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La Gestion de La Trésorerie Dans Une Entreprise

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UNIVERSITE ABDERRAHMANE MIRA DE BEJAIA

FACULTE DES SCIENCES ECONOMIQUE, COMMERCIALES, ET

DES SCIENCES DE

GESTION

DEPARTEMENT DES SCIENCES DE GESTION

Mémoire de fin de cycle

En vue de l’obtention du diplôme de Master en sciences de gestion

Option : Finance d’Entreprise

Thème :

La gestion de la trésorerie dans une entreprise


Cas : SARL NOMADE

Présentée par : Encadrée par :

Melle BOUDADI SALIMA Mme AMIA NASSIRA


Melle BENSALAMA OUARDA

ANNEE 2020-2021
Remerciements

Nous remercions Allah le tout puissant de nous avoir donné le courage et la


patience pour mener bien notre travail de recherche.

Nous exprimons toute notre gratitude à notre encadreur de recherche madame


AMIA Nassira pour son dévouement à la réalisation de ce travail ; en nous
apportant des orientations, des conseils et des remarques judicieuses.

Nous tenons à remercier également monsieur MEDJKOUNE Massi, de nous


avoir orientés durant notre stage pratique au niveau de l’entreprise NOMADE.

Nous tenons particulièrement à remercier les membres de jury d’avoir accepté


de lire et d’évaluer notre travail, ainsi que pour leur présence.

Un grand merci également à tous les enseignants qui ont assuré notre formation
durant ces cinq années.

Nous tenons enfin, à exprimer notre reconnaissance à toutes les personnes qui
ont contribué de près ou de loin, à la réalisation de ce modeste travail.

BENSALAMA Ouarda et BOUDADI Salima


DEDICACES

C’est avec une joie et un grand plaisir que je dédie ce modeste travail :

A mes très chers parents qui n’ont jamais cessé, de formuler des prières à mon
égard, de me soutenir et de m’épauler pour que je puisse atteindre mes objectifs,
que dieu vous préserve.

Que dieu m’aide à vous rendre un petit peu de vos sacrifices, en espérant que
vous serez autant fiers de moi.

A mes très chers frères Madjid et sa femme Rebeka, Bobkeur et sa femme


Chafia.

A mon très cher frère Hafid merci pour tes sacrifices.

A mes très chères sœurs Ghania et son époux Hassen, Drifa et son époux
Ahmed, kamilia et Hakima, Pour votre soutient et encouragements. Je vous
dédis ce travail en vous souhaitant un avenir radieux, plein de bonheur et de
succès.

A tous mes nièces et neveux Taous,Samy,


Djazia,Feriel,Dassil,Romy,Ali,Anaros, Ilias,Djamel, Aghiles et mon bien aimé
Amayas.

A la mémoire de mon très chère frère Djamel et à ma chère tente Fatima que
dieu vous accorde sa miséricorde.

A toi mon bien aimé kouciela autant de phrases aussi expressives soient-elles ne
sauraient montrer le degré d’amour et d’affection que j’éprouve pour toi.

Tu m’as comblée avec ta tendresse tout au long de mon parcours.

A tous mes amis Lamia, Yasmina, Fahima, Nadia, Nouhad, Celia, Khadidja,
Ali,Nourdine, Bobkeur, et à ma chère copine mon binôme Salima.

OUARDA
Dédicace

À mes très chers parents,


Qui ont toujours cru en moi et n'ont jamais cessé de me soutenir, je
leurs dédis ce travail en témoignage d’un grand respect et d’une
reconnaissance infinie. Que Dieu vous protège.
À mes chères sœurs: SONIA, MELINA
À mon chère frère AZIZ et sa fiancée KENZA
Pour leurs soutient et encouragements. Je vous dédis ce travail en
vous souhaitant un avenir radieux, plein de bonheur et de succès.
À tous mes chers amis, à ma chère amie et binôme OUARDA à tous
les collègues du Master finance d’entreprise et à tous les amis qui me
sont chers.
À toute ma famille.
Je dédie ce travail à toutes les personnes chères à mon cœur. Qu’elles
trouvent ici l’expression de toute ma gratitude et mon amour.

Salima
SOMMAIRE
SOMMAIRE

REMERCIEMENTS

DEDECACES

SOMMAIRE

LISTE DES ABREVIATIONS

INTRODUCTION GENERALE……………………………………………………….......01

CHAPITRE 1 : NOTION ET GENERALITE SUR LE GESTION DE LA


TRESORERIE………………………………………………………………………………03

Introduction………………………………………………………………………………….03

Section 01 : Notions générales sur la trésorerie……………………………………………...03

Section 02 : Origines des problèmes de la trésorerie et la dégradation de la trésorerie :(causes,


conséquences)………………………………………………………………………………...07

Section 03 : Les enjeux de la gestion de trésorerie…………………………………………..12

Section 04 : Les éléments constitutifs de la trésorerie et les sources de financements……...15

Conclusion……………………………………………………………………………………21

CHAPITRE 2 : LES METHODES D’ANALYSE DE LA TRESORERIE……………...22

Introduction…………………………………………………………………………………22

Section 01 : Analyse de la trésorerie par le bilan…………………………………………….22

Section 02 : Analyse de la trésorerie par les flux…………………………………………….39

Section 03 : La prévision de la trésorerie…………………………………………………….51

Section 04 : La gestion prévisionnelle de la trésorerie et la gestion permanente…………….60

Conclusion……………………………………………………………………………………65

CHAPITRE 3 : LA GESTION DE LA TRESORERIE AU NIVEAU DE


L’ENTREPRISE NOMADE………………………………………………………………..66
Introduction……………………………………………………………………………….....66

Section 01 : Présentation de l’organisme d’accueil de l’entreprise AYRIS………………….66

Section 02 : Analyse de la situation financière de NOMADE par l’équilibre Financier…….72

Section 03 : Analyse de la trésorerie par les flux…………………………………………….79

Conclusion……………………………………………………………………………………83

CONCLUSION GENERALE………………………………………………………………84

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES…………………………………………………..86

ANNEXES……………………………………………………………………………………87

LISTE DES TABLEAUX ET FIGURES…………………………………………………..92

TABLES DE MATIERE……………………………………………………………………94

RESUME.
LISTE DES ABREVIATIONS
Liste des abréviations
AC Actif circulant
ACE Actif circulant d’exploitation
ACHE Actif circulant hors exploitation
BFR Besoin en fond de roulement
BFRE Besoin en fond de roulement d’exploitation
BFRHE Besoin en fond de roulement hors exploitation
CA Chiffre d’affaire
CAF Capacité d’autofinancement
CP Capitaux propres
CT Court terme
DAFIC Disponibilité après financement interne de la croissance
DCT Dettes à court terme
DE Dettes d’exploitation
DF Dettes financières
DHE Dettes hors exploitation
DLMT Dettes à long et moyen terme
EBE Excédent brut d’exploitation
ES Emplois stables
ETE Excédent de trésorerie d’exploitation
FR Fond de roulement
FRN Fond de roulement net
FRNG Fond de roulement net global
HT Hors taxe
LT Long terme
PC Passif circulant
PCE Passif circulant d’exploitation
PCHE Passif circulant hors exploitation
PT Passif de trésorerie
SC Solde courant
SE Solde économique
SF Solde financier
TA Trésorerie active
TF Tableau de financement
TFT Tableau des flux de trésorerie
TR Trésorerie
TRN Trésorerie nette
TP Trésorerie passive
TPFF Tableau pluriannuel des flux financiers
TTC Toutes taxes comprises
TVA Taxes sur la valeur ajoutée
VD Valeurs disponibles
VE Valeurs exploitation
VMP Valeurs mobilières de placement
INTRODUCTION
GENERALE
Introduction générale

Introduction Générale

L’environnement économique et financier dans lequel évoluent les entreprises est devenu
source de risque. Cela est principalement dû à son caractère d’instabilité, aux mutations
accélérées, à la concurrence accrue dans les différents secteurs, à l’émergence de
nouvelles zones économiques, aux innovations technologiques, …etc. Pour atteindre ses
objectifs et assurer sa pérennité, l’entreprise doit disposer, en permanence, de ressources
financières suffisantes afin de saisir les opportunités et gérer les risques imposés par son
environnement.

Disposer des ressources financières en permanence est devenu primordial dans la prise de
décision au sein de l’entreprise. A long terme, les décisions financières concernant le
choix des investissements, le choix des financements et la politique des dividendes
doivent permettre l’équilibre financier durable et assurer la rentabilité et la solvabilité de
l’entreprise. A court terme, ces décisions financières doivent assurer la liquidité de
l’entreprise. En effet, l’entreprise doit être en mesure d’assurer l’ensemble de ses
échéances sous peine de cessation de paiement. Dans ce cadre, la notion de trésorerie est
non seulement fondamentale, mais également un élément moteur qui doit être gérer de la
meilleure façon.

Pour expliquer l’état probable de l’entreprise dans n’importe quel environnement,


l’approche de la gestion financière permet de tracer les grands axes sur lesquels la société
va être évaluée et comparée, C’est la raison pour laquelle la gestion de trésorerie est
devenue une préoccupation majeure au sein de toute organisation.

La gestion de trésorerie a longtemps été considérée comme une simple activité


d’exécution du budget, sans enjeux particuliers. Elle est restée jusqu’à une époque récente
le domaine du caissier. Celle-ci s'est largement développée au courant des années 1970.

La gestion de trésorerie est conduite de façon à répondre à un certain nombre d’objectifs,


dont les principaux sont : gérer, contrôler et sécuriser l'ensemble des flux financiers de
l'entreprise , d'assurer la solvabilité de l'entreprise au moindre coût, de choisir entre les
différents produits de financement et de placement, de gérer les risques financiers et les
risques de change et d'optimiser et gérer la relation ( banque / entreprise).

De ce qui a été dit jusqu’au là, il devient essentiel pour nous d’étudier certains aspects de
la gestion de trésorerie et de montrer son rôle prépondérant au sein de l’entreprise. C’est la
raison pour laquelle on a proposé d’analyser l’impact qu’elle peut avoir sur la situation
financière d’une entreprise. La problématique de notre travail s’articule autour de la
question principale suivante : Quel est l’impact de la gestion de trésorerie sur l’activité
d’exploitation de l’entreprise NOMADE ?

De cette problématique, découle un ensemble de questions secondaires, à savoir:

1
Introduction générale

 Qu’est-ce que la trésorerie et Quel est le processus de son élaboration ?


 Est-ce qu'une trésorerie excédentaire reflète toujours une bonne gestion
financière de l'entreprise ?

La problématique ainsi posée nous mène à émettre les hypothèses de la recherche


suivantes :

 Hypothèse 01 : La gestion de trésorerie au sein de l’entreprise NOMADE joue un


rôle central dans la gestion financière de l’entreprise.
Le processus de la gestion de trésorerie au sein de l’entreprise NOMADE passe par
plusieurs étapes importantes.

 Hypothèse 02 : L’enjeu de la gestion de trésorerie est tout simplement la survie de


l’entreprise, pour faire face ou risque d'insolvabilité et d’illiquidité.

Afin de faciliter notre recherche et de porter des éléments de réponse à la problématique


posée, on a opté pour deux approches méthodologiques une approches théorique et une
approche pratique. L’approche théorique porte sur les aspects et les fondements théoriques
de la trésorerie et la gestion de celle-ci. Les différentes investigations tirées de cette
démarche nous ont permis de comprendre et maitriser la gestion de la trésorerie et le
processus de sa mise en œuvre au sein de l’entreprise. Quant à l’approche pratique, elle
consiste en une étude de cas au sein de l’entreprise NOMADE/AYRIS Cette étude nous a
permis de tester et d’appliquer les enseignements tirés de l’approche théorique.

Suivant cette démarche méthodologique de recherche, on a dégagé le plan du travail


suivant :

 Chapitre un : Notions et Généralités sur la gestion de la trésorerie.


 Chapitre deux : Les méthodes d’analyse de la trésorerie.
 Chapitre trois : La gestion de la trésorerie au niveau de l’entreprise
NOMADE

2
CHAPITRE 1
Chapitre1 : Notions et généralités sur la gestion de la trésorerie

Chapitre 1 : Notions et généralités sur la gestion de la trésorerie

L’activité économique d’une entreprise et les décisions financièrement qu’elle génère


telles que les investissements, l’endettement, le placement des excédents…etc, ont un
impact certain et important sur sa trésorerie. De ce fait, la trésorerie joue un rôle très
important dans l’entreprise. Et cela, quelle que soit ses caractéristiques puisque une
bonne gestion de la trésorerie permet de financer son activité et d’assurer son
développement et sa pérennité en permanence. Dans ce sens et à travers ce chapitre, on va
essayer de voir les différentes notions liées au concept de la trésorerie et la manière dont
elle est gérer au sein de l’entreprise. Ainsi, la première section porte sur des généralisées
sur la trésorerie, la deuxième sur les origines des problèmes de trésorerie, et la dernière
sur les éléments constitutifs de la trésorerie et les sources de financement de la trésorerie

Section 01 : Notions générales sur la trésorerie

La trésorerie est la convergence de toutes les opérations de l’entreprise indépendamment


de leur nature. Désormais, elle est considérée comme une entité cohérente et multiforme
qui devient, dans la grande entreprise, la manifestation opérationnelle de la fonction
financière, cela au moment où cette dernière assume un rôle stratégique et croissant. Dans
ce qui suit, on va essayer d’aborder les différentes notions liées à la trésorerie.

1.1. Définition de la trésorerie

Selon GAUGAIN «la trésorerie résulte de la différence entre la trésorerie active (les
disponibilités) et la trésorerie passive (les concours Bancaires). Elle est la différence
entre les actifs et les dettes dont la liquidité et l’exigibilité Sont immédiates1».

Tandis que MARTINET et SILEM définissent la trésorerie comme étant « l’ensemble


des moyens de financement liquides ou à court terme dont dispose un agent économique
pour faire face à ses dépenses de toute nature : encaisse, crédits bancaires à court terme
obtenus par mobilisation des créances ou par découvert, avances (facilité de caisse)2».

De ces définitions, on déduit que la trésorerie est l'ensemble des capitaux liquides
(essentiellement espèces et soldes des comptes courants bancaires) dont dispose
l'entreprise afin de garantir le paiement des frais de fonctionnement à court terme.

1.2. La gestion de la trésorerie

La gestion de la trésorerie regroupe l’ensemble des décisions, règles et procédures qui


permettent d’assurer, au moindre coût, le maintien de l’équilibre financière instantané de
l’entreprise3.

1
GAUGAIN Marc et autres, « Gestion de la trésorerie », Edition ECONOMICA, 2007.
2
DALLOZ, « LEXIQUE DE GESTION », 5éme Edition, 2000, page 36.
3
BELLIER DELIENNE. A, KTH. S « la gestion de la trésorerie », Edition 2, ECONOMICA, paris 2005, P 5.

3
Chapitre1 : Notions et généralités sur la gestion de la trésorerie

En d’autres termes, la gestion de la trésorerie est l’ensemble des mécanismes qui


permettent à une entreprise de prévoir et de gérer les flux, d'anticiper et de prévenir les
risques financiers de négocier et de contrôler les opérations bancaires, de placer les
excédents et, surtout, d’assurer sa liquidité et sa solvabilité. Il s’agit pour une entreprise
d’honorer ses échéances financières à tout moment en maintenant une encaisse minimum
et en maximisant le rendement de ses placements et de ses excédents éventuels de
trésorerie.

1.3. Les objectifs de la gestion de trésorerie

La gestion de la trésorerie doit tout d’abord permettre à l’entreprise d’éviter la cessation


des paiements, ensuite, d’assurer l’utilisation optimale des excédents de trésorerie et enfin,
recherche des moyens de financement à court terme et au moindre coût.

 Les prévisions de trésorerie, effectuées par le trésorier ou le responsable


financier, sont faites pour des périodes variables : année, trimestre, mois,
semaine ou au jour le jour.
 L’organisation de la gestion s’intègre autour d’une procédure budgétaire
incluant plusieurs budgets dont celui de la trésorerie qui récapitule : les
encaissements et les décaissements prévus pour une période4.
 A partir du budget de trésorerie, le plan de trésorerie tient compte des moyens
de financements à court terme, de leur coût respectif et des placements
éventuels.

En somme, l’objectif principale de la gestion de la trésorerie est de parvenir à une


trésorerie qui tend vers zéro afin d’éviter les excédents inemployés et les découverts
bancaires coûteux en agios. Cependant, avant d’atteindre ce point d’équilibre, deux
situations peuvent être envisagées :

 Insuffisance ou déficit de trésorerie ;


 Excèdent de trésorerie.

1.4. Processus de gestion de la trésorerie

La mise en œuvre de la gestion de trésorerie passe par trois étapes importantes qui sont les
suivantes5 :

1.4.1. Première phase : la prévision

La gestion prévisionnelle est la première étape du processus. Elle permet d’identifier les
flux monétaires afin d’évaluer les différents entrées et sortie de fond. La gestion
prévisionnelle permet également d’identifier les éventuelles difficultés auxquelles
l’entreprise va être confrontée et donc de les anticiper, c’est la démarche budgétaire qui
4
In : http://w.w.w. Mémoire online.com
5
J.FORGET, « Gestion de la trésorerie –optimiser la gestion financière de l’entreprise à CT », Edition
ECONOMICA, paris 2001, p 15.

4
Chapitre1 : Notions et généralités sur la gestion de la trésorerie

permet de prévoir les risques de cessation de paiement. Ainsi, prévoir consiste à explorer
les divers scénarios lesquelles correspondent le mieux à une stratégie idéale, sachant que,
les prévisions de trésorerie sont élaborées à partir de l’ensemble de budget d’exploitation,
d’investissements et de financement.

1.4.2. Deuxième phase : l’arbitrage

Dans cette deuxième étape, c’est le choix de moyens de couverture ou de placement en


tenant compte des risques liés à la manipulation d’argent, à savoir les risques de liquidités
de contrepartie, de taux d’intérêt et de change, elle s’appuie sur :

 Une situation de trésorerie (en valeur) à jour et fiable.


 Une situation prévisionnelle à très court terme.

1.4.3. Troisième phase : le contrôle

Le contrôle est la dernière étape. Elle consiste à faire l’analyse des écarts résultants de la
comparaison entre les prévisions, les réalisations et le contrôle des conditions bancaires
grâce à des documents comptables notamment l’extrait de compte et l’échelle d’intérêt.

1.5. Les missions et les qualités requises du trésorier

Les trésoriers sont chargés de certaines missions à exercer, à savoir :

1.5.1. Les missions du trésorier

En principe, le rôle du trésorier est définit par les cinq missions suivantes6 :

 Assurer la liquidité de l’entreprise

Le terme de liquidité désigne l’aptitude de l’entreprise à faire face à ses échéances.


Le trésorier doit tout mettre en œuvre pour que l’entreprise ait à chaque instant les
ressources suffisantes pour remplir ses engagements financiers (payer les salaires,
respecte les échéances fournisseur, celle qu’elle a envers les organismes sociaux, les
banques…etc.). Cette mission est sans conteste à placer au premier plan, car la
liquidité constitue la condition de base de la survie de l’entreprise.

 Réduire le coût des services bancaires

La direction générale de l’entreprise ne cherche pas forcement à connaitre de détail


des conditions bancaires. Pour réduire les coûts bancaires, on pense directement à la
négociation. Certes, même si ce n’est pas toujours le trésorier qui négocie directement
avec le banquier, il lui revient du moins de réaliser tout le travail préparatoire.

6
Sion M, « gérer la trésorerie et la relation bancaire », 2émé édition DUNOD, paris 2001, page 27.

5
Chapitre1 : Notions et généralités sur la gestion de la trésorerie

 Améliorer le résultat financier

Cela signifie concrètement moins de frais ou plus de produits financiers en fonction


du sens de la trésorerie. De multiples taches contribuent à l’amélioration du résultat
financier. Le trésorier négociera les conditions de financement .pour cela il doit
maitriser le calcul du taux effectif global, seule méthode de comparaison des
différentes propositions de crédit.il attachera un soin particulier à l’élaboration d’une
prévision à deux, à trois mois fiables, afin de prendre des décisions de financement ou
de placement les plus justes.

 Gérer les risques financiers à court terme

Il s’agit essentiellement du risque de change et parfois du risque de taux. Ces deux


domaines sont du ressort du trésorier car ils constituent des risques financiers, en
grande partie à court terme. L’objectif de la gestion du risque de change est d’éviter
les pertes de change. Elle vise à figer un cours de change garantissant un taux de
marge commerciale entre des ventes et des achats libellés dans des devises
différentes. Par contre la gestion du risque de taux vise à figer un taux d’emprunt
ou de placement sur une période future. Le trésorier mettra en œuvre des couvertures
en fonction de l’évaluation des taux. Ces couvertures seront mises en place à partir
d’un budget annuel de trésorerie ou d’une prévision glissante à quelque mois.

 Assurer la sécurité des transactions

C’est une procédure garantissant pour les trésoriers compte tenu du nombre croissant
des tentatives de fraude. Pour diminuer les risques, il convient de mettre en place des
procédures assurant la sécurité des moyens de paiement, afin d’éviter la falsification
des chèques et des ordres de transfert, les détournements de fonds.

1.5.2. Les qualités requises du trésorier

Le trésorier doit disposer de certaines qualités pour mieux exercer son activité, et les
principales qualités qu’un trésorier doit requérir sont :

 Technicien : la gestion de la trésorerie est un domaine technique et le trésorier


devra maitriser le logiciel de trésorerie, les éléments de mathématiques financières
et le fonctionnement des produits de couverture de change et de taux.
 Organisateur : le trésorier doit organiser une démarche de gestion qu’il faut suivre
quotidiennement.
 Communicateur : le trésorier est dépendant de toutes les fonctions de l’entreprise,
car ces dernières lui fournir des informations nécessaires pour alimenter ses
prévisions.
 Anticipateur : dans une entreprise la prise de décision se faite à partir des flux
financiers ou de positions de compte prévisionnels, donc le trésorier doit prévoir
les flux futurs de trésorerie sur différents horizon de temps : quelques jours,

6
Chapitre1 : Notions et généralités sur la gestion de la trésorerie

plusieurs semaines ou bien une année, il doit aussi savoir quel comportement
adopter en fonction des anticipations des taux d’intérêt.

Section 02 : Origines des problèmes de trésorerie

Toute entreprises, quelle que soit son efficacité ou quelle que soit sa structure financière,
peut se trouver confrontée à un problème de trésorerie de façon conjoncturelle ou
structurelle. Il faut en effet nuancer l’analyse en fonction de la gravité présumée des
problèmes. Ces derniers peuvent impliquer le haut du bilan (Fonds de roulement) ou le
bas du bilan (besoin en fonds de roulement) voir, dans certains cas, les deux7.

2.1. Problèmes structurels de la trésorerie

Ces problèmes à long terme, d’ordre structurels, proviennent des difficultés lié au besoin
de fonds de roulement à financer et donc au décalage induits par le fonctionnement de
l’activité de l’entreprise. On peut citer :

- Des niveaux de stocks trop importants ;


- Des crédits consentis aux clients trop longs ;
- Des crédits accordés par les fournisseurs trop courts.

