100% ont trouvé ce document utile (1 vote)
39 vues62 pages

L'Astrosophie, 1937-05, Vol. XVI, No. 5

L'Astrosophie, 1937-05, Vol. XVI, No. 5

Transféré par

Janitaire
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
100% ont trouvé ce document utile (1 vote)
39 vues62 pages

L'Astrosophie, 1937-05, Vol. XVI, No. 5

L'Astrosophie, 1937-05, Vol. XVI, No. 5

Transféré par

Janitaire
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

REVUE M EN SU ELLE D ’ A S T R O LO G IE ET

DES SCIENCES PSYCHIQUES ET OCCULTES

la Ctnquu me Dimension. i.
F rancis Rolt-Wheeler
?............. Marcel Guincbert
la Lampe. .Maurice Magre
l’Amérique Pré-( 'olom-
........................ A. Volguine.
La .Meilleure Vie .................... A.M. Buikley
Le Symbolisme Numérique élans le Grec
et dans ITIébreu (fin). J.W.T. Carrington
La Magie Supérieure dans les Mystères
Anciens (fin) ............. C.R.F. Seymour
« Astrologues Scientifiques Acceptés »
Notre Rayon de Livres : Directions et
Thèmes Annuels - Les Deux Christs -
La Nouvelle Biologie - La Date des Evé­
nements - Astronomie Pratique des
(¿toiles Fixes - Fakirs et Yogis des Indes
- The Mcasure of Life .........................
L’Astrologie Nationale et Internationale :
Prédictions ...............................................
Cours de Symbolisme .. Fr. Rolt-Wheeler
Archives Astro-Biographiques .....................
Le Tarot Médiéval ......... Christian Loring

N E U V IÈ M E ANNÉE NUM ERO 95

¿venue di Roi-Albert - Cap-de-Croix - NICE (A.-M.)

Vnl. XVI - N“ 5 - MAI 1937 - Prix 4 fr. 50

"r-
’S
L’A S T R O S O IT IIE
REVUE MENSUELLE D’ASTROLOGIE,
DES SCIENCES PSYCHIQUES ET D’OCCULTISME

F R A N C IS R O L T -W H E E L E R
Docteur en Philosophie

Mem. Hon. Académie des Sciences d'Amérique ; Mem. lion. Association


Anthropologie d'Amérique ; Mem. Hon. Société Royale de la ('n’<?<jrnphlc
(Angleterre)

Sous-Directeur : Y. BÉLAZ

ABONNEMENT ANNUEL :

France et Colonies 50 fr.


Etranger ...................

Prix du Numéro : 4 fr. 50


A (’Etranger : 5 francs

Cette Revue a le privilège de présenter, en français, les


articles et ïes comptes rendus de nos grands astrologues,
psychistes et occultistes contemporains, Anglais et Américains,
dont les droits de traduction, pour un très grand nombre, nous
ont été accordés. Nous avons, aussi, la collaboration de mains
spécialistes français, belges et suisses.

Numéro Spécimen envoyé gratuitement sur demande

Avenue Roi-Albert, Cap-de-Croix — NICE


France
a ................... ................ —a
L ’A S T R O S O P H I E
La plus grande revue en langue française de ('Astrologie,
des Sciences Psychiques et de ('Occultisme.

France et Colonies ...................... 60 fr.

1 E tranger ............................................. 56 fr.

BULLETIN D’ABONNEMENT

Je soussigné {écrire lisiblement')

demeurant ......................... _

déclare souscrire à un abonnement à l’ASTROSOPHIE pour un an,

partant du mois de

Paiement en votre règlement par chèque, mandat ci-inclus,


ou mandat-carte.

A , le 193 .
SIGNATURE :

PRIERE D’ENVOYER NUMÉRO SPÉCIMEN

à M .

et à M

B
L IB R A IR IE S
Notre Revue est en vente dans les librairies suivantes

pa r is Chacornao frères, 11, quai Saint-Michel (5 ·).


Nlclaus, 34, rue Saint-Jacques ( 5 ·).
Stock, 155, ruo Saint-Honoré (1»r ).
Vient de Paraître, 35, ruo Poussin (1 6 °).
Editions Voga, 175, boulevard Saint-Germain (6 e )
Oaffin, 80, rue Saint-Lazaro (9 ·).
Llbr. Paul Leymarle, 42, ruo Saint-Jacques (5 ·).
Dupire, 143, avenue do Vllllers (1 7 ·).
Editions Adyar, 4, square Rapp (7 ·).
AIX-LES-BAINS Librairie Moderne, MM. Morfin et Chapiis.
AUBU88ON . . . Redouté, 31, Grande-Rue.
AVIGNON . . . . Dailhe, 10 bis, rue do la République.
BORDEAUX '. . ' Feret et fils, 9, rue do Grassl.
Flammarion, 16, cours Georges-Clomoncoau.
BOULOGNE-SUR-MER . . Monnoyour, 28, ruo Faldherbe.
Chiraux, 29, Grande-Rue.
CANNES Librairie Mazel, 23, rue du Maréchal-J?ï7ro.
Librairie Vidal, 12, place do l'Hôtol-de-Vlllo.
CARCASSONNE ............. Librairie Gros, rue de la Gare.
CHERBOURG .................. Librairie Dovlllers, 38-40, rue du Commerce,
CLERMONT-FERRAND . uarone, 49, avenue des Etats-Unis.
D A X ...................................
Au Khédive, 7, cours de Verdun.
ENGHIEN ........................ Art et Littérature, 12 bis, boulevard d’Orrncsson.
JUA N -LE S -P IN S ............. Gardas, avenue de la Gare.
LILLE ............................... Librairie Centrale, 28, rue Faldherbe.
LYON ............................... Flammarion, 19, place Belleoour.
Demortlère, 8, place Bellecour.
Librairie Linsolas, 104, rue de l’HOtel-do-VIIIe.
MARSEILLE Flammarion, 34, rue Paradis.
Librairie des Allées, 144, Caneblère.
Librairie de la Bourse, 8, rue Paradis.
MENTON Verdun, 33, avenue de Verdun.
Librairie Hénln, 37, avenue de Verdun.
METZ Librairie Bettenfeld, 39 bis, place de Chambre.
Librairie Gillet, 2, En Chaplerue.
MONTE-CARLO Llbr. Clermont, 22, boulevard Prlnoesse-Charlotto.
ΝΑΝΟΥ ........... Henry, 164, rue do Montet.
NANTES . . . . . De la Presse, 13-15, rue de la Fosse.
NICE ......... Delas, 37, rue Gioffredo.
Le Nain Bleu, 38, avenue de la Vlotolre.
Verdollln, 36, boulevard Mao-Mahon.
P A U ............................. Ma Librairie, 10, place Georges-Olemonoeau.
PERPIGNAN .............. Brun frères, 22, rue des Augustine.
RABAT ...................... René Cère, rue de la Paix.
ROUEN ...................... Lestrlngaut, 11, rue Jeanne-d'Aro.
S A IG O N ....................... Albert Portail, 185-189, rue Catlnat.
SAINT-GAUDENS . . Mon Studio (V . Feret).
SAINT-J EAN-DE-LUZ Librairie J. Boulestelx, boulevard Thlers.
SOISSONS .................. Collège, 32, rue du Collège.
STRASBOURG ......... Librairie des Arts, 5, rue des Franoe-Bourgeols.
TOULON ..................... Maritime Alté, quai Cronstadt et Chevaller-Paul.
Rebuffa et Rouard, 21, rue d'Alger.
TOULOUSE . . . . Librairie Moderne, 52, rue d'Alsaoe-Lorralne.
TUNIS (Tunisie) Saliba, 17, avenue de France.
L IB R A IR IE S
A L’ É T R A N G E R 1

ANGLETERRE
LONDRES W. Foulsham C°, 10 Red Lion Court, Fleet Street.

es

BELGIQUE
BRU XELLES.................... Maufras, 195, boulevard Maurlce-Lemonnler.
» .................... Van de Graaf, 53, rue Mallbran.
> .................... Ramlot, 25, rue Grôtry.
> .................... Pauli, 59, rue de la Paix.
LIEGE .............................. Ballens, 6 et 8, rue de la Régence.
ANVERS .......................... Grande Librairie, 49, rua des Tanneurs.
GAND .............................. Centrale, 70, rue de Flandre.
» ............................... Leman, 70, rue de Flandre.

ETATS-UNIS
NEW-YORK .................... Brentano’« Fifth Av. and 43rd 8t.

GRAND-DUCHÉ
LUXEMBOURG ............... Librairie Rottel, 57, avenue de la Liberté.

HOLLANDE
LA HAYE ............... . . . . Dykhoffz, Plaats 27.
ROTTERDAM ......... . . . . Agence Van Dltmar, Schiekade, 182.

ITALIE
TURIN-SASSI .................. Brero Francisco, 99 bis, via Forlgno.

53

ROUMANIE
B UC A REST...................... Librairie Unlversala, Calea Vlotorlel, 27.

53

SUISSE
GENEVE ........................... Chercheurs, 47, rue de la Fontaine.
» ........................... Navllle et Cle, 5, rue Lévrier.
» ........................... Librairie Jeheber, 6, rue du Vieux-Collège.
> ........................... Librairie Mury, 12, boulevard Georges-Tavon.
LAU SAN N E...................... Librairie Payot et Cle.
> ...................... Librairie Synthétique, 26, rue Beau-8êjour.
MONTREUX .................... Librairie Française, 15, avenue du Kuraaal.
VEVEY ............................. Librairie-Papeterie Centrale.
f i-

L IV R E S RÉCENTS
D 'U N E VALEUR S P É C IA L E
CHOISIS PAR LA DIRECTION DE CETTE REVUE I
-------------- |
Quelques changements seront faits dans ootto liste tous loo mois, ni los nou­
veaux livres qui paraissent méritent de s'y trouver. I

NOTE. — La publicité de cette page n’est pas à vendre

L'HOMME, CET INCONNU, par le Docteur Alexis CARREL. — Nous affirm cn a que ce
livre, d'un des plus grands savants de notre ère, est le livre le plus im p ortan t
depuis « l’Orlgln of Speoles > de Darwin. Cette synthèse adm irable et puissante
établit dans de Juste proportions les parties physiques, esthétiques, mentales,
morales et spirituelles de l'homme. (Librairie Plon, Paris ; ‘IS fra n cs).
RECHERCHE DE LA VERITE, par Edouard ARNAUD. — Ce livre, d'une rechercha pro­
fonde, est la plus logique et la plus profonde synthèse do l-oooultlsme, qui ait
paru en langue française pendant le présent siècle. (Los Editions Loymarlo,
Paris ; 60 francs).
SWEDENBORG, par Martin LAMM. — Cette biographie n'est pas seulement une étudo
de la vie et des œuvres du grand mystique, mais aussi une étude magistrale des
principes philosophiques, psychologiques et splrltuolo dans l'occultisme et le
mysticisme. Une grande Ame interprétée par un maître. (Stock, Paris ; 25 francs).
; LES ORIGINES DE LA GENÈSE, par « ENEL >. — Les études de ce grand Cabbalistc
I et Egyptologue sont toujours très touffues et ardues à la locturc. Mais ce livre
contient énormément d'informations Introuvables ailleurs ; les comparaisons entre
les données Hébraïques et Egyptiennes sont frappantes. (D épo sitaire : L. Zbo ro -
mlrsky, 20, rue Robert-Henry, Paris, X V · ; 60 francs).
LE BOUDDHISME, 8ES DOCTRINES ET SES METHODES, par Aloxandra DAVID-
NEEL. — Toute personne qui cherche à connaître le vrai caractère du Bouddhisme,
présenté aveo sympathie mais aussi avec Impartialité, doit liro co livre. Bien que
i la crainte de la souffrance ne sera Jamais un levier qui remuera ('Occident, la
lutte contre la souffrance demande une énergie Intérieure. O'est Ici que se trouve
I le Bouddhisme. (Librairie Plon, Paris ; 16 francs).
! APOLLONIUS DE TYANE, par Mario MEUNIER. — Dans l'exégèse de cet auteur. Apol-
t lonius de Tyane prend ses vrais proportions ; la grAoe parfaite et le beau style
j français accentuent la richesse de cette analyse, à la fols biographique et légen-
I dalre. (Editions Grasset, Paris ; 30 francs).
i LE LIVRE DE8 SYMBOLES, par Georges LANOE-VILIENE. — Cette étudo de Symbo­
lique et de Mythologie Comparée, est autant remarquable pour une synthèse de
I symbolisme que pour une érudition classique, bien rare de nos Jours. Six volumes
i ont déjà paru. (Librairie Générale et Régionallste, Paris ; chaque volume, 30
i francs, sauf le Tome 1«r , 26 francs.
j LES HALLUCINATIONS, par Pierre QUEROY. —— La classification psychologique, dans
cet excellent traité, rend le livre d'une valeur très spéciale à tout lecteur ayant
t un Intérêt dans le conscient, le sub-consolent et leurs actions aberrantes. L’équl-
I libre de oette analyse dans un sujet particulièrement difficile est à noter.
' (Librairie Alcan, Paris ; 10 francs).
TRAITS ELEMENTAIRE DE GEOMANCIE, par E. CABLANT. — La présentation de
cet ancien système de divination par l'auteur bien connu est digne de sa répu­
tation pour un travail simple et soigné. O'est le meilleur livre en français aun
ce sujet. (Les Editions Véga, Paris ; 16 francs).
PRECIS DE GRAPHOLOGIE PRATIQUE, par le Docteur Camille 8TRELET8KI __ Un
très beau livre, d’ un grand format, de 400 pages et plus de 600 soéclmens
d’écritures ; avec une argumentation merveilleusement condensée, est l’œuvra
la plus pratique sur la Graphologie qui ait Jamais paru. (Editeurs · vioot Frères
Paris î 60 francs). ’

B 9
23. — L'As de Sceptre.

24. — L'As de Glaives

ARCANES 23 ET 24

L'AS DE SCEPTRES — L'AS DE GLAIVES

( L ’in terp réta tio n d e ces A rcanes se trouve sur


l ’a v a n t-d e rn iè re p a g e de ce num éro)
LAS TROSOPHIE
Revue Mensuelle d’Astrologie, des Sciences Psychiques
et d’Occultisme
Fondateur et Directeur : Francis ROLT-WHEELER, Docteur en Philosophie, Membre
Honoraire de l ’Académle des Sciences d'Amérique et de l'Association Anthropolo­
gique d'Amérique ; Sociétaire de la Société Royale de Géographie (Angleterre).
Sous-Directeur : Y. BELAZ

Rédaction et Administration :
Avenue du Roi-Albert, Cap-de-CroIx, NICE (A.-M .)

Abonnements annuels. — France et Colonies : 50 fr. ; Etranger : 55 francs. —


Chèques ou mandats payables au nom du Dr Francis ROLT-WHEELER. Les abonnés
sont priés d'envoyer le montant de leur abonnement A la fin du terme pour leur
éviter los frais do recouvrement, se montant A 3 francs.

Vol. XVII, Numéro 5 M AI 1037 Prix : 4 fr. 50

A nos Amis Lecteurs

E G A R D E Z L E C IE L ! T out le monde fait ce geste,

R mais seulement pour savoir s’il faut prendre un para­


pluie, ou si l’on osera mettre son nouveau chapeau ?
Combien y en a-t-il, parmi nous, qui observe le ciel
comme un des plus puissants exemples de l’harmonie de la Nature !
L ’irrégularité du temps : un jour beau, un autre pluvieux, chaud ou
froid, calme ou tourmenté de bourrasques, ces changements constants
ne nous donnent pas la sensation de l’Ordre et de la Beauté que nous
pensons trouver dans la Nature.
Les cieux forment en eux-mêmes non seulement un des grands
mystères de la Nature, mais un Mystère qui se joue tous les jours
devant nos yeux, sur une scène énorme, avec le soleil, l’ouragan et
les vastes nuages pour acteurs. C ’est non seulement le plus grandiose
spectacle du monde, mais parfois le plus important. O n oublie, par
exemple, que la Révolution Française et la chute de Napoléon furent
le résultat d ’une quantité exagérée de poussière dans l’atmopshère.
194 L'ASTROSOPH IE

C ’est parfaitement juste, et absolument scientifique. Les météo­


rologistes le savent bien. Nous entendons déjà nos lecteurs et lectrices
dire : « Comment est-ce possible ? ».
Commençons avec la Révolution Française. En l’an 1783 eut
lieu une des plus grandes éruptions volcaniques dans rhistoire du
monde. C ’était l’éruption du volcan Asama, en Japon. Les morts
dépassaient 56.000 personnes, et toute l’atmosphère de la Terre fut
ébranlée. La poussière volcanique extrêmement fine fut projetée aux
strates les plus hautes de l’atmosphère, une poussière si légère, et si
finement divisée, qu’il fallut cinq ans pour elle de se tasser sur terre.
Cette poussière en suspension produisit un petit brouillard permanent
dans l’air, marqué par un cercle brun autour du Soleil (« l’anneau de
Bishop », pour lui donner le mot scientifique) et cette brume rédui­
sit la proportion de chaleur du Soleil qui arrivait sur terre. Les trois
années suivantes : 1784, 1785 et 1786 furent effroyablement froides.
La période fut appelée (( le gèle de trois ans ». Les moissons étaient
encore maigres et ne mûrirent pas bien en 1787 et 1788. La famine
de ces cinq ans grandit terriblement la misère parmi le peuple, et la
Révolution éclata en 1789.
La grande erreur de Napoléon, ou plutôt des savants de son
temps, fut de ne pas avoir observé suffisamment les couleurs du cou­
cher du soleil.
Parfaitement ! Si on avait observé les couleurs du coucher, il
n’y aurait pas eu la défaite à Moscou.
Le volcan de St. George eut une éruption en 1810, l’Etna en
1811 et La Soufrière dans le printemps de 1812. L ’atmosphère supé­
rieure était pleine de poussière volcanique. Plusieurs auteurs ont men­
tionné les merveilleux couchers du soleil de ces années-là. Mais cette
même poussière, qui crée les couleurs du coucher, produit une diminu­
tion de la chaleur solaire et donc des hivers plus longs et plus rigou­
reux. Napoléon commença sa marche vers la Russie en juin, avec
80.000 chevaux pour la cavalerie et 20.000 chevaux pour les officiers
et l'artillerie. Le printemps avait été retardé, à cause des conditions at­
mosphériques. Chaque matin, même en été, le soleil se leva rouge.
L ’herbe ayant germé tard, fut facilement grillée. Les pâturages étaient
à moitié nus, partout. Il était impossible de trouver du fourrage. E n
deux semaines, 25.000 chevaux étaient morts ; la marche était retar­
dée. L ’été, extrêmement oppressif à cause de ces couches de pous­
sière atmosphérique, était pénible pour l’armée. Finalement on arri­
vait à Smolensk ; la ville était déserte. Si Napoléon avait pu lire dans.
A NOS AM IS LECTEURS 195

le ciel le désastre final, il aurait été averti, mais il ne savait rien. Il


arrivait à Moscou à la fin de septembre. Mais l’hiver, annoncé par les
prophétiques couchers de soleil glorieux, venait six semaines trop tôt.
La fin est connue.
T out le monde n’est pas un généralissime comme Napoléon,
mais tout le monde peut connaître les merveilles des cieux. Même le
citadin, qui n’a pas l’avantage d ’un jardin, comme son cousin de la
campagne ou de la banlieue, peut se réjouir des deux vastes spectacles
du ciel du jour et du ciel de nuit, comme un horticulteur peut se réjouir
des couleurs et des variétés de ses fleurs.
L ’homme, seul, de tous les grands êtres vivants de ce monde, peut,
regarder le ciel. Son regard n’est pas, comme celui des quadrupèdes,
fixé sur la terre. II a le choix de regarder la terre à ses pieds, la N ature’
qui l’entoure, ou les cieux au-dessus de sa tête. E t son caractère se
développera en conséquence.
Physiquement, il y a une différence énorme entre celui qui
avance d ’un pas hésitant et dans une posture courbée, qui tâte le sol
avec un bâton, et qui titube dans la crainte perpétuelle de buter
contre une pierre ; et l’homme qui marche avec confiance, la tête
haute, le regard droit, afin de saisir tout ce qui est autour de lui,
l’horizon où se trouve son but et la lumière qui éclaire son chemin.
Soyez certain ! On prend l’habitude du dos courbé et des genoux
tremblants, ou d ’un port droit et digne, comme on prend l’habitude
de chercher l’or de la terre ou l’or des cieux.
Regardez le ciel ! L ’effet est plus étrange qu’on n’y pense. Non
seulement trouve-t-on un intérêt foudroyant, soit en météorologie, soit
en astronomie, mais on devient conscient d ’une élévation de l’âme.
Aucune politique, aucun égoïsme, aucune tricherie ne se révèlent aux
cieux. La gloire ensoleillée et la fécondité de la pluie, la douceur d’un
jour calme et la vigueur d ’une brise, la monotonie d’un ciel brumeux
et les couleurs apocalyptiques d ’un coucher de soleil, tous sont le résul­
tat des lois scientifiques, tout est combiné pour notre bien et le bien
de la Terre.
Cette observation nous conduit plus loin, encore. M algré nous,
la question se pose sur ce qui est au-delà de ces cieux terrestres. N on
seulement les yeux prennent l’habitude de s’élever, mais le cœur et
l’âme. Nous trouvons nos esprits plus en rapport avec ce qui est en
haut qu’avec ce qui est en bas.
Regarde^ le ciel !
F. R.-W.
— 196 —

Prédictions Réalisées

En raison du fait que nos lecteurs appartiennent à toutes les


classes de la société et à toutes les nuances politiques, nous trou­
vons que, dans les temps actuels, notre devoir est de maintenir la
plus stricte impartialité,Cette revue n'a aucun sens politique, et
encore moins de but ou de programme social ; elle s'occupe exclu­
sivement des questions appartenant aux sciences métaphysiques,
psychiques et occultes, Nous nous proposons, en conséquence, de
présenter avec la plus grande réserve et sans commentaires, les
probabilités dans nos « Prédictions » et les événements qui les
confirment dans nos * Prédictions Réalisées »,
L a D ir e c t io n .

