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REVUE M E N S U E LLE D’ A S T R O LO G IE · ET
EN CES PSYCHIQUES ET OCCULTES..
A N os A m is L e c te u rs ... La Redaction 211
P ié d ic tio n s R é a lis é e s ............ . . . .
H o ro s c o p e m e n s u e l... fll. Marcel Cachin............. 247
É lém en ts favorables : J u in . J u ill e t ............... 248
L ’E tin c e lle D ivine en N ous
Francis Rolt-Wheeler. . . . 249
Il ne pouvait pas signe r son nom
Dr Eugène Mortrin......... 255
La C haîne de la T ra d itio n III... René Bertrand. 266
Les M onnaies T a lism aniq ues. Raoul de Bonneuil. 27CI
S p iritis m e et O c c u ltis m e , IV. Dion Fortune... 275
Les In flu e n c e s P lanétaires, V III.
Francis Rolt-Wheeler... 278
N otre Rayon de Livre s : Le M arié M agique
- L ’O rig in e et les D estinées de l’A rt
- T e rre s et D ieux de la S yrie - On m 'a ccu
se de g u é rir I - Au pays du m atin calm e
- L ’H om m e et ses P ouvo irs s e c re ts - S u r
La B arque d ’U lysse - La R adiesthésie
do m estique et a g ricole - Loaves and
Fishes - Défense du M agnétism e - A fte r
Life - H ow to Make the best of L ife ........ 280
L’A s tro lo g ie N ationale et Interna tiona le
P ré d ic tio n s ........................................................ 284
L’A s tro lo g ie E sotérique, X VII . F. R-W............ 286
Le T a rot M é diéval, X I I .............Christian Loring. 287
R É D A C T IO N RT A D M IN IS T R A T IO N
Avenue du Roi Albert - Cap-de-Croîx - NICE (A.-M.)
Vol. XIV - N° 6 - JUIN 1936 - Prix 3 fr. 50
9
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1/ A S T R O S O P H IE
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R E V U E M E N SU E L L E D’A S T R O L O G IE ,
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D E S S C IE N C E S PSY C H IQ U E S E T D’O C C U L T ISM E
F R A N C IS R O L T -W H E E L E R
Doctour en Philosophie
¿¿era. lien. Académie des Sciences d’Amérique ; Mem. Hon. Association
Asthcopologlê d’Amérique ; Mem. Hon. Société Royale de la Géographie
(Angleterre)
Secrétaire do la rédaction : Y. BÉ L A Z
ABONNEMENT ANNUEL
Francs et Colonies ............................................... 35 fr.
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Italie, Etats-Unis) .................................. 45 fr.
P r ix ¿5
Cette Revue a le privilège de présenter, en français, les
articles et les comptes rendus de nos grands astrologues,
psychistes et occultistes contemporains, Anglais et Américains,
dont les droits de traduction, pour un très grand nombre, nous
ont été accordés. Nous avons, aussi, la collaboration de maints
spécialistes français, belges et suisses.
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^arot Xléïnéual
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Le Pendu - Le Sacrifice
( L ’in terp réta tio n de cet A rea ne se trouve sur
l'a va n t-d ern ière p a g e de ce num éro)
LASTRO SOPHIE
Revue Mensuelle d’Astrologie, des Sciences Psychiques
e t d’Occultisme
Fondateur et Directeur : Franol· ROLT-WHEELER, Docteur en Philosophie. Membre
Honoraire de l'Académle des Sciences d'Amérique et de l'Association Anthropolo
gique d’Amérique ; Sociétaire de la Société Royale de Géographie (Angleterre).
Secrétaire de Rédaction : Y. BtLAZ
Rédaction ot Administration :
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WHEELER. Los abonnes sont priés d'envoyer le montent de leur abonnement * la
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A nos Amis Lecteurs
’E S T L E M O IS P O U R F A IR E L E S P R O J E T S D E
C V A C A N C E S . Dans notre civilisation fiévreuse, affligée
par la vitesse, ayant une tension nerveuse excessive, et
harassée par l’instabilité des conditions sociales et finan
cières, les vacances sont devenues une nécessité. Malheureusement,
neuf fois sur dix, les semaines de congé sont plutôt un moyen d’épui
sement qu’une période de repos, et la raison se trouve dans le fait
qu’on ne considère pas d ’avance ce que les vacances doivent nous
donner.
L ’homme est composé d’un corps physique, d’une mentalité et
d ’une partie spirituelle. Les trois sont susceptibles de fatigue. Le but
des vacances est la récréatidn, c’est-à-dire l’élimination des poisons
de la fatigue dans ces trois corps et la formation de nouvelles cellules
vigoureuses. Si ce n’est que le corps physique qui est fatigué, le
sommeil, ou quelques jours de paresse, suffisent pour tout réparer.
Mais si c’est le corps mental ou le cotps spirituel qui est fatigué, il
faut considérer avec beaucoup plus de soin la manière de se reposer.
242 L’ASTROSOPHIE
Pour la plupart de nous, le bruit est la chose la plus fatigante
de la civilisation moderne. Il est vrai que nous pouvons ncUs accou
tumer à ne plus « entendre » consciemment le bruit, mais le tapage
continue tout de même et il frappe dur sur notre système nerveux et
notre subconscient. Dans nos projets pour les vacances, o*n pourra
commencer par la règle générale qu’il ne faut jamais engager des
chambres dans un hôtel ou une pension ayant un appareil de T .S .F .
en marche constante, ou des chambres placées sur une rue bruyante.
Il est possible que, pendant les trois ou quatre premiers jours, le bruit
nous manquera, mais il faudra patienter; le silence fera sa guérison
dans les lieux fondamentaux de notre être.
Le sport, pendant les vacances, doit être regardé avec un œil
discriminatif. Il est utile pour le fonctionnaire, ayant une vie dans
laquelle la concurrence n’entre pas beaucoup en jeu, et dont le travail
est souvent sédentaire ; mais un sport de concurrence n’est pas indiqué
pour un homme d’affaires. II est extrêmement important de ne pas
faire des excès, ainsi l’homme qui est au bureau toute l’année ne doit
pas dépasser une demi-heure de nage, deux heures de tennis et dix-huit
trous de golf. Les longues promenades sont un piège, car ce n’est
pas du tout vrai qu’il soit favorable de se fatiguer physiquement
pendant les vacances.
De nombreuses coutumes estivales sont hostiles à leur v rai wbut.
Les bains de soleil peuvent servir comme une illustration. Q u’un jeune
fermier, en vacances, après avoir nagé prenne un bain de soleil d’une
heure, cela ne lui fera pas de mal; mais qu’un jeune commis le fasse
sur une peau n’ayant pas développé une résistance naturelle aux
rayons actiniques est extrêmement dangereux. O n peut brunir la peau
par exposition au soleil, mais ce sera aux dépens de l’intelligence.
Les voyages, aussi, doivent être faits sans excès. Les tournées
touristiques sont surtout utiles pour les personnes qui vivent dans une
petite ville provinciale, au milieu des trivialités et qui voient — à
satiété — les mêmes figures tous les jours. Les voyages sont idéals
pour les instituteurs et institutrices, enchaînés à la galère écolière; ils
sont également bons polir la mère de plusieurs enfants, mais c’est
plus difficile pour elle de se libérer.