Comme ils peuvent être la source de l’insuffisance du fonds de roulement, dont on listera
les principales causes :

 un trop fort montant d’investissements réalisé sous forme d’acquisition


d’immobilisation corporelle et incorporelle ;
 des investissements financiers trop importants (prise de contrôle de sociétés,
achat de titres de participation, etc.) ; une insuffisance de capitaux permanents
due notamment :

- À la faiblesse du capital sociale de la société ;


- Au-sous endettements à moyen et long terme de l’entreprise ;
- À la faiblesse des bénéfices mis en réserve ;
- À des pertes successives et donc à l’insuffisance de rentabilité de l’entreprise.

Ce BFR structurellement défavorable pour l’équilibre financier de l’entreprise implique de


prendre des actions au niveau du bas du bilan afin de restaurer la trésorerie de l’entreprise.

2.2. Problèmes conjoncturels de trésorerie

On entend par problèmes conjoncturels, des problèmes touchant le court terme, tels ceux
qui résultent de fluctuations à court terme de l’activité de l’entreprise et donc des
mouvements de recettes (encaissements) et de dépenses (décaissement).

Les principales causes indentifiables sont les suivants :


7
P. ROUSSELOT, Jean-François VERDIE, « la gestion de la trésorerie », Edition DUNOD, paris 1999, p 14.

7
Chapitre1 : Notions et généralités sur la gestion de la trésorerie

 Les variations saisonnières de l’activité qui peuvent conduire à d’importants


besoin de trésorerie à certaines périodes de l’année ;
 Le gonflement accidentel des stocks par suite d’annulations de commandes ;
 Le retard ou la défaillance du règlement d’un client qui provoque un manque de
recettes et donc d’encaissement;
 Des fluctuations de nature complètement aléatoire et donc par définitions
imprévisible ; comme des guerres, des conflits sociaux, des grèves...etc.

Il n’est pas facile de trouver de solutions à ce genre de problèmes, donc l’entreprise aurait
à choisir soit à des modes de financement appropriés tels que, les crédits de compagne,
soit de recourir à des techniques telles que l’assurance-crédit ou l’affacturage visant à
anticiper et gérer les risques de paiements ou de retards.

En résumé, ce paragraphe nous montre l’importance que revêt la trésorerie dans l’activité
de l’entreprise. Le plus grand agrégat qui lui permet d’aller plus loin dans son analyse,
activité/trésorerie est le besoin en fonds de roulement dont il convient d’approfondir
l’analyse.

2.3. La dégradation de la trésorerie : causes, conséquences

On a constaté que la variation de la trésorerie est la résultante de tous les flux Financiers
traversant l’entreprise. Toute variation du FR ou du BFR a des répercussions Immédiates
sur la trésorerie8.

2.3.1. Les causes de la dégradation de la trésorerie

La crise de trésorerie est comparable au symptôme d’une maladie qu’il convient de


diagnostiquer. Plusieurs causes peuvent en effet être à l’origine d’une telle dégradation.
Cela nous a permis d’identifier cinq causes distinctes de dégradation.

 La crise de croissance

Une augmentation sensible des ventes provoque une augmentation proportionnelle du


besoin en fonds de roulement. Les crises à court terme n’étant pas facilement
ajustables dans le temps, donc les ressources deviennent insuffisantes pour financer
l’exploitation, donc pour éviter un risque de cessation de paiement, l’entreprise doit
réaliser un apport en capital et modérer la croissance.

8
M, SION, op. Cite, Page 25.

8
Chapitre1 : Notions et généralités sur la gestion de la trésorerie

Figure N°01 : La crise de croissance

Argent
BRF

FR

Evolution du chiffre d’affaire

Temps
Source : Michel Sion, Gérer la trésorerie et la relation bancaire, 2eme Edition DUNOD, Paris 2001, P20

 La mauvaise gestion du BFR

Elle résulte essentiellement d’un gonflement des stocks ou d’une dégradation dans les
délais de paiement des clients. Dans ce cas, le besoin en fonds de roulement augmente
plus vite que les ventes, ce qui oblige l’entreprise à mette en place des procédures de
gestion des éléments d’exploitation (gestion des stocks et des approvisionnements,
négociation des délais de paiements clients, fournisseurs, demandes d’acomptes,
résolution rapide des litiges administratifs et techniques, etc.).

Figure N°02 : La mauvaise gestion du BFR

Argent BFR

FR

Evolution du chiffre d’affaire

Temps
Source : Michel Sion, Gérer la trésorerie et la relation bancaire, 2eme Edition Dunod, Paris 2001, P21

9
Chapitre1 : Notions et généralités sur la gestion de la trésorerie

 Le mauvais choix de financement

Le fonds de roulement net devient insuffisant car l’entreprise autofinance plus


d’investissement par rapport à sa rentabilité. La solution consiste à effectuer un
financement rentable en choisissant entre augmentation de capital et emprunt à long et
moyen terme.

Figure N°03 : Le mauvais choix de financement

Argent

BFR

FR

Evolution du chiffre d’affaire


Temps
eme
Source : Michel Sion, Gérer la trésorerie et la relation bancaire, 2 Edition Dunod, Paris 2001, P22

 La perte de rentabilité

L’accumulation des pertes diminue les capitaux propres et par conséquent, le fonds de
roulement net se dégrade progressivement, causant la dégradation de la trésorerie.
L’entreprise est contrainte dans ce cas-là, à reconstituer ses fonds propres par une
augmentation du capital en faisant appel aux actionnaires.

Figure N°04 : La perte de rentabilité

Argent
BFR

FR

Evolution du chiffre d’affaire

Temps
eme
Source : Michel Sion, Gérer la trésorerie et la relation bancaire, 2 Edition Dunod, Paris 2001, P23

10
Chapitre1 : Notions et généralités sur la gestion de la trésorerie

 La réduction conjoncturelle de l’activité

Face à une chute conjoncturelle des ventes, si la production n’est pas baissée
simultanément et les charges de structures amputées dramatiquement, les besoins en
fonds de roulement augmenteraient de façon conséquente. Donc, il faut contrôler
régulièrement le tableau de bord de gestion et privilégier les charges variables dans la
mesure du possible.

Figure N° 05 : La réduction conjoncturelle de l’activité

Argent

BFR

Trésorerie>0 Trésorerie <0

FR
Evolution du chiffre
d’affaire
Temps
Source : Michel Sion, Gérer la trésorerie et la relation bancaire, 2eme Edition Dunod , Paris 2001, P24

2.3.2. Conséquences de la dégradation de la trésorerie

Les conséquences de la dégradation de la trésorerie se traduit souvent par9 :

 Des découverts bancaires et bien sûr par une hausse des charges financières ;
 La rentabilité financière s’en ressent et par suite la CAF, cela vient réduire
d’autant les ressources ;
 L’impossibilité de rembourser les dettes entraine une dégradation de l’autonomie
financière et une perte de confiance des banques ;
 L’entreprise se trouve dans des difficultés à financer ses nouveaux
investissements, et à consolider ses crédits de trésorerie en dettes financières et
c’est la spirale ;
 L’impossibilité de régler les fournisseurs entraine un allongement des durées de
crédits fournisseurs et la perte de leurs confiances ;
 L’augmentation du BFR générée par une forte augmentation de l’activité.

9
http://www.pme-gestion.fr

11
Chapitre1 : Notions et généralités sur la gestion de la trésorerie

Section 03 : Les enjeux de la gestion de trésorerie

Les trésoreries et les responsables de la fonction financière sont très soucieux de réduire
ou de ne pas faire croitre les frais financiers qui leurs sont facturés du fait de l’octroi de
concours bancaires. A cet effet, tout au long de cette section, on va essayer de présenter
les enjeux de la gestion de trésorerie.

3.1. L’optimisation du niveau d’encaisse et la réduction des frais financiers

L’idéal en gestion de trésorerie, si l’on fait abstraction de l’incertitude, et d’atteindre une


trésorerie zéro afin de ne supporter ni solde « créditeur improductifs », ni solde «débiteur
coûteux ». Le trésorier cherchera donc à optimiser le niveau d’encaisse du compte
bancaire en réalisant un arbitrage entre le coût de trésorerie pléthorique et le coût de
financement d’une insuffisance de liquidités10.

La complexité de la gestion de trésorerie et le risque d’accroissement des frais financiers


augmentent avec le nombre de comptes bancaires de la firme. Dans sa quête d’efficience,
le trésorier devra éviter trois erreurs fondamentales : l’erreur de sur mobilisation et
l’erreur de sou-mobilisation, l’erreur d’équilibrage.

3.2. L’arbitrage entre coût de détention d’encaisse et frais financières

Un compte bancaire créditeur fait supporter à l’entreprise un coût d’opportunité. En effet,


les liquidités disponibles résultent de son équilibre financier et donc indirectement de la
sur mobilisation de financement coûteux (la trésorerie est positive car le FR excède le
BFR), sans pour autant être affectées à des emplois productifs.

Lorsque l’entreprise se trouve en trésorerie nette négative, le coût de financement de cette


insuffisance de liquidités (découvert, escompte…) est un coût réel.

Pour le compte bancaire considéré, le trésorier va arbitrer entre le coût de détention d’une
encaisse positive et le coût d’obtention des liquidités nécessaire au financement du
déséquilibre financier. Le résultat de cet arbitrage est fondamentalement fonction du coût
des ressources financières mobilisées par la firme, c’est-à-dire des taux d’intérêts en
vigueur sur les marchés et de la prime de risque spécifique exigée par les apporteurs de
ressources (actionnaires et préteurs) compte tenu de ces caractéristiques économique et
financières.

L’arbitrage entre les coûts de détention d’encaisse et les frais financier devient
singulièrement plus complexe, lorsque l'entreprise est domiciliée dans plusieurs banques,
qui rend aussi le travail de trésorier plus difficile, et cela augmente le risque d’erreurs qui
peut affecter la trésorerie, c’est erreurs peuvent se résumer en :

10
Desbrières. P, Poincelot. E, « La gestion de trésorerie », édition management, Paris 1999, P16.

12
Chapitre1 : Notions et généralités sur la gestion de la trésorerie

3.3. Trois erreurs à éviter en gestion de trésorerie

 L’erreur de l’équilibre ;
 L’erreur de sur mobilisation ;
 L’erreur de sous – mobilisation.
3.3.1. L’erreur d’équilibrage ou de contre - phase

L'erreur d'équilibrage traduit l'existence simultanée d'un solde débiteur en valeur dans une
banque et d'un solde créditeur dans une autre banque. Cette situation de contre phase a un
impact important sur la gestion de trésorerie, dans la mesure où le compte débiteur génère
des frais financiers et le compte créditeur n'est pas rémunéré11.

L'erreur d'équilibrage peut être éliminée en mettant en place des virements de banque à
banque (appelés virements d’équilibrage).

Figure 06 :L’erreur d’équilibrage

Solde Solde
Crédit Agricole Société Générale

Temps Temps

Source : Rousselot .P, Verdie .Jean- François : « la gestion de trésorerie » édition DUNOD, Paris, 1999, P54

Une fois l'erreur d'équilibrage éliminée, certains comptes en banque de l'entreprise


peuvent être tous débiteurs ou tous créditeurs. Les soldes débiteurs entraînent des frais
financiers élevés (intérêts sur découvert et commission du plus fort découvert). Les soldes
créditeurs ne sont pas rémunérés.

3.3.2. L’erreur de sur-mobilisation

Une fois les contres- phases éliminées, l’existence de solde créditeur important traduit soit
par un défaut de placement (ou défaut de blocage) soit un recours excessif à l’escompte ou
à d’autres modes de financement à court terme ; cette erreur revient donc à se priver de
produits financiers ou à supporter des charges financières superflues. La valorisation de
cette erreur est possible en utilisant soit le taux de blocage moyen de l’entreprise soit le
coût moyen du financement à court terme.

11
P. ROUSSELOT, Jean-François VERDIE, OP. Cite, P54.

13
Chapitre1 : Notions et généralités sur la gestion de la trésorerie

Figure 07: L’erreur d’équilibrage de sur-mobilisation


Solde
Crédit Agricole

Temps

Source : Rousselot .P, Verdie .Jean- François : « la gestion de trésorerie » édition DUNOD, Paris, 1999, P54

3.3.3. L’erreur de sous-mobilisation

L’existence des soldes débiteurs peut résulter d’une sous mobilisation des crédits, qu’il
faut éviter en faisant à un recours supplémentaire, à l’escompte ou aux autres sources de
financement, cela veut dire que cette erreur provient d’une utilisation du découvert en lieu
et placer de crédits alternatifs moins coûteux. Cette erreur est considérée comme la moins
coûteuse des autres erreurs, dans la mesure où le découvert est effectivement plus élevé
par rapport au financement à remplacer. L’entreprise paye, dans ce type d’erreur, la
différence entre le taux de découvert et le taux inférieur de financement envisageait, en
ajoutant la commission sur le découvert le plus important qui n’aurait pas été due en cas
de recours à un financement alternatifs.

Figure 08 :L’erreur d’équilibrage de sous-mobilisation

Solde
BNP

Temps

Source : Rousselot .P, Verdie .Jean- François : « la gestion de trésorerie » édition DUNOD, Paris, 1999, P55

Ces trois erreurs, dans la mesure où elles sont quantifiables, permettent de porter un
jugement objectif sue le travail du trésorier de l’entreprise. Elles sont à la base du

14
Chapitre1 : Notions et généralités sur la gestion de la trésorerie

diagnostic de la gestion de trésorerie de l’entreprise et le point de départ d’une possible


automatisation de la fonction .cette automatisation doit être conçue dès le départ comme
un projet qu’il s’agit de gérer et pour lequel il faut mener une analyse de rentabilité

Section 04 : Les éléments constitutifs de la trésorerie et les sources de financement de


la trésorerie

Pour le bon fonctionnement de l’entreprise, elle doit disposer de ressources financières. Et


afin de disposer de ces ressources, elle fait recours à sa trésorerie et aux différentes
options offertes par son environnement financier. Dans ce qui suit, on va tenter de
présenter quelques notions relatives aux éléments constitutifs de la trésorerie et ses
sources de financement.

4.1. Les éléments constitutifs de la trésorerie

Les différents éléments qui constituent la trésorerie sont les suivants12 :

4.1.1. La caisse

Elle représente un élément essentiel de la trésorerie, car elle contient toute les liquidités
dont l’entreprise dispose et dont elle a accès sur l’immédiat et sans recours à un
quelconque déplacement. Cette dernière est constituée, des encaissements (recettes) et des
décaissements (dépenses) qu’effectue l’entreprise

 Les recettes

Les recettes les plus importantes sont :

 Les recettes de l’activité principale de l’entreprise

Elles sont encaissées soit par des caisses régionales soit pat la trésorerie. Les
règlements en caisse se font : en espèces, par chèque ou encore par inscription à
un compte courant faisant l’objet d’un règlement périodique. Le principe de
l’unité de trésorerie nécessaire le versement par les caisses à la trésorerie de
leur fonds disponible. Le versement s’effectue aux banques ou à la poste. Ces
fonds sont centralisés à des comptes gérés par la trésorerie. Les recettes dites
« hors activité principale » concernent des ventes de vieilles matières, des
locations diverses, etc. Il existe un problème particulier à ses recettes : le
débiteur a l’initiative du mode de règlement, aussi la reconnaissance des
sommes encaissées est souvent difficile. Ce problème est résolu par l’utilisation
des comptes « avis de recettes » tenus au bureau des clients et à la trésorerie qui
ont pour charge de reconnaitre la nature des recettes.

12
PHILLIPPE ROUSSELOT/ Jean-François VERDIE, op. Cite.

15
Chapitre1 : Notions et généralités sur la gestion de la trésorerie

 Les produits financiers

Les produits financiers correspondent aux produits issus de l’endettement net et


du placement de la trésorerie (en particulier les valeurs mobilières de
placement). Parmi ces produits on cite « les produits financiers hybrides », ils
sont à la base d’option (bon, obligation convertible) ou sans option (obligation
remboursable en action, certificat d’investissement) et qu’on ne peut pas
toujours classer immédiatement en capitaux propres ou en dette.

 Les subventions de l’Etat (s’il y a lieu)

Ces versements viennent en couverture de la part de l’organisme dans les


charges des emprunts et les dépenses d’établissement.

 Les dépenses

Elles peuvent être classées comme suit :

 Les salaires et les pensions des retraités

Réglés par virements postaux, virement bancaire ou par la caisse centrale.

 L’alimentation des caisses

La trésorerie adresse à la banque, auprès de laquelle l’agent bénéficiaire est


accrédité, une mise à disposition de fond, elle demande à la banque de mettre à
disposition de l’agent accréditif les fonds nécessaires.

 Les règlements en relation directe avec l’activité principale

Il s’agit des débours (argent avancé), des indemnités (somme alloué pour
dédommager d’un préjudice. Exemple : expropriation….), et des
remboursements (billets non utilisés…).

 Les impôts et taxes

Les entreprises sont assujetties à plusieurs impôts dont :

- Impôts précomptés sur les salaires et la pension ;


- Impôts sur l’activité (exemple : transport….) ;
- Les patentes et les taxes diverses.

16
Chapitre1 : Notions et généralités sur la gestion de la trésorerie

4.1.2. La banque

En ce qui concerne la banque, deux éléments doivent être suivis par le comptable afin
d’assurer une meilleure information concernant le compte banque au niveau de
l’entreprise. Ces éléments sont :

o Le rapprochement bancaire

Le solde du compte banque à la date réelle de l’inventaire est comparé au solde du


compte tenu la banque, au moyen du relevé de ce compte à la même date. Ce relevé
permet à l’entreprise de pointer les sommes portées au débit et au crédit.

En générale, le solde de ce compte ne concorde jamais avec le solde du compte tenu par la
banque à la même date. Les différences qui se dégagent résultent d’un décalage dans le
temps entre les enregistrements des mêmes opérations dans les livres de l’entreprise et
ceux de la banque. Pour y remédier, on établit un document appelé « état de
rapprochement bancaire ».

o Les comptes banques

L’entreprise dispose en général de plusieurs comptes dans des banques différentes. En


effet, d’une demande d’emprunt, la banque prêteuse peut exiger une ouverture d’un
compte et assurer un certain montant de mouvement confié. Par ailleurs, le fait d’avoir
plusieurs comptes permet une forte concurrence entre les banques. Le suivi de la
trésorerie doit se faire en tenant compte de l’ensemble des avoirs sur les différents
comptes.

4.2. Les sources de financement de la trésorerie

Dans ce qui suit, on va citer les types de financement que dispose chaque entreprise pour
financer sa trésorerie. Ce financement peut s’opérer, soit à partir des sources de
financements internes, ou externes.

4.2.1. Le financement interne

On appelle financement interne le financement opéré à partir des ressources générées par
les activités de l'entreprise. On distingue deux (2) modalités de vente : la vente au
comptant et la vente à crédit.

 La capacité d’autofinancement CAF

La capacité d’autofinancement, ou CAF, cherche à évaluer le surplus monétaire


potentiel dégagé par l’entreprise au cours d’un exercice en prenant en compte
l’ensemble de ses produits encaissables et l’ensemble de ses charges décaissables.

17
Chapitre1 : Notions et généralités sur la gestion de la trésorerie

Cela signifie, par exemple, qu’en plus des charges d’exploitation, il faudra intégrer les
charges financières et les charges exceptionnelles. Elle permet à l’entreprise de
financer par ses propres moyens13.

 La rémunération des associés ;


 Le renouvèlement des investissements ;
 L’acquisition des nouveaux investissements ;
 Le remboursement des emprunts ;
 La couverture des pertes probables et des risques.

 L’autofinancement

L’autofinancement est le flux de fonds correspondant aux ressources internes


dégagées par l’entreprise au cours d’un exercice. Le compte de résultat mesure des
coûts. L’autofinancement est un flux de fonds qui représente le surplus monétaire
potentiel dégagé par l’entreprise au cours de l’exercice14.

 Les ventes au comptant

Les ventes au comptant obligent le client à effectuer le règlement de la facture avant


la livraison des marchandises. Les règlements pourront être effectués par versements
d'espèces ou par virements bancaires et le reçu de versement remis par la caisse où
l'avis de virement remis par la banque devra être présenté au gestionnaire de stocks
afin de faire la livraison des marchandises au client. Les ventes au comptant sont très
importantes et avantageuses pour le fonctionnement de l'entreprise parce qu'elles
permettent de disposer de liquidités immédiates15.

 Les vente à terme

Les ventes à terme (ou à crédit) permettent au client de disposer de la marchandise et


de régler à une date déterminée. Elles se font généralement pour des montants
importants. A la réception du bon de commande du client, la facture client est établie
avec la date de règlement de la facture spécifiée dessus, puis la commande est livrée.
La durée de crédit est déterminée par l'entreprise. Pour bénéficier de la vente à terme,
concernant les clients étrangers, l'entreprise devra exiger au client une lettre de crédit
ou un crédit documentaire, communément appelé « CREDOC » qui est l'opération par
laquelle la banque du client s'engage sur ordre et pour le compte de celui-ci à nous de
le régler dans un délai.

13
Hubert de la Bruslerie Analyse financière Information financière, diagnostique et évaluation 4 éme édition
DUNOD, paris, 2010, p 176.
14
Idem, p 176.
15
https://www.petite-entreprise.net

18
Chapitre1 : Notions et généralités sur la gestion de la trésorerie

4.2.2. Le financement externe

Il existe plusieurs moyens externes qui peuvent servir de la liquidité pour l'entreprise,
parmi ces moyens on trouve16 :

 Les emprunts bancaires à long terme

Lorsque l'entreprise a des déficits de trésorerie, elle peut avoir recours à des emprunts
bancaires, qui sont des dettes financières résultant de l'octroi de prêts remboursables à
terme qui participent, conjointement avec les capitaux propres, à la couverture des
besoins de financement durable de l'entreprise. L'entreprise emprunte ces sommes
importantes avec les banques avec qui elle est en relation, c'est-à-dire où ses comptes
sont domiciliés. Ce qui lui permet d'avoir plus aisément ces prêts.

 Les crédits bancaires à court terme

Encore appelés « crédits courants » ou « crédit d'exploitation » ou encore « crédits de


fonctionnement» les crédits bancaires à court terme ont pour objet d'assurer l'équilibre
de la trésorerie de l'entreprise. Ils servent, par exemple, à faire face aux règlements
des fournisseurs et aux dépenses courantes de l'entreprise (salaires, frais de mission,
etc.).Il existe plusieurs types de crédits bancaires sur lesquels l'entreprise compte le
plus souvent :

 L’escompte commercial

C’est l'opération par laquelle une entreprise cède des effets de commerce avant leur
échéance à la banque pour obtenir sa contrepartie. L’escompte permet de mobiliser les
créances commerciales ne dépassant en principe pas 90 jours. Les effets sont cédés en
plein propriété et servent de garantie à la banque.

 Le financement par cession de créance à court terme

C’est un type de financement par mobilisation de créances professionnelles, son


objectif est de pallier les limites et la lourdeur de l'escompte. Le financement se fait
sur la base de la cession de toute créance professionnelle à la banque. Il est possible
de mobiliser toute créance professionnelle sur une personne du droit privé ou public
ou sur une personne physique dans l'exercice de son activité professionnelle.
Contrairement à l'escompte, la cession peut être réalisée dès l'émission de la facture.

