donc une activité
physique, mais l’inverse n’est pas forcément vrai.
La santé est le bien le plus précieux que peut posséder l’homme. La santé n’est pas
seulement physique mais aussi psychique, sociale et écologique. Ce n’est pas seulement
ne pas être malade mais c’est être en bonne forme et bien dans sa tête.
Pour être en bonne santé, il est primordial de pratiquer une activité physique, car le
corps humain n’est pas adapté à la sédentarité. Avec la sédentarité croissante de notre
société, il est donc normal que des maladies surviennent, de plus en plus dévastatrices. Il
est nécessaire d’agir rapidement pour le bien de la société. Avec tous les moyens
possibles, il faut promouvoir l’activité physique. Il est indispensable que le gouvernement
prenne des mesures pour inciter la population à pratiquer une activité physique. Il est
aussi primordial que professionnels du sport prennent des initiatives pour pousser la
population à la pratique. Dans ce cadre, l’augmentation du nombre de personal trainer
est une bonne nouvelle pour la santé publique. Il faut donc que les personal trainer se
sentent impliqués dans cette mission de populariser au maximum le mouvement pour la
santé.
Les avantages de la pratique d’une activité physique sont nombreux, le personal trainer
le sait. Il doit partager son savoir pour que les nouveaux pratiquants adhèrent à l’activité
physique et restent actifs toute leur vie.
2.8. Exercices
5. Vrai ou Faux :
e. Les jeunes pratiquent assez d’activité physique, mais le problème est qu’ils
arrêtent lorsqu'ils deviennent adultes.
g. Le fitness n’est pas une invention de notre société mais une des solutions
possibles pour diminuer sédentarité.
L’anatomie est l’étude des structures du corps humain. Il s’agit de décrire, situer, orienter
et expliquer le fonctionnement de ces structures. Il a fallu des centaines d’années
d’observations directes et indirectes pour découvrir toutes ces informations.
Nous parlerons du corps dans sa position dite anatomique, C’est-à-dire corps debout,
aligné et avec les paumes de mains vers l’avant.
Axes Directions
L’extrémité proximale d’une structure est celle qui est la plus proche du cœur.
L’extrémité distale est celle qui est la plus éloignée du cœur.
Nous allons détailler les composantes et le fonctionnement d’une cellule humaine. Nous
différencierons ensuite les différentes cellules présentes dans le corps humain.
La cellule humaine est une cellule eucaryote. C’est-à-dire qu’elle possède un noyau
individualisé et des membranes pour séparer les structures cellulaires du cytosol. Le
cytosol est le liquide intracellulaire qui entoure le noyau et les organites. Il est en bleu
clair dans le schéma ci-dessous.
Le noyau est l’organite le plus gros de la cellule. L’information génétique est stockée
dans le noyau sous forme d’ADN. Dans le noyau se trouve le nucléole, qui va former
l’ARN qui passe dans le cytosol.
Le ribosome est l’endroit où les protéines sont produites. L’ARN produit dans le nocléole
transmet les informations nécessaires à la formation des protéines. Le ribome synthétise
les protéines à partir des acides aminés.
Les endosomes sont des petites vésicules qui circulent dans le cytosol. Elles vont de la
membrane plasmique à l’appareil de Golgi et inversement.
Les lysosomes permettent de dégrader les déchets, les bactéries et les restes de cellules
mortes. C’est l’acidité des lysosomes qui font leur efficacité.
Nous savons maintenant comment est constituée chaque cellule du corps humain.
Toutes les cellules du corps humain ne sont cependant pas identiques. Elles se
différencient selon leur rôle et leur affectation, c’est ce qu’on appelle la différenciation
cellulaire. Certaines cellules vont former la peau, d’autres vont former les os, d’autres
encore les neurones, et certaines vont former les muscles.
Les cellules du tissu conjonctif, qui sont des structures de soutient, permettent de fixer
et de connecter. Les os et les tendons en contiennent.
Les cellules nerveuses créent et envoient des signaux électriques. Les nerfs en
contiennent.
En tant que personal trainer, il très important de pouvoir localiser chacun des os et des
muscles du corps humain. Nous allons commencer par détailler les os, leur localisation et
leurs caractéristiques. Cela peut sembler inutile et ennuyeux, mais c’est pourtant très
intéressant. En effet, chaque muscle est attaché sur une zone bien précise d’un os. On
appelle cette zone la zone d’insertion. En fonction de l’endroit où est attaché le muscle,
l’action sera différente. On peut imaginer les os comme des bâtons. Les muscles seraient
des élastiques tendus entre les différents bâtons. Les élastiques permettent aux bâtons
de bouger, mais seulement selon un angle qui dépend de l’endroit où ils sont attachés.
C’est de cette manière que fonctionne le système musculo-squelettique.
Flexion
Extension
Abduction
Adduction
Élévation
Circumduction
L’ostéologie/Les os
Le squelette d’un adulte compte environ 200 os. Les os donnent sa structure au corps. Ils
soutiennent et protègent les organes. Ils contiennent également de la moëlle osseuse,
qui produit les cellules sanguines. L’os est un tissu vivant. Il constitue également une
réserve de calcium. Lors de la croissance, il se constitue d’abord de cartilage puis il
s’ossifie.
Nous allons décrire chacun des os du corps humain. Nous allons débuter par l’axe du
corps avec la tête, la colonne vertébrale et le thorax. Ensuite, nous décrirons les
membres supérieurs et les membres inférieurs.
Le crâne est formé de huit os plats. Dans le sens d’avant vers l’arrière, il y a l’os frontal,
l’os ethmoïde, l’os sphénoïde et l’os occipital. Ensuite, sur les deux côtés, se trouvent les
os pariétaux et temporaux. Sur la face externe de l’os occipital se trouvent trois lignes en
relief. Les muscles et ligaments de la nuque s’insèrent sur ces reliefs.
Les os de la face sont au nombre de 14. Il y a le vomer et la mandibule. Tous les autres os
de la face sont doubles : les maxillaires, les zygomatiques, les nasaux, les lacrymaux, les
palatins et les cornets inférieurs.
Les os palatins forment la partie arrière du palais dur et la partie postérieure de la paroi
latérale des cavités nasales.
Les cornets nasaux inférieurs, comme leur nom l’indique, forment la partie inférieure de la
paroi latérale nasale. Ce sont de très petits os également.
La mandibule forme la mâchoire inférieure avec son corps et ses deux branches. Elle
porte les dents inférieures. Les branches de la mandibule s’articulent avec l’os temporal,
dans la fosse mandibulaire. Un ménisque biconcave permet cette articulation. Il n’est
pas rare de se luxer la mandibule ou de se démettre la mâchoire.
Chaque vertèbre est unique. Elles ont malgré tout des points communs et des
ressemblances. Chaque groupes de vertèbres (les vertèbres cervicales, thoraciques,
etc.) ont des caractéristiques propres.
Les pédicules créent des trous de conjugaison où passent les nerfs rachidiens et les
vaisseaux de la moëlle.
Le sacrum se situe entre les vertèbres lombaires et le coccyx et entre les os iliaques. Il a
une forme pyramidale à la base carrée et posée sur le sommet. Sa face antérieure est
concave et la postérieure est très convexe. La base du sacrum s’articule avec la
dernière vertèbre lombaire. Le sommet du sacrum s’articule avec le coccyx. Le sacrum
possède des ailes sur lesquelles vient s’insérer le muscle iliaque.
Le coccyx s’articule avec le sacrum. Il possède deux petites cornes latérales. On peut
aussi l’imaginer comme une petite pyramide posée sur son sommet. Le sphincter externe
de l’anus s’insère sur son sommet.
Les côtes sont au nombre de 24. Nous possédons douze paires de côtes. Les 7 paires de
côtes supérieures s’articulent avec le sternum en avant,via les cartilages costaux, et
avec les corps vertébraux en arrière. Les 5 paires de côtes suivantes sont de plus en plus
courtes et n’atteignent pas le sternum en avant. Ce sont leurs cartilages costaux qui
rejoignent celui de la septième côte. Les deux dernières côtes sont flottantes car elles ne
s’attachent pas aux autres en avant.
Le sternum est l’os plat qui se situe au centre de la cage thoracique dans la partie
antérieure. De haut en bas, il est composé du manubrium, du corps et du processus
xiphoïde. Les bords du sternum s’articulent avec les cartilages costaux des 7 premières
côtes.
La clavicule est un os long positionné horizontalement en oblique vers l’arrière. Elle forme
un S allongé. Son extrémité médiale s’articule avec le manubrium du sternum. Son
extrémité distale s’articule avec l’acromion.
L’omoplate est un os plat qui a la forme d’un triangle. Du côté postérieur, elle se colle
aux côtes, de la deuxième à la septième. La face postérieure est creuse et séparée en
deux partie par l’épine scapulaire. Ces deux parties s’appellent respectivement la fosse
supra-épineuse et la fosse infra-épineuse. Latéralement, en haut de l’épine scapulaire,
se trouve l’acromion.
L’humérus est le seul os composant le bras. C’est un os long qui est positionné entre
l’omoplate (côté proximal) et le cubitus et le radius (côté distal).
À l’extrémité distale se trouvent aussi des fosses. Elles sont au nombre de trois : deux sur la
face antérieure (fosse radiale et coronoïdienne), une sur la face postérieure (fosse
oléocrânienne). Elles accueillent les protubérances osseuses du radius et du cubitus. Le
processus coronoïde vient se loger dans la fosse coronoïdienne à la flexion. L’oléocrâne
vient se loger dans la fosse oléocrânienne à l’extension.
Le cubitus est un os long qui se trouve entre l’humérus et le carpe. Dans la littérature, le
cubitus est également appelé “ulna”. Son extrémité proximale est large. Ensuite, il
devient de plus en plus fin.
Le radius est un os long qui se trouve également entre l’humérus et le carpe. À l’inverse
du cubitus, son extrémité proximale est fine et son extrémité distale large. En position de
supination, le radius semble droit. En position de pronation, le radius est enroulé autour
du cubitus.
À l’extrémité distale, la base du radius s’articule avec le carpe. L’incisure cubitale (sur la
face médiale) s’articule avec la tête du cubitus. Le radius possède aussi son processus
styloïde.
Les phalanges sont de petits os longs qui constituent le squelette des doigts. Chaque
doigt est composé de trois phalanges, sauf le pouce qui n’en comporte que deux.
L’os coxal est un os plat situé entre le sacrum et le fémur. C’est un os assez irrégulier et
tourmenté que l’on divise en trois parties : ilium, pubis et ischium. Ces trois parties se
rejoignent à acetabulum, qui est la cavité permettant l’articulation avec la tête du
fémur.
Le pubis se trouve en avant. C’est à cet endroit que les deux os coxaux s’attachent
entre eux via la symphise pubienne.
Le large trou qui est décrit par ces trois parties s’appelle le foramen obturé. Les deux os
coxaux s’articulent avec le sacrum. Pour des raisons évidentes liées à la grossesse, le
bassin de la femme est plus large que celui de l’homme.
Le fémur est l’os de la cuisse. C’est un os long qui est situé entre l’os coxal et le tibia.
L’extrémité proximale s’articule avec l’acetabulum de l’os coxal via la tête du fémur. À
cette extrémité se trouve également le col ainsi que le petit et le grand trochanter.
L’extrémité distale du fémur est constituée de surfaces articulaires, les deux condyles en
arrière et la trochlée en avant.
Le tibia est un os long situé entre le fémur et les os du tarse. Il est positionné de façon
médiale et antérieure par rapport au péroné. L’extrémité proximale du tibia s’articule
avec les condyles du fémur. On y trouve la tubérosité tibiale antérieure. L’extrémité
distale s’articule avec le talus. Du côté intérieur se trouve la malléole médiale.
Le péroné est un os long situé en arrière et latéralement par rapport au tibia. C’est un os
fin. L’extrémité proximale s’articule avec le tibia et comporte une protubérance appelée
apex de la tête du péroné. L’extrémité distale s’articule avec le talus et forme la
malléole externe.
Les phalanges des pieds ont les mêmes caractéristiques que celles des mains, elles sont
juste plus courtes.
L’arthrologie/Les articulations
Toutes les articulations du corps humain ne vont pas être décrites, mais seulement les
plus importantes dans la notion de mouvement. Il est nécessaire que vous compreniez
bien leur fonctionnement. De la sorte, les exercices sportifs que vous inventerez et que
vous prescrirez respecteront le corps et le fonctionnement des articulations. La
connaissance du système articulaire permet de comprendre pourquoi l’épaule est
capable d’exécuter une rotation à 360° alors que la hanche ou le poignet ne l’est pas.
Fort de ces connaissances, on peut exploiter le corps à 100 % sans dépasser les limites
anatomiques.
Il existe :
Les synostoses : ce sont des articulations tout à fait immobiles, comme celle des
vertèbres sacrées entre elles. Ce sont des soudures osseuses.
Les amphiarthroses : ce sont des articulations qui ne permettent que de très petits
mouvements. Elles sont également appelées articulations cartilagineuses. La
symphise pubienne et les articulations intervertébrales en sont des exemples.
Les diarthroses : ce sont les articulations les plus mobiles. Elles sont composées
d’au moins une surface ou cavité articulaire tapissée de cartilage. Elles sont
entourées d’une capsule articulaire. La capsule articulaire est composée d’une
membrane fibreuse et d’une membrane synoviale. La membrane fibreuse s’insère
sur les os à proximité. La membrane synoviale est à l’intérieur de celle-ci et produit
la synovie. À l’extérieur de la membrane fibreuse, l’articualtion est souvent
maintenue par des ligaments. Des bourses séreuses viennent également faciliter
le glissement de certaines articulations. Si les surfaces ne s’imbriquent pas
parfaitement, un ménisque fibrocartilagineux comble les espaces vides. Chaque
type d’articulation a un nom spécifique en fonction de sa forme, par exemple
sphénoïde, trochlée, condyle, etc.
Les articulations des corps vertébraux sont des amphiarthroses. Les corps vertébraux sont
attachés les uns aux autres via les disques intervertébraux et les ligaments longitudinaux
antérieur et postérieur.
Le ligament longitudinal antérieur est collé aux disques et aux corps vertébraux sur la
face antérieure, le long de toute la colonne vertébrale.
Le ligament longitudinal postérieur est collé aux disques intervertébraux sur la face
postérieure, le long de toute la colonne vertébrale.
L’articulation du coude est formée par trois articulations : les articulations huméro-
radiale, huméro-cubitale et radio-cubitale proximale.
L’articulation sacro-iliaque est formée par le sacrum et l’os coxal. C’est une
amphiarthrose. Les surfaces auriculaires du sacrum et de l’os coxal se répondent et
s’articulent entre elles. Des ligaments viennent renforcer cette articulation : les ligaments
sacro-iliaques antérieur et postérieur, le ligament ilio-lombaire, le ligament sacro-tubéral
et le ligament sacro-épineux.
L’articulation est formée d’une capsule fibreuse et de quatre ligaments : le ligament ilio-
fémoral, le ligament ischio-fémoral, le ligament pubo-fémoral et le ligament de la tête
fémorale. Ce dernier est à l’intérieur de la capsule fibreuse. Il relie directement la tête
fémorale à l’acétabulum. Cette articulation comporte deux membranes synoviales.
L’articulation comporte une capsule fibreuse et sept ligaments : le ligament antérieur, les
deux ligaments postérieurs, le ligament collatéral tibial, le ligament collatéral péronéen,
le ligament croisé antérieur et le ligament croisé postérieur.
L’articulation de la cheville unit les extrémités distale du tibia et péronée au talus. Cette
articulation comporte une capsule fibreuse et deux ligaments : les ligaments collatéraux
tibial et péronéen. Ces ligaments partent chacun d’une malléole pour s’attacher à
l’arrière du pied.
La myologie/Les muscles
Il existe différents types de tissus musculaires. Ils se distinguent les uns des autres par leur
structure, leurs propriétés contractiles et leurs mécanismes de contrôle. Ils sont divisés en
trois classes :
(Source : [Link])
o Plusieurs noyaux et de nombreuses mitochondries (ce qui est logique car elles
sont la centrale énergétique du corps)
La cellule musculaire s’appelle la fibre musculaire. Ces cellules sont polynucléaires. Elles
peuvent atteindre des longueurs allant jusqu’à 20 cm et ont des diamètres de 10 à 100
µm. Une fois la croissance et la différenciation des cellules accomplie, il est possible de
développer des cellules musculaires à partir des cellules satellites. Cette formation
tardive est limitée. C’est pourquoi, lors de graves dommages musculaires, il est difficile de
retrouver son potentiel musculaire. Cependant, les fibres musculaires avoisinantes
peuvent s’hypertrophier pour compenser la perte.
Chaque fibre musculaire est composée de myofibrilles. Ces sont des longs filaments qui
s’étendent tout le long de la fibre musculaire. Chaque myofibrille est composée à son
tour de sarcomères, qui sont également de longs filaments qui traversent tout le long de
la myofibrille.
Dans chaque sarcomère, il existe des filaments épais et des filaments fins :
o Les filaments épais sont formés de myosine. La myosine est une protéine
contractile. La myosine est formée d’une longue queue et de deux têtes. Les
têtes ressortent du filament épais. On appelle les têtes de myosine les ponts
transversaux. Chaque pont comporte un site de fixation de l’actine et un site de
fixation de l’ATP.
La contraction musculaire
Nous allons expliquer ici la contraction musculaire avec raccourcissement des fibres
musculaires. Elle se fait par glissement des filaments fins sur les filaments épais, ce qui
raccourcit les sarcomères.
Les mouvements des ponts transversaux ne sont pas coordonnés entre eux. Lorsque
certains ponts sont liés à une molécule d’actine, d’autres sont libres.
Au repos, la concentration de calcium dans la cellule est basse. Les ponts transversaux
ne sont pas liés aux molécules d’actine, ils sont dits libres. Ils sont malgré tout en état
d’alerte. Ils sont en état d’activation énergétique à cause de l’hydrolyse de l’ATP (voir
explication à la phase 4). On peut imaginer cette étape comme un ressort ou un
élastique étiré et qui stocke de l’énergie.
PHASE 2
Le pont transversal fixé sur l’actine se déplace car la myosine était activée. Cette
réaction est accompagnée d’une libération d’un phosphate et d’ADP (adénosine
diphosphate). On peut imaginer cette étape comme le fonctionnement d’une
catapulte. La catapulte était armée (= les ponts transversaux étaient activés suite à
l’hydrolyse de l’ATP) et puis l’énergie a été libérée quand on a coupé la corde (= fixation
du pont transversal à l’actine).
PHASE 3
Fixation de l’ATP sur la myosine et rupture de la liaison entre la myosine et l’actine. C’est
la fixation de l’ATP sur la myosine qui diminue l’affinité entre la myosine et l’actine et qui
provoque la rupture de fixation.
PHASE 4
(source : [Link])
L’ATP a donc deux rôles dans la contraction musculaire du muscle squelettique. Tout
d’abord, il libère de l’énergie qui permet aux ponts transversaux de bouger lors de la
phase. Ensuite, il provoque la rupture de la liaison entre l’actine et la myosine lors de la
phase 3.
Comme nous l’avons déjà dit, les filaments fins sont composés d’actine, de tropomyosine
et de troponine. Les longues molécules de tropomyosine et les molécules globulaires de
troponine sont liées les unes aux autres. Les molécules de troponine sont également liées
aux molécules d’actine. De ce fait, les longues molécules de tropomyosine s’étendent le
long des molécules d’actine. La troponine maintient la tropomyosine devant les sites de
fixation de la myosine. Dans cet état, la tropomyosine bloque donc la fixation des ponts
transversaux sur l’actine. Il ne peut pas y avoir de raccourcissement des sarcomères.
Comment débloquer la fixation des ponts transversaux sur l’actine ? Il faut absolument
que les molécules de tropomyosine se décalent des sites de fixation de la myosine sur
l’actine. C’est ce qu’il se passe lorsque le calcium se fixe sur les molécules de troponine.
