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Chapitre 2

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Thèmes abordés

  • décisions sociales,
  • réformes sociales,
  • fascisme,
  • société de masse,
  • décisions idéologiques,
  • démocratie libérale,
  • résistance,
  • pacte germano-soviétique,
  • Goulags,
  • collectivisation
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  • résistance,
  • pacte germano-soviétique,
  • Goulags,
  • collectivisation

Chapitre 2 : Le déploiement des régimes totalitaires dans les années 30.

I) Un contexte historiographique sensible et à la charge idéologique forte.


L’adjectif est forgé en 34 par une libérale italienne, Giovanni Amendola, pour dénoncer le fasciste
mussolinien. Rapidement, il est repris par Giovanni Gentile (théoricien et idéologue du régime
fasciste d’Italie) qui fait reconnaitre ce terme dans un discours de Mussolini en 1925 : « le fascisme
est alimenté par une farouche volonté totalitaire »

C’est dans les milieux antifascistes que se développent cette notion, comme à Paris :

1) la démocratie chrétienne, avec la revue Esprit, dès 34 il publie un numéro sur le totalitarisme.
2) le milieu libéral, avec Raymond Aron, est l’un des premiers qui montre un lien de parenté entre
le fasciste et communiste.
3) les dissidents du communiste dans les années 30 avec Victor Serge qui écrit des critiques du
Communisme et de Staline, tandis que, Herbert Marcuse réfléchi sur le nazisme.

Rapidement ce concept devient une des clés d’interprétation du nazisme, du communisme, et la


possibilité de les comparer, mais à partir de 1942 la solution finale rend la comparaison difficile en
termes d’atrocité.

A la fin de la Guerre froide, l’archipel du Goulag de Soljenitsyne, se sert de la notion comme un outil
du procès du marxisme et du communisme.

Le concept de brutalisation des sociétés avec George Mosse, fait un lien entre la WW1 et le
totalitarisme en disant que les hommes plongés dans la WW1 ont ramené dans la société civile cette
brutalité, la violence mais aussi la camaraderie.

Un autre lien entre totalitarisme et la Shoa. On a opposé deux camps dans ce lien : les
fonctionnalistes (le déroulement de la G et du nazisme qui a conduit à la mise en place de la solution
finale pour les juifs, c’est l’engrenage du régime autoritaire) les intentionnalistes (tout était prévu par
Hitler et ses dirigeants). C’est un débat, actuellement qu’on a dépassé ce débat en ciblant le contexte
de l’année 1941.
Le protocole de Wannsee de janvier 1942, organise la logistique pour la solution finale.
Christopher Browning défend l’idée que Hitler et son cercle proche ai pris la décision en juillet 41,
avec la domination nazie. Timothy Snyder ou Christian Ingrao pense plus que la décision ai pris en
décembre 41 car les Nazis se retrouvent à devoir se battre sur 2 fronts et doivent faire face à l’entrée
en G des USA. Ce qui explique pourquoi le mois suivant à Wannsee on décide le processus de la Shoa.

Le concept de totalitarisme doit permettre de pouvoir comparer le fascisme, le nazisme et le


stalinisme.
Avec cette notion de totalitarisme on arrive à une réflexion et analyse plus dynamique de ces
sociétés ayant permis l’émergence de dictateurs. La question des sociétés civiles face au totalitarisme
se pose aussi, en abordant les résistances faces à certains régimes (Vichy). Dans ce jeu la distinction
entre démocratie libérales et régimes totalitaires garde sa pertinence mais elle permet d’interroger
la fascination de certaines des démocraties pour ces régimes qui bafouent les principes
démocratiques.
Les premiers Historiens des régimes totalitaires ont décrit le totalitarisme comme un régime bien
installé qui s’exerce sur des masses soumises et qui s’appuie sur une idéologie imposante.
L’historien italien Emilio Gentile, a une perspective qui préfère parler d’expérience totalitaires que de
régimes totalitaires. Il considère que c’est un processus jamais achevé, un processus qui cherche à
toujours aller plus loin. Un régime de ce type ne signifie pas qu’il maitrise totalement la société et
qu’il a forcément des failles. Aborder la question avec ce point de vue cela conduit à s’interroger sur
les écarts et les distorsions entre les intentions affichées par ces régimes et les réalisations effectives
une fois au pouvoir.

Le premier programme fasciste celui de San Sepolcro est inspiré du socialisme révolutionnaire mais
cela ne prend pas dans la pop, le parti fasciste subit des défaites. En 1921, les fascistes forment le
parti national Fasciste qui est beaucoup plus conservateur que ce que mettait les fascistes en avant.
Une fois arrivé au pouvoir Mussolini aura encore une vision différente de celui de 21.

II) Un concept légitime qui permet de comprendre les caractères communs des
régimes totalitaires dans les années 30

Les discours fasciste, nazis, et communistes, se fondent sur des propositions contradictoires :

Fascisme : nation unie et domination de l’état.