 L’affacturage (ou Factoring)

Cette opération fait intervenir un établissement de crédit spécialisé : la société


d’affacturage. La vocation de cet établissement est de gérer les créances clients qui lui
sont confiées par l'entreprise adhérente. L'entreprise cliente du factor est appelée
adhérant car elle s'engage à confier l'intégralité de son poste client, sauf dispositions

16
Sion. M, op. Cite, p 101.

19
Chapitre1 : Notions et généralités sur la gestion de la trésorerie

contraires préalablement négociées. Un nombre croissant d'entreprise recourent à ce


service. L’affacturage propose trois services distincts relatifs aux créances clients : le
recouvrement, le financement et la garantie.

 Le découvert

Par définition, le découvert bancaire est l’autorisation que donne le banquier à son
client d’être débiteur en compte. L’avance en compte consentie par le banquier est
simplement remboursé par le simple jeu des rentrées prévues.il est certainement la
forme de crédit de trésorerie la plus souvent utilisée et la plus incontournable. En
général le banquier fixe un plafond c'est-à-dire montant maximum débiteur selon la
taille et le chiffre d’affaire de l’entrepris. En d’autres termes, la banque donne la
possibilité pour l’entreprise d’effectuer des dépenses à partir de son compte bancaire
non provisionné, jusqu'à certain plafond appelé« ligne d’escompte »17.

 Crédit spot

Le véritable crédit spot est un crédit a très courte durée finançant un besoin de
trésorerie ponctuelle et important d’où l’entreprise négociera le nombre minimum de
jours d’intérêt le plus faible possible pour accroitre sa souplesse de financement.la
durée minimale est parfois de quelques jours (entre 3 et 10 jours).

 Les placements bancaires et les placements sur le marché

On peut trouver de différentes sources de financement de la trésorerie de l’entreprise à


part les crédits bancaires à savoir les placements des fonds dans les banques et le
marché :

 Placements bancaires

Concernant les placements bancaires, on trouve généralement deux catégories : dépôts


à terme et dépôts à vue.

 Dépôt à terme

L'entreprise qui dispose de fonds importants pour des durées supérieures à un


mois peut les bloquer dans une banque pour une durée dont un taux est fixé par
l'entreprise et la banque. Le capital sera récupéré avec des intérêts à verser à
l'échéance.

 Bon de caisse

Titre de créance remis à l'entreprise en contrepartie du prêt qu'elle a accordé à


une banque, dont la durée est supérieure à un mois.

17
PHILLIPPE ROUSSELOT/ Jean-François VERDIE, op. Cite, Page 138.

20
Chapitre1 : Notions et généralités sur la gestion de la trésorerie

 Placement sur le marché

Les placements le plus connus sur le marché financier sont nommés les Valeur
Mobilière de Placement (VMP). Elles peuvent être à long ou à moyen terme on
distingue :

- Action : Est une participation dans une entreprise. Quiconque détient une action
est copropriétaire (actionnaire) de l'entreprise. L’actionnaire a le droit à une part
des bénéfices de la société et dans le cas de la dissolution de celle-ci, il ouvre droit
à une part du produit de la liquidation. En tant que copropriétaire, il bénéficie
également d'un droit de vote proportionnel à ses parts qu'il peut exercer lors de
l'assemblée générale (AG) de l'entreprise.

- Obligation : est un titre de créance émit par une entreprise ou par une collectivité
de droit public. Quiconque détient une obligation peut dès lors faire valoir une
créance envers ce débiteur. L’obligataire (l’acquéreur de ce titre de créance) a donc
le droit de demander le droit de remboursement de la dette lorsque l’obligation
arrive à l’échéance et reçoit jusqu'à cette date des payements d’intérêt
généralement annuels, la durée des obligations est souvent comprise entre 5 et 10
ans.

Au terme de ce chapitre, on déduit que la trésorerie est au centre de toutes les opérations
menées par l’entreprise qu’elles concernent l’exploitation ou les autres activités. Elle est
la traduction, en terme monétaires, de toutes les décisions et opérations de l’entreprise. La
trésorerie est constituée des disponibilités, dont dispose l’entreprise, qu’elles soient en
banques, en centre de chèques postaux ou caisses. Elle correspond à la différence entre les
disponibilités et les concours bancaires qui lui ont été accordé.

Dans le prochain chapitre, on va présenter la méthode d’analyse financière de la trésorerie


et voir la place qu’elle occupe dans le bilan fonctionnel.

21
CHAPITRE 2
Chapitre 2 : Les méthodes d’analyse de la trésorerie

Chapitre 2 : Les méthodes d’analyse de la trésorerie

La gestion de la trésorerie a pour but d’assurer la solvabilité à court terme de l’entreprise


et de veiller à ce que les niveaux de trésorerie restent satisfaisants dans le temps. Afin
d’évaluer ses capacités et à faire face aux besoins financiers, l’entreprise fait recours à
l’analyse financière.

Ce chapitre, dans un premier temps, sera consacré à l’étude des différentes méthodes
utilisées pour l’analyse de la trésorerie, à savoir : la méthode par le bilan fonctionnel et
financier, la méthode par les ratios et l’analyse par les flux. Dans un deuxième temps, on
va aborder les outils de gestion prévisionnelle et la gestion au quotidien de la trésorerie.

Section 01 : Analyse de la trésorerie par le bilan (Approche statique)

Pour analyser la situation financière d’une entreprise, il est souvent recommandé d’opérer
une présentation et une évaluation adaptées à l’étude effectuée, à la situation et à
l’environnement de l’entreprise, L’analyse par le bilan est une analyse statique, La
trésorerie d’une entreprise peut se calculer à partir du bilan qui est l’image de ces emplois
et ces ressources a un moment donné.

Avant de procéder à la présentation de la méthode d’analyse par le bilan, il s’avère


indispensable de définir d’abord le bilan.

 Définition du bilan

Selon HONORE.L « Le bilan présente l’état de patrimoine de l’entreprise et celui de sa


situation financière à la fin de chaque exercice1 ».

Le bilan est un document qui illustre la santé financière d’une société, il permet de
recenser ce que l’entreprise possède et ce qu’elle doit aux parties extérieures. Ce dernier
peut être présenté selon deux méthodes :

 le bilan fonctionnel (valeur brut),


 le bilan de liquidité, patrimonial ou financier.

De ce fait, une bonne analyse du bilan nécessite donc :

 Des reclassements économiques qui consistent à éliminer les distorsions fiscales


ou prendre en compte des valeurs du marché ;
 Des reclassements financiers ou fonctionnels selon le type de bilan souhaité.

1
HONORE.L, « gestion de trésorerie », groupe Revue Fiduciaire, Nathan, Paris 2000, p 24.

22
Chapitre 2 : Les méthodes d’analyse de la trésorerie

Figure N°09 : Le bilan comptable et ses retraitements

Bilan comptable

Retraitements économiques

Retraitements financiers Retraitements fonctionnels

Bilan financier Bilan fonctionnel

Postes d’actif classés par ordre de Emplois et ressources classés selon


liquidité croissante ; leur nature ou leur destination,

Postes de passif classés par ordre


d’exigibilité croissante.

Source : DELIENNE.A.B, KHATH.S : « Gestion de trésorerie ».Edition, Economica, Paris, 2005, P 23.

Pour diagnostiquer la situation financière d’une entreprise, l’analyse de liquidité ne


permet pas de répondre à l’ensemble des questions posées ; elle n’apporte qu’un éclairage
partiel, mais, dans une situation donnée, elle doit être complétée par une analyse
fonctionnelle.

1.1. Notion du bilan fonctionnel

Le bilan fonctionnel sert à analyser d’où vient l’argent et comment il est utilisé. Cette
présentation de bilan permet de classer les opérations par fonction (exploitation,
financement ou encore investissement).Le bilan fonctionnel permet de déterminer
comment est financé l’investissement et l’exploitation.), et il est devisé en deux parties :

 Actif (emplois) : sont constitués des immobilisations, les éléments liés


directement au processus d’achat, production, vente et se composent à l’actif des
stocks, des créances d’exploitation (avances et acomptes versés, créances clients et
comptes rattachés et autres créances d’exploitation) et les créances hors
exploitation (le compte actionnaire, les créances sur cession d’immobilisations…),
les valeurs mobilières de placement et les disponibilités (caisse, banque…) ;

23
Chapitre 2 : Les méthodes d’analyse de la trésorerie

 Passif (ressources) : sont constituées des capitaux propres comptables (en ne


retenant que la partie appelée du capital social) avant répartition du résultat2,
augmentés des amortissements, des dépréciations et des provisions ainsi que de la
partie stable des dettes financières, des dettes d’exploitation (avances et comptes
reçus, dettes fournisseurs et comptes rattachés…), les dettes hors exploitation (les
dettes au titre de l’impôt sur les bénéfices et les dettes dues aux fournisseurs
d’immobilisations), les concours bancaires courants et soldes créditeurs de
banque.

1.1.1. L’utilité du bilan fonctionnel : le bilan fonctionnel permet,


 D’apprécier la structure financière de l’entreprise, dans une optique de
continuité de l’activité3 ;
 D’évaluer les besoins financiers stables et circulants et le type de
ressources dont dispose l’entreprise ;
 De déterminer l’équilibre financier en comparant les différentes masses du
bilan classé par fonctions et en observant le degré de couverture des
emplois par les ressources ;
 De calculer la marge de sécurité financière de l’entreprise ;
 De détecter le risque de défaillance.

Ce qui nous intéresse dans le bilan fonctionnel présenté au-dessus est la trésorerie
décomposée en deux parties comme suit :

 Trésorerie active : comprend les disponibilités de l’entreprise et les


valeurs mobilières de placement dont le montant est liquide et sans risques
de perte en capital;
 Trésorerie passive : comprend les dettes financière à court terme.

2
HONORE.L, idem, p 24.
3
BARREAU.J et DELHAYE.J, gestion financière, Ed DUNOD, 2003.

24
Chapitre 2 : Les méthodes d’analyse de la trésorerie

1.1.2. Structure du bilan fonctionnel

Afin de porter une appréciation sur l’équilibre de l’entreprise, le financier doit transformer
le bilan comptable en bilan fonctionnel. Ce dernier, possède deux sous ensemble de
l’actif et de passif : les éléments stables, les éléments circulants. Le tableau si dessous
représente la structure globale d’un bilan fonctionnel.

Tableau N° 01 : Le bilan fonctionnel en grande masse

ACTIF PASSIF

Emplois stables (ES) Ressources stables

- Immobilisations brutes - Capitaux propres


- Immobilisations incorporelles - Amortissement et provisions
- Immobilisations corporelles - Dettes financières
- Immobilisations financières Passif circulant
Actif circulant d’exploitation brute
- Dettes d’exploitations
(ACE)
- Dettes hors exploitations
- Stocks
- Avance et acomptes versés sur
commandes Trésorerie passive
- Créances clients
- Charges constatés d’avance
Actif circulant hors exploitation
(ACHE)

- Créances diverses
- Intérêts courus
- Créances sur immobilisations
Actif de trésorerie (AT)

- Disponibilité
Source : BARREAU J et DELHAYE J. « Gestion financière », édition dunod, 2003, page 149.

25
Chapitre 2 : Les méthodes d’analyse de la trésorerie

Après avoir effectué les différents retraitements dans le bilan fonctionnel, les emplois et
les ressources retraités sont classés de la manière suivante :

Tableau N° 02: La présentation du bilan fonctionnel


Actif (besoin de financement) Passif (ressources de financement)

Emplois stables Ressources stables

 Actif immobilisé brut  Capitaux propres


+ Amortissements et dépréciations

+Valeur d’origine des équipements + Provisions


financiers par crédit-bail
- Capital non appelé
+Charges à répartir brut
Dettes financières
-intérêts courus sur prêts
+ Valeur nette des équipements financés
Poste à éliminer : par
 Capital non appelé
crédit-bail
 Primes de remboursement des
obligations - Primes de remboursement des obligations

- Concours bancaires et soldes créditeurs

Banques

Actif circulant brut Passif circulant

 Exploitation  Exploitation
Stock Avances et acomptes reçus sur commandes

+Avance et acomptes versés sur + Dettes d'exploitation


commandes
+ Produits constatés d'avance
+Créances d’exploitation d'exploitation

+Effets escomptés non échus  Hors exploitation


Dettes hors exploitation
+Charges constatées d’avance
d’exploitation + Dettes fiscales (impôts sur les sociétés)

 Hors exploitation + Produits constatés d'avance hors


Créances hors d’exploitation
exploitation
Créances hors exploitation
+ Intérêts courus sur emprunts
+ Charges constatées d'avance hors
 Trésorerie passive

26
Chapitre 2 : Les méthodes d’analyse de la trésorerie

exploitation Concours bancaires courants et soldes

+ Intérêts courus sur prêts créditeurs banques

 Trésorerie active + Effets escomptés non échus


Valeurs mobilières de placement

+ Disponibilités

Source: GRANDGUILLOT Bréatrice et Françis, « analyse financière », 4eme Ed Gualino éditeur, EJA, Paris,
2006, p111.

1.1.3. Détermination de la trésorerie

L'équilibre financier d'une société peut être appréhendé à partir de son bilan. Celui-ci
recense à l'actif ses différents investissements ou emplois et, au passif, les ressources
mobilières pour les financiers. Dans ce contexte, la trésorerie est la différence algébrique
entre le fonds de roulement net global (FRNG) et le besoin (ou excédent) en fonds de
roulement (BFR/EFR) de l'entreprise4. On peut déterminer la trésorerie par le haut du
bilan et par le bas du bilan.

 Par le bas du bilan


La trésorerie résulte de la différence entre la trésorerie active et la trésorerie passive :

TRESORERIE NETTE = TRESORERIE ACTIVE – TRESORERIE PASSIVE

 Par le haut du bilan

Dans ce cas la trésorerie se détermine à partir de deux agrégats : le fonds de roulement net
global (FRNG) et le besoin en fonds de roulement (BFR), et ces deux paramètres sont
calculés de la suivante :

 Le Fonds Roulement NET Global (FRNG)

Le fonds de roulement net global constitue une garantie de liquidité de


l'entreprise. Plus il est important et plus l'équilibre financier semble assuré, les
dettes à court terme étant susceptibles d'être honorées par la réalisation de
l'actif circulant. Il peut être calculé selon deux méthodes :

4
Hubert de la Bruslerie, « Analyse financière », Edition Dunod, 2014.

27
Chapitre 2 : Les méthodes d’analyse de la trésorerie

 Par le haut du bilan


Par le haut du bilan, le FRNG est donné par la formule suivante :

FRNG = ressources stables – emplois stables

Figure N°10 : Représentation schématique de FRNG par le haut du bilan

Actif Passif

Actif stable brut

Cycle Cycle de
Ressources durables
d’investissement financement

FRNG

Source : HADBI F, cours 2016, analyse financière 3éme année FC. Université de Bejaia P32.

 Par le bas du bilan


Par le bas du bilan, le FRNG est donné par la formule suivante :

FRNG = actifs circulants – passifs circulants

Ou bien :
FRNG = (ACE+ACHE+TA) – (DE +DHE+TP)

 ACE : actif circulant d’exploitations.


 TA : trésorerie active.
 ACHE : actif circulant hors exploitation.
 TP : trésorerie passive.

28
Chapitre 2 : Les méthodes d’analyse de la trésorerie

Figure N° 11 : Représentation schématique de FRNG par le bas du bilan

Actif Passif

Actif Dettes circulant


circulant brut

FRNG

Source : HADBI F, cours 2016, Analyse financiere3eme année FC. Université de Bejaia p 32.

o Interprétation du FRNG

 Le fonds de roulement est positif FRNG>0


Dans ce cas, les ressources durables sont supérieures à l’actif stable brut c’est-à-dire
que les ressources durables couvrent les besoins à long terme de l’entreprise.
L’équilibre financier est donc respecté et l’entreprise dispose grâce au fonds de
roulement d’un excédent ressources stable qui lui permettra de financer ses autre
besoins à court terme.

 Le fonds de roulement est négatif FRNG<0


Dans cette situation, les ressources durables ne couvrent pas les emplois stables à long
Terme de l’entreprise. La règle prudentielle de l’équilibre financier n’est pas respectée.
Elle doit donc financer une partie de ses immobilisations par des ressources à court
terme.

 Le fonds de roulement est stable FRNG=0


Dans ce cas, les ressources stables de l’entreprise sont égales à l’actif stable, c’est-à-
dire que les ressources stables couvrent les besoins à long terme de l’entreprise. Mais
même si L’équilibre de l’entreprise semble atteint, celle-ci ne dispos d’aucun excédent
de ressources à long terme pour financer son cycle d’exploitation ce qui rend son
équilibre financière précaire.

 Le Besoin de Fond Roulement BFR


Le BFR est le besoin de financement que génère essentiellement le déroulement
permanent du cycle achat /production/vente5. Le besoin de fond de roulement (BFR)

5
Philippe ROUSSELOT/Jean-François VERDIE, La gestion de la trésorerie, Edition 2, 2017, p29.

29
Chapitre 2 : Les méthodes d’analyse de la trésorerie

est la partie, à un moment donné, des besoins de Financement du cycle d’exploitation


qui n’a pas financé par les dettes liés au cycle d’exploitation

Cet agrégat résulte des décalages dans le temps entre les achats, les ventes, les
décaissements et les encaissements. Il doit être financé, en partie, par le fonds de
roulement
Net global. On distingue traditionnellement deux composantes dans le besoin en fonds de
Roulement :

 Le BFR d’exploitation (BFRE) : besoin de financement d’un caractère Continu


care généré par l’activité d’exploitation de l’entreprise.

BFRE=Actif circulant d’exploitation –passif circulant d’exploitation

 Le BFR hors exploitation (BFRHE) : besoin de financement d’un caractère plus


Discontinu car généré par l’activité hors exploitation de l’entreprise.

BFRHE= actif circulant Hors Exploitation – passif circulant Hors Exploitation

o Interprétation économique du BFR6

 BFR égale à 0 signifie que les ressources circulantes financent la totalité


des emplois circulants. Mais il n’y a pas d’excédent ;

 BFR supérieure à 0 : signifie un besoin de trésorerie car les ressources


circulantes n’arrivent pas à couvrir les emplois circulants. L’entreprise
doit donc financer ses besoins à court terme soit à l’aide de son excédent
de ressources à long terme (fond de roulement), ou à l’aide de ressources
financiers complémentaires à court terme (concours bancaires) ;

 BFR inférieur à 0 : signifie que les ressources circulants sont supérieurs


aux emplois circulants, donc il y a un excédent de trésorerie, alors
l’entreprise n’a pas besoin d’utiliser ses excédents de ressources à long
terme pour financer d’éventuels besoins court termes.

6
ISSABELLE Chambost., « Gestion financière », Edition, Dunod , paris, 2006, p166.

30
Chapitre 2 : Les méthodes d’analyse de la trésorerie

1.2. Le bilan financier

Dans ce qui suit, on va définir d’abord le bilan financier ; ensuite, préciser son rôle et
enfin on va analyser sa structure.

1.2.1. Définition et le rôle du bilan financier

« Le bilan financier propose d’apprécier le patrimoine de l’entreprise et sa capacité à faire


face à ses échéance de court terme. Les emplois (actif) et les ressources (passif) sont
évalués à leur vénale (valeur probable de vente).les actifs sont classés selon leur degré de
liquidité tandis que les passifs sont classées par ordre d 'exigibilité7 ».

Il permet de renseigner les tiers sur le mode de financement de l’actif stable et du cycle
d’exploitation. Celui-ci à trois mots clés8 :

 La solvabilité : exprime la capacité de l’entreprise à régler l’ensemble de ses


dettes
 La liquidité : c’est la capacité de l’entreprise à transformer plus ou moins
rapidement ses actifs en argent (en trésorerie) ;
 L’exigibilité : exprime la capacité de l’entreprise à respecter les dates d’échéances
de règlement de ses dettes.

Tableau N° 03 : Présentation du bilan financier

Actif Passif

Immobilisation Capitaux propres

 Immobilisation incorporelle  DLMT


 Immobilisation corporelle
 Immobilisation financière
 Stock outil
 Les créances plus d’un an
Total actif immobilisé net Total capitaux permanant

Actif circulant  DCT

 Valeur d’exploitation
 Valeur réalisable
 Valeur disponible
Total actif circulant Total passif circulant

Source : Bellalah M, « Gestion financière ».Edition économique, 1998, p 25.

7
DOV Ogien, « gestion financière de l’entreprise », Edition, Dunod, paris 2008, p 40.
8
Béatrice meunier-Rocher, « Le diagnostic financier », Edition d’organisation, France 2001, p 93.

31
Chapitre 2 : Les méthodes d’analyse de la trésorerie

L’objectif recherché par l’établissement d’un bilan financier est de :

- Présenter, le patrimoine réel de l’entreprise (les postes du bilan sont évalués, si


possible, à leur valeur vénale), de déterminer l’équilibre financier, en comparant
les différentes masses du bilan classées selon leur degré de liquidité ou
d’exigibilité et en observant le degré de couverture du passif exigible par les actifs
liquides ;

- Evaluer la liquidité du bilan (capacité de l’entreprise à faire face à ses dettes à


moins d’un an à l’aide de son actif circulant à moins d’un an).d’estimer la
solvabilité de l’entreprise et enfin de permettre la prise de décision.

Le bilan financier intéresse particulièrement tous ceux qui sont attentifs au degré de la
solvabilité de l’entreprise, au premier rang desquels se trouvent les créanciers9.

1.2.2. Structure du bilan financier

Le bilan financier s’établit à partir du bilan comptable après affectation du résultat.


Néanmoins, certaines corrections doivent être effectuées de manière à classer les éléments
de l’actif et du passif en quatre masses homogènes significatives.

 les grandes masses

L’entreprise possède des actifs dont le délai de transformation en monnaie est plus ou
moins long : Actif à plus d’un an et Actif à moins d’un an. Les postes de l’actif sont
évalues à leur valeur actuelle nette.

Ces actifs servant à faire face aux passifs plus ou moins exigibles :

Passif à plus d’un an capitaux propres et représentant la valeur patrimoniale


de l’entreprise ou l’actif net

Passif à moins d’un an dettes exigibles à plus d’un an.

9
Béatrice et Francis GRANDGUILLOT « Analyse financière », 6éme édition GUALINO, Paris 2002, P117.

32
Chapitre 2 : Les méthodes d’analyse de la trésorerie

Tableau N°04 : présentation du bilan financier en grand masse


ACTIF (Emplois) PASSIF (ressources)

Actif réel net à plus d’un an Passif réel à plus d’un an


Classement
par ordre de  Actif immobilisé net  Capitaux propres
liquidité  Actif circulant à plus d’un an  Provisions pour risque et charges à
croissante  Charges constatées d’avance à plus d’un an Classement
plus an  Dettes à plus d’un an par ordre
 Produits constatés d’avance à plus d’exigibilité
d’un an croissante
Actif réel net à moins d’un an Passif réel à moins d’un an

 Stocks et en cours d’un an  Dettes financières à moins d’un an


 Créances à moins d’un an  Dettes non financières à moins d’un an
 Disponibilités + valeurs  Provisions pour risques et charges à
mobilières de placement moins d’un an

Source : BEATRICE ET FRANCIS GRANDGUILLOT « Analyse financière », 6éme édition GUALINO, Paris
2002, P120.

