My These
My These
Spécialité : Électronique
Par :
MESSADI Manal
THÈME
Avant tous, je remercie Dieu pour son aide pendant ces longues années pour mener à
bien ce travail.
à l’école ENSEA (France), pour leurs aides, leurs nombreuses remarques et leurs
patiences.
Professeur à l’Université de Jijel, pour avoir accepté d’être le président de jury, Monsieur
travail.
Enfin, je tien à adresser mes sincères remerciements à tous mes enseignants et à toutes
Publications internationales
- Messadi, M., Mellit, A., Kemih, K., & Ghanes, M. (2014). CGPC Control of Chaos
in a Permanent Magnet Synchronous Motor Using the Gradient Conjugate and the
Genetic Algorithm, Nonlinear Phenomena in Complex Systems, Vol. 17, N 2. -
P.186-187, 2014
Conférences internationales
- M. Messadi, A. Mellit, K. Kemih, CGPC control of chaos in permanent magnet
synchronous motor using gradient conjugate and genetic algorithm, International
Seminar "Nonlinear Phenomenology Advances", Saint Petersburg, Russia, 2013,
ISBN: 978-5-7422-4094-5
Figure 4.2 Evolution dans le temps d’un système chaotique, comparé à une sinusoïde. .... 73
Figure 4.4 Évolution des variables d’état de la GSAP chaotique sans contrôle et l'attracteur
chaotique typique avec les paramètres du système σ = 5.45, γ = 20. ................................ 79
Figure 4.5 Vitesse angulaire de le GSAP chaotique contrôlé au point d’équilibre, avec un
contrôleur activé à t = 20s a) avec contrôleur prédictif-LMI b ) la commande
« Fuzzy Guaranteed Cost Controller « [27] ....................................................................... 80
Figure 4.6 Courant iq de le MSAP chaotique contrôlé au point d’équilibre, avec un
Tableau 2.1 Classification des éoliennes suivant la taille et ordre de grandeur associé...... 32
Tableau 4.1 Classification des régimes permanents en fonction du spectre Lyapounov .... 74
Avants-propos
Introduction générale
Il est bien connu que ces ressources d'énergie fossile sont limitées, et la production
mondiale du pétrole, gaz et charbon se rapproche à l’épuisement, donc il viendra le jour ou
il n’y aura pas de couverture de la demande des ces centrales, des solutions alternatives à
ces énergies sont donc en voies vers lesquelles notre société toute entière doit s’engager,
ces solutions à base des énergies renouvelables comme le soleil, l’eau la mer et le
vent...etc.
Appelées aussi, énergies vertes ces sources ont été utilisées depuis longtemps par
l’homme pour subvenir à ses besoins. Actuellement ils les utilisent pour produire de
l’électricité, les rayons solaires sont utilisés en énergie photovoltaïque, l’énergie
hydroélectrique utilise l’eau des barrages, l’énergie marémotrice utilise le mouvement de
l’eau de mer crées par les marrés et l’énergie éolienne utilise la force du vent et elle tire
son nom d’Eole (en grec ancien Αἴολος, Aiolos), le nom donné au dieu du vent dans la
Grèce antique [4].
1
Introduction générale
Le vent qui est un type d’énergie solaire libre, propre et inépuisable, proviens du
chauffage irrégulier dans l’atmosphère, des irrégularités de la surface terrestre et de la
rotation de la Terre sa puissance à des fins de production fascine les hommes depuis des
milliers d’années [5].
L’homme utilise donc depuis de nombreux siècles l’énergie éolienne, d’abord pour
naviguer sur les mers puis pour pomper l’eau et moudre le grain.les petits moulins a vent
ont été développés dans le Moyen-Orient surtout en perse, il ya plus de deux mille ans.
Mille ans plus tard, les Hollandais raffinent le moulin à vent pour pomper l’eau hors leurs
terres inondées. Au moyen âge, les moulins à vent on été introduits en Europe,
principalement pour des taches mécaniques telles que le pompage de l’eau , le broyage de
pierre…etc, vers la fin du XIXe siècle , les Américains ont fait des moulins plus efficaces
et plus légers avec des lames en acier rapide (au lieu des lames en bois qui ont été utilisés
pendant des siècles). Mais l’utilisation pour produire de l’électricité est récente. Ce n’est
que dans les années 1887-1888, que l’américain Charles F.Brush a construit la première
éolienne, qui produit du courant pour 12 batteries, à la fin du XIXe siècle, Poul la Cour
conçoit plusieurs éoliennes expérimentales. L’éolienne expérimentale de Poul la Cour
existe toujours à Askov (Danemark). Puis, pendant la première moitié du XXe siècle, les
éoliennes sont progressivement confrontées à la concurrence croissante des centrales au
charbon et du réseau électrique au niveau national. Cependant, en raison des pénuries de
charbon et du pétrole pendant les deux guerres mondiales, la demande en énergie éolienne
se maintient. C’est en 1957, que Johannes Juul crée la turbine Gedser, qui sert de modèle
aux éoliennes modernes [6].
L’énergie éolienne présente des avantages importants, c’est une énergie
complètement propre, elle n’émet ni gaz à effet de serre ni déchet, son fonctionnement ne
pollue ni l’atmosphère ni la terre en effet, elle est pour l’instant l’un des moyens les plus
écologiques pour obtenir de l’électricité, cette énergie convertie en électricité est une
ressource abondante, gratuite et illimitée à l’échelle humaine. C’est l’une des méthodes les
plus utilisées pour produire de l’électricité et la plus prometteuse avec un taux de
croissance de 20%, elle pourra fournir 12% des besoins mondiaux d’électricité en 2020 [7-
8].
2
Introduction générale
recherche sur le contrôle et la commande d’éoliennes ont été menés [9-11]. Grâce à ces
travaux, les dernières générations d’éoliennes fonctionnent avec une vitesse variable et
disposent d’une régulation pitch. Il est ainsi possible de modifier la vitesse de rotation et
l’angle d’inclinaison de chacune des pales, permettant alors d’améliorer la production de
l’aérogénérateur. Néanmoins, il reste encore à introduire plus d’intelligence dans le
fonctionnement des aérogénérateurs. Pour cela, on sera amené à utiliser de plus en plus les
techniques de l’automatique avancée (modes glissants, commande prédictive, commande
passive, observateur grand gain, entre autres).
Ainsi l’objectif principal de nos travaux de thèse est d’étudier les techniques de
commande robuste, de la génératrice, susceptible d’optimiser la production d’une éolienne,
en particulier celle équipée d’une génératrice synchrone à aiment permanent (GSAP), ce
choix avait été motivé par la baisse des coûts des aimants, cette génératrice semble promise
à un bel avenir. C’est principalement parce que les éoliennes équipées des GSAPs ont un
rendement élevé et ils réduisent le cout d’exploitation de l’entretien, car son schéma
n’utilise pas la boite de vitesse. Ces éoliennes peuvent être contrôlées par le
fonctionnement du suivi de puissance maximum MPPT (Maximum Power Point Tracking)
de l’éolienne dans une large plage de vitesse du vent.
La puissance de sortie d'une éolienne dépend de la précision avec laquelle les points de
puissance de crête sont suivis par le contrôleur MPPT du système de commande, quel que
soit le type de générateur utilisé. Plusieurs approches d’extraction de la puissance éolienne
maximale en fonction de la vitesse du vent ont été développées dans la littérature, à savoir
la commande TSR (Type speed Ratio), la commande par rétroaction du signal de puissance
PSF (Power Signal Feedback)… etc [12-13].
La commande TSR régule la vitesse de rotation du générateur afin de maintenir le
TSR à une valeur optimale à laquelle la puissance extraite est maximale. Cette méthode
exige que la vitesse du vent et la vitesse de rotation de la turbine soient mesurées
(l’utilisation des capteurs) en plus la nécessiter de la connaissance du TSR optimum de la
turbine pour que le système puisse extraire la puissance maximale possible [14].
Dans le cadre de notre travail, on s’intéresse à cette approche de régulation, on propose
l’utilisation d’un seul capteur pour l’estimation de la vitesse du vent au lieu de deux
capteurs et l’utilisation de la méthode Optimisation par essaims particulaires (PSO
Particale Swarm Optimizaion) pour maximiser le coefficient de puissance et l’estimation
de l’angle d’inclinaison de la pale ainsi que la vitesse de référence du générateur afin
3
Introduction générale
Le deuxième chapitre est consacré aux notions générales sur l’énergie éolienne. Les
technologies d’éoliennes, les différents composants constituant l’aérogénérateur, le
principe de fonctionnement, son modèle mathématique associé ainsi qu’une étude détailler
4
Introduction générale
Bibliographie
[1] CHEVALIER, Jean-Marie, et al. Les nouveaux défis de l'énergie: climat, économie,
géopolitique. Paris Dauphine University, 2009.
[2] MIRECKI, Adam. Étude comparative de chaînes de conversion d'énergie dédiées à
une éolienne de petite puissance. 2005. Thèse de doctorat. Institut National
Polytechnique de Toulouse.
[3] LE GOURIÈRES, Désiré. Énergie éolienne: Théorie, conception et calcul pratique des
installations. In : Energie eolienne: theorie, conception et calcul pratique des
installations. Eyrolles, 1982.
[4] CAMBLONG, Haritza. Minimisation de l'impact des perturbations d'origine éolienne
dans la génération d'électricité par des aérogénérateurs à vitesse variable. 2003.
Thèse de doctorat. Paris, ENSAM.