Nazisme : race.
Communistes : classe sociale.

Des idéologies différentes qui à l’entre-deux-guerres se combattent : pacte anti-Kominterm, combats


populaires entre ces idéologies (nationalistes et communistes). Cependant, il y a aussi des points
communs : détestation de la démocratie et du libéralisme, exclusion d’une part de la société,
encadrement de la société, brutalisation.

A) Une commune détestation de la démocratie

Les trois régimes veulent en finir avec la démocratie, dite bourgeoise et libérale, dans sa double
dimension individualiste et matérialiste, au nom de l’émergence d’un homme nouveau.
En Italie cet homme nouveau sont des forces vives de la nation, les anciens combattants qui ont été
forgés et changés par la G et revenant dans la société. En Allemagne il doit apparaitre par la race
supérieure. En URSS la classe sociale du prolétariat doit dominer.
Dans les trois régimes c’est de la détestation de démocratie, et surtout de la démocratie
parlementaire ou de la représentation au suffrage universel. Le 23 aout 1939 avec le pacte germano-
soviétique, il y a des dimensions de réels politiques mais aussi une composante totalitaire à partir
d’une grille mentale que partagent, H et Staline : anti-occidentale et anti-libérale.

B) La pratique de l’exclusion

Les trois régimes totalitaires ont clairement exprimé leur volonté de construire une communauté
totale, une communauté vierge de toute forme de division sociale, raciale ou politique.
Il exclut ce qui pourrait menacer l’unicité de la communauté, ce qui entraine dans les 3 régimes la
production incessante d’ennemis. Ce sont des ennemis politiques, des corps d’anciennes sociétés, et
des étrangers. Cette politique a pour fonction de mettre en avant une société neuve et montrer son
identité. Soljenitsyne utilise le terme « Prophylaxie sociale ».
Le lieu qui est le point de convergence de cette politique d’exclusion, c’est le camp qui est là pour
donner un cadre circonscrit aux ennemis du régime. Au début les camps sont des camps de
rééducation. Ensuite, on a des camps de concentrations, et puis les camps d’extermination et camp
de mise à mort (Auschwitz est le seul camp qui cumule les deux fonctions des camps).

George Bruneteau, selon lui, les juifs ont été éliminés uniquement par leur nature, origine, religion,
… Et cela vrai aussi vrai pour les autres régimes totalitaires. C’est une élimination à cause d’une
certaine nature qui déplait.
Yann Gross, dans Revolution from abroad, permet d’étudier les politiques d’exclusion sur le même
territoire, la Pologne. On observe un point commun : volonté d’annihilation des élites sociales en les
exécutant ou en les déportant, la volonté de réduire et détruire l’influence des églises chrétiennes
qui sont jugées indésirables des deux côtés de la Pologne (soviétique et allemand).
Le préjudice humain subit dans ces deux zones, entre septembre 39 et juin 41 est assez similaire : 2
millions de victimes déportées et 120k morts chez les nazis et 1,5 millions de déportés et 80k morts
chez les soviétiques.

C) Des sociétés totalitaires profondément marquées par la WW1

En Italie, il y a dès la fin de la WW1, un fort impact culturel de la société provenant de la fraternité
des tranchées, l’utilisation de la violence pour régler les contentieux et l’émergence de chef qui se
mettent en avant pour leur courage. C’est la naissance de groupes Arditi entre 1919 et 1921, ils sont
ensuite regroupés par Mussolini et qui ils vont donner naissance au Fasci di combattimentos
(faisceaux de combats) en 1921. Les Italiens se sont faits bernés par les Français et les Anglais avec
les prétentions territoriales italiennes (terres Iridente), se développe un mépris alors et surtout un
sentiment de victoire mutilée.
Paul Corner dévoile la relation entre la WW1 et le Fascisme, avec la mobilisation de la société
italienne dans la WW1, contrairement à la France et l’Allemagne, le Royaume-Uni, il n’y a pas d’union
sacré au moment de la mobilisation en Italie. Il dit que la WW1 est vécue comme une « expérience
morcelante » car imposée à une société qui n’en voulait pas et amène à une fracture sociale vis avis
des opinions de la mobilisation. Pour lui, c’est du spectacle de cette mobilisation ratée que va naitre
le projet fasciste de créer une unité nationale qui avait fait défaut pendant le conflit.
Dino Grandi : « Au lieu de retrouver l’Italie dont nous avions rêvé et pour laquelle s’était immolé
600K de ses soldats, la nation nous apparaissait, et était, de très loin pire que celle que nous avions
laissée 4 ans plus tôt. »
C’est donc avec cette mobilisation que se fonde le fascisme : la société est en mobilisation
permanente, militarisation de la société, tout ça au nom de l’état qui veut résoudre ce qui a été vécu
comme un traumatisme.
La propagande : « croire, obéir, combattre » de Mussolini.