Il va sans dire que le cinéma, le dancing, le théâtre et tout .ce qui
rappelle la ville doit être formellement interdit au citadin en vacances ;
le campagnard peut s’en réjouir tant et plus.
L e père de famille, troublé à la fin de tous les mois par son budget,
ne doit jamais chiffrer les vacances à la limite de sa bourse, car,
A NOS AMIS LECTEURS 243
même avec les conditions les plus favoïables, la crainte des dépenses
coupera son repos. Mieux vaut prendre une vacance plus courte, avec
un voyage moins coûteux, et dans un endroit meilleur marché, que
d ’avoir des soucis.
La question de$. visites à sa propre famille est épineuse. Sept fois
sur dix c’est exactement FOpposé d’un repos. Le plaisir de voir les
siens est plus que contrebalancé par l’ennui des visites sans fin aux
personnes en lesquelles on a perdu tout intérêt. Il faut avoir le courage
de dire « Non! )) parfois, à une invitation familiale.
Mais, on va nous dire: « C ’est embêtant tout çà, c’est terrible
de n’avoir rien à faire et on ne peut pas lire toute la journée! »
Parfaitement, mais il faut essayer d ’apprendre à se reposer. C ’est
un art à acquérir, un art sain, utile et beau. Cela vaut la peine de
faire un apprentissage pour pouvoir renouveler la vigueur de son
corps, sa pensée et son âme. U n tournoi de plaisirs n’est pas des
vacances, ce n’est que changer l’excitation et le brouhaha sur un
autre plan. Il faut choisir: se reposer pendant les vacances ou se
fatiguer d ’une autre manière.
La liberté d’action est d’une grande utilité pour les vacances.
S ’il faut s’habiller en frac pour une table d’hôte par une soirée torride
d ’été, on peut arriver à table dans une humeur plus adaptée à un
assassinat qu’à une bonne digestion; et comment voulez-vous qu’une
belle dame ou demoiselle se repose dans un lieu de vacances où se
trouvent des toilettes mieux que les siennes ? Croyez-nous, la modeste
pension sera mieux pour le corps et mieux pour l’âme.
Finalement, il y a la fatigue d’esprit. Pour ceci, le repos est
plus difficile à acquérir. L a verdure est plus tranquillisante que la
plage ou les pics; la nuit est plus reposante que le jour, et il fauî
surtout le silence. Rien n’est plus adoucissant que de marcher seul,
tout seul bien entendu, une toute petite promenade dans les champs
ou parmi les arbres, le long d’un chemin campagnard, tard le soir,
et rentrer en silence pour s’endormir. Le double éthérique se séparera
plus facilement du corps physique pendant le sommeil, et puisera de
l’énergie vitale et spirituelle dans le Réservoir Cosmique.
Il faut, dès maintenant, décider si l’on recherche à se fatiguer ou
se reposer pendant les vacances et faire ses projets en conséquence.
Pour bien des travailleurs, c’est la décision la plus importante de
l’année.
F. R.-W.
— 244 —
Prédictions Réalisées
Dans notre numéro d’Octobre 1935 (page 1 5 3 ), nous
avions publié l’horoscope du Négus d’Abyssinie, et nous avions
dit : LE PEUPLE ABYSSIN GAGNERA PAR LE RESULTAT
DE LA GUERRE, MEME SI LE PAYS SE TROUVE REDUIT
A UNE SOUVERAINETÉ PUREMENT NOMINALE, CAR IL
NE PEUT QUE GAGNER EN COMMERCE ET EN C IVILISA
TION DANS CE CONFLIT POUR EXPLOITER SES RICHES
SES PERSONNELLES, MAIS LA CHARTE EST TRES DEFA
VORABLE POUR LE DESTIN PERSONNEL DU NEGUS. IL
EST CERTAIN QU’IL PERDRA SON POUVOIR. EN JANVIER
1936, LE RISQUE POUR LUI SERA GRAVE, ON POURRA
CRAINDRE UN CONSPIRATEUR OU UN FAUX AMI. (Ce fut
dans ce mois qu’il y eut les plus grandes défections parmi les
tribus Abyssines qui se rendirent aux Italiens). MEME S’ IL
ECHAPPE A CE DANGER, IL SEMBLE CERTAIN QUE L’EM
PEREUR NE GARDERA PAS SON TRONE, ET SA V IE SERA
ENCORE MENACÉE EN DECEMBRE 1936 ET PENDANT
LES PREMIERS MOIS DE 1937, A CAUSE DES GRAVES
QUADRATURES SOLAIRES A NEPTUNE. Il n’est pas néces
saire pour nous de refaire l’histoire des mois passés et de
raconter les succès militaires de l’Italie en Abyssinie et la
fuite de (’Empereur ; il est évident que le Négus a perdu son
trône et que son pays ne lui appartient plus.
A u moment où ce numéro paraîtra, les élections seront déjà
une vieille histoire. Mais nos lecteurs trouveront qu’une grande partie
de nos prédictions a été réalisée. Noïis avions prédit que la nouvelle
chambre sera plus à gauche, ce qui est certainement le cas, que les
vieilles formules continueront, ce qui se montre également vrai, car
il est important de noter que la gauche française reste française et n’est
pas du tout identique avec la forme de soviétisme qui s’est greffée
sur la psychologie du paysan russe, ni avec l’excitation sans réflexion
qui s’est produite chez les Espagnols, les amateurs de la tauromachie.
Nous avions dit: Il est peut-être justifiable de dire que le nombre
des partis politiques sera diminué dans la prochaine chambre et que
le gouvernement français pourra donner l'apparence d'un gain en
stabilité, ce qui eït nécessaire si le franc doit être sauvé de la déva
luation· Le résultat des élections (sans prendre la moindre part dans
la . politique nous-mêmes), semble indiquer la formation, dans la
Chambre, de deux partis, nettement opposés, droite ou centre et
gauche. Selon l’exemple des pays parlementaires, rien ne pourrait
PREDICTIONS RÉALISÉES 245
être pour le mieux, car le système parlementaire est uniquement basé
sur le principe de la balance entre deux partis ou, au plus, trois. Ce
que la France recherche n’est pas nécessairement une politique de
droite, ni une politique de gauche, mais une politique stable. Les
élections sont terminées et on ne pensera plus aux partis, mais à la
France.
Dans nos prédictions pour l’année (numéro de janvier, page 4 4 ),
nous avions dit: E G Y P T E . — Changement de gouvernement, dépo
sition du roi. Il était très évident, dans la charte de 1936 pour ce
pays, que le Roi Fduad ne serait plus au trône dans la deuxième partie
de l’année, mais il était difficile de déterminer si son départ serait par
déposition ou par la mort; malheureusement ce fut ce dernier événe
ment qui se produisit et notre prédiction se réalisa par la mort du
Roi Fouad, le 28 avril.
Pour l’Asie-Mineure nous avions dit, en parlant 'de l’année
(page 44) : Toujours des discordes entre les Arabes et les Juifs en
Palestine. La friction entre ces deux races et ces deux religions se
renouvelle constamment. Pour indiquer la lunaison et au moment où
la tension sera la plus grande, nous avions dit (page 237) pour le
mois d ’avril: Renouvellement de bagarres entre les Juifs et les Arabes.