La fixation du calcium modifie l’organisation de la troponine. Comme la troponine est
liée à la tropomyosine, la forme de la tropomyosine est aussi changée et les sites de
fixation sont libérés. Il y a donc de la place pour la liaison entre l’actine et les ponts
transversaux. Les quatre phases de la contraction musculaire commencent. Inversement,
lorsque le calcium se détache de la troponine, la tropomyosine reprend sa place et
bloque le site de fixation de l’actine. À ce moment, il n’y a plus de contraction
musculaire. Au plus il y a de calcium, au plus il y a de troponine et de tropomyosine
déformée, au plus il y a de sites de fixation disponibles pour les ponts transversaux.
Normalement, toutes les fibres musculaires ne s’activent pas en même temps. Lorsque
certaines se raccourcissent, d’autres sont au repos. Les moments de repos et
d’activation s’alternent assez rapidement pour permettre au muscle d’être à l’effort
longtemps. Lors d’une crampe, toutes les fibres musculaires se raccourcissent en même
temps, de manière intensive et involontaire. Souvent, les crampes interviennent après un
effort intensif ou lors d’une déshydratation persistante. La crampe est causée par des
potentiels d’action beaucoup trop nombreux, encore plus que lors d’une contraction
volontaire maximale.
Unité motrice
Dans le muscle squelettique, ce sont les fibres nerveuses qui déclenchent les potentiels
d’action. Les cellules nerveuses qui innervent les fibres musculaires sont appelées les
motoneurones. La transmission des informations se déroule très rapidement. Le corps du
motoneurone se situe soit dans le tronc cérébral, soit dans la moëlle épinière. L’axone du
motoneurone atteint un muscle et se divise alors en plusieurs branches. Ces branches
élaborent une jonction avec une fibre musculaire. Un motoneurone peut innerver
plusieurs fibres musculaires mais une fibre musculaire ne peut être innervée que par un
seul motoneurone. Les fibres musculaires et le motoneurone forment une unité motrice.
Toutes les fibres d’une unité motrice se trouvent toujours dans le même muscle mais pas
forcément les unes à côté des autres. La grandeur d’une unité motrice peut varier entre
1 à 100 fibres musculaires.
Lorsqu’un potentiel d’action arrive via le motoneurone, le calcium est libéré dans la
cellule musculaire. Ensuite se déroulent les différentes étapes du cycle des ponts
transversaux.
Bon à savoir... Comment les muscles se renforcent-ils sans que cela soit visible, sans
hypertrophie musculaire ?
Le nombre d’unité motrice par muscle est déterminé génétiquement. Par contre,
l’entraînement permet de recruter plus d’unités motrices. De ce fait, une force plus
importante est développée.
Types de contraction
La tension est la force exercée par un muscle sur un objet. Par exemple, si une personne
pousse avec la main sur une table, les muscles du bras et de l’avant-bras de cette
personne exercent une tension musculaire sur la table.
La charge est la force exercée sur un muscle par un objet. Par exemple, si une personne
tient une bouteille d’eau en main, le poids de la bouteille d’eau exerce une charge sur
les muscles du bras et de l’avant-bras de cette personne.
La charge et la tension sont des forces opposées. Lorsque la charge et la tension sont
égales, il n’y a pas de mouvement. Pour que les fibres se raccourcissent et donc
déplacent la charge, il faut que la tension soit plus importante que la charge.
o Les fibres oxydatives lentes (type I) : Le diamètre de ces fibres est petit. Ce sont
des fibres lentes car la myosine contenue dans ces fibres possède une activité
ATPase faible. Ce sont également des fibres oxydatives, ce qui signifie qu’elles
contiennent de nombreuses mitochondries et qu’elles sont entourées de
nombreux capillaires. C’est pour cela qu’elles sont aussi appelées fibres rouges.
Elles sont nécessaires pour réaliser un travail long (car elles sont oxydatives) et
lent (car elles sont lentes), tel qu’un marathon.
o Les fibres oxydatives rapides (type IIa) : Le diamètre de ces fibres est moyen. Ce
sont des fibres rapides car la myosine contenue dans ces fibres possède une
activité ATPase forte. Elles ont également une forte capacité oxydative. Elles
permettent donc de réaliser un travail intensif (car fibres rapides) et relativement
long (car oxydatives) tel qu’un 800 mètres ou des intervalles.
o Les fibres glycolytiques rapides (type Ilb) : Le diamètre de ces fibres est large. Ce
sont des fibres rapides car la myosine contenue dans ces fibres possède une
activité ATPase forte. De plus, elles ont une forte capacité glycolytique, C’est-à-
dire qu’elles contiennent peu de mitochondries mais beaucoup d’enzymes
glycolytiques et des réserves importantes de glycogène. Elles ont une faible
consommation d’oxygène. Elles permettent de réaliser un travail intensif et court
tel qu’un sprint.
Le pourcentage de fibres lentes et rapides est différent pour chacun dès la naissance.
L’être humain est donc génétiquement programmé pour être endurant (s’il a plus de
fibres lentes/rouges) ou sprinter (s’il a plus de fibres rapides/blanches). On change
difficilement ce pourcentage par l’entraînement par contre, il est possible d’influencer le
développement et le volume des différents types de fibres. En s’entraînant en
endurance, le nombre de mitochondries et de capillaires musculaires augmente ce qui
rend les fibres lentes plus efficaces. On constate aussi qu’en plus de cette capacité
L’adaptation à l’exercice
Si un motoneurone qui innerve des fibres musculaires est endommagé ou détruit, les
fibres musculaires diminuent de volume. La quantité d’actine et de myosine contenue
dans la fibre musculaire diminue également. On appelle cela une atrophie de
dénervation.
Si le muscle n’est pas utilisé pendant un long moment, à cause d’une immobilisation par
exemple, le diamètre des fibres diminue également. On appelle cela une atrophie de
non-utilisation.
Le nombre de fibres est constant au cours d’une vie. Ce sont donc les capacités
métaboliques ou le diamètre des fibres qui permettent d’augmenter le volume
musculaire.
Les exercices en aérobie ou en endurance sont des exercices de faible intensité mais de
longue durée (jogging, natation, etc.). Comme nous l’avons déjà dit plus haut, avec ce
genre d’exercices, le nombre de motichondries présentes dans les fibres augmente et le
nombre de capillaires autours des fibres augmente également. Avec ce genre
d’exercices, le diamètre des fibres musculaires n’augmente pas. Il aurait même plutôt
tendance à diminuer légèrement. Par contre, les exercices en endurance permettent
aussi des adaptations des systèmes cardio-vasculaire et respiratoire. Ces adaptations
seront plus détaillées dans les chapitres concernés.
La fatigue musculaire
À force d’être stimulée, une même fibre musculaire développe moins de tension, alors
qu’une stimulation identique continue. Ce mécanisme est appelé la fatigue musculaire.
Plusieurs paramètres influencent l’arrivée de la fatigue et sa vitesse d’apparition : le type
de fibre musculaire, l’intensité et la durée de la contraction et le niveau d’entraînement
de la fibre.
Cela dépend de la durée et du type d’activité endurée par la fibre. Après un exercice
intense et de courte durée (saut, culturisme), la fatigue arrive rapidement mais la
récupération est elle-aussi plus rapide. On parle alors de fatigue à haute fréquence.
Lors d’un exercice de plus faible intensité et plus prolongé (triathlon, 10km de jogging), la
fatigue survient plus tard. Le temps de récupération est lui aussi plus long. Cela peut
prendre plus de 24 heures pour que le muscle récupère complètement.
Agonistes/antagonistes
Les muscles ont des actions sur les os. Un muscle qui se contracte avec suffisamment de
force permet de déplacer un os. Les muscles sont souvent insérés sur deux os différents.
De ce fait, le raccourcissement du muscle permet aux segments osseux de se
rapprocher. Certains muscles permettent les mêmes actions, d’autres permettent des
actions opposées. Prenons l’exemple de la flexion et de l’extension de la jambe.
Les deux groupes de muscles qui induisent la flexion et l’extension sont dits antagonistes
car ils déterminent des mouvements dans des directions opposées. Un même muscle ne
peut être acteur de deux actions antagonistes.
(source : [Link])
Les fibres musculaires s’organisent de manière différente pour chaque muscle. Ces
variations vont permettre de développer plus de force ou plus de vitesse pour la
contraction musculaire.
o Muscles parallèles ou fusiformes : Les fibres sont parallèles les unes aux autres.
Ces muscles ont la capacité de se contracter assez rapidement et possèdent
une grande endurance musculaire, mais ils ne développent pas une force très
importante. Le biceps, le muscle sartorius et le muscle grand droit abdominal
peuvent être cités en exemple pour cette catégorie de muscle.
L’organisation des fibres permet donc au muscle d’être soit fort, soit rapide. Si les fibres
musculaires sont parallèles au muscle comme pour les muscles fusiformes, la principale
propriété développée par le muscle est la vitesse (comme pour les muscles ischio-
jambiers). Si les fibres musculaires s’organisent de manière transversale au muscle, la
principale propriété développée par le muscle est la force (comme pour le muscle
quadriceps).
Chaque muscle possède deux ou plusieurs extrémités qui s’insèrent sur leur point
d’attache. La partie libre située entre ces points d’attache est appelée corps. Il arrive
que ce corps soit divisé en plusieurs parties par des tendons intermédiaires, ces parties
sont nommées ventre. Le ventre le plus important est appelé chef. Il est possible qu’un
muscle possède plusieurs chefs situés les uns à côté des autres. Dans ce cas, il s’agit d’un
biceps, triceps ou encore quadriceps en fonction du nombre de chefs (2, 3 ou 4).
(source : [Link])
Le sterno-cléido-mastoïdien
Ce muscle est composé de deux chefs qui ont des origines différentes et une terminaison
commune. C’est pourquoi l’action est différente lorsqu’ils agissent seuls ou ensemble.
Insertions :
Actions :
Le petit pectoral
Insertions :
Action : inspiration
(source : [Link])
Le grand pectoral
Insertions :
Actions : inspiration (car il est inséré sur les côtes) + adduction et rotation médiale du bras
(car insertion sur l’humérus).
Insertions :
(source : [Link])
Comme leur nom l’indique, ils se situent entre les différentes côtes. Il existe des muscles
intercostaux externes et internes. Il existe aussi des muscles subcostaux et surcostaux.
Le droit de l’abdomen
Ce muscle est le plus superficiel des abdominaux. Il se situe le long de la ligne médiane
et est épais. Ce muscle est divisé en plusieurs ventres par des tendons à intervalles
réguliers. Ce sont ces tendons qui donnent l’impression de tablette de chocolat lorsque
le muscle est contracté (s’il n’y a pas de graisse abdominale).
(source : [Link])
Insertions :
C’est le muscle le plus profond des muscles obliques de l’abdomen. Ses fibres vont vers
le haut, l’avant et le milieu.
Insertions :
Ce muscle est situé au-dessus du précédent. Il est plus superficiel. Ses fibres vont dans le
sens inverse à celles du muscle oblique interne de l’abdomen. Elles sont dirigées vers le
bas, en avant et vers le milieu.
Insertions :
Terminaison : La ligne blanche (il s’agit de fibres qui s’étendent entre le sternum et la
symphyse pubienne).
(source : [Link])
Ce muscle est le plus profond des muscles larges de l’abdomen. Il représente une
ceinture qui fait tout le tour du corps au niveau de l’abdomen.
Insertions :
Origine : Les six dernières côtes, la colonne vertébrale lombaire et la crête iliaque.
(source : [Link])
Le diaphragme
Insertions : Le muscle s’insère tout autour du thorax, sur le sternum, sur les six dernières
côtes et sur les trois premières vertèbres lombaires.
La zone périnéenne est composée de plusieurs muscles qui forment la paroi inférieure du
bassin. Ils comblent le trou formé par les os coxaux. Les muscles du périnée sont le
muscle élévateur de l’anus, le muscle coccygien, les muscles transverses profond et
superficiel, le muscle ischio-caverneux, le muscle ischio-spongieux et les muscles
sphincters striés de l’uretère et de l’anus.
Le psoas iliaque
Insertions :
Bon à savoir... Lorsqu’on cherche à renforcer les abdominaux et que l’on réalise des
exercices utilisant les jambes, on renforce également le muscle psoas-iliaque. Un
renforcement trop important ou un rétrécissement du muscle psoa-iliaque peut
engendrer des douleurs dorsales. Il est donc judicieux de réfléchir au type de
renforcement abdominal que l’on préconise. Il est également indispensable d’étirer ce
muscle psoas-iliaque régulièrement lorsqu’on renforce la sangle abdominale.
Insertions :
Le trapèze
Insertions :
(source : [Link])
Insertions :
Origines : processus épineux des vertèbres lombaires et des sept dernières thoraciques,
sacrum, crête iliaque.
Action : Adducteur du bras. Si le bras ne bouge pas, l’action peut être soulèvement du
tronc.
(source : [Link])
Insertions :
Terminaisons : processus épineux des deux dernières vertèbres cervicales et des quatre
premières thoraciques.
(source : [Link])
Insertions :
Le deltoïde
Insertions :
(source : [Link])
Le muscle supra-épineux
Insertions :
Insertions :
Insertions :
(source : [Link])
Insertions :
Le muscle subscapulaire
Insertions :
Le biceps brachial
Ce muscle se situe sur la face antérieure du bras. Il est le plus superficiel à cet endroit. Il
est constitué de deux chefs, desquels il tire son nom.
Insertions :
(source : [Link])
Ce muscle se situe dans la partie postérieure du bras. Le triceps est composé de 3 chefs :
le chef long, le vaste latéral et le vaste médial.
Insertions :
Terminaison : Oléocrane.
Actions : extension du bras par rapport à l’avant-bras (et pour le chef long, adducteur
du bras).
Le muscle brachial
Insertions :
Origine : humérus
Terminaison : cubitus
Le muscle coraco-brachial
Insertions :
Terminaison : humérus
Voici les muscles qui composent l’avant-bras : le muscle rond pronateur, le muscle
fléchisseur radial du carpe, le muscle long palmaire, le muscle fléchisseur cubital du
carpe, le muscle fléchisseur superficiel des doigts, les muscles fléchisseurs profonds des
doigts, le long fléchisseur du pouce, le muscle carré pronateur, le muscle brachio-radial,
le muscle long extenseur radial du carpe, le muscle court extenseur radial du carpe, le
muscle supinateur, le muscle extenseur des doigts, le muscle extenseur du cinquième
doigt, le muscle extenseur cubital du carpe, le muscle anconé, le muscle long
abducteur du pouce, le muscle court extenseur du pouce, le muscle long extenseur du
pouce, le muscle extenseur de l’index.
Les muscles de la hanche sont le grand, le moyen et le petit fessier, le muscle psoas-
iliaque, le muscle piriforme, les jumeaux supérieurs et inférieurs pelviens, les muscles
obturateurs et le muscle carré fémoral. Les trois premiers seront décrits ici.
Insertions :
Actions : Si le bassin est fixe, extension et rotation latérale de la cuisse. Si le fémur est fixe,
redressement du bassin.
(source : [Link])
Insertions :
Origine : os coxal.
Ce muscle est situé sous le muscle moyen fessier et possède les mêmes caractéristiques
que celui-ci.
Insertions :
Origine : os coxal.
Le muscle sartorius
Ce muscle mince et aplati est également appelé muscle couturier. Il traverse toute la
cuisse.
Insertions :
(source : [Link])
Insertions :
Insertions :
Origines : épine iliaque et acétabulum (pour le droit de la cuisse), fémur (pour les vastes)
Actions : extension de la jambe (et pour le droit de la cuisse, flexion de la cuisse sur le
bassin).
Le muscle pectiné
Insertions :
Terminaison : fémur
Insertions :
Terminaison : fémur
Insertions :
Terminaison : fémur
Insertions :
Terminaison : fémur
Le muscle gracile
Insertions :
Origine : pubis
Le semi-tendineux
Insertions :
Insertions :
(source : [Link])
Le biceps fémoral
Insertions :
Les muscles de la jambe sont les suivants : le muscle tibial antérieur, le long extenseur du
gros orteil, le long extenseur des orteils, le troisième fibulaire, long fibulaire, court fibulaire,
le triceps sural, le muscle plantaire, le muscle poplité, le long fléchisseur des orteils, le
tibial postérieur, le long fléchisseur du gros orteil.
Le triceps sural est formé par deux muscles et trois chefs. Le muscle gastrocnémien est
composé de deux chefs (médial et latéral) et est le plus superficiel. Le muscle soléaire est
le plus profond. L’union distale de ces trois chefs forme le tendon d’achille.
Insertions :
Terminaison : calcanéum
Insertions :
Origine : tibia
Le muscle poplité
Insertions :
Terminaison : tibia
Le sterno-cléido-mastoïdien
Le petit pectoral
Le grand pectoral
Le droit de l’abdomen
L’oblique interne de
l’abdomen
L’oblique externe de
l’abdomen
Le transverse de l’abdomen
Le diaphragme
Le périnée
Le psoas-iliaque
Le trapèze
Le grand dorsal
Les rhomboïdes
Le muscle élévateur de
l’omoplate
Le muscle supraépineux
Le deltoïde
Le grand rond
Le petit rond
Le subscapulaire
Le biceps brachial
Le triceps brachial
Le muscle brachial
Le muscle coraco-brachial
Le muscle sartorius
Le quadriceps fémoral
Le muscle pectiné
Le muscle gracile
Le triceps sural : le
gastrocnémien et le
soléaire
Le poplité
Pour que le corps fonctionne correctement, il est nécessaire que différentes substances
circulent à travers le corps (notamment l’oxygène et les nutriments). Ce rôle est tenu par
le système circulatoire ou cardio-vasculaire. Ce système permet aussi d’évacuer les
déchets de l’organisme.
Anatomie du cœur
Le cœur est un muscle qui permet l’écoulement rapide du sang à travers le corps. Il est
situé derrière le sternum et les côtes. Il est protégé par un sac fibreux, appelé le
péricarde. Les parois du cœur sont constituées de 3 couches : l’épicarde (membrane à
l’extérieur), le myocarde (cellules musculaires) et l’endocarde (paroi interne du cœur).
Le cœur est divisé en une partie droite et une partie gauche. Il n’existe pas
d’écoulement sanguin entre les deux parties. Elles sont hermétiquement divisées.
Chacune de ces parties est divisée en un ventricule et une oreillette. Le sang circule
toujours dans le même sens, de l’oreillette vers le ventricule.
L’oreillette gauche est la cavité supérieure gauche du cœur. Elle reçoit le sang qui vient
des poumons et l’envoie vers le ventricule gauche.
La valve bicuspide est la valve située entre l’oreillette et le ventricule gauche. Elle
possède deux valvules, appelées aussi cuspides. C’est cette valve qui permet au sang
de passer de l’oreillette au ventricule gauche. La valve bicuspide ne permet pas le
passage du sang dans le sens contraire. Ce sont les différences de pression entre
l’oreillette et le ventricule qui gèrent l’ouverture et la fermeture de la valve. Ceci est
valable pour toutes les autres valves du cœur.
La valve aortique est la valve située entre le ventricule gauche et l’aorte. Comme les
autres valves du cœur, elle ne permet le passage du sang que dans un sens, du
ventricule gauche vers l’aorte.
L’oreillette droite est la cavité supérieure droite du cœur. Elle reçoit le sang qui vient du
corps et l’envoie vers le ventricule droit.
Le ventricule droit est la cavité supérieure droite du cœur. Il reçoit le sang venant de
l’oreillette droite et l’envoie vers les poumons.
La valve tricuspide est la valve située entre l’oreillette droite et le ventricule droit. Elle est
appelée valve tricuspide car elle est constituée de trois valvulves (ou cuspides). Elle
permet l’écoulement du sang dans ce sens : de l’oreillette droite vers le ventricule droit.