[5] ADARAMOLA, Muyiwa (ed.). Wind Resources and Future Energy Security:
Environmental, Social, and Economic Issues. Apple Academic Press, 2015.
5
Introduction générale
6
Chapitre 1 État de l’art sur les énergies renouvelables : Éoliennes
Chapitre 1
État de l’art sur les énergies renouvelables :
Éoliennes
Sommaire
6
Chapitre 1 État de l’art sur les énergies renouvelables : Éoliennes
Chapitre 1
État de l’art sur les énergies renouvelables :
Éoliennes
1.1. Introduction
La consommation d’énergie électrique devient de plus en plus courante et indispensable.
Autrefois, l’homme des cavernes avait seulement besoin d’un feu de bois pour se chauffer
et cuire son alimentation, de nos jours, nos besoins en énergie sont considérablement
changés et augmentés (chauffage, déplacement, éclairage, communication…) ; cette
consommation d’énergie ne peut pas croitre à l’infini sans devenir une menace pour la
planète et par conséquent pour l’avenir de l’homme. Donc on doit consommer moins
d’énergie par un changement de comportement et par la recherche des systèmes moins
énergivores ainsi que d’autres formes de production d’énergie qui perturbent moins le
fonctionnement naturel de la planète terre.
Les principales sources d’énergie utilisées aujourd’hui sont d’origine fossile ou nucléaire.
Les énergies fossiles sont épuisables et émettent des rejets carbonés et engendrent alors
une augmentation des gaz à effet de serre, et les terribles accidents de Harrisburg (1979),
Tchernobyl (1986) et récemment Fukushima (2011), nous amènent à réfléchir sur les
limites de l’énergie nucléaire.
Pour répondre à cette recherche de solutions alternatives aux énergies fossiles ou
nucléaires, nous trouvons plusieurs filières parmi lesquelles, les panneaux solaires, les
hydroliennes, la biomasse et bien sûr les éoliennes, ces énergies appelées aussi les énergies
vertes, leurs intérêts et qu’elles n’émettent pas de gaz à effet de serre et ne produisent pas
de déchets toxiques et radioactifs.
Dans les paragraphes suivants, on va expliquer brièvement le principe de fonctionnement
de chaque énergie, mais avec plus de détails pour l’énergie éolienne, qui fait l’objet de
cette thèse, utilisé pour produire de l’électricité.
7
Chapitre 1 État de l’art sur les énergies renouvelables : Éoliennes
de suivi qui suit le soleil, ce qui leur permet de capturer le plus d'ensoleillement. De
nombreux panneaux solaires combinés ensemble pour créer un seul système est appelé un
panneau solaire. Pour les grandes applications utilitaires ou industrielles électriques, des
centaines de panneaux solaires sont reliés entre eux pour former un grand système
photovoltaïque.
9
Chapitre 1 État de l’art sur les énergies renouvelables : Éoliennes
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Chapitre 1 État de l’art sur les énergies renouvelables : Éoliennes
Bois énergie : c’est la plus ancienne source d'énergie utilisée par l'homme. Et bien que
peu utilisé en Europe aujourd'hui, il reste la première source d'énergie pour plusieurs
milliards de personnes dans le monde (cuisine et chauffage).
L'énergie hydroélectrique met à profit l'énergie de l'eau qui se déplace d'un point haut vers
un point bas, essentiellement pour produire de l'électricité. Les projets de production
d'énergie hydroélectrique englobent des projets de barrages-réservoirs, de centrales
d'éclusées ou au fil de l'eau et de centrales dans le courant à toutes les échelles de projet.
Cette diversité permet à l'énergie hydroélectrique de répondre aux importants besoins
urbains centralisés ainsi qu'aux besoins ruraux décentralisés. La production varie selon les
aléas de l'hydraulicité (débit d'une année ou d'un mois donné par rapport à une année ou un
mois considéré comme "normal").
11
Chapitre 1 État de l’art sur les énergies renouvelables : Éoliennes
12
Chapitre 1 État de l’art sur les énergies renouvelables : Éoliennes
roseaux attachés en paquets servant à l'irrigation des terres cultivées et pour écraser du
grain
1100 : les premières éoliennes sont construites en Europe, elles sont inspirées de celle
de Perse rencontrées lors des croisades ; et sont utilisées pour pomper l'eau et moudre
le blé, ces moulins à vent son composé de quatre pâles qui tournent autour d'un axe
horizontal.
XIVe siècle : Des améliorations sont apportées progressivement aux moulins à vent
européens afin d’augmenter la portance aérodynamique (la « poussée ») et la vitesse du
rotor. Ces améliorations permettent d’obtenir une meilleure mouture et une irrigation
plus efficace. Développement en Europe et plus particulièrement aux Pays-Bas du
moulin à vent pour le meulage du grain, l'irrigation des terres agricoles, le pompage de
l'eau de mer, le sciage du bois, la fabrication du papier et de l'huile et le meulage de
divers matériaux
1700 : Les turbines éoliennes font leur apparition au Canada grâce aux colons qui les
utilisent pour moudre le grain.
Fin des années 1700 : Les moulins à vent sont l’équivalent du moteur électrique de
l’Europe préindustrielle (figure 1.5). Ils fournissent environ 1 500 mégawatts (un
niveau qui n’a été atteint par la suite que vers la fin des années 1980). Cette énergie
éolienne est utilisée pour irriguer les terres, moudre le grain, scier le bois d’œuvre et
pour traiter des produits comme les épices et le tabac.
13
Chapitre 1 État de l’art sur les énergies renouvelables : Éoliennes
1800 : Les homesteaders américains utilisent les moulins à vent pour pomper de l’eau
pour alimenter leurs fermes et leurs ranchs lors de leur établissement dans l’Ouest. Les
pales de ces premiers moulins à vent de ferme étaient de simples palettes de bois
(figure 1.6).
1887-1888 : L'américain Charles F. Brush, un scientifique de Cleveland en Ohio,
construit la première éolienne entièrement automatisée qui produit du courant pour 12
batteries, 350 lampes à filament, 2 lampes à arc à charbon et 3 moteurs. Haute de 17
mètres et composée de 144 pales en cèdre, elle avait une puissance de 12 kW. Jusqu'en
1920, la quasi-totalité des éoliennes seront munies de rotors à pales multiples.
1890 : La première éolienne dite « industrielle » permettant de générer de l'électricité
est mise au point par le Danois Poul La Cour, permettant de fabriquer de l'hydrogène
par électrolyse de l'eau. Dans les années suivantes, il crée l'éolienne Lykkegard, dont il
vend soixante-douze exemplaires en 1908.
14
Chapitre 1 État de l’art sur les énergies renouvelables : Éoliennes
Figure 1.7 1re Éolienne Darrieus avec rotor de 8 m, tiré de la revue La Nature, n° 2823,
décembre 1929 (collection M. Rapin)
1920 : Albert Betz poursuit des recherches sur la physique et l'aérodynamique des
éoliennes. Il formule la loi qui porte son nom, selon laquelle l'énergie cinétique du vent
15
Chapitre 1 État de l’art sur les énergies renouvelables : Éoliennes
peut être exploitée au maximum à 59,3%. Sa théorie sur le façonnage des ailes est
encore appliquée de nos jours.
1930 : Développement de petites éoliennes dans les régions rurales des grandes plaines
américaines. D’une puissance de 1 à 3 kW, elles permettaient d’éclairer les fermes et
de recharger les batteries des radios à cristal. Les éoliennes sont par la suite utilisées
pour alimenter des appareils électroménagers et de l’équipement de ferme. Les fermes
canadiennes utilisent les éoliennes pour produire de l’électricité et pour pomper l’eau
des puits destinée aux auges pour le bétail.
Première moitié du XXe siècle : Les éoliennes sont confrontées à la concurrence
croissante des centrales au charbon et du réseau électrique au niveau national. En
raison des pénuries de charbon et de pétrole pendant les deux guerres mondiales, la
demande en énergie éolienne se maintient.
1955 : En France à Nogent-le-Roi dans la Beauce, une éolienne expérimentale de 800
kVA fonctionne de 1955 à 1963. Elle avait été conçue par le Bureau d'études
scientifiques et techniques de Lucien Romani et exploitée pour le compte d'EDF.
1957 : Johannes Juul crée la turbine Gedser pour la compagnie d’électricité SEAS au
Danemark qui sert de modèle aux éoliennes modernes, elle se compose d'un générateur
et de trois Pales à pivot.
1960 : Ulrich Hutter met au point des plans élaborés de turbines à axe horizontal en
Allemagne. Ces turbines sont dotées de pales en fibre de verre et possèdent un angle
d’inclinaison ajustable afin d’en augmenter l’efficacité
1971 : Premier parc d’éoliennes en mer au large du Danemark d'une puissance totale de
5 MW.
1973 : La crise pétrolière ravive l’intérêt pour le grand éolien et incite, les
gouvernements de l’Allemagne, de la Suède, du Canada, du Royaume-Uni et des États-
Unis à financer des projets de recherche sur les énergies renouvelables. Ces
programmes sont à l’origine de la conception et de la mise en œuvre de nouveaux
designs d’éoliennes qui réduisent de façon significative le cout de l’énergie éolienne au
cours des deux décennies suivantes. Des parcs éoliens sont construits durant les années
1970 aux États-Unis ainsi qu'en Europe.
1980 : L'état de Californie décide que d'ici l'an 2000, 10 % de son alimentation
énergétique proviendra de l'énergie éolienne et favorise l’installation de 17 000
éoliennes de 20kW à 350 kW entre 1981 et 1990.