Les 20, 21, 22 et 23 avril, une vraie révolte éclata à H aïffa et à
Jaffa. Les troupes Anglaises furent rapidement appelées. En une
seule journée il y eut quarante morts. U n effort pour soulever des
bagarres sanglantes en Jérusalem fut immédiatement arrêté par les
autorités. Plusieurs quartiers juifs furent incendiés dans les diffé
rentes villes de Palestine, y inclus Tel-Aviv. Les Arabes menaçaient
d ’une rébellion ouverte contre le mandat ^anglais et demandaient
l’expulsion des Juifs Sionistes.
Une prédiction qui s’est réalisée de la manière la plus complète
se trouvait dans notre numéro de mars (page 141). Nous avions dit:
A L L E M A G N E . — Goering sera ouvertement présenté comme le
successeur de Hitler. Le 27 avril, sous les ordres directs du Führer,
le Général Goering, depuis quelque temps le « Ministre-Président »
de Prusse, fut nommé Dictateur de l’Economie de tout le Reich, avec
pouvoir suprême sur tout ministre et tout fonctionnaire en A lle
magne, sauf le Führer lui-même. Ceci lui assure la succession. Dans
notre dernier numéro nous avions dit: Crise économique dans le Reich
avec une nouvelle inflation du mark· La nomination de Goering
cdmme contrôleur suprême des finances empêchera le mouvement pour
la déflation proposée par le D r Schacht, autrefois directeur de la
Reichsbank et ministre de l’Economie.
------------- v-<-----
L’ASTROSOPHIE
Né à Paimpol (Côtes-du-Nord), le 20 septembre 1869,
à 4 heures du matin (heure officielle).
NOTRE HOROSCOPE MENSUEL
M . MARCEL CACHIN
(Les récentes élections ayant indiqué qu'un assez grand nombre
d*électeurs français soutiennent les principes de la < gauche >, il nous
semble juste, dans le sens d'une parfaite impartialité, que nous présen
tions les horoscopes de quelques hommes des partis socialistes et commu
nistes, comme nous l'auionsdéjà fait pour les radicaux et les partis du
« Centre >. M. Cachin est le seul sénateur communiste de, France et son
horoscope est digne d'attention).
La première chose qui nous frappe dans cet horoscope natal est son
équilibre. Ce n’est pas du tout la charte d’un extrémiste, et encore moins
d’un fanatique. Les Quadruplicités, par exemple, sont très également divi
sées, cl il est évident que ce n’est pas la haine ides classes qui a dominé
M. Cachin, mais un sens de justice. La charte suggère, très clairement,
que le changement des idées dans cet homme politique a été graduel.
Pour une grande partie de sa vie, la Balance a maintenu la position domi
nante sur l’Ascendant. Depuis l’âge de 17 ans, Uranus, «la planète de la
démocratie (et du socialisme) a habité la Maison X de ce thème, la Maison
de la profession; et, pendant la vie de M. Cachin, Mars, Vénus, le Soleil et
Mercure ont fait des trigones à cette planète démocratique,
La Luno joue un grand rôle dans -cette charte, étant richement
aspecté. Elle se trouve dans la Maison VII, la Maison des Affaires Etran
gères et ¡des questions internationales, et dans le Signe des Poissons, le
Signe qui régit la Russie Soviétique. Son seul mauvais aspect, une quadra
ture à Saturne, est trop large pour être effectif. Mais, meme si la Lune
est puissante, on ne peut dire que son influence est excessive, et sans
contestation, la témérité des idées extravagantes est adoucie en M. Cachin
par la Balance sur l’Ascendant.
Quatre planètes se trouvent dans les deux Maisons de l’intelligence:
Mercure, Mars et Vénus en Maison III et Jupiter en Maison IX (rétro
grade). Ceci peut-être regardé comme « chanceux > dans ce sens; cela
indique la récognition du mérite, mais pour parler franchement — com
muniste ou non — c’est ]a charte d’un travailleur intelligent et non d’un
impulsif révolutionnaire.
Horoscope progressé pour 1936-1937
La force du natif s’est accrue avec l’âge. N’ayant que deux planètes
dans les fougueux Signes du Feu — les Signes mentaux — à sa naissance,
cinq planètes se trouvent maintenant dans les Signes de Feu. Depuis
assez longtemps cette progression nous montre trois planètes dans la
Maison de Finance, et, pour une grande partie de la vie de M. Cachin,
ces planètes ont été dans le Sagittaire. Ceci est moins favorable, car
Sagittaire dans la Maison de Finance n’est que peu stable, donnant ten
dance à chercher toujours de nouvelles expériences « modernistes >.
L’avenir ne sera pas si heureux. En juillet, août et septembre 1936
l’Ascendant fait deux quadratures à Uranus. Si 1’heure de la naissance
est exacte, des événements suivront dans lesquels M. Cachin se trouvera
englobé et forcé de» /défendre des camarades qui poussent une politique
qui n’est pas vraiment la sienne. Ce sera un coup dur sur sa réputation.
En novembre la situation politique s’éclaircira, mais le sénateur commen
cera à sentir le poids des années et l’automne de 1937 sera extrêmement
critique pour sa santé. Il est probable que même si M. Cachin échappe
aux menaces de cet automne et de l’automne do 1937, il abandonnera la
vie publique avant la fin du printemps de 1938.
— 248 —
Elém ents Favorables J u in - Ju illet
Note. — Etant donné la demande réitérée, les Analyses des dates favo
rables ont été classées ol-après. Il s'agit d'un classement d'ensemble ; les
dates spécialement favorables à chaque personne peuvent être calculées sui
vant leur horoscope. Pour toutes Indications antérieures à Juin 1936, voir le
numéro de Mal de < L'Astrosophie ».
OUR LES CONDITIONS GENERALES. — Jours et heures favorables.
— Le Soleil, la· Lune et les planètes en bons aspects ; les jours les
P plus favorables seront : l’après-midi idu 6 juin, l’après-midi du 9,
la matinée du 10, la soirée du 14, la soirée du 19, la soirée du 23,
l’après-midi du 24 et la matinée du 4 juillet.
Jours et heures défavorables.. — L ’après-jnldl et la soirée du 4 juin, la
matinée du 5, toute la journée du 12, la matinée du 13, toute la journée du 18,
toute la Journée du 25, toute la journée du 26, la soirée du 4 ju illet et toute
la Journée du 10 Juillet.
FIANÇAILLES E T MARIAGES. — Jours et heures favorables aux affaires
de cœur. — Le meilleur Jour pour un homme : le 30 juin. Autres bons Jours :
le 23 et le 29 Juin. Le meilleur Jour pour une femme : le 20 juin. Autres bons
J|ours : le 11 et le 29 Juin.
Jours et heures défavorables. — Le plus mauvais Jour pour un homme :
le 17 Juin. Autre mauvais Jour : le 12 juin. Le plus mauvais Jour pour une
femme : le 2 Juin. Autres mauvais Jours : le 10 et le 14 juin.
AFFAIRES ET FINANCES. — Le meilleur Jour pour la finance : le 22 juin.
Autre bon Jour : le 27 Juin. Le meilleur Jour pour les affaires : le 16 juin.
Le meilleur Jour pour les nouvelles entreprises et les spéculations : le 30 Juin.
Jours et heures défavorables. — Le plus mauvais Jour pour la finance : le?