M algré la force apparente des mouvements anticonstitutionnels


dans les différents pays d ’Europe, il a été évident que la charte
astrologique de la Belgique était défavorable à la dictature, surtout
eh ce moment. Nous avons dit dans notre numéro d’avril : B E L G I­
Q U E , — Grande activité politique, avec victoire pour le Gouverne­
ment ou pour M , Van Zeeland personnellement. Le sentiment catho­
lique et la coalition sont plus favorisées dans cette lunaison que le
parti flamingant et anti-socialiste des Rexistes, M . Léon Degrelle,
chef du parti « Rexistes » (tendance Nazi ou Hitlérienne) avait
forcé une élection à Bruxelles ayant compté sur une victoire écla­
tante. Il n’en était rien ! Le 12 avril, après une lutte assez âpre,
il a été vaincu par le premier ministre du Conseil, M . V an Zeeland.
Les chiffres écrasants donnèrent 275.840 voix à M. V an Zeeland
et 69.242 à M. Degrelle. Loin d ’être une victoire, les Rexistes ont
perdu 16.255 voix de l’ensemble qu’avaient acquis leurs partis dans
les élections de 1936. Il faut ajouter qu’un des facteurs décisifs dans
le conflit était l’attaque ouverte de l’Eglise catholique contre le
parti « R ex ». L a victoire de M. V an Zeeland, toutefois, n’est pas
autre chose qu’une confirmation de la Belgique dans les principes
d ’une démocratie constitutionnelle.
Nous avions annoncé des difficultés en Ethiopie entre les par­
tisans de l’Italie et de l’Angleterre. Cinq missionnaires anglais, accu­
sés d ’avoir versé des sommes importantes aux indigènes pour provo­
quer le désordre, furent expulsés d ’Addis-Abeba le 26 mars.
PREDICTIONS REALISEES 19'7

Plusieurs fois, nous avons prédit la probabilité d’une grande


crise économique et famine en Allemagne durant le printemps de
1937. A u Congrès des Communes du Reich, le 8 avril, le général
Goering, la deuxième personnalité en Allemagne, parlait du grand
succès des Allemands pour trouver des substituts aux matières pre­
mières qu’ils ne pouvaient plus acheter. Il dit : « O n ne peut éviter
une raréfaction passagère d’œufs et de beurre, peut-être même de
viande ou de certaines saucisses, mais je garantis le pain quotidien. »
Dans notre numéro de janvier (page 39 ), nous avions dit :
A L L E M A G N E . — Il y aura un mouvement dans la jeunesse alle­
mande qui sera difficile à manier. Le 7 avril, plusieurs ecclésiastiques
et plusieurs membres de la « Jeunesse Catholique » ont comparu
devant un tribunal à Berlin accusés d’avoir tenté de faire un <( front
commun » avec les communistes contre le Nazi. .
Une prédiction curieusement exacte fut celle qui se trouve sur
la page 138 de notre numéro de mars. Nous avions dit : F R A N C E .
— Attentai par un récidiviste indigène. Le 8 avril, à Bercy, près de
Paris, le fameux bandit Daho ben Mohammed Akroun (ayant des
vols de plus de 15 millions à son actif) fut arrêté par les inspecteurs
de la sûreté. U n effort fait pour tirer sur la police fut rapidement
maîtrisé.
Nous avions annoncé : A L L E M A G N E . — Renouvellement
de troubles religieux. Le 2 avril, le Reichsfiihrer Hitler annonçait
formellement une réconciliation avec le général Ludendorff, devenu
un fanatique fou du (( néo-paganisme ». Le 5 avril, une proclamation
fut faite déclarant le néo-paganisme la religion du Troisième Reich.
Ceci peut changer la politique de l’Allemagne qui s’alliera avec son
ennemie, la Russie, pour une attaque sur les pays chrétiens. U n accord
économique présenté à Moscou par Berlin attend signature. Staline
ayant exigé que le document porte un paragraphe définitif d’alliance
politique.
Pour la France, nous avions prédit : Grèves agricoles, surtout
vers la fin de la lunaison. Juste à la fin de la lunaison, plusieurs
grèves éclatèrent parmi les maraîchers, et une sérieuse protestation fut
organisée à cause de la décision du Gouvernement de fermer les
Halles de Paris pendant deux jours de la semaine, à cause de la
loi de quarante heures.

C ’est l ’ignorance de se croire sage, la sagesse est d ’ apercevoir


son ignorance.
J98 L'ASTROSOPHIE

MLoa

C ^ T T C J Aspects
O
D 9 ? c/’’ *> t1
Vsi L • 4 A • • X 9
JL a • 4 4 A
V * a ùd □,
9. • a 9
9
J l* a a
X 4 /X
p n
* Q
¥
Asc 4 X A X- • • • 4

MC • A X X • A • 4 A

Né à Sainte-Foy-lès-Lyon, le 8 Juin 1873 à 11 h. du soir.


— 199 —

NOTRE HOROSCOPE MENSUEL

D o c te u r A le x is CARREL
Director : Rockefeller Ins titille for Medical Research
New-York City

Cette charle n’est pas sans surprise. On aurait pensé trouver la


charte d’un grand savant, d’un homme qui donne sa vie au travail détaillé
d’un bactériologiste. Cet horoscope n’est pas du tout de ce caractère.
C’est la charte d’un homme extrêmement ambitieux, non seulement dans
le sens personnel, mais ambitieux pour sa science. Les Poissons sur
l’Ascendant, et Neptune très fortement aspecté en Maison I fait le
rêveur scientifique, l’homme de vision, l’homme qui n’est pas content
de suivre le sillon éternellement.
Il se trouve du génie dans cette charte, et non des conditions
talentueuses. Elle est loin d’être harmonieuse et paisible, il est très évi­
dent que le Dr. Carrel n’a pas eu seulement quelques luttes avec ses
confrères, mais des luttes avec lui-même. C’est l’homme qui a pu vaincre
des obstacles, car la charte est pleine de quadratures. Les aspects sont
même si curieux que nous préférons les montrer que de donner la charte
progressée.
L’analyse de cet horoscope se trouve dans une considération d’un
Grand Trigone en Signes de Feu. Ce Grand Trigone est très fort et très
frappant. Nous avons déjà parlé de l’ambition, exprimée par Uranus, la
Lune et Jupiter dans le Signe du Lion, et ces deux derniers corps céles­
tes dans la Maison VI, Maison de la Maladie et de la Médecine. Notons
aussi que Jupiter est la planète qui régi la profession médicale, et qu’il se
trouve dans ce Signe et celte Maison. Neptune, la planète qui donne la
spiritualité sur les hautes lignes, la vision, le pouvoir de percevoir ce
qui est obscur pour les autres, et le don de synthèse, se trouve dans le
Bélier, Signe agressif et Signe de Feu, la seule planète dans l’Ascendant.
Elle est en trigone avec la Lune et Jupiter dans la Maison de la Médecine.
Le troisième terme dans ce Grand Trigone est le Mi-Ciel, dans le
Signe explorateur du Sagittaire, un Signe toujours extrêmement indépen­
dant et primesautier. Ceci vivifie et rend plus vigoureux encore Nep­
tune dans le Bélier, la force de Sagittaire donne un esprit entreprenant à
Jupiter dans le Lion.
Nous voyons clairement dans cette carte un homme ayant des ins­
pirations géniales, qui, sans la moindre considération de son propre tra­
vail ni les obstructions des autres, crée une nouvelle voie qu’il suit lui-
même et que des autres peuvent suivre après lui. L’insistance du Doc­
teur Carrel sur la synthèse dans la science n’est pas seulement une opi­
nion, c’est une révélation 4e la nouvelle voie que désormais la science
aurait à prendre.
Avec une planète lente comme Neptune, il est toujours utile de regar­
der non seulement la signification du degré où la planète se trouve, mais
aussi celui avant et après. Le 28“· degré du Bélier nous donne «un
réformateur, caractère tenace, mais avec des idées parfois un peu baro­
ques». Le 27“·: «une incompréhension de la concurrence», le 29“·
degré : « un esprit prêt à la dispute». C’est bien le Docteur Carrel !
(Voir suite page 208)
— 200 —

Eléments Favorables : [Link]~«Juin

NOTA. — Etant donné la demande réitérée, les analyses des dates favo­
rables ont été classées ci-après. 11 s'agit d'un classement d’ensemble ; lès dates
spécialement favorables à chaque personne peuvent être calculées suivant lour
horoscope. Pour toutes indications antérieures à mai 1937, voir lo numéro
d'avril de « l’Astrosophie ».

OUR LES CONDITIONS GENERALES. — Jours et heures favorables.

P
— Le Soleil, la Lune et les planètes en bons aspets; les Jours les
plus favorables seront : toute la journée du l * r mai. la matinée du
4, la soirée du G, la matinée du 10, la matinée du 15, la soirée du
19. la soirée du 24. toute la Journée du 28, la matinée du 3 juin,
l'après-midi du 7 et toute la journée du 10 juin.
Jours et heures défavorables. — L ’après-midi du 3 mai. la matinée du 9,
’a matinée du 13, toute la journée du H6. toute la journée du 17, toute la
journée du 22, la soirée du 30, la matinée du 31, la matinée du 7 juin et la
soirée du 8 juin.

FIANÇAILLES ET MARIAGES. — Jours et heures favorables aux affaires


de cœur. — Le meilleur Jour pour un homme : le l ’ r juin. Autre bon Jour : le
1'2 mal. Le meilleur Jour pour une femme : le 22 mai. Autre bon Jour : le
3 juin.

Jours et heures défavorables. — Le plus mauvais Jour pour un homme :


le 21 mai. Autres mauvais Jours : le 7 juin et le 30 mai. Le plus mauvais Jour
pour une femme : le 19 mai. Autre mauvais Jour : le 7 juin.

AFFAIRES ET FINANCES. — Le meilleur Jour pour la finance : le 18 mai.


Autre bon Jour : le 10 Juin. Le meilleur Jour pour les affaires : le >24 mai.
Autre bon Jour : le 10 mai. Le meilleur Jour pour les nouvelles entreprises et
les spéculations : le 28 mai. Autre bon Jour : le 18 mai.

Jours et heures défavorables. — Le plus mauvais Jour pour la finance : le


30 mai. Le plus mauvais Jour pour les affaires : le 20 mai. Le plus mauvaise
pour les nouvelles entreprises et les spéculations : le 3 mai.

GRANDS VOYAGES. — Le meilleur Jour pour le départ : le 28 mai. Autres


bons Jours : le l ar et la 7 mai. Le plus mauvais Jour pour le départ : le ¡7.
Juin. Autre mauvais Jour : le 26 mai.

OPERATIONS CHIRURGICALES. — Le faire si possible du 11 au 24 mai.


Le meilleur Jour et la meilleure heure : le 18 mai à 10 h. 15 du matin.
— 201 —

La Beauté
dans la Cinquième Dimension

Francis ROLT - [Link]


(Docteur en Philosophie)

(Les lecteurs ne doivent pas oublier que l'occultisme est


rigoureusement tenu en dehors de la politique et des questions
ecclésiastiques. Seuls, quelques grands principes peuvent être admis).

EN DEUX PARTIES

O M M E N T F A IR E D E L ’O C C U L T IS M E U N E M ­

C P L O I P R A T I Q U E ? Cette question est souvent posée


par les jeunes néophytes, qui n’ont pas encore compris
que l’occultisme est non seulement une Voie, mais aussi
un travail. Il n’est pas juste envers une personne qui désire un éclair­
cissement, de lui répondre avec de vagues promesses d ’avancement
moral et « d ’initiation » dans le lointain avenir ; il faut donner à cette
question justifiable une réponse franche, sincère, et actuellement utile.
U n des buts de l’occultisme est de pouvoir mettre un aspirant
si parfaitement en harmonie avec la Nature et avec les Entités Supé­
rieures qui dirigent la Nature, qu’il acquiert le bonheur en lui-même,
en même temps qu’il participe consciemment à l’Harmonie des Sphères
et à la Beauté Spirituelle du Cosmos. Ces deux phrases indiquent deux
lignes de travail, presque deux professions. L ’occultiste devient puis­
sant par la sûreté de ses rapports avec les Puissances ; il devient tran­
quille en esprit en sachant suivre la Voie vers le Point de Silence.
Les soucis n’ont aucune prise sur celui qui a appris à ne pas s’en sou­
cier. Arriver à un bonheur inébranlable pour lui-même et par lui-
même, agir consciemment dans un travail qui aura une influence iné­
branlable dans la vie des autres : ce sont les privilèges et les responsa­
bilités pratiques de l’occultiste.
L E S V O IE S D E L 'O C C Ü L T IS M E . — P a r quels moyens
arrive-t-on à de tels résultats ? Les êtres humains ne sont pas tous
semblables, la Voie qui convient à l’un n’aura que peu d ’attrait pour
202 L'ASTROSOPHIE

l’autre. Nous pouvons citer quelques-unes de ces Voies comme exem­


ples, car cela éclaircira pour le lecteur la ligne que nous nous propo­
sons d’analyser brièvement dans cet article.
Une des Voies les plus directes est celle de l’Astrologie. On peut
commencer par la simple « Cosmobiologie » pour étudier ensuite la
vraie Astrologie scientifique. De là, on monte à l’Astrologie Esotéri­
que, et à l’Astrologie Occulte pour ceux qui en sont dignes.
Une autre Voie suit la ligne du Cabbalisme. Le T arot Mystique,
étant pictural et imagif,. forme la partie préparatoire. L ’Etude de
l’Arbre de la Connaissance du Bien et du M al conduit à l’Arbre de
la Vie. On peut continuer vers le haut Cabbalisme et la Doctrine
Secrète d ’Israël.
Une Voie peu suivie est celle de la mathématique. Des simples
formes d ’études comme l’arithmétique et la géométrie on passe au
calcul intégral, à la théorie des ordinals et cardinals, à la logique
symbolique, aux mystères des Nombres et à la mathématique initia­
tique.
La Voie de la théologie n’est pas à dédaigner. De l’étude d’une
religion ou secte particulière on passe à la Religion dans son aspect
universel, aux doctrines essentielles, à la théologie cosmogonique et
les lois divines.
Une autre Voie est celle où les sentiments dominent. Les-simples
méditations font naître la dévotion, une étape supérieure conduit à
l’amour spirituel, et de là au mysticisme et à l’extase. Cette ligne,
étant émotive, nécessite une stricte surveillance, et on ne doit pas s’en­
gager trop rapidement dans ses différentes étapes.
Une ancienne Voie est celle du mythe et du symbolisme. Les pre­
mières études nous permettent de voir les profondes significations des
légendes. Les mythes nous ouvrent des horizons inattendus, et les
Mystères nous engagent sur des plans insoupçonnés de nos temps
modernes.
Une Voie orientale consiste en la maîtrise physique et mentale
par l’une ou l’autre des écoles de Yoga. On commence avec le contrôle
de la respiration, les poses et les fixations de la pensée. O n s’élève à
une passivité matérielle qui facilite une forme de spiritualité. Les pou­
voirs psychiques qui en découlent sont des déviations du Chemin
Droit. Cette Voie ne doit pas être adoptée sans le contrôle personnel
et constant d ’un Oriental expérimenté.
L a Voie du Spiritisme s’attache aux problèmes de l’A u Delà.
Elle commence par le spiritisme en famille, pour continuer ensuite par
les rapports avec les désincarnés liés à la Terre, plus haut on rencon­
tre les Guides, et finalement (avec un changement de méthode) on
arrive aux communications avec les Entités Supérieures.
L a Voie du Foyer est surtout féminine. Les premières étapes
LA CINQUIEME DIMENSION 203

sont la simple vie domestique, accomplie avec joie dans le devoir.