1984 : Projet Éole, la plus grande éolienne de type Darrieus au monde.
16
Chapitre 1 État de l’art sur les énergies renouvelables : Éoliennes
2002 : Mise en service du plus grand parc éolien offshore au monde (en 2002)
au Danemark (Horns Rev).
2004 : La capacité mondiale d’énergie éolienne dépasse les 39 000 MW.
2013 : Le Danemark produit 33,2% de son électricité grâce aux éoliennes.
2014 : mise en service de l’éolienne V114 de la compagnie danoise Vestas , la plus
puissante éolienne au monde , doté d’une capacité de 8MW, d’une hauteur du mat de
140 m et un diamètre de la turbine de 164 m .
17
Chapitre 1 État de l’art sur les énergies renouvelables : Éoliennes
18
Chapitre 1 État de l’art sur les énergies renouvelables : Éoliennes
De nombreux autres aérogénérateurs ont été installés sur différents sites, notamment pour
l’alimentation énergétique des localités isolées ou d’accès difficiles, telles que les
installations de relais de télécommunications. Cependant, la technologie des éoliennes
n’étant pas encore mature, ces expériences n’étaient pas toujours concluantes. Ce constat
était également valable même à l’échelle internationale. Mais après le premier choc
pétrolier, d’importants investissements ont été consacrés à la recherche et au
développement des éoliennes. L’exploitation de l’énergie éolienne pour la production
d’électricité a alors pris un essor considérable, notamment depuis la fin des années 80. Les
éoliennes actuelles sont de plus en plus fiables, plus performantes et, de plus en plus
grandes. Ainsi, la taille du plus grand aérogénérateur qui était de 50 kW avec un diamètre
de 15 m en 1989 est aujourd’hui de 8 MW, avec un diamètre de 140 m environ (V114). La
hauteur du mât a augmenté en conséquence pour atteindre dans certaines installations, plus
de 160 mètres.
19
Chapitre 1 État de l’art sur les énergies renouvelables : Éoliennes
machines utilisent l’un (ou parfois une combinaison) des deux principes caractéristiques
des VAWT : la traînée différentielle ou la variation cyclique d’incidence. Leurs principes
de fonctionnement, basé sur des variations incessantes de charge aérodynamique sur les
pales, fait que ces éoliennes sont très sujettes aux problèmes d’aéroélasticité.
• Trainée différentielle
La mise en mouvement est identique à celle d’un anémomètre. Les efforts exercés par le
vent sur chacune des faces d’un corps creux sont d’intensités différentes comme on peut
l’observer sur la Figure 1.10, il en résulte un couple moteur.
L’illustration la plus courante de ce type d’éolienne est le rotor de Savonius (Figure 1.10)
du nom de son inventeur (1925). Le fonctionnement est ici amélioré. En effet, le vent peut
passer entre les deux pales ce qui va permettre une augmentation du couple moteur.
20
Chapitre 1 État de l’art sur les énergies renouvelables : Éoliennes
Ce principe de fonctionnement a été breveté au début des années 1930 par le Français
Darrieus. Bien que sa première réalisation en soufflerie ait été avec des pales droites, son
nom est le plus souvent associé aux machines avec des pales de forme elliptique (figure ci-
dessous).
Figure 1.11 Différentes déclinaisons des éoliennes à axe vertical de type Darrieus.
Pour reprendre les efforts en haut du mât, ce type de machine nécessite des haubans : la
surface occupée au sol devient alors très conséquente pour des éoliennes de grande
puissance. Les pales utilisées étant très longues et fines (grand allongement), elles sont
particulièrement flexibles : il est donc souvent nécessaire de rajouter des bras pour
rigidifier l’ensemble. Pour générer un couple important, la partie la plus utile de ces pales
est située dans la zone de plus grand diamètre : il s’avère donc qu’il n’est pas nécessaire de
conserver cette forme elliptique.
D’autres types de machines ont ainsi été développés en utilisant des pales droites, offrant
une plus grande surface utile, car formant en rotation soit un cylindre (Darrieus type H)
soit un tronc de cône de révolution de grand diamètre.
Les plus récentes réalisations utilisent des pales s’enroulant sur une forme cylindrique ou
elliptique. Ces pales ne rejoignant ni la base ni l’extrémité du mât vertical, des bras sont
nécessaires pour porter et rigidifier le rotor. La Figure (1.11) résume l’ensemble des
21
Chapitre 1 État de l’art sur les énergies renouvelables : Éoliennes
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Chapitre 1 État de l’art sur les énergies renouvelables : Éoliennes
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Chapitre 1 État de l’art sur les énergies renouvelables : Éoliennes
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Chapitre 1 État de l’art sur les énergies renouvelables : Éoliennes
au sommet des montagnes ou sur les plateaux sont particulièrement adaptés à l’exploitation
de l’énergie éolienne.
Éolien offshore
Dans le long terme, leur meilleur facteur d’utilisation, grâce à la vitesse du vent
constamment plus élevée en mer, permet aux parcs éoliens offshores de remplacer
partiellement les centrales électriques conventionnelles. Les rendements énergétiques
attendus peuvent excéder de jusqu’à 100% ceux des installations terrestres.
Petit éolien
Les petites installations éoliennes, ou petits aérogénérateurs, sont particulièrement adaptées
à l’auto-approvisionnement en électricité ou à la production d’électricité décentralisée dans
l’espace rural.
25
Chapitre 1 État de l’art sur les énergies renouvelables : Éoliennes
L’électricité éolienne est une énergie intermittente, l’énergie éolienne ne suffit pas en
elle-même à définir une politique énergétique et environnementale, la solution serait
de coupler l’électricité éolienne à des panneaux solaires photovoltaïques.
1.4. Conclusion
Une éolienne est un dispositif qui transforme l'énergie cinétique du vent en énergie
mécanique puis, éventuellement, en énergie électrique. Dans ce chapitre, un état de l’art
sur les énergies a été présenté. L’accent a été mis sur l’énergie éolienne qui est le thème de
cette thèse de doctorat. Après un historique sur les éoliennes, les différents types
d’éoliennes, suivis par l’étude des différents d’applications des éoliennes ont été détaillés.
Le chapitre est conclu par une brève présentation des avantages et inconvénients des
éoliennes.
1.5. Bibliographie
26
Chapitre 1 État de l’art sur les énergies renouvelables : Éoliennes
27
Chapitre 1 État de l’art sur les énergies renouvelables : Éoliennes
28
Chapitre 2
Sommaire
2.1. Introduction .............................................................................................................. 29
2.2. Conception d’une éolienne ....................................................................................... 29
2.3. Classification des éoliennes ...................................................................................... 31
2.3.1. Classification des éoliennes suivant la taille et ordre de grandeur associé ....... 31
2.3.2. Classification des éoliennes suivant la vitesse de rotation ................................ 32
2.3.2.1. Eolienne à vitesse fixe ............................................................................... 32
2.3.2.2. Éolienne à vitesse variable ......................................................................... 33
2.4. Modélisation d’une éolienne à vitesse variable ........................................................ 33
2.4.1. Modélisation du vent ......................................................................................... 34
2.4.2. Modèle aérodynamique ..................................................................................... 35
2.4.2.1. Aérodynamique de la pale ......................................................................... 35
2.4.2.2. Aérodynamique du rotor ............................................................................ 36
2.4.3. Modèle du multiplicateur .................................................................................. 39
2.4.4. Modélisation de la turbine ................................................................................. 40
2.4.5. Modélisation de la machine synchrone à aimants permanents / générateurs .... 41
2.5. Conclusion ................................................................................................................ 46
2.6. Bibliographie ............................................................................................................ 46
28
Chapitre 2 Modélisation d’une éolienne à vitesse variable
Chapitre 2
2.1. Introduction
Une éolienne est un dispositif qui transforme l'énergie cinétique du vent (déplacement
d’une masse d’air) en énergie mécanique, qui est le plus souvent transformée en énergie
électrique. Les éoliennes produisant de l'électricité sont appelées aérogénérateurs, tandis
que les éoliennes qui pompent directement de l'eau sont parfois dénommées éoliennes de
pompage, dont un type particulier est l'éolienne bollée. Ses différents éléments sont conçus
pour maximiser cette conversion énergétique tout en assurant un bon compromis entre les
caractéristiques couple/vitesse de la turbine et de la génératrice électrique.
Dans la première partie de ce chapitre, on va étudier la conception d’une éolienne, son
principe de fonctionnement ainsi que son modèle mathématique associé.
La deuxième partie est consacrée à l’étude en détail du modèle mathématique de la
machine synchrone à aiment permanent vu ses avantages incontestés dans la chaine
de conversion de l'énergie éolienne.
29
Chapitre 2 Modélisation d’une éolienne à vitesse variable
30
Chapitre 2 Modélisation d’une éolienne à vitesse variable
31
Chapitre 2 Modélisation d’une éolienne à vitesse variable
Aire
Diamètre Puissance
Dénomination balayée Application
du rotor [m] [kW]
[m²]
Tableau 2.1 Classification des éoliennes suivant la taille et ordre de grandeur associé.
32
Chapitre 2 Modélisation d’une éolienne à vitesse variable
Multiplicateur Réseau
Générateur
Les éolienne à vitesse variable sont les modèles les plus utilisés pour produire
l’électricité, l’avantage de ce type de modèle est le découplage entre le générateur et le
réseau électrique par une interface d’électronique de puissance ; c’est cette dernière qui
offre la possibilité de fonctionnement à vitesse variable pour ce type d’éolienne. Par
rapport aux éoliennes à vitesse fixe, qui atteignent le rendement maximale pour une seule
vitesse du vent, les éoliennes à vitesse variable sont conçues pour atteindre le rendement
maximal pour une large plage de vitesse du vent.