(source : [Link])
10. Ventricule droit 11. Veine cave inférieure 12. Valve tricuspide
On peut imaginer la circulation sanguine comme deux circuits qui débutent et terminent
au cœur. Ces deux circuits sont la circulation systémique et la circulation pulmonaire. Il
s’agit d’une boucle fermée. La circulation systémique part du côté droit du cœur et
rejoint celui-ci du côté gauche. La circulation pulmonaire part du côté gauche du cœur
et le rejoint du côté droit.
Il y a trois sortes de vaisseaux sanguins : les artères, les capillaires et les veines. Les artères
amènent le sang du cœur vers les autres parties du corps. Elles ont un gros diamètre et
sont très élastiques. Elles peuvent donc supporter la pression importante générée par les
battements du cœur.
Les artères se ramifient jusqu’à de toutes fines branches, les capillaires. La paroi des
capillaires est très fine. Chaque cellule de l’organisme se trouve à une distance de
diffusion d’un capillaire. Ce qui signifie que chaque cellule peut recevoir les nutriments
nécessaires et se débarrasser de ses déchets grâce à la circulation sanguine.
Les veines ramènent le sang qui est passé par les capillaires vers le cœur.
Dans la circulation systémique, aussi appelée grande circulation, le sang circulant dans
les artères est chargé en oxygène. Les pores des capillaires permettent le passage de
l’oxygène vers les cellules du corps (organes, muscles, peau, etc.). Les cellules du corps
ont besoin de cet oxygène pour fonctionner. Ensuite, le sang dépourvu d’oxygène
retourne au cœur via les veines. Cette circulation est représentée en vert dans le
schéma à la page suivante.
Un adulte possède environ 5 à 6 litres de sang, un nouveau-né environ 1 litre. Le sang est
composé de cellules et de fragments cellulaires qui sont diluées dans un liquide, le
plasma. Des protéines, des nutriments, des déchets métaboliques et d’autres molécules
encore sont aussi contenues dans le plasma. Les cellules sanguines sont les érythrocytes,
appelés plus couramment les globules rouges, les leucocytes, appelés aussi globules
blancs, et les plaquettes.
Plasma
Les rôles des différents constituants du plasma sont divers. L’eau du plasma permet le
transport des autres substances. Le pourcentage d’eau dans le sang est réglé par
l’hypophyse (son rôle est expliqué plus en détail dans la partie concernant le système
hormonal). C’est l’hormone antidiurétique (provenant de l’hypophyse) qui stimule ou
non les reins pour régler la teneur en eau du plasma.
Les érythrocytes, appelés aussi globules rouges, sont les cellules transporteuses de
l’oxygène et de dioxyde de carbone. Elles sont les cellules les plus nombreuses présentes
dans le sang : environ 99 % des cellules sanguines. Le taux d’hématocrite est le
pourcentage de volume que les globules rouges représentent dans le sang. Pour un
homme, la normalité se situe aux alentours de 45 %. Le volume de plasma vaut 55 %
dans ce cas. Le volume des plaquettes et des leucocytes est négligeable. Pour une
femme, l’hématocrite normale est de 42 %.
Les érythrocytes sont produits dans la moëlle osseuse. Leur rôle est de transporter
l’oxygène venant des poumons et le dioxyde de carbone venant des cellules du corps.
Cet oxygène et ce dioxyde de carbone se fixent sur le fer de l’hémoglobine.
L’hémoglobine est la protéine qui constitue les érythrocytes. Environ 50 % du fer total du
corps se trouve dans l’hémoglobine. Si une personne a une carence en fer, la
concentration en hémoglobine diminue dans le sang. Cela diminue donc aussi la
capacité de transport d’oxygène des érythrocytes. Or si le transport de l’oxygène
diminue, le corps reçoit moins d’énergie. C’est la raison pour laquelle un individu qui a
une déficience en fer se sent faible et fatigué.
L’oxygène permet aux cellules de générer de l’énergie. Pour réaliser une performance
en endurance, le corps a besoin d’énergie supplémentaire. Or si la concentration en
érythrocytes et en hémoglobine est élevée dans le sang, le transport en oxygène sera lui
aussi élevé. On comprend alors pourquoi il est intéressant pour un sportif (en endurance)
d’avoir beaucoup d’érythrocytes/hémoglobine dans le sang.
Les plaquettes sont des fragments de cellules provenant de la moëlle osseuse. Leur
fonction est de former des caillots sanguins.
Le muscle cardiaque est comparable à une pompe qui enverrait le sang à travers deux
circuits. La contraction est simultanée des deux côtés du cœur.
C’est la différence de pression qui va permettre au sang de circuler à travers tous les
vaisseaux sanguins. Les différences de pression sont générées par les battements du
cœur. Le cycle des battements cardiaques alterne contraction et relâchement des
cavités du cœur. Pour que le sang soit envoyé de manière efficace, les oreillettes se
contractent en premier et les ventricules directement après.
o Diastole : les oreillettes se contractent. Les valves bi- et tri-cuspides s’ouvrent et les
ventricules se remplissent du sang provenant des oreillettes.
Avec un stéthoscope, le médecin écoute les bruits que fait le cœur. En temps normal, il
en existe deux : celui que font les valves bi- et tricuspides en se fermant (un peu plus
faible) et celui que font les valves pulmonaire et aortique (un peu plus fort). Il est possible
d’entendre d’autres bruits, ceux-là sont des souffles au cœur. Un souffle au cœur est un
écoulement sanguin anormal soit entre les deux côtés du cœur, soit à contre sens, ou
encore via une valve trop petite.
Le débit cardiaque est le volume de sang pompé par minute par chaque ventricule.
Par exemple, une personne qui a une fréquence cardiaque de 72 pulsations par minute
et où 70ml sont expulsés à chaque battement, a un débit de 5 litres/minute. Ces valeurs
sont dans la normale pour un adulte sain au repos. Comme le corps contient environ 5
litres de sang, cela signifie que tout le sang fait le tour du circuit sanguin en une minute.
À l’effort, le débit cardiaque augmente. Il peut même augmenter jusqu’à 7 fois plus
qu’au repos pour un athlète entraîné.
Pour que le débit cardiaque augmente, il faut que soit la fréquence cardiaque
augmente, soit le volume d’éjection augmente, soit que les deux augmentent. Nous
avons déjà vu comment la fréquence cardiaque augmentait grâce à l’intervention du
système nerveux sympathique et de l’adrénaline. Le volume d’éjection augmente
lorsque la contraction du ventricule est plus forte. La stimulation des fibres musculaires du
cœur par le système nerveux sympathique et l’adrénaline augmente la contractibilité du
ventricule. À l’effort, c’est le système nerveux sympathique qui est prédominant. Ceci
explique donc le rythme cardiaque et le volume d’éjection qui augmentent. Si ces deux
valeurs augmentent, il est logique que le débit cardiaque augmente.
Pression artérielle
Les artères ont des parois élastiques et solides. Cette élasticité permet de garder de la
pression à tout moment dans les vaisseaux sanguins. La pression artérielle n’est pas
constante. Elle est plus importante lors de la systole et moins importante lors de la
diastole. Expliquons ce phénomène.
Lorsque la tension est mesurée, elle est généralement exprimée par deux nombres, par
exemple : 12/8 ou 120/80. Ces deux nombres correspondent à la pression maximale, la
pression systolique (120 mmHg dans notre exemple), et à la pression minimale, la
pression diastolique (80 mmHg dans notre exemple). L’unité avec laquelle est mesurée
la pression artérielle est le millimètre de mercure, mmHg.
Le retour veineux
La pression générée par le cœur est moindre dans les veines. En effet, le sang a déjà
traversé une grande partie du circuit et donc a déjà subi beaucoup de résistance. Cette
résistance fait diminuer la pression sanguine. C’est pourquoi le sang s’écoule moins vite
lors d’un saignement veineux que lors d’un saignement artériel.
C’est la différence de pression entre les veines et l’oreillette droite qui va permettre au
sang de s’écouler dans la circulation systémique et de remonter vers le cœur. Les veines
sont des conduits à très faible résistance, ce qui aide également au retour veineux.
o Les muscles lisses des parois des veines : lorsque les muscles lisses contenus dans
les paroi des veines se contractent, le diamètre des veines diminue. Cela
augmente la pression veineuse et améliore le retour sanguin vers le cœur.
o Les valvulves : elles ne permettent le passage du sang que dans un sens, vers le
cœur. Elles empêchent donc le sang de circuler à l’envers, notamment lors de
la contraction des muscles squelettiques et de l’expiration.
o Les muscles squelettiques : lorsque les muscles squelettiques avoisinant une veine
se contractent, ils réduisent le diamètre de cette veine. Cela améliore
également le retour veineux.
Comme le débit cardiaque, le retour veineux est augmenté par l’exercice. En effet, la
pompe respiratoire et les muscles squelettiques sont plus actifs à l’effort. D’ailleurs le
débit cardiaque et le retour veineux sont toujours identiques.
L’hypotension artérielle ou la tension artérielle trop basse peut être causée par différents
facteurs :
Une perte de volume sanguin sans hémorragie (sudations intenses, brûlures) : dans
ce cas, la diminution du volume sanguin est due à une diminution de l’eau et des
sels contenus dans le sang
Obésité
Tabagisme
Sédentarité
Au repos, le débit cardiaque avoisine les 5 litres par minute. À l’effort, le débit cardiaque
augmente, et il peut monter jusqu’à 35 litres par minutes pour des athlètes bien
entraînés.
C’est la vasodilatation des artérioles (dans les zones concernées : peau et muscles) qui
permet l’augmentation du débit cardiaque. L’augmentation du diamètre des artérioles
offre moins de résistance au débit cardiaque, donc celui-ci augmente. En même temps,
dans les autres régions (comme les reins et les autres organes), on constate une
vasoconstriction des artérioles. Cela compense en partie l’augmentation du débit
cardiaque, mais pas totalement. Le retour veineux, lui aussi, est stimulé lors de l’exercice.
En effet, sans cela, le débit cardiaque ne pourrait pas s’élever autant.
L’exercice plus intense et plus bref engendre des réactions un peu différentes. Le débit
cardiaque augmente et la pression dans les vaisseaux augmente aussi. Par contre, les
artérioles et capillaires des muscles concernés par l’exercice ne peuvent pas se dilater
car ils sont comprimés par les muscles. Les muscles ne reçoivent donc pas l’oxygène et
les nutriments dont ils ont besoin pour fonctionner longtemps. C’est pourquoi la fatigue
Le VO²max est le volume maximal d’oxygène que le corps peut consommer à l’effort.
Plus l’effort est intensif, plus la consommation en oxygène augmente. Il existe, pour
chaque individu un palier au dessus duquel il ne peut fournir plus d’oxygène même si
l’effort s’intensifie, c’est le VO²max.
Tant que l’effort se situe sous ce seuil, il peut être soutenu assez longtemps. Dès que
l’intensité de l’effort est telle que le VO²max est dépassé, cette intensité ne peut être
maintenue qu’un laps de temps très court. Ce type de travail est qualifié d’anaérobique,
car il n’y a pas assez d’oxygène pour le réaliser.
L’efficacité du système respiratoire : elle n’est limitante que pour les athlètes de
très haut niveau, donc pour très peu de personnes.
L’utilisation de l’oxygène par les muscles : elle n’est limitante que pour les
athlètes de très haut niveau, donc pour très peu de personnes.
Nous ne pouvons pas vivre sans oxygène (O2). Chaque cellule du corps a besoin
d’oxygène pour fonctionner correctement. En effet, l’oxygène permet de créer de
l’énergie à partir des glucides (sucres) provenant de l’alimentation. Cette création
d’énergie rejette des déchets, dont notamment le dioxyde de carbone (CO2). C’est le
système respiratoire qui permet l’apport en oxygène et l’élimination du dioxyde de
carbone. L’apport d’oxygène a lieu lors de l’inspiration et le rejet de dioxyde de
carbone a lieu lors de l’expiration. L’air que nous inspirons comporte 21 % d’oxygène.
L’air entre dans le corps par le nez ou la bouche. Il passe ensuite par le pharynx, qui est
le conduit commun au passage de l’air et des aliments. Le pharynx se divise en deux
parties : l’oesophage (pour les aliments) et le larynx, qui conduit l’air vers la trachée. La
trachée se divise en deux conduits, qui entrent dans chacun dans un poumon : ce sont
les bronches, qui elles-mêmes se divisent en de nombreuses bronchioles. Toutes ces
structures sont composées de cartilage et sont appelées la zone de conduction. Comme
son nom l’indique, cette zone permet la conduction de l’air de l’environnement
extérieur vers les poumons. Il n’y a pas d’échange gazeux avec le sang dans cette zone.
Pour qu’il y ait un échange gazeux, il est nécessaire que les alvéoles soient présents. Ils
font leur apparition dans la subdivision suivante. Les bronchioles se divisent en
bronchioles respiratoires, où apparaissent les premiers alvéoles. Les bronchioles
respiratoires se divisent en conduits alvéolaires. Les alvéoles y sont beaucoup plus
nombreux. Chaque conduit alvéolaire se termine par un ou plusieurs sacs alvéolaires. La
zone allant des bronchioles respiratoires aux sacs alvéolaires est appelée la zone
respiratoire. Cette zone, grâce aux alvéoles, permet des échanges gazeux avec le sang.
C’est à cet endroit que l’oxygène entre et que le dioxyde de carbone quitte la
circulation sanguine.
Les poumons se situent dans le thorax, posés sur le diaphragme et protégés par deux
membranes qui forment la plèvre. La première couche de la plèvre est directement
collée aux poumons, c’est la plèvre viscérale. La couche externe est collée au
diaphragme et aux parois thoraciques, c’est la plèvre pariétale. Entre ces deux couches,
le liquide interpleural permet le glissement des plèvres lors des inspirations et expirations.
Au repos, l’expiration est donc tout à fait passive, C’est-à-dire qu’aucun muscle ne doit
se contracter pour qu’elle intervienne. Par contre, à l’exercice, la quantité d’air expiré
est plus importante. Les muscles intercostaux expiratoires jouent alors un rôle en
diminuant davantage le volume de la cage thoracique. Le volume d’air inspiré à l’effort
1. Le volume courant est la quantité d’air inspiré et expiré lorsqu’on est au repos. Ce
volume est de 500 ml environ.
3. Le volume de réserve expiratoire est la quantité d’air qu’il est possible d’expirer
en plus du volume courant. Ce volume est d’environ 1,5 litres.
4. Le volume résiduel est le volume qui reste dans les poumons même après une
expiration maximale. Il est d’environ 1 litre.
6. La capacité résiduelle fonctionnelle est la quantité d’air qui reste dans les
poumons après l’expiration normale au repos. En général, il est d’environ 2,5 litres.
C’est l’addition du volume de réserve expiratoire et du volume résiduel.
7. La capacité pulmonaire totale est la quantité maximale d’air que peut contenir
les poumons. Elle est la somme de la capacité inspiratoire et de la capacité
résiduelle fonctionnelle. Elle est d’environ 6 litres.
Entre les os et les tissus nerveux se trouvent les méninges. Les méninges sont des
membranes protectrices qui soutiennent les différentes parties du système nerveux
central. Il existe trois couches de méninges : la dure-mère est la plus épaisse et est collée
contre l’os, l’arachnoïde se trouve au centre, et la pie-mère est plus fine et collée contre
les composants du système nerveux central. Du liquide est présent entre l’arachnoïde et
la pie-mère, c’est le liquide céphalorachidien. Ce liquide permet l’absorption des chocs.
o 12 paires de nerfs crâniens : ils innervent les muscles du visage et du cou. Ils
permettent le passage des informations sensitives relatives au visage (goût,
ouïe, odorat, vue, toucher).
o 8 paires de nerfs cervicaux : ils innervent les muscles du cou et des membres
supérieurs. Ils reçoivent également des informations sensitives de ces régions.
o 5 paires de nerfs sacrés : ils innervent une partie de l’appareil digestif et les
organes génitaux.
Le système nerveux autonome innerve tous les tissus, à l’exception des muscles
squelettiques. Sont donc concernés : le cœur, les organes, la peau, les glandes,
etc. Ce système est encore divisé en deux types : le système nerveux
sympathique et le système nerveux parasympathique. Ces deux systèmes agissent
de manière opposée, l’un stimule et l’autre inhibe les réactions. Les deux systèmes
ne fonctionnent donc pas en même temps pour une même région du corps. Par
contre, ces systèmes interagissent pour que la réaction soit adéquate à la
situation. Le système nerveux sympathique est lié à l’action et au stress. Lorsque
celui-ci est en action, le corps est prêt à réagir. Le système nerveux
parasympathique est lié au repos et à la digestion.
La cellule de base du système nerveux est le neurone. Le neurone est composé du corps
neuronal, de l’axone, de terminaisons axoniques et de dendrites. Ces dendrites
permettent au neurone de recevoir des informations. L’axone donne les informations aux
neurones intermédiaires ou à la cellule cible. Cet axone peut être très long et est ce
qu’on appelle la fibre nerveuse (voir plus haut). Des gaines de myéline protègent les
neurones.
L’information qui passe au travers des neurones se transmet de manière électrique. Les
messagers électriques qui cheminent le long des neurones sont appelés les
neurotransmetteurs. Ce sont eux qui permettent le passage de l’information. Parmi les
neurotransmetteurs, nous retrouvons par exemple l’acétylcholine, la dopamine,
l’adrénaline, la noradrénaline, la sérotonine et l’histamine.
Les hormones sont sécrétées (fabriquées) dans les glandes, et ensuite envoyée à travers
la circulation sanguine pour atteindre leur objectif ou leurs cellules cibles. Souvent, elles
se lient à des protéines de transport pour être véhiculées dans le sang. Elles se détachent
ensuite des protéines pour gagner leurs cellules cibles. Lorsqu’elles ont réalisé leur action,
les hormones sont éliminées par le foie et les reins.
Les hormones sont des structures chimiques qui ont un rôle de messager. Chaque
hormone a un rôle spécifique sur un tissu du corps humain, c’est-à-dire que les tissus
concernés par un type d’hormone comportent des récepteurs spécifiques à cette
hormone. Lorsque l’hormone entre en contact avec son récepteur spécifique, la
réaction attendue survient. Une très faible quantité d’hormones peut avoir un effet très
intense. La sensibilité d’une cellule à une hormone dépend du nombre de récepteurs
spécifiques que la cellule contient. Si une cellule contient beaucoup de récepteurs pour
une hormone, elle est plus sensible à cette hormone.
Les hormones ont des rôles très divers et très importants pour le corps. Elles sont par
exemple responsables de la croissance. Mais aussi, elles influencent le métabolisme, le
comportement, l’humeur et le caractère. Elles règlent également le fonctionnement
harmonieux des organes.
Les amines portent ce nom car elles dérivent toutes de l’acide aminé tyrosine. Ce
groupe comporte les hormones thyroïdiennes, les cathécholamines (adrénaline et
noradrénaline) et la dopamine.
Les hormones peptidiques sont de petites protéines ou des fragments de
protéines.
Les hormones stéroïdes sont des lipides, ce qui signifie qu’elles sont capables de
passer les membranes des cellules et d’aller directement se lier aux récepteurs
spécifiques pour les activer, alors que les deux autres types d’hormones doivent
Les organes producteurs d’hormones sont appelés glandes. Les glandes les plus
importantes sont : l’hypophyse, l’hypothalamus, le thymus, la thyroïde, les glandes
surrénales, le pancréas et les glandes sexuelles. Les grandes sécrétrices d’hormones ne
sont pas reliées entre elles. C’est en effet la circulation sanguine qui se charge du
transport des hormones. Il n’existe pas de circulation hormonale spécifique. Chacune
des glandes sécrète un ou plusieurs types d’hormones.
Toutes les glandes sont coordonnées par l’hypophyse, et l’hypophyse est contrôlée par
le système nerveux.