 Les retraitements

Le bilan comptable subit plusieurs retraitements afin d’établir le bilan financier :

 Reclasser les créances et les dettes selon leur échéance.


 Intégrer des éléments hors bilan :

- Les plus ou moins–values latentes pour déterminer la valeur vénale des postes
concernés ;
- Les effets escomptés non échus : effets de commence remis en banque avant la
date d’échéance.
 Eliminer certains postes du bilan comptable dont la valeur vénale est
nulle et considérée comme de l’actif fictif :

- frais d’établissement ;
- primes de remboursement des emprunts ;
- charge à répartir.

 Présentation du bilan financier après retraitement

La construction du bilan financier est facilité par : les informations figurant au pied du
bilan et l’état des échéances des créances et des dettes à la clôture de l’exercice.

33
Chapitre 2 : Les méthodes d’analyse de la trésorerie

Tableau N°05 : Présentation du bilan financier après retraitement

Actif (degré de liquidité) Passif (degré de l’exigibilité)

Actif à plus d’un an Passif à plus d’un an

Actif immobilisé net (total au bilan) Capitaux propres (total au bilan)


 +Plus-values latentes  +Plus-values latentes
 +Part de l’actif circulant net à plus  +comptes courants bloqués
d’un an (stock outil, créances,…..)  +écart de conversion-passif
 +Charges constatées d’avance à  -Part d’écart de conversion actif non
plus d’un an couvert par une provision
 -Moins-values latentes  -Impôts latent sur subventions
 -Part de l’actif immobilisé net à d’investissement et provision
moins d’un an réglementées
 -Capital souscrit-non appelé  -Actif fictif net
 -Moins-values latentes

Postes constituant l’actif fictif net à Dettes à plus d’un an


éliminer :
 +provision pour risque et charges à
 Frais d’établissement plus d’un an
 Frais de recherche sur projets non  + impôts latent à plus d’un an sur
réalisables subventions d’investissement et
 Primes de remboursement des provision réglementées
obligations  +Produits constatées d’avance à plus
 Charges à répartir d’un an

Actif à moins d’un an Passif à moins d’un an

 Actif circulant net  Dettes fournisseurs, sociales,


fiscales, diverses
 -Part de l’actif circulant net à plus  +Dettes financières à moins d’un an
d’un an  +Provision pour risques et charges à
 +Charges constatées d’avance à moins d’un an
moins d’un an  + Impôts latent à moins d’un an sur
 +Part de l’actif immobilisé à moins subvention d’investissement et
d’un an provision réglementées
 +Effet escomptés non échus  +Effets escomptés non échus
 +capital souscrit non-appelé  +Produits constatés d’avance à
 +Part d’écart de conversion actif moins d’un an
couvert par une provision
Source : BEATRICE ET FRANCIS GRANDGUILLOT « Analyse financière », 6éme édition GUALINO, Paris
2002, P120.

34
Chapitre 2 : Les méthodes d’analyse de la trésorerie

1.2.3. Les composants de la trésorerie

La trésorerie se détermine à partir de trois composants, à savoir :

 Le fond de roulement net (FRN)

Il s’agit d’un indicateur synthétique privilégie du risque de non remboursement et de


l’insolvabilité de l’entreprise. Le fond de roulement est une ressource qui permet de
financer une partie du besoin de financement de l’exploitation.

 Le Mode de calcul

Le FRN peut être calculé par deux méthodes différentes :

 Par le haut du bilan

FRN=capitaux permanents(CP)- Actifs immobilisés (AI)

 par le bas de bilan

FRN=Actif circulants(AC)- Dettes à court termes (DCT)

 Interprétations économique de FRN

 FRN>0 c’est-à-dire, l’entreprise doit financer les investissements (les


emplois longs) par des ressources d’une durée au moins aussi longue ;

 FRN<0, le FRN négatif équivalent à financer une partie des


investissements soit à l‘aide du crédit fournisseur, soit par les crédits
bancaires à court terme ;
 FRN=0 implique une ammonisation totale de la structure des ressources et
celle des emplois.

 Le besoin en fond de roulement(BFR)

Le besoin en fond de roulement se détermine par la différence entre les actifs


circulants d’exploitation et les dettes d’exploitation, il représente le montant des
capitaux nécessaires pour financer le cycle d’exploitation.

35
Chapitre 2 : Les méthodes d’analyse de la trésorerie

 Mode de calcul

Le BFR se calcul soit par la formule suivante:

BFR=Actif cyclique –passif cyclique


Ou par :

BFR= (valeurs réalisables +valeurs d’exploitation)-(dettes à court terme +dettes


financières)

 Interprétation économique du BFR

 BFR nul : signifie que les ressources circulantes financement la totalité des
emplois circulants, mais il n’y a pas d’excédent ;

 BFR positif : signifie un besoin de trésorerie car les ressources circulant


n’arrivent pas à couvrir les emplois circulants, l’entreprise doit donc
financer ses besoins à court terme soit à l’aide de son excédent de
ressources à long terme (fond e roulement), ou bien à l’aide de ressources
financières complémentaires à court terme (concours bancaires ….) ;

 BFR négatif : signifie que les ressources circulantes sont supérieures aux
emplois circulants, donc il y a un excédent de trésorerie, alors l’entreprise
n’a pas besoin d’utiliser ses excédents se ressources à long terme pour
financer d’éventuels besoins à court terme.

 La trésorerie (TR)

La trésorerie représente ce qui reste dans l’entreprise après que celle-ci ait financé ses
immobilisations et tous les besoins de son activité.la trésorerie se définie aussi comme
la part du FRN qui excède le BFR, elle est égale à :

Trésorerie = fond de roulement – le besoin en fond de roulement

Elle peut être définie aussi comme étant la différence entre l’actif et le passif de la
trésorerie.

Trésorerie = valeur disponible (VD) – dettes financières (DF)

36
Chapitre 2 : Les méthodes d’analyse de la trésorerie

1.3. Les équilibres FR/BFR/Trésorerie

On distingue six situations possibles :

 1ère situation : FR+ ; BFR + ; TR+

Dans ce cas ; le BFR est entièrement financé par les ressources permanentes dont
l’importance permet de dégager des disponibilités.

Les excédents dégagés dans cette situation devraient être placés ou utilisés pour le
remboursement des dettes.

 2ème situation FR+ ; BFR + ; TR-

Le BFR est financé en partie par les ressources permanentes et en partie par un excédent
des concours bancaires courants sur les disponibilités. C’est la situation la plus courante
dans les entreprises

Il convient d’apprécier, dans ce cas, le risque bancaire. Pour réduire le niveau des
concours bancaires, l’entreprise peut augmenter le FR en augmentant les ressources
propres ou les DLT. Elle peut également réduit le BFR par une variation des stocks, une
réduction des créances et une augmentation des dettes fournisseurs.

 3ème situation FR- ; BFR + ; TR-

Dans ce cas, les concours bancaires courants couvrent une partie des actifs fixes, le BFR
et les disponibilités. Cette situation est mauvaise.

L’entreprise doit restructurer son FR en augmentant les financements à LT et en


améliorant son autofinancement. Elle peut également diminuer son BFR.

 4ème situation FR+; BFR - ; TR-

Les ressources induites par le cycle d’exploitation s’ajoutent à un excédent de ressources


permanentes pour dégager un excédent de liquidités important. C’est une situation
exceptionnelle.

L’entreprise doit surveiller d’avantage les modalités de gestion de sa trésorerie.

 5ème situation FR-; BFR - ; TR+

- Les ressources issues du cycle d’exploitation couvrent un excédent de liquidité,


éventuellement excessives mais encore une partie de l’actif immobilisé ;
- Les fournisseurs et les avances de la clientèle financent le cycle mais aussi une
partie des immobilisations. Il s’agit d’un cas typique de la grande distribution ;

37
Chapitre 2 : Les méthodes d’analyse de la trésorerie

- L’entreprise risque d’être dépendante de ses fournisseurs .il convient donc de


s’interroger sur l’insuffisance du FR, conjoncturel ou structurel. Un renforcement
des ressources stables est à examiner.

 6ème situation FR-; BFR - ; TR-

Les ressources permanentes ne couvrent qu’une partie de l’actif immobilisé et leur


insuffisance est compensée par les fournisseurs, les avances de la clientèle et des
banques.il s’agit d’une situation similaire à la précédente.

C’est une situation précaire pour l’entreprise. Le risque est plus important dans le cas
d’une entreprise industrielle. La structure de financement est à revoir pour reconstituer le
FR. le FRN et le BFR ne permettent pas de porter un jugement définitif, car il est
important de compléter l’analyse avec des éléments plus relatifs tels que les ratios.

1.4. Les ratios liés à la trésorerie


Le calcul des ratios est une technique bien adaptée à l’analyse financière pour exprimer la
structure des actifs et de l’endettement, ou pour apprécier l’équilibre entre le degré de
liquidité et le degré d’exigibilité.

1.4.1. Définition d’un ratio


Le ratio est un rapport entre deux valeurs financières ou économique d’une entreprise
établissent la comparaison entre une situation et une norme10.

1.4.2. L’objectif d’une analyse par les ratios


Les ratios donnent une image de l’entreprise à un moment donné de sa vie (généralement
la fin de l’exercice comptable). De ce fait, il faut les interpréter avec prudence. Par
ailleurs, leur principal intérêt est de favoriser des comparaisons dans l’espace pour
prendre les décisions adéquates. Dans l’analyse de la trésorerie, on fait recours aux ratios
suivants11 :

- Ratio de liquidité générale : Il montre l’importance des biens aux quels


l’entreprise peut faire appel afin de faire face à ces engagements à court terme. Ce
ratio doit être supérieur à 1.
Liquidité générale = actif circulant/dettes à court terme

10
Rivet. A, « gestion financière », Ellipses, édition marketing ,2003. P 43.
11
Meunier Rocher B. le diagnostic financier, 2edd’organisation, 2000, p, 170.

38
Chapitre 2 : Les méthodes d’analyse de la trésorerie

- Ratio de liquidité immédiate : La liquidité immédiate mesure l’aptitude de


l’entreprise à faire face à ces dettes de court terme avec ces seules liquidités. Il doit
être supérieur à 1.

Ratio de liquidité immédiate = valeur disponible / dettes à court terme

- Ratio de liquidité réduite : Ce ratio doit être proche de 1, il est également appelé
ratio de solvabilités à l’échéance. Il mesure le degré de couverture des dettes à
court terme par les créances a moins d’un an, les disponibilités et les valeurs
mobiliers de placement. Il faut veiller également à ce que la durée du crédit
fournisseur soit supérieure à celle du crédit client. Ce ratio se calcul ainsi:

Ratio de liquidité réduite = valeur disponible + valeur réalisable / dettes à court terme

- Ratio d’endettement total : Ratio d’endettement est un indicateur qui permet


d’analyser de façon précise la structure du capital permanant, grâce à la
comparaison entre le montant des capitaux permanents et celui des capitaux
empruntés. Ce ratio doit être inférieur à 0.5.

Ratio d’endettement = total des dettes / total de l’actif

- Ratio d’autonomie financière : Le calcul de ce ratio est souvent utile pour


l’entreprise car il montre si l’entreprise est capable de financer ces besoins avec ces
capitaux propres ou bien elle aura besoin de faire appel aux dettes à long terme. Ce
ratio doit être supérieur ou égal à 0.5, c’est-à-dire les capitaux propres de
l’entreprise doivent représenter au moins 50% de ces ressources totales.

Autonomie financière = capitaux propres / total passif

La méthode d’analyse par le bilan a pour objectif de comprendre l’équilibre financier de


l’entreprise et par conséquent son risque de défaillance.

Section 02 : Analyse de la trésorerie par les flux (Approche dynamique)

La trésorerie passe par des flux qui représentent des entrées et des sorties de fonds d’un
compte d’une entreprise ou d’un investissement sur une période donnée. Le cycle de ces
entrées et sortie de fonds joue un rôle déterminant dans la situation financière d’une
entreprise. Donc, son analyse, au sein de cette dernière, est primordiale pour s’assurer de
sa bonne ou mauvaise santé financière.

L’analyse par flux est une analyse dynamique, elle permet d’expliquer les variations
passées de la trésorerie ou d’appréhender son évolution future à partir des flux

39
Chapitre 2 : Les méthodes d’analyse de la trésorerie

d’encaissement et de décaissement. En finance d’entreprise, il existe plusieurs tableaux de


flux servant à expliquer la variation de la trésorerie en reconstituant les différentes natures
de flux ayant traversé l’entreprise sur une période comptable, les principaux tableaux
utilisés par les trésoriers sont :

 Tableau pluriannuel des flux financiers ;


 Tableau des flux de trésorerie,
 Tableau de financement.

2.1. Le tableau pluriannuel des flux financiers (TPFF)

Le tableau pluriannuel des flux financiers sert à compléter efficacement l’analyse


financière, il repose sur le concept d’Excédent de Trésorerie d’Exploitation (ETE)12. Il
n’est pas uniquement un tableau de flux de trésorerie, mais également un modèle
conceptuel de la gestion de l’entreprise. Le TPFF s’établit généralement sur quatre
exercices successifs.

2.1.1. L’excédent de trésorerie d’exploitation

L’excédent de trésorerie d’exploitation (ETE) est un indicateur pertinent pour contrôler la


capacité de l’entreprise à générer des liquidités grâce à son activité d’exploitation au cours
d’une période, l’étude de son évolution permet de prévenir des risques de défaillance, et il
représente, la trésorerie dégagée ou consommée au cours de l’exercice par l’activité
d’exploitation de l’entreprise, il se calcule comme suit :

ETE = EBE + ΔBFRE

L’excédent brut d’exploitation résulte de la différence entre les produits et les charges
d’exploitation :
EBE = produits d’exploitation (encaissables) – charges d’exploitation (décaissables)

12
PONCET Pier, « gestion de trésorerie », Edition, ECONOMICA, paris 2004, p122.

40
Chapitre 2 : Les méthodes d’analyse de la trésorerie

2.1.2. La structure du tableau pluriannuel des flux financiers

Le tableau pluriannuel des flux financiers se présente comme suit :

Tableau N°06 : Tableau pluriannuel des flux financiers

DESIGNATION N-2 N-1 N

Ventes de marchandises

+ production de l’exercice

- consommation intermédiaire

= valeur ajouté

- Impôts et taxes
- Frais personnels
=Excédent brut d’exploitation

- variation de BFR

= Excédent de trésorerie d’exploitation (ETE)

- investissement dans l’exploitation


=solde économique ou DAFIC(a) (SE)

Variation de dettes financières

- Frais financiers sur emprunts


- Impôt sur le bénéfice
- Participation
- Dividendes
=solde financiers (SF)

Solde courant SC = SE + SF

+ Autres produits et autres charges

+ produits financiers

+ produits de cession

+ Réduction d’immobilisations financière

+ Autres produits et pertes exceptionnels

41
Chapitre 2 : Les méthodes d’analyse de la trésorerie

+ Augmentation de capital

+ transfert de charges

- Acquisition d’autres valeurs immobilisées(b)


- Variation de BFR hors exploitation
= variation du disponible

SOURCE : PONCET Pier, « gestion de la trésorerie », Edition Economica , paris 2004.

(a) DAFIC = disponible après financement interne de la croissance.

(b) Y compris les charges à repartir.

2.1.3. Interprétation

 ETE : l'Excédent de Trésorerie d'Exploitation représente la trésorerie dégagée


grâce à l'exploitation. L'ETE doit normalement être supérieur à zéro.
 DAFIC : il permet de savoir si l'ETE est suffisant pour assurer le financement des
investissements d'exploitation. Il devrait être supérieur à zéro en moyenne sur
plusieurs exercices (indique donc
- Si l'entreprise est capable d'autofinancer ses investissements d'exploitation).
- Si le DAFIC est inférieur à zéro, il faut rechercher les causes possibles : EBE
insuffisant, BFRE trop important, investissements non rentables...le solde financier
ci-dessous montre comment l'entreprise y a remédié (nouveaux emprunts,
augmentation de capital...).

 Le solde financier : montre quelle a été la politique financière de l'entreprise. Il


devrait être en moyenne légèrement supérieur à zéro.
- Si < 0 : l'entreprise est peut-être en phase de désendettement ou le DAFIC était
suffisamment important,
- Si > 0 : l'entreprise a fait appel à un financement externe.

 Le solde de gestion (courant) :


- un solde de gestion > 0 peut refléter la bonne situation financière de l'entreprise. Il
faut toutefois vérifier qu'elle n'ait pas sous-investi ce qui pourrait lui être
préjudiciable. Bien sûr, il faudra vérifier à quoi ce solde a été utilisé (suite du
tableau),
- un solde de gestion < 0 reflète la non-rentabilité des investissements
d'exploitation. Il faudra donc veiller à l'amélioration de cette situation sur les
exercices à venir.

42
Chapitre 2 : Les méthodes d’analyse de la trésorerie

Le total des autres éléments : ce solde, indépendant des précédents, regroupe tous les
éléments du tableau de financement dont il n'a pas été tenu compte ci-dessus.

 La variation du disponible on retrouve ce solde :


- dans le bilan fonctionnel (même signe),
- dans le tableau de flux (signe inverse).

En conclusion le tableau pluriannuel des flux financiers comporte plusieurs soldes :

 Le premier solde représente l’excédent brut d’exploitation, il regroupe les flux


économiques relatifs à l’exploitation et considéré comme ressource de financement
principale, il remplace la notion de la capacité d’autofinancement dans
l’exploitation.

 Le deuxième solde est le solde économique ou encore « disponible âpres


financement interne de la croissance », il est obtenu à partir de l’EBE auquel on
retire l’investissement, il permet de calculer le besoin de financement qui résulte de
des opérations d’exploitation de l’entreprise, il doit être légèrement positif sur une
moyenne période.

 Le troisième solde est le solde financier, il est calculé obtenu par la soustraction
des frais financiers sur emprunt, impôt sur le bénéfice, participation et dividendes
de la variation des dettes financières, en incluant les concours bancaires, ce solde
doit être légèrement négatif.

 Le quatrième solde est le solde courant, il représente la somme du solde


économique et le solde financier, il doit être proche de zéro (0) ; après les
opérations expliquées dans le tableau précédent on obtient « la variation du
disponible ».

2.2. Tableau des flux de trésorerie (TFT)

Toutes les opérations que l’entreprise réalise avec son environnement se traduisent,
immédiatement ou à terme, par des flux de trésorerie.

2.2.1. Définition

Le tableau des flux nets de trésorerie (TFT) retrace les flux de trésorerie d’une période en
les regroupant selon trois fonctions différentes : Exploitation, investissement et
financement ; son objectif est d’identifier les sources des entrées de trésorerie et les

43
Chapitre 2 : Les méthodes d’analyse de la trésorerie

éléments qui ont fait l’objet de sorties de trésorerie pendant l’exercice comptable, ainsi
que le solde de trésorerie à la date de reportions13.

2.2.2. Les objectifs du TFT

Le tableau des flux de trésorerie permet :

 D’apprécier les conséquences des choix stratégiques des dirigeants sur la trésorerie
 D’informer sur la capacité de l’entreprise ;
 D’évaluer la solvabilité de l’entreprise ;
 D’analyser l’origine de l’excédent ou du déficit de trésorerie ;
 D’étudier l’utilisation des ressources de trésorerie ;
 De mesurer le besoin de financement externe ;
 D’établir des comparaisons entres les résultats et les flux de trésorerie
correspondant
 De prévenir des risques de défaillance ;
 De faciliter la comparaison des états financiers avec des autres entreprises.

2.2.3. Les principales étapes de construction du TFT

La constations d’un TFT se fait en trois étapes :

 Le calcul du bilan différentiel : Cette étape consiste à calculer les variations des
postes du bilan d’une année sur celle qui la précède, toutes ces variations sont
regroupées dans l’équation suivante :
FRNG - ΔBFR = ΔTN

Et comme le bilan est composé de deux parties (ressources et emplois), donc les variations
sont classées en emplois et ressources.

 La reconstitution des flux réels de la trésorerie : La variation d’un poste du


bilan résulte le plus souvent par deux flux en sens inverse : une augmentation et
une diminution, à l’aide des annexes comptables on va déterminer les flux réels de
la trésorerie, après on calculera les variations pour chaque deux flux en sens
opposé.

 La suppression des pseudo-flux : Certaines variations de postes du bilan


traduisent des mouvements non monétaires, dans ce cas on doit les supprimer à
cause de leur inutilité.

13
Eric TORT, « Les tableaux de flux de trésorerie en règles françaises et internationales : essai de synthèse»,
Revue Française de Comptabilité, no 462, février 2013, p24.

44
Chapitre 2 : Les méthodes d’analyse de la trésorerie

Tableau n°07 : Structure du tableau des flux de trésorerie

Désignation N N-1

Flux de trésorerie liés à l’activité

Résultat de l’exercice

*élimination des éléments sans incidence sur la trésorerie ou non


liés à l’exploitation

+ amortissement et provision

+ valeur comptable des éléments d’actif cédés

- Produit de cession d’éléments d’actif

- Quote-part des subventions d’investissement virées au résultat

- Augmentation des frais d’établissement

- Transfert de charges au compte de charges à repartir

= marge brut d’autofinancement

- Variation de BFR lie à l’activité

= flux net de trésorerie lie à l’activité(A)

Flux de trésorerie liés aux opérations d’investissement

+ cessions d’immobilisations incorporelles

+ cessions d’immobilisations corporelles

+ cessions ou réductions d’immobilisations financières

- Acquisition d’immobilisations incorporelles

- Acquisitions d’immobilisation corporelles

- Acquisitions d’immobilisation financières

*incidence de la variation des décalages de trésorerie sur les

opérations d’investissement

+ variation des dettes sur immobilisations

= flux net lié aux opérations d’investissement (B

Flux de trésorerie lié aux opérations de financement

45
Chapitre 2 : Les méthodes d’analyse de la trésorerie

+ augmentation du capital

- Réduction du capital

- Dividendes versés

+ augmentation des dettes financière

- Remboursement des dettes financières

+subventions d’investissement reçues

*incidence de la variation des décalages trésorerie sur les


opérations

de financement

- Variation de capital souscrit non appelé

- Variation de capital souscrit appelé, non versé

= flux net de trésorerie lié aux opérations de financement (C)

Variation de trésorerie (A+B+C)

Trésorerie a l’ouverture (D)

Trésorerie à la clôture (A+B+C+D)

Source : Eric TORT, « les tableaux de flux de trésorerie en règles françaises et internationales », février
2013, p26.

2.2.4. Interprétation du tableau

Le TFT est fondée sur une analyse par fonction et comprend trois parties Correspondant
aux flux de trésorerie liés à l’activité, à l’investissement et au financement.

 Les flux de trésorerie lié à l’activité : Ces flux correspondent à l’ensemble des
flux non liés aux opérations de l’investissement et de financement, mais à ceux
concernant directement l’activité de l’entreprise et son exploitation.

