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Histoire Generalites 1

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L’HISTOIRE : GÉNÉRALITÉS

Notions de chronologie – temps – ère – période – génération – siècle – millénaire.

« L’Histoire » est enseignée dans nos écoles depuis le Fondamental I. Mais rarement on a
cherché à comprendre cette discipline, à quoi peut-elle servir ou conduire.
Alors qu’est-ce que l’Histoire ? À quoi sert-elle ? Quelles sont ses périodes ?

I. L’HISTOIRE : DÉFINITIONS – OBJET – UTILITÉ

1. Définitions de l’Histoire
Dans le petit manuel scolaire, on a souvent défini l’histoire comme « le récit des événements
passés ». Mais cette définition est trop simpliste. Selon le Grand Robert, l’histoire est « la
connaissance et le récit des événements du passé jugés dignes de mémoire ». Cette définition est
encore trop simpliste. Voici la définition donnée par Hérodote, le père fondateur de la
discipline : « L’exposé de l’enquête réalisée par Hérodote d’Halicarnasse afin que les actions
accomplies par les hommes ne s’effacent pas avec le temps ». L’Histoire est donc la « science
des hommes du passé ». Elle commence de l’invention vers 3000 avant Jésus-Christ à nos jours.
De par son caractère « enquête », l’Histoire exige la rigueur scientifique, l’objectivité et
l’impartialité. Le bon historien n’est d’aucun peuple, d’aucune société, d’aucun pays, d’aucune
époque.
2. Objet de l’Histoire
Dans son œuvre « Apologie pour l’histoire ou Métier d’Historien », Marc Bloch affirme ceci : « Là
où l’historien flaire la chair humaine, il sait que là est son gibier ». L’objet de l’Histoire est donc
l’Homme. Derrière les machines ou les outils, derrière les écrits ou les institutions, ce sont les
hommes que l’histoire veut saisir.
3. Utilité de l’Histoire
L’Histoire nous apprend comment vivaient nos ancêtres, d’où nous venons, ce que nous avons reçu
des autres mais également ce que nous avons apporté aux autres. Elle permet donc à chacun de
prendre conscience de ses racines et de son identité culturelle. Elle nous prépare à mieux agir à
partir de l’expérience des générations passées. Elle permet ainsi de comprendre le poids du
« passé » sur le « présent ». À ce titre Marc Bloch déclare : « L'incompréhension du présent naît
fatalement de l'ignorance du passé. Mais il n'est peut-être pas moins vain de s'épuiser à
comprendre le passé, si l'on ne sait rien du présent ». L’Histoire nous enseigne la solidarité, la
tolérance, le civisme et le patriotisme. L’Histoire est une conscience nationale

II. NOTIONS GÉNÉRALES DE L’HISTOIRE

L’homme a toujours eu le souci de se fixer des repères dans sa vie, c’est ce qui lui a poussé à
mesurer le temps.
1. Le temps
Il est très difficile de définir le concept de « temps » avec précision pourtant c’est une réalité
quotidienne. Tout d’abord, il convient de distinguer le « temps » dit « naturel » du « temps » dit
« historique ». Le 1er est déterminé par l’observation des phénomènes naturels ou périodiques
comme le mouvement apparent du soleil, le retour des saisons. Il varie d’un milieu à un autre. Le
2nd, le « temps historique », est la séquence continue d’existence et d’événements qui se produit
dans une succession apparemment irréversible du passé, à travers le présent et vers le futur. Il est
mesurable. Il introduit deux (2) notions distinctes bien qu’inséparables : la date et la durée. La date
est l’indication précise où a lieu un événement. Exemple : Le 22 septembre 1960 indique une

