Les titres associatifs Les associations ont la possibilité d’émettre des « titres », qui peuvent être
achetés par des particuliers ou autres personnalités morales. Concrètement, ces « souscripteurs »
prêtent à l’association une certaine somme d’argent, que celle-ci doit rembourser sur une période
donnée, avec intérêt. Il s’agit d’obligations : le titre peut être ensuite vendu par son détenteur. La loi
ESS de juillet 2014 a modifié certains éléments : ils ne sont désormais remboursables qu’à l’issue d’un
délai minimum de 7 ans conditionnés à la réalisation d’excédents dépassant le montant nominal de
l’émission, nets des éventuels déficits constitués durant la même période. Qui les propose ? Les
financeurs solidaires Les fonds de private equity solidaires Associatif, Monsieur ! Vicomte de
Perpète-les-Andouillettes et vous quel est votre titre ? 12 Les subventions d’investissement Les
subventions d’investissement sont celles qui sont fléchées vers l’achat d’une immobilisation. Par
définition, elles ne sont pas remboursables, elles sont donc le moyen le plus sécurisant pour la
structure de financer ses investissements. Malheureusement, il est très rare qu’une structure, même
associative, arrive à financer toutes ses immobilisations de cette manière : d’autres moyens
complémentaires sont alors indispensables. Qui les propose ? Union Européenne, services de
l’Etat, collectivités locales (régions, départements, intercommunalités, communes), agences de
développement territorial, organismes parapublics (CNAF, Caisse des dépôts…). Les dons, donations,
legs Dans le cadre du mécénat, les associations peuvent solliciter des dons, donations ou legs. Ceux-ci
peuvent se faire de deux façons : Sous forme d’argent (numéraire) : le don peut financer du
fonctionnement, dans ce cas il est généralement affecté à un programme. Il peut également prendre
la forme d’un apport associatif sans droit de reprise (cf. infra) ; Sous forme de don en nature : dans
de cas, le mécène apporte directement un investissement (don de véhicule, matériel informatique ou
de reprographie, etc.) Cette solution présente quelques contraintes : le matériel cédé est souvent
hors garantie et parfois vétuste. Il faut que l’association soit reconnue « d’intérêt général » pour
bénéficier d’un don, pour qu’il soit défiscalisable pour le donateur. Qui les propose ? Les personnes
physiques donatrices Les fondations et entreprises mécènes 2. Instruction fiscale du 18 décembre
2006 (BOI H-5-06) 3. Instruction du 4 octobre 1999 (BOI 5 B-17-99) sur l’intérêt général Pour être
d’intérêt général, les conditions sont les suivantes : le but de l’association ne doit pas être lucratif, la
gestion de l’association2 doit être désintéressée et l’association ne doit pas être limitée à un cercle
restreint de personnes. L’association doit également posséder un caractère philanthropique, éducatif,
scientifique, social, humanitaire, sportif, familial, culturel ou concourant à la mise en valeur du
patrimoine artistique. Enfin, le don doit être effectué à titre gratuit, sans contrepartie directe ou
indirecte3 , au profit de son auteur. 13 Les prêts Par définition, le prêt est une ressource
remboursable. Elle est généralement proposée par un établissement de crédit. Lorsqu’il s’agit
d’apprécier les conditions du prêt, il est fréquent que certains éléments retiennent l’attention (le
taux) et d’autres moins (la durée, les conditions de rachat…). Il est important de noter que les
caractéristiques des prêts sont nombreuses et qu’elles doivent s’accorder au maximum avec l’objet du
prêt (c’est-à-dire ce que le prêt finance). Ces conditions sont les suivantes : La durée : si l’objet du
prêt est un investissement, la durée du prêt doit dans la mesure du possible être cohérente avec la
durée d’utilisation du bien acheté (c’est-à-dire en général la durée d’amortissement). De même, s’il
s’agit d’un besoin de trésorerie, la durée doit être cohérente avec ce besoin, conjoncturel ou
structurel. Attention : une durée trop courte engendrera des mensualités plus élevées qui peuvent
peser sur la trésorerie, tandis qu’une durée trop longue fait courir le risque de devoir réemprunter
pour renouveler l’investissement avant d’avoir remboursé… Le montant : à l’évidence, c’est un
élément déterminant. Il doit être évalué au regard de la globalité du financement : tous les besoins
sont-ils intégrés ? Y compris l’augmentation du BFR ? Etant donné qu’il est plus difficile de faire
financer le BFR par du prêt bancaire moyen terme, il est souvent préférable de le financer grâce aux
fonds propres (réserves constituées de résultats excédentaires ou apports en fonds propres), quitte à
augmenter la part de financement de l’investissement par du prêt. Le taux : c’est le « coût » du prêt.