En Allemagne :
George Mosse, Fallen Soldiers, le culte des morts de la WW1 va conduire à une esthétisation de la
violence et à sa banalisation mais pas seulement chez les survivants de la WW1 et aussi pour les
jeunes générations. Cette génération des enfants de la G va grandir en ayant la sensation qu’il va
falloir combattre et mourir. Slogan : « Se battre, mourir et ressusciter ».
Ernst Von Salmon, Les réprouvés : « nous ne luttons pas pour que le peuple devienne heureux
nous luttons pour lui imposer une destinée ».
Erich Maria et Ernst Toller, certains écrivains allemands et anciens combattants ne partageant pas
les idées nazies, des idées se basant sur la construction de la communauté nationale construite par la
souffrance, la mort, le sang et le combat.
La communauté du peuple (Volksgemeinschaft). Ernst Jünger donne la parole à d’anciens
combattants et des jeunes notamment à Werner Best qui deviendra un haut cadre du parti Nazi et
supervise les premières rafles juives à Paris (le Boucher de paris). C’est la G qui forge les Hommes,
cette idéalisation de la violence conduit à ce genre de pensées Nazi.
En Russie, la recherche historique la plus récente est qu’on ne peut pas comprendre le régime
bolchévique si on le coupe de sa racine déterminante : les expériences de la WW1 accumulées entre
14 et 21. Cela fait évoluer le logiciel politique de l’ennemis. Là aussi l’expérience de G met en place
des mots d’ordre et la mobilisation de la pop.
Peter Holquist montre comment la période de guerre de 14 à 21, est productrice pour l’état
bolchévique d’un certain nombre de savoirs faire qui permettent à l’état de s’arranger le rôle central
et de contrôler de manière plus dure la sphère sociale éco.