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Cours de Salif SANGARE, Professeur d’histoire – géographie à l’IFM – BT de Niono
référence dans le temps qui s’écoule. C’est aussi la date de l’indépendance du Mali. La durée est le
moment pendant lequel un événement ou un phénomène dure ou se déroule. Elle a un début et une
fin. Exemple : La durée de la 1re guerre mondiale est de 4 ans ; elle a débuté en 1914 pour finir en
1918. Le « temps » est donc une grandeur mesurable caractérisée à la fois par la durée des
phénomènes ou évènements et les instants successifs de leur déroulement.
Le jour, le mois et l’année sont les unités conventionnelles du temps.
La notion de « temps » est indissociable de la chronologie.
2. La chronologie
Étymologiquement la chronologie est la science qui étudie le temps. En d’autres termes, elle est
l’étude des dates, des événements historiques et de leur ordre de succession. Exemple : « En 1960 le
Soudan Français accéda à l’indépendance sous le nom du Mali ; Modibo KEÏTA devint le 1er
Président de la jeune République du Mali ; en 1968 Modibo est renversé par le Colonel Moussa
TRAORÉ ; en 1991, Moussa TRAORE est à son tour déposé par le Lieutenant-colonel Amadou
Toumani TOURÉ qui dirige la transition ; en 1992, Alpha Oumar KONARÉ élu lors des élections
de 1992 ; (…) ».
3. L’ère
On appelle « ère » une succession d’années à partir d’un point fixe et déterminé. Pour dater les faits
historiques, il faut un repère ou un point de départ. Les Chrétiens ont adopté pour point de départ la
date de la naissance de Jésus-Christ, l’an I. C’est le début de l’ère chrétienne. Les musulmans ont
opté l’Hégire comme repère. Celle-ci marque le début de l’exil de Mohamed à Médine et
correspond à l’an 622 du calendrier chrétien.
Les historiens ont pris l’habitude de situer les événements avant ou après la naissance de Jésus-
Christ. Exemple : La ville de Rome aurait été fondée en 753 avant Jésus-Christ : on écrit 753 av.
J.-C. ou -753. La République du Mali accéda à l’indépendance en 1960 après Jésus-Christ : on
écrit 1960 ap. J.-C. ou 1960 de notre ère ou tout simplement 1960.
4. La période ou l’époque : C’est la division du temps marqué par des événements mémorables ou
importants tels la vie d’un grand personnage, d’un groupe humain ou des progrès collectifs très
remarquables. Exemple : On parle de l’époque ou la période de Soundiata, l’époque des croisades,
la période des Grands Empires du Soudan occidental.
5. La génération : C’est l’espace de temps, estimé à une trentaine d’années, qui sépare les pères de
leurs fils.
6. Le siècle : Un siècle équivaut cent (100) ans. C’est ainsi que le Ier siècle ap. J.-C. va de l’an I à
l’an 100 ; le IIe siècle ap. J.-C. va de l’an 101 à 200. Inversement, le Ier siècle av. J.-C. va de – 100
à l’an I ; le IIe siècle av. J.-C. va de – 200 à – 101. Les nombres, premier, deuxième, ne sont écrits
jamais à l’aide de chiffres arabes mais à l’aide de chiffres romains : I → 1 ; II → 2 ; V → 5 ; X →
10 ; etc.
7. Le millénaire : Un millénaire équivaut mille (1000) ans. Il équivaut aussi à dix (10) siècles. Le
Ier millénaire après Jésus-Christ a duré de l’an I à 1000 ; le IIe millénaire après Jésus-Christ de
1001 à 2000 ; le IIIe millénaire durera de 2001 à 3000.

III. LES GRANDES DIVISONS DU TEMPS

L’histoire s’écrit et se traite en périodes. Cette périodisation pose des difficultés. Le calendrier
chrétien ne correspond pas forcement au calendrier musulman ou chinois. La périodisation
conventionnellement admise est centrée sur l’histoire de l’Europe et prend pour référence la
naissance de Jésus-Christ. Elle permet de diviser le temps en 4 grandes périodes.
1. L’Antiquité : 3 000 av. J.-C. à 476 ap. J.-C.
Elle s’étend de l’invention de l’écriture (-3 000) à la chute de l’empire romain par les invasions
barbares (476 ap. J.-C.). Elle couvrit 3500 ans. Pendant cette période, les civilisations antiques se

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sont développées : Egypte, Grèce, Rome. Ces civilisations sont caractérisées par l’utilisation de la
force animale et humaine, les rapports esclavagistes, la pratique du polythéisme.
2. Le Moyen-Âge : 476 à 1492
Il va de la chute de l’empire romain (en 476) à la découverte de l’Amérique par l’italien Christophe
Colomb (en 1492). Il dura 1 000 ans. Cette période est caractérisée en Europe par le morcellement
politique, les pillages, la féodalité.
3. Les Temps Modernes : 1492 à 1789
Ils commencent de 1492 à la Révolution française en 1789. Ils couvrirent 300 ans. Durant cette
période, les Européens réalisent d’importants progrès techniques leur permettant de découvrir le
monde et de nouer des relations commerciales avec tous les continents.
4. L’Époque Contemporaine : 1789 à nos jours
Elle s’étend de la Révolution française de 1789 à nos jours. Grâce à la révolution économique,
l’Europe connaît une ère de prospérité qui lui permet de conquérir le monde.

Cette périodisation est eurocentriste, elle n’a pas de sens pour l’Histoire Africaine. L’Antiquité
africaine va de l’invention de l’écriture (vers 3 000 av. J.-C.) à la pénétration de l’Islam au VIIe
siècle ap. J.-C. Le Moyen-Âge africain correspond à la période des grands Empires du VIIe au
XVIe siècle. L’époque moderne en Afrique couvre les XVIIe et XVIIIe siècles et correspond à la
période de la Traite des Noirs qui a affaibli le continent. L’Époque Contemporaine africaine est
celle de la colonisation, de la décolonisation et des indépendances et couvre les XIXe, XXe et XXIe
siècles.

IV. L’ÉCHELLE DU TEMPS OU LA FRISE CHRONOLOGIQUE

Pour mesurer le temps historique, on n’a pris l’habitude de le découper. La frise chronologique
permet de remonter l’échelle du temps. C’est une représentation graphique du temps et de son
écoulement.

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