30 Jtiin. Autre mauvais Jour : le 1'2 Juin. Le plus mauvais Jour pour* les affai
res : le 13 Juin. Autres mauvais Jours : le H4 et le 17 juin. Le plus mauvais
Jour pour les nouvelles entreprises et les spéculations : le 15 juin.
GRANDS VOYAGES. — Jour le plus favorable pour un départ : le i l 6 juin.
Autre bon Jour : le 30 Juin. Jour le plus défavorable pour le départ : le 2 ju in.
Autres mauvais Jours : le >10 et le 1*8 Juin.
OPERATIONS CHIRURGICALES. — Les faire, si possible, entre? le 20 Juin
et le 3 Juillet. Le meilleur Jour et la meilleure heure : le -2|2 Juin, à ±1 h. >2*5 m.
du soir.
— 249 —
L’Etincelle Divine en Nous
É T U D E O C C U L T E
Francis ROLT-W HEELER
(Docteur en Philosophie)
(Les lecteurs ne doivent pas oublier que l'occultisme est
rigoureusement tenu en dehors de la politique et des questions
ecclésiastiques. Seuls, quelques grands principes peuvent être adm is).
E S P L U S B E L L E S P A R O L E S d’un maître ne valent
L rien si elles sont incomprises ou mécomprises. Peu de
phrases contiennent un enseignement plus merveilleux
que la promesse du Christ: « Le Royaume des Cieux
est en vous » ou, dans les mdts de Saint Paul : « N e savez-vous pas
que vous êtes le Temple de Dieu et que l’Esprit de Dieu habite en
vous? )). Comme toutes les Vérités Suprêmes, la vraie profondeur
de ces promesses ne se révèle qu’aux initiés.
Une des erreurs les plus curieuses parmi celles qui ont faussé
l’enseignement Chrétien est celle qui cherche à nier l’influence Chré
tienne sur l’histoire du monde et sur le développement de la civilisation;
qui dit que le cœur humain est pire que jamais, et qu’il faut retourner
aux premiers siècles du Christianisme pour trouver la doctrine du
M aître en toute sa pureté. Bien qu’on entende cette opinion sur les
lèvres de personnes bien intentionnées, il serait difficile de trouver un
argument plus ignorant, car il équivaut à dire qu’après vingt siècles
d ’enseignement Chrétien le résultat spirituel a été nul.
Les cinq formes les plus usitées que prennent cette erreur sont
les suivantes ; <( 10 ) Il ne faut suivre que les paroles du Christ lui-
même; 2°) Il faut retourner à l’enseignement du Christianisme pri
mitif; 3°) Il faut garder le dogme pur; 4°) Il faut maintenir l’autorité
de la tradition rigide et inébranlable; 5°) Il ne faut pas permettre
l’intrusion des idées modernes ».
. Chacune des conceptions est essentiellement fausse, et il sera utile
de les analyser.
250 L’ASTROSOPHIE
1°) Il ne faut suivre que les paroles du Christ, — Il y a trois
raisons pour lesquelles cette idée est fausse. D ’abord, nous n’avons
que quelques bribes de Son enseignement, car II prêcha et enseigna
Ses disciples pendant trois ans avant Sa Crucifixion (et durant quel
que temps après Sa résurrection) ; ensuite, parce que ce que nous
avons de Lui nous a été rapporté par Ses disciples longtemps après
Sa mort, et seulement selon leurs souvenirs confus; et finalement à
cause du fait que les paroles du Christ ont été copiées, recopiées,
transcrites, éditées, déformées, pendant dix siècles, car nous ne
possédons aucun manuscrit original du Nouveau Testament, mais seu
lement un Codex ou Texte du dixième siècle, et même celui-ci est
incomplet.
2°) Il faut retourner à renseignement du Christianisme Primitif.
— C ’est justement ce que nous ne devons pas faire. Ce n’est jamais
heureux (et rarement possible) d ’essayer de tourner les aiguilles de
l’horloge de l’Evolution Spirituelle en arrière, car ce qui était valable
pour les hommes d ’une certaine ère n’est aucunement applicable pour
ceux de l’ère suivante. Le Christianisme Primitif, prêché par des
enthousiastes illéttrés aux hordes barbares, ne remplit pas les besoins
de notre époque. La narration de la Vie du Christ en toute sa simpli
cité, merveilleuse pour les enfants et les peuples primitifs, n’a plus
d’écho dans nos pensées devenues critiques et psychologiques.
3°) Il faut garder le dogme pur. — Il se trouve un piège ici. U n
(( dogme » n’est pas seulement une Vérité, mais l’expression de cette
Vérité, et bien que la vérité puisse être divine, l’expression est humaine.
C ’est peut-être un dogme que le Soleil se lève à l’Est, mais dans
l’explication de ce phénomène, le « mouvement » du Soleil et le
« mouvement apparent » du Soleil indiquent deux différents modes
d ’expression dont le dernier est une vaste découverte et un grand
avancement dans nos connaissances. Les ecclésiastiques, du temps de
Galilée, essayèrent de « garder le dogme pur » en refusant d’accepter
l’expression du grand astronome, mais ils furent forcés, à la longue,
de renoncer à leur conception. U n dogme, trop rigidement enfermé
dans une expression surannée, est comme de l’eau renfermée, elle
devient inutilisable.
4°) Il faut maintenir Tautorité de la tradition rigide et inébran
lable. — L ’erreur, dans ce cas, consiste à dépasser les limites favo
rables à l ’autorité. Il est absolument nécessaire de maintenir une cer
taine autorité dans les questions religieuses, seul un ignorant suppose
que la religion n’a pas besoin d’une organisation, mais cette autorité
doit aider et non réprimer, cette organisation doit être un bras de
L’ETINCELLE DIVINE EN NOUS 251
secours et non le bâton d ’un garde-chiourme. Certes, il faut garder
l’autorité et la tradition, mais d’une manière flexible et progressives
5°) Il ne faut pas permettre Fintrusion des idées modernes. —
Ici l’erreur se trouve dans une mauvaise application du mot
« moderne ». Si ce mot veut dire « Anti-Christique », telle que la
phrase de Lénine: « Le Christ n’est qu’un cauchemar », ou la phrase
de H itler: « Toute la vie du Christ est un mensonge, car le Christ
était Allemand, et un Allemand ne pouvait jamais être crucifié »,
ou la phrase d ’Asana, en Espagne: « Le coup de poing n’est pas
seulement pour l’Eglise, mais pour le Christ également », alors, effec
tivement, on ne peut pas permettre ces idées haineuses et destructives.
Mais la science est constructive, l’enseignement public est constructif^
tout ce qui libère l’homme de l’âme-groupe et accentue sa propre indi
vidualité est constructif, et ces idées modernes s’harmonisent parfai
tement avec le Christianisme Esotérique.
La Grande Loi Spirituelle est celle du Progrès, et la religion
n’échappe pas à cette loi. Le monde n’a pas besoin d’une nouvelle
religion, mais d ’une nouvelle lumière sur la religion. C ’est toujours
ainsi. Le progrès du monde met en valeur des principes à moitié réa
lisés au moment de leur promulgation.