III) Le visage pris par les régimes totalitaires

A) Le fascisme italien : l’Etat au-dessus de tout

L’Etat parti, la stabilisation du régime fasciste s’effectue dans les années 20 avec le compromis avec
les élites traditionnelles, industrielles, ce sont les lois du palais Vidoni 1925. Aussi, les lois
fascistissimes de 1926 qui posent les bases juridiques de la dictature fasciste. La normalisation des
rapports avec le Vatican avec les accords du Latran de 1929. Dernièrement, le plébiscite de 1929 qui
organise la reconnaissance populaire vis avis de Mussolini. L’objectif premier est le divorce entre
l’Etat et la nation, mais ce n’est pas encore réalisé et c’est ce qui explique que dans les 30s Mussolini
va pousser le totalitarisme avec la contrainte qu’il n’est pas le chef de l’Etat puisqu’il y a toujours la
monarchie. Mussolini va agir par décrets-lois (passé outre le parlement) massivement, il cumule ainsi
le pouvoir législatif et exécutif, il va ainsi organiser le resserrement de la société par l’Etat : les maires
et préfets vont être nommés par l’Etat, les libertés communales sont restreintes, il met en place le
Grand Conseil Fasciste qui est noyauté par les hauts membres du parti PNF. Il prend petit à petit le
rouage de l’administration. La police politique OVRA vient doubler la milice politique, OVRA à des
pouvoirs de police extrêmement renforcés. Il y a donc une prise de contrôle intensive.
Sur le plan éco, un basculement. D’un système libéral avant 1927 il passe à un régime dirigiste. L’Etat
applique une politique d’autarcie afin de réduire les importations et c’est l’occasion de lancer des
« batailles économiques », tels que la bataille du blé dont les rendements augmente de 50% en Italie.
Les conséquences de la crise de 29 renforcent la volonté de l’Etat d’être le plus dirigisme possible. La
crise de 29, sous le ministre de l’éco, Lipari Mosconi, il est dirigiste et il a la charge du programme de
grands travaux lancés par l’Etat fasciste avec le lancement de chantiers urbanistiques, ferroviaires,
autoroutiers. L’Etat crée une Holding, IRI (institut pour la reconstruction industriel), qui est une
structure qui a pour but de reconstruire les sociétés en difficultés mais qui permet à l’Etat de prendre
le contrôle sur ces entreprises. A la fin de l’année 39, l’Etat par l’intermédiaire de l’IRI possède 17,8%
du capital industriel, une mainmise de l’Etat. C’est une façon de nationaliser.
Le régime fasciste sur le plan éco sert de bouclier aux grands industriels qui sont menacés par la
crise, l’Etat protège mais en échange ces industriels doivent abandonner les valeurs individuelles du
capitalisme et doivent se conformer au fascisme.
En 1927, la Charte du Travail et en 1930 avec le Conseil national des corporations qui est l’outil de la
politique dirigiste et donne un très fort pouvoir aux membres du parti fasciste. Cela montre la
mainmise du régime sur la société. Le régime de Mussolini a dvp une politique qui était fondée sur la
participation permanente à un rituel civique et laïque. Emilio Gentile appelle ça la « masse
liturgique ». A partir de 1932, apparait les rassemblements du dimanche servant à la propagande
fasciste. A partir de 35, il y a le « Sabado Fascista », samedi fasciste, dont l’après-midi est consacré à
l’Etat. Les fascistes organisent le calendrier et énoncent les fêtes fascistes, pour donner une unité
entre la nation et l’Etat, Le 23 mars c’est la fête de la création des Faisceaux de Combats, Le 21 avril
fête le jour de la fondation de Rome et à la fois le jour du travail fasciste, le 24 mai c’est la
célébration de l’entrée en g de l’Italie dans la WW1 et on fait défilé soldats, anciens combattants,
mutilés, orphelins/ le 11 novembre c’est la cérémonie de l’incorporation des jeunes dans les
Faisceaux de jeunesse avec un rituel militaire et un serment militaire. La volonté c’est de créer une
communauté nationale homogène et qui soit consciente d’en être une.
Le second volet d’encadrement c’est la monopolisation de l’organisation des loisirs ouvriers par l’Etat
avec l’œuvre Nationale Dopolarora. Le but c’est de cassé les anciennes solidarités, les anciennes
logiques de groupes, pour que les individus fassent partis de la communauté sans interférences. Le
Dopolarora créer en 1925 et contrôlé par le PNF. Il cumule en 1939 près de 4,6m d’adhérents.
A la base de ce parti on retrouve le groupe de quartier qui est divisé en secteur avec l’apparition d’un
statut créer en 1936 : le chef d’immeuble. Ce chef observe les personnes de l’immeuble et applique
une surveillance. Il n’y a plus de vie privée. On bascule d’un régime autoritaire à totalitaire avec le
fait qu’on ait plus de vie privée. Le groupe de quartier s’occupe de l’organisation de la vie citoyenne.
Le régime fasciste avec son école est pensé pour être le laboratoire de formation d’un italien
nouveau, ctd, émancipé des tutelles traditionnelles. Il y a une collaboration entre l’école et
l’organisation de jeunesse qui complète le travail de l’école. L’organisation de jeunesse, la GIL, est
considéré comme aussi essentielle que l’école, en 39, elle a un budget de 230M et de 1,1 milliards en
41. Les Balillas sont les 8-14ans et les avantguardisti 14-18. Il mette en avant l’éducation physique et
les activités spirituelles (activité qui conduit à l’amour de l’Etat fasciste, du régime). Après 37, les
avantguardisti passe à une formation militaire et ont comme moto : croire, obéir, combattre.
Cet encadrement se poursuit même à l’université avec les Gruppi Universari Fascisti, qui sert de
pépinière pour trouver les futurs dirigeants du PNF.
Le levier culturel est aussi utilisé, c’est un défi du à la pluralité de culture, de tradition et les fascistes
tentent d’effacer cette pluralité. L’exposition de la révolution Fasciste inauguré à Rome le 28 octobre
32 qui attire 3,8m de visiteurs en 2 ans. Le but de cette exposition : célébrer les 10 ans d’accession de
Mussolini au pouvoir et faire prévaloir la culture du régime, cela débouche sur la création du
ministère de la Culture populaire.
Ce qui se densifie c’est l’appareil répressif fasciste, les lois fascistissimes édicté en novembre 26 et
fonde les bases juridiques du régime Fasciste, elles sont créées par Alfredo Rocco. Il est dit que c’est
l’Etat qui doit garder les passeports et qui choisit la sortie du territoire. En 31 refonde du code pénal
et déculpe les moyens d’actions de l’OVRA.
L’Italie va mener des compagnes coloniales qui ont étonnés par les radicalités des moyens mis en
œuvre dans la violence (bombe incendiaire, gaz). Vittorio Mussolini, impliqué dans la conquête de
l’Ethiopie, il explique comment il voit mourir par asphyxie 4K à 5k éthiopiens. C’est une revanche et
permet d’exporter la normalisation de la violence en Italie.
Didier Musiedlak, explique les violences coloniales, et parle de laboratoire de destruction des
populations et comparable aux Nazis. En Cyrénaïque 100K libyens déportés et internés dans 5 camps
que le général italien Guyliemo Nazi décrit comme des camps de concentration, 40k meurs. Ethiopie
crime de masse à Addis Abeda 3k éthiopiens tués en 2 jours, extermination des sorciers et des devins
qui fait 2k victimes.

B) Le régime Nazi : un totalitarisme qui conserve quelques singularités

Contrairement à Mussolini les dirigeants du 3 ème Reich ne revendiquent pas la notion de Totalitarisme
et revendiquent plus l’Etat Volkisch (peuple).
Quand on parle de totalitarisme chez les Nazis, on voit :
-La volonté précoce d’emprise totale sur la société par l’effacement des limites entre sphère publique
et privée. Robert Ley, chef du travail, explique que seulement dans l’Allemagne Nazi il ne doit rester
à l’individu que le sommeil.
- l’importance de la mise en scène de l’idéologie nationale socialiste, dont le cœur est la
hiérarchisation raciale de la société provoquant une vague de terreur inégalée.