 Les flux de trésorerie liés aux opérations d’investissement : Concernant


l’acquisition et la cession des immobilisations, ces flux permettent d’identifier et
de mesurer la politique d’investissement de l’entreprise en matière de
renouvellement ou de développement de son activité.

 Les flux de trésorerie liés aux opérations de financement :Ils sont constitués de
sources de financement et des rémunérations et remboursements réalisés, en tenant

46
Chapitre 2 : Les méthodes d’analyse de la trésorerie

compte de l’incidence de la variation des décalages de trésorerie constitués des


variation de capital souscrit non appelé et du capital appelé non versé.

 La trésorerie : Elle résulte de la somme des flux de trésorerie générée au niveau


de l’activité, d’investissement et de financement, elle correspond aux disponibilités
et quasi disponibilité :
 Compte de caisse et compte courant ;
 Comptes à terme et intérêts détenus et non échus ;
 Valeurs mobilières de placement ;
 Soldes créditeurs de banques et intérêts courus et non échus.

En conclusion, le TFT permet aussi d’analyser la trésorerie à partir des déférentes


opérations, ainsi de mettre en évidence la rentabilité économique des divers domaines
d’activité stratégique sélectionné par l’entreprise.

2.3. Le tableau de financement (TF)

Seul un raisonnement en termes de flux permet d’appréhender la dynamique des flux


financiers à l’intérieur d’une période. Le tableau de financement répond à cet objectif en
analysant la variation des emplois et des ressources et en permettant de rapprocher les
besoins de financement des ressources financières mises en œuvre pour répondre.

2.3.1. Définition

Le tableau de financement est l'état comptable des flux de trésorerie d'emplois mobilisés
et de ressources dégagées par l'entreprise au cours d'un, ou plusieurs, exercices
comptables passés. Il ne doit pas être confondu avec le plan de financement qui est
construit avec un mélange de flux de fonds et de flux de trésorerie14.

Le tableau de financement explique les variations d'emplois et de ressources survenues


pendant un exercice. Il permet de suivre l'évolution du patrimoine, il permet une analyse
fonctionnelle dynamique de la situation financière de l'entreprise (complète l'analyse
statique du bilan fonctionnel), par l'étude des flux monétaires qui se sont produits au cours
d'un exercice.

14
Pierre CABANE, L’essentiel de la finance, EYROLLES éditions d’organisation, 2006, p 31.

47
Chapitre 2 : Les méthodes d’analyse de la trésorerie

2.3.2. Les objectifs du tableau de financement

Quatre objectifs sont assignés aux tableaux de financement

 Recenser les nouveaux emplois et les nouvelles ressources ;


 Analyser les variations affectant le patrimoine ;
 Expliquer le passage entre le bilan d’ouverture et le bilan de clôture,
 Définir l’incident des opérations de l’exercice sur la trésorerie.

2.3.3. Structure du tableau de financement

La structure de la première et de la deuxième partie du tableau de financement se présente


comme suit :

Tableau N°08 : La structure du tableau de financement (première partie)

Emplois N N-1 Ressources N N-


1

- Distribution de - Capacité d’autofinancement de


dividendes ; l’exercice ;
- Acquisition d’éléments - Cession d’éléments d’actifs
d’actifs immobilisés ; Immobilisés ;
- Charges à répartir sur - Augmentation du capital ;
plusieurs exercices ; - Augmentation des autres capitaux
- Diminution des capitaux propres ;
propres ; - Augmentation des dettes
- Remboursements des
dettes Financières

Total des emplois Total des ressources

Variation du FRNG Variation du FRNG

(ressource nette) (emploi net)

Source : Rousselot Philippe, verdie Jean-François « gestion de trésorerie » 2éme éd : Dunod, 1999, p35.

48
Chapitre 2 : Les méthodes d’analyse de la trésorerie

Tableau Nº09: Structure du tableau de financement (deuxième partie)

La deuxième partie du tableau de financement est présenté ainsi :

Besoins Dégagements Solde (2)


(1) (2) – (1)

Variation «exploitation»

- Variation des actifs d’exploitation ;


- Stocks et en-cours ;
- Avances et acomptes versés sur
commande ;
- Créances client et comptes rattachés ;
- Variation des dettes d’exploitation ;
- Avances et acomptes reçus sur
commandes ;
- Dettes fournisseurs et comptes
rattachés

Totaux

Variation nette d’exploitation (A)

Variation «hors exploitation»

- Variation des autres débiteurs


- Variation des autres créditeurs

Totaux

Variation nette hors exploitation (B)

Variation total du BFR (C) = (A) + (B)

Variation «trésorerie»

- Variation des disponibilités


- Variation des concours bancaires

Totaux

Variation nette de trésorerie (D)

Variation du FR net global (C) + (D)

Source : ROUSSELOT Philippe, VERDIE Jean-François, gestion de trésorerie, 2ème éd: Dunod, 2017, P. 34.

49
Chapitre 2 : Les méthodes d’analyse de la trésorerie

2.3.4. Interprétation du tableau de financement

Le tableau est composé de deux parties15 :

 La première partie: Elle fait apparaitre les ressources durables et les emplois
stables de l'exercice.
- Les ressources stables regroupent: la capacité d'autofinancement, les cessions
d'immobilisations, augmentation des capitaux propres et augmentation des dettes
financières.
- Les emplois stables regroupent les distributions mise en paiement au cours de
l'exercice, acquisition d'éléments de l'actif immobilisés, charges à répartir sur
plusieurs exercices, réduction des capitaux propres, remboursement des dettes
financières.

 La deuxième parties: Le tableau de variation du fonds de roulement net globale


constitue la seconde partie du tableau de financement et explique comment la
variation positive du FRNG a été utilisée ou comment la variation négative du
FRNG a été couverte.
- Les variations d'exploitation: cette rubrique englobe la hausse ou la baisse des
actifs d'exploitation tels que les stocks, les créances d'exploitation, et les créances
rattachées à l'exploitation.

Cette rubrique englobe aussi la hausse ou la baisse des dettes d'exploitation, et les comptes
rattachés aux autres dettes d'exploitation.

- Les variations hors exploitation: Cette rubrique englobe la variation du BFR


engendré par les opérations hors exploitation, et ça concerne toutes les opérations
qui d'éclanches l'enregistrement en charges (ou en produits), financières ou
exceptionnelles.

On distingue ainsi les opérations de répartition, d'investissement, ou financières.

- Les variations de trésorerie: cette rubrique fait apparaitre les variations de


trésorerie, on distingue les variations de disponibilités, si la trésorerie est positive,
de la variation des crédits bancaires courants pour les découverts.

Le total de cette deuxième partie du tableau nous donne la variation de l'utilisation de


FRNG au cours de l'exercice.

L’objectif principal de l’analyse financière statique est de faire une étude du bilan à la
clôture de chaque exercice. Donc, on constate que l’analyse d’une entreprise passe par
l’étude des principaux éléments-clés du bilan dont les trois soldes significatifs sont le
FRNG, BFR et la TN. D’une manière générale, plus le FRNG est élevé, plus la stabilité

15
KHELOUFI. H, ZOUAOUI.S : procédure et technique de gestion de la trésorerie. Application l’EPB,
mémoire fin de cycle en science de gestion, option fiance d’entreprise, UNIVERSITE de Bejaia, 2014, p 37.

50
Chapitre 2 : Les méthodes d’analyse de la trésorerie

financière de l’entreprise est garantie. Par contre l’analyse dynamique constitue un


complément indispensable à l’analyse statique. En effet, elle permet de diagnostiquer une
potentielle vulnérabilité de l’entreprise, étudie les marges et la rentabilité de l’entreprise
tout en apportant des éléments de réponses sur la viabilité future de l’entreprise.

Section 03 : La prévision de la trésorerie

Du fait de l’instabilité de l’environnement de l’entreprise, le trésorier se doit d’anticiper


en permanence et prévoir les événements au lieu de les subir. Les prévisions peuvent-être
élaborées à trois niveaux :

- Le plan de financement qui présente les prévisions d’emplois et de ressources sur


plusieurs années ;
- Le budget de trésorerie qui affine les prévisions précédentes mois par mois,
généralement sur un an ;
- La trésorerie en date de valeur qui correspond aux prévisions au jour le jour, au
maximum sur un an.

3.1. Le plan de financement

Le plan de financement, établit sur la base des flux prévisionnels, est un outil
indispensable à la prise de décisions en matière d’investissement et de financement. En
général, la durée des prévisions s’étale sur une période qui varie entre trois et cinq ans.

3.1.1. Définition

« Le plan de financement est un document prévisionnel permettant d’analyser et d’étudier


l’impact des projets à long terme sur la situation futur de la trésorerie16».

Le plan de financement reflète les flux de trésorerie prévisionnel.

3.1.2. Objectifs du plan de financement

Le plan de financement est un outil indispensable pour la gestion prévisionnelle de la


trésorerie dans une entreprise, il permet d’atteindre plusieurs objectifs dont on peut citer :

 Vérifier la cohérence des décisions stratégiques en matière d’investissement ;


 Négocier les financements auprès des établissements de crédits, principaux
apporteurs de ressources ;
 Mesurer le risque prévisionnel d’insuffisance de liquidité de la trésorerie et prendre
les mesures de redressement en cas de difficultés des entreprises.

16
CHIHA. K, « Finance d’entreprise », Edition Houma, Alger, 2009, p114.

51
Chapitre 2 : Les méthodes d’analyse de la trésorerie

3.1.3. Structure de plan de financement

Le plan de financement se présente sous forme d’un tableau en deux parties généralement
superposées : l’une est réservée à l’inventaire année par année, des besoins stables,
dénommées aussi « EMPLOI » ; l’autre énumère les moyens de financement ou
ressources qui seront mis(es) en œuvre pour faire face à ses besoins.

 Présentation du plan de financement

Tableau N°10 : structure plan de financement

Exercice N N+1 N+2

Trésorerie initiale (1)

Ressources

 Capacité d’autofinancement (CAF) a


 Pris de cession des éléments d’actif cédés
 Augmentation de capital (nominal et prime d’émission)
 Subvention d’investissement
 Apports des associés
 Nouveaux emprunt souscrits
 Autres ressources
Totale des ressources (2)

Emplois

 Dividendes à payer
 Programme d’investissement (nouvelles
immobilisations)
 Besoins supplémentaires en fonds de roulement b
 Reconstitution du fonds de roulement
 Remboursement du capital des anciens emprunts
 Autres besoins à financer
Totale des emplois (3)

Variation annuelle(4)=(2)-(3)

Solde cumulé (5)=(2) +(3)

Source : BELIER A, KHATH.S, « gestion de trésorerie », Ed, Economoca. A, 2005, paris, p28.

52
Chapitre 2 : Les méthodes d’analyse de la trésorerie

a : CAF = Résultat net comptable + Dotation aux amortissements et provisions - Reprise


sur amortissements et sur provisions + Valeur net comptable des immobilisations cédées -
prix de cession des immobilisations - quotte part de subventions d’investissement.

b: Une hausse du BFR supplémentaire à financer suite à la croissance du CA réalisée. Il


est impératif de signaler les méthodes de calcul de BFR :

 Méthode proportionnelle dans laquelle il s’agit de conserver un rapport constant


entre le BFR et le CA ;
 Méthode des temps d’écoulement dite méthode normative.

3.1.4. Interprétation de plan de financement

Le plan fait apparaitre les ressources durables et les emplois stables de l’exercice.

o Les ressources regroupent : Encaissements des travaux en TTC, Recouvrement


créances antérieures, Crédits bancaires, Autres ressources.
o Les emplois regroupent : Acquisitions matériel, Les fournisseurs et matières, Les
services, Charges du personnel, Impôts et taxes, Charges financiers, Frais divers,
TVA exigible, Remboursements crédit bancaire, Prélèvements de l’exploitant.

Le total des ressources prévisionnelles doit être supérieur au total des besoins
prévisionnels pour que l'entreprise puisse disposer d'une marge de sécurité en cas d'erreurs
de prévisions ou de besoin de financement non prévus, le plan de financement que
l'entreprise choisira sera celui qui ajustera au mieux le plan d'investissement à la structure
financière de l'entité et à la rentabilité à venir.

3.2. Le budget de trésorerie

On a vu que le plan de financement s’étale sur plusieurs année, mais le budget de


trésorerie lui, il est plus court terme, ne s’étalant que sur une seule année mais en calculant
ses éléments mois par mois.

3.2.1. Définition

Le budget de trésorerie est l’ensemble des budgets de recettes et de dépenses,


d’exploitation et hors exploitation, de la société. Il détermine le résultat de chaque mois en
termes de flux financières ce budget doit tenir en compte des délais de règlement, c’est-a-
dire de la date d’échéance des factures. Chaque entreprise doit disposer d’un budget de
trésorerie précis, chiffré et vérifiable17.

17
BELLIER DELIENNE.A, KATH. S, op. Cite, P 40.

53
Chapitre 2 : Les méthodes d’analyse de la trésorerie

3.2.2. Objectifs du budget de trésorerie

Il permet18 :

 D’établir la situation prévisionnelle de la trésorerie constituée par les disponibilités


en caisse, compte en banque, compte postal ;
 De prévoir le besoin de financement à court terme ;
 De déterminer le niveau de liquidité nécessaire à l’entreprise en fonction de ses
objectifs ;
 De synthétiser l’ensemble des activités de l’entreprise par les flux financiers prévus
 De porter une appréciation sur la situation prévisible de l’entreprise ;
 De prendre des décisions en matière financière.

3.2.3. La structure du budget de trésorerie

Tableau N°11 : budget de trésorerie

Désignation JAN FEV ……….. DEC

 Encaissements sur ventes (TTC)


 Produits financiers à encaisser
 Autres recettes (TTC) à encaisser

= Total des recettes d’exploitation (1)

 Décaissements sur les achats (TTC)


 Paiement des charges de personnel
 Impôts et taxes d’exploitation
 TVA à payer
 Charges financières à débourser
 Autres charges d’exploitation à payer

= Total des dépenses d’exploitation (2)

Solde d’exploitation mensuelle (3) = (1) – (2)

 Cession d’immobilisation (TTC)


 Nouveaux emprunts contractés (principal)

= Total des recettes hors exploitation (4)

 Immobilisations (TTC)
 Echéances de remboursement d’emprunt
(principal)
 Impôts sur les bénéfices (acomptes et

18
BELLIER DELIENNE.A, KATH. S, « Gestion de la trésorerie », Edition Economica, Paris, 2000, P29.

54
Chapitre 2 : Les méthodes d’analyse de la trésorerie

stocks)
 TVA à payer

= Total des dépenses hors exploitation (5)

= Solde hors exploitation (6) = (4) – (5)

Solde global mensuel (7) = (3) + (6)

(+ou-) Décision de trésorerie (Financement ou


placement)

Solde cumulé mensuel (y compris solde initial


de début de l’année)

Source : tableau réalisé par nous même à partir de la recherche bibliographique.

Figure N°12 : Synthèse détaillée sur la construction du budget de trésorerie

Budget des ventes Bilan d’ouverture Budget des achats


HT

Budget de TVA TVA sur achat


TVA sur vente

Achat TTC
Ventes TTC

Budget de
Encaissement trésorerie Décaissement

Frais généraux Frais personnels

Frais financiers Frais et taxe Solde initial

Source : DELIENNE et KATH, ‘gestion de trésorerie’, ED ECONOMICA, Paris, 2003, P40.

55
Chapitre 2 : Les méthodes d’analyse de la trésorerie

3.2.4. Élaboration du budget de trésorerie

Le budget de trésorerie établit la synthèse entre trois budgets spécifiques19 :

- Le budget des encaissements ;


- Le budget des décaissements ;
- Le budget de TVA.

 Le budget des encaissements

Il comprend les encaissements liés à l’exploitation et les encaissements hors exploitation.


Les ventes sont enregistrés en TTC.

- Les encaissements d’exploitation

Ils proviennent essentiellement :

- Ventes au comptant ;
- Ventes à crédit ;
- Créances clients au bilan d’ouverture ;
- Les encaissements hors exploitation

Ils regroupent :

- Nouvel emprunt ;
- Cession d’immobilisation ;
- Autres produits encaissés.

 Le budget des décaissements

Il prend en compte les décaissements liés à l’exploitation et les décaissements hors


exploitation. Les achats sont enregistrés en TTC.

- Les décaissements d’exploitation

Ils sont liés à l’activité principale de l’entreprise :

- Dettes du bilan d’ouverture ;


- Dettes fournisseurs ;
- Achats TTC au comptant ;
- Achats TTC à crédit ;
- Autres dettes externe ;
- Salaires ;
- Dettes diverses.

19
E .Stephany, Gestion financière, Edition economica, Paris, 2000, P 176.

56
Chapitre 2 : Les méthodes d’analyse de la trésorerie

- Les décaissements hors exploitation

Ils concernent :

- Impôts sur les sociétés ;


- Investissements TTC ;
- Frais financiers sur emprunts ;
- Remboursements d’emprunts ;
- Autres décaissements.

 Le budget de TVA

Le montant de la TVA à décaisser se calcule ainsi :

- TVA à décaisser du mois N = TVA collectée sur les ventes du mois N


- TVA déductible sur les achats des biens et services du mois N
- TVA déductible sur les achats d’immobilisation du mois n
- Prêt compte de TVA du mois N-1

L’entreprise bénéficie d’un prêt compte de TVA lorsque pour un mois le montant de la
TVA déductible est supérieur à celui de la TVA collectée.

3.3. La fiche en valeur

La rémunération des services bancaires aux entreprises se décomposent en taux, en


commission mais aussi en date de valeurs. La connaissance de ces conditions est
indispensable au trésorier d'une part pour négocier avec les banques et d'autre part pour
doter l'entreprise de moyens pour gérer la trésorerie.
Parmi les conditions bancaires, la date de valeur fait souvent l'objet de moins d'attention
de la part des trésoriers alors que c'est elle qui servira de base aux calculs des intérêts.

3.3.1. Définition

La fiche en valeur constitue un document de travail quotidien de trésorerie, elle représente


les dates de détermination du solde réel du compte bancaire (date de valeur) des
prévisions quotidiennes de la trésorerie sur un horizon glissant de 30 jours, afin
d’optimiser les décisions de trésorerie20.

3.3.2. Les caractéristiques de la fiche en valeur

Parmi les différentes caractéristiques de la fiche en valeur on trouve :

20
Philippe ROUSSELOT, J-F VERDIE, op. Cite, 2017, Paris p73.

57
Chapitre 2 : Les méthodes d’analyse de la trésorerie

- La fiche en valeur représente les flux financiers de l’entreprise sur un horizon


quotidien
- La fiche en valeur est de nature extracomptable en effet permet de positionner les
opérations des recettes et des dépenses en date de valeur et non pas en date
comptable
- La fiche en valeur reprend les flux d’encaissements et de décaissements par nature
d’opérations : encaissement d’effets de commerce, réception ou mission des
chèques, avis de prélèvement…etc.
- Le solde après décision doit être égal à zéro
- La fiche de valeur fait apparaitre les opérations du jour cumulé avec le solde de
veille
- La fiche en valeur fait apparaitre les décisions de placement ou de financement
prises par le trésorier.

3.3.3. Structure du la fiche en valeur


La fiche en valeur peut être présentée sous forme d’un tableau comme suit:

Tableau N° 12 : La fiche en valeur

Lundi Mardi Mercredi Jeudi

Solde initial

 Mouvements créditeurs
 Remise chèque sur place
 Remise chèque hors place
 Remis d’espèces
 Effets à l’encaissement
 Effets à l’escompte
 Virement reçue
 Autres

Total recette

 Mouvement débiteurs
 Chèque émis
 Effets domiciliés
 Virement émis impayés
 Autres

Total déposes

Solde avant décision

58
Chapitre 2 : Les méthodes d’analyse de la trésorerie

 Décision :
 Escompte
 Placement
 Agios
 Virement
 Virement banque à banque
 Recettes
 Charge recettes
 Virement banque à banque
 Dépenses
 Charge dépenses

Solde après décision

Source : Philippe Rousselot, j-f verdie « la gestion de trésorerie », Ed 2 Dunod 2017, p74.

D’après cette fiche de valeur on constate que toutes les opérations enregistrées
s’effectuent entre banque et entreprise.

Figure N° 13: Synthèse des prévisions de la trésorerie

Planification financière

Documents Plan de financement Fiche en valeur


Budget et plan de trésorerie
Prévisionnels

Horizon de temps (3 à 5 ans) (12 mois) (1 mois)


de la prévision

Source : J-C .Coille, A.Roger, Politique de financement, Gestion de la trésorerie et risque de change, Cnam
INTEC ,2014

La prévision est un très bon outil qui nous permet de visualiser et de constater la situation
de trésorerie dans l’entreprise, elle permet aussi de prévenir les risques, mais cette
prévision n’est vraiment efficace que si les trésoriers savent l’utilisé d’une façon active.

59
Chapitre 2 : Les méthodes d’analyse de la trésorerie

Section 04 : La gestion prévisionnelle et permanente de trésorerie

La gestion prévisionnelle de trésorerie fait partie d’une démarche globale par laquelle
l’entreprise s’efforce simultanément de synchroniser au mieux décisions à long terme et à
court terme.

La gestion permanant, comme le préconisent les principes comptables, les opérations sont
enregistrées au jour le jour et suivant la chronologie de leur réalisation.

4.1. La gestion prévisionnelle, définition et utilité

La gestion prévisionnelle de trésorerie fait partie d’une démarche globale par laquelle
l’entreprise s’efforce simultanément de synchroniser au mieux ses décisions à long terme
et à court terme, autour d’un fil conducteur cohérant explicité par sa stratégie.

4.1.1. Définition de la gestion prévisionnelle de la trésorerie21

La gestion de trésorerie est une discipline au même titre que les autres disciplines de la
gestion au sein de l’entreprise. Elle consiste à prévoir à faire des choix qui engagent
l’entreprise pour plusieurs années. Les prévisions de trésorerie s’emboitent en fonction
d’un horizon glissant qui doit être à plusieurs niveaux. Les prévisions de trésorerie visent
à évaluer l’évolution de son solde de la manière la plus précise possible.

4.1.2. L’utilité de la gestion prévisionnelle de la trésorerie

La prévision dans la gestion de la trésorerie, permet entre autres de :

 Réaliser un équilibre de trésorerie, en faisant appel aux techniques quantitatives de


gestion, telles que l’informatique ;
 Mettre les responsables de l’entreprise dans une situation de prévenir les
événements éventuels au lieu de les subir ;
 Constater des écarts entre une situation réelle et celle préétablie, pour ensuite
prendre les décisions correctives qui s’imposent.

21
KHARBACHE Lamia : Optimisation de la gestion de trésorerie dans une entreprise publique, Cas de EPE
Bejaia emballage, mémoire de master en science économique, Option monnaie, banque et environnement
international, université de Bejaia 2012, p19.

60
Chapitre 2 : Les méthodes d’analyse de la trésorerie

4.1.3. Les outils de la gestion prévisionnelle de la trésorerie

Le trésorier doit pouvoir à tout moment surveiller et prévoir l’évolution de la trésorerie de


l’entreprise, pour bien remplir sa mission, il doit se servir des outils indispensables à
l’obtention du résultat escompté. En principe, l’unité de temps requise pour établir des
prévisions est l’année, le mois, voire la journée, on distingue ainsi, entre :

- Prévisions à long et moyen termes à travers le plan de financement ;


- Prévisions à court terme à travers le budget de trésorerie et le plan de trésorerie ;
- Prévisions à très court terme à travers la fiche de suivi de la trésorerie au jour le
jour.