Le Christianisme enseignait la courtoisie et la douceur envers la
femme, mais il fallut attendre l’âge de la chevalerie pour rehausser
la dignité féminine. Le Christianisme disait que le droit d’apprendre
existait pour tout le monde ; mais il fallut attendre la Renaissance pour
l’ouverture des universités. Le Christianisme enseignait la charité et
exigeait des aumônes pour les pauvres; mais il fallut attendre les
X V II o et X V III o siècles pour faire construire des asiles, des hôpitaux
et des refuges et non seulement dans les monastères. Le Christianisme
enseignait la liberté de la personne; mais il fallut attendre le milieu
du X I X o siècle avant que l’Angleterre, la Russie et les Etats-Unis
abandonnent le système d ’esclavage. Le Christianisme enseignait le
besoin d ’une forme de gouvernement juste et incorruptible; le X X *
siècle n’a pas encore trouvé la solution de ce problème, mais cette
solution viendra. Les vrais principes demeurent et c’est justement
là la force du Christianisme, car il ne peut pas rester en arrière, mais
il est à l’avant-garde de la vraie pensée et du vrai progrès.
Essayons d ’appliquer ce principe de progrès à l’interprétation de
la phrase sublime: « Le Royaume des Cieux est en vous ». Nous
verrons le développement et l’enrichissement de cet enseignement à
travers les âges.
252 L’ASTROSOPHIE
L'interprétation littérale. — Selon la signification la plus simple
de cette phrase, celle qui fut enseignée aux Goths, aux Vandales,
aux tribus barbares qui ne savaient ni lire, ni écrire, ni penser, cette
phrase était comme un blason. Celui qui acceptait la doctrine du
Christ — n’importe comment — était « sauvé », il avait pris le
Christ pour son capitaine et il marchait sous la bannière de la Croix,
tout écclésiastique Chrétien était son officier, tout Chrétien était son
frère. Q u’il vive de pillage ou rapine, qu’il se réjouisse du carnage
et de la cruauté, qu’il soit un ivrogne, un sauvage, une brute, n’avait
aucune importance. On lui enseignait que le royaume du ciel était
en lui, à cause de son baptême, et cela suffisait C ’est déjà une indi
cation des progrès actuels que nous ne pouvons plus accepter cette
signification. Nous ne dirons jamais que <( le royaume des Cieux »
est dans un Landru ou un Stavisky, dans la mère qui torture son
enfant, du le vaurien qui tue une vieille femme pour son argent,
simplement parce qu’il a été baptisé. Même les sectaires, les plus
ignorants et les plus fanatiques, se révolteront à cette idée, courante
parmi les personnes de haute culture durant les premiers siècles du
Christianisme.
L'interprétation émotive. — Beaucoup plus avancée était la signi
fication de cette phrase qui trouvait sa base dans les émotions.
Nombreuses personnes, même des temps primitifs — les martyrs peu
vent servir d ’exemple — sentaient en elles un lien émotif, une émotion
vibrante qui les unissaient avec les principes Chrétiens. L a vie de
Jésus, la puissance de Sa Présence et Son Exemple soulevaient dans
les cœurs un amour mystique de la plus haute beauté. Souvent, il
faut l’admettre, ce sentiment personnel était obscur, en de nombreux
cas ce n’était que la poussée de l’âme groupe ou l’habitude d’une
ambiance familiale, mais parfois c’était le vrai amour mystique, et le
royaume du ciel s’y trouvait par un rapprochement émotif. Toutefois
il ne faut pas oublier que ce n’est pas seulement dans le Christianisme
mais dans toutes les croyances du monde, qu’il se trouve des martyrs
prêts à se sacrifier pour leur foi.
L'interprétalion intellectuelle. — Plus définie, encore, plus haut
sur le plan mental, se trouve l’interprétation intellectuelle. Ici la phrase
« le Royaume des Cieux est en vdus » est acceptée comme la réali
sation d ’une vérité. O n l’envisage comme un état à acquérir. C et
état se distingue par l’acquisition de certaines vertus, par l’élimina
tion de certains défauts. O n détermine ce qui est céleste et ce qui est
terrestre, on mesure les pensées et on balance les actes. Il y .a même
le danger que l’esprit de comptabilité y entre: qu’on pèse une bonne
L’ETINCELLE DIVINE EN NOUS 253
action contre les chances du ciel, et qu’on emploie un métrage éthique
ou moral pour décider si une action est bonne, usitée ou mauvaise.
Cette idée était poussée si loin dans le Moyen-Age, par la pseudo
doctrine de la « Trésorie des Saints )), que les vendeurs d’indulgences
basèrent leur ignoble trafic (défendu plus tard par l’Eglise elle-même)
sur le principe que la comptabilité des actions des saints et de certains
hommes pieux était si grandement dans leur faveur, qu’il y avait un
crédit dans la banque céleste sur laquelle une indulgence pouvait être
tirée comme un chèque. Encore une fois, nds idées dans le X X ° siècle
n’accepteront pas une formulation si nue et si inexacte de la Grâce
de Dieu. Nous ne pouvons pas envisager F Eternel comme un caissier.
L'interprétation vaniteuse. — La Réformation Protestante, entiè
rement justifiée dans son désir de mettre fin aux abus qui étaient les
déformations du Moyen Age et des âges encore plus reculés, était
totalement injustifiée en sa frénésie de briser avec l’autorité et la
tradition. Cette phrase: « Le Royaume des Cieux est en vous »
servait aux Réformateurs comme le texte d ’un enseignement hasar
deux et vaniteux. Ils affirmaient, presque comme les Chrétiens pri
mitifs qu’ils cherchaient à copier, que l’acceptation du Christ (selon
les plus minuscules détails de leur secte spéciale) était tout ce qu’il
fallait pour la vie éternelle. Ils allaient même beaucoup plu?» loin,
ils déclaraient qu’à eux seuls appartenait le Royaume des Cieux
et que toute autre personne se trouverait parmi les damnés. Sans
autorité, sans discipline, sans tradition, sans direction, quelques classes,
s’estimaient au-dessus des anges, les égaux du Christ, même de Dieu.
Ils n’avaient même pas besoin — disaient-ils — des intercessions,
ni de l’intervention des hiérarchies, mais ils pouvaient faire intrusion
eux-mêmes, devant le trône de Dieu. De nos jours, quand un homme
annonce qu’il est l’égal de Dieu, nous savons qu’il est un mégalomane,
affligé de vanité, de déséquilibre et d’obsession, et que sa vantardise
blasphématoire n’est qu’un déguisement désespéré de la chute qui
l’attend. ' ”
L'interprétation ésotérique. — Si nous prenons cet enseignement
sur une base plus haute, nous arrivons à l’interprétation ésotérique.
Nous apprenons que certainement une Etincelle Divine, venant du
Royaume des Cieux, se trouve en chacun de nous, dans notre esprit,
mais nous ne faisons pas l’erreur de supposer que ceci nous suffit.
Nos perceptions spirituelles dnt progressé depuis le temps du Chris
tianisme Primitif. Nous savons, maintenant, que la Grâce de Dieu
— évidente en nous par la possession de cette Etincelle Divine —
est un don qu’il faut employer, un trésor non seulement à garder mais
254 L’ASTROSOPHIE
à dépenser pour les autres. La parabole des Dix Talents nous ensei
gne le triste sort de celui qui ne voulait pas agir avec le don qu’il avait
reçu. Nous savons que notre devoir est de veiller sur l’étincelle, d ’en
faire une lampe perpétuelle en notre âme, qu’elle devienne une
lumière pour nos pas, une torche qui nous montre la Voie, et qu’elle
nous éclaire afin que nous puissions comprendre de quelle manière
notre âme est un miroitement lointain de la lumière de Dieu et tout
ce que nous devons faire pour arriver au Royaume des Cieux.