Différemment avec les autres régimes totalitaires :


Un système faiblement institutionnalisé, une idéologie dont le cœur et le racisme biologique, la mise
à mort industrielle d’un groupe de population.
La jeunesse de la démocratie allemande, la faiblesse de l’armée allemande ont contribué aux
difficultés de la république de Weimar et cela va servir à la volonté précoce d’emprise totale.

Les historiens de l’Allemagne, que si le parti Nazi s’en prend aux pouvoirs traditionnels cela ne
conduit pas à un système Nazi entièrement régulé et organisé. L’Allemagne Nazi ressemblait plus à
un chaos institutionnel dirigé (Martin Broszat) car la structure de domination Nazi est confuse et
multiforme. Dans le cadre de cette structure ce qui est le plus important c’est le pouvoir
charismatique du chef. Bernard Bruneteau : « la réalité de l’Allemagne nationale socialiste dévoile au
contraire la spécificité d’une structure de domination confuse et multiforme qui rend encore plus
indispensable que dans les autres totalitarismes, l’autorité charismatique du leader ».
Slogan Nazi de 34 : le parti commande à l’Etat. Cela montre la relation conflictuelle que les Nazis ont
avec l’état, il n’y a pas d’adoration de l’état chez Hitler contrairement à Mussolini. Il va y avoir des
confrontations entre les Nazis et les organes d’état. Le ministre des Affaires étrangères, Von Neurath,
doit composer avec le bureau Ribbentropp et le bureau Rosenberg, un organe régalien est fagocité
par le parti Nazi. Mais cela désorganise. Le ministère de la Justice doit juger et à côté il y a les
tribunaux de justice du NSDAP qui se dit compétent. En 39, c’est la création du RSHA, office centrale
de sécurité du Reich, il nait de la Gestapo, du SD, du Kripo. On voit bien ces difficultés entre l’état et
le parti.
On n’est pas sur un état extrêmement fort mais ça ne fait pas d’Hitler un pouvoir faible. Ian Kershaw,
montre cette idée, ce polycratie (plusieurs organes mal-organisés) fait qu’Hitler est irremplaçable
beaucoup plus que dans les deux autres totalitarismes. 2 conséquences cette polycratie :
1-l’autorité charismatique d’Hitler va conduire à activer une dynamique idéologique radicale à tous
les niveaux de responsabilités. A tous les niveaux il y a de la concurrence dans les organes.
2-elle conduit à structurer encore plus le « Fürhrerprinzip »

Mais cela fonctionne dans les 30s, dispositifs d’encadrements : jeunesse, travail et loisirs.

Jeunesse : Hitler : « je veux une jeunesse brutale, impérieuse, impavide et cruelle ».