4.2. La gestion permanente de trésorerie

Le financier est confronté quotidiennement à des décisions relatives à l’arbitrage entre les
différents moyens de paiement (espèces, virements…), et entre l’affectation des emplois
et les ressources aux différentes banques qui gèrent les comptes de l’entreprise.

4.2.1. Définition de la gestion permanente de la trésorerie

La gestion permanente de la trésorerie (au quotidien) se traduit par un suivi au jour le jour
de la trésorerie impliquant non seulement une évaluation fine et éléments constitutifs de la
trésorerie, mais également une surveillance permanente des facteurs de leurs variations22.

4.2.2. Utilité de la gestion permanente de la trésorerie

L’importance d’une gestion quotidienne de la trésorerie se situe dans le fait qu’elle permet
d’avoir chaque jour une idée des soldes de la trésorerie (excédents ou déficit) afin
d’opérer des décisions adéquates pour les transactions.

4.2.3. Les outils de la gestion permanente de la trésorerie

La gestion permanente (quotidien) de la trésorerie concerne essentiellement la gestion des


mouvements de la banque et de la caisse. Ces mouvements peuvent venir selon leur nature
en augmentation ou en diminution des comptes respectifs, et cela à via les outils suivants :

22
KHARBACHE Lamia, idem, p29.

61
Chapitre 2 : Les méthodes d’analyse de la trésorerie

1) L’échelle d’intérêt trimestrielle

L’échelle d’intérêt trimestriel est document bancaire, périodiquement adressé aux


entreprises (en principe, tous les trimestres, en fait, il est nécessaire de le réclamer pour
l’obtenir de certaines banques). La banque l’établie afin de regrouper toutes les
informations nécessaire au calcul des agios.

« L’échelle d’intérêt constitue l’instrument de base pour la vérification du calcul des agios
facturés par la banque à l’entreprise ; c’est également un moyen de contrôle de la gestion
de trésorerie ». Cette technique peut également être reprise en entreprise pour l’évaluation
de tous les comptes banques, permettant ainsi, un suivi en temps réel de la trésorerie, sous
forme d’un tableau.

2) Les dates de valeur

Les différents flux financiers ne sont pris en compte par les banques aux mêmes dates que
celle où ils sont enregistrés dans la comptabilité des entreprises et cela pour
Plusieurs raison :

 L’entreprise et la banque n’ont pas connaissance du flux à la même date : par


Exemple ; si l’entreprise émet un chèque, elle peut enregistrer immédiatement,
alors que sa banque ne débitera le compte de l’entreprise que lorsque le
bénéficiaire du chèque l’aura porté à l’encaissement à sa propre banque et
l’information transmise à la banque de l’entreprise.
 Les banques appliquent des jours de valeur aux différentes opérations : par
exemple, entre la remise d’un chèque et sa prise en compte par la banque peut
s’écouler de 1 à 5 jours

Ainsi « on appelle date de valeur d’une opération, la date à laquelle le compte bancaire est
effectivement débité (ou crédité) du fait de cette opérations ».

62
Chapitre 2 : Les méthodes d’analyse de la trésorerie

 Structure d’un tableau de date de valeur

Tableau N°13 : Forme de date de valeur

Opération Date de valeur

 Retrait d’espèces  Date d’opération - 1 jour


 Virement émis  Date d’opération -1 jour
 Effet domicilié  Veille de l’échéance
 Versement d’espèce  Date d’opération +1 jour
 Virement reçu  Date d’opération +1 jour
 Effet à l’escompte  Date de remis +1 jour
 Effet à l’encaissement  Date d’échéance +4 jour
 Chèque sur place  Date de réception +2 jours ouvrés
 Chèque hors place  Date d’opération +5 jours ouvrés

Source : tableau réalisés par nous même à partir d’une recherche bibliographique.

4.2.4. La gestion des règlements de la trésorerie au quotidien23

La gestion permanente de la trésorerie d’entreprise nécessite un suivi des besoins, et des


disponibilités à court terme. Le trésorier doit au quotidien suivre les mouvements de la
trésorerie (la vérification de la caisse, la tenue des échéances de factures, les états de
rapprochements bancaires, l’enregistrement des chèques, des remises en banque…).

Cette gestion quotidienne est basée sur différents règlements :

 La caisse
Afin de connaitre les informations et les données régulières concernant les
mouvements d’entrées et de sorties de caisse, le caissier doit effectuer un suivi
journalier pour dégager le solde final, et ainsi avoir une information réelle sur la
trésorerie.

Le caissier doit remplir chaque jour les deux fiches suivantes :

 Procès verbale d’arrêté de caisse : dans lequel est mentionné le nombre de billet
et de pièce des différents types, et dégager le réel.

23
ROUSSELOT.P, VERDIE.J.F, op. Cite, p65.

63
Chapitre 2 : Les méthodes d’analyse de la trésorerie

 Fiche des recettes et des dépenses : cette fiche comporte les opérations
journalières d’encaissement et de décaissements.

 La banque
Ce qui est important, c’est de connaitre les conditions de la banque, les principes de
tarification des systèmes bancaires : le taux exigé, les commissions et la date de
valeur. La connaissance de ces conditions est indispensable au responsable de
l’entreprise. Elle est nécessaire pour une bonne négociation avec le banquier, et à la
mise en place d’un système de gestion de la trésorerie.

 Le taux de financement : le recours au financement à court terme implique des


couts financiers liés aux formes des crédits utilisés. Les taux de base sont fixés par
la banque servant de point de départ aux calculs des taux appliqués sur les
entreprises.
 Les commissions bancaires : ces commissions rémunèrent les services et risques
assumé par la banque. Elles peuvent être fixées, ou variées selon les banques ou
selon l’application de taux.

 Les jours de valeurs : la gestion pour ce qui concerne les mouvements bancaires,
se fait en « jour de valeur ». Ce qui est important à l’entreprise, ce sont les dates
auxquelles son compte bancaire est effectivement débité, ou crédité. Il convient
donc de différencier la date de valeur de la date d’opération.

 Date d’opération : pour les banques c’est la date de comptabilisation d’un


mouvement par leur service d’exploitation, appelé service de production, c’est à
partir de cette date que les banques calculent la date de valeur.

 Date de valeur : « la date à partir de laquelle une opération enregistrée dans un


compte est prise en considération pour le calcul des intérêts éventuels ».C’est la
date qui sert de référence pour la prise en compte des mouvements débités, ou
crédités sur les comptes bancaires.

Enfin, le coût de financement est différent d’une banque à une autre, et d’un mode de
financement à un autre.

4.2.5. Le contrôle de la trésorerie


Les contrôles ont pour objet de permettre une sécurisée de l’entreprise. Et de s’assurer de
la bonne conservation des actifs comme de la fiabilité de l’information financière.

 Le contrôle de la caisse
Il est effectué par le contrôleur de gestion de l’entreprise, il consiste à faire une
comparaison entre les existants réels en caisse et ceux théoriques récapitules sur le

64
Chapitre 2 : Les méthodes d’analyse de la trésorerie

brouillard de caisse. Un procès-verbal de contrôle de caisse est rédigé à la fin du


processus de contrôle. Lorsque le contrôle ne donne pas de différence entre les deux
(2) soldes, la gestion de la caisse est saine et le caissier reçoit décharge de sa gestion.
Par contre, il peut arriver que la comparaison donne des écarts. Les cas de figure
présents peuvent être constatés :

 Le solde théorique supérieur au solde réel : il y a alors déficit de caisse et après


justification la régularisation se fait par l’enregistrement de l’écart comme perte
dans le compte de charges diverses.

 Le solde théorique inférieur au solde réel : il y a alors excédent de caisse. L’écart


est considéré comme gain et après justification la régularisation se fait en
l’enregistrant dans le compte de produit divers.

 Le contrôle de la banque
Les opérations bancaires doivent être doublement contrôlées :

 Il est tout d’abord nécessaire de vérifier que tout est négocié, l’information assure
un point de fiabilité presque totale. Il faut toutefois être vigilant lorsque de
nouveau taux sont récemment négociés. Et vérifiés ainsi leur mis en œuvre
immédiate.

Il faut également s’assurer que les diverses opérations ont été traités avec les bonnes dates
de valeur, les erreurs sont ici plus fréquentes.

En guise de conclure, on constate qu’il existe des outils très précis et très performants en
matière d’analyse de la trésorerie. L’analyse financière des activités de l’entreprise permet
au trésorier de faire le point sur la situation financière, ainsi, ça lui permet de prendre la
meilleure décision et adopter l’action adéquate à la situation.

Par ailleurs, la gestion de trésorerie est essentiellement prévisionnelle. Il s'agit, donc de


prévoir les insuffisances et les facilitées de trésorerie en rapport avec l'activité de
l'entreprise, afin d’avoir une vision crédible sur la situation de la trésorerie, et d’avoir une
situation excellente de cette dernière. Une fois la prévision est déterminée, la gestion de
trésorerie au quotidien (au jour le jour) permet aussi à l’entreprise de faire un suivi au
mouvement de la trésorerie et de la rendre plus proche de zéro.

Dans le chapitre suivant, on va essayer de mettre en applications l’ensemble des


enseignements acquis à travers les deux chapitres précédents.

65
CHAPITRE 3
Chapitre 3 : La gestion de trésorerie au niveau de l’entreprise SARL NOMADE / AYRIS

Chapitre 3 : La gestion de trésorerie au niveau de l’entreprise SARL NOMADE /


AYRIS

Après avoir présenté les deux premiers chapitres théoriques, il serait question de passer au
cas pratique qui sert à compléter et à enrichir nos connaissances en matière techniques. A
cet effet, on a réalisez un stage au niveau de l’entreprise SARL AYRIS, où on a eu accès à
l’ensemble des données nécessaires sur la gestion de trésorerie.

Pour cela, dans ce dernier chapitre qui énonce l’étude de la gestion de la trésorerie au
niveau de l'entreprise AYRIS, on va procéder dans une première section à la présentation
générale de l’entreprise. Afin d’effectuer une analyse de trésorerie au sein de cet
organisme, on va procéder dans, une deuxième section à une analyse par bilan et par les
ratios et une analyse par les flux de trésorerie dans une dernière troisième section.

Section 01 : Présentation de l’entreprise AYRIS

Avant de procéder à l’analyse de la situation financière d’une entreprise il s’avère


indispensable de la présenter. De ce fait, à travers cette section, on va présenter, en bref,
l’Entreprise AYRIS, par le biais de son historique, son cadre juridique, et sa situation
géographique, ainsi que son organigramme et de ses différents services.

1.1. L’historique et la présentation globale de l’unité

Fondée en 1998, la SARL NOMADE a débuté dans le secteur des boissons avec la
production de limonade, puis d’eau gazeuse, mais s’est aussi tôt spécialisées dans la
production d’eau de source, elle a un capital de 57 373 000 DA.

 En 2006 la SARL NOMADE comporter 36 ouvriers, et s’étendait sur une


superficie de 1200m², la matériels de production était beaucoup plus manuel
qu’automatique ;
 En 2015 l’entreprise s’est élargie, le nombre d’ouvrier a augmenté jusqu'à 45
ouvrier, le matériels de production est passé du manuel a l’automatique ce qui a
améliorer le produit final quantitativement et qualitativement et protéger les biens
et le personnel ;
 En 2020 la SARL NOMADE s’est élargie encore plus, le nombre d’ouvrier a
augmenté jusqu'à 114 ouvriers, Cela indique le développement de l’entreprise en
termes d'outils et de service.

Quant à la SARL NOMADE /AYRIS, c’une usine de conditionnement d’eau en bouteille


apparentant à monsieur CHALABI .H et qui date de 2006 située à BOUZAROUALE à la
sortie de la commune d’AKBOU : elle comporte 114 ouvrier : elle s’étend sur une
superficielle de 1200 m², équipée de trois grandes citernes d’une capacité de 25000 L ;
chacune dotée d’un filtre, un forage de 103m de 7L/S, et une chaudière pour la
désinfection du cycle hydraulique.

66
Chapitre 3 : La gestion de trésorerie au niveau de l’entreprise SARL NOMADE / AYRIS

1.2. Le cadre juridique

La société AYRIS est une SARL (société à responsabilité limitée), elle dispose d’un
capital 53 373 000 de Pour un bon fonctionnement, elle dispose les moyens de
communication suivants :

 Téléphone: 034 35 89 44
 Fax: 034 35 89 54
 Email: [email protected]
 Site web: www.ayris-dz.com
 Page Facebook : SARL Nomade – AYRIS

1.3. La situation géographique

AYRIS est implantée à BOUZAROUALE la sortie de la commune d’AKBOU. À deux


(02) Km de l’agglomération d’AKBOU ; Près de la voie ferrée. A soixante (60) Km de
Bejaia, chef-lieu de la région dotée d’un port a fort trafic et un aéroport international et à
deux cent (200) Km à l’Oust de la capitale Alger. La figure suivante montre la carte
suivante indique le lieu d’implantation du SARL Nomade.

Figure N°14 : Schéma de la situation géographique d’AYRIS

Source : Document interne de l’entreprise NOMADE.

1.4. Présentation de l’organigramme de l’entreprise SARL NOMADE

La société « SARL NOMADE » comme toute autre entreprise, suit dans sa gestion et son
organigramme de ses affaires (travaux) un organigramme général qui lui permet de
contrôler et suivre ses actions.

67
Chapitre 3 : La gestion de trésorerie au niveau de l’entreprise SARL NOMADE / AYRIS

Figure N° 15 : Schéma de l’organigramme de l’entreprise

Gérant

Directeur d’usine DAF

Secrétaire

Maintenance Gestio Contrôle


Productio
n de de
n Qualité
stock

Service Service hygiène Service ressource Service


comptabilité humaine commercial

Source : Documents de l’entreprise NOMADE.

1.4.1. Présentation du l’organigramme de l’entreprise NOMADE

L’entreprise SARL NOMADE est composée de services suivants :

 Directeur général d’usine

La direction générale est présidée par le directeur général, qui est le premier responsable
hiérarchique, son rôle est d’assurer le bon fonctionnement de l’entreprise par la prise de
décision et en donnant les ordres d’exécution, le directeur général est assisté par un organe
intermédiaire entre lui et les autres départements, dont le rôle est de s’occuper de ma
rédaction, la diffusion de l’information, et la réception de courriers….etc. Les principales
fonctions de la direction générale sont :

68
Chapitre 3 : La gestion de trésorerie au niveau de l’entreprise SARL NOMADE / AYRIS

- Planifier, programmer, coordonner, et contrôler les activités ;


- Veiller au respect des principes fondamentaux relatifs à l’activité économique et
sociale et aux normes techniques de la construction ;
- Intervenir pour la diffusion rapide des nouvelles technologiques, l’aplatissement et
la décentralisation des structures, ou encore les nouveaux modes de gestion fondé
sur la valorisation des dynamiques collectives ou sur la responsabilisation
individuelle.

 Secrétariat :
Le secrétariat représenté par un secrétariat qui a un contact direct avec la direction, elle
s’occupe de :

- L’enregistrement de tous les courriers administratifs envoyés ou reçus au niveau du


secrétariat de la direction ;
- L’organisation des réceptions des responsables de service, des travailleurs et des
partenaires de l’unité effectuées par le directeur.

 Service de production :

Il est responsable du bon fonctionnement et de l’organisation générale des ateliers de


fabrications et contrôle.

 Il contrôler et améliore l’efficience la productivité et la qualité ;


 Il est responsable des demandes d’approvisionnement de matériel d’usinage ;
 Il est responsable du respect des règles de contrôle lors de l’usinage et de la gestion
des outils de contrôle lors de leur utilisation.

 Service maintenance :
La maintenance est représentée par chef d’atelier assisté par un centre maitre mécanique,
un mécanicien et un électricien, ils assurent la réparation des pannes mécaniques et
électriques (maintenance curative) ainsi que la maintenance préventive des équipements.
 Service gestion de stocks :
Ce service contrôle les mouvements des stocks, établi le bon d’entrées de la réception des
marchandises et de sortie pour les ventes ou la consommation.

 Service contrôle de qualité

Le contrôle de qualité permet de savoir si les produits ou les services vendus par
l’entreprise sont conformes :

- Aux exigences du marché ;


69
Chapitre 3 : La gestion de trésorerie au niveau de l’entreprise SARL NOMADE / AYRIS

- À la demande de client ;
- Aux législations ;
- Au cahier des charges de l’entreprise.

Le contrôle qualité analyse aussi les conditions de retouche ou de rejet d’un produit.

 Service commerciale :

A côté du service marketing, qui prépare le terrain, le service commercial est celui qui
doit marquer les buts .la fonction vente présente la ligne des « avants » de l’équipe
entreprise. Les métiers du service commercial :

- Représentant salarié ;
- Agent commercial ;
- Chef des ventes ;
- Directeur commercial ;
- Directeur des chats.

 Service comptabilité :
Ce Service porte sur la réalisation des activités financières et comptable de l’entreprise,
elle est chargé aussi de :

- Etablir un programme détaillé pour le déroulement de processus suivant l’objectif


Tracé par le directeur générale ;
- Lancer la compagne budgétaire par une note explicative dans une réunion
regroupant Les principaux intervenants ;
- Recevoir des structures opérationnelle, les réalisations mensuelles en quantité et en
Valeur, est renseigne le fichier d’exécution budgétaire ;
- Contrôler l’enregistrement et l’imputation des opérations ;
- Etablir tous les états et synthèse périodique (bilan, TCR, grand livre, balance) ;
- Rendre des situations mensuelles est annuelle au responsable de l’entreprise.

 Service hygiène et sécurité :


Service sécurité au sein de l’entreprise est constitué de deux sections :

- Section de prévention : englobe les moyens humains et matériels qui surveillent ;


- Section d’intervention : compte des agents spéciaux disposant par exemple des
plateaux d’incidence.

 Service ressources humaines :


Elle est responsable de la disponibilité des moyens humains a toute fonctions de
l’entreprise, elle est chargée aussi de :

70
Chapitre 3 : La gestion de trésorerie au niveau de l’entreprise SARL NOMADE / AYRIS

- Etablir les contrats d’embauches dans le respect de la réglementation ;


- Etablir les PV d’installation ;
- S’assurer de la constitution d’un dossier complet pour chaque agent, avant de
procéder au paiement du salaire ;
- Procéder en collaboration avec le responsable de structure à l’élaboration de fiche
de fonction, pour chaque type de travail.

1.4.2. Présentation du département finance :

Ce département prend en charge la gestion comptable et financière de la SARL


NOMADE, il comprend comme le montre l’organigramme ci-dessous les deux services :

- Service comptabilité générale ;


- Service trésorerie.

 Service comptabilité générale :

Il comprend trois sections :

- Section tiers ;
- Section immobilisations et stocks ;
- Section opérations divers.

 Service trésorerie :

Il comprend deux sections :

- Section banque ;
- Section caisse.

La figure suivante récapitule les différents services du service finance

Figure N°16 : Organigramme de département finance

Département finance
Secrétariat

Service comptabilité générale Service trésorerie

Section tiers Section opérations Section immobilisations Section caisse Section banque
diverses et stocks

Source : Documents de l’entreprise NOMADE.

71
Chapitre 3 : La gestion de trésorerie au niveau de l’entreprise SARL NOMADE / AYRIS

Section 02 : Analyse de la situation financière de NOMADE par l’équilibre Financier

L’analyse de l’équilibre financier qui a pour but d’évaluer la structure de financement et


cela à travers le calcul des différents indicateurs tels que : le fonds de roulement net
global(FRNG), besoin de fonds de roulement (BFR) et la trésorerie (TR), d’une part et le
calcul des différents ratios d’autres part. Cette analyse permet de mieux cerner la notion
de l’équilibre financier et de porter des jugements et des recommandations pour
l’entreprise. Au long, de cette section, on va procéder au calcul du bilan fonctionnel pour
les deux années 2018 et 2019 et les indicateurs de l’équilibre financier.

2.1. Présentation du bilan fonctionnel

Après avoir effectué des retraitements et des rectifications sur les bilans comptables des
deux années 2018 et 2019 (voir annexes n°01 et n° 02), on a pu dégager une présentation
du bilan fonctionnel.

Tableau N° 14 : Bilan fonctionnel de l’actif

ACTIF (emplois) EXERCICE


Désignation 2018 2019
Emplois stables :
- Immobilisation brut
- Immobilisations 255 433 148 633.33
incorporelles 1 156 729 570 1 095 345 807
- Immobilisations corporelles 62 252 331.6 160 635 685
- Immobilisations en cours 12 931 300 24 262 300
- Immobilisations financières
Total emplois stables 1 232 168 635 1 280 392 425
Actif circulant d’exploitation
- Stocks et encours 185 895 558 191 920 742
- Impôts et assimilés 471 234 355 678 330 945
- Créances sur clients 32 311 875.9 60 535 054.6
Total actif circulant d’exploitation 689 441 789 930 836 742
Actifs circulant hors exploitation
- Autres actif courant
- Autres débiteurs 43 675 489.4 23 311 007.4
Total actif circulant hors 43 675 489.4 23 311 007.4
exploitation
Actif trésorerie
- Disponibilité 128 428 288.2 21 024 114.24
Total actif trésorerie 128 428 288.2 21 024 114.24
Total actif 2 093 714 202 2 255 564 290
Source : Elaborés par nous même à partir des documents de la SARL NOMADE.

72
Chapitre 3 : La gestion de trésorerie au niveau de l’entreprise SARL NOMADE / AYRIS

Tableau N° 15 : Bilan fonctionnel de passif

PASSIF (ressources) EXERCICE

Désignation 2018 2019


- Ressources durables :
 Capitaux propres 963 168 542 1 095 503 916

 Dettes financière 682 018 347 517 548 127

 Amortissements et provisions -9 638 706.3 -5 721 336.2

Total ressources durables 1 635 548 183 1 607 330 706


- Passif circulant d’exploitation (PCE)

 Dette de stock fournisseur 66 489 428.1 93 246 008.9

 Impôt 289 729 080 449 067 068

Total PCE 356 218 508 542 313 077


- Passif circulant hors exploitation :
101 947 511 105 920 506
 Autre dettes

Total PCHE 101 947 511 105 920 506


- Passif trésorerie (TP) : // //

Total TP // //
Total Passif 2 039 714 202 2 255 564 290
Source : Elaborés par nous même à partir des documents de la SARL NOMADE.

2.2. Calcul des indicateurs de l’équilibre financiers

Pour analyser la situation financière de l’entreprise on va déterminer les indicateurs de


l’équilibre financier à long terme (fonds de roulement), à court terme (besoin en fonds de
roulement), et à très court terme (trésorerie nette).

2.2.1. Le fond de roulement net global (FRNG)

Il représente l’excédent de ressources stables, d’origine interne et/ou externe, non


nécessaires pour financer les emplois stables et qui peut ainsi servir à financer les besoins
circulants de financement.