L'interprétation occulte. — La signification de ces paroles peut
être poussée beaucoup plus loin encore, mais nous ne touchons ici
que les plans qui sont près de nous. L ’occultisme nous enseigne com
ment cette Etincelle Divine, qui est en nous, émana de Dieu au
commencement du cycle humain (et proto-humain) ; comment cette
Etincelle a suivi toutes les étapes de l’Involution; comment Elle a pu
se former un corps de plus en plus matériel pour enregistrer les expé
riences et pour faire le travail qui lui est dévolu par la Force Divine.
Nous apprenons comment, éon par éon, et vie après vie, cette Etincelle
Divine a créé un instrument, a affiné cet instrument et a accordé cet
instrument à la musique des sphères et aux chants séraphiques autour
du Trône. Cette Etincelle Divine demeure en nous, ou, plus exacte
ment, nous sommes formés autour d’Elle, et nous sommes devenus
une partie de l’Etincelle, dont seulement notre partie physique dis
paraîtra à la mort. Nous apercevons que le Royaume des Cieux
est en nous, dans une manière infinitésimale, parce que nous sommes
dans le Royaume des Cieux d’une manière majestueuse. Notre plus
grande gloire est d’être un participant ultra-microcGsmique dans le
vaste travail macrocosmique qui n’est qu’une manifestation de la
Puissante Activité Etemelle.
L'interprétation mystique. — Nous arrivons, finalement, soit men
talement par la Voie Occulte, soit émotivement par la Voie Mystique,
d ’abord à être des co-travailleurs avec la Force Divine, ensuite à agir
. en union avec la Pensée Divine, et — pendant quelques moments
d ’extase — à arriver en Communion avec l’Etre Divin, si complè
tement que ce qui est Nous est momentanément devenu Lui. Nous
réalisons que jamais, dans la vie terrestre et sur la vie terrestre, sera-t-il
vrai de supposer que chaque homme est un dieu, ou que « le dieu
en nous » peut exclure Dieu (qui sont les idées dévoyées des igno
rants ou des vaniteux) mais que, dans la vie terrestre, ce n’est que
parfois quelques instants, après des années d’études, de volonté et de
dévotion, qu’il nous est donné de pouvoir réaliser l’ébouissante subli
mité des Paróles Divines: « Le Royaume des Cieux est en vous ».
— 255 —
Il ne Pouvait pas Signer son Nom
Rapport clinique sur un cas exceptionnel d’inhibition
ayant son origine dans une peur héréditaire (1)
Docteur Eugène MORTRIN
Membre Honoraire du Collège Royal des Médecins
et Chirurgiens d'Angleterre
(Ce cas est d’un type extrêmement rare. L’éminent docteur qui écrit
cet article et qui a soigné le malade, connaît plusieurs personnes de la
même famille ; les conditions de ila psychométrie sont personnellement
connues de M. Stanley de Brath, directeur du grand trimestriel « Psy-
chic Science », l’organe du Collège de la Science Psychique de Grande-
Bretagne, un homme de la plus haute probité. Tous les détails de ce cas
extraordinaire ont été vérifiés).
LA DIRECTION.
E S F A C T E U R S P S Y C H O L O G IQ U E S qui couvent
L sous les maladies physiques demandent toujours à être scru
tés avec le plus grand soin, et on ne doit jamais oublier de
les prendre en considération dans le diagnostic de tels cas.
Assez souvent, une investigation détaillée du caractère psychologique
d ’un patient qui présente un problème difficile donnera une indication
tout à fait inattendue pour la façon de traitement.
Parfois, même si le médecin soupçonne une condition irrégulière
troublante de caractère psychologique, le malade ne veut lui donner
aucune assistance pour faciliter la diagnose. Il se peut que le patient
lui-même n’ait pas fait attention à cet aspect de sa maladie et ne le
mentionne pas ; parfois il cache des symptômes psychologiques par
timidité, ou simplement pour ne pas en parler. Les malades ainsi affli
gés sont beaucoup plus difficiles à guérir que ceux n’ayant qu’une
pathologie physique, et ils forment un problème spécial pour le doc
teur, car si la cause principale de l’affliction — une cause psycholo
gique — n’a pas été trouvée, ou, peut-être, pas avant de nombreuses
années de traitement, le mal a pu empirer pendant cette période.
(1) Traduction, avec la permission spéciale, de < Psvchic Science >,
Londres, numéro d’avril 1936.
256 L’ASTROSOPHIE
Ces observations introductoires s’appliquent très exactement au
cas sous observation, dont nous nous proposons d’examiner l’arrière-
plan psychologique de sa condition.
L ’histoire clinique, très brièvement, est celle-ci :
Cas de E . F., sexe masculin, 46 ans, marié, trois enfants
Pendant l’année 1927, le père et la mère de Monsieur F... mou
rurent, la mère, subitement ; le père, après plusieurs années de mau
vaise santé. Ces deux deuils, ajoutés à d ’autres difficultés de famille,
donnèrent au patient de graves soucis.
Pendant l’année 1928, un état de delirium tremens nécessitait
l’intervention médicale. Après quelques traitements immédiats le
malade fut transféré à une clinique spéciale pour les cas d’alcoolisme.
II suivit le traitement classique à la clinique, en ressortit, et aucun
renouvellement de l’attaque ne se présenta pendant une période de
deux ans. Il put reprendre son travail dans la firme où il était un
partenaire, mais en occupant une position moins responsable.
Pendant l’année 1930 l’interventidn médicale fut encore néces
saire à cause d ’une douleur extrême dans l’épigastre, une attaque
subite qui rendit le malade presque inconscient. On a pu le soulager
avec de la morphine et une guérison partielle fut obtenue par un traite
ment alcalin. U n examen radiographique de l’estomac donna un
résultat normal. Diagnose probable : « Gastrodynie spasmodique
d ’origine alcoolique ».
Cinq attaques du même caractère suivirent, espacées de six mois.
Les premières quatre attaques n’étaient pas très graves, et une amélio
ration suivit le traitement alcalin et un repos de quelques jours au lit
L a cinquième attaque fut plus grave, et la morphine fut nécessaire
pendant trois nuits de suite. A ce point, on découvrit que le malade
continuait de boire, et que l’usage de la boisson était la cause directe
du renouvellement de ces attaques.
Quand ce fait fut tranquillement expliqué au patient il aban
donna l’usage de l’alcool sur le champ, et cela sans la moindre diffi
culté apparente. En conséquence, cette suggestion lui fut faite :
— Vous possédez, évidemment, une forte volonté, si vous pou
vez abandonner la boisson immédiatement, même sans lutte apparente.
U n tel contrôle est trèsrare chez les alcooliques. Pourquoi n’aban
donnez-vous pas l’alcool entièrement et pour toujours ? »
Il répondit :
— L ’alcool ne me dit rien ; je ne l’aime pas. Mais je confesse
que la boisson m’est devenue nécessaire. Après la mort de mon père
j ’ai découvert que quelquefois, même assez souvent — à quel mo-
IL NE POUVAIT PAS SIGNER SON NOM 257
ment, je ne puis pas le déterminer — je ne peux pas signer mon nom.