Les Nazis vont alors avoir comme choix de nazifié l’école et se servir des jeunesses hitlériennes ou
donner les pleins pouvoirs à l’organisation de jeunesse.
Pareil une belle illustration de polycratie, ce n’est qu’en 36 qu’on voit un glissement de la jeunesse
du parti à la jeunesse de l’état. Volonté très forte de passer par l’éducation et par l’histoire du
Nazisme, institut d'histoire de l’Allemagne nouvelle, qui s’écarte des recherches traditionnelles car
cela est marqué par la décadence occidentale et se focalise sur l’étude des origines, de la germanité
tribale et païenne. Il parvient ainsi l’idée de Reich germanique de nation allemande employé par
Hitler dans un discours en mars 1937. Il y a une valorisation du peuple. Les nazis développent alors
une conception opposée entre la vision romantique de la communauté qui se défini par le sang et le
sol et de l’autre côté ce peuple se défini par un culte progressiste de la technique justifié par la
science. Le symbole de tout cela est le paysan, il y a une idéologie agrarienne, le paysan dans le 3 ème
Reich est la représentation la plus pure. Le paysan est une figure qui construit cette vision du régime.
La construction du mythe du Führer, s’appuie sur une tradition culturelle allemande du 19 ème et qui
s’oppose au modèle démocratique de la RF, c’est une conception héroïque ou le peuple est guidé par
un héros, Hitler incarne ce héros. Avec le culte du chef, cette personnalisation du pouvoir, c’est aussi
une façon de supprimer la séparation entre sphère privée et publique, dans la mesure ou se culte de
la personnalité est retrouvé dans les rues, sur les lieux de travail et on doit le trouver à la maison.
Volonté d’effacement de l’espace privé. La propagande a pour objectif de mettre en scène le pouvoir
de manière esthétique, Joseph Goebbels, prend ses fonctions de ministres de l’information populaire
et de la propagande en 33, il agrandit son ministère en récupérant la censure. Pour diffuser la
propagande, il crée un outil de diffusion touchant tous les canaux, c’est la chambre de la culture en
septembre 33 qui a pour but de diffuser la propagande et de déterminer ce qui est conforme aux
idéo du régime, ce qui est allemand (Deutsch) ou non allemand (Undeutsch). Le cinéma avec Léni
Riefenstahl, le triomphe de la volonté, film de propagande qui a pour but de mettre en valeur le
congrès du parti Nazi à Nuremberg en 34. La propagande est aussi appliquée avec les fêtes dans le
calendrier, des fêtes de manifestation du soutient au régime, la pop doit manifester son adhésion et
doit se rendre compte de l’adhésion de tous. On a le 30 janvier : le fête de la prise du pouvoir, 24
février : fête de la création du NSDAP, fête de célébration des anciens guerriers en mars, 20 avril
annif Hitler, 1 mai fête de la population, en octobre fête des paysans. Cela montre le lien entre le
peuple et le pouvoir.
L’adhésion de la pop au régime est nuancée :
Albert Speer, dans ses mémoires, alors que tout amené à la fin en 45, il explique une confiance
encore très forte dans le régime même avec sa défaite proche.
Ian kershaw, parle de la fidélité à Hitler étonnante.
Une part des idées nazis s’est intégrées dans les populations.
Il reste pourtant des nœuds de résistances chez les ouvriers, les chrétiens fervents, et une partie de
l’aristocratie.
Mais l’adhésion de la majeure partie du peuple au Nazisme c’est pendant les victoires militaires
hitlériennes. L’achat du consentement : personnes suivent le Reich car il a des avantages et aime les
bénéfices allemands.
En 42 il y a déjà une inflexion sur le charisme d’Hitler et son état de santé. En novembre 44, les
ricains font u sondage chez leurs prisonniers allemands, plus des 2/3 affirment leur confiance en
Hitler. L'idéologie nazi c’est très fortement imprégner.
Le Volk, le peuple, qu’on veut mettre en avant comme uni et homogène a pris chez les Allemands ?
Il faut être nuancé car Kershaw montre que dans les 30s la perception des inégalités sociales ne
faiblies pas chez les Allemands, en dépit de la propagande nazi.
Bernard Bruneteau, étudie le comportement démographique des Allemands, on voit qu’il y avait une
politique nataliste avec des incitations et des récompenses. Mais la fécondité des Allemands
n’augmente pas énormément. Le Reich est même obligé de prendre des mesures contre
l’avortement.
La résistance de la communauté, une partie catholique, subit le vandalisme des échelons de bas du
parti et les humiliations de l’état. Pour tenter de concurrencer la messe du dimanche matin, les nazis
organisent les dimanche matin les fêtes du matin, dans certains endroits ça ne marchent pas. L’idée
d’homogénéité est à nuancée.
L’idéologie nazi et antisémite.
A la suite des travaux de Daniel Goldhagen, l’exclusion puis l’extermination des juifs aurait été
l’aboutissement logique de ce qu’il appel lui, un antisémitisme éliminationniste des Allemands, qui
serait présent au peuple Allemands et que les nazis n’auraient eu qu’à réactiver pour servir de
bourreau. Mais il est contesté pour avoir rejeter des sources.
Saul Friedlander, la destruction des juifs d’Europe, il s’oppose, il démontre que l’antisémitisme dans
les 20s et 30s ce n’est pas une spécificité de l’Allemagne mais plutôt de la Bulgarie, de la Roumanie,
Ukraine, … Il se sert des rapports du SD (service secret allemand), il voit qu’il y a eu une gamme
d’attitudes diversifiés vis avis des juifs en Allemagne. Après les lois de Nuremberg de 35, une partie
de la pop aryenne continue de faire ses courses chez les commerçants juifs. Chez les paysans il y a
une continuité des relations entre paysans Allemands et des marchands juifs. Certains vont critiquer
les violences des SA sur les juifs. Les mesures antisémites sont devenues des lois, cela désengage les
maigres personnes protégeant des juifs.
On distingue différentes étapes dans l’exclusion des juifs. Le début de cette exclusion commence
avec la définition des personnes juives, elle se fait par la loi, deux séries de décrets. Avec le décret de
l’Arienparagraph d’avril 1933 arrive rapidement, on arrive ensuite aux lois Nuremberg de 1935 qui
sont aussi appelé les lois de protections du sang et de l’honneur allemand. On définit alors les juifs
intégraux dont leurs 4 parents sont juifs ils subissent toutes les mesures, les demi-juifs ce qui sont
pratiquants ou qui ont épousé un juif(ve).
Une fois défini, c’est l’étape de la confiscation des richesses et de l’influence réelle ou supposée des
juifs au bénéfice de la pop aryenne, exclusion d’un certains nombres de profession. Ce deuxième axe
est le processus d’aryanisation des biens juifs qui bénéficient aux personnes privées. Ensuite il y a 2
impôts sur le revenu dans les 30s chez les juifs qui permette à l’état de récupérer 2MM de
reichsmarks qui sont investis dans l’armement. Le but de tout ça de rendre la vie des juifs en
Allemagne impossible et donc les obliger à partir. Ceux qui peuvent partent. La Nuit de Crystal ( 9 et
10 novembre 38) a pour but d’en faire partir encore plus mais pas de logique de massacre. A l’arrivée
de Hitler en 33 il y a 500k juifs et en 39 ils sont 222k. En 39, la communauté juive est faible et isolée,
donc il va y avoir une mise à l’écart social et géographique avec les Ghettos qui interdisent des
relations extérieures, mesures discriminatoires, regroupent dans des immeubles, déplacements
réglementés et limités. Ce n’est pas un ghetto physique car pas de murs et de gardes mais l’idée est
là. C’est en Pologne que ce phénomène est le plus marquant. Pologne envahie en 39 et dès le 21
septembre, circulaire SS ordonne expulsion des juifs des régions germanophone intégrés au Reich et
de toutes les campagnes polonaises. Les Nazis veulent un empire sans juifs mais vont dans les
territoires les plus comptées en juifs. La Wehrmacht qui avance veut bien mais il y a trop de juifs,
donc on va les entassés, naissance ghettos, solution provisoire liée aux conquêtes. Le projet
Madagascar, envoyé des juifs à Madagascar durant l’annexion française, mais trop compliqué.
EN 33 on a le début des ghettos, les premiers camps de concentration s’ouvrent en 33 mais entassent
surtout les opposants du régime pas forcément que des juifs