L ’affection vient ensuite, puis le bonheur familial, le reflet de l’har­
monie, et finalement l’œuvre de la présence qui élève et qui inspire.
La Voie du Travail est masculine. D e la nécessité du gagne-
pain, elle monte au support de la famille et aux devoirs du citoyen
et soldat, de là à la fierté du travail et le respect de soi-même, puis
finalement au travail fait dans la conscience qu’on participe à l’œu­
vre de 1*Evolution Spirituelle.
La Voie de l’A rt est celle de la révélation. Dans ses plus simples
lignes, c’est l’expression d’un aspect de la Nature ou de l’Humanité,
saisie à un moment donné, soit en peinture, musique ou un autre art ;·
elle révèle ensuite l’âme ou la beauté de cet aspect ; plus haut encore»
elle devient créatrice et nous fait voir une sublimité nouvelle.
Il y a encore, et c’est de cette Voie que nous allons parler, la
Voie de la Cinquième Dimension. Elle consiste dans la perception et
la compréhension d’un plan de la matière surélevée au-dessus de nos
conceptions usuelles, ce qui peut nous donner une nouvelle vision de
la Beauté qui existe en toutes choses, et une nouvelle réalisation de la
gloire que possède toute manifestation de l’Etre Suprême.
L A Q U A T R I E M E D IM E N S IO N . — Le monde terrestre,
au plan sur lequel nous vivons, est un monde de trois dimensions :
Longueur, Largeur, et Epaisseur. Tous les objets que nous connais­
sons portent ce triple caractère. Même quand nous avons devant nos
yeux un objet de deux dimensions — tel qu’une photographie —
nous donnons mentalement la troisième dimension à tous les objets
photographiés, et nous les voyons comme des « solides ».
N i le physicien, ni le mathématicien n’ont pu nous donner une
idée claire d ’une quatrième dimension dans 1*Espace. Nous concevons
facilement une ligne horizontale, une ligne perpendiculaire à la pre­
mière et une troisième ligne transversale à angle droit des deux. Nous
ne pouvons pas concevoir une quatrième perpendiculaire, et il est vain
d ’entortiller les mots pour expliquer ce qui n’est pas explicable.
La seule théorie de la quatrième perpendiculaire qui semble avoir
un peu de valeur est celle qui suggère que le monde est vraiment
quadri-dimensionnel, que les Maîtres et les Initiés y vivent, mais que
nous, moins avancés qu’eux, ne comprenons que Trois Dimensions de
ce Monde de Quatre Dimensions.
Heureusement, nous ne sommes pas réduit à l’impasse de la qua­
trième perpendiculaire pour trouver la Quatrième Dimension. Nous
allons rester sur la base de notre simple bon sens, et nous accepterons
pour les trois dimensions de l’Espace, les mesures usitées : la Lon­
gueur, la Largeur, et l’Epaisseur.
Mais, en toutes les choses qui nous entourent, il n’y a pas seu-
204 L'ASTROSOPHIE

lement l’Espace, ¡1 y a aussi le Temps. Un objet est tel et tel mainte­


nant» ou il était tel ou tel autrefois, ou il y sera plus tard. Il n’est pas
possible de penser à un objet ayant les trois dimensions de Longueur,
Largeur et Epaisseur sans lui ajouter la notion du Temps ; observons
que le Temps n’est pas* extérieur à l’objet, car le Temps est dans l’ob­
jet et l’objet est dans le Temps.
U n fourneau non allumé et froid à 7 heures du matin peut deve­
nir un fourneau chauffé rouge à 8 heures. Si on touche ce fourneau
de la main à 7 heures ou à 8 heures, on sentira bien une différence !
Ce fourneau, d ’un mètre cube, à 7 heures, est différent de ce même
fourneau d ’un mètre cube à 8 heures. Cette différence se fait dans
une heure de Temps. Pour définir le fourneau il faut dire, un mètre
cube-7 heures ; un mètre cube-8 heures ; autrement : Longueur-Lar-
geur-Epaisseur-Temps. \
En poursuivant ce thème, nous voyons que tout objet est diffé­
rent à deux moments différents (si ce n’est rien que l’usure). Les con­
ditions thermométriques et barométriques n’étant jamais les mêmes
pendant deux secondes de suite, tout objet subit un changement. Nos
corps, composés des milliards de cellules, chacune en changement per-
pétul avec une vitesse vertigineuse, se modifient d’un centième d ’une
seconde à Fautre. Non seulement notre « Moi » change de l’enfance
à la maturité,. mais il ne sera pas le même demain qu*aujourd’hui.
Ajoutons qu’il est incorrect de parler de (( trois dimensions de
temps » : le Présent, le Passé et l’Avenir, car ce ne sont que des divi­
sions faites par le placement arbitraire d ’un moment choisi. Supposons
que, dans le vingtième siècle un auteur écrive une biographie de Julius
César, au milieu du livre la mort de César sera encore dans l’avenir
pour l’auteur et pour le lecteur, bien que César soit mort depuis vingt
siècles de temps.
U n exemple, pris de l’astronomie, pourra très bien nous montrer
l’importance de cette quatrième dimension de l’espace-temps. Nous
voyons une nouvelle étoile dans le ciel, une « nova » indice d’une
conflagration incommensurable dûe à l’approche et la destruction
mutuelle de deux corps célestes. Cette nova est distante pour nous de
10.000 années-lumière (c’est-à-dire, il a fallu 10.000 années terrestres
pour la lumière d ’arriver de cette étoile à nous). En moins de 10 ans
(de notre temps) la conflagration sera éteinte et ne sera plus visible
même par nos télescopes à grands objectifs. Ce qui est arrivé est que
les corps célestes « solides )> ont été désintégrés en particules rendues
incandescentes par le choc et la vitesse de la désagrégation, les parti­
cules ont été changées en molécules, les molécules en atomes et les
atomes en électrons et peut-être en neutrons. Dans cette forme la
« matière » des deux grands corps célestes ne sera plus visible
LA CINQUIEME DIMENSION 205

n’ayant aucune lumière propre et n’ayant aucune forme solide ou


même gazeuse pour refléter une lumière extériéure. Il n’y a donc plus
de conflagration.
Toutefois, en regardant dans le ciel, nous voyons ce cataclysme
céleste au moment de son premier éclat. Pour nous il est visible et
vrai ; nous pouvons l’observer toutes les nuits durant plusieurs mois
et années successives, et nous pouvons photographier à loisir un feu
qui est éteint depuis plus de 10.000 ans. Le « maintenant » cosmi­
que est donc séparé à deux points de l’espace par 10.000 ans.
Le converse de cette vérité est également applicable. U n évè­
nement mondial terrestre, disons la Nativité du Christ, il y a 2.000
ans, sera le « maintenant » pour une étoile distante de nous de 2.000
années-lumières. Tout événement depuis ce temps-là est dans notre
passé, et il sera en même temps dans l’avenir pour cette étoile.
U n autre exemple, extrêmement simple, montre l’emploi courant
de notre appréciation journalière de la quatrième dimension Espace-
Temps. Un chasseur, tirant sur un canard, vise un point où l’oiseau
n’est pas, mais où le chasseur pense que le canard sera au moment
où les chevrotines arriveront à ce point. L ’oiseau, un objet « solide »,
possède les trois dimensions usités, mais le chasseur ajoute la dimen­
sion de mouvement, exprimée en Temps, car il n’existe pas un mou­
vement dans le monde de trois dimensions sans l’addition du temps.
Ces très simples exemples nous permettent de comprendre que notre
monde de trois dimensions n’est que de trois dimensions dans un
état statique ; il est de quatre dimensions dans un état dynamique.
Ce même phénomène du passé et de l’avenir, ou du dynamisme
de tout objet, nous explique aussi quelques-uns des problèmes de la
prédiction. Supposant que le chasseur en question soit en communi­
cation télépathique (ou même télégraphique) avec un ami à un kilo­
mètre de distance. L a pensée et le courant électrique voyagent plus
rapidement que le son. Le chasseur pourrait penser ou télégraphier :
« J ’ai tiré, vous allez entendre le son ». C ’est une prédiction, certai­
nement, et sur des bases scientifiques, car ce qui est passé pour le
tireur est encore dans l’avenir pour son ami. Il s’en suit que si nous
avions une maîtrise de la quatrième dimension, nous pourrions faci­
lement prédire l’avenir, en nous mettant au point où l’avenir pour une
personne sera les connaissances du passé pour nous.
L a cinquième dimension, assez curieusement, nous est plus
familière et plus facile à comprendre. Nous en avons quelques per­
ceptions dans nos rêves et en d’autres activités du sub-conscient et du
super-conscient ; elle nous révèle de nouveaux aspects du monde dans
lequel nous vivons. Nous traiterons la cinquième dimension et ses
mystères dans la deuxième partie de cet article.
(à suivre).
— 206 —

Où allons-nous ?

M a rc e l G U lN E B E R T

E S T R A D IT IO N S les plus reculées parlent de la Terre

L comme d ’un être vivant. Etre ayant sa circulation domi­


née par la pulsation des marées, sa température pro­
pre invariable, et même ses maladies. O r l’homme
apparu sur son sol, issu de sa substance, est intimement lié, par tous
les éléments qui le constituent, visibles et invisibles, à l’atmosphère
et au corps de la planète. Il en subit donc de ce fait toutes les vibra­
tions, toutes les perturbations quelles qu’elles soient, ce qui entre
parenthèses, nous donne la clé des contrées curatives, et toute perturba­
tion dans son régime normal doit, principalement chez ceux que l’on
appelle des sensitifs, amener des troubles analogues.
Si la terre a une action sur les êtres vivants, la masse de ceux-ci
doit logiquement agir sur les vibrations de la planète et déterminer
en elle des réactions plus ou moins vives. En effet, d ’après les anciens,
le Microcosme est intimement lié au Macrocosme, il participe de sa
vie et à son tour influe sur la sienne. Pour parler un langage plus
scientifique, ils admettaient que de tout corps vivant, qu’il soit miné­
ral, végétal, ou animal, partent des radiations ou courants de force,
concourant à l’harmonie du Cosmos et que par réciproque ces mêmes
corps vivants, reçoivent les radiations de tout ce qui les entoure.
La vie des êtres et des choses est dictée par cet échange conti­
nuel de forces et leur production individuelle est en fonction de la
vie propre de chaque émetteur. Fonction de son mouvement, que
celui-ci soit physique, animique ou mental. Notre rotation terrestre
s’exerçant d ’Ouest en Est, si nous appliquons par rapport à nous,
une des théories de Wronsky, nous constaterons que ce mouvement
Ouest-Est, pour nous qui sommes sur l’hémisphère N ord et qui par
conséquent devons regarder vers le Sud, afin d ’être face à la lumière,
nous constaterons que cette rotation s’exerce dans le sens opposé à
celui des aiguilles d ’une montre, c’est-à-dire de droite à gauche.
Wronsky lui attribuait un sens d’involution et le considérait comme
mouvement inhibitoire subi par l’individu. En effet il le renferme
sur lui-même et par conséquent, est générateur de tous les égoïsmes.
E n raison même du sens où s’effectue cette rotation et de la
position par nous occupée, nous sommes entraînés dans un cycle qui
OU ALLONS-NOUS? 207

échappe à notre pouvoir, nous subissons un destin et ne pouvons nous


y soustraire. Cependant depuis toujours, nous essayons de réagir et
nous dirigeons notre marche vers l’Ouest, sous le coup d’une sensation
confuse, qui nous porte à tenter de neutraliser les contraintes de notre
destinée. Toutefois l’être humain ne se rend pas compte, qu’en inter­
vertissant le sens du mouvement qui l’entraîne, il crée une action
dynamogène expansive, dans son rêve de diminuer son asservissement
aux dures lois de la matière et de se créer des facilités de vie. Mais,
par choc en retour, le fait de vouloir éviter l’inéluctable, de céder à
cet attrait du plus facile, le plonge dans l’égolâtrie et le fascine par
toutes les illusions du concret, au grand dam de sa partie spirituelle
aux abois.
Ceci nous porte donc à considérer que l’état actuel de notre
civilisation et tout ce qu’il comporte de richesses, de sciences, de
misères, de haine, d’immoralités et d ’épreuves, fait partie d’un pro­
gramme nécessaire, d’une destinée fixée d’avance pour la race blan­
che et cela en raison même du sens où se fait la rotation terrestre
et par suite, de la position occupée par les pays civilisés, lesquels sont
entraînés par un tourbillon giratoire qui les dépasse.
Le lieu d ’élection de la Race Blanche est l’Europe. Ce conti­
nent forme d ’une façon bien tranchée, un organisme à part sur notre
machine ronde. Organisme que nous pourrions analogiquement assi­
miler à un corps, donc à un Etre ayant une vie propre, en tant que
centre de force, naturellement.
L a position de la France et de la Grande-Bretagne à l’extrémité
occidentale de l’Europe fait qu’elles tiennent avec l’Espagne une posi­
tion où elles devraient agir sur les nations et servir en quelque sorte
de principe directeur. Si les Etats centraux occupent le cœur de cet
immense organisme et en constituent la poitrine, la Russie, par contre,
en représente géographiquement les parties basses, siège des instincts.
P a r suite d ’une correspondance occulte et physiologique en même
temps, qui fait que ces parties basses sont intimement liées au principe
cérébral, nous nous sommes toujours tournés vers la Russie.
Actuellement cette partie de notre Race Blanche qui se trouve
en Europe, est en proie à un conflit où l’instinct et la cérébralité le
disputent à l’ordre et à l’intuition. Qui l’emportera ? Est-ce que cette
intuition, apanage du cœur, servie par une large poitrine, emblème
de la force, parviendra à réveiller les éléments nobles d’une conscience
endormie, ou bien allons-nous sombrer dans une barbarie régressive ?
Il est heureusement à considérer que l’Etre humain, dans ses descen­
tes les plus vertigineuses, conserve, à son insu le plus souvent, ce fer­
ment d ’évolution qui n’est autre que sa correspondance divine, F er­
ment qui lui donne cette aspiration vers le mieux, vers un idéal, même
lorsqu’il paraît complètement envahi par le mal.
208 L'ASTROSOPHIE

Or, en raison des considérations développées plus haut, dédui­


sons de ce qui précède que le Mal, générateur de toutes les épreuves,
est aussi nécessaire que le Bien.
C ’est dans sa course voulue au fond de la matière, dans sa lutte
titanesque contre toutes les forces qui l’entourent, que l’homme amasse
son potentiel de vigueur, son énergie. C ’est dans le bouillonnement de
toutes les passions de son être, qu’il fait son apprentissage royal. Il
ne faut pas, par conséquent, nous effrayer de la façon dont se dérou­
lent les destinées, qu’elles soient destinées de peuples ou destinées d’in­
dividus. Accordons au temps moins d ’importance dans notre vie et nos
épreuves seront beaucoup moins aiguës.
Bien qu’il ne faille pas oublier que c’est uniquement de cette
façon, dans le creuset de la douleur, du chagrin et des larmes que se
révéleront les plus belles possibilités humaines.

NOTRE HOROSCOPE MENSUEL


(Suite de la page 199)

On a accusé le savant de trop bien savoir la valeur de l’appui de ses


amis, il a gagné le Prix Nobel. La signification du degré sur le Mi-Ciel,
le point qui marque la profession et les occupations, le 25“’ du Sagittaire :
«tendance à la prodigalité, positions par pistonnage». Nul ne doute que
le foudroyant succès du livre du Docteur Carrel, « L’Homme,’ cet In­
connu », est dû aux tableaux sensationnels qu’il peint de la vie moderne.
Une cellule invisible devient un ogre dans le style de l’éminent savant. La
Signification du degré où se trouve Jupiter dans la charte, le 28“’ du Lion
signifie : < Une tendance à agrandir toutes choses, avec beaucoup d’exa­
gération, sans vouloir faire du mal (Notons, en passant, que l’élément
« forain > apparaît dans chacun des trois degrés). La Lune se trouve sur
le 23“’ degré du Lion : « Beaucoup d’enthousiasme, toujours prêt à aider
une œuvre philanthropique».
L’Ascendant n’est pas moins frappant. Il est sur le 19“’ degré des
Poissons, ayant la signification : « Caractère très opiniâtre en questions
de religion ou science ; sectaire, spirite. Le symbole est une femme qui
frappe sur un gong». Et finalement, le 7“· degré du Cancer sur lequel
se trouve le Soleil n’est pas sans une application : « Le sens d’acquisition
et le flair pour savoir les affaires des autres. Le symbole est une grosse
araignée dans sa toile qui regarde des mouches éphémères qui volent
tout près ».
Pour l’avenir prochain, la charte progressée du Docteur Carrel n’est
pas très favorable, mais, dans le printemps de 1940 une belle conjonction
avec Jupiter progressé, supporté par de bonnes Directions Symboliques
justifie l’espoir que ce grand génie dans la micro-pathologie fera une
découverte sensationnelle pour le bien du monde, peut-être celle de la
cause du cancer, sur laquelle il a travaillé depuis vingt ans.
— 209 —

L’Apparition de la Lampe
Maurice MAGRE (1)

E U T -E T R E L ’E X P E R IE N C E PERSO N N ELLE

P devrait-elle rester secrète et y a-t-il des choses qui ne


doivent pas êtres révélées. Peut-être y a-t-il un mystère
qu’on abolit en le décrivant. Mais le silence n’est-il pas
l’égal du néant et le devoir de la parole n’est-il pas aussi impérieux
que le devoir du silence ?
Bien minime est l’exemple que je peux donner. Je ne le donne
pas pour servir d ’indication à celui qui ferait les mêmes recherches
que moi. J ’obéis à une invitation intérieure de raconter.
Ce soir-là je ne m’étais senti le courage de faire aucun appel,
aucune invocation à des puissances vivantes ou mortes. L ’apparte­
ment était désert, je sentais la rue déserte derrière les murs, mon
âme était déserte comme le monde immense où je me sentais perdu.
Je ne sais pourquoi, une terrible parole revenait à ma mémoire
et m’apparaissait comme écrite en lettres de feu sur un invisible
livre.
— Il y a des hommes pour qui la vie est un supplice...
Certes je ne faisais pas partie de ces hommes. La vie n’avait
jamais été un supplice pour moi et même j’avais tiré d ’elle des jouis­
sances nombreuses, variées, délectables. La source de ces jouissan­
ces s’était tarie, voilà tout. Ou plutôt elle avait été remplacée par
une autre source plus abondante, plus pure, dépouillée de toute amer­
tume, mais où je puisais solitaire. Non, je n’avais pas à me plaindre
et face à face avec le passé, je lui devais une action de grâce.
Louange à la vie et à sa beauté multiforme, au plaisir de
l’amour humain, à la richesse des pensées qu’on trouve dans les livres,
à tout ce qui est charmant et périssable, formulai-je avec mes lèvres.
Mais au plus profond de moi était écrit : « II y a des hommes pour
qui la vie est un supplice... ))
J ’en avais connu. Ils avaient vécu et ils étaient morts. Je les
revoyais. Leur caractéristique était un apparent enthousiasme de la
vie. U n enthousiasme désespéré. U n enthousiasme qui allait jusqu’à
désirer la mort dans l’espoir d ’une vie plus haute. J ’avais vécu inti-

(1) Extrait d’un volume : La Beauté Invisible, qui doit paraître


prochainement
210 L'ASTROSOPHIE

mement avec deux ou trois d ’entre eux. Mais il y en avait que j ’avais
seulement entrevus, dans des réunions, dans des cafés, surtout dans
des cafés. Je me remémorais des yeux brillants, des parcelles de
génie éparpillées dans des discours devant des tables de marbre,
parfois des éclairs de haine. E t ils n’avaient laissé ni œuvres, ni
ébauches d’œuvres. Leurs actions n’avaient été que des essais et des
essais d ’ordinaire mort-nés. Ils avaient été inutiles à leurs semblables,
peut-être nuisibles. E t je les chérissais sans raison valable, peut-être
seulement parce que la vie avait été un supplice pour eux.
E t j ’écoutai longtemps les bruits de la ville et de la nuit pour
savoir s’il ne s’en produirait pas un de particulièrement extra-ordi­
naire, chute de tour Eiffel, trompette d ’Apocalypse aux sept appels,
signal de la fin des temps. Je m’assurai avec un secret regret qu’il
n’y avait que le gémissement des taxis en marche dans la tristesse
sans fin des rues et, de ci de là, un air lamentable de phonographe
accroché à une fenêtre comme un oiseau empoisonné. Alors je songeai
que lorsqu’il n’y a pas de fin de monde en perspective et qu’on ne
peut chasser de son esprit ceux pour qui la vie est un supplice, il reste
un refuge ultime, profond, plein de pardon et d’oubli et ce refuge
est le sommeil.
Vers ce refuge qui m’est toujours accordé un peu avant l’heure
de minuit, je me précipitai avec ardeur. Cette ardeur était une fuite.
Je fuyais ce qui était autour de moi, les livres et les photographies
bienveillantes, je fuyais le peuple des souvenirs toujours prêt à appa­
raître au moindre signe, je fuyais surtout ceux pour qui la vie est
un supplice dont je revoyais les visages douloureux et graves, les pom­
mettes marquées par l’alcoolisme, et certains rires plus atroces qu’au­
cune tristesse.
E t je me demandai si, de ces compagnons que j ’avais connus
et qui avaient disparu, je n’étais pas le survivant. N ’étais-je pas un
membre de cette famille désespérée qui avait résisté à la vie parce
qu’il avait été plus favorisé par le sort, qu’il avait su créer des
chimères, les peindre et les souffler en forme d’idoles et les adorer
pour avoir un prétexte à vivre ? Mais quelquefois la baudruche des
idoles éclatait, il n’y avait plus rien, et je me retrouvais, pareil à mes
frères les alcooliques, les désespérés, ceux pour qui la vie avait été
un supplice.
A h ! passer vite sous le portique du sommeil ! Entrer dans le
monde des choses nocturnes, des rêves peut-être, du silence et du
repos presqu’à coup sûr.
E t pour cela, pour tout oublier, il n’y a qu’à presser le bouton
d ’une lampe électrique, à s’étendre les bras en croix comme si on
était mort et à attendre.
2 1 ’1
L'APPARITION DE LA LAMPE