Pitch
34
Chapitre 2 Modélisation d’une éolienne à vitesse variable
La figure (2.5) représente le modélisation du vent sous matlab/simulink ainsi qu’un profil
du vent à partir de la caractéristique de Van Der Hoven.
35
Chapitre 2 Modélisation d’une éolienne à vitesse variable
soit, dans le cas où la machine est autonome, pouvoir générer Fc et donc un couple
profils pouvant générer une résultante Fr favorable, la pale est susceptible de se mettre en
2.4.2.2.Aérodynamique du rotor
La théorie fondamentale de la conception et le fonctionnement des éoliennes est obtenue
sur la base des lois de conservation de la quantité de mouvement et de l’énergie dans un
flux de vent pour évaluer les performances d’un rotor.
L’écoulement amont est supposé uniforme de vitesse v0. Dans le cas d’une éolienne, le flux
d’air traversant le disque rotor de surface S est ralenti et lui fournit de l’énergie (voir la
figure 2.7). On a donc naturellement :
v0 > v > v2
La loi de conservation de la quantité de mouvement donne les égalités suivantes [16-20]:
S0 v0 = Sv = S2 v2
36
Chapitre 2 Modélisation d’une éolienne à vitesse variable
La variation de l’énergie cinétique de la masse de l’air par seconde est donnée par :
1
dEc Sv(v0 ² v2 ²) (2.2)
2
En effectuant le bilan énergétique, l’égalité des expressions (2.1) et (2.2) donne :
v0 v2
v (2.3)
2
dP
L’étude de la variation de la puissance en fonction de la vitesse à l’aval, fournit une
dv2
v0
seule racine ayant un sens physique : v2 , correspondant au maximum de puissance.
3
P
En définissant le coefficient de puissance : C p , on aboutit à la limite
1
Sv03
2
16
CPMAX 0.593 qui représente la fraction maximale de l’énergie passant dans le tube
27
de courant théoriquement récupérable. Elle a été établie en 1920 par Albert Betz , appelé
« limite de Betz » il montre avec cette limite que la puissance récupérée ne peut pas
dépassée les 59% de l a puissance cinétique du vent.
37
Chapitre 2 Modélisation d’une éolienne à vitesse variable
Ce coefficient de puissance permet de classer les différents types d’éoliennes suivant leur
nature (figure 2.8) en fonction du rapport de la vitesse spécifique de la turbine donné par
l’équation suivante:
R.t
(2.4)
v
t :est la vitesse de rotation disponible sur l’axe de la turbine rad / s
1
Pa R 2C p v 3
2 (2.5)
Le coefficient de puissance Cp est souvent issu de mesures pratiques. Il représente le
rendement aérodynamique de la turbine éolienne. Il dépend de la caractéristique de la
turbine.
L’expression de Cp dépend du rapport de la vitesse spécifique λ et de l’angle d’inclinaison
des pales β. Elle est donnée sous la forme suivante :
0.035
c5 0.08 3 1
1
1 0.035
C p , c1 c2 3
3 c c4 .e c6 (2.6)
0.08 1
Où : βi exprimé en degrés.
38
Chapitre 2 Modélisation d’une éolienne à vitesse variable
0.45
0.4
Beta=4
0.35
Beta=8
0.3
Cp
0.25
Beta=12
0.2
Beta=16
0.15
0.1
0.05
8.1
0
0 5 10 15 20 25
Lambda
Sur cette figure on peut voir que pour chaque valeur de l’angle on obtient un
coefficient de puissance, mais ce coefficient est maximum pour 0 qui correspond à
une vitesse de vent faible ( v <12m/s), et chaque fois la vitesse du vent augmente au-delà
de la vitesse nominale, l’angle augmente jusqu'à l’arrêt complet de éolienne.
Le couple aérodynamique est donc directement déterminé par :
Pa
Ct
t (2.7)
2.4.3. Modèle du multiplicateur
Le multiplicateur adapte la vitesse de la turbine à la vitesse de la génératrice, avec un gain
G ce multiplicateur est modélisé mathématiquement par les équations suivantes :
1
t mec (2.8)
G
39
Chapitre 2 Modélisation d’une éolienne à vitesse variable
1
Ct Cmec (2.9)
G
t , est la vitesse de rotation disponible sur l’axe de la turbine rad / s
visqueux.
mec , est la vitesse de rotation mécanique disponible sur l’axe du générateur rad / s .
relation suivante :
1 0.5C p R v
2 3
1 1 Pt
Cmec Ct (2.13)
G G t G t
Où :
Ct , est le couple mécanique disponible sur l’axe de la turbine N .m .
Selon (2.4), (2.8), (2.10), (2.12), (2.13), le modèle mathématique de la partie mécanique
de l’éolienne devient :
f 0.5 R C p 2
5
1
mec mec mec Cem (2.14)
J JG
3 3
J
40
Chapitre 2 Modélisation d’une éolienne à vitesse variable
41
Chapitre 2 Modélisation d’une éolienne à vitesse variable
42
Chapitre 2 Modélisation d’une éolienne à vitesse variable
da
va R.ia
dt
d b
vb R.ib (2.15)
dt
dc
vc R.ic
dt
Sous forme matricielle :
d
Vs Rs I s s
dt (2.16)
Avec : Vs notation vectorielle des tensions des phases statoriques (V)
Le flux induits sur les enroulements statoriques pour la phase aa', le flux totalisé a
représente la somme de quatre termes:
2. 2.
Avec : fc f .cos(e ) et fb f .cos(e )
3 3
f : Flux de l’aimant permanent
43
Chapitre 2 Modélisation d’une éolienne à vitesse variable
Pour faire l’opération inverse, le passage du système diphasé (d,q) au système triphasé, on
utilise l’équation suivante :
X abs P(r )1 X T dq0 (2.21)
sq Lq .isq (2.26)
44
Chapitre 2 Modélisation d’une éolienne à vitesse variable
A partir des équations (2.23) (2.24) (2.25) et (2.26) on obtient le modèle mathématique de
la machine GSAPsous forme d’équation d’état:
Rs L 1
disd ( )isd ( p. q )isqr 0
dt Ld Ld Ld usd
(2.28)
disq R L 1 usq
( s )isq ( p. d )isd r ( p. f )r 0
dt Lq Lq Lq Lq
Par conséquent, la puissance active et réactive peut être contrôlé en contrôlant les
composantes de courant direct et en quadrature, respectivement.
45
Chapitre 2 Modélisation d’une éolienne à vitesse variable
Figure 2.12 Schéma bloc de la machine GSAP (partie électrique d’éolienne) sous
matlab/simulink
2.5.Conclusion
Dans ce chapitre, nous avons décrit les différents éléments d’une éolienne, puis nous avons
présenté un comparatif de diffèrent types d’éoliennes à savoir les éoliennes à vitesse fixe et
les éoliennes à vitesses variable. A partir de ce comparatif, nous nous somme intéressé à
l’éolienne à vitesses variable, où une modélisation détaillée de chaque élément de
l’éolienne a été reporté (partie mécanique et partie électrique) avec simulation des blocs
sous matlab/silmulink.
Le chapitre suivant présente une nouvelle approche MPPT pour extraire la puissance
maximale possible dans l’éolienne en utilisant PSO avec la commande passive.
2.6. Bibliographie
[1] GIPE, Paul. Le grand livre de l'éolien. Observ'ER: Ed. du Moniteur, 2007.
[2] RAPIN, Marc et NOËL, Jean-Marc. Énergie éolienne-2e éd.: Du petit éolien à l'éolien
off shore. Dunod, 2014.
[3] RAPIN, Marc et NOËL, Jean-Marc. Energie éolienne. Dunod, 2010.
46
Chapitre 2 Modélisation d’une éolienne à vitesse variable
47
Chapitre 2 Modélisation d’une éolienne à vitesse variable
[17] VERMEER, L. J., SØRENSEN, Jens Nørkær, et CRESPO, A. Wind turbine wake
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[19] BAZILEVS, Y., HSU, M.‐ C., AKKERMAN, I., et al. 3D simulation of wind
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[20] HANSEN, Martin OL. Aerodynamics of wind turbines. Routledge, 2015.
[21] DAHBI, Abdeldjalil, NAIT-SAID, Nasreddine, et NAIT-SAID, Mohamed-Said. A
novel combined MPPT-pitch angle control for wide range variable speed wind turbine
based on neural network. International Journal of Hydrogen Energy, 2016.
[22] JARAMILLO-LOPEZ, Fernando, KENNE, Godpromesse, et LAMNABHI-
LAGARRIGUE, Francoise. A novel online training neural network-based algorithm
for wind speed estimation and adaptive control of PMSG wind turbine system for
maximum power extraction. Renewable Energy, 2016, vol. 86, p. 38-48.
[23] TIWARI, Ramji et BABU, N. Ramesh. Fuzzy Logic Based MPPT for Permanent
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PapersOnLine, 2016, vol. 49, no 1, p. 462-467.
[24] RAJAN SINGARAVEL, M. M. et DANIEL, S. Arul. MPPT With Single DC–DC
Converter and Inverter for Grid-Connected Hybrid Wind-Driven PMSG–PV
System. Industrial Electronics, IEEE Transactions on, 2015, vol. 62, no 8, p. 4849-
4857.