L ’inhibition mentale est totale. Un commis me porte quelques chè
ques à signer, même pour des sommes insignifiantes, je prends une
plume dans la main, mais je ne peux plus faire un mouvement. Toute
signature devient absolument impossible. Autrefois, je pouvais signer
mon nom comme tout le monde. Je ne sais pas, un moment aupara
vant, si je peux écrire ou non. C ’est terrible ! Si j’essaie de me forcer,
tout mon corps est inondé d ’une transpiration froide. Même un petit
chèque pôur une livre, sterling peut m’empêcher irrémédiablement.
Je trouvai qu’un verre de whisky suffisait pour maîtriser cette inhibi
tion. Mon père m’avait dit que cette même difficulté de signer son
nom lui était arrivée pendant les dernières années de sa vie. Il avait
abandonné sa position comme président du Conseil de la Compa
gnie, exclusivement parce qu’il ne pouvait plus signer son nom aux
rapports mensuels. S’il savait un ou deux jours d ’avance qu’un docu
ment important devait être signé, l’inhibition était presque certaine.
Ici se trouvait l’explication de la facilité avec laquelle le patient
a pu abandonner l’alcool quand il le voulait, surtout pendant une
attaque ou dans une clinique, car, à ces moments, il n’avait pas
besoin de signer son nom. Il était toujours désireux de retourner à ses
occupations car il aimait les affaires et il espérait toujours que cette
inhibition de graphisme allait disparaître. Parfois des semaines
passaient durant lesquelles il était libre de cette crainte.
Cette information, qui démontrait l’existence d’une inhibition
psychologique, mit le cas sous un autre jour. L ’alcoolisme n’était qu’une
cause secondaire de sa condition physique. Jl fallait essayer de
traiter la cause originelle, la cause psycho-pathologique.
Le malade fut traité par l’auto-suggestion. Il lui fut expliqué
que l’origine de tous ses maux pourrait être une inhibition, évidem
ment une inhibition héréditaire, ou même atavique, car son père en
avait aussi été victime. Cette inhibition semblait être une obsession
de crainte, peut-être ayant affaire avec sa race (le médecin avait
soupçonné du sang Israélite dans la famille, car un des enfants du
malade/ et deux de ses oncles avaient les traits hébraïques très
marqués). Cette crainte avait probablement un rapport avec quelque
événement catastrophique — peut-être associé avec l’écriture — qui
avait dû arriver à un de ses ancêtres. Il lui fut auto-suggestionné que
cette cause obscure et inconnue dans le passé était terminée, morte,
et qu’elle n’avait plus de pouvoir sur lui. Elle n’avait rien du tout
à faire avec lui personnellement et certainement pas sur sa mentalité
consciente.
258 L’ASTROSOPHIE
Il lui fut suggéré qu’il pouvait se guérir lui-même. En faisant
une auto-suggestion à sa mentalité sub-consciente, jour après jour, que
la cause de cette inhibition était depuis longtemps passée et ne le tou
chait pas, il pouvait se débarrasser totalement de cette inhibition (qui
venait du sub-conscient) si seulement il voulait faire cette auto-sugges
tion avec assez de conviction. Des cas semblables de commotion venant
des éclatements d ’obus lui furent expliqués, avec de nombreuses évi
dences de guérison par l’auto-suggestion. Il lui fut promis qu’une
investigation plus détaillée de son cas serait faite, ce qui pourrait
éclaircir la cause originelle de cette obsession, qui s’exprimait en lui
sous la forme d ’une inhibition.
Il revint à une consultation médicale, une semaine plus tard, pour
notas dire que l’auto-suggestion avait été employée avec le plus grand
succès et immédiatement.
L ’inhibition avait perdu sa force. Le malade semblait libéré de
sa crainte.
Dans la poursuite de l’investigation, un psychologue, appelé en
consultation, suggéra de mettre le patient en transe légère, et que
des recherches soient faites dans son sub-conscient. Pour deux
raisons, cette méthode ne fut pas adoptée: 1°) un manque de con
fiance de la part de la personne qui soignait le malade et 2°) la
supposition que la crainte était héréditaire, existant seulement dans
la mentalité sub-consciente du patient comme une terreur vague, avec
des crises périodiques; la cause véritable ne s’y trouvera pas, étant
obscurcie par le laps de temps depuis l’événement originel.
Pour éviter ces difficultés personnelles, le prdcédé de la « psycho-
métrie » fut suggéré. Un ancien document de famille, dans la pos
session du patient — un parchemin qui indiquait que la Liberté de la
Ville de Londres (un rare honneur) avait été accordé à deux de ses
ancêtres — fut envoyé à une psychomètre de Londres. O n demanda
au psychomètre de ne pas lire le document, mais, dans la lettre de
demande, on suggéra qu’il y avait eu une catastrophe ou une tragédie
dans la famille. 1-
UNE TRAGEDIE TERRIBLE SOUS L’INQUISITION
Rapport Psÿchométrique
(Il est nécessaire de noter que le psychomètre n’avait vu personne
ayant une connexion avec le cas. Elle ne connaissait rien du tout
de l’affaire. Elle h’avait qu’un parchemin anglais entre les mains
qu’elle ne lisait même pas. Elle ne connaissait pas, autrement,
l’histoire de l’inquisition, encore moins les détails d ’une certaine
période de ces temps terribles. Elle tâta simplement le parchemin.
IL NE POUVAIT PAS SIGNER SON NOM 259
et commença à parler. Il n’y avait personne dans la chambre sauf le
psychomètre et le sténographe. Quand elle commença son récit, il
était 11 heures 20 minutes du matin. Les procédés psychométriques
marchèrent assez rapidement, avec peu d ’arrêts, car tout le rapport
suivant fut donné d ’un seul coup, et sans interruption. Le psychomètre
termina son récit à 12 heures 25 minutes, donc une heure et cinq
minutes plus tard. Tous les faits qu’elle reçut en psychométrie
médiumnique ont été contrôlés par les recherches poursuivies depuis
Idrs dans les bibliothèques et les musées, et tous ont été trouvés cor
rects.) (Noie du traducteur.)
Le rapport du psychomètre est textuellement celui-ci:
« Il n’est pas certain que cette histoire soit acceptée!
« Le nom F... fut adopté à cause de la persécutidn. Ce n’est
pas le vrai nom de cette famille.
« Il y a une maladie mentale. Derrière cette maladie enracinée
se trouvent deux formes de peur : 1°) Une peur collective ayant son
origine dans des siècles de tribulations; 2°) Une peur ayant son
origine dans un drame terrible qui a eu lieu en Espagne, à un âge
reculé. Je parlerai d ’abord de la peur collective.
Ces F... étaient autrefois des notables de la race Israélite. Ils
vinrent de l’Orient en Italie pendant le X I I I e siècle. Cette famille
avait de hauts idéals, ses membres étaient des intellectuels et très
conscients de leur noblesse. Ils voulaient servir comme un exemple
aux autres personnes de leur race. Les personnes de cette famille
refusèrent d ’abjurer leur foi.