En réalité» ce n'est pas ce que je fais chaque sôir. Quand la


lumière est éteinte je profite de la paix des ténèbres pour me recueil*·
lir» pour tenter de communiquer, par l’élan de la pensée, avec les for­
ces supérieures de l’esprit que j’imagine comme des entités person­
nelles susceptibles de m’entendre. E t quelquefois il m’est arrivé
d ’avoir, sinon une réponse à ma demande, tout au moins un petit
signe me permettant de croire que mon aspiration était connue et que
mes paroles silencieuses n’étaient pas perdues.
Mais ce soir-là il n’y avait pas en moi de vertu de demande. Mon
âme était comme une pierre, comme un tombeau fermé. Je ne sen­
tais qu’un profond, un sincère désir de néant.
E t c’est alors que l’au-delà se manifesta à moi pour la première
fois. Quelle créature de l’au-delà, quelle intelligence suprêmement
attentive qui, en échange du désespoir, me fit le don de la lumière
vivante ?
L ’obscurité de ma chambre était compacté et j ’étais étendu
immobile, les yeux ouverts. Devant moi et un peu à droite, avec une
saisissante rapidité, jaillit une lumière d’or clair, d’or pur, d’or éblouis­
sant. E t au milieu de cette lumière, avec la couleur et le relief de la
vie était une lampe, une lampe ancien modèle, une lampe à huile
d ’autrefois, ayant un pied évasé ordinaire et un bec pour tourner la
mèche. i i
O r cette lampe, je la reconnus parfaitement. C ’était la lampe
dont je m’étais servi dans ma jeunesse, qui avait jeté sa lumière médio­
cre mais fidèle dans ma chambre d ’étudiant. A cette lampe, jadis,
j ’avais donné cette forme d’amitié que l’on donne à certains objets
familiers, quand le nombre des possessions est restreint et que ces
objets vous ont rendu longtemps et régulièrement ces services pré­
cieux que la matière rend à l’esprit. Quand des chambres plus moder­
nes m’avaient permis un éclairage électrique, j ’avais gardé la lampe
comme souvenir de certains soirs de froid, de solitude et d’espoir
auxquels elle était liée et dont elle avait été l’âme. Puis les années
avaient passé, les déménagements s’étaient succédés et la lampe avait
disparu. Il n’y avait jamais eu un moment précis de la disparition.
J ’avais regretté cette perte. Mais je pouvais croire qu’elle n’avait
jamais été jetée à.un bric à brac de vieux objets, qu’elle s’était déma-
térialiséc et, par une ascension mystérieuse, était retournée au séjour
des flammes éternelles.
E t maintenant elle en était redescendue. P a r pour longtemps*.
J ’évalue à quinze secondes le temps où elle fut présente à mes yeux.
Mais ce temps me parut infiniment long. Il fut assez long pour que je
puisse être conscient qu’un événement d’ordre merveilleux survenait
et que cet événement était produit par l’apparition d ’une, lueur d’ôr
et de la lampe de ma jeunesse au cœur de cette lueur.
212 L'ASTROSOPH IE

E t aussitôt la lampe disparut et elle fit place à l'image d’un


Bouddha, d ’un Bouddha debout et placé de telle façon que la lumière
qui avait entouré la lampe l’auréolait d ’une façon parfaitement har­
monieuse et ressemblait à ces feuilles d ’or peint que l’on place autour
de certaines statues de Bouddha pour représenter l’aura lumineuse qui
les enveloppe.
Le Bouddha ne demeura pas devant mes yeux plus longtemps
que la conscience que j ’éprouvai de la réalité de son image. Il rentra
dans l’or fluide qui l’entourait et cet or lui-même s’atténua, se fon­
dit, disparut et fit place aux normales ténèbres qui n’auraient logi­
quement pas dû cesser d ’emplir la chambre.
Une impression de ravissement demeura en moi. Le mot ravisse­
ment est le seul que je puisse employer pour désigner un état bien
différent de l’allégresse intellectuelle que pouvait me donner la satis­
faction d ’avoir été le témoin d ’une manifestation extraordinaire, vio­
lant les règles de la nature et indubitablement extérieure à moi. Cette
impression de ravissement devait dépasser le sommeil et je la retrou­
vai le lendemain à mon réveil. Après quoi elle s’effaça comme s’ef­
face la beauté quand elle s’est exprimée et l’amour quand il a jeté
son souffle d’enchantement.
De qui venait l’apparition messagère qui m’a préservé de la
chute ? De cet inconscient auquel on confie maintenant le rôle de
tout expliquer, dira-t-on, de l’inconscient père des rêves, créateur
du meilleur et du pire. U n témoignage venant du plus profond de
moi-même et par conséquent de mon inconscient, m’affirme impé­
rieusement que non. Y a-t-il, comme je le crois, des hiérarchies
d ’êtres supérieurs à l’homme et dans certains cas et pour des raisons
qui m’échappent, ces êtres interviennent-ils ?
O u faut-il supposer que j ’ai reçu le message d’un vivant ? D ’un
vivant très puissant qui peut projeter sa pensée à une grande dis­
tance. A yant une fois eu la faveur d’approcher un des hommes
arrivés au plus haut degré de la spiritualisation, ne suis-je pas resté
à mon insu en rapport avec lui et n’a-t-il pas fait usage de son pou­
voir de communication pour me préserver d’un danger ? C ’est à cette
hypothèse que je me suis rallié.
C ar le plus grand danger est peut-être le désespoir et l’aspiration
de l’âme vers le néant. Certes, les jours succèdent aux jours, chacun
apportant sa tonalité particulière, sa couleur de bonheur ou de
malheur. J ’aurais vraisemblablement retrouvé le lendemain des pen­
sées meilleures. Mais il est possible que dans l’économie générale
de la vie spirituelle la plongée dans le sommeil avec un élan de
désespoir ait une grande importance et qu’une intelligence supérieure
et protectrice ait jugé bon de m’en préserver.
Quelle qu’en soit l’origine, j ’ai compris le langage du symbole.
L'APPARITION DE LA LAMPE 213

Il disait : « La lampe de ta jeunesse brûle toujours. L a voici


encore près de toi. Jadis tu as fait à ton insu un pacte avec la lumière.
Demeure fidèle à ce pacte. Voici pour te le rappeler l'image de
l’homme qui, sur la terre, s'est le plus souvent approché de la vérité.
C ’est le lendemain seulement, je l’avoue, que j’ai revu, mais
plus voilés et plus lointains dans mon souvenir, les visages des hom­
mes pour qui la vie fut un supplice.
Ce n’est qu’alors que je réalisai combien j’étais favorisé entre
ceux qui sont inscrits pour le tourment. Car pour ces frères disparus,
il n’y avait pas eu de signe, pas d ’apparition consolatrice. Il n’y avait
même pas eu en eux la foi en ces signes. Ils avaient été réabsorbés par
la grande force destructrice, sans la plus petite indication du divin.
Ils étaient partis sans lampe. E t où étaient-ils maintenant ? P a r quels
avatars de transformations étaient-ils passés ? E t à quelle minute des
temps leur serait-il donné de connaître enfin le doux ravissement que
procure la lumière d’or ?

Celui qui a perdu son idéal a tout perdu.

Ceux qui attaquent les autres n’ont aucune défense pour eux-
mêmes.

Aucune raison n’est valable qui n’a pas six autres raisons pour
la confirmer.

Il y a dix-neuf étages dans l’amour, l’amour charnel n’est que


l’étage inférieur.

Dans la symphonie humaine, chacun ne peut jouir que pendant


un moment — et quand cela lui est ordonné.

Celui qui cherche à comprendre l’humanité restera sur les pics;


celui qui devra comprendre les hommes doit descendre pour le?
rencontrer dans les plaines à leur travail journalier.
— 214 —

Astrologie de l’Amérique
Pré-Colombienne

A. VOLGUINE

S U I T E E T F IN

’A S T R O L O G IE D E L ’A N C IE N N E A M E R IQ U E

L était avant tout une science de cycles s’emboîtant les


uns dans les autres — ce qui la rend d’autant plus diffi­
cile à comprendre que nous, astrologues modernes, avons
oublié l’emploi des cycles cosmiques qui étaient connus par les civi­
lisations dont nous sommes les héritiers. Les nombres sacrés : 3, 4, 5,
7, 9, 13 et 20 et leur symbolisme semblent être à la base des cycles
américains. Le nombre 13 est ici surtout important, peut-être parce
que c’est le symbole universel du « cours cyclique de l’activité
humaine, tour à tour employée pour le bien et pour le mal » (1) et de
la transformation perpétuelle du monde.
Ces cycles peuvent être résumés ainsi :
1) 9 «Seigneurs de la N uit)), Yohual-Tecuhlin, régnant sur
les destinées humaines et marquant successivement les jours, comme
chez nous les astres marquent les jours de la semaine (la lune, le lundi ;
Mars, le mardi; Mercure, le mercredi, etc.). Les 9 cieux et les 9
enfers semblent aussi être en rapport avec ces « seigneurs de la nuit »
(2). _
2) U ne période de 13 jours forme un signe. 20 de ces signes
forment un cycle de 260 jours, Tonalamatl, qu’on croit être très
ancien et dont on ne connaît aucun autre semblable dans les civilisa­
tions du Vieux Monde. Le premier jour du signe donne son nom au
signe tout entier. Les jours se comptent de 1 à 13 et portent donc cha-

(1) Docteur R. Allendy, Le Symbolisme des Nombres, Paris, 1921,


p. 360.
• (2) II Semble toutefois que les « Seigneurs de la Nuit > appartien­
nent. exclusivement au système aztèque et étaient inconnus chez les
Mayas.
ASTROLOGIE PRE-COLOMBIENNE 215

cun un nombre et signe, et la série recommence à 261 jours. Ce der­


nier se distingue du premier par le fait qu'il se trouve sous la domi­
nation d’un autre « Seigneur de la nuit » (car 260 ne se divise pas
par 9 ).
3) Une période de 20 jours ; 18 de ces périodes auxquelles on
ajoutait 5 jours supplémentaires appelés vacants et désastreux (car ils
n'étaient consacrés à aucune divinité ( I ) , formaient une année solaire
(18 x 20 = 360 + 5 ). Remarquons à ce sujet qu’on trouve en Am é­
rique des indications prouvant qu'on comptait un jour pour un an (2),
ce qui prouve l’antiquité et l’universalité de l'Horoscope Progressé.
4) Une année vénusienne de 584 jours.
5) Un cycle de 8 années solaires qui correspondant exactement
à 5 années vénusiennes (584 X 5 = 365 X 8 ). Il semble aussi qu’on
connaissait en Amérique un cycle de 4 années solaires dédié aux 4
éléments, mais ce cycle n'est que la moitié de celui de 8 ans.
6) U n cycle de 13 années solaires dont chacune était repré­
sentée par un animal symbolique. Les cycles avaient leurs noms : le
Lapin correspondant au Sud ; le Roseau correspondant à l’Est, le
Silex correspondant au Nord, et la Maison correspondant à
l’Ouest. (3)
7) Un cycle de 13 années vénusiennes.
8) Une période de 52 ans qui amène la répétition des rapports
entre l’année solaire, la période sacrée de 260 jours et le cycle de
13 ans (365 x 5 2 = 2 6 0 X 7 3 = 18.980 jours=4 groupes de 13 ans).
Si chaque année solaire portait l’hiéroglyphe d ’un animal, chaque
groupe de 13 années était aussi représentée par le Lapin, le Roseau,
le Silex ou la Maison, Ce cycle de 52 ans ramenait l’ordre des
hiéroglyphes à leur point de départ. Le R. P . Acosta (4) raconte
que les anciens Mexicains attendaient la fin du monde au terme de
chacun de ces cycles.
9) Un grand cycle de .104 ans qui ramène à leur point de
départ les cycles des §§ 2, 3 et 4. En effet, ce cycle est égal à
37.960 jours ou 146 périodes de 260 jours et à 65 années vénu­
siennes.

(1) Il est curieux de rappeler que les jours supplémentaires étaient


considérés comme «néfastes» dans toute l’Antiquité.
(2) Patrice Genti, Cosmogonie et Astrologie de l'Extrême-Occident,
dans Le Voile d’Isis, 1922, p. 115. ·
(3) Ces noms se rencontrent aussi dans le système uranographique
chinois, ce qui fournit une nouvelle preuve de l’hypothése de la parenté
de ces deux systèmes.
(4) Jos. Acosta, Histoire naturelle et morale des Indes, Paris, 1600
I, VI, p. 277.
216 L'ASTROSOPHIE

Enfin, au-dessus de ces cycles se trouvent d ’autres cycles, beau­


coup plus grands, comme par exemple, celui de 6U0 ans (qui semble
être un cycle chinois par excellence) et même des cycles qui amènent
le bouleversement complet de la Terre. Les anciens américains avaient
une tradition semblable à celle de l’Inde d ’après laquelle l’humanité,
à la fin des grands cycles est anéantie périodiquement par des cata­
clysmes, ce qui prouve que la conception de Manvantara était jadis
universelle. Une période de ténèbres sépare les âges qui commencent
par une nouvelle création du Soleil, de la Lune et des étoiles, et qua­
tre cataclysmes ont déjà eu lieu. Quatre créations et destructions
successives précédaient l’âge actuel. Certaines légendes parlent même
d ’hommes vivant à l’origine dans les entrailles de la Terre (ce qu’on
pourrait rapprocher aux «hommes-poissons» de la Doctrine Secrète).
Ces quatre âges peuvent être résumés ainsi :
Le premier a duré 4.008 ans (qui est évidemment un nombre
symbolique). Son symbole est le Soleil d ’Eau, l’Est, le Rouge et le
Roseau. Il se termina par le déluge d’eau et puis par le froid.
Le deuxième a duré 4.010 ans et était symbolisé par le Soleil
d’Air, le Nord, la couleur Jaune et le Silex. La deuxième humanité
a péri par un cataclysme aérien, c’est-à-dire par des pluies, et, princi­
palement, par des tempêtes et des ouragans.
Le troisième âge de 4.804 ans est celui du Soleil de Feu, de
couleur sang, de l’Ouest et de la Maison et se termina par un cata­
clysme de feu, par des éruptions volcaniques, des incendies et la
sécheresse.
Le quatrième âge a duré 5.206 ans, son Soleil était celui de
Terre et ses symboles sont le Sud, la couleur Bleu et le Lapin. Il finit
par des tremblements de terre et la famine.
Nous sommes donc dans le cinquième âge présidé par le Soleil
orangé. Les croyances mexicaines au sujet de sa fin rappellent étran­
gement notre Apocalypse. Sa fin sera précédée par le retour de
Quetzalcohuatl qui établira une nouvelle religion, punira les mé­
chants et récompensera les bons, — ce qui n’empêchera pas que notre
âge finira par des guerres et des épidémies.
L ’Amérique pré-colombienne a connu les douze signes du
Zodiaque, ainsi que la division du ciel en 28 parties. Le R . P .
Acosta dit que le signe du Bélier était appelé Splendeur de
PAgneau, celui du Taureau M âle puissant et enflammé, celui des
Gémeaux Etoiles Unies, celui du Cancer Couleuvre endormie, celui
de la Vierge M ère Divine, celui de la Balance Echelle, celui du
Capricorne Cerf ardent ou Cornu, et celui du Verseau Epoque des
Eaux. Comme on voit, les noms aztèques sont semblables aux nôtres.
ASTROLOGIE PRE-COLOMBIENNE 217

Mais l'originalité de l'Astrologie américaine consiste évidem­


ment dans le système de 20 signes de 13 jours dont l'invention est
attribuée à Queizalcohutl, Mercure, et Tlaquolteotl, déesse des
plaisirs charnels, Astarté aztèque, Vénus terrestre.
Chaque jour possède, selon le P . de Sahagun (qui nous a trans­
mis la plupart des données de l’Astrologie Mexicaine) sa propre
nature. D ’une manière générale, on peut dire que le 3° jour est tou­
jours favorable, le 4 e et le 7° ont une nature neutre, le 9° est néfaste»
les 4 derniers sont bons sous quelques réserves.
Le 1er signe est L'Espadon ou Crocodile et est fortuné dans son
ensemble. Il promet à celui qui naît sous son influence la richesse ou
au moins l’aisance, à condition qu’il combatte ses défauts, car chez
les Aztèques la réalisation d ’un bon présage matériel dépendait de la
perfection morale, ce qui montre le plan élevé de l’Astrologie des
civilisations américaines.
Le 2° signe est le Jaguar et ses 13 jours sont néfastes. Le natif
sera vicieux, malheureux dans ses entreprises et deviendra captif, tan­
dis que la femme née sous son influence sera pauvre, mal mariée,
adultère et mourra la tête écrasée par des pierres.
Le 3° signe est nommé Le Cerf et ses 13 jours sont les suivants :
le 1er jour est bon et le natif sera de haute condition, mais timide et
pusillanime, il mourra par la foudre ou la noyade. S’il est de basse
condition (1), il sera supérieur aux gens de son rang et deviendra un
guerrier renommé. Les femmes seront aussi fortunées, viriles et cou­
rageuses.
Le 2° jour de ce troisième signe fait naître des ivrognes. Le 3 e
promet d ’abord la richesse et la prospérité, mais menace ensuite de la
ruine. Le 4° annonce la richesse et le bonheur, même si le natif est
négligent, car ce jour ne prédispose pas à beaucoup de travail et favo­
rise tout particulièrement la réussite dans l’élevage des chiens.
Le 5° jour du Cerf encline aux plaisirs et aux réjouissances. Le 6 e
est malheureux et amène la misère. Le 7e est, au contraire, fortuné et
destine à la richesse. Les 8 e et 9 e jours sont néfastes.
Remarquons cependant que le 9e jour de chacun des 20 signes
est favorable aux pratiques de sorcellerie et de nécromancie (1).