[25] WEI, Qiang et WU, Bin. Analysis and comparison of current-source-converter-
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for Distributed Generation Systems (PEDG), 2015 IEEE 6th International Symposium
on. IEEE, 2015. p. 1-6.
[26] KANG, Tahyun, KANG, Taewon, CHAE, Beomseok, et al. Comparison of voltage
source and current source based Converter in 5MW PMSG wind turbine systems. In
: Power Electronics and ECCE Asia (ICPE-ECCE Asia), 2015 9th International
Conference on. IEEE, 2015. p. 894-901.
[27] MEGHNI, Billel, SAADOUN, Abdallah, DIB, Djalel, et al. Effective MPPT
technique and robust power control of the PMSG wind turbine. IEEJ Transactions on
Electrical and Electronic Engineering, 2015, vol. 10, no 6, p. 619-627.
48
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[28] KOCH, Gustavo G., SCHNEIDER, Gilberto, ZUCUNI, Jordan, et al. Direct scalar
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: Clean Electrical Power (ICCEP), 2015 International Conference on. IEEE, 2015. p.
265-269.
[29] VAN, Tan Luong, NGUYEN, Thanh Hai, et LEE, Dong-Choon. Advanced pitch
angle control based on fuzzy logic for variable-speed wind turbine systems.Energy
Conversion, IEEE Transactions on, 2015, vol. 30, no 2, p. 578-587.
[30] HUANG, Can, LI, Fangxing, et JIN, Zhiqiang. Maximum power point tracking
strategy for large-scale wind generation systems considering wind turbine
dynamics. Industrial Electronics, IEEE Transactions on, 2015, vol. 62, no 4, p. 2530-
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[31] ARROYO, Enrique L. Carrillo. Modeling and simulation of permanent magnet
synchronous motor drive system. 2006. Thèse de doctorat. University Of Puerto Rico
Mayagüez Campus.
[32] KRISHNAN, Ramu. Permanent magnet synchronous and brushless DC motor drives.
CRC press, 2009.
49
Chapitre 3
Contribution à la commande MPPT des
éoliennes à vitesse variable
Sommaire
3.1 Introduction .............................................................................................................. 51
3.2 Zones de fonctionnement des éoliennes ................................................................... 52
3.3 Description de l’algorithme MPPT proposé pour les générateurs éoliens ............... 53
3.3.1. MPPT par optimisation par essaims particulaires ............................................. 54
3.4. La stabilisation par la commande passive ................................................................ 59
3.4.1. Présentation de la commande passive ............................................................... 59
3.4.2. Application de la commande passive pour le contrôle de la machine PMSG .... 60
3.5. Conclusion ................................................................................................................ 65
3.6. Bibliographie ............................................................................................................ 65
50
Chapitre 3 Contribution à la commande MPPT des éoliennes à vitesse variable
Chapitre 3
Contribution à la commande MPPT des
éoliennes à vitesse variable
3.1 Introduction
Les systèmes de conversion d'énergie de vent ont attiré une grande attention en tant que
source d'énergie renouvelable en raison de l'épuisement des réserves de combustibles
fossiles et les préoccupations environnementales comme une conséquence directe de
l'utilisation de combustibles fossiles et de sources d'énergie nucléaires. L'énergie éolienne,
même si abondante, varie continuellement à mesure que les changements de vitesse du
vent tout au long de la journée. La quantité de puissance de sortie d'un système de
conversion d'énergie éolienne (WECS) dépend de la précision avec laquelle les points de
puissance de crête sont suivis par le contrôleur de suivi du point de puissance maximale
MPPT (Maximum Power Point Tracking) du système de commande WECS quel que soit
le type de générateur utilisé [1-3].
Un grand nombre de techniques MPPT pour les éoliennes ont été étudié et rapporté dans la
littérature, ils peuvent être regroupés en quatre méthodes principales :
51
Chapitre 3 Contribution à la commande MPPT des éoliennes à vitesse variable
Suivant la vitesse du vent on définit les zones de fonctionnement des éoliennes [17-19] :
La zone a : Pour des vitesses très faibles du vent, il y a un couple insuffisant exercé par le
vent sur les pales de la turbine pour les faire tourner. Cependant, comme la vitesse
52
Chapitre 3 Contribution à la commande MPPT des éoliennes à vitesse variable
Au delà de de la zone e : après la vitesse de coupure, l’éolienne est mise à l’arrêt pour
protection, la puissance de sortie est nulle.
Afin de générer le maximum de puissance, on doit définir les valeurs optimales de l’angle
d’inclinaison de la pale et de la vitesse de rotation mécanique. Plusieurs approches ont été
proposé en littérature, qui repose sur la fixation de l’angle d’inclinaison de la pale et
l’optimisation du rapport de la vitesse spécifique afin de déduire la vitesse de rotation
mécanique optimal en utilisant les algorithmes génétiques associé avec la commande PI
[20], par contre dans ce travail de thèse, on propos l’utilisation de l’optimisation par PSO
pour estimer non seulement la vitesse de rotation mécanique optimal , mais aussi l’angle
d’inclinaison de la pale ce qui permet d’obtenir le maximum de puissance pour n’importe
quelle valeur du vent.
0.035
c5 0.08 3 1
1
1 0.035
C p , c1 c2 3
3 c c4 .e c6
0.08 1
53
Chapitre 3 Contribution à la commande MPPT des éoliennes à vitesse variable
xi t xi t 1 vi t (3.2)
vi(t) est la vitesse de particule i à l'instant t et x i(t) est la position de particule i à l'instant t,
les paramètres w, c1, et c2 (0 ≤ w ≤ 1.2, 0 ≤ c1 ≤ 2, et 0 ≤ c2 ≤ 2) sont des coefficients
constants fixés par l'utilisateur, r1 et r2 sont des nombres aléatoires tirés à chaque itération,
g(t) est la meilleure solution trouvée jusqu'à l'instant t et x pi (t ) est la meilleure solution
trouvée par le particule i. C’est la vitesse qui dirige le processus de recherche et reflète la
54
Chapitre 3 Contribution à la commande MPPT des éoliennes à vitesse variable
"sociabilité" des particules, les variables et paramètres de l’algorithme sont les suivants
[26] :
N nombre de particules
xi t Position de la particule Pi
vi vitesse de la particule Pi
Initialisations :
Initialiser aléatoirement la population.
Traitement :
Répéter
Pour i de 1 à N faire
pbest ) Alors
Si (F xi i
pbest F x
i i
x pbesti xi
Fin Si
gbest ) Alors
Si (F xi i
gbest F x
i i
xgbesti xi
Fin Si
Fin Pour
Pour i de 1 à N faire
vi vi 1 ( x pbesti xi ) 2 ( xgbesti xi )
55
Chapitre 3 Contribution à la commande MPPT des éoliennes à vitesse variable
xi xi vi
Fin Pour
Jusqu’à ce que (le processus converge)
Cette méthode d’optimisation présente certains avantages intéressants, qui font d’elle une
très bonne technique d'optimisation, particulièrement pour les problèmes fortement non
linéaires, parmi lesquels on cite :
-Facilité de programmation : quelques lignes de code suffisent dans n'importe quel
langage évolué,
- robuste : malgré de mauvais choix de paramètres dégradent les performances,
mais n'empêchent pas d'obtenir une solution.
Le profil du vent choisit est un profil qui englobe les vents faibles et forts il correspond à
une variation comprise entre 5.5m/s et 16m/s (Figure 3.2) et les paramètres de l’éolienne,
de la GSAP ainsi que celui de l’algorithme par PSO sont données en annexe.
Les résultats obtenus sont présenté sur les figures : (3.3, 3.4 et 3.5). Comme on le voir sur
ces figures, pour des valeurs du vent inferieur à 12m/s, l’angle d’inclinaison des pales est
nul, le coefficient de puissance est constant et égale 0.48 et la vitesse de rotation
mécanique augmente avec l’augmentation de la vitesse du vent. Lorsque le vent devient
fort, (plus de 12m/s), les pales s’ouvert et l’angle d’inclinaison augmente, par contre, la
vitesse de rotation mécanique de référence devienne fixe et le coefficient de puissance
diminue.
56
Chapitre 3 Contribution à la commande MPPT des éoliennes à vitesse variable
57
Chapitre 3 Contribution à la commande MPPT des éoliennes à vitesse variable
58
Chapitre 3 Contribution à la commande MPPT des éoliennes à vitesse variable
Le système (3.4) est dissipatif par rapport au « débit énergétique » w(t ) s’il existe une
fonction continue non négative, V : X R , appelé fonction de stockage, qui satisfait :
t
V ( x(t )) V ( x(0)) w( s )ds (3. 5)
0
59
Chapitre 3 Contribution à la commande MPPT des éoliennes à vitesse variable
Définition 2 [29]: Le système (3.4) est passif s’il existe une constante 0 et une
constante réelle , telle que :
u (t ) y (t )dt y T (t ) y (t )dt
T
(3.7)
z f ( z ) g ( z, y ) y
(3.8)
y l ( z, y ) k ( z, y )u
Si le système (3.4) est à minimum de phase, le système (3.8) sera équivalent à un système
passif et il pourrait être asymptotiquement stabilisé aux points souhaités ou à l'équilibre par
l'intermédiaire de la commande suivante [29]:
W ( z )
u k ( z, y ) 1 l ( z, y ) g ( z) y (3.10)
z
Ou, W ( z ) est la fonction de Lyapunov, est un gain strictement positif et est un signal
extérieur.
