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Conseils pour l'épreuve d'ADS 2023

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ÉCOLE POLYTECHNIQUE CONCOURS D’ADMISSION 2023

Épreuve orale d’Analyse de Documents Scientifiques en Mathématiques,


Filière MP

Moyenne et écart-type des candidats français :


. 11,84/20 pour les 184 candidats français avec un écart-type de 2,96.

Le présent rapport est un complément à la description de l’épreuve d’analyse de


documents scientifiques (ADS) figurant sur le site internet de l’Ecole Polytechnique. Il a pour
but d’aider les candidats à comprendre l’esprit de l’épreuve et de leur donner quelques conseils
afin de bien la réussir.

Arrêtons-nous tout d’abord sur le mot « analyse » qui figure dans l’intitulé de l’épreuve : il
est essentiel. Les candidats ont deux heures pour analyser des documents scientifiques qui leur
sont fournis en format électronique, sur une tablette, accompagnés d’une courte notice contenant
certains éléments d’explication si nécessaire, et pour préparer un exposé de quinze à vingt
minutes grâce auquel ils présenteront leur analyse à l’examinateur.
La gestion de ce temps de préparation de deux heures est une vraie difficulté de l’épreuve
puisqu’il est demandé une réflexion sur le ou les documents fournis.
Nous mettons donc en garde contre deux écueils :

- La technique de type « marathonien » qui consiste à copier page à page un résumé du texte tout
en apprenant par cœur les détails de façon à restituer le document lors de l’exposé le plus
fidèlement et complètement possible. La récitation qui en résulte est parfois une prouesse mais,
même réussie, ce n’est pas ce qui est demandé. Nous demandons aux candidats une analyse du
texte proposé, pas un résumé.
- La technique de « décorticage » qui consiste à comprendre le texte ligne à ligne à partir de la
première (y compris parfois les indications de la notice) en ajoutant les démonstrations. Le
résultat est trop souvent un exposé inintéressant qui s’attarde sur des trivialités et n’arrive pas à
l’essentiel du sujet, par manque de temps.

Il faut prendre le temps de regarder l’ensemble des documents, d’en déterminer l’intérêt,
les points essentiels et les difficultés, puis de choisir ce qui sera développé et ce qui sera écarté,
avant de se lancer dans l’écriture.
Le choix des points essentiels effectué par le candidat est un élément d’appréciation
important. Même s'il n'est pas demandé de tout traiter, se concentrer sur un point annexe au
détriment du reste n'est pas bien évalué : le cœur du sujet doit être capté. Lorsqu’un candidat
s’approprie le texte au point de développer ses propres exemples, c’est un plus. De même le
choix d’un plan original ou d’un titre original, pourvu qu’il soit pertinent, est toujours apprécié.
Faire preuve de recul par rapport au texte est aussi jugé positif : il est intéressant de montrer que
l’on sait (se) poser de bonnes questions.

1
Un autre point sur lequel nous insistons chaque année est que les documents à analyser,
même s’ils contiennent des notions ou des résultats qui ne relèvent pas du programme officiel,
peuvent être lus avec les seules connaissances de ce programme. (La notice qui accompagne les
documents fournit si nécessaire quelques définitions ou théorèmes. Elle doit être lue
attentivement car elle contient des indications importantes sur le travail demandé, mais elle ne
fait pas partie des documents à analyser.)
Si nous n’attendons des candidats aucune autre connaissance que celles du programme
officiel, nous attendons d’eux en revanche une bonne maîtrise du langage mathématique. Les
définitions et les énoncés présentés doivent être corrects, toute faute de logique est considérée
comme grave. Quand le texte le permet, présenter au moins une démonstration au tableau est
bienvenu et la clarté des explications mathématiques sera appréciée.
Rappelons au passage qu’il s’agit d’une épreuve de mathématiques : dans les textes de
type modélisation, il ne s’agit pas de passer la moitié de l’exposé à débiter des lieux communs
(sauver la planète, arrêter les épidémies, etc).

Nous ne reproduisons pas ici les conseils ni la liste de défauts à éviter figurant dans le
rapport 2018. Le lecteur y trouvera, ainsi que dans les rapports des années précédentes, des
remarques utiles. Les remarques de cette année contiennent celles de 2021 et 2022 : le jury a
apprécié leur prise en compte par la plupart des candidats et choisit sciemment la répétition.

- La durée de l’exposé fait partie du format de l’épreuve. Elle ne doit pas dépasser 20 mn, afin
que l’examinateur puisse poser 20 mn de questions. A contrario, un exposé de moins de 15mn est
insuffisant, il ne permet pas de transmettre une analyse approfondie ni de juger de la maîtrise du
langage mathématique du candidat.

- Faire un exposé uniquement au tableau est déconseillé : 20mn ne suffisent pas. Un


rétroprojecteur est mis à disposition des candidats et le jury attend d’eux de préférence un
exposé sur des feuilles à projeter. Au tableau ou sur papier, il faut s’efforcer d’être lisible, en
particulier ne pas écrire trop petit.

- Faire des dessins, à condition qu’ils soient corrects et que le sujet s’y prête, est toujours
apprécié.

- Recopier des pages de calculs sans rien apporter de plus est inutile.

- Il vaut mieux éviter d'exposer des résultats qui ne sont pas compris ou qui n’aboutissent pas
(perte de temps), sauf dans le cas (rare) où le document comporterait une erreur grossière (se
méfier…) ; éviter également les erreurs sur des notions mathématiques essentielles.

- Nous conseillons aux candidats de ne pas perdre un temps précieux à essayer de résoudre un
exercice tant que leur exposé n'est pas prêt dans ses grandes lignes. Certains candidats se
présentent dépités avec un exposé médiocre parce qu'ils se sont obstinés à chercher une
démonstration, dont le texte mentionne parfois explicitement la difficulté. Rappelons la fable du
Héron : "On hasarde de perdre en voulant trop gagner." Rappelons encore une fois qu'il s'agit
d'une épreuve d'analyse de documents mathématiques. Bien entendu, une fois le contenu de
l'analyse assuré, ajouter des exemples ou des démonstrations est un bonus appréciable.

2
- Exercer son esprit critique sur le texte peut être apprécié, à condition que ce soit à bon escient :
les textes sont de qualité variable et peuvent manquer de rigueur (au sens taupin du terme) et
contenir des coquilles. Il faut bien être conscient que les textes proposés n’ont pas été créés
spécialement pour l’épreuve d’ADS.

- Lors de l’entretien, il est conseillé d’écouter attentivement l’examinateur, non seulement


lorsqu’il pose une question, mais aussi lorsqu’il donne des indications pour éviter au candidat de
persister dans une voie sans issue.

- Une conclusion est appréciée.

L’analyse de documents scientifiques est une épreuve scientifique du concours


d’admission à l’École Polytechnique qui fait appel à un large panel de compétences. Outre les
compétences purement scolaires, l’ADS requiert d’autres qualités, comme la gestion du temps,
l’esprit d’analyse et de synthèse, la faculté de faire le tri entre les informations principales et les
données secondaires. Ces qualités sont non seulement essentielles pour la réussite à l’épreuve
d’ADS mais plus largement pour une scolarité réussie à l’École Polytechnique.

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