Hypophyse et hypothalamus
Thyroïde
La thyroïde est une glande située en avant de la trachée au niveau du cou. Les
hormones thyroïdiennes ont des effets multiples dans tout l’organisme. Tous les effets de
ces hormones ne sont d’ailleurs pas connus. La thyroïde est le seul organe qui nécessite
de l’iode, et c’est à partir de l’iode que les hormones thyroïdiennes sont produites. La
thyroïde est contrôlée par l’hypophyse. Les hormones sécrétées par la thyroïde sont la
thyroxine et la triiodothyronine.
Les effets des hormones thyroïdiennes sont multiples. Elles aident au métabolisme des
glucides et des lipides et à la gestion de la synthèse protéique. Elles jouent également un
rôle dans la croissance et dans le développement du corps humain.
Thymus
Surrénales
Les glandes surrénales sont situées, comme leur nom l’indique, au-dessus des reins. Le
corps humain possède deux reins, donc deux glandes surrénales, qui sont également
divisées en deux parties : la médullosurrénale et la corticosurrénale. Les hormones
sécrétées par les glandes surrénales sont nombreuses. Elles jouent un rôle important dans
la gestion du stress et dans le maintien de l’homéostasie.
La corticosurrénale produit les hormones stéroïdes. Il existe trois types de stéroïdes : les
corticostéroïdes (dont le cortisol), les minéralocorticoïdes (dont l’aldostérone) et les
hormones androgènes (dont la testostérone).
Le cortisol est une hormone qui intervient dans la gestion du sucre. Lorsque le taux de
sucre dans le sang (la glycémie) diminue, le cortisol est sécrété. Le cortisol permet
l’augmentation de la glycémie car il provoque la néoglucogenèse. Le cortisol joue
également un rôle dans l’immunité et dans le métabolisme des lipides, des glucides et
des protéines.
L’aldostérone est une hormone très importante qui permet de maintenir stable la
quantité de sodium et le volume d’eau dans le sang. L’aldostérone a donc également
un rôle prépondérant dans le maintien de la tension artérielle et du volume sanguin.
Hormones pancréatiques
Le pancréas est situé derrière l’estomac, en avant et au-dessus des reins. Il a un rôle
important dans le système hormonal car il produit une des hormones les plus importantes,
l’insuline. Il produit également le glucagon, la somatostatine et le polypeptide
pancréatique.
L’insuline est l’hormone qui permet de diminuer la quantité de glucose dans le sang. Il est
nécessaire que le taux de sucre sanguin (la glycémie) soit constant. Lorsqu’on mange,
des sucres (glucose) passent dans la circulation sanguine. Cette augmentation de la
glycémie provoque la sécrétion de l’insuline, qui capte le glucose pour qu’il soit stocké
dans le foie et les muscles. Il arrive qu’il n’y ait pas assez d’insuline produite ou que le
corps devienne résistant à l’insuline. Cette maladie est appelée le diabète. Il existe deux
type de diabètes : le diabète de type 1, où le pancréas est atteint et ne produit pas
d’insuline, et le diabète de type 2, où le corps devient résistant à l’insuline. Ce diabète
de type 2 est généralement lié à l’obésité et à une consommation excessive de produits
sucrés.
Organes sexuels
Les glandes sexuelles sont les ovaires pour les femmes et les testicules pour les hommes.
Elles sécrètent les gamètes (cellules nécessaires à la reproduction) mais également des
hormones sexuelles. Les hormones sexuelles sont produites dès la puberté.
Le troisième chapitre est très théorique et très vaste. Il constitue la base des
connaissances que doit posséder tout bon personal trainer.
C’est grâce cette bonne connaissance du corps humain et des systèmes que le coach
peut amener ses clients là où ils ne seraient pas parvenus seuls. Ces connaissances de
base permettent également de mieux comprendre la suite du cours.
c. C'est-à-dire qu’elle est identique à celle de tous les autres êtres vivants.
15. Quelle partie du fémur est régulièrement fracturée chez la personne âgée ?
Pourquoi ? Où se situe-t-elle ?
Les filaments musculaires sont très bien organisés. Un filament épais est entouré de 6
filaments fins, en forme d’_______. Un filaments fins est entouré de ___ filaments épais, en
forme de _______. Les ponts _________ des filaments épais sortent vers les filaments fins. Ce
sont ces ponts __________ qui exercent une force sur les filaments _________ lors de la
contraction.
a. La crampe est causée par un excès d’acide lactique dans les muscles.
b. Le diamètre des fibres oxydatives lentes est grand. Ce sont des fibres lentes car
la myosine contenue dans ces fibres possède une activité ATPase forte.
d. Les fibres musculaires et le motoneurone forment une unité motrice. Toutes les
fibres d’une unité motrice se trouvent toujours dans le même muscle, mais pas
forcément les unes à côté des autres.
j. Le diamètre des fibres oxydatives rapides est moyen. Ce sont des fibres rapides
car la myosine contenue dans ces fibres possède une activité ATPase forte.
27. Pourquoi est-il important pour un personal trainer de bien connaître le corps
humain ?
28. Vous devez être capable de localiser tous les muscles abordés dans le cours. Vous
devez également pouvoir donner leurs insertions et leurs actions. Pour vous
entraîner, utilisez le tableau présent dans le cours (p. 102 et suivantes).
30. Nommez, dans l’ordre, les vaisseaux sanguins et les structures (valves et cavités) par
lesquels le sang passe dans la circulation systémique (de l’oreillette gauche au
ventricule droit).
31. Pourquoi est-il intéressant pour un sportif (en endurance) d’avoir beaucoup
d’érythrocytes/hémoglobine dans le sang ?
33. Quel est le débit cardiaque d’une personne dont le cœur bat à une vitesse de 80
pulsations par minute, dont le volume d’éjection systolique est de 65ml et qui pèse
75 kg ? Indiquez la formule utilisée pour arriver au résultat.
38. Quelle est la cellule de base du système nerveux et quels sont les messagers
électriques qui permettent le passage de l’information nerveuse ?
39. À part le système nerveux, quel est l’autre système de communication que
possède le corps humain ? Quelle est la principale différence entre ces deux
systèmes de communication ?
Pour atteindre nos objectifs, nous nous entraînons. Pour améliorer notre condition
physique, nous nous entraînons. Pour perdre du poids, nous nous entraînons. Pour aller
plus vite, nous nous entraînons. Pour être plus fort, nous nous entraînons. Mais finalement,
qu’est-ce qu’un entraînement ? Comment bien s’entraîner ? Vous trouverez les réponses
dans ce chapitre.
L’idéal est de proposer une charge d’effort correctement dosée. Il est impératif de
trouver la dose optimale d’entraînement pour chaque individu. L’effort ne doit être ni
trop dur, ni trop long. Et inversement, ni trop facile, ni trop court. Une adaptation
physique et physiologie va survenir. Il va y avoir une amélioration de la consommation
d’oxygène, de la fréquence cardiaque et de la réponse hormonale. On va aussi assister
à une régénérescence des tissus et une augmentation de la capacité anti-oxydante.
L’adaptation se fera en fonction de la dose d’effort fournie. La charge d’entraînement
dépend du volume (temps, distance, etc.) et de l’intensité (vitesse, poids, etc.). L’idéal
est d’effectuer des tests pour déterminer le niveau avant d’entamer un cycle
d’entraînement. La récupération est aussi importante que l’effort, car c’est à ce
moment-là que se fait l’adaptation. L’amélioration de la performance ou de la
condition physique va dépendre du bon dosage entre effort et récupération.
Pour avoir un effet sur la condition physique, l’entraînement doit répondre à des minima
de régularité, d’intensité et de durée. On appelle cela le principe FITT.
Il faut également toujours tenir compte des facteurs limitants. Certaines aptitudes qui
sont déterminées génétiquement et peu modifiables par la pratique vont limiter la
progression. Certaines blessures ou impératifs organisationnels peuvent également
empêcher d’atteindre le but fixé. Par exemple, un homme d’affaires ou une mère de
famille très occupé ne pourra pas être aussi assidu que certaines autres personnes. Il faut
tenir compte de tous les paramètres lorsqu’un entraînement est créé.
Après cette explication des principes de base, on se rend compte qu’il est nécessaire
d’avoir une réflexion théorique avant l’entraînement. Peu importe qu’il s’agisse d’un
sportif de haut niveau ou de monsieur et madame tout le monde.
4.2.1 Endurance
L’intérêt ?
Une bonne endurance permet d’effectuer des exercices sur une longue durée avec
facilité.
On peut obtenir le VO²max après un test spécifique sur un vélo ou tapis roulant. De
nombreux vélos d’intérieur sont équipés pour pratiquer ce genre de test.
Le VO²max est très utile pour déterminer le niveau d’endurance. Au plus celui-ci est haut,
au meilleure est la performance en endurance. Par exemple, un cycliste avec un
VO²max de 35ml/min/kg aura plus de difficulté à monter un col qu’un cycliste avec un
VO²max de 45ml/min/kg. Le VO²max de Lance Amstrong lorsqu’il gagnait le tour de
France avoisinait certainement les 90ml/min/kg. Le VO²max est une variable qui change
en fonction de l’entraînement, de l’âge, de l’état de forme, du sommeil, du moment de
la journée et d’autres paramètres.
(en années)
(en années)
4.2.2 Force
La force est la propriété d’un muscle ou d’un groupe de muscles de s’opposer à une
résistance. Elle est déterminée par la faculté d’adaptation du système musculaire.
Pour développer la force, il faut absolument une résistance. Celle-ci peut être de
plusieurs natures : le propre corps de l’athlète, le milieu, le partenaire ou des engins de
formes variées.
L’intérêt ?
La force permet de soulever, pousser, tirer son corps ou des objets divers. Des muscles
forts vont apporter une certaine stabilité au corps. Il est très important de se muscler de
façon équilibrée. Une force très développée peut créer une faiblesse ailleurs.
La charge maximale sur une répétition va être recherchée. Cette donnée s’appelle aussi
la 1RM (une répétition maximale). C’est la charge la plus lourde que l’on peut soulever,
porter ou tirer une seule fois. A partir de cette charge, on peut établir un entraînement
musculaire.
Il faut toujours être accompagné pour ce test car il peut s’avérer dangereux (charge
trop lourde). Ce test étant assez risqué, il est préférable d’utiliser une méthode
d’extrapolation de la 1RM. Le calcul indirect en est une.
4.2.3 Souplesse
Pour un sportif :
Etirements-détente
4.2.5 Equilibre
L’équilibre est la capacité à maintenir une position sans vaciller. Elle comprend tout ce
qui permet au corps de combattre l’attraction terrestre en maintenant une position
donnée, qu’on soit en mouvement ou au repos. L’équilibre statique concerne le
maintien d’une position fixe. L’équilibre dynamique se travaille par exemple sur une
poutre.
4.2.6 Coordination
Par exemple, lors de la marche, on parle de coordination croisée. Quand le bras droit est
devant, la jambe gauche est devant.
On ne peut pas être au top de sa forme tout le temps. Le niveau de condition physique
est cyclique. Il est important d’organiser le plan d’entraînement en fonction des objectifs
temporels.
En effet, si les deux efforts sont trop espacés, il n’y a pas d’adaptation, donc pas
d’amélioration de la condition physique et de la performance. Si les deux efforts sont
trop rapprochés, la phase de fatigue est encore présente quand le deuxième effort
survient. Dans ce cas, l’adaptation peut même être négative, c’est-à-dire qu’il y a une
diminution de la condition physique et de la performance à cause de la fatigue.
La période de récupération qui précède une compétition s’appelle l’affûtage. Elle est
nécessaire pour permettre une bonne performance.
Pour éviter la monotonie, il faut diversifier l’entraînement. Tout d’abord, cela permet
d’augmenter le niveau de motivation, on est moins lassé par un entraînement diversifié.
De plus, faire toujours le même type exercice déséquilibre le corps, car il s’adapte à cet
exercice précis et l’amélioration de la condition physique ne va pas plus loin. Il est
important d’alterner l’intensité, le volume et la nature des exercices.
Nous venons de voir qu’il était nécessaire de varier la charge de travail. Voici les
paramètres avec lesquels on peut jouer :
Le volume de la charge
L’intensité
La densité
La durée du travail
La durée de la récupération
La fréquence d’entraînement
Pour une personne sédentaire, deux séances par semaine vont déjà permettre une
amélioration de la condition physique. On envisagera d’augmenter le nombre de
séances petit à petit. Plus le niveau est bas, plus on a de la marge pour améliorer.
Endurance de base
Endurance intensive
Endurance à jeun
Intervalle continu, long (plus de 500 mètres – 2 minutes) et court (moins de 500 mètres)
Des explications plus détaillées de ces processus sont disponibles dans les vidéos et les
fichiers téléchargeables sur le site internet du cours.
l’augmentation de la force
Pliométrie
La contraction pliométrique est naturelle. C’est celle qui est la plus utilisée dans le sport. Il
y a d’abord un étirement du muscle puis un raccourcissement. Ça permet de produire
Les exercices pour travailler le pliométrie sont des sauts. L’objectif est de rester bien
gainé pendant le saut. Il ne faut pas s’écraser à la réception et garder des appuis
corrects. On peut commencer avec des sauts en longueur et puis progressivement
ajouter de la hauteur. La pliométrie est traumatisante, il ne faut pas dépasser un
entraînement pliométrique par semaine.
Isométrie
La contraction isométrique est celle qui se fait sans mouvement. On va garder une
position statique où les muscles sont contractés. La chaise et le gainage sont des
techniques d’exercices isométriques. Le but est de travailler la force. On va également
diminuer la vitesse de contraction.
Body building
Il y a une interconnexion entre les deux systèmes. Par quoi vaut-il mieux commencer,
endurance ou musculation ?
Par l’endurance, car on va d’abord sélectionner les protéines à produire. Puis, avec la
musculation, on pourra traduire les gènes allumés par l’exercice d’endurance.
Il est donc logique que les footballeurs reprennent leurs entraînements d’avant-saison
par de l’endurance.
4.4.4 Récupération
La récupération est déterminée par sa durée et son intensité. Elle est cruciale dans et
entre chaque séance d’entraînement. L’intensité et la durée de la récupération vont
dépendre :
De la nature de la récupération
Exemple : on applique ce principe dans les cours collectifs de fitness (type aérobic,
zumba). Des chansons très dynamiques et très cardio sont alternées avec des chansons
plus calmes pour la récupération active. Il y a aussi quelques arrêts durant le cours, c’est
la récupération passive. De toute manière, dans ce type de cours, la récupération est
incomplète. En effet, quand un exercice est entamé, la fatigue des précédents est
encore présente.
Les effets d’un stage en altitude pour des athlètes qui doivent réaliser une performance
au niveau de la mer ne sont pas prouvés à 100 %. L’hypoxie provoquée par l’altitude
stimule la production des globules rouges dans le sang, donc la capacité de transport
de l’oxygène augmente. Le but est que cet effet perdure au niveau de la mer, mais les
réactions dépendent d’un sujet à un autre et il faut rester environ 4 semaines pour qu’il y
ait des effets.
4.5.1 En général
Pratiquer une activité physique comporte un risque de blessure. Environ 70 % des sportifs
belges auront une blessure en pratiquant leur sport, et 35 % d’entre eux en garderont des
séquelles. Ce n’est pas une raison de déconseiller l’activité physique. En effet, l’activité
physique diminue aussi le risque de douleurs dues à la sédentarité.
La solution pour éviter les blessures, c’est la prévention ! Il faut éviter un maximum les
facteurs de risque. Il y a deux types de facteurs de risque. Les facteurs de risque peuvent
être dus à une faiblesse dans la résistance de la personne. Ils peuvent aussi venir de
l’extérieur.
Médicaments
Il faut toujours tenir compte de ces facteurs de risque et si possible les éviter. Sinon, on
agit en conséquence. Par exemple, on s’échauffe plus longtemps par temps froid, on
apprend les techniques correctes dès le départ, on adapte l’entraînement à la
personne face à soi, on porte des protections ou des semelles orthopédiques,…
Il y a deux types de lésions : les lésions aïgues, dues à un gros traumatisme soudain et
intense, et les lésions chroniques, dues à des micro-traumatismes répétés.
Pour la lésion aïgue, il y a d’abord une phase inflammatoire qui dure environ deux à trois
jours. Le traitement de cette phase est :
Repos total
Glace, froid
Compression, soutien
Elévation
Après la phase inflammatoire, on va penser à la réparation des tissus. Pour cela, il faut
renforcer, mobiliser, étirer légèrement et de la chaleur. C’est la rééducation kiné. On
peut graduellement reprendre l’activité physique. On va commencer par des exercices
de souplesse, de force et de proprioception. Ensuite, on s’entraînera progressivement en
endurance. Il faut réapprendre le mouvement correct.
Il y a différents types de blessures musculaires. Elles peuvent être très légères ou très
graves. On va de la crampe à la rupture musculaire.
La crampe est une contraction intense d’un muscle. Elle n’est pas volontaire. Elle est
douloureuse. Elle se résout d’elle-même. Le traitement est simplement l’étirement du
muscle concerné. Si on est victime de crampes régulières, il faut chercher la cause. Ça
peut être dû à un manque de calcium, de potassium ou de magnésium, mais aussi à un
effort très intensif ou un manque d’hydratation.
Les courbatures sont des douleurs musculaires. Elles peuvent être locales ou globales.
Elles surviennent 12 à 24h après l’effort et dure 3 à 4 jours. Elles sont présentes à la reprise
de l’entraînement et lors d’exercices inhabituels. Un entraînement régulier et des temps
de repos suffisants permettent de les éviter. Le traitement est : bain chaud, massages,
pommades décontracturantes et activité physique à faible intensité.
Les deux parties de la colonne les plus touchées sont les lombaires et les cervicales.
L’entraînement est l’élément central du travail d’un personal trainer. Il est nécessaire de
ne pas foncer tête la première sans réfléchir ! La création d’un programme demande un
réel travail. Pour que l’entraînement soit optimal, il faut respecter les grands principes.
Pour un bon entraînement, il ne faut pas oublier les principes de FITT (Fréquence,
Intensité, Temps, Type d’exercice).
La gestion du temps est cruciale dans la construction d’un entraînement. Après l’effort
surviennent quatre phases temporelles : la fatigue, la récupération, la surcompensation
et le retour à la normale. Pour optimaliser les résultats, l’entraînement suivant doit se
dérouler lors de la phase de surcompensation. La gestion du temps de repos est aussi
importante que celle de l’effort.
Un entraînement bien pensé permet d’éviter les blessures. Il existe différents types de
blessures. Ce sont les lésions aigües et les lésions chroniques.
7. Quels sont les intérêts de la souplesse ? Pour une personne sédentaire et pour un
sportif.
10. Quels sont les paramètres sur lesquels on peut jouer pour varier un entraînement ?
a. Le VO²max est une donnée stable qui permet d’évaluer le niveau d’endurance
atteignable chez un sportif.
b. Il faut toujours se référer à son plan d’entraînement, peu importe les évènements
perturbateurs qui peuvent survenir.
c. Pour une personne sédentaire, deux entraînements par semaine sont suffisants
pour améliorer son niveau de condition physique.
d. Lorsqu’on revient d’un séjour d’une semaine en altitude, il est normal de se sentir
en pleine forme car l’hypoxie provoquée par l’altitude a provoqué la
production de plus de globules rouges.
i. Plus le niveau de condition physique est bas au départ, plus il va être difficile
d’améliorer la condition physique.
l. Les courbatures sont des douleurs musculaires qui surviennent 12 à 24h après
l’effort et qui peuvent durer 4 à 7 jours.
o. Les athlètes qui ont un VO²max élevé perdent plus rapidement leur niveau.
L’alimentation fournit l’énergie nécessaire au corps pour fonctionner. Tous les types
d’alimentation n’ont pas le même effet sur le corps humain. Une alimentation saine,
équilibrée et adaptée aux dépenses énergétiques permet au corps d’être en pleine
santé. Une alimentation déséquilibrée et non-adaptée affaiblit le corps, et donc aussi la
performance physique.