 Le FRNG à partir du haut de bilan

FRNG = Ressources stables – Emplois stables

73
Chapitre 3 : La gestion de trésorerie au niveau de l’entreprise SARL NOMADE / AYRIS

Tableau N°16 : Le FRNG à partir du haut de bilan

Désignation Exercice 2018 Exercice 2019


Ressources stables 1 635 548 183 1 607 330 706
Emplois stables 1 232 168 635 1 280 392 425
FRNG = ressources stables – emplois 403 379 548 326 938 281
stables
Source : Elaborés par nous même à partir des documents de la SARL NOMADE.

 Le FRNG à partir du bas de bilan

FRNG = (actif circulant d’exploitation +actif circulant hors exploitation + trésorerie


active) – (Dettes d’exploitation + Dettes hors exploitation + trésorerie passif)

Tableau N° 17 : Le FRNG à partir du bas de bilan

Désignation Exercice 2018 Exercice 2019


ACE+ACHE+TA 689 441 789 930 836 742
+43 675 489.4+ +23 311 007.4+
128 428 288.2 21 024 114.24
= 861 545 566.6 =975 171 863.6
PCE+PCHE+TP 356 218 508 542 313 077
+101 947 511 +105 920 506
=458 166 019 =648 233 583
FRNG = (ACE+ACHE+TA)-(DE+DHE+TP) 403 379 548 326 938 281
Source : Elaborés par nous même à partir des documents de la SARL NOMADE.

❖ Commentaire

On constate que l’entreprise dégage un FRNG positif pour les deux années 2018 et 2019.
Cela signifie que les emplois durables sont partiellement financés par des ressources
stables, donc l’entreprise assure la couverture de ses investissements par ses capitaux
permanents, l’équilibre financier est respecté à long terme.

La variation du FRNG 2019

Variation du FRNG 2019 = FRNG2019- FRNG 2018

= (326 938 281) – (403 379 548)= – 76 441 267

2.2.2. Le Besoin de fond de Roulement(BFR)

 Le BFR à partir du bilan

BFR = (ACE+ACHE) – (DE+DHE)

74
Chapitre 3 : La gestion de trésorerie au niveau de l’entreprise SARL NOMADE / AYRIS

Tableau N°18 : Le BFR à partir du bilan

Désignation Exercice2018 Exercice 2019


ACE+ACHE 689 441 789+ 930 836 742
43 675 489.4 +23 311 007.4
=733 117 278.4 =954 147 749.4

DE+DHE 356 218 508 542 313 077


+101 947 511 +105 920 506
=458 166 019 =648 233 583
BFR = (ACE+ACHE) 274 951 259.4 305 914 166.4
-(DE+DHE)
Source : Elaborés par nous même à partir des documents de la SARL NOMADE.

❖ Commentaire

D’après les résultats du tableau précédent, on constate que le BFR est positif pour les
deux années 2018 et 2019 ce qui implique qu’une partie de l’actif circulant n’est pas
financée par le passif circulant, de ce fait l’entreprise aura un besoin de financement de
son cycle d’exploitation, malgré le FRNG obtenue est positif les ressources générées ne
sont pas assez suffisantes.

 Calcul de BFR à partir de ces décompositions (BFRE, BFRHE)

BFR= BFR d’exploitation (BFRE) + BFR hors exploitation (BFRHE)

BFRE=actif circulant d’exploitation – dettes d’exploitation

BFRHE= actif circulant hors exploitation – dettes hors exploitation

Tableau N°19 : Le BFR à partir de ces décompositions (BFRE, BFHE)

Désignation Exercice 2018 Exercice 2019


BFRE=ACE- PCE 689 441 789 930 836 742
-356 218 508 -542 313 077
= 333 223 281 = 388 523 665
BFRHE=ACHE- 43 675 489.4 23 311 007.4
PCHE -101 947 511 -105 920 506
= -58 299 021.6 =-82 609 498.6

BFR= BFRE+BFRHE 274 924 259.4 305 914 166.4


Source : Elaborés par nous même à partir des documents de la SARL NOMADE.

75
Chapitre 3 : La gestion de trésorerie au niveau de l’entreprise SARL NOMADE / AYRIS

 La variation du BFRE : 2019

Variation du BFRE 2019= BFRE 2019-BFRE 2018

(388 523 665)-(333 223 281)= 55 300 384

 La variation du BFRHE : 2019

Variation du BFRHE 2019 =BFRHE 2019- BFRHE 2018

(-82 609 498.6) - (-58 299 021.6) = -24 310 477

2.2.3. La trésorerie nette (TN)

La trésorerie nette d'une entreprise est le solde de la situation financière global de


l’entreprise. Elle exprime l’excédent ou l’insuffisance de FRNG après financement du
BFR. La trésorerie nette se calcule à partir de deux méthodes :

 La TN à partir du FRNG et BFR


TN = FRNG – BFR
Tableau N°20 : La TN à partir du FRNG et BFR

Désignation Exercice 2018 Exercice 2019

FRNG 403 379 548 326 938 281

BFR 274 951 259.4 305 914 166.4

TN = FRNG- BFR 128 428 288.6 21 024 114.6


Source : Elaborés par nous même à partir des documents de la SARL NOMADE

 La trésorerie à partir du bilan fonctionnel

TN = Trésorerie active – Trésorerie passive

Tableau N°21 : La trésorerie à partir du bilan fonctionnel

Désignation EXERCICE 2018 EXERCICE 2019


TA 128 428 288.21 21 024 114.24
TP 00 00
TN =TA- TP 128 428 288.21 21 024 114.24
Source : Elaborés par nous même à partir des documents de la SARL NOMADE.

76
Chapitre 3 : La gestion de trésorerie au niveau de l’entreprise SARL NOMADE / AYRIS

 Commentaire

Les résultats des différents calculs montrent que la trésorerie nette est positive pour les
deux exercices 2018 et 2019, car le FRNG est supérieure au BFR, cela indique que
l’entreprise est en bonne état, aussi le FRNG couvre la totalité du BFR, et laisse aussi un
excédent de trésorerie disponible. On remarque également que la TN de l’exercice 2018
est de (128 428 288,21 DA), à diminue par apport à l’exercice 2019 qui est de (21 024
114,24 DA) une différence de (107 404 174 DA). Cela signifie que les décaissements au
cours l’exercice 2016, sont supérieurs aux encaissements.

2.3. Analyse de la situation financière par la méthode des ratios

L’analyse de l’équilibre financier lui seul ne suffit pas pour étudier la situation financière
de l’entreprise. Pour cela, on procède à une analyse par les ratios pour mieux juger la
santé financière de l’entreprise.

2.3.1. Les ratios de liquidités

Ce type de ratio vise à vérifier que les actifs a moins d’un an (ce qui peuvent être
transformés rapidement en monnaie) dépassent les dettes a moins d’un an (les plus
rapidement exigible) dans ce cas, le risque de faillite est faible à court terme.

 Ratio de liquidité générale :

Ce ratio est un indicateur de la capacité de couverture des dettes à court terme par l’actif
circulant.

 Ratio de liquidité immédiate :

Ce ratio représente peut d’intérêt et doit être interpréter avec prudence, car un ratio
sensiblement inférieur à 1 peut traduire soit des difficultés de trésorerie, soit au contraire
une gestion de trésorerie proche de zéro.

 Ratio de liquidité réduite :

Ce ratio doit être proche à 1, il mesure le degré de couverture des dettes à court terme par
les créances à moins d’un an, les disponibilités et VMP.

Les tableaux suivants montrent le calcul de ces différents ratios respectivement.

77
Chapitre 3 : La gestion de trésorerie au niveau de l’entreprise SARL NOMADE / AYRIS

Tableau N°22 : Les ratios de liquidité

Désignation Formule Exercice 2018 Exercice 2019


Ratio de Actif circulant réelle àmoins d’un an 861 545 566.67 975 171 863.70
liquiditégénérale / / /
Dettes à court terme 458 166 018.5 648 233 583.27

Total / 1.88 1.5


Ratio de Disponibilité + VMP 128 428 288.21 21 024 114.24
liquidité / / /
immédiate Passif réel à moins d’un an 458 166 018.58 648 233 583.27

Total // 0.28 0.032


Ratio de (Actif circulant – stock) 675 650 008.8 783 251 121.5
liquidité réduite / / /
Passif réel à moins d’un an 458 166 018.58 648 233 583.27

Total // 1.47 1.20


Source : Elaborés par nous même à partir des documents de la SARL NOMADE.

❖ Commentaire

Ratio de liquidité générale : Le ratio de liquidité générale est supérieur à 1 pour les
deux exercices 2018 et 2019 donc l’entreprise est capable de payer ses dettes à court
terme en utilisant ses actifs a court termes.

Ratio de liquidité immédiate : Le ratio de liquidité immédiate est inférieur à 1pour les
deux exercices 2018 et 2019 ce qui implique que l’entreprise n’est pas capable de payer
ses dettes à court termes à cause d’un manque de forte valeur de disponibilité pour faire
face à ses dettes.

Ratio de liquidité réduite : Le ratio de liquidité réduite est supérieur à 1 pour les deux
années cela nous indiques que l’entreprise est capable de payer ses dettes à court terme à
partir de ses créances et disponibilités.

2.3.2. Ratio d’autonomie financière

C’est un indicateur de la capacité de l’entreprise de rembourser ses dettes par ses capitaux
propres. Sa valeur doit être supérieure à 0.5.

Ratio d’autonomie financière = capitaux propres / total des dettes

78
Chapitre 3 : La gestion de trésorerie au niveau de l’entreprise SARL NOMADE / AYRIS

Tableau N°23 : Ratio d’autonomie financière

Désignation Formule Exercice 2018 Exercice 2019


Ration d’autonomie Capitaux propres 963 168 542.35 1 095 503 915.89
Financière / / /
Total passif 2 093 714 201.84 2 255 564 289.58
Total // 0.46 0.48
Source : Elaborés par nous même à partir des documents de la SARL NOMADE.

❖ Commenter : Le ratio d’autonomie financière est inférieur à 0.5 pour les deux
années cela est due principalement à une faible valeur dans les capitaux propres,
contrairement les dettes de l’entreprise sont très élevées au cours deux exercices,
donc l’entreprise n’est autonome en 2018/2019.

2.3.3. Ratio de solvabilité générale

Ce ratio doit être supérieur à 1 pour que l’entreprise soit jugée capable de payer ses dettes
cependant, l’entreprise solvable peut présenter des risques de liquidités, d’où l’intérêt de
compléter l’étude par les ratios de liquidité.

Ratio de solvabilité général = Total actif / Total des dettes

Tableau N°24 : Ration de solvabilité générale

Désignation Formule Exercice 2018 Exercice 2019


Ration de Total actifs 2 093 714 201.84 2 255 564 289.59
Solvabilité général / / /
Total des dettes 1 130 545 659.49 1 160 060 373.74
Total 1.85 1.94
Source : Elaborés par nous même à partir des documents de la SARL NOMADE.

 Commenter : on remarque que le ratio de solvabilité générale est supérieur à 1


pour les deux exercices 2018 (1,85), 2019(1.94), cela indique que l’entreprise est
solvable ainsi que ces résultats est due principalement à un total des actifs trop
élevé par apport au total des dettes.

Section 03 : Analyse de la trésorerie de l’entreprise par les flux


Le tableau des flux de trésorerie permet d’analyser la trésorerie à partir des déférentes
opérations, ainsi de mettre en évidence la rentabilité économique des divers domaines
d’activité stratégique sélectionné par l’entreprise.
3.1. Le Tableau de Financement (TF)

79
Chapitre 3 : La gestion de trésorerie au niveau de l’entreprise SARL NOMADE / AYRIS

Pour analyser si l’évolution du fond de roulement est suffisante pour couvrir la variation
du besoin en fond de roulement, on va établir le tableau de financement pour les deux
exercices 2018,2019.
Tableau N°25 : Présentation de la deuxième partie du TF pour les années 2018 et 2019

Besoin Dégagement Solde


Variation Exploitation

Variation des actifs d'exploitation


Créances sur client 207 146 590
Stocks et en-cours 6 025 184
Impôts assimilés 28 223 179
Variation des dettes d'exploitation
Dettes fournisseurs 26 756 583
Impôts passif 159 337 988
Total de la variation d'exploitation 241 394 953 186 094 571
Variation du BFRE (1) -55 300 382
Variation Hors exploitation
Autres débiteurs 20 364 482
Autres dettes 3 972 995
Total de la variation hors
exploitation
24 337 477
Variation BFRHE (2) 24 337 477
Variation de trésorerie
Disponibilité 107 404 174
Trésorerie passif 0 0
Total de la variation de trésorerie 0 107 404 174
Variation de trésorerie nette (3) 107 404 174
Variation du FRNG (1+2+3) 76 441 269
Source : Elaborés par nous même à partir des documents de la SARL NOMADE.

3.2. Le Tableau des Flux de Trésorerie (TFT)


Les tableaux de flux de trésorerie retracent les mouvements regroupés selon trois grandes
fonctions (activité, investissement et financement) à LMT. Il se décompose des
encaissements et des décaissements de trésorerie de NOMADE selon leur origine, afin de
distinguer :
 Les flux de trésorerie provenant des activités opérationnelles,
 Les flux de trésorerie provenant des activités d’investissements,
 Les flux de trésorerie provenant des activités de financement
L’objectif serait de déterminer quelles sont les fonctions qui ont été « génératrices » et
80
Chapitre 3 : La gestion de trésorerie au niveau de l’entreprise SARL NOMADE / AYRIS

celles « consommatrices » de liquidité au cours de la période.

Tableau N° 26 : Présentation du tableau des flux de trésorerie


Rubriques Exercice 2019 Exercice 2018
Flux de trésorerie provenant des activités opérationnelles
 Encaissement reçus des clients 2 133 719 904,19 1 734 825436,58
 Sommes versées aux fournisseurs et au personnel -1710339302,76 -1 477 791 591,66
 intérêt et autres frais financiers payés 0 -219 309,47
 Impôts sur les résultats payés -3 394 433 -39 290 066,75
 Déclaration fiscale -212 066 344 -59 895 244,04
 Déclaration parafiscale -20 523 036,56 -41 653 231,29
 Provision 11 942 140,61 -2 538 951,95
 Virement de Fonds 736 418,80
 Encaissements internes des unités
 Flux de trésorerie avant éléments extraordinaires
 Flux de trésorerie lié à des événements
extraordinaire (à préciser) -967 329,02
 Virement Associé -112 917 556,97 -41 100 000
Flux de trésorerie net provenant des activités
opérationnelles (A) 87 157 790,31 71 369 712,40
Flux de trésorerie provenant des activités d'investissement
 Décaissements sur acquisitions d'immobilisations
corporelles ou incorporelles
 Encaissements sur cessions d'immobilisations
corporelles ou incorporelles
 Décaissements sur acquisitions d'immobilisation
financières
 Encaissements sur cessions d'immobilisations
financières
 Intérêts encaissées sur placements financiers 1 000 000
 Dividendes et quote- part de résultats reçus
Flux de trésorerie net provenant des activités
opérationnelles (B) 1 000 000
 Flux de trésorerie provenant des activités de
financements
 Encaissements suite à l'émission d'actions
 Dividendes et autres distributions effectuées -17 550 000
 Encaissements provenant d'emprunts 80 000 96 715 335,30
 Remboursement d'emprunts ou d'autres dettes
assimilées -180 893 405,14 -183 024 191,69
Flux de trésorerie provenant des activités de financements
(C) -180 813 405,14 -103 858 856,39
 Incidence des variations des taux de change sur
liquidité, et quasi liquidité. -13 748 559,14
Flux de trésorerie de la période (A+B+C) -107 404 174 -31 489 143,99

81
Chapitre 3 : La gestion de trésorerie au niveau de l’entreprise SARL NOMADE / AYRIS

 Trésorerie et équivalant de trésorerie à l'ouverture de


l'exercice 128 428 288,21 159 917 432,20
Trésorerie et équivalant de trésorerie à la Clôture de
l'exercice 21 024 114,24 128 428 288,21
Résultat 233 693 304 274 500 044

Source : Elaborés par nous même à partir des documents de la SARL NOMADE.

 Les commentaires du Tableau des Flux de Trésorerie (TFT)

 Pour l’année 2018

- Les flux de trésorerie provenant des activités opérationnelles ont affectées


positivement la trésorerie par l’enregistrement d’une augmentation d’une valeur
de (71 369 712,40 DA), dû principalement aux encaissements reçus des clients
valeur d’une valeur de (1 734 825 436,58 DA), malgré l’enregistrement négative
des sommes versées aux fournisseurs et au personnel d’une valeur de (-
1 477 791 591,66 DA).

- Les flux de trésorerie provenant des activités d’investissements ont affectées


positivement la trésorerie en faisant augmenter ses flux d’une valeur de
(1 000 000,00 DA), suit à l’enregistrement des encaissements des intérêts sur
placements financiers d’une valeur de (1 000 000,00 DA).

- Les flux de trésorerie provenant des activités de financement ont affectées


négativement la trésorerie en faisant diminuer ses flux d’une valeur de (-
103 858 856,39 DA), suit à l’enregistrement des dividendes et autres distributions
effectuées négatives d’une valeur de (-17 550 000,00 DA), et l’enregistrement
négative de remboursement d’emprunts ou d’autres dettes assimilées d’une
valeur de (- 183 024 191,69 DA).

- A la fin de l’année 2018, l’activité de l’entreprise à enregistrée une faible


variation des flux de trésorerie d’une valeur de (-31 489 143,99 DA).

 Pour l’année 2019

- Les flux de trésorerie provenant des activités opérationnelles ont affectées


positivement la trésorerie par l’enregistrement d’une augmentation d’une valeur
de (87 157 790,31 DA), dû principalement aux encaissements reçus des clients
d’une valeur de (2 133 719 904,19 DA), malgré l’enregistrement négative des
sommes versées aux fournisseurs et au personnel d’une valeur de (-
1 710 339 302,76 DA).

82
Chapitre 3 : La gestion de trésorerie au niveau de l’entreprise SARL NOMADE / AYRIS

- Les flux de trésorerie provenant des activités de financement ont affectées


négativement la trésorerie en faisant diminuer ses flux d’une valeur de (-
180 813 405,14 DA), suit à l’enregistrement négative de remboursement
d’emprunts ou d’autres dettes assimilées d’une valeur de (-180 893 405,14 DA).

- A la fin de l’année 2019, l’activité de l’entreprise à enregistrée une faible variation


des flux de trésorerie d’une valeur de (-107 404 173,97DA).

Au terme de cette étude, le stage pratique réalisé au sein de NOMADE/ AYRIS, nous a
permet d’étudier et de comprendre le fonctionnement de la trésorerie sur le terrain au sein
d’une entreprise. D’après les différents calculs effectués on peut, enfin, se prononcer sur
la santé financière de l’entreprise NOMADE au cours des deux années étudiées. On
constate que l’entreprise dégage une trésorerie largement positive d‘une valeur de
128 428 288.21 DA pour l’année 2018, et d’une valeur de 21 024 114.24 DA pour
l’année 2019 qui lui permet d’atteindre son équilibre financier en raison de son
importance de son activité, et avec un fond de roulement positive qui couvre ses besoins
de financement. Et ainsi qu’elle arrive à dégager une liquidité suffisante qui lui permet
d’exercer son activité librement.

83
CONCLUSION
GENERALE
Conclusion générale

Conclusion générale

A travers notre travail, on a essayé d’étudier le rôle de la gestion de la trésorerie et son


impact sur la rentabilité et la stabilité financière de l’entreprise. Afin de mener à bien cette
étude, on a opté pour une démarche méthodologique scindée en deux parties. Une
première consacrée au cadre théorique et conceptuel de la gestion de la trésorerie et ses
différents outils. Une deuxième partie qui consiste en un stage pratique au sein de
l’entreprise SARL NOMADE / AYRIS. A travers ce stage on a essayé de mettre en
pratique les différentes méthodes d’analyse de trésorerie, afin d’évaluer la situation
financière de cette entreprise.

Au terme de notre étude, on déduit des différents enseignements théoriques que la gestion
de trésorerie d’une manière générale est un domaine très sensible qu’il y a lieu de gérer au
quotidien à l’appui de certains outils d’analyse appropriés et en développant une variable
stratégique. Gérer sa trésorerie, selon FORGET.J(2005) c’est « optimiser la gestion
financière d’une entreprise à court terme», c’est ce qui permettra aux managers d’être en
contacts direct permanant avec le flux réel et prévisionnel entrants et sortants et de
progresser la gestion financière de son entreprise à court terme, notamment, avec l’aide de
ses partenaires financiers comme les banques.

Donc, la gestion de la trésorerie est devenue, principalement ces dernières années, une
fonction de première importance qui influence la gestion financière de l’entreprise dans sa
globalité. La gestion de la trésorerie constitue un vrai tableau de bord qui participe
pleinement et activement au développement de l’activité et à dégager de bons résultats
lorsque celle-ci est bien maitrisée. Ces résultats permettront l’amélioration de sa
rentabilité et constitueraient une nouvelle source de financement. C’est pour cette raison,
il est essentiel de bien planifier et gérer ses flux de trésorerie.

A travers le stage réalisé au sein de l’entreprise SARL NOMADE, on a pu faire


connaissance du processus de la gestion de trésorerie au sein de cette dernière. Ce
processus passe par trois étapes essentielles à savoir : la prévision, la réalisation et le
rapprochement. Ça nous a permis d’accéder aux différents documents nécessaires pour
effectuer notre analyse.

Le calcul des différents atouts de l’analyse de trésorerie à savoir les équilibres financiers,
les ratios et le TFT, nous a permis d’établir un diagnostic sur la situation financière de
l’entreprise. Ces différents agrégats financiers montre que l’entreprise est bonne santé
financière.

Toutefois, On a constaté que l’entreprise donne une grande importance à la gestion de


trésorerie, tant dit que le rôle du trésorier est très important . La mission principale de
dernier est de gérer les encaissements et les décaissements.

Puisque la gestion de la trésorerie est un outil déterminant dans l’analyse de la situation


financière de l’entreprise, et d’après les résultats de notre analyse (les différents tableaux

84
Conclusion générale

financiers, les ratios et autres) au sein de l’entreprise NOMADE , on s’est permis de


formuler quelques recommandations à celle-ci :

 Vu la positivité de la trésorerie, l’entreprise devrait faire des placements ;


 Le suivi des risques qui sont liés à la trésorerie de l’entreprise ;
 Suivre la trésorerie quotidiennement ;
 Faire partager à l’ensemble de l’entreprise le réflexe de trésorerie.

Finalement, on peut dire que l’entreprise NOMADE nous a procuré une grande
satisfaction, puisque elle nous a fourni une opportunité de mettre en pratique les
connaissances acquises sur la trésorerie et son analyse, durant notre cursus universitaire.

85
REFERENCES
BIBLIOGRAPHIQES
BIBLIOGRAPHIE

OUVRAGES

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ECONOMICA, paris 2005.

 J.FORGET, « Gestion de la trésorerie –optimiser la gestion financière de l’entreprise à


CT », Edition ECONOMICA, paris 2001.

 Sion M, « gérer la trésorerie et la relation bancaire », 2émé édition DUNOD, paris,


2001.