(1) Parlant de l’Astrologie américaine, René Berthelot dit (Science,


N* 9 du 15 mars 1937) qu’elle servait surtout < à tirer l’horoscope des
grands personnages, plus analogue en cela « à l’Astrologie des Chaldéens
qu’à celle des Grecs >...
(1) Un rapprochement audacieux se présente involontairement entre
la nature de ce 9· jour et la 9* planète Neptune qui régit fortement la
nécromancie. Les peuples de l’Amérique pré-colombienne connaissaient*
ils Uranus et Neptune ?
218 L'ASTROSOPH IE

Les 4 derniers jours du troisième signe sont fortunés et amènent


la richesse et une longue vie.
Il est inutile de donner la liste complète des 20 signes, car l’em­
ploi de ce système est complètement inconnu aujourd’hui. Ces trois
premiers signes donnent l’idée de ce que sont les autres signes dont
les noms sont L a Fleur, Le Roseau, La M ort, La Pluie, L a Liane,
L e Serpent, L e Silex, La Guenon, Le Lézard, Le Mouvement, L e
Chien, L a Maison, L e Vautour, L'E au, Le Vent, L 'A igle et Le
Lapin.
Il est impossible de soulever dans cet article les questions exces­
sivement complexes des origines de l’Astrologie de l’Amérique pré­
colombienne. Ce qui nous importe surtout, est que l’Astrologie occu­
pait dans les civilisations du Nouveau-Monde, la même place qu’en
Chaldée ou en Chine. Elle possédait aussi bien au Pérou et au
Mexiques des observatoires orientés comme les ziggourat de la Méso­
potamie.
L ’Astrologie américaine, comme d ’ailleurs l’Astrologie chinoise,
soulève cette grave question. A quel degré de réalité correspond notre
système astrologique actuel, ou, plutôt, comment englobe-t-il le dyna­
misme des influences cosmiques ? Toute science n’est que discipline
plus ou moins artificielle, tendant à expliquer un série de phénomènes
dont la complexité dépasse toujours les cadres de cette discipline.
Ainsi, par exemple, si aujourd’hui, nous nous rendons compte que
l’espace-temps doit être considéré comme non-euclidien, il y a une
vingtaine d ’années (avant la théorie de la relativité généralisée
d ’Einstein), cette conception paraissait absurde, tandis que mainte­
nant la science admet volontiers l’hypothèse d’un Univers de plus de
quatre dimensions. Donc, en abordant les rapports de la Terre et du
Cosmos (qui sont le domaine de l’Astrologie), nous devons recon­
naître théoriquement la possibilité de l’existence d’autres systèmes que
le nôtre. Pratiquement, nous ne connaissons pas de systèmes astrolo­
giques concurrents, mais bien des systèmes complémentaires qui per­
mettent de pénétrer davantage dans le Mystère des forces qui nous
entourent
Le système de 20 signes de 13 jours est certainement un de ces
systèmes complémentaires, il est vraiment regrettable que son emploi
soit perdu.

F IN
— 219 —

La Meilleure Vie

Une Allégorie

A . M . BULKLEY

E S A G E était assis, seul, en profonde contemplation. Il

L méditait non seulement sur la Sagesse, mais il voulait


rendre un haut service à THumanité en captant les
pensées du monde dans le filet de la Réalité. Le moment
venu, il levait la main.
Vint à lui, sur des ailes opalescentes et légères, la sylphide Ima­
gination.
— Cherche-moi, dit le Sage, la plus simple forme de vie qui
croît sur Terre.
Imagination s’en alla comme une libellule au-dessus d’un ruis­
seau limpide, et, retournant au Sage, lui dit :
— O M aître ! Ce n’est sûrement pas cela que vous désirez !
Ce n’est que de la verdure visqueuse qui flotte sur un étang dormant.
— Cela suffit, dit le Sage. Le premier besoin est la vie et le
pouvoir de vivre. Toute autre chose en découle. Cherche-moi, main­
tenant, d ’autres formes de vie, les humbles et les méprisés ; porte-moi
leurs paroles ou leurs bégaiements.
Imagination vit les vers de terre et les larves, aussi les reptiles,
et, retournant au Sage, lui dit :
— Ces simples créatures n’ont que peu à dire ; elles vivent
humblement, n’ayant presque pas d ’aspirations.
— J ’ai besoin d ’humilité pour ce que je fais. Prends ton vol
et rapporte-moi de nouvelles formes de vie qui ne rampent pas sur
Terre.
Imagination, sur ses ailes d ’opale, passa par la jungle et par la <
plaine, par le désert et par le champ cultivé. Elle retourna au Maître
pour lui parler des bêtes énormes qui tiraient des branches d’arbres
pour leur nourriture, des antilopes qui couraient avec la rapidité du
vent, et des chiens qui suivaient leurs maîtres en fidélité et affection.
220 L'ASTROSOPHIE

— Riche est ta moisson. Sylphide 1 II me faut non seulement


la force et l'activité» mais aussi la confiance qui se donne en muette
reconnaissance des soins et de la direction. E t maintenant, Etre Ailé»
cherche où se trouve le bonheur et la joie de vivre.
Imagination fut absente beaucoup plus longtemps, cette fois.
Elle regardait des êtres ailés, les abeilles, les papillons, les oiseaux»
chacun heureux à sa façon. Elle entendait le rire cristallin des enfants,
elle observait même les plaisirs bruyants d ’une fête.
— Ton fardeau de pensées est mêlé, dit le Sage. T u me donnes
le travail des abeilles, la joie du cœur des oiseaux et le vol insouciant
des papillons. T u as bien fait de me porter aussi l’humour et la gaîté ;
la vie, pour être heureuse, ne doit pas manquer la relaxation du tra­
vail. Mais cette fois, Imagination, il faudra plier parfois tes ailes.
Trouve-moi les qualités qui enrichissent l’âme.
Effectivement, cette recherche fut plus difficile que les autres.
Ses ailes de couleur arc-en-ciel la conduisirent aux greniers des poètes
et musiciens ; ses petits pieds hésitaient aux portails des universités ;
elle voilait bien sa nature sylphide dans les laboratoires de la science ;
et elle volait invisible à travers les nuages d ’encens dans une belle
cathédrale. Mais tous les trésors qu’elle trouvait ne venaient pas de
ces lieux. Dans une maison campagnarde ou sous la blouse de paysan,
les qualités d’âme se révélaient, dans les faubourgs pauvres et même
dans les réunions mondaines.
Le Sage lui donna louanges, car la sylphide s’était surpassée
dans cette recherche pour la beauté spirituelle. Mais son travail n’était
pas encore terminé.
— E t maintenant, il nous faut l’intention.
A h ! Cette fois-ci, Imagination fut troublée et perplexe. Les
intentions des hommes, comme elle les voyait, étaient toutes en conflit.
Ici, l’intention était incertaine, là, sereine ; l’égoïsme dominait par
ici, l’avarice, par là. Nombreux furent les hommes et les femmes sans
une vraie intention et sans but d ’existence. Presque tous agissaient
dans la vie seulement pour vivre sans jamais penser pourquoi la vie
leur avait été donnée. Mais, quelquefois, ici et là, Imagination trou­
vait un homme ayant son intention si clairement devant lui, et sa
volonté si fortement maîtrisée, qu’à côté de lui toute autre vie ne
semblait qu’éphémère. Mais les Intentions même de ces hommes éclai­
rés étaient aussi toutes différentes !
Le Sage resta longtemps silencieux quand Imagination revint
sans un seul trésor en disant qu’elle ne savait pas choisir. Il vit que
la Sagesse ne suffirait point pour déterminer le problème ; il avait
besoin de la sylphide, Imagination.
LA MEILLEURE VIE 221

— Je ne peux pas dire laquelle est l'intention la plus noble,


dit-il, sans connaître quelle est la vision de l’homme. Il faut savoir
à quelle étoile il cherche son inspiration.
Imagination n’eut pas à chercher. Le Sage lui avait donné la clé.
— Ceux, dit-elle, qui n’ont pas d ’étoile, qui ne regardent
qu’eux-mêmes, leurs gains, leurs plaisirs ou leurs loisirs, ne peuvent
rien donner ; ils n’ont rien à donner. Même ceux dont l’étoile n’est
que le bien-être de leur famille ou la prospérité de leur entourage, ne
montent pas très haut. Mais celui, si humble soit-il, qui comprend la
divinité et son origine et la gloire de son destin, celui-là vit avec ses
yeux fixés sur son étoile et ses pieds sont sur la Voie qui monte.
Le Sage lui répondit :
— T u me rapportes la vérité, ô Sylphide ! La meilleure vie est
celle qui reflète de plus près l’Entité Suprême et qui retient le souvenir
d ’où Elle vient. Son Intention est confirmée, son étoile brille d’une
lumière sereine. V a, encore une fois, belle Imagination, et porte-moi
les occupations et les travaux qui prennent une place de suprême
importance dans la vie.
Mais Imagination ouvrit ses grandes ailes, sans quitter sa place
devant le Sage.
— Je voyage dans les ères et dans les époques passées, dit-elle.
Je vois des hommes des cavernes qui tuent les animaux pour leur chair
et leurs peaux ; je vois les femmes qui plantent la graine ; des autres,
plus tard, qui prennent la laine des moutons, qui la filent et la tissent
en fabrique. Je vois l’homme avec son outil de pierre, ensuite de
bronze, de fer et finalement d’acier. Je vois l’artiste primitif qui peint
sur les murs d’une caverne et qui grave sur un os, et je vois la harpe
à quatre cordes et la flûte de roseau.
— C ’est la réponse inspirée, lui dit le Sage. De ces simples
origines sont venus et viendront tous les modes d’expression possibles
à l’homme. La vision doit être haute, pour que l’intention soit noble,
mais la vie ne remplira pas son idéal de service envers autrui si l’acti­
vité joyeuse et volontaire n’est pas une partie intégrale d ’un travail
créatif.

Lire trop vite est comparable à manger trop vite.

Celui qui peut visiter son âme ne manque pas de voyages mer­
veilleux.
— 222 —

Le Symbolisme Numérique
dans le Grec et dans l’Hébreu

J. W . T. C A R R IN G TO N

SUITE ET FIN

N P A R A L L E L IS M E , ou plus exactement une parenté

U symbolique entre les mots et les phrases dans les lan­


gues classiques est clairement révélée par l’emploi du
symbolisme numérique dont nous parlions dans notre
dernier article. Il est même rare de ne pas trouver des associations
d’idées, mais il y a un certain danger de les voir partout et de se
laisser glisser vers la plausibilité au lieu de rester sur le chemin des
significations incontestées. La division dans les quatre Ordres, men­
tionnée dans l’article précédent, nous sert comme mesure contre tou­
te interprétation excessive. Presque cinquante années d’expérimen­
tation, sans arrêt, m’ont permis de constater que la probabilité de
telles associations peut-être acceptée comme une certitude approxi­
mative. Les quelques exemples qui suivent ont rapport avec la Bible
ou avec la littérature classique, mais le principe est valable partout.
Il me sera peut-être permis de dire que j ’ai noté plusieurs milliers
de correspondances, dont des centaines sont convaincantes.
Le pronom « moi », dans sa forme grecque est ego, ayant la
valeur numérique 808. Ce chiffre suggère une balance, un équili­
bre, ayant deux « 8 » avec un « 0» pour les unir et pour les tenir
à part. Prenons ce chiffre doublé. Ceci nous donne 1616, lequel est
la somme de deux valeurs 911 et 705 ; donc 9 1 1 = stasis, le repos,
et 705 = dÿnamis, le mouvement. C ’est toute la vie du soi en deux
mots : mouvement et repos.
Les deux nombres (irréductifs et ascensionnels) du mot grec
stoicheia, « les éléments » forment ensemble le chiffre 1898. Mais
ce chiffre est l’équivalent de l’injonction Delphique : gnôthi seauton,
« Connais-toi loi-même ». C ’est aussi le chiffre de l’injonction apos­
tolique : auxanete en chariti, « Croître en grâce », et de l’injonction
ecclésiastique : epitautê té petra « sur cette pierre (ie construirai mon
église). Mais il ne faut pas prendre le mot « éléments » dans un
LE SYMBOLISME NUMERIQUE 223

sens figuratif. Dans l’Apocalypse, le fameux lieu de la dernière


bataille sur terre est appelé Armageddôn, avec la valeur 1008, dont
les équivalents sont : ho alastôr, « le Vengeur », et Eeôs, « l’A ube ».
L ’aube parfaite (1008 X 3 ) est 3024 et ceci est la somme des cinq
éléments : hue gaia, la terre ; ho aèr, l’air ; to hÿdôr, l’eau ; to pyr, le
feu et ho aithêr, l’éther. La somme de ces éléments avec leurs arti­
cles est deux fois 1512, le chiffre du mot apocalipsis, « révélation ».
Nous n’avons pas fini avec les éléments. Q u’y a-t-il de plus
curieux que de trouver une forte association entre les éléments des
alchimistes et les cadeaux que les Trois Mages apportaient à l’Enfant
Jésus à la première Epiphanie ? Mais le symbolisme numérique
n’admet pas de doute. Les éléments des alchimistes, en grec, étaient
les suivants : lo halas, le sel, ayant une valeur numérique de 602 ;
to hidrargirion, mercure = 1608 ; et lo theion, souffre = 514. La
somme de ce trois chiffres est 2724.
Les trois offrandes des Mages étaient : chrysos, or (1570) ;
libanos, encens = 363 et smirna, myrrhe = 791. La somme de ces
trois chiffres est également 2724 ! Avant de laisser cette association
extraordinaire et inattendue, remarquons que les deux facteurs du
total sont 12 et 227, ayant la signification des deux mondes, le
matériel et le spirituel, ce qui était le symbolisme fondamental des
offrandes des Mages et du Grand Œ uvre des alchimistes.
A u lieu des éléments matériels, prenons une idée plus abstraite,
« la souffrance », un principe basique dans toutes les religions et très
accentuée dans le christianisme. Le mot grec palhos « souffrance » =
360, et ce chiffre est l’équivalent de l’année prophétique. (Notons
que les cinq jours épagomènes où la perfection de l’année solaire
furent ajoutés aux années d ’Enoch = 365 qui ne mourut pas mais qui
passa directement au ciel. En ajoutant l’article to pathos « la souf­
france », on trouve une valeur numérique de 730 ou 365 X 2, dont les
équivalents sont neilos, le Nil et Parthenon, temple athénien de la
Vierge Céleste. Le verbe paschô « je souffre » possède la valeur de
1681, un chiffre qui indique la transmutation. Le nom ho paschôn,
«celui qui souffre» = 1801, et ce chiffre nous permet de trouver
l’interprétation d’une phrase autrement inexplicable dans les Psau­
mes : « Libérez ma bien-aimée du pouvoir du chien ». Mais cette
phrase obscure, « le pouvoir du chien » est to cynos cratos = 1801 =
« celui qui souffre ».
Il ne faut pas non plus ignorer les applications spirituelles de
ce mot. Ainsi paschein, « souffrir » = 946, lequel chiffre est l’équi­
valent pour pneuma « l’esprit », encore une évidence de la puissance
de la souffrance dans la vie spirituelle.
224 L'ASTROSOPH IE

Il serait possible de continuer presque sans limites dans ces


exemples de la valeur et la puissance du symbolisme numérique, mais
pour bien suivre les exemples plus détaillés et plus compliqués il
faut avoir en mains les tables des nombres irréductibles et des som­
mations ascensionnelles. Nous pouvons conclure ce trop bref aperçu
d ’un vaste sujet avec quelques mots sur les noms du Christ.
Nous sommes frappés d’abord par la manière qu’un curieux
événement dans l’Ancien Testament se révèle sous une nouvelle
lumière pour l’application de cette méthode. Il nous est dit que
«D ieu parlait à Moïse d’un buisson ardent». Le chiffre pour
Moïse est 345, celui du buisson ardent (chÿeh asher chveh) est 543.
(Nous ne nous arrêtons pas sur la distribution de ces chiffres, l’un
en ordre converse à l’autre, mais il faut noter que chacun fait 12).
Les deux .chiffres 345 + 5 4 3 = 888, lequel est le chiffre équi­
valent au nom Jêsous^ « Jésus ».
Le nom Jésus est donc à la fois symbolisé et caché dans la
Torah, ou les livres de Moïse et constitue un cryptogramme parfait.
Mais 12 X 12 = 144, ceux qui reçurent le sceau de la perfection
en Israël et 144.000 furent reçus par le Christ au ciel, une autre
indication des rapports spirituels touchant le peuple élu. Mais le chif­
fre 12 est la valeur numérique du mot arnion, « l’agneau », le nom
du Christ dans l’Apocalypse, et 12 est également le chiffre de iele-
tai, le mot d’admission à l’initiation des mystères grecs. C ’est aussi
741 ou 12 par addition 7 + 4 + 1 qui est le chiffre du paradis,
ho paradeisôs, surtout dans ses rapports au Paradis Céleste. E t pour
conclure cette petite série de chiffres ayant un symbolisme christique
avec un rapport extrêmement curieux, notons que le chiffre 1271 est
à la fois l’équivalent du mot hê gnôsis, « la haute connaissance » et
de slauros, la Croix.
Jamblique nous a dit que « l’univers réabsorbe dans son sein
tout ce qui n’a pas pu se spiritualiser ».
Notre libération de nos instincts matériels, qui se fait par notre
propre acceptation des lois du mouvement (progrès) universel, est le
moyen par lequel le « nouvel homme » ou « homme céleste » est
créé en nous et c’est ainsi que commence notre immortalité ! Plotin
nous a transmis la fameuse devise : Ouden apoleitai ton ontôn,
« Rien de ce qui est spirituel ne périt ». La valeur numérique de cette
sublime phrase est 3456, ou le double de 1728, lequel chiffre est le
cube de 12, un symbole numérique parfait de l’O rdre Cosmique
dans son état final d ’universalité et de perfection.