L’alimentation apporte des nutriments au corps. Ces nutriments sont digérés, assimilés et
amenés via la circulation sanguine aux organes et aux tissus. Dans les cellules des
différents organes et tissus se déroule le métabolisme cellulaire. Il existe deux types de
nutriments : les macronutriments et les micronutriments. Les macronutriments sont les
glucides, les lipides et les protéines. Les micronutriments sont les vitamines, les minéraux et
les oligo-éléments.
Les macronutriments sont les glucides, les lipides, les protéines, l’eau et l’alcool. Ce sont
des molécules qui sont dégradées par le corps. Les macronutriments peuvent aussi être
synthétisés par le corps. C’est ce qui est appelé la biosynthèse endogène, la synthèse de
macromolécules humaines.
Les lipides, les protéines, les glucides et l’alcool dégagent de l’énergie lorsqu’ils sont
dégradés. L’eau et les micronutriments ne dégagent pas d’énergie.
5.1.1 Glucides
Les glucides sont la base de l’alimentation de la plupart des gens. C’est également une
source d’énergie pour toutes les cellules du corps. Ce substrat est même indispensable
pour certaines cellules, comme celles du cerveau. Le stock de glucides dans le corps
est, malgré tout, assez faible. Les réserves de glucides se trouvent sous forme de glucose
dans le sang, en quantité constante et assez faible. Elles se trouvent surtout dans le foie
et les muscles sous forme de glycogène. Ces réserves permettent de maintenir un effort
de plusieurs heures.
En réalité, les grandes quantités de glucides que nous ingérons se transforment en lipides.
Par contre, le contraire n’est pas vrai. Les acides gras ne peuvent pas se transformer en
glucose.
Les glucides qui se trouvent dans l’organisme ont deux origines : l’alimentation et le
métabolisme.
Les glucides sont également appelés les hydrates de carbones, car ils sont composés de
chaînes d’atomes de carbone, d’oxygène et d’hydrogène. En fonction de leur structure,
on classe les glucides en monosaccharides (chaînes saturées de carbones),
oligosaccharides (molécules regroupant 2 à 10 monosaccharides) et polysaccharides
(molécules regroupant 10 à plusieurs milliers de monosaccharides).
Le corps utilise les glucides comme carburant plutôt que les protéines et les lipides, car
les glucides se dégradent plus facilement.
Glucose
Le glucose est la forme de glucides qui fournit l’énergie à toutes les cellules du corps. Les
globules rouges, certaines cellules des reins et les cellules du cerveau ont absolument
besoin d’énergie provenant du glucose pour fonctionner. Lors d’un jeûne glucidique
prolongé, le cerveau utilise les corps cétoniques comme substrat énergétique, mais cela
ne se fait pas sans dommage.
Ce glucose est ensuite utilisé par les cellules du corps, et l’excédant est stocké sous
forme de glycogène dans le foie et les muscles.
Lors d’un effort, l’organisme a besoin de glucose. Si celui-ci n’est pas apporté par
l’alimentation, le glycogène est dégradé. Le glucose provenant du glycogène du foie
est libéré dans la circulation sanguine. Le glucose provenant du glycogène des muscles
est utilisé par ces mêmes muscles.
Fructose
Galactose
Saccharose
Amidon
L’amidon est le glucide de réserve de la cellule végétale. Il est présent dans le blé, le
maïs, le riz, les pois, les haricots, les lentilles, les pommes de terre et les bananes.
Les fibres
Les fibres alimentaires se trouvent dans les membranes de cellules végétales, donc
principalement dans les céréales, les fruits et les légumes. Il est indispensable d’ingérer
suffisamment de fibres chaque jour.
Elles ont la capacité de retenir l’eau et ne sont pas toutes assimilables par le corps
humain. C’est pourquoi elles améliorent le transit intestinal : elles l’accélèrent ou le
ralentissent au besoin. Leur consommation est à conseiller particulièrement chez les
personnes constipées.
Elles ralentissent aussi l’absorption des glucides, d’où l’intérêt de les consommer pour les
personnes diabétiques.
Les fibres ont également un effet sur l’absorption des lipides. Elles absorbent une partie
des lipides dans les intestins. Ces lipides ne sont donc pas assimilés, ce qui est bénéfique
pour les personnes en surpoids ou avec des difficultés cardiovasculaires.
Les mono- et disaccharides sont contenus dans les aliments au goût sucré et à base de
farine blanche. Les polysaccharides sont contenus dans les aliments complets comme
les céréales complètes, le riz complet, le pain gris etc.
Les céréales complètes (à consommer) : pain gris, pain complet, riz complet, pâtes
complètes, flocons d’avoine, etc.
Les farines blanches (tolérées) : pain blanc, pâtes blanches, craquotte, biscotte,
etc.
Les sucres simples (à éviter) : sucreries, bonbons, biscuits, gaufres, viennoiseries, etc.
Dans l’organisme, les lipides forment un stock très important d’énergie. Ils proviennent
des lipides apportés par l’alimentation, mais aussi de la transformation du glucose en
lipides.
Les lipides sont formés par des atomes de carbone, d’oxygène et d’hydrogène. Les
lipides forment des liaisons avec d’autres éléments tels que le phosphore, le soufre,
l’azote et le sucre.
Les lipides sont hydrophobes. Le transport des lipides dans le sang doit se faire sous la
forme de lipoprotéines. Le lipide se lie donc à une protéine de transport pour circuler à
travers les vaisseaux sanguins.
Dans l’alimentation, les lipides se trouvent sous la forme de triglycérides. Ce sont des
glycérols liés à trois acides gras.
Même si elles sont accusées de nombreux maux, les graisses ne doivent certainement
pas être à tout prix bannies de notre alimentation. En effet, elles sont indispensables et
remplissent des rôles essentiels à notre survie. Voici les différents rôles des lipides :
Comme nous l’avons déjà décrit dans un chapitre précédent, les membranes des
cellules sont formées de doubles couches lipidiques. Les membranes sont ainsi
perméables ou imperméables selon la structure des molécules.
Source d’énergie
La masse graisseuse est une réserve d’énergie très importante, la plus importante de
l’organisme. Tout substrat énergétique n’étant pas utilisé par le corps est transformé et
stocké sous forme lipidique.
La graisse périphérique (qui se trouve sous la peau dans les 4 membres) permet de lutter
contre le froid et les variations de température.
La graisse présente autour des organes les protège des coups et des chocs.
Les lipides sont des composants des vitamines et des hormones. Les vitamines A, D, E et K
sont lipophiles, c'est-à-dire qu’elles ne sont utilisables qu’en présence de lipides. Dans
une alimentation restrictive en graisse, comme un régime amincissant strict, il y a un
risque de carence en vitamines liposolubles.
Exhausteur de goût
Les lipides donnent du goût aux aliments. Par exemple, le lait entier a plus de goût que le
lait écrémé. C’est la raison pour laquelle l’industrie agro-alimentaire rajoute des graisses
dans les plats préparés. Ces graisses rajoutent du goût, mais enlèvent à la valeur
qualitative de l’aliment (car ce sont de mauvaises graisses qui sont ajoutées).
Glycérol
Le glycérol est un alcool qui peut former jusqu’à trois liaisons avec des acides gras. Il
peut donc former trois types de glycérides : les triglycérides, les diglycérides et les
monoglycérides.
Acides gras
L’acide gras est une chaîne de carbone comportant un groupe méthyle (CH3) et un
groupe carboxyle (COOH).
Les acides gras peuvent être saturés en hydrogène (pas de double liaison entre les
atomes de carbones) ou insaturés (avec certaines doubles liaisons entre les atomes de
carbones). Les molécules d’acides gras insaturés sont plus réactives que les molécules
d’acides gras saturés.
Acides gras saturés : ce sont des acides gras totalement saturés en hydrogène. Ils
se trouvent principalement dans les graisses animales et dans l’huile de palme. La
consommation de ces acides gras en excès est nocive pour la santé
(obésité/maladies cardiovasculaires).
o L’acide myristique est un acide gras que l’on retrouve dans les graisses
animales. C’est aussi la substance lipidique que le corps fabrique lors d’un
apport élevé en sucre rapide (sucreries, boissons alcoolisées, etc.).
o L’acide palmitique est présent dans les graisses animales (œufs, viandes
grasses, beurre) et dans l’huile de palme.
Acides gras mono-insaturés : ce sont des acides gras qui présentent une seule
double liaison. La plupart de ces graisses ont un effet bénéfique sur la santé si
elles ne sont pas consommées en excès :
o L’acide palmitoléique est un acide gras avec une seule double liaison,
située au niveau du 7e atome de carbone, on appelle donc cet acide
gras un oméga 7. Il est présent dans certaines huiles et graisses animales.
Acides gras poly-insaturés oméga 6 : ce sont des acides gras avec plusieurs
doubles liaisons, dont la première se situe sur le 6e carbone, d’où oméga 6. Ce
sont des acides gras essentiels car le corps ne peut pas les synthétiser. On les
trouve dans les huiles végétales, les graines et les céréales. On les retrouve
également dans les œufs et dans certaines viandes. Un apport externe de ces
molécules par l’alimentation est, certes, indispensable, mais il ne doit cependant
pas se faire en excès. En effet, des taux trop élevés d’oméga 6 par rapport aux
oméga 3 est néfaste pour la santé. Cela peut favoriser l’apparition de maladies,
notamment maladies cardiovasculaires et obésité. La balance d’apport en
oméga 6/oméga 3 doit être au maximum de 5/1 (si on ingère un ingrédient
contenant 5 grammes d’oméga 6, il faut également ingérer 1 gramme d’oméga
3).
o L’acide arachidonique est contenu dans les jaunes d’œufs, les viandes
grasses, les abats et les crustacés. Certaines personnes sont en carence,
d’autres en excès de consommation de cette molécule. Les deux
extrêmes sont nocifs pour la santé.
Acides gras poly-insaturés oméga 3 : ce sont des acides gras avec plusieurs
doubles liaisons, dont la première se situe sur le 3e carbone, d’où oméga 3. Ce
sont des acides gras essentiels, car le corps ne peut pas les synthétiser. Ils sont
présents dans les algues, les poissons gras, l’huile de lin, de colza et de noix et
dans les légumes verts. La plupart des gens ne consomme pas suffisamment
d’acides gras poly-insaturés oméga 3. Il est recommandé d’augmenter la
consommation de ce type de molécules, car elles ont un effet bénéfique sur le
fonctionnement du système cardiovasculaire. Malgré tout, un excès en oméga 3
est également néfaste.
Besoins en lipides
AG poly insaturés
Lipides/100g
AG saturés
Kcal/100g
AG mono
Oméga 3
Oméga 6
insaturés
Aliments
Les protéines sont des nutriments contenant un radical azoté. Ce sont de grosses
molécules formées d’acides aminés. Il existe une vingtaine de protéines différentes
intervenant dans le métabolisme humain. On peut distinguer deux types de protéines :
les protéines que le corps peut synthétiser et celles qu’il est incapable de synthétiser (les
acides aminés essentiels).
Acides aminés
Les acides aminés sont formés de deux groupements : le groupement acide (COOH) et
le groupement amine (NH2).
On appelle les acides aminés essentiels ceux qui doivent absolument être trouvés dans
l’alimentation.
Les molécules formées par plusieurs acides aminés sont appelées les polypeptides.
Les molécules formées par des acides aminés d’origines diverses (végétales et animales)
sont appelées les holoprotéines.
Les molécules formées par des acides aminés associées à d’autres molécules telles que
les glucides, lipides, phosphore, etc. s’appellent les hétéroprotéines.
Les protéines sont à la base de tous les tissus du corps humain. Ce sont les propriétés des
protéines qui engendrent les spécificités des différents tissus. Par exemple, ce sont les
protéines qui procurent des élasticités différentes aux tissus (peau, tendon, muscle).
Les protéines jouent un rôle dans le transport, notamment pour le transport des graisses
(lipoprotéines), des minéraux et de l’oxygène.
Apport énergétique
Normalement, seuls les acides aminés qui ne sont pas utilisés comme structure pour les
tissus peuvent être utilisés pour fournir de l’énergie. Les protéines sont utilisées comme
carburant quand l’alimentation n’apporte pas suffisamment de glucides et de lipides.
Lors d’un régime amincissant extrême, si l’apport alimentaire est faible, le corps peut
puiser des protéines dans les muscles pour fournir l’énergie dont il a besoin.
Les acides aminés sont des composants de certaines hormones : les hormones dérivées
d’amines et les hormones peptidiques. Les différents rôles des hormones sont décrits
précédemment.
Les anticorps sont composés d’acides aminés. Leur fonction est de protéger le corps
contre les corps étrangers.
L’insuline
L’hormone de croissance
Le cortisol
Le glucagon
Les catécholamines
Besoins en protéines
La consommation optimale en protéine est d’environ 65g pour les femmes et environ
80g pour les hommes.
Comme c’est le cas pour les lipides, il existe certains acides aminés essentiels. Ces acides
aminés essentiels sont : la leucine, l’isoleucine, la lysine, la méthionine, la phénylalanine,
la thréonine, le tryptophane et la valine.
Pour les personnes ayant un régime varié, il est assez facile d’atteindre les quotas en
protéines. Cependant, pour les végétariens, et plus encore les végétaliens, il est plus
difficile de combler les besoins en acides aminés essentiels, car le monde végétal est
assez pauvre en protéines.
Les miscronutriments sont les vitamines, les minéraux, les oligo-éléments, les acides
aminés essentiels, les acides gras essentiels et les phyto-micro-nutriments. Ils sont non-
nutritifs et très peu caloriques. Ils ne fournissent pas directement d’énergie, mais ils jouent
un rôle dans le métabolisme et le fonctionnement optimal du corps humain. Par
exemple, le magnésium entre en jeu dans la synthèse des protéines.
La consommation des vitamines a baissé pour deux raisons. Tout d’abord, la ration
globale a diminué. En effet, nous mangeons moins que les siècles précédents, car nous
nous dépensons moins. Ensuite, les aliments sont plus purifiés. Malheureusement, les
produits industriels que nous mangeons tous les jours contiennent de moins en moins de
nutriments qualitatifs et de plus en plus de calories vides.
Les vitamines liposolubles sont absorbées avec les graisses. Il est donc possible de les
stocker dans l’organisme. Malgré tout, un apport régulier en vitamines liposolubles est
nécessaire car elles ne peuvent pas être fabriquées, ou pas en quantité suffisante, par le
corps.
La vitamine A se trouve dans les graisses animales (veau, bœuf), particulièrement dans le
foie des poissons (anguille, sardine). On en trouve également dans les fruits et légumes
sous la forme de provitamine A et béta-carotène (carotte, melon, abricot, persil,
tomate). Les besoins pour un homme sont de 1000µg/jour.
Vitamine D
Vitamine E
Les principales sources de vitamines K sont le chou et les poissons. L’apport n’est pas
indispensable car l’homme peut synthétiser la vitamine K. Par contre, les carences sont
fréquentes chez les nouveaux nés, d’où les suppléments systématiques pour les
nourrissons.
Les vitamines hydrosolubles B1, B2, B3, B5, B6, B9, B12 et C
Les vitamines hydrosolubles ne peuvent pas être stockées car elles sont hydrophobes.
L’apport excédentaire est évacué dans les urines. Il est donc indispensable d’avoir un
apport suffisant de manière régulière.
Vitamine B1
La vitamine B1 est également appelée thiamine. Elle est présente dans les levures, les
céréales et les légumineuses. L’apport nécessaire en vitamine B1 est de 1,5mg/jour. Son
efficacité est renforcée par la présence des autres vitamines B et du magnésium.
Elle joue un rôle dans le métabolisme énergétique, surtout celui des glucides. Elle
intervient également dans le fonctionnement cardiaque et le système nerveux,
notamment pour la mémorisation.
Vitamine B2
La vitamine B2 est également dénommée riboflavine. Les sources de vitamine B2 sont les
produits laitiers, le pain et les céréales. L’apport recommandé en B2 est de 1,2mg/jour.
Elle joue de nombreux rôle dans le métabolisme énergétique. Son efficacité est
renforcée par les autres vitamines B et le magnésium.
Il existe une carence en vitamine B2. Elle est assez rare car l’alimentation fournit
généralement les quantités nécessaires. Cependant, les nourrissons nourris au lait en
poudre peuvent manifester une carence. Il n’existe pas d’hypervitaminose B2.
La vitamine B3 est plus connue sous le nom de vitamine PP ou acide nicotinique. Elle est
présente dans les fruits et légumes ainsi que dans les viandes, le lait et les poissons.
L’apport recommandé est de 15 à 20mg/jour.
La vitamine PP est active dans le métabolisme énergétique. Elle répare l’ADN et a une
action de vasodilatation périphérique.
Il existe des carences en B3, notamment chez les personnes alcooliques. Il existe une
hypervitaminose B3.
Vitamine B5
Elle joue un rôle dans le métabolisme des glucides et des protéines. Son efficacité est
renforcée en présence des autres vitamines B et du magnésium.
Vitamine B6
La vitamine B6 est aussi appelée pyridoxine. Elle est présente, en particulier, dans les
viandes, les céréales et les légumes. L’apport recommandé est de 2mg/jour.
Elle intervient à de très nombreuses étapes dans le métabolisme des acides aminés.
Il n’existe pas de carence naturelle en vitamine B6, mais la prise de contraceptifs oraux
peut induire des carences en B6, induisant parfois la dépression. Dans ce cas, une
supplémentation en B6 et tryptophane est recommandée.
La vitamine B9 est mieux connue sous le nom d’acide folique. Les folates sont présent
dans toutes sortes d’aliments. Les apports recommandés sont de 400µg/jour. Ceux-ci
sont doublés chez la femme enceinte. Sans cet apport, lors de la grossesse, les risques de
spina bifida, bec de lièvre et de prématurité augmentent.
Vitamine B12
La vitamine B12 se trouve dans le foie et dans les poissons. Les apports recommandés
sont de 3µg/jour.
Vitamine C
La vitamine C est un antioxydant. Elle protège donc les cellules des radicaux libres
(oxydants toxiques). Elle a de nombreux autres rôles dans tout l’organisme :
métabolisme glucidique, tissu conjonctif, reins, fer, catécholamines, tyrosine, foie et
ovaires.
L’eau
L’eau est le plus indispensable de tous les nutriments. En effet, 2 à 3 jours sans eau
peuvent suffire à donner la mort. Cela est compréhensible lorsqu’on sait que le corps est
composé à environ 60 % d’eau chez l'homme, 50 % chez la femme. Les différents types
de cellules contiennent un pourcentage différent en eau. Les cellules musculaires sont
fortement hydratées, contrairement aux cellules adipeuses qui le sont faiblement (10 %
d’eau). Le corps d’une personne musclée contient donc, en pourcentage, plus d’eau
qu’une personne grasse.
L’être humain élimine son eau par les fèces, les urines, la sueur et l’expiration.
Les besoins en eau varient selon la température ambiante, la saturation de l’air en eau
et l’activité de l’individu. À 20°C, l’air saturé à moitié, les besoins en eau sont de 2
litres/jour. L’apport doit être divisé comme ceci : 1 à 1,5 litre d’eau en boisson et 0,5 à 1
litre d’eau par les aliments solides chaque jour.
Sodium
Le symbole du sodium est Na. La plupart des aliments contiennent du sodium. Les
besoins en sodium sont de 1g/jour. Or, en Belgique, l’apport est d’environ 10g/jour. Selon
le type d’alimentation et l’assaisonnement pratiqué, l’apport peut être plus ou moins
important. Par exemple, les plats préparés et l’alimentation industrielle contiennent
beaucoup de solium. Rappelez-vous, c’est un exhausteur de goût…
Dans l’organisme, dans un milieu aqueux, le sodium conduit l’électricité. Il a les effets
inverses du potassium. Il favorise les pertes de calcium. En excès, il induit donc une
déminéralisation et des calculs rénaux. Il a tendance à élever la tension artérielle.