60
Chapitre 3 Contribution à la commande MPPT des éoliennes à vitesse variable
B 3p 3 pm
f ( z ) z1 , g ( z, y ) [ ( Lq Ld ) y2 , ]
J 2J 2J
R Lq 1
L y1 r p L y2 L 0
l ( z, y ) , k ( z, y ) d
d d
R Ld m 1
L y2 r p L y1 z1 p L 0 Lq
q q q
Notre objectif est de concevoir une commande souple pour contrôler la GSAP de
l’éolienne afin de suivre la référence issue de l’optimisation par PSO.
Démonstration du théorème :
Pour cela, on choisit la fonction de stockage suivante :
1 2 1 2
V ( z, y ) W ( z ) y1 y2 (3.13)
2 2
Où W(z) est une fonction de Lyapunov avec W(0) = 0,
1
W ( z ) ( z12 ) (3.14)
2
La dérivée de W(z) lorsque y=0 est donnée par :
B 2
W ( z ) z1z1 z1 (3.15)
J
De (3.15) on a : W ( z ) 0
On peut conclure que f(z) est globalement asymptotiquement stable, ce qui signifie que le
système (3.12) est minimum de phase conformément à la définition (1).
61
Chapitre 3 Contribution à la commande MPPT des éoliennes à vitesse variable
d
V ( z, y ) W ( z ) z yy
dt z (3.16)
W ( z ) f 0 ( z ) W ( z ) g ( z, y ) y yl ( z, y ) yk ( z, y )u
z z
Puisque le système (3.15) est à minimum de phase, on obtient :
d
W ( z) f0 ( z) 0 (3.17)
dt
L’équation (3.16) devienne :
d
V ( z, y ) W ( z ) g ( z, y ) y (l ( z, y ) k ( z, y )u) y (3.18)
dt z
la loi de commande est donnée comme suit :
W ( z )
u k ( z, y ) 1[l T ( z, y ) g ( z, y ) y ] (3.19)
z
R L 3p
Ld ( id r p q iq ( Lq Ld )iq wr 1id 1 )
u1
Ld Ld 2J
u
(3.20)
2 R L 3 p
Lq ( L iq r p L id wr p L 2 J wr 2iq 2 )
d m m
q q q
En remplaçant (3.20) dans (3.12) on obtient :
d
V ( z, y ) y T y T y (3.21)
dt
V ( z, y ) 0 et V ( z0 , y0 )
t t t
Ce résultat vérifie la définition (2). Le retour d’état donné par (3.23) peut rendre le système
(3.4) passif.
62
Chapitre 3 Contribution à la commande MPPT des éoliennes à vitesse variable
une puissance Pt égale à celle de référence. En résumé, on peut conclure que l’association
de PSO et la commande passive permet à éolienne de capturer le maximum de puissance.
63
Chapitre 3 Contribution à la commande MPPT des éoliennes à vitesse variable
64
Chapitre 3 Contribution à la commande MPPT des éoliennes à vitesse variable
3.5. Conclusion
Dans ce chapitre, une commande côté génératrice a été utilisée pour suivre la puissance
maximale générée à partir d’une éolienne à vitesse variable en contrôlant la vitesse de
rotation mécanique. La GSAP a été contrôlée par la commande passive et la référence de la
vitesse ainsi que l’angle d’inclinaison des pales ont été obtenue à partir de l’optimisation
par PSO afin d’extraire le maximum de puissance. L’avantage de cette approche se résume
comme suit :
- Facilité de la reconfiguration pour application sur différents type d’éoliennes
- Rapidité de convergence de l’algorithme PSO.
- Souplesse de la commande passive.
3.6. Bibliographie
65
Chapitre 3 Contribution à la commande MPPT des éoliennes à vitesse variable
66
Chapitre 3 Contribution à la commande MPPT des éoliennes à vitesse variable
67
Chapitre 3 Contribution à la commande MPPT des éoliennes à vitesse variable
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Elsevier, 2001.
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[25] CLERC, Maurice. L'optimisation par essaim particulaire. Technique et Science
Informatiques, 2002, vol. 21, no 7, p. 941-964.
[26] DUTOT, Antoine et OLIVIER, Damien. Optimisation par essaim de particules
Application au problème des n-Reines. Support de cours, Laboratoire Informatique du
Havre, Université du Havre, 2002.
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feedback equivalence, and the global stabilization of minimum phase nonlinear
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[29] YU, Wen. Passive equivalence of chaos in Lorenz system. IEEE Transactions on
Circuits and Systems I: Fundamental Theory and Applications, 1999, vol. 46, no 7, p.
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[30] YIN, Ming, LI, Gengyin, ZHOU, Ming, et al. Modeling of the wind turbine with a
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[31] CHEN, Xianfeng, SHU, Zhibing, et ZHAO, Yingkai. Mathematic Model and
Performance Analysis of PMSM Based Servo System [J]. Machinery & Electronics,
2005, vol. 1, p. 41-43.
68
Chapitre 4 Commande prédictive d’une éolienne à comportement chaotique
Chapitre 4
Commande prédictive d’une éolienne à
comportement chaotique
Sommaire
4.1. Introduction .................................................................................................................. 70
4.2. Rappel sur les systèmes chaotiques ............................................................................. 71
4.2.2. Propriétés des systèmes chaotiques ...................................................................... 71
4.2.2.1. Sensibilité aux conditions initiales ..................................................................... 72
4.2.2. 2. Aspect aléatoire .............................................................................................. 72
4.2.2.3. Systèmes chaotiques et méthode de Lyapounov : ........................................... 73
4.3. La commande prédictive à retour d’état : ..................................................................... 75
4.3.1. La théorie de la commande prédictive à retour d’état ....................................... 75
4.4. Application de la commande prédictive à retour d’état pour le contrôle de des
éoliennes à comportement chaotique suite aux défauts dans leurs moteurs ........................ 78
4.4.1. Modélisation mathématique des générateurs à comportement chaotique dû aux
défauts des composants .................................................................................................... 78
4.2.2. Modélisation mathématique des générateurs à comportement chaotique dû aux
défauts de la commande ................................................................................................... 89
4.5. Conclusion ................................................................................................................ 95
4.6. Bibliographie ............................................................................................................ 96
69
Chapitre 4 Commande prédictive d’une éolienne à comportement chaotique
Chapitre 4
Commande prédictive d’une éolienne à
comportement chaotique
4.1. Introduction
70
Chapitre 4 Commande prédictive d’une éolienne à comportement chaotique
71
Chapitre 4 Commande prédictive d’une éolienne à comportement chaotique
2
x
-2
-4
-6
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
t
Figure 4.1 Evolution dans le temps pour deux conditions initiales très proches.
72
Chapitre 4 Commande prédictive d’une éolienne à comportement chaotique
semblent évoluer de manière aléatoire. En tout cas, on ne peut prévoir facilement quelle
sera leur évolution dans le temps. Notons que les systèmes chaotiques obéissent tout de
même aux lois de la physique. Si on se place dans l’approximation de la physique
classique, on peut affirmer que le système est totalement déterministe [2].
2
Amplitude
-2
-4
-6
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20
t
Figure 4.2 Evolution dans le temps d’un système chaotique, comparé à une sinusoïde.
En E En 1 E1 1 En 1 n Ek
n D’où ln (4.1)
E0 En 1 En 2 E0 n E0 n k 1 Ek 1
Ek
Le terme décrit en fait combien une petite erreur Ek en xk, soit la kième
Ek 1
73
Chapitre 4 Commande prédictive d’une éolienne à comportement chaotique
Si λ < 0 : l’orbite est attractive vers un point fixe ou une orbite périodique stable. Il
caractérise les systèmes dissipatifs. Ce type de système exhibe une stabilité asymptotique ;
de plus l’exposant est négatif, plus la stabilité est grande. Les points fixes et points
périodiques super stables ont un exposant de Lyapounov λ qui tend vers - .
Si λ = 0 : l’orbite est un point fixe neutre. Un système physique avec un tel
exposant est dit conservateur. Dans cette situation, les orbites gardent une séparation
constante.
Si λ > 0 : l’orbite est instable et chaotique. Tous les points voisins vont être visités.
Ces points sont dits instables. Pour un système discret, on a un ensemble de points avec
aucun rapport de liaison. Pour un système continu, l’espace de phase est un ensemble de
lignes croisées.
Dans le tableau suivant nous allons présenter la classification des régimes
permanents en fonction du spectre Lyapounov [22] :
Régime Exposants
Attracteur Spectre
permanent Lyapounov
Composante
point d’équilibre point 0 1 .... n
continue
Fréq. Fondamentale
1 0
périodique Courbe fermée +harmoniques
0 2 ... n
entières
Composantes
1 ... i 0
Quasi-périodique tore fréquentielles en
0 i 1 ... n
rapport irrationnel
1 0
chaotique fractale Spectre large
0 2 ... n
74
Chapitre 4 Commande prédictive d’une éolienne à comportement chaotique
Définition :
On appelle point fixe ou point d’équilibre du système (4.3), le point x f tel que :
x f x f 0,
dx
(4.4)
dt
Dans le cadre de la commande prédictive, la forme de la commande u(t ) est choisi tel
que proposé par Boukabou et al [16-19][29] :
u(t ) K ( x p (t ) x(t )) (4.5)
Où : K représente le gain.
x(t ) Représente l’état actuel du système et x p (t ) représente l’état prédit.