F IN
— 225 —

La Magie Supérieure
dans les Mystères Anciens
C. R. F. SEYMOUR

ra . — LA PSYCHIATRIE DES MYSTERES


E N O M (( H E R M E S )) n’est simplement que la forme

L Gréco-Egyptienne de « Thoth ». Il est le Logos Créa­


tif, non seulement dans le sens de l’Absolu : « le Trois
Fois Obscur », mais aussi le Logos Créatif sur le plan
.inférieur de la manifestation, dessous Amoun, ce qui fait de lui le
Seigneur de la Parole, parlée ou écrite.
Nous pouvons suivre la transition d’Isis, la Mère Cosmique, du
règne du mythe vers le règne de la magie et les rites. Dans les
« Petits Mystères » d ’Alexandrie, Isis, sous sa forme de Reine de la
Magie, F Instructrice de la Sagesse, était la figure principale. Dans
les trois grades de ces Petits Mystères (par lesquels le candidat devait
passer avant de se présenter pour les Grands Mystères d’Osiris) le
néophyte devait se spécialiser dans l’emploi magique des noms et des
attributs divins d’Isis et il devait être appelé au Temple par la déesse
elle-même. Cette invitation, ou plutôt cet ordre, était fait sous la
forme d’une théophanie, la déesse apparaissait au néophyte alors qu’il
était épuisé par le jeûne et la discipline, et dans un sommeil de transe.
L a méthode employée pour déterminer la valeur d’un aspirant
nous semble étrange. U n Initié, spécialement expert dans ce travail»
lisait les pensées dans le cerveau du néophyte et notait ses réactions
sub-conscientes à certaines questions. Il pouvait juger, par ses pensées
et ses réactions, si le postulant avait acquis le niveau mental et spiri­
tuel nécessaire pour l’initiation. De nos jours, nous appelons ce pro­
cédé la « psychanalyse ».
Il y a cinquante ans, l’idée d’un tel examen aurait été considéré
comme fantasque ou charlatanesque. Aujourd’hui, grâce aux travaux
de Freud, Jung, A ider et d’autres psychologues, nous savons qu’un
expert psychiatre — tel que le furent les prêtres Egyptiens — peut
examiner l’âme et la peser avec la plume de la vérité, d’une façon
qui aurait paru merveilleuse à nos ancêtres.
U n rite d ’Isis, tel que celui qui continua sans arrêt jusqu’à l’an
400 après J.-C. et qui ne fut aboli que par la pression du Christia-
226 L'ASTROSOPHIE

nisme, devenue une religion de l'E tat, avait un but de la plus haute
tenue. Ce rite faisait augmenter les sensations de la vue et de l’ouïe,
il les intensifiait au moyen des émotions, les élevait au moyen de l’inspi­
ration, jusqu’à ce que — par une marée d ’ardeur spirituelle — l’âme
du néophyte se séparait du corps physique et était soulevée vers un
état de conscience approchant la sublimité. Là, dans cet état d ’exal­
tation, son esprit aiguisé par les épreuves, par les jeûnes et par l’auto­
suggestion, l’aspirant pouvait recevoir le courant d’énergie spirituelle,
venant d’Isis, la Mère Cosmique, et voir en elle la forme d’Isis, la
Reine du Ciel.
La psychologie religieuse moderne nous donne de nombreux
exemples de ce phénomène, qui n’est nullement rare. L ’Eglise Catho­
lique nous montre plusieurs instances semblables dans la vie des saints,
et l’Eglise se porte garant de leur authenticité. Il n’y a pas la moin­
dre raison pour admettre un phénomène spirituel dans un monastère
chrétien et de nier son existence dans les Mystères.
L ’Eglise Catholique, convaincue que les Mystères Païens ne
pouvaient pas donner à l’Homme le salut qui se trouve dans les rites
Chrétiens, attaqua les Mystères avec acharnement. Les Albigeois
avaient leurs Mystères, et les Cathares étaient non seulement des
Initiés, mais des Adeptes. On oublie parfois que ce vaste mouvement
spirituel de réaction contre les mœurs ecclésiastiques du Moyen âge
avait converti tout le sud de la France, le nord de l’Italie et la Suisse.
On oublie également que cette « hérésie » fut attaquée par l’Eglise
justement parce que les Albigeois et les Cathares proclamaient un
caractère super-spirituel à leur enseignement et parce que les « héré­
tiques » possédaient la connaissance des Mystères que l’Eglise avait
négligés. La clé des coutumes mécomprises des Cathares et le Parole
Perdu se trouvent dans les Mystères Alexandrins.
Dans la même catégorie des causes historiques, ce ne fut pas
seulement à cause de la puissance et la richesse de l’Ordre des Tem ­
pliers que l’Eglise Catholique l’attaqua et brûla le Grand Comman­
deur, Jacques de Molay, comme hérétique. C ’était surtout parce que
l’Ordre des Templiers n’était que l’Ordre Extérieur d’une Sagesse-
Religion, ayant un ordre intérieur qui continuait les Mystères. Cette
même ligne de pensée nous donnera la clé sur l’origine de la forma­
tion des Rose + Croix et également de la Franc-Maçonnerie. Ces
deux organisations avaient ceci en commun : une fraternité basée sur
un lien spirituel connu seulement des Initiés d ’un certain grade. La
date de leurs extériorisations sous forme d ’organisation n’est pas impor­
tante, mais il faut se rendre compte que les hiérarchies Chrétiennes
n ’arrêtèrent jamais leur zèle de mettre fin à la spiritualité schismatique.
LA MAGIE DANS LES MYSTERES ANCIENS 227

Quand fut mort le dernier Cathare, le dernier Albigeois, et le dernier


Templier, l’Eglise fut certaine que les Mystères étaient morts à
toujours.
Les Mystères ne sont pas morts !
Ils ont toujours agi sur l’esprit humain, mais ce n’est que depuis
un siècle qu’ils se sont encore une fois mis ouvertement à l’œuvre.
Quel est le pouvoir derrière ces Mystères ? Cette puissante T ra ­
dition, comment vit-elle après la destruction de toute extériorisation ?
La puissance derrière les Mystères est la puissance Divine
s’avançant dans la manifestation. Les Ecoles des Mystères savaient
comment il fallait construire les canaux pour la manifestation de ce
Pouvoir Divin, et elles savaient que ce n’était pas une organisation
terrestre, qu’elle soit ecclésiastique ou non, qui arrêterait le Pouvoir
Divin. Quand le moment est venu pour une nouvelle manifestation,
le Pouvoir se manifeste.
Les temples des Ordres et des Fraternités des Mystères dans
le monde physique peuvent être détruits et saccagés, les écoles des
Mystères peuvent être fermées, tout Initié massacré et tout élève
chassé. Mais aucune puissance terrestre ne peut détruire les Temples
des Mystères sur les plans spirituels (la Cathédrale spirituelle de
Lombrives, temple des Cathares ; la Cathédrale spirituelle du Saint-
Graal, temple des Chevaliers du Saint-Graal, la Cathédrale spiri­
tuelle de Jérusalem, temple des Templiers, etc.). Il est encore plus
certain qu’aucune hiérarchie ne peut empêcher les Initiés et les néo­
phytes de ces écoles de Mystère de se réincarner quand le moment
sonne, pour reprendre le travail commencé dans une incarnation
précédente.
De temps en temps naît un instructeur dont le devoir est de com­
mencer à construire la manifestation extérieure de ce temple inté­
rieur. Quand le travail commence, d’autres personnes réincarnées, qui
étaient des initiés de ce temple dans une vie précédente, reviennent
à l’Ordre et reprennent leur tâche. L ’instruction, l’extériorisation et
la nouvelle base de l’Ordre ainsi établie, d ’autres initiés et néophytes
de ce temple viennent en incarnation pour participer dans le beau
travail.
Vies après vies, existences terrestres après existences terrestres,
les initiés des mystères entendent l’appel quand un adepte ou un
instructeur rétablit de nouveau la forme extérieure pour l’enseigne­
ment des mystères. Ils ressentent l’attrait de sa beauté spirituelle
secrète, et ils retournent à l’Ecole des Mystères où ils appartiennent.

F IN
— 228 —

«Astrologues Scientifiques Acceptés»


La Fédération Internationale des Astrologues Scientifiques

Un Rapport

E P R O B L E M E D U C H A R L A T A N IS M E en astrolo­

L gie commence à trouver sa solution, et ceci en raison


de ce que la question a été prise vigoureusement en
mains, ces années passées, par la Fédération Internatio­
nale, et grâce à l’énergie de son Président, Docteur Hubert Korsch,
de Dusseldorf. Elle a été résolue en Allemagne, Autriche, Pologne
et Hongrie, des arrangements seront bientôt conclus avec la Yougo­
slavie et la Russie. Le quatrième Congrès Astrologique Internatio­
nal (1), qui sera tenu dans les salles de l’Exposition de Paris, sous
la présidence du Lt. Col. Maillaud, pour la France, cette année,
du 17 au 25 juillet, marquera une étape importante dans l’éta­
blissement d’une base définitive par laquelle seront classés dorénavant
les astrologues de valeur.
Les « astrologues scientifiques acceptés » (nous donnons l’an­
cienne signification initiatique au mot « accepté ») auront ainsi une
récognition immédiate et internationale de leur valeur. Leurs statuts
seront fixés. Leur prestige en astrologie sera hors d’atteinte. En atten­
dant la reconnaissance par l’E tat (la prochaine étape à faire, déjà
acquise en quelques pays), cette récognition par la Fédération Inter­
nationale constituera pour les « acceptés » leur position dans le rang
d ’une profession reconnue. De sa part, « l’astrologue scientifique
accepté » s’engage à ne faire que de l’astrologie sérieuse, à ne pas agir
par les calculs grosso-modo, ni par aucun travail en série.
II est évident que la vraie base pour établir le rang d’un astro­
logue scientifique doit être la mesure de ces connaissances sur ce
sujet II est également évident que la meilleure manière de détermi­
ner l’étendue des connaissances d ’un candidat est l’examen. L ’expé­
rience nous a démontré que cet examen doit être fait par une Commis­
sion d ’examen, et qu’il est préférable que cette Commission soit inter-

(1) Pour tous renseignements écrire : Société Astrologique de


France, 100, rue Richelieu, Paris.
ASTROLOGUES SCIENTIFIQUES ACCEPTÉS 229

nationale, pour éviter tout favoritisme local et toute tendance à l’in­


dulgence. Ces Commissions fonctionnent déjà en plusieurs pays.
Quelques modifications à ces examens doivent être faites selon
les conditions des différents pays. Celles qui sont applicables à la
France seront discutées à la prochaine réunion de la Fédération Inter­
nationale, laquelle sera tenue le samedi 25 juillet, à Paris, le der­
nier jour du Congrès. Cette réunion est spécialement réservée aux
membres de la Fédération et aux invités ayant reçu une invitation
écrite, qui doit être présentée à la porte.
U n système d ’une telle envergure ne peut pas et ne doit pas
être établi d ’un seul coup. Il est hors de question de supposer que les
astrologues de longue expérience et de haute renommée devront
subir un examen ! A u contraire, c’est autour d’eux que le groupe­
ment national de la Fédération doit se former. Une grande diffé­
rence existe entre « l’astrologue pratique », qui ne sait que faire un
horoscope plus ou moins bien, et <( l’astrologue scientifique », qui
connaît sa science à fond et qui peut l’enseigner dans tous ses détails ;
la différence est comparable à celle d’un simple infirmier qui peut
panser une blessure légère, et un professeur de chirurgie dans un
collège médical.
U n comité de la Fédération Internationale des Astrologues
Scientifiques prépare en ce moment une liste des auteurs de livres et
d ’articles sérieux sur l’Astrologie Scientifique, ainsi que les direc­
teurs et rédacteurs des revues et des journaux astrologiques, pour
faire un noyau de ce groupement national. Ceux-ci seront convoqués
à la réunion de la Fédération, à Paris, le 25 juillet.
Comme c’est la valeur du travail qui déterminera l’acceptation
d ’un membre, et non ses affiliations, un applicant peut être un socié­
taire d ’une société nationale ou il peut être un isolé ou indépendant.
Le groupement national de la Fédération ne gênera ainsi en aucune
façon la société nationale du pays.
Les « astrologues scientifiques acceptés » ayant satisfait la
Fédération Nationale par leur caractère et leurs connaissances pro­
fessionnelles, recevront de la Fédération un diplôme honoraire, ainsi
qu’une Carte d ’identité d ’Astrologue Scientifique, émis par la
Fédération Internationale, signé par le Président, ou par autre per­
sonne officiellement déléguée par lui.
Bien que quelques modifications dans les examens pourraient
être faites pour les adapter aux besoins des différents pays, ces modi­
fications doivent être suggérées par le Groupement National de la
Fédération, et approuvés par un Comité International. Ces modifi­
cations ne doivent pas toucher les sujets fondamentaux. D e même
230 L'ASTROSOPH IE

qu’un médecin doit connaître l’anatomie, la physiologie, la patholo­


gie, l’histoire de la médecine et la thérapeutique, ainsi un astrologue
scientifique doit connaître l’astrologie pratique, l’astrologie avancée,
l’histoire de l’astrologie, l’astronomie élémentaire, les principes de la
psychologie et la philosophie.
L ’établissement d ’une telle base fixe aura comme effet d’élimi­
ner lentement et sans faire de tort à personne, tous les prétendants à
l’astrologie qui ne peuvent pas ou qui ne veulent pas devenir des
astrologues compétents. Toute facilité pour l’enseignement sera
donnée. La Fédération Internationale ne jugera pas acceptable
comme instructeur astrologique une personne n’ayant pas un diplôme
et carte « d ’astrologue scientifique accepté », mais tous ceux ainsi
qualifiés peuvent préparer des candidats aux examens. Le niveau de
l’astrologie sera ainsi réhaussé et le public saura que tout travail par
un astrologue « accepté » sera consciencieux et digne. Le charlatan
disparaîtra, soit en s’instruisant, soi en trouvant que le public n’a plus
besoin de lui.
Le principe de la cotisation à la Fédération sera modelé sur
celui de la Fédération Internationale des Chirurgiens et d’autres
organisations internationales. Il y aura une somme globale pour le
pays (généralement versée par la Société nationale du pays) et une
cotisation personnelle pour chaque membre personnel de la Fédéra­
tion, qui acquierra ainsi une reconnaissance de sa position comme
astrologue « accepté ». (Nous n’employons pas le mot « profes­
sionnel » car bon nombre d ’astrologues scientifiques sont des savants,
des chercheurs et des amateurs doués, ne désirant pas employer leurs
connaissances professionnellement.)
La cotisation du pays à la Fédération Internationale est fixée
à deux livres sterling, traduites selon le change en chiffres ronds. Pour
la France, cette somme sera donc 200 francs.
La cotisation individuelle envers la Fédération Internationale
est fixée à une livre sterling, traduite non seulement sdon le change,
mais aussi en regard au « standard de la vie », pour donne une par­
faite impartialité. Cette échelle est revisée par un comité de la Fédé­
ration et annoncé à chaque réunion annuelle. Pour la France, le
chiffre sera moins que le barême d’une livre sterling.
« L·'Astrosophie ï)y non sans un certain sacrifice, pour asc urer
qu’il n’y ait pas de difficultés dans la cotisation du pays à la Fédéra­
tion, se fait un devoir de verser cette somme pour la première année
— au nom de la France — à la Fédération Internationale des A stro­
logues Scientifiques.
— 231 —

iv r e s
Directions et Thèmes Annuels
H.-J. GOUCHON - J. REVERCHON
(Gouchon, Editeur, 39, rue de Chateaudun Paris — 100 francs)
On ne trouve pas, en France, un meilleur travailleur dans le monde
de l’AstroIogie Scientifique que M. Gouchon, et, pour le deuxième
tome de son Dictionnaire Astrologique, il a trouvé un admirable colla­
borateur en M. Revcrchon. Le traitement mathématique et technique des
Directions est clair, complet et détaillé ; tout s’y trouve, sans une
condensation trop aride cl sans verbiage. Le jugement est sain, la vision
tolérante et internationale, et le squelette du livre est très bien articulé.
Aucun livre de nos jours, certainement pas en langue française, ne traite
ce sujet sur une base si large, et les « trouvailles » mathématiques des
auteurs facilitent énormément le travail ardu des Directions Primaires.
C’est un tour de force, et bien réussi.

Astronomie pratique des Etoiles Fixes


Léon LASSON
(L'auteur : 17 bis, bout. Victor-Hugo, Saint-Germain-en-Laye — 10 francs)
La minuscule brochure vaut deux fois son prix pour tout astro­
logue qui désire travailler avec les étoiles fixes. La méthode est vrai­
ment pratique, les tables sont originales et préparées avec soin. 11 est
peut-être regrettable que la Domification Regiomontanus soit suggérée.
A noter que les Tables des Pôles Gouchon-Rcverchon doivent être
employées en connexion avec ce travail. En très peu de mots, M. Lasson
nous a donné une vraie contribution à la littérature astrologique.

La Date des Evénements


George MUCHERY
(Editions du Chariot, Paris — 25 francs)
Ce nouveau volume de M. Muchery continue sa série d’ouvrages sur
I’ « Astrologie Déductive et Expérimentale». Le but du livre est de
donner à l’étudiant en astrologie, même le novice, un? méthode méca­
nique pour dé’erminer les Directions. Il suffit pour cela de déplacer
une règlett? sur les graphiques appropriés. On lit automatiquement la
date de ’’événement. C’est ingénieux et bien fait. Comme toute question
de graphiques, leur appel est pour ceux qui les aiment. Une fois l’habi­
tude acquise, la méthode est assez pratique.

La Nouvelle Biologie
Jean ROSTAND
(Ed''teurs : Fasquelle, Paris — 15 francs)
M. Rostand est génétiste, mais il est aussi un biologiste hérétique.
C’est toifours la meilleure partie. L’hérédité est un sujet sans fin, bien
que M. Rostand voit la fin. Il dit lui-même : « Personnellement, j’admet-
232 L'ASTROSOPH IE

trais volontiers que la nature a quasiment fini avec révolution ». Inutile


de dire à M. Rostand qu’il va pousser des ailes aux enfants de nos
aviateurs. Mais, bien qu’il découpe les inutationistes à son plaisir, il est
tolérant. « Pour l’heure, dit-il, la science ne peut qu’accepter l’évolution
comme un de ces mystères dont il sied provisoirement qu’elle s’acco-
mode, mais qu’elle doit ne jamais laisser confondre avec le miracle. »
Ce qui n’empêche pas l’évolution d’être un miracle continueux qui n’a
aucune intention de finir. Ces études sur différents problèmes biologi­
ques sont très utiles pour leur aperçu discriminatïf sur les plus récentes
théories biologiques de nos jours.

Les Deux Christs


Etienne GIRAN
(Editions Fischbacker, Paris — 15 francs)
La vieille controverse entre le « Christianisme » et le « Pauli­
nisme», ou l’Evangile du Christ prêché par les apôtres et un autre
évangile prêché par saint Paul trouve un cadre vivant et frappant dans ce
livre. Ecrit comme une narration, sous forme de conversations entre
les apôtres et saint Paul, on voit bien la déformation de l’évangile et
la formation du système doctrinal de saint Paul. Les derniers chapitres,
dans lesquels saint Paul est exposé comme «Antéchrist», et son ensei­
gnement est proclamé un effort délibéré pour dévoyer les pensées de
«L’Evangile du Christ Vivant», sont puissamment écrites et donnent
matière à la réflexion sérieuse. Ce livre ne plaira pas à tout le monde,
il est écrit pour ceux qui aiment penser par eux-mêmes.

Fakirs et Yogis des Indes


Edmond DEMAITRE
(Librairie Hachette — 12 francs)
L’homme qui a quelque chose à dire peut être pardonné s’il le dit
trop bruyamment, et sans des modifications. M. Demaitre nous fait un
réquisitoire qui met à nu le vrai fakir, le vrai saddhu et le vrai yogi ;
et ce n’est pas agréable à voir. Il est utile pour l’Occident de réaliser
que l’Inde est dégénérée, sale, sadique, macabre et incroyablement immo­
rale, et que son niveau de spiritualité est immésurablement inférieur
à celui du village le plus isolé de l’Europe Centrale. A ceux qui ont des
illusions sur les « hommes saints » de l’Inde, il n’y a qu’une chose à
dire : lire ce livre !

The Measure of Life


Raymond HARRISON
(Editeurs : Stanley Nott, London)
De nos jours, avec l’intérêt universel •pour 1’astrologie scientifique. .
et la stabilisation internationale de la science, il est très important de
signaler un livre comme celui de M. Harrison.
La puissance de ce livre se trouve dans son parfait équilibre, sa
maîtrise du sujet, une certaine beauté de style, et de bon goût. Il serait
difficile de trouver un meilleur livre comme introduction à l’étude de
l’astrologie. Il est facile d’écrire un livre, mais d’écrire un bon livre
demande la connaissance et la plume d’un maître. (Texte en anglais.)
— 233 —

Astrologie Nationale et Internationale


Indications et Prédictions

En raison du fait que nos lecteurs appartiennent à toutes les


classes de la société et à toutes les nuances politiques, nous trou­
vons que, dans les temps actuels, notre devoir est de maintenir la
plus stricte impartialité. Cette revue n’a aucun sens politique, et
encore moins de but ou de programme social ; elle s’occupe exclu­
sivement des questions appartenant aux sciences métaphysiques,
psychiques et occultes. Nous nous proposons, en conséquence, de
présenter avec la plus grande réserve et sans commentaires, les
probabilités dans nos « Prédictions » et les événements qui les
confirment dans nos « Prédictions Réalisées ».
L a D ir e c t io n .