Potassium
Le symbole du potassium est K. Le potassium est présent dans tout type d’aliment.
Calcium
Le symbole du calcium est Ca. Il est particulièrement présent dans les produits laitiers, les
eaux minéralisées, les sardines, les pruneaux, les amandes, les légumineuses, le persil et le
cresson. Les besoins sont de 400mg à 1g de calcium/jour. Pour se protéger de
l’ostéoporose, lors de la ménopause, il est recommandé de consommer plus d’1g de
calcium/jour. Attention, le sodium engendre une excrétion du calcium. Le magnésium,
par contre, est un épargneur de calcium.
o La contraction musculaire
o La coagulation sanguine
Le symbole du magnésium est Mg. Les sources de magnésium sont les suivantes : eaux
minéralisées (principalement Hépar, Vittel, Contrex, Badoit, Vichy, attention à l’apport en
sodium), les algues marines, les amandes, le cacao, les céréales complètes, les plantes
germées et le pain complet.
o Formation de l’os
o Métabolisme énergétique
o Diminution du stress
o Fluidification du sang
Phosphore
Le symbole du phosphore est P. Tous les aliments sont riches en phosphore, mais
principalement les produits laitiers et les plantes germées. Les apports de phosphore sont
souvent excessifs par rapport aux apports en calcium. Les besoins sont de 800mg/jour,
mais il n’existe jamais de carence.
Chlore
Le symbole du chlore est Cl. Dans l’alimentation, il est toujours accompagné du sodium.
Le sel de cuisine est du NaCl. Il n’existe pas de carence en dehors des cas de
vomissement et diarrhées abondantes.
Les oligo-éléments
Fer
Le symbole du fer est Fe. Les sources de fer sont les algues (spiruline), les légumes verts,
les viandes, le boudin noir et le foie. Il existe peu de carence en fer chez l’homme. Par
contre, les carences en fer sont fréquentes chez les femmes lors des pertes menstruelles
et de la grossesse. Les besoins sont de 5 à 10mg/jour et peuvent monter jusqu’à
20mg/jour pour la femme réglée.
Le fer joue un rôle dans le transport de l’oxygène, dans l’immunité et dans la synthèse
des neurotransmetteurs.
La consommation trop faible ou trop élevée en fer aurait des conséquences sur le
développement de la maladie de Parkinson.
Zinc
Le symbole du zinc est Zn. Les sources de zinc sont les viandes, les poissons, les fruits de
mer, les légumineuses et les céréales complètes. Les besoins sont de 12 à 15 mg/jour.
Dans les pays industrialisés, les carences en zinc sont courantes.
o Métabolisme énergétique
o Génétique
o Immunité
o Antioxydant
Iode
L’iode est symbolisé par I. Les sources d’iode sont le sel iodé, les poissons de mer et
certains légumes comme le soja et les haricots. Les carences peuvent exister,
principalement dans les régions montagneuses où la consommation de poisson est rare
et les sols pauvres en iode. Cette carence engendre le crétinisme et le goître. Les
apports recommandés en iode sont de 200µg/jour.
Fluor
Le symbole du fluor est F. Les sources de fluor sont l’eau minéralisée et le thé. L’apport en
fluor de 1mg/jour est conseillé. Cet apport permet de diminuer le taux de caries chez les
enfants. Un excès de fluor, dès 3mg/jour, est cependant toxique et peut engendrer des
taches blanches sur les dents. Un apport en fluor peut être nécessaire chez l’enfant mais
pas de manière systématique. Par contre, pour les femmes souffrant d’ostéoporose, une
supplémentation en fluor (associé à d’autres micronutriments) peut s’avérer efficace.
Cuivre
Le symbole du cuivre est Cu. Les sources de cuivre sont les poissons, les crustacés, les
légumes verts et le foie. Le besoin en cuivre est de 3mg/jour.
Le symbole du sélénium est Se. Il est présent dans les céréales complètes, les levures et
les légumineuses. Le sélénium joue un rôle dans l’immunité et a une action
d’antioxydant.
Silicium
Le symbole du silicium est Si. Les sources de silicium sont principalement dans l’ail,
l’oignon, les produits de la mer, les fruits et les céréales complètes.
Il intervient au niveau de la fixation du calcium sur les tissus conjonctifs et les os. Il joue
également un rôle dans l’immunité.
Chrome
Le symbole du chrome est Cr. Les sources du chrome sont le thym, les levures, le foie et
les jaunes d’œufs. Les besoins sont de 125µg/jour, mais il n’existe pas de carence.
Molybdène
Le symbole du molybdène est Mo. Les besoins en molybdène sont de 150 µg/jour.
Il est important d’avoir une alimentation équilibrée. Chacun est conscient de cela, mais
qu’est-ce que cela signifie réellement ? Trouver l’équilibre entre les macronutriments, les
micronutriments et l’eau n’est pas toujours évident. La pyramide alimentaire nous aide à
trouver cet équilibre.
La pyramide alimentaire est constituée de plusieurs étages. Elle est divisée en 9 parties : 8
groupes d’ingrédients et un groupe pour l’activité physique. Au plus le groupe est bas
dans la pyramide, au plus il doit être consommé en grande quantité.
L’activité physique
Les légumes
Les fruits
1. L’équilibre
2. La diversité
3. La modération
1. L’équilibre
2. La diversité
Au sein de chaque groupe d’aliments, il est indispensable de varier chaque jour les
aliments ingérés. En effet, chaque aliment contient des nutriments différents, même au
sein d’un groupe commun. La diversité est donc nécessaire au sein des différents étages
de la pyramide, mais également au sein de chaque groupe d’aliments. En ce qui
concerne l’étage des fruits, il ne convient pas de manger uniquement des pommes. Il
faut manger tous types de fruits. La couleur des aliments est le reflet des nutriments qu’ils
contiennent. Il est donc très intéressant de manger coloré. Varier les couleurs des fruits
ingérés permet de varier les nutriments apportés à l’organisme. La diversité est
également recommandée dans le mode de cuisson et de consommation des aliments. Il
est intéressant, au niveau de l’apport en nutriments, de varier les aliments crus et cuits
(de manières différentes).
3. La modération
Il faut consommer chaque aliment avec modération. L’excès nuit en tout. Tout d’abord,
il est nécessaire de respecter l’ordre des étages en ce qui concerne les quantités. Il n’est
pas envisageable de manger plus de produits gras que de fruits et légumes par
exemple. De la même manière, l’apport total de nourriture ne doit pas excéder un
plafond. Ce plafond est déterminé par le sexe, la taille, le poids et l’activité physique de
la personne.
Pour être en bonne santé, un adulte doit pratiquer au moins 30 minutes d’activité
physique par jour, qui peuvent être divisées en 3 fois 10 minutes. Pour les enfants, il est
recommandé de pratiquer au moins 60 minutes d’activité physique par jour.
L’intensité de cette activité physique doit être au minimum celle de la marche rapide ou
du vélo. C'est-à-dire que l’individu doit être essouflé, son cœur doit dépasser les 60 % de
son rythme maximal et la température du corps doit s’élever (transpiration).
5.3.2 L’eau
Le corps humain est largement constitué d’eau. Comme nous l’avons déjà dit, l’eau est
donc le nutriment le plus important. Il est nécessaire de boire 1,5 litre en plus de ce que
contient l’alimentation.
Les boissons à faible concentration énergétique sont le café, le thé, le bouillon et les
boissons allégées. L’eau minérale est la boisson à privilégier. Il est nécessaire d’en boire
au moins ½ litre par jour.
Les boissons à faible concentration énergétique contiennent moins de 5 Kcal par 100ml.
Les autres boissons contiennent du sucre, du lait ou de la crème en ajout. Ces boissons
ne font donc pas partie de la base de la pyramide, elles se trouvent dispersées dans les
autres groupes. Il est déconseillé de boire plus d’un ½ litre par jour de ces boissons.
Les jus de fruits font partie du groupe des fruits. Ils contiennent des fibres et des
vitamines.
Le lait fait partie des produits laitiers. Il contient du calcium et des vitamines B2.
Les jus et soupe de légumes font partie du groupe des légumes. Ils contiennent des
vitamines et minéraux.
Les boissons sucrées, soda et boissons énergétiques de plus de 5 Kcal par 100ml sont
situées dans le groupe « reste ». A part de l’eau, ces boissons ne contiennent que du
sucre, et donc des calories vides. Les boissons alcoolisées sont riches en Kcal, et donc
également située dans le groupe « reste ». La consommation de ces deux boissons n’est
pas recommandée pour la santé, excepté certaines boissons énergétiques lors d’efforts
intenses.
Les produits céréaliers et les pommes de terre fournissent principalement des glucides,
des protéines végétales, des fibres, des vitamines et des minéraux. Ils sont à la base de
notre alimentation et de chaque repas. De plus, ils ne nécessitent pas d’ajout de
matières grasses pour la cuisson et la consommation.
Il est conseillé de manger 150 à 450 grammes de produits céréaliers par jour. Ces
quantités peuvent varier en fonction de l’activité de la personne. En effet, un employé
de bureau ne mange pas la même quantité qu’un ouvrier de chantier ou un sportif de
haut niveau.
Il existe différents types de produits céréaliers. Ils ne se valent pas tous. Comme nous
l’avons déjà dit, les produits complets sont à privilégier.
Les alternatives aux pommes de terre sont les pâtes, le riz, le couscous, le boulgour et les
autres produits céréaliers. Les pommes de terre contiennent de la vitamine C, mais les
autres produits céréaliers n’en contiennent pas. Il ne faut donc pas remplacer
quotidiennement les pommes de terre par un autre produit. Quand vous remplacez les
pommes de terre, veillez à vous alimenter en produits riches en vitamine C comme les
fruits et légumes préalablement cités.
Les légumes sont une source importante d’eau, de glucides complexes, de fibres
alimentaires, de minéraux et de vitamines.
On ne mange jamais assez de légumes. Au total, nous devrions manger au moins 300g
de légumes par jour.
Légumes frais ou surgelés, en conserve ou en bocal, en jus ou en soupe, tous les choix
sont bons.
Les légumes cuits contiennent moins de vitamines que les légumes crus. Toutes les
vitamines sont sensibles à la chaleur. La cuisson des légumes réduit leur apport en
vitamine et en minéraux. Il est conseillé de manger quotidiennement des légumes crus et
des légumes cuits. La perte de vitamine est réduite lorsque les légumes sont cuits à la
vapeur ou dans un peu d’eau. L’eau peut ensuite être utilisée pour faire de la sauce.
Nous n’abordons pas ici les légumineuses comme les lentilles, les haricots blancs et les
pois chiches. Ils sont abordés dans la section consacrée à la viande, au poisson et aux
produits de substitution.
Les soupes de légume peuvent fournir un apport correct en légumes. Une soupe de
légume contient en général 40 grammes de légumes frais par 100 ml de soupe. Une
soupe de légumes frais peut donc être un choix très intéressant si l’on veille à maintenir
un faible taux de sel en la préparant.
Les fruits, tout comme les légumes, contiennent des glucides, des vitamines, des
minéraux et des fibres. Les fruits et les légumes se ressemblent beaucoup aux niveaux de
leurs apports en nutriments. C’est pourquoi nous devons manger quotidiennement des
fruits et des légumes.
Les fruits en conserve et les fruits séchés sont un bon deuxième choix si vous ne disposez
plus de fruits chez vous. Il est préférable de varier les sortes de fruits mangés. Les
pommes, les poires, les bananes, les oranges, les pêches,… Il existe au moins une sorte
de fruit différente à manger par jour.
Après une dépense importante d’énergie, comme une séance de sport, les fruits
constituent un casse-croûte idéal.
La confiture ne peut pas être considérée comme un apport en fruit car elle contient
beaucoup trop de sucre.
Dans ce groupe, on retrouve la viande, les poissons, les fruits de mer, les œufs et les
produits de substitution comme le tofu, le tempeh, le seitan, le quorn, les légumineuses,
les noix et les graines.
Il faut noter que les aliments d’origine végétale ne produisent pas de vitamines B12 et
que les noix sont riches en énergie en raison de leur teneur élevée en graisse.
La viande maigre est conseillée, tout comme la volaille, le poisson, les légumineuses et
les produits de substitution.
Les légumineuses sont les pois chiches, les lentilles et les haricots blancs.
Si l’on se prive de viande et de poisson, il faut compenser en mangeant des œufs, des
produits au soja, des légumineuses et des noix combinés à des graines et des produits
laitiers. De cette manière, le corps reçoit toutes les vitamines et les minéraux nécessaires
sans trop de graisse.
Les produits laitiers, c’est-à-dire le lait ou les aliments à base de lait, sont énormément
consommés. La consommation de lait, beurre, fromage, yaourts, crème, et crème
glacée apporte du calcium au corps humain.
Les produits laitiers apportent également des acides gras, et notamment des acides gras
trans. Il faut donc en consommer de manière réfléchie.
Les huiles et matières grasses ont mauvaise réputation. On pense souvent devoir les
bannir de l’alimentation équilibrée. Ce n’est pas le cas. Par contre, leur consommation
doit être limitée. Comme nous l’avons déjà évoqué, il y a différents types de graisses.
Chaque type de graisse doit être consommé dans une proportion idéale : 25 % de
graisses saturées, 35 % de graisses mono-insaturées et 40 % de graisses polyinsaturées
(dont 15 % en oméga 6 et 5 % en oméga 3).
Les graisses sont présentes dans pratiquement tous les aliments. Nous les retrouvons
particulièrement dans les huiles, le beurre et la margarine. Il est important de consommer
des huiles et des graisses tous les jours, dans des proportions adéquates, c’est-à-dire en
petites quantités.
Il s’agit ici des aliments qui ne sont pas indispensables à notre alimentation : les aliments
« plaisir ». Lorsque ceux-ci gardent leur place au sommet de la pyramide alimentaire, ils
ne posent pas de problème. Le souci est que, dans notre monde moderne, ces aliments
sont consommés en très, même trop, grande quantité. Ces produits sont trop gras, trop
sucrés ou trop salés. Ils sont des aliments vides de nutriments essentiels et bourrés de
calories. Ce sont ces calories qu’on appelle les calories vides.
Tout le monde sait ce que sont les extras. L’important est de savoir limiter leur
consommation. Cela est très difficile, notamment à cause de l’industrie agro-alimentaire
qui inonde le marché de ce type de produits. Voici une liste non-exhaustive des aliments
à éviter : sucreries, bonbons, chocolat, viennoiseries, chips, biscuits, gaufres et
pâtisseries.
Les conséquences sanitaires pour l’individu et la société sont majeures (coûts pour les
soins de santé, activités, etc.). L’obésité est considérée comme une maladie en tant que
telle. Il n’est pas facile d’en sortir, d’où l’importance cruciale de la prévention.
Hommes
Sous-poids 1,9 % 1,7 % 1,8 %
Surpoids 30,0 % 30,9 % 34,8 %
Obésité 5,3 % 5,5 % 9,8 %
Femmes
Sous-poids 8,5 % 7,8 % 6,7 %
Surpoids 16,3 % 17,9 % 21,2 %
Obésité 5,3 % 6,2 % 10,2 %
Les femmes et les hommes ne sont pas égaux face à la prise de poids.
Le diabète
Hypertension artérielle
Maladies cardio-vasculaires
Les personnes obèses et en surpoids ne sont pas les seules concernées par la mauvaise
alimentation. Rares sont les personnes qui mangent leur quota de fruits et légumes par
jour, et trop nombreuses sont celles qui font l’impasse sur le petit déjeuner. Faire en sorte
que ces deux habitudes soit prises par la majorité des gens est un objectif nutritionnel de
base.
Moins grasse
Moins sucrée
La composition corporelle est très importante. Elle est bien plus significative que le poids.
En effet, le poids d’un individu résulte de la somme de la masse grasse et de la masse
sèche de ce même individu.
Le BMI est un indice qui permet de voir si le poids est optimal en fonction de la taille.
Le gros désavantage de cet indice est qu’il ne tient pas compte de la composition
corporelle, mais uniquement du poids. C’est-à-dire qu’une personne de 100 kg dont
15 % de masse grasse et une autre personne de 100kg et 35 % de masse grasse auront le
même BMI. D’autres désavantages : le BMI ne tient pas compte de l’âge, du genre et
de l’origine.
Par exemple, Julie a 36 ans, pèse 64 kg et mesure 1m66. Son BMI est de :
Julie a un BMI correct (entre 18,5 et 25). Elle a donc un poids sain par rapport à sa taille.
Les personnes qui sont trop maigres ou trop grosses risquent des problèmes de santé tels
que : diabète, hypertension, faiblesses, troubles cardio-vasculaires, cancer, arthrite, etc.
Cette échelle n’est pas valable pour les enfants et les jeunes de moins de 20 ans. En
effet, la croissance a une influence sur la composition corporelle. Ces chiffres sont donc
valables pour les personnes de plus de 20 ans.
Le BMI n’est pas un outil assez performant pour juger certains types de sportifs. Les cas
extrêmes comme ceux des danseurs de ballet et des body builders seront classés dans
les catégories sous-poids ou obésité morbide.
La masse grasse
Le corps humain est formé de 4 différents composants de base : l’eau, les protéines, les
minéraux et la graisse. De nombreux chercheurs se sont concentrés principalement sur la
mesure de la masse grasse.
En effet, la quantité de masse grasse présente dans le corps humain peut varier
énormément d’un individu à l’autre. De plus, cette quantité de masse grasse a un
impact important sur la santé. Les personnes obèses et en surpoids développent plus de
maladies cardio-vasculaires, diabète et certains cancers que les personnes ayant une
masse grasse optimale.
Il est donc nécessaire d’avoir des normes concernant la masse grasse. Lorsqu’un enfant
ou un adulte sort de ces normes, il est important de changer ses habitudes alimentaires
et ses activités physiques.
Le pourcentage de masse grasse d’un individu dépend de nombreux facteurs tels que le
sexe, l’âge, l’hérédité, l’origine ethnique, la santé, la médicalisation, l’activité physique,
l’alimentation, l’hygiène de vie, etc.
Hommes Femmes
Sédentaires 14 % 26 %
Le principe est de pincer la peau pour vérifier son épaisseur. Cette mesure est faite à
l’aide d’une pince de Harpenden.
Certaines personnes flottent comme un bouchon alors que d’autres coulent comme une
pierre. Par exemple, les bodybuilders appartiennent à la seconde catégorie. En effet, au
plus une personne est grasse, au mieux elle flotte.
Impédancemétrie
Un courant électrique (de faible intensité) est envoyé dans le corps. La balance à
impédance mesure la vitesse à laquelle le courant est conduit dans le corps. En fonction
de cela, la masse grasse peut être déduite. En effet, la graisse est plus résistante que les
composants du corps humain.
Cette méthode est relativement récente. Il s’agit d’une technique de radiologie non-
invasive. L’absorption dépend de la quantité et du type de matière traversée. Elle
permet donc de déterminer la quantité de tissu adipeux présente dans le corps humain.
Cette méthode est également utilisée pour mesurer la densité des os, en prévention de
l’ostéoporose.
Il est donc important de mesurer le tour de taille pour déterminer le type d’obésité et
évaluer les dangers pour la santé.
- Moins de 94 cm : normal
- Entre 94 et 102 cm : surpoids et augmentation des risques de maladies cardio-
vasculaires.
- Au-dessus de 102 cm : obésité et forte augmentation des risques de maladies
cardio-vasculaires.
- Moins de 80 cm : normal
- Entre 80 et 88 cm : surpoids et augmentation des risques de maladies cardio-
vasculaires.
- Au-dessus de 88 cm : obésité et forte augmentation des risques de maladies
cardio-vasculaires.
Pour un homme, un rapport taille-hanches normal se situe entre 0,85 et 1. Pour une
femme, un rapport taille-hanches normal se situe entre 0,65 et 0,85. Un homme avec un
rapport taille-hanches inférieur à 0,85 est certainement en surpoids androïde. Une
femme avec un rapport taille-hanche supérieur à 0,5 est certainement en surpoids
gynoïde.