Par dérivation
x xf x (4.7)
f x f x f x f f x f * x x f (4.9)
75
Chapitre 4 Commande prédictive d’une éolienne à comportement chaotique
x f xf 0 (4.11)
On en déduit :
x f 'xf *x xf (4.12)
De (4.7) on a :
x x xf (4.13)
df
DF i , i 1, 2, , N j 1, 2, , N (4.15)
dx j
En linéarisant le système précédent, on obtient :
(4.16)
Les références [16-19] supposent que le gain K est un constant dans un interval, par contre
dans notre travail, on le suppose sous forme d’une matrice, qu’il faut la calculer à partir des
LMIs, pour cela on propose le théorème suivant :
Df x f X Df x f Y Y X Df x f Y T Df x f Y T
T T
I
0 (4.17)
1
I Q
Démonstration du théorème :
On considère la fonction de Lyapunov : V ( x(t )) xT (t ) Px(t )
Ou P PT 0
76
Chapitre 4 Commande prédictive d’une éolienne à comportement chaotique
(4.18)
x (t ) ( P Df x f P [YX ] Df x f P [YX ] ) x (t )
T 1 T 1 T
x (t )T ( Df x f P Df x f [YX 1 ]P [YX 1 ]P P Df x f
T T
P [YX 1 ]T Df x f P [YX 1 ]T ) x (t )
(4.19)
Alors V ( x(t )) x(t )T Qx(t ) 0 , alors le système est asymptotiquement sable.
S S12
Soit une matrice symétrique S 11T 0, avec Sij i, j 1, 2 a des dimensions
S12 S22
S 0.
Df x f X Df x f Y Y X Df x f Y T Df x f Y T
T T
I
0 (4.20)
I Q 1
77
Chapitre 4 Commande prédictive d’une éolienne à comportement chaotique
p bL2q k 2 ( Lq Ld ) f f Lq Lq fR
Ou : ; ; ; b ;k
JR 2
s kLq R sJ Ld Lq p f
Ld p f Lq p f Lq 1 1 L2q
id id ; iq iq ; r ; ud ud ; uq uq ; T 2 T
f Rs f Rs Rs Rs k Rs k JRs
dessus le modèle de l’équation (4.22) peut être transformé sous forme du modèle GSAP
normalisé suivant:
x1 ( x2 x1 ) T x3 x2
x2 x2 x1 x3 x1 uq (4.24)
x x x x u
3 3 1 2 d
78
Chapitre 4 Commande prédictive d’une éolienne à comportement chaotique
Nous supposons qu’après une certaine durée de fonctionnement toutes les sollicitations
extérieures s’annulent T uq ud 0 et le système passe en régime autonome ; nous
x1 ( x2 x1 )
x2 x2 x1 x3 x1 (4.25)
x x x x
3 3 1 2
15
10
10
5 5
iq
0 0
-5
-5
-10
-10 -15
0 20 40 60 80 100 0 20 40 60 80 100
time (s) time (s)
35
30
40
25
30
20 20
id
id
15 10
10 0
20
5 20
0 10
0 0
0 20 40 60 80 100 -20 -10
iq
time (s)
Figure 4.3 Évolution des variables d’état de la GSAP chaotique sans contrôle et l'attracteur
chaotique typique avec les paramètres du système σ = 5.45, γ = 20.
Dans cette partie, on va appliquer la commande prédictive- LMI pour le contrôle de la
GASP chaotique. Afin de démontrer et de vérifier les performances de la méthode
proposée ; Les simulation sont réalisées sur une éolienne de 300Kw sous simulink avec
une condition initiale de (3,3,3)T . On décompose l’équation (4.25) en deux partie ; partie
linéaires et partie non linéaires du système GSAP, ce qui nous permis de récrire le système
comme suit :
79
Chapitre 4 Commande prédictive d’une éolienne à comportement chaotique
5.45 5.45 0 0
ou : x(t ) ( x1, x2 , x3 ) , A DF x f 20
T
1 0 and f ( x (t )) x1 x3
0 0 1 x1 x2
Nous contrôlons le système GSAP vers son point d'équilibre (0,0,0)T , pour cela, nous
appliquant la commande u(t) proposée dans le théorème défini comme suit :
x1 x1
1 T 1 T
u(t ) [YX ] ( x x ) [YX ] x2 x2 . Le gain de retour est déterminé en résolvant les
x3 x3
-a-
-b-
Figure 4.4 Vitesse de rotation de le GSAP chaotique contrôlé au point d’équilibre, avec un
contrôleur activé à t = 20s a) avec contrôleur prédictif-LMI b ) la commande
« Fuzzy Guaranteed Cost Controller « [27]
80
Chapitre 4 Commande prédictive d’une éolienne à comportement chaotique
-a-
-a-
-b-
Figure 4.5 Courant iq de le GSAP chaotique contrôlé au point d’équilibre, avec un
contrôleur activé à t = 20s a) avec contrôleur prédictif -LMI b ) la commande
« Fuzzy Guaranteed Cost Controller « [27]
Comme nous pouvons voir sur les figures ( 4.4 , 4.5 et 4.6 ) qui représentent
respectivement , la vitesse mécanique de la GSAP et les courants ,lorsque on active la
commande prédictive à partir de t = 20s , la commande les stabilise efficacement.
Il est montré que les deux méthodes ont d'excellentes performances, mais en comparant les
résultats des deux contrôleurs, il est clair que la commande prédictive est meilleure que la
commande Fuzzy Guaranteed Cost [27] vu quelle stabilise le système au moins de 5 s,
ainsi qu’elle soit plus souple et moins complexe.
81
Chapitre 4 Commande prédictive d’une éolienne à comportement chaotique
82
Chapitre 4 Commande prédictive d’une éolienne à comportement chaotique
16
14
12
10
vw
4
0 50 100 150 200 250 300 350 400 450 500
time (s)
83
Chapitre 4 Commande prédictive d’une éolienne à comportement chaotique
0.5
0.45
0.4
0.35
0.3
Cp
0.25
0.2
0.15
0.1
0.05
0
0 50 100 150 200 250 300 350 400 450 500
time (s)
12
10
6
0
0 50 100 150 200 250 300 350 400 450 500
time (s)
Figure 4.9 Angle d’inclinaison des pales optimisées avec les AG.
Les figures (4.8, 4.9, 4.10) représentent respectivement les valeurs optimales du :
coefficient de puissance, l’angle d’inclinaison de la pale et le rapport de la vitesse
spécifique. Comme on le voir sur les figures, pour des valeurs du vent inferieur à 12m/s le
coefficient de C p prend une valeur maximale et l'ange de d’inclinaison est nul, par
contre, si la vitesse du vent excède les 12 m/s l'ange de calage augmente afin de
84
Chapitre 4 Commande prédictive d’une éolienne à comportement chaotique
5
0
0 50 100 150 200 250 300 350 400 450 500
time (s)
160
140
120
100
ref
80
60
40
20
0
0 50 100 150 200 250 300 350 400 450 500
time (s)
85
Chapitre 4 Commande prédictive d’une éolienne à comportement chaotique
5
x 10
3.5
2.5
2
Pref
1.5
0.5
0
0 50 100 150 200 250 300 350 400 450 500
time (s)
Afin d’imposer que la commande oblige le système à suivre des trajectoires de référence,
nous allons introduire une entrée externe dans l'équation (4.17), et devient comme suit :
u(t ) [YX 1 ]T ( x(t ) x(t )) (4.27)
L’objectif est de contrôler la GSAP chaotique vers les points xˆ1 , xˆ2 , xˆ3 . A partir de
l’équation (4.25), on a :
0.0206 0.0206
(56.6294 x1 25.2208( ( x1 )))
x1 x1 (4.29)
86
Chapitre 4 Commande prédictive d’une éolienne à comportement chaotique
200
ref
150
100
50
ref ,
-50
-100
-150
-200
0 50 100 150 200 250 300 350 400 450 500
time (s)
5
x 10
4
Pref
3.5 P
2.5
P, Pref
1.5
0.5
0
0 50 100 150 200 250 300 350 400 450 500
time (s)
87
Chapitre 4 Commande prédictive d’une éolienne à comportement chaotique
1.5
0.5
0
iq
-0.5
-1
-1.5
0 50 100 150 200 250 300 350 400 450 500
time (s)
2.5
1.5
1
id
0.5
-0.5
0 50 100 150 200 250 300 350 400 450 500
time (s)
D'après les figures (4.14 ; 4.15, 4.16), nous pouvons constater que la GSAP poursuivre la
référence imposée et l'éolienne génère la puissance désirée.
88
Chapitre 4 Commande prédictive d’une éolienne à comportement chaotique
Rr Lm R 1 3 Lm
avec c1 , c2 Rr , c3 , c4 , c5 n p , x1 qr ; x2 dr ,
Lr Lr J J 2 Lr
Le modèle dynamique non linéaire de la GSAP avec le champ indirect contrôlé peut être
réécrit comme suit [31] :
x1 c1 x1 u1 x2 c2u3
x2 c1 x2 u1 x1 c2u2 (4.30)
c c c ( x u x u T
r 3 r 4 5 2 3 1 2 L
u3
u1 cˆ1
u2
u2 u2 (4.31)
t
u3 K P ref ω r K i ω ref (ζ) ω r ζ )dζ
0
K i : gain d’intégration.