Nouvelle Lune, 11 avril, 5 k 1 0 m ., matin, Greenwich.


Nouvelle Lune, 10 mai, 1 h. 17 m., après-midi, Greenwich.
Lunaison du 11 avril 1937.— Caractéristiques générales (Cita­
tions de notre numéro d’A v ril). — Action jointe des deux pays
Angleterre et France. Deuil à Londres risque de retarder le cou­
ronnement. A Paris, les dépenses pour l’Exposition dépasseront les
estimations et tout ne sera pas prêt pour l’ouverture. Petite victoire
pour la Société des Nations. Diminution des tarifs douaniers. Incendie
sur un grand paquebot ou menace de naufrage.
Lunaison du 10 mai 1937. — Caractéristiques générales. —
Cette lunaison semble prendre une tournure tout à fait différente de
celles qui l’ont précédées. Très curieusement, les questions religieuses
deviendront plus importantes que les questions financières et la situa­
tion internationale se compliquera par l’intrusion des confessions dans
la politique. L a Russie commencera une nouvelle attaque contre la
renaissance de F Eglise Orthodoxe ; l’Allemagne prendra ouverte­
ment une position contre le Christianisme, soit Catholique, soit P ro ­
testant ; une vague d ’anti-Sémitisme s’élèvera en Italie et pourra
devenir contagieuse ; le parti Catholique en Belgique sera scindé par
une nouvelle manœuvre des Rexistes ; et même en Angleterre, le plus
conservateur de tous les pays, il y aura des attaques dans la Chambre
de Communes et dans la presse à propos des frais ecclésiastiques du
couronnement. Uranus, le Soleil, la Lune et Mercure en Maison IX ,
avec un G rand Trigone en Signes de Terre, suggèrent des efforts
de déposséder les églises de leurs possessions ou de leurs droits. L a
Lunaison ne suggère pas la guerre (et nous prions nos lecteurs d’obser-
234 L'ASTROSOPH IE

ver que nous ne nous sommes jamais laissés aller dans des prédictions
belliqueuses» chères aux amateurs). Elle suggère beaucoup de voya­
ges» de va-et-vient» mais un tourisme de petites gens qui ne dépensent
pas beaucoup.
F R A N C E . — La lunaison est moins agitée que les lunaisons
du printemps. La lutte politique sera bruyante» mais moins âpre. Les
conflits sociaux diminueront, car un effort sera fait pour arrêter le
décroissement continu de la production. Jupiter en Maison V indique
une concentration d’intérêts dans l’Exposition qui commencera à être
prête à la fin de la lunaison. La menace d’un incendie ou du sabotage
d ’un immeuble de l’Exposition se répète, mais l’indication est moins
grave. Mort ou démission subite d’un membre du Gouvernement,
même avant la lunaison.
A N G L E T E R R E . — L ’intérêt du pays se tourne sur le cou­
ronnement. Il est à espérer que tout se passera bien, mais la charte
pour le jour n’est pas heureuse. Il y aura un accident dans la rue
pendant les fêtes.
A L L E M A G N E . — Lunaison troublée. A rrêt dans les dépen­
ses pour l’armement, avec réhaussement de chômage. La popularité
du Führer se révèle factice. Manque d ’argent, de crédit et de vivres.
Graves troubles religieux.
E S P A G N E . — Le mouvement vers la scission du pays conti­
nue. Le trigone de Mars dans le Sagittaire avec Saturne dans le
Bélier en Maison V II suggère une demande par les belligérants d ’une
arbitration.
IT A L IE . — Ce pays semble aussi touché par l’agitation reli­
gieuse qui marque cette lunaison. Le mouvement anti-Sémite semble
moins dirigé vers la religion Juive que vers l’emprise établie sur les
industries italiennes pendant la guerre éthiopienne. U n accord avec
la Roumanie est probable.
R U S S IE . — L a poussée vers le capitalisme continue rapide­
ment. La journée de huit heures de travail sera refusée aux ouvriers.
Une grande partie de leurs terres seront redonnées aux paysans, et
la prospérité se refait. L ’Eglise Orthodoxe essaie de se rétablir.
A S IE M IN E U R E . — Les conditions seront favorables au
Liban, troublées en Syrie, et un effort sera fait en Palestine pour éta­
blir les zones arabes et sionistes, que feront naître des émeutes san­
glantes.
E T A T S -U N IS . — Commencement de mésentente entre
Roosevelt et les ouvriers. L a trêve des grèves ne durera pas. Luttes^
violentes entre deux Fédérations de Travail. Les finances seront
sérieusement ébranlées. Les banquiers préparent déjà le bouleverse­
ment total du système Rooseveltien.
— 235 —

Cours de Symbolisme
Ses Principes et son Interprétation

Francis ROLT - WHEELER

Ce Cours est traité sous forme de Questions et Réponses, Les lecteurs


peuvent faire des réponses eux-mêmes en les comparant ensuite avec
celles données ici. Le Symbolisme est d’une si vaste étendue que, pour
de nombreux symboles, il y a plusieurs aspects d’interprétation. Nous
présentons dans ce Cours une ligne d’enseignement suivi; nous n’avons
aucune intention d’établir un dogme.

IX . — L E B A SSIN . — L e symbole de la grâce divine ou la


plénitude cosmique. Etablissez cette distinction. — D e même que
la prière de l’homme ne peut pas rester sans réponse en raison de la
courbe du Dôme, ainsi la grâce de Dieu ne peut pas être perdue pour

10. LE CROISSANT

l’homme, à cause de la courbe du Bassin. L ’homme ne peut pas des­


cendre si bas que la Grâce de Dieu ne le trouve pas ; même s’il
l’ignore, elle lui reviendra. Le Bassin est avant tout un réceptacle»
d ’où l’idée de condensation des fluides ; les émanations de la Bonté
Divine remplissent toujours celui qui veut les contenir.
Le symbole de la Plénitude Cosmique est connu sous le nom du
236 L'ASTROSOPH I E

Bol Cosmique, une forme du Saint-Graal. Mais, quand nous saisis­


sons la double interprétation du Bassin : la descente de la Grâce, et
la plénitude du Bol Cosmique, nous avons une des vraies interpréta­
tions de la nature du Saint-Graal. Autrement vu, la Nature est le
Bol Cosmique et le Sang du Christ qu’il contient est la Rédemption
Cosmique.

X . — L E C R O ISSA N T . — Indiquez les rapports entre les


phases de la vie humaine et les phases lunaires. — La Terre et la
Lune partagent le même double éthérique, bien que la Lune déve­
loppe un double subsidiaire. Les phases de la Lune, qui indiquent
une proportion croissante ou décroissante de la réflection de la
lumière solaire, agissent fortement sur le double éthérique de la Lune
ainsi que sur la Terre.
La Lune est la matrice et elle était un lieu de préparation pour
les races proto-humaines ; le rythme féminin humain qui est cyclique
avec la Lune en est un vestige. Les émotions, et surtout celles qui
ont rapport avec le corps astral, répondent aux phases de la Lune.
Pour cette raison, la Lune possède une puissante influence sur l’en­
fant, de sa naissance à l’âge de 7 ans.
Les phases de la Lune se miroitent dans les phases de la vie
humaine : le croissant de la nouvelle lune, c’est la naissance, une
incarnation d ’une âme, un nouveau cycle. Le premier quartier, c’est
l’adolescence, la montée vers les cimes. L a pleine Lune, c’est l’apogée,
l’épanouissement de la pensée. Le dernier quartier, c’est l’intériorisa­
tion, le retour à la période du recueillement, dont le « noir de la
Lune » indique cet éloignement temporaire de la vie terrestre que
nous appelons la Mort.

Le Prochain Article

Les symboles et les questions qui seront présentées et interprétées


dans le numéro de cette revue pour juillet 1937 seront les suivants :

X I. — L ’A R C H E D E N O U IT . — L e Symbole de la
protection. Etablissez le principe des Firmaments.
X II. — L A B A R Q U E D ’O S IR IS . — L e Symbole de
fam é. Donnez les rapports ésotériques entre les croissants et le cercle.
— 237 —

A R C H IV E S
A S TR O - B IO G R A P H IQ U E S
DONNEES DE NAISSANCE
DES CONTEMPORAINS CELEBRES

GROUPES
1. Pays, gouvernements et traités. 6. Hommes de Lettres, artistes célèbres.
2. Têtoa couronnées, chefs d’Etat. 7. Généralissimes et grands amiraux.
3. Politiques et diplomates. 8. Financiers et économistes.
4. Ecclésiastiques et philosophes. 8. Dons spéciaux, cas Inusités.
6. Savants, médecins, inventeurs. 10. Evénements et catastrophes.

Nous prions nos lecteurs et les astrologues du monde de nous aider


à m aintenir ces Archives. Nous acceptons les dates qui ne contien­
nent pas l'heure de naissance, mais seules les données contenant l'heure
et ayant tra it aux personnes appartenant à l'un des d ix groupes sus­
mentionnés, seront publiées. Toutes les heures de la liste suivante sont
indiquées de 0 heure à 24 heures, commençant à m inuit.

GROUPE I. — PAYS, GOUVERNEMENTS ET TRAITÉS


159. ALLEMAGNE. — Réconciliation de Hitler et Ludendorff, avec proclamation que
le « Néo-Paganisme » est devenu « la religion du Troisième Reich >. Donné
à Berlin, le 5 avril 1937, à 12 heures.
160. BELGIQUE. — Election de M. Van Zeeland, premier ministre et candidat consti­
tutionnel, par 275.840 voix sur M. Léon Degrelle, candidat rexlste (p ro -n ail),
avec 69.242 voix. Terminaison de l’élection, & Bruxelles, le 12 avril 1837, à
13 heures.
161. FRANCE, EMEUTES. — Manifestants, contre-manifestants et le servies d’ordre
en collision à Cllchy (P aris), le 16 mars 1837 ; 8 morts et 215 blessés. Les
premiers coups de feu et le corps-à-corps ont eu lieu & 21 h. 30 minutes.
162. INDES ANGLAISES. — La nouvelle Constitution (nationale) entre en vigueur le
1*r a vr ii i9 3 7 f à O heure (m inuit du 31 m ars-1'r a v ril). Une grève générais
de 24 heures marqua l’hostilité d’une grande proportion de nationalistes.
163. IRAN-TURQUIE. — Traité frontalier et commercial entre la Turquie et la Perse.
Signé à Téhéran (Perse), le 7 avril 1837, & 12 heures.
164. IRLANDE. — Devant le Dali Elraann (le Parlement), M. de Valera annonça que
l’Etat Libre refusera toute participation dans la Conférence Impériale et dans
les fêtes du couronnement du roi d’Angleterre. Déclaration faite à Dublin, le
31 mars 1937, h 15 h. 35 m.
165. ITALIE-YOUGOSLAVIE. — Signature d’un très important accord, avec engage­
ment de respecter leurs frontières communes, de maintenir le « statu quo >
en Albanie et do s’abstenir mutuellement de toute alliance hostile è l’un ou
l’autre des pays contractants. Signature à Belgrade, le 25 mars 1837, à 16 h.
166. ROUMANIE. — Le Prince Nicolas, unique frère du Roi Carol, déchu des droits
de membre de la famille royale, à cause de son refus de renoncer à son
•mariage avec une dame Jeanne Dolote, née Dumltresco. Le mariage fu t annulé
comme Irrégulier trois mois après la cérémonie. Le Conseil de la Couronne
annonça la privation de tous les droits. du Prince Nicolas, à Bucarest, la
9 avril 1837, à 23 heures.
167. SUISSE-FRANCE. — Signature des nouveaux accords commerciaux, s’appliquant
également aux colonies françaises et aux pays mandataires ; à Berne, je
le 1«r avril 1837, à 21 heures. -

GROUPE II. — TETES COURONNÉES, CHEFS D ’ETAT


168. CHAMBERLAIN, Sir Austen, ancien ministre des Finances et des Affaires de la
Grande-Bretagne, né à Birmingham (Angleterre), le 16 octobre 1863 ; mort
à Londres le 16 mars 1837, à 18 heures.
238 L'ASTROSOPH IE

169. CURTIU8, J., Dr , ancien ministre des Finances d'Allemagne, né à Hambourg (Alle­
magne), le 7 février 1977, à 11 h. 45 m. (Modem Asirology, Londres).
170. CUDENET, Gabriel, président du Parti Camllle-Pelletan, né À Paris, le 23 Juillet
1894, à 7 heures (Maurice Privât, Paris).
171. DAW8ON-8ADLER, W., avocat, politicien, né à Ulverston Lanos (Angleterre),
le 3 février 187B, à 16 heures (W . J. Tuckor, astrologue, Londres).
172. FRICK, Wilhelm, Dr , ministre de l’intérieur allemand, né à Alsenz (Palatlnat),
le 12 mars 1877, à 23 heures (Zcnlt).
173. GRISONI, André, député, maire de Courbeovlo, né à Corto (Corso), le 20 mal
1886, b 17 heures (Grand Nostradamus).
174. TAITTINGER, Pierre, député, né à Paris, le 4 octobre 1887, à 18 h. 30 m.
(Etat-Civil).
175. THOMAS, Albert, ministre et directeur du Bureau International du Travail, né
à ChampIgny-sur-Marne (Seine), le 16 Juin 1878, à 4 h. 30 m. (Grand
Nostradamus).
GROUPE V. — SAVANTS, MEDECINS, INVENTEURS
176. BOZZANO, Ernest, métapsyohlste, né à Gênes, le 9 Janvier 1862, & 4 h. 08 m.
(L'Astrosopblo).
177. CARREL, Alexis, docteur, né & Salnte-Foy-los-Lyon (Rhône) le 28 Juin 1873, à
23 heures (Etat-Civil).
178. KORSCH, Hubert, Dr , Jurisconsulte, savant et astrologue, né à Dusseldorf (Alle­
magne), le 13 Juin 1883, à 19 h. 56 m. (Ch. E. 0. Carter, astrologue,
Londres).
179. WALKER, C. B., botaniste, fondateur do l'institut de Botano-Théraplo, né & Lôeds
(Angleterre), le 8 septembre 1885, à 18 heures (W . J. Tucker, astrologue,
Londres).

GROUPE VI. — HOMMES DE LETTRES, ARTISTES CELEBRES


180. BAINVILLE, Jacques, écrivain, né à Vlnconnes (Seine), le 9 février 1879, à
19 heures (Maurice Privât, Paris).
181. CAVALIER, Jacques, directeur de l’Enselgnement supérieur de France, né à
Neuilly-sur-Seine, le 16 décembre 1869 ; renversé et mortellement blessé par
un motocycliste, à Paris, le 21 mars 1937, à 17 heures ; mort à Paris, Id
23 mars 1937, à 10 h. 10 m.
182. COCTEAU, Jean, écrivain, né à Paris, le 5 Juillet 1892, à 7 heures (Mautrlce
Privât, Paris).
183. DEVOE, Walter, écrivain en éthiques, né à Cedar Rapide, lowa (Etats-Unis), le
11 mai 1874, à 6 h. 46 m. (American Astrology, N ew -York).
184. GRANIER, Saint, artiste et chansonnier, né à Paris, le 27 mal 1890, b 13 heures
(Grand Nostradamus).
185. JOLLIVET-CASTELOT, président de la Société Alchimique do France, né & Douai
(N ord), Ip 8 Juillet 1874, à 4 h. 30 m. (L ’Astrosophie).

GROUPE X. — EVENEMENTS ET CATASTROPHES


190. ACCIDENT DE CHEMIN E FER. — Cas curieux. Pendant une violente tempête,
un gros orme tombait sur les rails Juste devant un express, & Corquoy, près
de Bourges ; 13 morts et 20 blessés ; le 13 mars 1937, à 13 h. 10 m. (Presse).
191. ACCIDENT DE CHEMIN DE FER PAR ALARME D'AVION. — Un accident d'un
caractère unique, et spécialement tragique, ayant un Intérêt astrologique b
cause de sa rareté. Sur les signaux des sirènes annonçant une attaque aérienne,
une soixantaine de personnes se précipitèrent dans un tunnel. Un train élec-
' trique, de Palencla b Bilbao, en pleine vitesse, écrasait la foule dans le tun­
nel ; 6 personnes étalent tuées et 32 blessées. L'accident a eu Heu b Arenal
(Espagne), le 10 avril 1937, b 8 h. 30 (Presse).
192. AVIATION. — Les aviateurs Ihinuma et Tsukakoshl, dans leur monoplan « Vent-
de-Dieu >, relient Toklo et Paris en 3 Jours, 20 heures et 17 minutes. Costes
et Le Brlx, qui détonaient le record, effectuèrent le trajet en 6 Jours, 10
heures. L'avion Japonais atterrit au Bourget le 9 avril 1937, b 14 h. 29 m.
(Temps officiel).
193. COLLISION DE CHEMIN DE FER, 19 morts et 50 blessés, b Battorsea Park
(Londres), le 2 avril 1937, b 8 heures.
194. EXPO8ION ET ECROULEMENT D'UNE ECOLE, avec 542 morts et 300 blessés ;
produits par une fuite de gaz (naturel), b New London (Texas), le 18 mars
1937, b 16 heures.
195. EXPLOSION D'UN OBUS PAR UN COUP DE PIED. — Grave accident dans un
oamp militaire, b Mourmelon-le-Grand, près de Reims ; 11 morts et 18 bles­
sés : le 2 avril 1937, b 9 h. 10 m.
— 239 —

Le Tarot Médiéval
Étude In itia tiq u e

Chrislian LORING Francis ROLT-WHEELER


(Illustrations) (Texte)

L E S A R C A N E S M IN E U R S . — Les Arcanes Majeurs,


dont nous venons d ’éditer la série complète dans les 22 mois passés,
représentent les Grands Mystères ; les Arcanes Mineurs, que nous
allons présenter dans les 25 mois à venir, représentent les Petits
Mystères. Le Tarot n’est pas complet sans les 78 lames. Les A rca­
nes Majeurs sont solaires et allégoriques ; les Arcanes Mineurs sont
lunaires et symboliques.
Les Arcanes Mineurs se divisent en quatre Temples ou Cou­
leurs. Ce sont les Sceptres ou Bâtons, les Glaives ou Epées, les Cou­
pes ou Calices, et les Sicles ou Deniers. Les quatre « couleurs » dans
les cartes à jouer moyenâgeuses et modernes, sont attribuées aux qua­
tre divisions dans l’ordre suivant : Trèfles, Piques, Cœurs et
Carreaux. Dans leurs rapports astrologiques, elles sont en concor­
dance avec les Triplicités d’Air, de Feu, d ’Eau et de Terre, ayant
le caractère psychologique de l’intuition, de la Mentalité, des Emo­
tions et des états Physique et Matériel.

Le Temple des Sceptres. — Ce Temple est celui des Sceptres


ou l’emblème royal, des Bâtons ou l’emblème de commandement
(comme le bâton d ’un maréchal), et des Trèfles ou l’emblème de la
trinité, l’autorité ecclésiastique. Le symbole est un bâton qui bour­
geonne (comme le bâton qui était gardé dans l’Arche d’AIliance),
ayant les trois cercles en haut (la Trinité Suprême des dix Séphiroth
de la C abbale), les six bourgeons des six Séphiroth de la Création,
et, en bas, la boule qui indique le monde physique et matériel.
L ’A s de Sceptres. — P a r son propre symbolisme, cet arcane
indique la création, ou l’origine de toutes choses. Dans le T arot
Médiéval, il est représenté comme un symbole faisant son appari­
tion dans le ciel, entouré de nuages. Il est associé avec l’autorité
divine, ou avec l’autorité civile ayant une origine divine.
L ’Interprétation de UA s de Sceptres. — Cet Arcane indique
le commencement, le premier pas, une installation ou un devis. Il pour­
rait être consulté pour le choix d ’une profession. Sa signification tou-
240 L'ASTROSOPHIE

che également la religion personnelle, et, indirectement, la famille.