Obésité
À long terme, le syndrome métabolique mène à des maladies telles que le diabète de
type 2, les troubles cardio-vasculaires et les accidents vasculo-cérébraux. Certaines
études ont également prouvé qu’un syndrome métabolique pouvait mener à la
dépression, aux troubles de l’anxiété, à la démence et aux cancers.
Le syndrome métabolique est un cercle vicieux. Les causes et les conséquences sont
liées. Si le patient n’est pas pris en charge correctement, le phénomène ne peut que
s’amplifier.
Tour de taille : > 94 cm pour les hommes, > 80 cm pour les femmes
Inactivité physique
Vieillissement
Cause
Les causes du syndrome métabolique ne sont pas connues avec certitude. La première
cause présente est l’insulino-résistance. En effet, 90 % des patients présentant un
syndrome métabolique sont insulino-résistents.
Une personne insolino-résistente est moins sensible à l’insuline. L’insuline est l’hormone qui
permet le passage du sucre du sang vers les cellules. Normalement, lors de la
consommation d’aliments sucrés, le pancréas sécrète l’insuline. L’insuline se fixe sur les
récepteurs et laisse passer le sucre vers les cellules. On peut se représenter l’insuline
comme la clé qui ouvre la porte des cellules. Le taux de sucre sanguin se stabilise donc
rapidement. Chez le sujet atteint d’insulino-résistance, l’insuline ne se fixe plus bien sur les
récepteurs. La clé est usée et a des difficultés à ouvrir les portes. Les récepteurs
deviennent insensibles à l’insuline. De ce fait, le taux de sucre augmente dans le sang.
Cette augmentation de la glycémie provoque une nouvelle sécrétion d’insuline dans le
sang. Au fur et à mesure, le pancréas se fatigue, il finit par ne plus sécréter suffisamment
d’insuline et le patient devient intolérant au glucose : c’est le diabète de type 2.
Nombreuses sont les personnes qui ont tenté de perdre du poids, mais rares sont celles
qui y sont parvenues. Il est réellement difficile de perdre du poids. Ce n’est pas
uniquement un défi physique, mais également un défi psychologique.
De nombreux types de régimes voient le jour chaque mois dans les magazines féminins,
des plus farfelus aux plus draconiens. Ils sont souvent dangereux pour la santé et ne
respectent pas les principes nutritionnels. Nous allons en décrire quelques-uns et analyser
leurs avantages et inconvénients :
Une réduction importante des apports alimentaires entraîne une perte de la masse
grasse, mais également une perte de la masse maigre. De ce fait, le métabolisme de
base est abaissé. En effet, la masse maigre (musculaire) engendre des dépenses
énergétiques, et si elle diminue, les dépenses énergétiques diminuent également.
À la fin du régime, on reprend une alimentation normale. Si l’activité physique n’est pas
suffisante, la masse grasse est reprise, mais pas la masse maigre.
Les personnes ayant fait ce genre de régimes plusieurs fois se retrouvent avec une masse
musculaire très faible et de grandes difficultés à garder un poids stable. Ce type de
régime produit des « obèses petits mangeurs », c’est-à-dire des personnes qui sont
obèses malgré l’ingestion de faibles quantités caloriques.
L’ingestion d’un seul aliment provoque des carences en vitamines et minéraux. En aucun
cas ces régimes ne purifient l’organisme.
Ils créent des dérèglements et des déficits d’apport, ils ont donc un effet néfaste sur la
santé. De plus, les privations engendrent une prise de poids plus importante lors de la
reprise d’une alimentation normale.
Les régimes ponctuels n’ont pas lieu d’être car ils favorisent la reprise de poids, « l’effet
yoyo ». Ils sont peu efficaces et ont donc un effet psychologique négatif.
Les diurétiques éliminent l’eau de l’organisme. Or, les tissus adipeux sont très peu chargés
en eau. Les diurétiques entraînent donc une perte de masse maigre.
Ce sont des régimes hypocaloriques. C’est le déficit en calories qui entraîne la perte de
poids. Dans ce type de régime, l’apport en protéine est important, il limite donc la perte
de masse maigre. Malgré tout, cette perte n’est jamais nulle. Les vitamines et minéraux
sont peu présents dans ce type de régime. Pour la santé, il n’est donc pas conseillé de
pratiquer ce type de régime sur une longue durée (maximum 2 semaines).
Si une alimentation saine n’est pas mise en place après ce type de régime, c’est la
reprise de poids assurée. Il est donc indispensable de changer le comportement
alimentaire.
« Alimentation optimalisée »
Ce type de régime est idéal. C’est un processus lent qui demande de l’investissement de
la part du patient ou du client. Il ne faut en aucun cas promettre des miracles et des
résultats rapides, faute de quoi on risque une démotivation.
1. Engagement
La personne qui entre dans un processus de perte de poids doit savoir qu’il difficile de
perdre du poids et de ne pas en reprendre. Il faut qu’elle ait une motivation réelle, il doit
y avoir un investissement total.
La restriction calorique ne doit pas être trop importante. Elle doit cependant être
suffisante. Il faut apporter les calories nécessaires aux dépenses, mais pas d’avantage.
Les besoins et les apports doivent donc être correctement évalués. L’apport en calories
vides (calories qui n’apportent pas de vitamines et minéraux) doit être minimisé.
3. Optimalisation de l’alimentation
Il est impossible pour une personne d’avoir une alimentation totalement idéale. Tout doit
être négocié. Certaines choses sont faisables. D’autres ne le sont pas. Il faut être
honnête et admettre ses limites. Il ne s’agit pas réellement d’un régime mais d’une
modification permanente des habitudes alimentaires. Il n’est donc pas envisageable de
ne jamais faire d’écart.
Les conseils ont plus de chance d’être suivis s’ils sont positifs :
Éviter les sucres ajoutés : sucreries, boulangerie industrielle, sodas, alcool, etc.
Prendre un petit déjeuner protéiné : œuf, jambon maigre, filet de poulet, flocons
d’avoine, semoule de blé, lait de soja, etc.
Consommation de poissons gras 3 fois par semaine : saumon, truite de mer, flétan,
maquereau, sardines, etc.
Choisir des fruits secs comme en-cas : noix, amandes, noisettes, noix de cajou
(non grillées et non salées)
Repas % de Exemples
Kcal
o Un yaourt
o Un fruit
o Un thé
o Légumes verts
o Un fruit
o Eau
Souper 30 % o Soupe
o Pain complet
o Eau
Manger calmement
Notre mode de vie sédentaire a des répercussions sur les dépenses caloriques. Quelques
petites astuces pour permettre au corps de dépenser plus :
Il est très important que les intestins fonctionnent de manière optimale. Pour cela, la
consommation de fibres alimentaires doit être régulière et suffisante. Si le transit intestinal
n’est pas régulier, malgré une alimentation saine, il est intéressant de consulter un
médecin pour déceler une éventuelle anomalie.
7. Supplémentations
Une personne qui fait du sport-loisir peut se référer à la pyramide alimentaire présentée
plus tôt dans le cours.
Par contre, le sport pratiqué de manière intensive nécessite des adaptations de cette
pyramide alimentaire. Ces adaptations permettent d’optimaliser la performance. Les
sportifs de haut niveau doivent bénéficier d’un suivi alimentaire rigoureux.
Les boissons désaltérantes et réhydratantes. Pour les sportifs de bon niveau, ce type
de boisson est à mettre au même étage de la pyramide que l’eau. En effet, la
déshydratation est néfaste pour la performance sportive et pour la santé. Ces
boissons permettent une hydratation rapide et optimale.
Sucre, boissons énergétiques, gels et barres énergétiques. Pour les sportifs de bon
niveau, ce type d’aliment est à mettre au même étage de la pyramide alimentaire
que les produits céréaliers. En effet, un apport trop faible en glucides est négatif
pour la prestation sportive et peut amener au surentraînement. Ce type d’aliment
dense en glucide permet de remplir les besoins énergétiques. Par contre, pour les
personnes non sportives ou sport-loisirs, ce type d’aliments fait partie des excès à
éviter.
Quand les objectifs ne sont pas réalistes. Par exemple, viser un poids beaucoup
trop bas ou rechercher des réserves en glycogène énormes et garder un très
faible pourcentage de masse grasse.
Voici quelques stratégies pour conserver un équilibre entre les apports énergétiques et la
balance énergétique :
L’alimentation doit être réfléchie, selon un planning et des objectifs. Se fier à son
appétit n’est pas une bonne idée car le sport intensif coupe souvent l’appétit.
Des analyses doivent être réalisées : mesure des plis cutanés, impédencemétrie,
mesure de l’acétone dans les urines (pour vérifier l’apport en glucides), etc. Le
poids n’est pas un indicateur suffisant pour la balance énergétique.
Les apports énergétiques ne doivent pas être diminués à l’excès. Certes, cela
engendre une diminution du poids et de la masse grasse, mais également une
diminution des réserves énergétiques.
Les muscles produisent de la chaleur lorsqu’ils sont en action. C’est pourquoi le sportif a
plus chaud lorsqu’il s’entraîne. Or, la température corporelle ne peut pas grimper à
l’infini.
Le moyen le plus efficace dont le corps bénéficie pour faire baisser sa température est la
transpiration. L’eau du corps passe des vaisseaux sanguins vers la peau, puis s’évapore,
entraînant une diminution de la température corporelle. La transpiration est composée
d’eau et de minéraux, principalement le sel. La transpiration d’un sportif entraîné
contient moins de sel que celle d’un sportif non-entraîné. Il est malgré tout très important
de compenser les pertes en sel en plus des pertes hydriques.
Une sudation importante lors de l’exercice peut entraîner la déshydratation, et donc une
augmentation trop élevée de la température corporelle et de la fréquence cardiaque.
L’utilisation d’énergie
Le poids corporel
La durée de l’entraînement
L’intensité de l’entraînement
Les vêtements
Il ne faut pas attendre d’avoir soif pour boire. Quand on a soif, cela signifie que le corps
est déshydraté à 2 %. Dès le début de la déshydratation, la performance est amoindrie.
Une déshydratation supérieure à 6 % peut engendrer une diminution de la force, des
crampes, l’épuisement, des pertes de conscience, le coma, voire le décès.
Il n’est cependant pas indispensable de boire pendant un effort de cette durée. Par
contre, après l’effort, il est conseillé de compenser les pertes hydriques. Il est
intéressant de se peser avant et après l’effort. La quantité d’eau à boire est
équivalente à la différence de poids avant et après l’effort.
Il est important de boire durant un effort de cette durée. Il vaut mieux ne pas boire de
grande quantité en une seule fois mais plutôt de diviser l’apport en différente prises. Il
est conseillé de boire 150 à 300 ml toutes les 20 minutes.
Les boissons conseillées sont l’eau et les boissons sportives contenant moins de 8 % de
glucides. L’apport idéal en glucides est de 20 à 60g par heure.
Il est conseillé de boire des boissons sportives fraiches (15 degrés) contenant 4 (s’il fait
chaud) à 8 % (s’il fait froid) de glucides. Il est intéressant que les boissons contiennent
du sel. Il faut boire 150 à 300 ml toutes 15 à 20 minutes et prendre 20 à 60g de glucides
par heure. Les pertes hydriques doivent absolument être compensées après l’effort.
Les conseils sont les mêmes que pour les efforts de moins de 3 heures. Les boissons
doivent absolument contenir un peu de sel et être bues en suivant un schéma strict.
Avant
Il est clair qu’il faut se reposer et diminuer l’entraînement les 2-3 jours avant une
compétition. Savoir que manger et quand est moins évident…
Les glucides sont la clé du succès. Les apports avant un effort doivent être optimalisés.
L’apport en sel et en eau doit également être bien surveillé et suffisant. En ce qui
concerne les autres nutriments, ils ne doivent pas être augmentés de manière spécifique.
Bien s’hydrater
Tout juste avant le départ, il est conseillé de prendre une barre énergétique, seulement si
c’est un effort de plus de 30 minutes. Il faut prendre cette dose de sucre juste au
moment du départ, et pas 15 minutes avan, sinon l’insuline est déjà présente dans le
sang et fait diminuer le taux de sucre sanguin, c’est-à-dire que cela provoque l’effet
contraire à celui recherché.
Tous les athlètes qui font un effort intensif de plus de 90 minutes ont besoin d’apport
important en glucides les 2 à 3 jours précédents. Il est conseillé de manger 8 à 10 g de
glucides par kg de poids corporel pour augmenter le glycogène intramusculaire.
Pendant ces 2 à 3 jours, l’intensité des entraînements est fortement réduite pour
permettre au corps de se reposer et de stocker le glycogène. Un entraînement modéré
à intensif peut être planifié en début de semaine avant une compétition, mais pas les 3
jours précédents.
Après
Durant les 2 heures qui suivent l’effort, les enzymes qui forment le glycogène musculaire
sont fort actives, c’est donc à ce moment-là que les réserves doivent être commencées.
Il est donc conseillé d’apporter à l’organisme 50 à 100 g de glucides par heure durant les
2 premières heures suivant l’effort intensif. Cela permet une bonne reconstruction des
réserves en glycogène. Il est également indispensable de compenser les pertes
hydriques. Si les sportifs n’aiment pas s’alimenter après un effort, les boissons sucrées
peuvent être une solution pour augmenter l’apport en glucides.
Les conseils alimentaires ne sont pas identiques pour tous les sportifs. Cela dépend
essentiellement de leurs objectifs. Il est intéressant d’essayer différents types d’aliments
chargé en glucides ou différents timings pour la prise des repas. Les indications données
dans ce cours sont générales, et chaque sportif doit faire en fonction de la durée de sa
digestion et de ses tolérances alimentaires.
De plus, les indications sont différentes pour un sport d’endurance, de force ou un sport
collectif.
Par sport d’endurance, nous entendons un sport d’intensité modérée à forte pendant
une longue durée. Par exemple : la natation (longues distances), le cyclisme, la course à
pieds, le kayak, le triathlon, le patinage, le ski de fond, l’aviron, la marche rapide,
l’alpinisme, etc.
Un athlète d’endurance de haut niveau s’entraîne tous les jours, voire deux fois par jour.
Un apport insuffisant en énergie conduit à la fatigue et au surentraînement. Une faible
masse grasse est un avantage pour les athlètes d’endurance. Cela devient parfois une
obsession chez certains athlètes, mais des restrictions importantes et une alimentation
pas assez variée peut être la cause de fatigue, carences alimentaires, dérèglement
hormonal et troubles de l’alimentation.
Boire pendant l’effort : Si l’effort dure plus d’1/2 heure, il est nécessaire de boire au
moins 100ml toutes les 20 minutes.
Cette rubrique concerne les sports de force pure tels que l’altérophilie, le bodybuilding
et le lancer du poids. Elle concerne également les sports de puissance tels que la
natation (courtes distances), le sprint (athlétisme), la gymnastique et la boxe.
Il est également nécessaire de soigner son alimentation durant toute la saison et pas
uniquement les veilles de matchs.
Il est également très important d’imposer des rituels d’hydratation tout au long de
l’entraînement, et d’avantage s’il fait chaud.
Ces habitudes sont à apprendre dès le plus jeune âge et doivent être conservées tout
au long de la pratique sportive. Pourquoi ne pas instaurer des repas équilibrés en équipe
si cela est possible.
Catherine est une sportive moyenne. Elle pratique une activité physique quatre fois
par semaine en moyenne. Son travail occupe beaucoup de place dans sa vie, elle a
du mal à combiner les deux. Souvent, il lui arrive de sauter un repas chaud et de le
remplacer par un repas à base de pain. Devant la télévision, il lui arrive souvent de
manger des chips ou du chocolat. Elle va de temps en temps chercher des frites à la
friterie. Catherine a fait appel à un diététicien sportif car elle souhaite compléter son
alimentation avec des compléments alimentaires, des boissons sportives et des
préparations multivitaminées.
Les sportifs n’ont pas besoin des boissons sportives et des compléments alimentaires. Les
producteurs de tels produits y ont pourtant intérêt, mais il faut avant tout se servir de son
bon sens ! Les sportifs qui croient que leur alimentation peut reposer sur les boissons
sportives, les concentrés d’énergie ou les compléments alimentaires tout en mangeant
une petite portion de frites tous les jours se trompent ! Les sportifs se fient d’abord à une
ligne de conduite générale pour le choix de leur alimentation.
L’énergie supplémentaire nécessaire aux sportifs peut être apportée par une
alimentation moyenne normale, car celle-ci contient les vitamines nécessaires à cet
apport. Le sportif n’a pas tout le temps besoin de puiser cette énergie via des
suppléments vitaminés. Certes, une carence en vitamine peut amoindrir une
performance, mais les chances de carence sont très minces. Ceux qui veulent
néanmoins prendre ce genre de supplément doivent être attentifs à ne jamais dépasser
la dose journalière conseillée.
Bougez souvent !
Truc 2
N’essayez pas d’imiter les sportifs de haut niveau en prenant des boissons sportives et des
compléments alimentaires. L’alimentation sportive est avant tout une alimentation
normale et saine. Tous les conseils alimentaires déjà lus valent également pour les
sportifs, mais comme ceux-ci se dépensent beaucoup et s’entrainent durement,
quelques exceptions peuvent voir le jour. Pourquoi ?
Truc 3
En absorbant des petits repas plus régulièrement, les athlètes évitent de ressentir cette
sensation de trop plein durant l’effort. Le dernier repas important doit être pris au mieux 4
heures avant un entraînement et 2 – 3 heures avant une compétition.
Truc 4
Voici quelques conseils que vous pouvez donner aux athlètes quant à leur hydratation :
N’attendez pas d’avoir soif pour boire : il est déjà trop tard.
Soyez prudents avec l’utilisation des boissons à base de caféine. L’effet de la caféine ne
se produit que 5 heures après l’absorption. Cela pourrait tout simplement vous causer
des problèmes de sommeil.
Evitez les boissons trop froides, préférez des boissons à température ambiante.
Truc 5
Tenez compte de la discipline pratiquée dans vos conseils alimentaires. Des spécificités
peuvent intervenir selon la discipline pratiquée.
Truc 6
Un personal trainer n’est pas un diététicien spécialisé dans la nutrition des sportifs. Malgré
tout, les sportifs demandent souvent des conseils alimentaires. Les questions peuvent
concerner la meilleure façon d’emmagasiner de l’énergie, mais également des
problèmes diététiques plus basiques. Les personnel trainers sont souvent consultés par
des athlètes qui se demandent comment maigrir. Que faire dans ces cas-là ?
Même si un personal trainer n’est pas diététicien, il doit posséder les connaissances de
base en nutrition et nutrition sportive. Il est important de pouvoir conseiller le client sur les
Les raisons pour lesquelles les athlètes emploient ce type de compléments sont :
L’usage des compléments alimentaires est très répandu chez les sportifs, mais leur utilité
n’est prouvée scientifiquement que lors de situations très limitées. La plupart du temps,
ceux-ci ne produisent pas les effets désirés. Il est important de bien maîtriser les
avantages et les inconvénients des compléments alimentaires avant de les utiliser.
Lorsqu’une carence est avérée et que celle-ci n’est pas compensable par
l’alimentation, alors les compléments alimentaires peuvent s’avérer utiles. L’emploi d’un
complément riche en vitamine ou minéraux ne doit cependant pas être une excuse à
un appauvrissement de l’alimentation. Souvent, les athlètes ont tendance à ignorer les
doses recommandées. Ils supposent souvent que si les petites doses sont bonnes, les
doses importantes le sont encore plus. Cette erreur peut mener à des conséquences
fâcheuses.
Les suppléments protéinés, les barres protéinées et les suppléments riches en acide
aminés sont les compléments alimentaires les plus répandus. Il est en effet important
d’absorber suffisamment de protéines pour favoriser la récupération musculaire et la
production de muscles.