 P. ROUSSELOT, Jean-François VERDIE, « la gestion de la trésorerie », Edition


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 Desbrières. P, Poincelot. E, « La gestion de trésorerie », édition management, Paris,


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 Hubert de la Bruslerie Analyse financière Information financière, diagnostique et


évaluation 4éme édition DUNOD, paris, 2010.

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2017.

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86
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Paris, 2000.

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Application l’EPB, mémoire fin de cycle en science de gestion, option fiance
d’entreprise, UNIVERSITE de Bejaia, 2014.

 KHARBACHE Lamia : Optimisation de la gestion de trésorerie dans une entreprise


publique, Cas de EPE Bejaia emballage, mémoire de master en science économique,
Option monnaie, banque et environnement international, université de Bejaia 2012.

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SITES INTERNET

 In : http://w.w.w. Mémoire online.com

 http://www.pme-gestion.fr
 https://www.petite-entreprise.net

87
ANNEXES
Designation de L' Entreprise SARL NOMADE
NrF 09980601825962s
Activite pRODUCTION O'elU Utntep;1lE ET B

Adresse RN,N"26 BOUzenOUat_-

Exercice Clos Le : 3tlL2l2OL9


BrLAN (ACTtF)
iËi
ACTI F
N\"

Montant Amort. / Prov. & Net'.,.. i" : J' '' Nel


BRUT Pertes de Valeur

ACTIFS NON COURANTS

Ecaft d'acquisition (ou goodwill)

Immobilisations incorporelles 618 000 469 367 148 633 255 433
Immobilisations corporelles
Terrains 125 378 698 125 378 698 77 378 698
Batiments J]Y J1I Z)b 68 839 580 250 477 676 304 050 855
Autres immobilisations corporelles L7r 807 735 452 312 302 7t9 495 433 775 300 018
Immobilisations en concession

Im mobiJ isations encou rs 160 635 685 160 635 685 62 252 332
Immobilisations financières
Titres mis en équivalence - entreprises associéer
Autres participations et créances rattachées

Autres titres immobilisés 10 000 000 10 000 000 10 000 000


Prets et autres actifs financiers non courants 74 262 300 t4 262300 2 931 300
Impots différés actif

tQt
TOTAL ACTIF NON COURANT tlo2o73 674 521 62t 248 L 280 392 426
Vdf 1 232 168 635

-9.6^t

d
ACTIF COUMNT
\ VrL ô
Stocks et encours '^r-.d^6.
-
191,920742 r9I 920 742 185 895 558
\)
2d,)ô-ro'
so
T.'
è 678 3Bo 945 678 380 945 47r 234 355

hïl#**'effi
a
23 311 007 23 311 007 43 675 489
60 535 055 60 535 055 32 3Lr 876
Autres créances et emolois assimilés

Disponibilités et assimilés
Placements et autres actifs financiers courants

Tresorerie 21 024 TL4 27 024 r74 728 428 2BB

TOTAL ACTIF COURANT 975 r7r 864 975 t7t 864 B6L 545 567

TOTAL GENERAL ACTIF 2777 185 538 ozL 248 2 255 564 290 2 093 774 202
09980601825962s

PASSIF
N
N-1

CAPITAUX PROPRES

Capital émis (ou compte


de |,exploitant)
Capital non appelé 57 373 000
57 373 000
Primes et reseryes _(réserves
consolidées)
Ecarts de réévaluation 574 427 4Lg
435 842 080
Resultat Net

Autres capitaux propres _ 233 693 305


Repoft à nouveau 274 500 044
230 010 190
195 453 418

TOTAT I
1 095 503 914
963 168 542
PASSIFS NON COURANTS

Emprunts et dettes
financieres
ImpoB (différés et provisionnés) 517 548 127
682 078 347
Autres dettes non
courantes -s 721 336) -9 638 706)
Provisions et produits
comptabilisés d,avance

TOTAT P4SSIFS NON


COURANTS II
sLl 826 790 672 379 641
PAssrFs couRANrs SARL NoMA
Fournisseurs et comptes
rattachés
Impots '*o3131!ss,Fâi 93 246 011
Autres dettes gffll'ffi"offiul 449 067 068
66 489 428

289 729 o8o


ïresorerie passif 105 920 506
I0I 947 571
PASSTFS couRANTS
loTAr (I+rr+IIr)
648 233 585
4sB 166 019
IOTAL GENERAT
PASSIF
2 093 7t4 202
Desiqnation de L, Entreprise
SARI NOMADE
Activite PRODUCTION D'EAU MINERALE
NIF 0998060182s9625
ET B
Adresse
RN NO26 BOUZEROUAT-

oLlou20L9 3Ur2l2ore

RUBRIQUES fi,. r**r:_-l

I produits fabriqués
Production Vendue 1 995 502 213
I prestations
de services 1 558 239 965
I Vente de travaux
Produits annexes
Rabais ,remises 12 171 830
, ristournes accordés 12 969 000
Chiffre d'affaire net des rabais,
rer,""", nilIiI L 964 947 679
1 571 163 345
34 845 918
36 586 200
7 059 500
I. PRODUCTION DE L,EXERCICE
Achats de marchandises
vendues
t 930 221 761 1 614 809 045
Matières premières
' Autresapprovisionnements
Variation des stocks i 019 316 524
839 137 s63
Achat d'etudes et de prestations
de services
Autres consommations
Rabais, Remises,Ristournes 63 444 026
obtenues sur achat 76 447 427
I Sous Traitance Générale
1 3BB 842 3 192 394
I Locations 1 181 701
2 453 778
I Entretien , Reparation et maintenance 3 072 895
Services I primes 1 078 280
d'assurances 131 012
personnel 3 643 934
I extérieur à |,entreprise 2 735 407
Extérieurs I Rémunération
d,intermédiares et honoraires
15 594 208
I pubticité 18 869 010
tB 629 276
I Déplacement, missions et réceptions 19 512 564
Autres services 4 llt 216
3 364 801
Rabais , remises , ristournes obtenus sur services
extérieurs
Il_leNsoMx4IIoNs pE L'ExERcrcE
1 152 998 614
rrr- yALEUR AJ9UTEE D'EXprorTATrON
(I_il)
777 223 t46
Impots, Taxes et Versements 100 031 362
Assimilés 71 994 275
185 569 934
IV- EXCEDENT BRUT D,EXPLOITATION 160 t48 822
491 621 850
391 762 193

'-HFffi
Cessions produits
Autres produits opérationners
Autres charges opérationnelles
Cessions charges 7 437 878

Dotations aux amortissements


, provisions et pertes de ,
191 811 s4o
Reprises sur pertes de
valeur et provisions
V - RESUTTAT OPERATIONNEL 31 548 018
25 396 772
Produits financiers
311 153 644
Charges financières

vr:IEgllrilr FTNANCTER

vlr- RESUTTATORpINATRE (V
+
Elements extraordinaires 297 811 998
(OroOuitsl 294 916 242
1x;
Elements extraordinaires
(Cnarges) (*)
VIII. Résultat extraordinaire
Impots exigibles sUr Resultat
Impots différés (variations) 60 20t 323
sur résultats ordinaires 30 164 724
3 917 370
IX. RESUTTAT NET DE
T.EXERCICE

274 500 044

fi[-tl*t
sAqk*lgl,.,ffi
s$ryHt,EË"
'#RfJsÈJ#We
SffitgaïtrÉ
ë##
SARL NOMADE
Date : 061071202r
099806018259625
Heure 10:56:12
TABLEAU DES FLUX DE TRESORERIE
Utilisateur NOMA
Période du : OUOLI2OL9 Au : 3Vt3l20t9

Type Edition I DEFINITIVE

N (201e) N-l ( 2018 )

Flux de tresorerie provenant des activités opérationnelles

Encaissements reçus des clients


2 L33 7t9 904.L9 t 734 825 436.58

-r 7L0 339 302.76 -t 477 791 59L66


Sommes versées aux fournisseurs et au personnel
-2L9 309.47
Intérets et autres frais financiers payés
-3 394 433.00 -39 290 066.75
Impots sur les résultats PaYés
-212 066 344.00 -59 895 244.04
DECLAMTION FISCALE
-20 523 036.56 -4L 653 23t.29
DECLARATION PAMFISCALE
tL 942 r40.6L -2 538 951.9s
PROVISION

Iransfert de fonds inter unités


736 418.80
Virement de Fonds
tl.
Encaissements internes des Unités "r

Flux de tresorerie avant éléments extraordinaires


-967 329.02
Flux de tresorerie lie a des evenements extraordinaires(a preciser)

Virement Associé
-rtz9t7 556.97 -41 100 000.00

87 r57 790.31 71 369 712.40


Flux de tresorerie net provenant des activités opérationnelles(A)

Flux de tresorerie provenant des activités d'investissement

Decaissements sur acquisitions d'immobilisations corp ou incorp


a
Encaissements sur cession d'immob' corporelles ou incorporelles

Décaissements sur acquisition d'immob. financieres SA tfM,ADE


Encaissements sur cessions d'immobilisations financi?res
P ïl0N D'EAU &4INERALE
c9
S DIVERSES 1 000 000.00
Interets encaisses sur placements financiers Bou roual bou W. Béjaia
Dividendes et quote- paft de resultat reçus v t\ B 0182596
1 000 000.00
Flux de tresorerie net provenant des activités d'investissement(B)

Flux de tresorerie provenant des activités de flnancement

Encaissements suite à l'émission d'actions


-17 550 000.00
Dividendes et autres distributions effectuées
80 000.00 96 715 335.30
Encaissements provenant d'emprunts
-180 893 405.14 -183 024 191.69
Remboursernent d'emprunts ou d'autres dettes assimilées
-180 813 405.14 -103 B5B 856.39
Flux de tresorerie provenant des activités de financement(C)
-13 748 559.14
Incidence des variations des tauï de change sur liqu. et quasi liqu'
-L07 404 L73.97 -31 489 143.99
Variation de tresorerie de la période (A+B+C)

t28 428 288.2t L59 9t7 432.20


Tresorerie et equivalant de fésorerie à l"ouvefture de l"exercice
2t 024 rr4.24 tzg 428 288.2r
Tresorerie et equivalant de trésorerie à la cloture de l"exercice
-L07 404 173s7 -31 489 143.99
Variation de Tresorerie de la Période
274 500 044.10

Rapprochement avec le Resultat


LISTE DES
TABLEAUX ET
FIQURES
Listes des figures

Figure N° 01 : la crise de croissance

Figure N° 02 : la mauvaise gestion du BFR

Figure N° 03 : le mauvais choix de financement

Figure N° 04 : la perte de rentabilité

Figure N° 05 : la réduction conjecturelle de l’activité

Figure N° 06 : l’erreur d’équilibrage

Figure N° 07 : l’erreur d’équilibrage de sur-mobilisation

Figure N° 08 : l’erreur d’équilibrage de sous- mobilisation

Figure N° 09 : le bilan comptable et ses retraitements

Figure N° 10 : représentation schématique de FRNG par le haut du bilan

Figure N° 11 : représentation schématique de FRNG par le bas du bilan

Figure N° 12 : synthèse détaillée sur la construction du budget de trésorerie

Figure N° 13 : synthèse de prévision de la trésorerie.

Liste des schémas

Schéma N° 01 : situation géographique d’AYRIS

Schéma N° 02 : l’organigramme de l’entreprise

Schéma N° 03 : organigramme de département finance

Liste des tableaux

Tableau N° 01 : le bilan fonctionnel en grand masse

Tableau N° 02 : la présentation du bilan fonctionnel

Tableau N° 03 : présentation du bilan financier

Tableau N° 04 : présentation du bilan financier en grand de masse

Tableau N° 05 : présentation du bilan financier après retraitement

Tableau N° 06 : tableau pluriannuel des flux financiers

Tableau N° 07 : structure du tableau des flux de trésorerie

Tableau N° 08 : la structure du tableau de financement ( la premier partie)

92
Tableau N° 09 : structure du tableau de financement (deuxième partie)

Tableau N° 10 : structure plan de financement

Tableau N° 11 : budget de trésorerie

Tableau N° 12 : la fiche en valeur

Tableau N° 13 : forme de date de valeur

Tableau N° 14 : bilan fonctionnel de l’actif

Tableau N° 15 : bilan fonctionnel de passif

Tableau N° 16 : le FRNG à partir du haut de bilan

Tableau N° 17 : le FRNG à partir du bas de bilan

Tableau N° 18 : le BFR à partir du bilan

Tableau N°19 : le BFR à partir de ces décompositions ( BFRE , BFREH)

Tableau N° 20 : la TN à partir du FRNG et BFR

Tableau N° 21 : la TR à partir du bilan fonctionnel

Tableau N° 22 : les ratios de liquidité

Tableau N° 23 : Ratio d’autonomie financière

Tableau N° 24 : Ratio de solvabilité

Tableau N° 25 : présentation de la deuxième partie du TFT pour les années 2018 et 2019

Tableau N°26 : présentation du tableau des flux de trésorerie

93
TABLE DE
MATIERES
REMERCIEMENTS

DEDECACES

SOMMAIRE

LISTE DES ABREVIATIONS

Introduction générale……………………………………………………………………….01

Chapitre 1 : Notions et généralités sur la gestion de la trésorerie………………………03

Introduction………………………………………………………………………………….03

Section 01 : Notions générales sur la trésorerie…………………………………………...03

1.1. Définition de la trésorerie………………………………………………………………..03


1.2. La gestion de la trésorerie………………………………………………………………..03
1.3. Les objectifs de la gestion de la trésorerie……………………………………………….04
1.4. Processus de gestion de la trésorerie……………………………………………………..04

1.4.1. Première phase : la prévision………………………………………………………04

1.4.2. Deuxième phase : l’arbitrage……………………………………………………....05

1.4.3. Troisième phase : le contrôle………………………………………………………05

1.5. Les missions et les qualités requises du trésorier………………………………………...05

1.5.1. Les missions du trésorier…………………………….............................................05

1.5.2. Les qualités requises du trésorier…………………………………………………..06

Section 02 : origines des problèmes de la trésorerie………………………………………07

2.1. Problèmes structurels de la trésorerie……………………………………………………07

2.2. Problèmes conjecturels de la trésorerie…………………………………………………..07

2.3. La dégradation de la trésorerie : causes, conséquences………………………………….08

2.3.1. Les causes de la dégradation de la trésorerie………………………………………08

2.3.2. Les conséquences de la dégradation de la trésorerie……………………………….11

Section 03 : Les enjeux de la gestion de trésorerie………………………………………...12

3.1. L’optimisation du niveau d’encaissement et la réduction des frais financiers…………..12

3.2. L’arbitrage entre cout de détention d’encaissement et frais financiers…………………..12


3.3. Trois erreurs à éviter en gestion de trésorerie……………………………………………13

3.3.1. L’erreur d’équilibrage ou de cotre – phase………………………………………...13

3.3.2. L’erreur de sur-mobilisation…………………………………………………….....13

3.3.3. L’erreur de sous-mobilisation……………………………………………………...14

Section 04 : Les éléments constitutifs de la trésorerie et les sources de financement de la


trésorerie……………………………………………………………………………………..15

4.1. Les éléments constitutifs de la trésorerie………………………………………………...15

4.1.1. La caisse……………………………………………………………………………15

4.1.2. La banque…………………………………………………………………………..17

4.2. Les sources de financement de la trésorerie……………………………………………...17

4.2.1. Le financement interne……………………………………………………………..17

4.2.2. Le financement externe…………………………………………………………….19

Conclusion…………………………………………………………………………………....21

Chapitre 2 : Les méthodes d’analyse de la trésorerie……………………………………..22

Introduction………………………………………………………………………………….22

Section 01 : Analyse de la trésorerie par le bilan (approche statique)…………………...22

1.1. Notions du bilan fonctionnel……………………………………………………………..23

1.1.1. L’utilité du bilan fonctionnel………………………………………………………24

1.1.2. Structure du bilan fonctionnel……………………………………………………...25

1.1.3. Détermination de la trésorerie……………………………………………………...27

1.2. Le bilan financier………………………………………………………………………...31

1.2.1. Définition et le rôle du bilan financier……………………………………………..31

1.2.2. Structure du bilan financier………………………………………………………..32

1.2.3. Les composants de la trésorerie……………………………………………………35

1.3. Les équilibres FR/BFR/ trésorerie……………………………………………………….37

1.4. Les ratios liés à la trésorerie……………………………………………………………..38

1.4.1. Définition d’un ratio………………………………………………………………38


1.4.2. L’objectif d’une analyse par les ratios……………………………………………..38

Section 02 : Analyse de la trésorerie par les flux (approche dynamique)……………….39

2.1. Le tableau pluriannuel des flux financier (TPFF)………………………………………..40

2.1.1. L’excédent de trésorerie d’exploitation……………………………………………40

2.1.2. La structure du tableau pluriannuel des flux financiers……………………………41

2.1.3. Interprétation……………………………………………………………………….42

2.2. Tableau des flux de trésorerie (TFT)…………………………………………………….43

2.2.1. Définition…………………………………………………………………………..43

2.2.2. Les objectifs du TFT…………………………………………………………….....44

2.2.3. Les principales étapes de constructions du TFT …………………………………..44

2.2.4. Interprétation du tableau…………………………………………………………...46

2.3. Le tableau de financement (TF)……………………………………….............................47

2.3.1. Définition…………………………………………………………………………..47

2.3.2. Les objectifs du tableau de financement…………………………………………..48

2.3.3. Structure du tableau de financement……………………………………………….48

2.3.4. Interprétation du tableau de financement…………………………………………..50

Section 03 : La prévision de la trésorerie…………………………………………………..51

3.1. Le plan de financement………………………………………………………………….51

3.1.1. Définition……………………………………………………………………….....51

3.1.2. Objectif du plan de financement…………………………………………………...51

3.1.3. Structure de plan de financement………………………………………………….52

3.1.4. Interprétation de plan de financement……………………………………………...53

3.2. Le Budget de trésorerie…………………………………………………………………..53

3.2.1. Définition…………………………………………………………………………..53

3.2.2. Objectifs du budget de trésorerie…………………………………………………..54

3.2.3. La structure du budget de trésorerie………………………………………………..54

3.2.4. Élaboration du budget de trésorerie………………………………………………..56


3.3. La fiche en valeur………………………………………………………………………...57

3.3.1. Définition…………………………………………………………………………..57

3.3.2. Les caractéristiques de la fiche en valeur…………………………………………..57

3.3.3. Structure du la fiche en valeur……………………………………………………..58

Section 04 : La gestion prévisionnelle et permanente de trésorerie……………………...60

4.1. La gestion prévisionnelle, définition et utilité…………………………………………...60

4.1.1. Définition de la gestion prévisionnelle de la trésorerie…………………………….60

4.1.2. L’utilité de la gestion prévisionnelle de la trésorerie………………………………60

4.1.3. Les outils de la gestion prévisionnelle de la trésorerie…………………………….61

4.2. La gestion permanente de trésorerie……………………………………………………..61

4.2.1. Définition…………………………………………………………………………..61

4.2.2. Utilité de la gestion permanente de la trésorerie…………………………………...61

4.2.3. Les outils de la gestion permanente de la trésorerie……………………………….61

1. L’échelle d’intérêt trimestrielle…………………………………………………….62

2. Les dates de valeur…………………………………………………………………62

4.2.4. La gestion des règlements de la trésorerie au quotidien…………………………...63

4.2.5. Le contrôle de la trésorerie………………………………………………………...64

Conclusion……………………………………………………………………………………65

CHAPITRE 3 : La gestion de la trésorerie au niveau de l’entreprise SARL


NOMADE/AYRIS…………………………………………………………………………...66

Introduction………………………………………………………………………………….66

Section 01 : présentation de l’organigramme d’accueil de l’entreprise AYRIS……………..66

1.1. L’histoire et la présentation globale de l’unité…………………………………………..66

1.2. Le cadre juridique………………………………………………………………………..67

1.3. La situation géographique………………………………………………………………..67

1.4. Présentation de l’organigramme de l’entreprise SARL NOMADE……………………...67

1.4.1. Présentation de l’organigramme de l’entreprise SARL NOMADE………………...68


1.4.2. Présentation de département finance………………………………………………..71

Section 02 : Analyse de la situation financière de NOMADE par l’équilibre financier……..72

2.1. Présentation du bilan fonctionnel………………………………………………………...72

2.2. Calcul des indicateurs de l’équilibre financier…………………………………………...73

2.2.1. Le fonds de roulement net global (FRNG)…………………………………………73

2.2.2. Le besoin de fond de roulement (BRF)……………………………………………..74

2.2.3. La trésorerie nette (TN)……………………………………………………………..76

2.3. Analyse de la situation financière par la méthode des ratios…………………………….77

2.3.1. Les ratios de liquidités……………………………………………………………...77

2.3.2. Ratio d’autonomie financière……………………………………………………….78

2.3.3. Ratio de solvabilité générale………………………………………………………..79

Section 03 : Analyse de la trésorerie par les flux…………………………………………….79

3.1. Tableau de financement (TF)…………………………………………………………….79

3.2. Tableau des flux de trésorerie (TFT)…………………………………………………….80

Conclusion…………………………………………………………………………………....83

CONCLUSION GENERALE………………………………………………………………84

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES…………………………………………………..86

ANNEXES……………………………………………………………………………………87

LISTE DES TABLEAUX ET FIGURES…………………………………………………..92

TABLES DE MATIERE……………………………………………………………………94

RESUME.
Résumé

Notre étude consiste à décrire et analyser les différents concepts liés à trésorerie ainsi que
les principales techniques de sa gestion à savoir la budgétisation annuelle et le suivi
permanent des flux de trésorerie. Et même de définir quelques problèmes qu’elle peut
rencontrer et par conséquent de décrire les solutions adéquates aux problèmes précités.
Afin de réaliser cette étude, on a suivi une méthodologie basée sur deux approches : une
approche théorique, à travers laquelle on a défini les différents concepts liés à la trésorerie
et les moyens de sa gestion. Et une approche pratique qui consiste en un stage pratique
réalisé au sein de l’unité NOMADE/AYRIS d’ AKBOU spécialisée dans la production
des boissons (limonade, l’eau gazeuse et l’eau minérale). Au terme de cette étude, on a
déduit que la gestion de la trésorerie représente une pierre angulaire pour l’entreprise et
une fonction capitale qui impacte positivement l’activité et la rentabilité de l’entreprise.

Mots clés : la trésorerie, le budget de trésorerie, tableau des flux de trésorerie, la gestion
prévisionnelle de trésorerie, la gestion permanente de trésorerie, NOMADE d’AKBOU.

Summarized

Our study consists in describing and analyzing the various concepts related to cash flow as
well as the main techniques of its management, namely annual budgeting and permanent
cash flow monitoring. And even to define some problems that it may encounter and
therefore describe the adequate solutions to the aforementioned problems. In order to
carry out this study, we followed a methodology based on two approaches: a theoretical
approach, through which we defined the various concepts related to cash flow and the
means of its management. And a practical approach consisting of a practical internship
carried out within the NOMAD / AYRIS unit of AKBOU specializing in the production of
beverages (lemonade, sparkling water and mineral water). At the end of this study, it was
deduced that cash management represents a cornerstone for the company and a capital
function that positively impacts the activity and profitability of the company.

Keywords: the finance, the budget of finance, picture (board) of the cash flows, the
projected management of finance, the permanent management.

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