C) Le totalitarisme stalinien

Stalinisation accrue dans le parti dans les 30s, Staline est premier secrétaire du parti communiste.
Théoriquement le premier secrétaire et le comité centrale définissent la ligne générale dans les 20s.
Dans les 30s les réunions du comité central (politburo) se réduisent de 85 en 1930 à 9 en 1936, cela
veut dire que Staline prend de plus en plus de pouvoir, il concentre le pouvoir. Staline commence un
système de purge dès 29, et cela commence dans le parti entre 29-31 pour la première, Il lance une
campagne pour prolétariser le parti, on fait rentrer dans le parti des gens nouveaux qui vont être
fidèles à Staline. C’est une stalinisation du parti en profondeur, il fait sortir les infidèles ou les moins
fidèles. Entre 33-38, 2m de militants du PC sont exclus du parti, sous-prétexte de faiblesse
idéologique vis avis de la ligne générale décidée par Staline. Il a besoin d’une collectivisation forcée
des campagnes, c’est une guerre contre la pop, cela regroupe 1m de familles expropriées, 2m
paysans déportés et 6m de paysans morts de faim.
Nicolas Werth trouve l’acte de lancement de cette collectivisation, 27 décembre 29, Staline lance la
liquidation des Koulaks (gros paysans) en tant que classe, ordre très imprécis car on ne sait pas ce
que représente les Koulaks. Donc certaines régions ont été beaucoup plus touchés et beaucoup de
paysans moyens ont subis des violences, ils seront désignés comme koulaks par suite d’un refus de
léguer sa propriété. De très fortes résistances, pour une seule année de Koulaquisation on compte
14k accidents graves. Cependant en 31 mauvaise récoltes et l’état centrale accroit les prélèvements
des terres ce qui désorganise le système agricole, cela accroits les résistances. C’est un cycle de
prélèvement et de répressions. Les Kolkhozes (communauté paysanne) 1/3 des chefs sont révoqués
en 32, pour motif : activités antiétatiques de la collecte des récoltes.
Il commence à apparaitre la famine en grande proportion, elles sont complétement passées sous
licence par le pouvoir centrale, c’est le cas au Kazakhstan, il y a entre 4 et 1 millions de morts. La
famine en Ukraine en 31-32, la famine est liée à la désorganisation du système agricole. En 32,
Staline fait de la faim, une arme politique, il est persuadé que les nationalistes ukrainiens mènent
une sape (guerre d’usure) sur le pouvoir soviétique, ainsi Staline fait augmenter les prélèvements en
Ukraine et empêche les semences, Bilan : 4 millions de mort, c’est ce qu’appelle les Ukrainiens
l’Holodomor, le parlement ukrainien parle d’un génocide.
Ensuite l’objectif de Staline est l’industrialisation poussée du pays, une priorité du régime, le
gouvernement met en place des plans quinquennaux qui signifient l’établissement d’objectifs.
Les objectifs globaux du premier quinquennat de 30 : produire 120 millions de tonnes de charbon,
45 millions de tonnes de pétroles, 20 milions de tonnes de fonte, construire plus de 2k usines,
fabriquer plus de 450k tracteur. Pour être sûr que tout le monde adhère à ses objectifs, Staline
maintient une purge constante, il y a une vaste campagne contre les cadres bourgeois expérimentés
et qui se rendent compte de l’érudit des objectifs, ils sont alors révoqués par des prétextes comme
appartenance à une classe interdite, de dérive droitière. Ces cadres sont remplacés par des
prolétaires, des campagnards, des membres du partis, on va remplacer des gens expérimentés par
des gens qui n’ont pas d‘expérience mais ont la volonté d’atteindre les objectifs. Le pouvoir centrale
maintient une pression sur le complot et le sabotage, il y a des procès de dirigeants, de cadres qui
n’ont pas réussis à atteindre les objectifs car ils devaient sans doute comploter et saboter.
Maintenance de la terreur. Le monde ouvrier se transforme : durant le 1er plan quinquennal le nbr
d’ouvrier dans l’industrie et la construction passe de 3,7m à 8,5m. En 30-31, 7m de paysans viennent
en ville et 7 millions qui s’embauchent comme saisonniers sur les chantiers de constructions. Ces
millions de personnes doivent être éduqués et formés. La productivité est alors médiocre.