Une grande partie des compléments alimentaires présents dans les commerces
prétendent qu’ils peuvent renforcer la masse musculaire et développer la force. Ce type
de produit est très attirant, à la fois pour les athlètes confirmés et les sportifs débutants. La
réalité est que les produits qui ont réellement de l’effet se trouvent sur la liste des produits
dopants ou peuvent causer des torts à l’organisme.
4. Pour que le corps humain fonctionne de manière optimale, quel est le besoin
journalier en glucides ?
5. Classez ces aliments selon leur teneur en glucide (du plus riche au moins riche en
glucides) : les pommes de terre cuites, les boissons alcoolisées, le sucre et les pâtes
complètes crues.
7. Que sont les acides gras poly-insaturés oméga 3 ? Dans quels aliments sont-ils
présents (4) ?
14. Quel est le BMI d’une femme qui mesure 166 cm, pèse 65 kg et a 27 ans ? Un tel
BMI est-il dangereux pour sa santé ? Pourquoi ?
16. Quels sont les deux types de distribution corporelle des graisses ? Décrivez-les
brièvement.
19. Quel est le régime idéal ? La réponse peut se faire en 2 mots ou 2 phrases
maximum.
21. D’un point de vue hydratation, quels sont les conseils à donner à quelqu’un qui
s’apprête à courir un trial de 50km ?
a. Les glucides qui se trouvent dans l’organisme ont deux origines : l’alimentation et
le métabolisme.
c. Les huiles et matières grasses sont néfastes pour la santé et il faut les éviter.
d. Les produits laitiers apportent des acides gras, et notamment des acides gras
trans.
e. Il est conseillé de manger 300 à 600 grammes de produits céréaliers par jour.
i. Généralement, l’énergie non-utilisée par le corps humain est stockée sous forme
de protéines musculaires.
o. Les carences en fer sont plus fréquentes chez les hommes que chez les femmes.
r. Pour un même poids, une personne avec une masse grasse importante flotte
mieux qu’une personne avec une masse musculaire importante.
Il n’est pas facile de changer un comportement qui est bien ancré. C’est une des raisons
pour laquelle un client peut faire appel à un personal trainer. L’objectif est de l’aider à
changer de comportement en lui donnant des astuces sportives et nutritionnelles, mais
également psychologiques. Un personal trainer n’est cependant pas un professionnel de
la psychologie. N’hésitez donc pas à pousser votre client à consulter quelqu’un de mieux
formé que vous en psychologie si vous sentez que votre client en a le besoin.
Tout le monde sait qu’il faut bouger et manger sainement. Pourtant, rares sont les
personnes qui adoptent ces comportements. Le fait d’informer les clients sur ce qu’ils
doivent faire n’est donc pas suffisant. Il faut également leur donner des solutions pour
changer.
Un autre exemple qui va dans ce sens : il reste encore de nombreux fumeurs malgré les
messages terrifiants écrits en caractères gras sur les paquets de cigarettes.
Comment faire dans ce cas pour inciter les gens à bouger d’avantage et à se nourrir
sainement ?
Rechute : Ce n’est pas une étape obligatoire ni forcément un échec. Il est fréquent
que le comportement néfaste fasse réapparition. Après une rechute, l’idéal est de
reprendre le processus à la première étape.
En ce qui concerne la précontemplation, le personal trainer peut mettre son client sur la
voie du changement. Il est de son ressort de faire germer l’idée du changement dans la
tête de son client. Il revient au personal trainer de montrer les avantages d’un éventuel
changement, mais en aucun cas le personal trainer ne doit imposer un changement. Par
contre, il peut être à l’origine de ce changement et donner confiance.
En ce qui concerne la contemplation, Le personal trainer peut aider son client à choisir la
meilleure solution. Il va l’aider dans son choix sans imposer sa manière de penser. En
effet, un changement n’est possible dans le temps que s’il est réellement désiré.
Le personal trainer peut par exemple proposer à son client d’établir une liste des
avantages et inconvénients des deux comportements (l’actuel et le nouveau). Ce
document pourra ensuite être discuté ensemble. Il est important que le client se rende
compte par lui-même que le changement lui apportera du bon. Il ne faut donc pas faire
ce travail à sa place.
Avantages Inconvénients
Comportement actuel
Comportement nouveau
1----------X--------------------X---------------------X----------10
1----------X--------------------X--------------------X----------10
Il faut faire attention au fait que la motivation est spécifique. Si une personne est prête à
faire des sacrifices alimentaires, elle ne le sera pas pour autant pour bouger plus.
Dans un style directif, le personal trainer pourra directement donner ses arguments. Dans
un style non-directif, les arguments doivent sortir de la bouche du client. Le personal
trainer peut cependant le mettre sur la voie.
Contacts sociaux
Plaisir
Compétition
Santé
Aspect physique
Bien-être psychologique
Perte de temps
Prix
Énergie
« Je ne peux plus faire de sport à Même avec une mauvaise santé, il est
cause de ma santé. » toujours possible de pratiquer une activité
physique adaptée. Bouger a même des
effets très positifs sur la plupart des maladies.
« Je n’ai pas de temps pour ça. » En réorganisant son agenda, il est possible
pour chacun de trouver une place pour de
l’activité physique.
En effet, quand une personne est décidée et déterminée à réaliser un changement, il est
nécessaire qu’elle pense pouvoir accomplir ce changement. La confiance en soi est
une des clés de la réussite. Il est important de pouvoir l’évaluer. Pour cela, il est possible
d’utiliser une échelle graduée de 1 à 10.
1----------X--------------------X--------------------X----------10
Le personal trainer peut proposer un contrat avec des échéances précises et réalisables.
En ce qui concerne l’action, le personal trainer doit aider son client à adopter un
comportement adéquat.
Ne pas tenter le diable : ne pas laisser traîner d’objets qui incitent aux mauvais
comportements (chocolat dans l’armoire, cendrier sur la table, etc.). Par contre,
des incitants peuvent traîner : les chaussures déjà prêtes pour le jogging du
soir,…
En ce qui concerne la maintenance, le rôle du personal trainer est plus que jamais
important. Ce n’est pas le moment de lâcher son client ou de lui permettre de faire des
écarts. C’est une période rude où l’entourage joue un rôle primordial.
Une rechute ne signifie pas pour autant qu’on ne peut pas accomplir le
changement de comportement désiré… Il faut essayer encore !
La force mentale peut s’avérer aussi importante que les compétences physiques lors de
compétitions importantes ou d’entraînements difficiles.
1. Un entretien avec l’athlète. Il est en effet une des personnes qui le connaît le
mieux, mais il n’est pas le seul. C’est pourquoi d’autres entretiens peuvent être
également réalisés avec les parents, la famille, les amis, etc.
2. Un test psychologique. Le but est de récolter des informations sur ses
motivations, ses craintes, ses envies, ses frustrations, ses colères, son stress, etc.
3. Une observation de l’athlète en situation. Le comportement en situation peut
être différent sur le terrain, en compétition, lors d’un entraînement. Ces
comportements doivent être connus.
1. La pensée positive
Il n’y a pas grand-chose à expliquer, le titre dit déjà tout. La pensée positive permet de
mieux réussir dans la vie de tous les jours ou en compétition. De nombreux moyens
permettent d’avoir une pensée positive. Il peut aussi être très difficile pour certains d’y
parvenir. C’est un véritable travail : il faut penser de manière positive !
2. La visualisation
C’est la possibilité de visualiser les situations. De la sorte, on est prêt à affronter les
épreuves, puisqu’on les a déjà vécues mentalement. La visualisation permet également
de se calmer ou d’avoir un moment de concentration avant la compétition.
3. Communication
Il est très important que l’athlète parle de ses doutes et de ses ressentis.
Il peut être difficile de rester concentré sur un objectif, un exercice ou durant une
compétition. Cette faculté doit absolument être travaillée.
5. Le niveau de tension
Certains athlètes se mettent trop de pression, d’autres pas assez. Sous pression, les
résultats peuvent être 30 % meilleurs ou 30 % moins bons. Il est donc très important d’être
au niveau de tension dans lequel l’athlète preste le mieux.
1. La routine
Les routines sont des comportements systématiques et des pensées planifiées qu’un
athlète répète pour préparer un match ou une action. Les routines aident les sportifs
dans leur concentration. Par exemple, un joueur de tennis qui doit absolument faire
rebondir la balle 5 fois au sol avant de frapper un service. Ceci est également valable
pour un footballeur qui doit toujours refaire ses lacets 3 fois avant de monter sur le terrain
ou pour un nageur qui porte ses lunettes fétiches.
Il existe 3 sortes d’objectifs différents : les objectifs de résultat (gagner ou perdre), les
objectifs de prestation (prestation individuelle) et des objectifs de processus
(amélioration d’une capacité). Le fait de poser ces différents objectifs permet au sportif
de se concentrer sur le moment présent. Il sait ce qu’il doit faire. Les objectifs de
prestation et de processus sont plus efficaces car ils sont plus clairs, plus spécifiques et
plus contrôlables.
5. Le dialogue intérieur
Il est très courant que les sportifs se parlent à eux-mêmes lors des entraînements et
compétitions. Il est très intéressant de pouvoir contrôler ce dialogue intérieur et surtout
de le faire correspondre aux tâches à accomplir.
Pour être efficace, le dialogue intérieur doit être court et aller droit au but. Par exemple,
le sauteur en hauteur doit penser à un mot « HAUT », pareil pour le basketteur. Le nageur,
pour agrandir ses mouvements, peut se dire « ALLONGE ».
6. Vrai ou faux
Exercice 1
Exercice 2
Exercice 4
Positionnement : Régler la machine pour que les mousses soient positionnés comme sur
la photo, dos droit.
Exercice 6
Exercice 8
Exercice 10
Positionnement : Ne pas aller plus loin que l’angle droit, les genoux ne doivent pas
monter plus haut que les pointes de pieds.
Exercice 12
Positionnement : Coudes serrés, penser à serrer les omoplates lorsque les coudes
reculent.
Exercice 14
Positionnement : Ne pas avancer les genoux plus que les pointes de pieds, mettre le
poids du corps dans les talons.
Positionnement : Dos contre le banc, ne pas descendre les coudes plus bas que le banc.
Exercice 16
Positionnement : Fixer le bassin, ne pas creuser le dos, ne pas aller jusqu’à l’extension
totale des coudes.
Positionnement : Fixer le bassin, ne pas creuser le dos, ne pas aller jusqu’à l’extension
totale des coudes.
Exercice 19
Exercice 21
Exercice 22
Exercice 23
Exercice 24
Exercice 26
Exercice 27
Positionnement : Ne pas creuser le dos, avancer les épaules au-dessus des mains.
Positionnement : Serrer les fesses et ne pas monter les hanches plus haut que
l’alignement du corps.
Exercice 29
Positionnement : Doigts vers l’avant. Plus les pieds sont proches du ballon, plus c’est
facile.
Exercice 31
Positionnement : poids du corps dans le talon, les genoux n’avancent pas plus que la
pointe de pied.
Positionnement : Le genou n’avance pas plus que la pointe de pied. C’est le genou
arrière qui descend.
Exercice 33
Exercice 34
Exercice 35
Exercice 37
Exercice 38
Exercice 40
Un indépendant organise son travail et son capital. Il est le gestionnaire de son projet. Ce
type de statut engendre des risques financiers. Il est nécessaire de prendre des initiatives
et d’être proactif. Vous trouverez dans ce chapitre quelques conseils et informations
concernant le statut d’indépendant. Sachez que toutes les informations nécessaires pour
vous lancer en tant qu’indépendant se trouvent sur le site :
http ://[Link]/fr/economie/entreprise/creation/independants/
Avantages Inconvénients
Vous n’avez pas toujours l’impression de Vous êtes plus souvent seul.
travailler.
Vous pouvez gagner plus d’argent. Vous courez des risques financiers plus
importants.
Vous avez plus de contrôle sur les Vous avez moins de temps libre.
objectifs et sur votre travail en général.
Vous bénéficiez des joies et du respect Votre entourage peut vous voir comme
d’un statut supérieur aux yeux de la un aventurier ou comme un fraudeur
société. fiscal.
À chacun de savoir si, pour lui, les avantages prennent le dessus sur les inconvénients.
Travailler en tant qu’indépendant s’apprend. Ce chapitre est fait pour vous donner
quelques pistes. N’hésitez pas à rencontrer un comptable et un banquier pour vous aider
dans vos démarches.
La plupart des indépendants connaissent la peur de ne pas y arriver. Cette peur peut
être positive et nécessaire mais elle ne doit pas dominer. Elle doit être utilisée pour mettre
les structures en place de manière intelligente et réfléchie mais pas pour vous faire
reculer.
Plusieurs types de peur sont observées chez les personnes désirant se lancer en tant
qu’indépendant :
La peur de la critique
La peur d’échouer
La peur du succès
Sachez également que vous pouvez commencer petit à petit avec un statut
d’indépendant complémentaire. Vos charges sociales et les risques seront moindres.
Pour pouvoir bénéficier de ce statut, vous devez avoir au minimum un mi-temps en tant
qu’employé ou ouvrier.
Pour débuter, ce n’est pas toujours évident, car des frais sont engendrés avant que le
premier client ne soit trouvé.
Il existe une concurrence et la demande n’est pas toujours suffisante. Il est donc
important d’avoir une stratégie commerciale efficace. Il est nécessaire de faire preuve
de créativité. Il faut également compter sur la chance.
Il faut savoir quel type de clientèle et quel type de demande sont présents dans la
région dans laquelle vous lancez votre affaire. Connaissez également la concurrence :
on affronte mieux son adversaire quand on le connaît. Ayez une liste de questions et
faites la différence entre les informations indispensables et les informations intéressantes.
Lors de votre premier RDV avec un client, prenez des notes et intéressez-vous réellement
à ce que recherche la personne. Ce sont vos premiers clients qui seront votre meilleure
publicité et votre blason.
Vous pouvez organiser une journée « portes ouvertes » ou une soirée d’informations. Vous
pouvez donner une première leçon gratuite d’essai pour faire parler de vous.
Il également intéressant de faire un site internet dynamique et clair. Si c’est le cas, veillez
à bien référencer votre site pour qu’il ait une bonne visibilité. Si vous y êtes régulièrement,
créez également une page Facebook ou un compte Twitter. Vous pouvez également
éditer une newsletter. Soyez certain d’avoir du contenu intéressant à y mettre et de
pouvoir tenir dans la durée.
Postez aussi des articles sur les sites des petites annonces, sur les forums. Ces sites sont
souvent gratuits et offrent une bonne visibilité.
Choisissez un logo ou un slogan original. Avoir une identité visuelle marquante est très
important. Il faut rester cohérent dans tous les visuels promotionnels. Une uniformité des
couleurs, du style, de la police de caractère, c’est tout cela qui crée l’identité visuelle.
Cette identité visuelle peut alors être utilisée pour tous les types de supports : factures,
lettres, enveloppes, e-mails, cartes de visite, formulaires, brochures, lettrage de la voiture,
pancartes devant le cabinet, etc. Vous pouvez déposer des droits d’auteurs sur votre
logo si vous le désirez.
Les radios, journaux et télévisions régionales peuvent être de très bons alliés dans la
communication.
Le démarrage de votre affaire est le meilleur moment pour faire parler de vous. Les
clients sont toujours attirés par la nouveauté. Vous pouvez organiser une réception
d’ouverture, et comptez ensuite sur le bouche à oreille pour vous faire connaître.
Distribuez également des flyers et accrochez des affiches dans les environs. Vous pouvez
aussi faire des réductions à vos premiers clients. La période à laquelle vous démarrez
votre activité est importante également : évitez les vacances et privilégiez les moments
de bonnes résolutions comme les mois de janvier et de septembre, ou le début des
beaux jours.
Il est indispensable que vos premiers clients soient satisfaits et heureux de votre service. Ils
feront votre meilleure publicité. Gardez de bons contacts avec eux et demandez-leur
s’ils veulent bien être vos ambassadeurs. Éventuellement, vous pouvez réaliser un
portfolio avec des photos de vous en action et le publier sur internet.
Le bouche à oreille grandira aussi avec le nombre de clients que vous aurez. Vous
pouvez également augmenter le phénomène en donnant à vos clients des bons de
réduction pour leurs amis. Si un de leur ami s’inscrit, ils bénéficient tous les deux d’une
réduction.
Le bouche à oreille commence avec vous ! Vous devez parler un maximum avec votre
entourage et les gens que vous rencontrez de votre activité. N’hésitez jamais à donner
une carte de visite.
Les prix
Vous pouvez choisir d’être le moins cher si vous arrivez dans un environnement
concurrentiel. Vous pouvez également réagir à l’inverse, et proposer les prix les plus
chers et vous imposer comme un produit de luxe. Vous pouvez aussi choisir de vous
aligner sur les prix de la concurrence. Aucune des solutions n’est mauvaise, ce sont des
stratégies différentes.
Le lieu
Le lieu a une grande influence sur le succès ou l’échec de l’entreprise. Dans une grande
ville ou à la campagne, à la maison, dans un cabinet ou dans une salle de fitness.
La promotion
Il est possible d’utiliser des cartes de membre, de faire des réductions et des actions de
promotion. À vous de faire preuve d’imagination, mais en vous fixant des limites pour ne
pas dévaloriser le produit.
Il existe différents types d’indépendant. Vous pouvez être indépendant à titre principal
ou à titre complémentaire.
Il existe une procédure bien stricte pour devenir indépendant. En voici les grandes
lignes :
N’importe quel document ne peut pas être une facture. Pour qu’un document soit une
facture, certains critères doivent être respectés :
Les indépendants à titre complémentaire peuvent fixer leur tarif en fonction de l’offre et
la demande. Ensuite, quand ils ont plus de clients, ils peuvent augmenter leur tarif.
Pour les indépendants qui commencent directement à titre principal et qui ont des
charges à payer, c’est plus compliqué. D’un côté, vous voudriez commencer avec un
tarif horaire de 75 ou 100€ par heure, mais de l’autre, vous avez tellement besoin de vos
premiers clients que vous ne pouvez pas vous permettre de pratiquer des tarifs si élevés. Il
vaut mieux commencer avec 35 €/heure et avoir la possibilité d’augmenter les tarifs au
fur et à mesure.
Le mieux placé pour parler de votre tarif horaire est votre comptable. Vous pouvez
également faire des recherches sur les tarifs que pratiquent vos concurrents dans la
région. Sachez qu’ils ont déjà fidélisé une clientèle et qu’il vaut peut-être mieux
commencer avec des prix légèrement inférieurs.
Voici quelques conseils pour vous guider dans la fixation de vos tarifs :
Chaque personal trainer indépendant a sa propre valeur par rapport à ses concurrents.
Cette valeur est influencée par l’expérience, la formation, les diplômes, les spécialités et
surtout l’offre et la demande. Les prix ne sont pas standards. Chacun se base sur ses
envies, son ambition et son expérience pour fixer un tarif horaire.
Quand votre tarif est fixé, ne le changez plus. Vous ne pouvez pas vous permettre de
changer vos tarifs en fonction de vos clients. Si cela se sait, vous courrez aux ennuis. Vous
pouvez faire une réduction pour un cours d’essai ou pour une offre spéciale, mais il doit
être clair que vos tarifs ne sont pas fluctuants.
Baisser ses prix ne veut pas forcément dire avoir plus de clients.
En tant qu’indépendant, vous pouvez demander un tarif élevé. Vous ne devez pas en
avoir honte. Pensez que de nombreux frais doivent être déduits de cette rémunération,
tous les frais liés à votre statut d’indépendant (charges sociales, TVA, etc.). Sachez que
vous devez y ajouter les frais de déplacement, le temps dépensé en prospection et en
tâches administratives, etc.
Si vous faites une réduction à un client, vous avez intérêt à faire la même à tous vos
clients, ou vous risquez de perdre votre crédibilité. Le bouche à oreille fonctionne dans le
sens négatif également.