Maléficié ou renversé. Sur les hauts plans, une affliction à cet Arcane
Mineur indique un manque de protection dans le destin d’un consul­
tant. Aussi, la fin d ’une affaire, le découragement, la faute et l'er­
reur, mais d ’une manière plutôt psychologique que matérielle.

L e Temple de Claives. — Ce Temple est celui des Glaives,


des Epées ou des Piques. Le Glaive suggère celui qui était tenu par
le Séraphin qui gardait l’entrée du Paradis Terrestre après la chute
d ’Adam. L ’Epée était le symbole du chevalier, dont le devoir le
plus important était la protection des faibles et le secours à ceux qui
se trouvaient dans la détresse. Le Pique indiquait la courte épée des
temps anciens avec la lame élargie. Le mot <( spade » (bêche) en
anglais a donné naissance à quelques erreurs de compréhension, car
c’est le mot « spada » (« é p é e » en italien moyenâgeux) qui était
mentionné.
L 'A s de Glaives. — P a r son symbolisme sacré, le Glaive se
trouve seul, tenu avec la pointe en haut ; par son symbole de la che­
valerie, le Glaive est plus souvent représenté comme une rapière, avec
une couronne au-dessus de la pointe. C ’est l’honneur, et non la lutte,
qui est indiqué par ce symbole.
LI Interprétation de UA s de Claives. — Cet Arcane indique la
protection, mais peut aussi devenir l’Epée Vengeresse. Sa significa­
tion est celle de la force mentale, la volonté d ’action, l’autorité, l’ar­
deur et la justice. Maléficié ou renversé. Selon la nature de la ques­
tion posée par un consultant, ceci indiquera le châtiment, ou l’emploi
des mesures brutales et violentes. Le gain, avec cet Arcane renversé,
n’est jamais durable.

Les Arcanes Mineurs


Les interprétations des Arcanes Mineurs du T arot Médiéval
feront suite dans cette revue, comme celles des Arcanes Majeurs.
Chaque lame de « personnage » sera interprétée par elle-même, mais
les quatre lames «chiffrées» (les Deux, les Trois, etc.) seront inter­
prétées ensemble, les lames des quatre « Temples » ou « Couleurs »
se trouveront dans un seul numéro.
Les Arcanes Mineurs du Tarot Médiéval seront présentés dans l’ordre suivant :
Juin, PAs de Coupes et PAs de Sloles ; Juillet, les quatre Deux. Ensuite, durant24 mois :
Le Roi de Sceptres Le Roi de Glaives Le Roi de Coupes Le Ro| de Sloles
La Reine de Sceptres La Reine de Glaives La Reine de Coupes La Reine de Slolés
Le Chevalier de Sceptres Le Chevalier de Glaives Le Chevalier de Coupes Le Chevalier de 8I<
Le Page de Sceptres Le Page de Glaives Le Page de Coupes Le Page de 8lclea
Le quatre Trois Les quatre Cinq Les quatre Sept Les quatre Neuf
Les quatre Quatre Les quatre 8lx Les quatre Huit Les quatre Dix
AU NAIN BLEU 38, Avenue de la Victoire — NICE

I L IB R A IR IE G É N É R A L E
! SCIENCES OCCULTES ET PSYCHIQUES — ARTS DIVINATOIRES
} PHILOSOPHIE — RELIGION — RADIESTHESIE

LE PLUS IMPORTANT RAYON DE PROVINCE


Catalogue spécial : 160 p. — Franco, 4 fr.
Nouvelle édition paraîtra en janvier

Sous form e de Cours p a r C orrespondance

PRÉLÉG O M ÈNES D 'O C C U L T IS M E

SMA ASTROLOGICÆ
EN TROIS V O LU M E S

FRANCIS ROLT-WHEELER
Docteur en Philosophie

350 FRANCS LE VOLUME


avec privilège de correction des devoirs et avec
enseignement personnel

TOME PREMIER
L'Astrologie Scientifique Elémentaire. Calculs exacts, mais
simplifies par l'usage des tables données dans les leçons. L’In­
terprétation, analyse et synthèse ; finance, mariage, santé,
voyages, etc...
TOME DEUXIEME
L'Astrologio Esotérique. Les Progressions, les Révolutions
Solaires. Les Directions Primaires et Secondaires. La Rectification
par plusieurs systèmes, y inclus le Pré-Natal et le Symbolique.

TOME TROISIEME
L’Astrologie Médicale. L'Astro-Météorologie. L’Astrologie Ho­
raire. Les systèmes onomantiques et kabballstlques. L’Astrologie
Sélénologiquo et Lunaire. L’Astrologie Internationale.

C H A Q U E V O L U M E N U M É IR O T Ë
D É P O S IT A IR E

LE NAIN BLEU - NICE (a .- m .)

Dépôt des Ephémérldes Raphaël, ;


depuis 1830 jusqu’à 1937. — L’année : 7 fr. franco
PENDULES TAR0T8
----------------------- ----------------------------------------
(r.---------------------------

LES EPHEMERIDES GRAPHIQUES D'ARMABAR


Montrent Immédiatement, d’[Link] coup d’œil et sans calcul, TOUS les aspects,
leur approche, leur durée, que le Ciel fuit chaque Jour ou chaquo mois avec les
planètes de votre propre thème.
tous les Jours do l’année : Pondant 30 ans :
EPHEMERIDES QUOTIDIENNES EPHEMERIDES TRENTENAIRES
pour 1937 (15 fr.) de 1930 à 1960 (18 fr.)
Questions horaires Instantanées — Choix des bons et des mauvais Jours
________ PROSPECTUS DETAILLE G RATUIT________

L IB R A IR IE V É G A 75

Librairie NICLAUS, 34, rue Saint-Jacques, Paris


ENVOI GRATUIT DU CATALOGUE GENERAL DE
S C IE N C E S O C C U LTES
(plus de 100 pages»
ET DE SES ’SUPPLEMENTS PERIODIQUES
ACHAT D’OCCASIONS AUX MEILLEURS

DIRECTIONS ET THEMES
H J. GOUCHON — J. REVERCHON
Le traitement mathématique et technique est clair, complet
et détaillé. (« L'Astrosophie »).
100 francs
Editeur : H J. GOUCHON, 39, rue de Châteaudun, Pans (9 )

P O R T R A IT S A S T R O L O G IQ U E S
C O N R A D M O R IC A N D
Dix portraits de personnalités représentatives
de notre époque. Les chartes en trois couleurs.
4 0 FRANCS
Dépositaire : CHACORNAC Frères
11, Quai Saint-Michel - P A R I S

Sous form e de Cours p a r C orrespondance


PRÉLÉGOM ÈNES D ’O C C U L T IS M E
FRANÇIS ROLT-WHEELER, Docteur en Philosophie
3 5 0 francs p a r volum e
avec privilège de correction des devoirs et avec enseignement personnel

SUMMA ASTROLOGICAE. — Vol I, Il et III (Complets)


LE CABBALISME INITIATIQUE — Vol. I
LE CHRISTIANISME ESOTERIQUE — Vol. I ·

Dépositaire : A U N A IN B L E U - N IC E ( A .-M .)
---- --------- ---------------------------
AVIS de PUBLICATION des PÉRIODIQUES |
Scion lu demande de plusieurs périodiques français et internatio­
naux, qui désirent présenter à nos lecteurs le nom de leur directeur, ;
leur adresse cl leurs conditions d’abonnement, nous avons décidé de j
faire paraître cette information dans nos colonnes de publicité.
En réciprocité les dits périodiques pourront nous accorder une ;
publicité de valeur égale, ou, s’ils ne possèdent pas de colonne de publi- *
cité, une somme minime de 20 francs par insertion sera acceptée. Ces ·
contrats seront établis pour six mois ou un an. Dans cet avis de publi- |
cation, il ne sera donné à aucun périodique plus d’un casier, ceci pour J
assurer à tous une parfaite impartialité. Pour la meme raison, l’ordre ;
alphabétique sera conserve. 5

Asgard Astrology
THE ASTROLOGER’S QUARTERLY J
ASTROLOGIE - ESOTERISME r»G p|>. devoted entirely to the study or J
Astrology and the considerations or J
CULTE GERMANIQUE astrological problems. Suitable Tor the ’
Directeur : Dr G. LOIYIER beginner and tho advanced student. {
Editor : Charles CARTER ‘
Quarantième année Subscription 4s. 6d. per annum post free. ’
Stribbciistraat 3, BERLIN W 40 Specimen Copy on Application J
59, Victoria Road, London, S. W . 19 |

Am erican Astrology Annales Initiatiques


VO’J R DAILY GUIDE - Occultisme - Martinisme - Qnose - J

Editor : Paul G. Clancy Kabbale - Hermétisme - Illuminisme »


Publication Trimestrielle |
Foreign subscription : Three Dollars Abonnements : ;
FRANCE, 3 fr. - ETRANGER, 4 fr. 50 |
1472, 3 road'.vay, New-York (Etats-Unis)
22, Rue des Macchabées - LYON

BuKetin de la Société Le Chariot


Psychologlo Expérimentale !
Psychique de Nancy Sciences Divinatoires »
Bl-incnsuel Directeur : Georges MUC1IERY J
France cl Colonies ........... 6 fr. par an France : 30 fr. — Etranger : 40 fr. }
Etranger ............................... 8 fr. par an
Spécimen gratuit et Catalogue ·
21, Rue Bastion-Lepage - NANCY
Ed. du CHARIOT, 62, Bout, Voltaire, Paris «

Consolation D e m a in
L’hebdomadaire des foroes occultes \ Revue traitant exclusivement
d’Astrologie scientifique
Directrice : Maryse CHOISY Pronostics financiers
Directeur : Gustave L. BRAHY ‘
Franco : 65 fr. — Etranger : 100 fr.
Belgique : 45 fr. — Etranger : 11 belges
124, Rue Réaumur - PARIS Av. de Sumatra, 0, Bruxelles (Belgique) !

Die Astrologische Herschel


Organe otTlclel
Rundschau du Cercle Liégeois « Uranus »
Zeitschrift für astrologische Forschung
Administrateur : Rédacteur en Cher : !
Schriftloltung : Teobald BECKER
L. HEYLIGERS Paul MUYSERS
»Astrologische Rundchau« mit
»Nachrichten« Jährlich Μ. 10.— , Abonnements annuels <13 fols par an) : !
vlcrtelJAhrllche Zahlung von Jo Μ. 2.50. Belgique : 22 fr. — Etranger : 30 fr.
Verlag . Theosophisches Verlagshaus, Hors union postale : 35 fr. !
LEIPZIG, Lesslngstr. 2. 60, Rue Gén'-Bertrand, LIEGE (Belgique) }
----- 1
----------------------------------------------------- - --------------------------------------------------------------------------------^ ¿ S 5;

I A V IS d e PUBLICATION des PERIODIQUES |


l Selon la demande de plusieurs périodiques français et internatio- »
» naux, qui désirent présenter à nos lecteurs le nom de leur directeur, ;
; leur adresse cl leurs conditions d'abonnement, nous avons décidé de î
J faire paraître cette information dans nos colonnes de publicité. ;
î En réciprocité les dits périodiques pourront nous accorder une ;
• publicité de valeur égale, ou, s'ils ne possèdent pas de colonne de publi- «
J cité, une somme minime de 20 francs par insertion sera acceptée. Ces ;
' contrats seront établis pour 6 mois ou un an. Dans cet avis de publi- J
} cation, il ne sera donné à aucun périodique plus d'un casier, ceci pour !
! assurer à tous une parfaite impartialité. Pour la même raison, l'ordre ;
; alphabétique sera conservé. !

Lotos M odern Astrology


! MIE81E0ZNIK — Bl - Mensual — i
S SYNTEZA WIEDZY EZOTERYOZNEJ
|
i
Redaoja ; J. K. HADYNA
WARUNKI PRENUMERATY "LOTOSU”.
Theoldest Astrological MagazineinEngland ’■
J nez dodaktu : rocznio. 10. — zl w Anie- Annual subscription for France ·
! rycc pOln. — 3 dolary ; pôlrocznle, 5.50 and Colonies : 3 5 francs !
{ kwartalnio, 3. — mleslecznle, 1. — Im perial Buildings — Ludgale Circus J
¡ Adret RedakoJI :
{ Kraków, ul. Grodzka 68, m. 6. LO N D O N . E. C. ·!. A ngleterre I

M ondo Occulto Passe - Parton? ’


| Rlvlsta Inlzlatlca, Esotérica, Spirilles
Tous les Samedis I
Bi-menslle
L itté ra ire — C ritique — S pirituel }
Direttore : F. ZINGAROPOL! D irecteur : J. M . G A LLEAU »
Abbonamento annuo, Estero : Lire 25
ABONNEMENT : 15 francs par ai? J
Via Conservaxlone Grant, 5 - NAPOLI
Place du T h éâ tre, TO ULON (V a r) I

Psychico Psychic Science I


Etudie tous let Phénomènes Supranormaux (Illustrated) »
vision b distance, clairvoyance, hantise, Published January, April, July, October }
dédoublement, guérisons, etc. Une rubri­
Prix du Numéro : 7 francs J
que spéciale est consacrée à la psycho­
Abonnement annuel : 25 fr. !
logie animale et aux animaux conversants.
Prix de l'abonnement : 25 fr. Administration : !
Etranger : 30 fr. — Le Numéro : 2 fr. British College of Psychic Science !
23, Rue Lacroix - PARIS (X V I!·) 15, Queen’s Gate, LONDON, S. W. 7

La Revue Spirite Sous le Ciel


Astronomie - Astrologie - Radiesthésie
Journal Arts Divinatoires
do Spiritualisme Expérimental Dlr. : DOM NEROMAN, ing. civ. des Mines !
Le Magazine
Abonnement annuel : 20 fr. de la Renaissance Astrologique
Mensuel, lo Numéro : 3 francs !
Rédacteur en chef : Hubert FORESTIER Abon. avec primo : 30 fr. - Etr. 40 fr.
Spécimen contre 1 franc
6, Rue Copernic, PARIS (1 6 ·)
108, Rue du Ranelagh, PARIS (1 6 ·)

T h e Two W orlds
The English Journal
with the International Circulation
Z e n it
French Representative : 3.-3. PRUDHOM, Astrologlsche Zentrastclle E. V. ;
Secretary Union Spirite Française
8, Rue Copernic. PARIS (X V I·)
Subscriptions rates DIREKTOR : Dr. Jur. Hubert KORSCH
3 Months 6 Months 12 Months
2 /9 d . 5 /5 d . 10/10d. 18, Slegstrasse, DUSSELDORFF J
POST FREE — GOLD FARE

•_________ ____ ________________ __________ — _____ - - - - - ----------------------------------------y


* læ Gérant: H« Le BEURIER. JOCIÉTÍ flÎN ÎR A LK D’ IM P R IM [Link] . N IC ·
K
REVUES
ET P É R IO D IQ U E S
Astrologiques, psychiques, occultes et spirites
FRANCE
Annales Initiatiques .............................Lyon Lotus B le u ............................................... Parle
L ’Astrologie ............................................Paris Nouveau Monde (L e ) ................Strasbourg
L'Astrosophlo ......................................... Nice Psyché ......................................................Parla
Bull. 800. Astrologique de France ..Paris Psychlca ................................................. Parla
Bull. Soc. Psychique do Nancy ....N a n c y Revue Métapsychlque ............................Parla
Chariot (Le) ......................................... Paris
Revue S p irite ...........................................Parla
Consolation..............................................Paris
Còlo d'Azur M édicale........................ Toulon Rose-Croix (La) ........... Clalrao (L .-et-G .)
Eudia ...................................................... Paris Sous le C i e l ............................................. Paris
Etudes Traditionnelles .........................Paris Symbolisme ............................................. Paris

ETRANGER
ANGLETERRE ETATS-UNIS
Astrologers’ Quarterly .................... London American Astrology .....................New-York
British Journal of Astrology ....L o n d o n American Journal Astrology . . . .New-York
Light .................................................... London Amor. Journal Psychic Resoarch..New-York
r>i*)dern Astrology ............................. London Astrological B u lle tln a ............. Los Angeles
Gicult Review ................................... London Occult Digest ...............................New-York
P red ic tio n s ...................................................London New-York Astrologer ................New-York
Pr ..grass Today ................................. London Rosicrucian D ig e s t........................ San José
N o w e ..................................... London Rosicrucian M agazine__ Ooeanslde (Cal.)
'■·. yohic Science ............................... London Student A strologer...................Philadelphia
¿ c · . e n d Astrology .................... London Wynn's Astrology Magazine ...N e w -Y o rk
r \..' •.•.'Grids ............................... Manchester
;[Link] R e v ie w .........................London BELGIQUE
Demain ............................................ Bruxelles
ALLEMAGNE Revue Spirite B e lg e ............................. Liège
Asg.-.n! .................................................. Berlin U ra n u s ...............................................Bruxelles
A s ’.ro lu g ic, Dio ....................................Berlin CANADA
Ar.', «¿ 'gi'.che Rundchau ................ Leipzig Canadian Astrologer ..................Moose Jaw
[Link] im A ll .............................................. Berlin Torch (The) .................................. Vancouver
Z e n it ......................................................... Dusseldorf
HOLLANDE
ITAL1E Grensgebieden................................. Den Haag
Riccrca Psycica ....................................Roma Théosophla...................................Amsterdam
Mondo Occulto ....................................Napoli U ra n ia ........................................... Amsterdam
PORTUGAL BRAZIL
O A strologo.......................................... Lisbon Reformador ........................ Rio de Janeiro
Pensamonto........................... Rio de Janeiro
POLOGNE
Lotos ................................................... Krakow ARGENTINA
Niobo Gwlazdziste ....................... Bydgoszcz Evolución ................................. Buenos Aires

Associations Astrologiques Nationales


FRANCE. — Société Astrologique do France ; Prés. : Lieutenant-Colonel Maillaud, Paris.
BELGIQUE. — Institut Central Belge de Recherches Astro-Dynamiques ; Prés. : Gustave
Lambert Brahy, Bruxelles.
ANGLETERRE. — British Institute of Medical Astrology and Metaphyslcal Science ;
Prés. : E. H. Balley, London.
IRLANDE. — The Irlsh Astrologlcal Society ; Prés. : Cyril Fagan, Dublin.
AFRIQUE DU SUD. — African Astrologlcal Society ; Prés. : R. Benson, Durban.
ETATS-UNIS. — American Astrologlcal Association, Inc. ; Man. Dir. : Paul G. Clancy,
New-York City.
ALLEMAGNE. — Die Deutsche Astrologische Gesellschaft ; Prés. : Dr Theobald
Becker, Leipzig. — Die Astrologische Zentralstelle E. V. ; Prés. : Dr Jur. Hubert
Korsch, Dusseldorf.
HOLLANDE. — Nederlandsch Astrologisch Genootschap ; Prés. : 0 . J. SnIJders, Velp.
POLOGNE. — La Société Astrologique de la Pologne ; Prés. : Fr. A. Prengel, Bydgoszoz.*

Cette liste n’est pas encore complète. Prière h noa lecteurs de nous envoyer une
Information sur ce sujet, aveo un numéro de la publication, ou un· brochure de
l’Association.
SOCI RE GENERALE
D 'I M P R I M E R I E
2 6 , r. Smolatt, N Ic·

Vous aimerez peut-être aussi