Sur le plan politique les 34-39 sont celle d’une intensification de la main mise stalinienne en
accélérant le rythme des purges et en intensifiant une propagande qui a pour thème le complot
contre l’état. Le 26 janvier 34 s’ouvre le 17 ème congrès du parti communiste d’union soviétique, qui
dresse le bilan de cette politique que Staline appelle le « Le grand tournant » et le bilan du 1 er plan
quinquennal et les objectifs du 2 nd. L’assistant Kinov l’appel « le Congrès des Vainqueurs », Staline est
loué. Il y a un consensus sur la ligne générale, mais derrière cette façade les débats techniques
amènent à des désaccords sur les objectifs quinquennaux du 2 nd, 2 lignes s’opposent : les super
industrialiste défendu par Staline et ses fidèles tels que Molotov. Face à eux il y a les partisans d’un
plan qui aurait pour objectif une croissance plus réaliste et plus équilibrée, on retrouve dans ces
partisans (Kirov, Ordjonikidze). Le 1er décembre 34, Kirov est assassiné, le gouvernement soviétique
réagit et profite de cela pour édicter des mesures exceptionnelles, un décret autorisant l’instruction
accélérée des affaires d’état et l’application sans appel ni recours de la peine de mort. Plusieurs
personnes accréditent que cet assassinat fut commandé par Staline, Khrouchtchev EN 56 dans son
rapport secret fait comprendre l’engagement de Staline dans cet assassinat. On voit bien que Staline
à travers l’assassinat lui permet d’accroitre la terreur et les mesures répressives. Ces mesures
conduisent à traquer les traitres dans la société et dans le parti. Après l’assassinat de Kirov, le comité
central communiste adresse à toutes les organisations du parti une circulaire secrète qui appelle les
militants à rechercher et expulser du parti tous les partisans de Trotski, Zinoviev, Kamenev
(opposition de gauche). C’est une mise au pat du parti et une nouvelle offensive de propagande pour
vanter les objectifs industriels du second plan Quinquennal. Apparait à la fin de l’été 35, le
mouvement stakhanovisme, le mineur Stakhanov qui sort 102 tonnes de charbon en 6h, soit 14 fois
la norme, pour booster la productivité. Staline lance la police politique à monter un grand procès
politique 19 aout 36, procès public où on juge des opposants politique et d’anciens Trotskystes, les
16 procès sont faits en 3 jours et les 16 accusés avouent ainsi bien sûr forcé, des complots contre
Staline, de l’assassinat de Kirov, dénoncent des complices, … Les 16 sont condamnés à mort et
aussitôt exécutés. C’est le cas aussi des séances de procès suivantes, mars 37, Aout 38, c’est la
grande terreur. Dans ces procès les cadres politiques, militaires, économiques, intellectuels sont
soumis à une purge sans précédent. Il y a eu environ 800k fusiliers, 1,6 millions condamnés, la
majeure partie ce sont des citoyens ordinaires. Avec les travaux de Nicolas Werth, la "Grande
Terreur » a été programmée dans le cadre d’une série d’opérations secrètes. L’un des très proches
de Staline, Nicolas Lejov qui est commissaire du peuple à l’intérieur, ils organisent tous les deux la
Grande Terreur, ils envoient des courriers avec des quotas d’ennemis du peuple à arrêter. Entre 30 et
40 le nbr de détenue dans les camps de travails du Goulags passent de 200k à 2millions. Dans la fin
des 30s les Goulags sont gérés pars le NKVD, ces camps de travails constituent un apport non
négligeable avec le travail forcé. Pour l’année 41les objectifs assignés aux Goulags c’est d’assuré a
l’éco soviétique 75% du molybdène (durcie les aciers), 70% de l’or, 55% du Nickel, plus la part qu’ils
prennent dans la construction de grands travaux publics.

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