89
Chapitre 4 Commande prédictive d’une éolienne à comportement chaotique
ĉ1
En utilisant la commande vectorielle, et on posant : K ; x3 ref r et x4 u3 ,
c1
on obtient [31] :
kc1
x1 c1 x1 c2 x4 u x2 x4
2
kc1
x2 c1 x2 c2u2 u 0 x1 x4
0
2
(4.32)
x3 c3 x3 c4 [c5 ( x2 x4 x1u20 ) TL c3 ref ]
c4
x ( k k c ) x k c [c ( x x x u 0 ) T c3 ]
4 i p 3 3 p 4 5 2 4 1 2 L
c4
ref
Pour stabiliser le système (4.32) vers son point fixe, on le réécrit sous la forme :
x(t ) Ax(t ) f ( x(t ))
90
Chapitre 4 Commande prédictive d’une éolienne à comportement chaotique
13.67 0 0 1.56
0 13.67 0 0
ou : x(t ) ( x1, x2 , x3 , x3 , x4 )T , A
13453 0 0.59 0
13.4534 0 0.9994 0
5.1262 x2 x3
5.1262 x x 6.24
f ( x (t )) 1 4 . le système (4.32) à un seul point d’équilibre qui a
3363.4 x2 x4 694.85
3.3634 x2 x4 0.6948
pour valeur : 0.017 0.455 0 0.304 . Avant de calculer la matrice de gain K, on doit
x1 x1
1 T 1 T
u(t ) [YX ] ( x x ) [YX ] x2 x2
x3 x3
x4 x4
Le gain de retour est déterminé en résolvant les LMIs (4.17) avec Matlab.
3.3933 0.0354 0.0776 0.7673
0.0354 4.0404 0.0102 0.0029
En utilisant Matlab 7.9, on obtient X 108
0.0776 0.0102 1.3979 0.7899
0.7673 0.0279 1.9217 3.1663
Nous avons contrôlé ce système avec la commande passive pour comparer les résultats
avec ceux simulés avec le contrôleur LMI- prédictif. Nous n'avons pas détaillé la méthode
91
Chapitre 4 Commande prédictive d’une éolienne à comportement chaotique
passive, puisque ce n'est pas l'objectif de ce travail. Comme on le voit sur les Figures (4.18,
4.19, 4.20 et 4.21), la commande prédictive-LMI stabilise le système plus rapidement que
la commande passive. La commande prédictive-LMI stabilise le système en environ 2
secondes, alors que la commande passive est d'environ 6 secondes.
Figure 4.18 Courbe de la réponse temporelle de x1 Figure 4.19 Courbe de la réponse temporelle de x2
Figure 4.20 Courbe de la réponse temporelle de x3 Figure 4.21 Courbe de la réponse temporelle de x4
92
Chapitre 4 Commande prédictive d’une éolienne à comportement chaotique
Comme nous pouvons le voir, nous avons obtenu les mêmes résultats que ceux obtenus par
simulation avec Matlab, soit projetés sur le plan x1 x2 soit sur le plan x2 x3 . Le circuit
de la commande LMI-prédictive est représenté sur la Figure (4.25) et les états du système
chaotique obtenus à partir du circuit réalisé sont représentés sur les figures, (4.26, 4.27,
4.28, 4.29) respectivement. Si ces résultats sont comparés à ceux simulés avec Matlab,
nous pouvons facilement montrer que nous avons obtenu les mêmes résultats, ce qui
prouve la faisabilité de l'approche proposée.
93
Chapitre 4 Commande prédictive d’une éolienne à comportement chaotique
Figure 4.23 Projection expérimentale de l'attracteur Figure 4.24 Projection expérimentale de l'attracteur
chaotique dans Plan x1 x2 sans contrôle chaotique dans Plan x2 x3 sans contrôle
94
Chapitre 4 Commande prédictive d’une éolienne à comportement chaotique
Figure 4.26 Courbe expérimentale de la réponse en Figure 4.27 Courbe expérimentale de la réponse
temps de x1 (t) avec le contrôleur LMI- prédictif en temps de x3 (t) avec le contrôleur LMI- prédictif
Figure 4.28 Courbe expérimentale de la réponse en Figure 4.29 Courbe expérimentale de la réponse
temps de x4 (t) avec le contrôleur LMI- prédictif en temps de x2 (t) avec le contrôleur LMI- prédictif
4.3. Conclusion
Dans ce chapitre, nous avons traité le problème de la commande du moteur d’éolienne à
comportement chaotique suite à deux types de défauts : défauts des composants et défauts
de la commande. Une nouvelle commande prédictive-LMI a était proposé pour contrôler
le chaos dans le moteur avec une application expérimentale pour montrer la faisabilité et la
simplicité de l’approche proposée.
95
Chapitre 4 Commande prédictive d’une éolienne à comportement chaotique
4.4. Bibliographie
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1996.
97
Chapitre 4 Commande prédictive d’une éolienne à comportement chaotique
98
Conclusion générale
Conclusion générale
L'énergie éolienne est l'énergie du vent dont la force motrice est utilisée dans le
déplacement de voiliers et autres véhicules ou transformée au moyen d'un dispositif
aérogénérateur comme une éolienne ou dans un moulin à vent en une énergie diversement
utilisable. C'est une des formes d'énergie renouvelable.
Dans cette thèse, une attention particulière est portée sur le problème de poursuite du
point de puissance maximale MPPT d’un système éolien ainsi que la commande de la
génératrice.
Une deuxième attention est portée sur la commande d'une éolienne à comportement
chaotique suite aux différents défauts que ce soit de commande ou des composants passifs
de la génératrice.
Dans un premier temps, nous avons détaillé les différentes formes d’énergies
renouvelables à savoir, l’énergie solaire photovoltaïque, le solaire thermique haute
température, le solaire thermique basse température, la biomasse, l’énergie hydraulique –
Hydroélectricité et l’énergie éolienne. Ensuite, un historique sur l’énergie éolienne a été
introduit avec un bref aperçu de cette énergie en Algérie; à la fin de ce chapitre nous avons
présenté les différents types des éoliennes avec leurs avantages et leurs inconvénients.
Nous avons présenté les différentes notions générales sur l’énergie éolienne. Les
technologies d’éoliennes, les différents composants constituant l’aérogénérateur, le
principe de fonctionnement, son modèle mathématique associé ainsi qu’une étude détailler
du modèle mathématique de la machine synchrone à aiment permanent vu ses avantages
incontestés dans la chaine de conversion de l'énergie éolienne.
100
Conclusion générale
101
Annexe A
Paramètre de simulation
Paramètre de l’éolienne :
1- Eolienne de puissance 310KW [1]
Nombre de pale 3, , , , ,
, , , ,
Dans le deuxième cas, on a traité le problème de commande d’une éolienne équipée d’un
générateur à comportement chaotique dû à deux types de défauts, défaut des composants
passifs et défaut de la commande PI. Pour remédier à ce problème, on a proposé l’application
des algorithmes génétiques pour l’extraction du maximum de puissance et la commande LMI-
prédictive pour contrôler le générateur. Le circuit du générateur ainsi que la commande ont
été simulés sous Multisim pour montrer l’efficacité et la faisabilité de l’approche proposé.
Summary
In this work, we studied the modeling and the control of a variable speed wind turbine.
Several control approaches have been proposed to control the wind turbine under different
operating conditions.
In the first case, a new approach for extracting the maximum of the power MPPT for weak
and strong winds was proposed, based on particle swarm optimization (PSO) of the power
coefficient for different wind values. This allows us to have the optimum value of the pitch
angle and the angular velocity for which the maximum power is extracted. Associated with
this approach, we proposed the use of the passive control, to control the Permanent Magnet
Synchronous Generator in order to track the reference angular velocity deduced from the
PSO.
In the second case, the problem of controlling a wind turbine equipped with a generator with
chaotic behavior due to two types of faults, the fault occurrence of the passive components
and defects of the PI control, was treated. To overcome this problem, the genetic algorithm
has been proposed to extract the maximum power and the LMI-predictive command, to
control the generator. The generator circuit as well as the control were simulated under
Multisim to show the efficiency and feasibility of the proposed approach.
ملخص
في هذه األطروحة ،كان اهتمامنا بالنمذجة والتحكم في توربينات الرياح بسرعات متغيرة .وقد اقترحت عدة طرق لتحكم
على توربينات الرياح في ظل ظروف تشغيل مختلفة باإلضافة الى دراسة اعطال تور بينات الرياح واقتراح عدة حلول لحل
هذه المشكالت.
اوال ،قد تم اقتراح نهجا جديدا الستخراج الطاقة القصوى MPPTللرياح الضعيفة والقوية ،حيث أنه يقوم على تحسين
سرب الجسيمات ( )PSOمن معامل الطاقة لقيم مختلفة من الرياح ،التي سمحت لنا أن نستخلص القيمة المثلى لزاوية الميل
للشفرات والسرعة الزاوية لتربينة التي يتم استخراج منها الطاقة القصوى .كما اقترحنا استخدام عنصر التحكم السلبي
للسيطرة على مولد المغناطيس الدائم المتزامن لمتابعة إشارة سرعة الزاوي المثلى.
ثانيا ،تم التعامل مع مشكلة اعطال تور بينات الرياح بسبب نوعين من العيوب ،خلل في المكونات اإللكترونية وفشل
السيطرة .PIولمعالجة هذه المشكلة ،اقترح تطبيق الخوارزميات الجينية الستخراج أقصى قدر من الطاقة والسيطرة -LMI
التنبؤية للسيطرة على المولد .ومحاكاة دارة المولد والتحكم في Multisimإلظهار فعالية وجدوى النهج المقترح