Il ne sert pas uniquement à rémunérer l’organisme de financement : il permet aussi de couvrir son
risque. Les frais de dossier : ils sont à payer généralement au démarrage, et couvrent les coûts de
mise en place du crédit. Les modalités de remboursement : les prêts bancaires sont souvent
remboursables mensuellement et dès le premier mois, mais ce n’est pas systématique. L’organisme
de crédit peut proposer un différé (le remboursement commence plusieurs mois après le déblocage
du prêt), et/ou un remboursement trimestriel, voire annuel. Dans ces cas, il est important que la
structure, soit en capacité d’anticiper ces remboursements. Les garanties : elles sont de deux sortes.
D’une part, les garanties « réelles » donnent un droit préférentiel au prêteur sur un élément du
patrimoine de la structure. On parle d’hypothèque s’il s’agit d’un élément immobilier, de gage pour
un élément mobilier et enfin de nantissement pour une élément immatériel. D’autre part, les
cautions : il s’agit de l’engagement d’un tiers de rembourser une partie du prêt en cas de défaillance.
L’octroi d’un prêt est souvent conditionné à la mise en place d’une garantie. Certains organismes
proposent des garanties qui permettent un meilleur accès global aux prêts bancaires. Les conditions
générales : il s’agit de l’ensemble des autres conditions (remboursement par anticipation, etc.)
Globalement, il est important de valider l’ensemble de l’offre proposée par la banque au moment de
l’emprunt (par exemple : le déblocage de l’emprunt moyen terme met-il fin à une ligne court
terme ?). 14 Les crédits moyen et long terme Le crédit bancaire moyen et long terme Il s’agit du crédit
« classique » proposé par les établissements de crédit. Ils sont remboursables mensuellement, et leur
durée varie en fonction de leur objet (la plupart du temps des investissements). Le prêt participatif À
l’origine, il s’agit d’un prêt proposé par une entreprise ou l’état, rémunéré avec un taux fixe (et parfois
une part variable, activée en fonction de la réussite du projet). C’est une créance de dernier rang.
Certaines sociétés financières (notamment la SIFA et l’IDES) ont aménagé cet outil pour les
associations : elles accordent des prêts avec intérêts limités et d’importants différés de
remboursement. Le billet à ordre Il s’agit d’un prêt sur une période donnée (généralement 5 à 7 ans),
remboursable in fine. Il est notamment proposé par les sociétés de gestion. Les crédits court terme Il
existe plusieurs types de crédits court terme, dont l’objet sera toujours le BFR. Le choix dépend du
type de BFR (ponctuel ou durable), et du type de créanciers de la structure. Nous indiquons ici les
principaux. La facilité de caisse C’est simplement le solde négatif du compte en banque. Il n’est à
utiliser que pour les besoins très ponctuels (pas plus de quelques jours, au maximum 15 par mois)
liés à un décalage de trésorerie. Il est évidemment nécessaire de prévenir la banque le plus en amont
possible, et de la rassurer sur les rentrées à venir. L’autorisation de découvert Le principe est similaire
à la facilité de caisse, mais il est négocié avec la banque pour une durée plus longue (de quelques
semaines à un exercice comptable complet). La durée et le montant sont décidés en préalable. Il est
donc utile pour financer un BFR durable. Pour que la banque l’accorde, il est généralement nécessaire
d’avoir sa confiance sur la capacité de gestion, et de pouvoir justifier que c’est du BFR qui est financé
(et non pas des pertes passées). Cette solution n’est pas pertinente durablement pour financer un
BFR structurel, car extrêmement coûteuse. Il vaut mieux lui préférer des ressources durables. La
mobilisation et cession de créances De façon générale, il s’agit pour la banque d’avancer de l’argent
sur une créance identifiée (généralement une créance sûre, donc en provenance d’un créancier
solide).