« C ’est en Venise qu’un des premiers ghettos fut établi et cette
famille — qui vivait dans un des plus beaux palais de Venise —
se trouva forcée d ’aller vivre dans le quartier du ghetto avec les autres
Juifs. Tous leurs privilèges furent supprimés. Leur rang n’était plus
accepté. La carrière militaire leur était fermée et ils n’avaient pas
le droit d ’entrer dans le commerce. Autrefois énormément riches, ils
tombèrent dans la pauvreté abjecte. Finalement quelques membres
de cette famille purent s’échapper et voyager vers l’Ouest. A yant des
parents en Espagne, ils s’y sont installés, vivant aussi modestement
que possible pour ne pas attirer l’attention sur eux. Mais ils demeu
raient dans une peur constante — la peur de l’inquisition. Le nom
de cette famille en Espagne était <( Davila ».
« Le Pape Sixtus IV réorganisa l’inquisition et, en Espagne,
cette organisation fut dirigée contre les Juifs et les Maures. Ils furent
accusés de trahison mais cette accusation n’était qu’un prétexte pour
saisir leurs trésors car il est traditionnel que tous les Juifs sont riches.
260 L’ASTROSOPHIE
L a famille Davila avait pu aider quelques hidalgos Espagnols et,
en conséquence, elle réussit à vivre sans molestation près de Barce
lone où elle possédait des terres.
« Le fils aîné de cette famille — les Davilas d’Espagne — un
nommé Juan Davila s’énamoura d’une belle Espagnole appartenant
à une famille noble; le père de la fiancée exigeait que Juan abjure
sa religion et devienne catholique, bien que cela en faisait un traître
envers sa religion et sa race.
« Le père de Juan l’a formellement maudit à cause de ce mariage.
Toutefois, pendant quelques temps, tout alla bien. Mais bientôt Juan
fut saisi d ’une mélancolie morbide à cause de la malédiction de son
père... Finalement, ayant appris que son père était malade, il alla
le voir et fut persuadé d’abjurer la foi catholique et de revenir au
Judaïsme. Son beau-père, le hidalgo Espagnol, furieux de cette
rétractation, exigea le retour immédiat de sa fille. Elle obéit et écrivit
une lettre à son mari lui disant qu’elle allait se suicider s’il ne revenait
pas vers elle, en bon catholique. Juan, de nouveau sous l’influence
de son père, refusa. Sa femme lui écrivit plusieurs fois avec tous les
arguments qu’elle pouvait employer.
« Ces lettres tombèrent dans les mains des autorités et de là dans
celles de l’inquisition. Les lettres contenaient beaucoup d’informa
tion concernant la famille de Juan et il était facile de voir que les
membres de cette famille étaient de riches juifs qui se cachaient dans
une des provinces du sud de l’Espagne. Ceci suffit pour les mettre
dans les mains de l’inquisition. Chaque membre de la famille fut
arrêté, Juan inclus. Son père mdurut en prison, déjà si malade que
les bourreaux ne purent pas le garder en vie pour la torture. Son
frère et sa sœur furent brûlés vivants.
« Juan fut d ’abord mis au supplice du chevalet et ensuite ses
os furent brisés sur la roue, sa femme étant présente dans la chambre
de torture d ’abord et sur l’estrade du supplice ensuite. Les inquisi
teurs espéraient qu’à la dernière minute il abjurerait de nouveau, sur
tout aux appels de sa femme. Il était jeune, beau, fort physiquement et
ses tourments furent longs et terribles. Sa femme fut fdrcée de regar
der chaque coup de fer, d ’entendre chaque cri de douleur atroce.
Vers la fin, la femme s’aperçut que l’amour de Juan pour elle s’est
transformé en répulsion et horreur, car il savait que ses lettres à elle
avaient conduit tous les membres de sa famille et tout ce qu’il aimait
au supplice et à la mort. Ses dernières paroles, prononcées juste avant
sa mort, furent d ’une haine terrible et implacable.
<( L a femme était enceinte de son premier enfant. Le choc de
ces scènes de supplice la rendit folle. Son fils est né pendant cette
IL NE POUVAIT PAS SIGNER SON NOM 261
crise de folie. Peu à peu, après la naissance de l’enfant, elle revint
à la raison, mais avec l’idée fixe qu’elle devait adopter la religion de
son mari comme expiation. Son père, de la noblesse Espagnole, était
riche et avait des ennemis et s’il était ébruité que sa fille voulait devenir
Juive, il risquerait gros lui-même entre les 'mains de l’inquisition.
Secrètement il envoya sa fille à Londres avec le bébé; les autorités
Espagnoles furent informées que la femme était morte.
« En Angleterre elle vécut d’une manière très retirée, si attristée
par la mélancolie et courbée par les remdrds que la vie de l’enfant
fut pénible et malheureuse. C ’est en Angleterre que la femme prit
le nom de F... que son fils continua de porter.
Des bizarreries se développaient dans le caractère de la mère.
Le remords poignant d’avoir écrit les lettres fatales lui donna une
horreur de la plume; elle ne put plus écrire, elle n’a jamais écrit un
mot après le jour du supplice de son mari.
« Cette névrose était tellement forte qu’elle avait peur que son
fils apprenne à écrire. Mais son oncle, avec lequel elle vivait en
Angleterre, insista afin que le garçon fit ses études. Pendant
toute l’enfance et l’adolescence du garçon il y eut des conflits inouïs
sur la question d’écriture. La mère tombait dans une colère qui appro
chait la folie furieuse si elle le voyait plume en mains. Jusqu’à la
mort de sa mère le jeune John F... vivait dans la crainte continuelle des
fureurs de sa mère quand elle le surprenait en train d’écrire ou à la
vue de son écriture. Cette crainte perpétuelle, ajoutée aux récits cons
tants des expériences tragiques de sa mère, développa dans le fils un
fort esprit mélancolique.
« Toutefois, le jeune homme se montrait très habile dans les
affaires. Son grand-père lui donna un petit capital, à la condition
qu’il n’y aurait aucun rapport entre lui et ses parents en Espagne, car
l’inquisition était devenue encore plus violente, et de nombreuses
personnes innocentes furent amenées devant ce terrible Tribunal
sous un seul soupçon.
« John F... devint commerçant et parvint à la richesse. Sa mère
mourut pendant qu’il était encore jeune homme, mais les expériences
par lesquelles elle avait passé lui firent hériter cette crainte terrible,
une crainte qui l’empêchait parfois d’écrire son propre nom. D e plus,
il hérita de la crainte collective d ’une race persécutée. Cette crainte
collective a poursuivi sa famille pendant de nombreux siècles. Ceci
lui a été utile dans une seule ligne: il avait peur de perdre sa vie ou
de perdre son gagne-pain et il cherchait ardemment à amasser de
l’argent. D ’avoir une fortune suffisamment grande pour ne pas avoir
à craindre la pauvreté devenait une obsession; dans sa vieillesse il
262 L’ASTROSOPHIE
développait l’idée fixe qu’il était ruiné, bien qu’il eut une grande
fortune. Cette idée fixe s’est renouvelée plusieurs fois parmi ses des
cendants. L ’inhibition de l’écriture s’est aussi présentée plusieurs
fois dans l'histoire de la famille, à cause de la tragédie des lettres
de la mère de John F... qui furent le moyen qui conduisit le père
au supplice ainsi que tous les membres de sa famille...
« Cette famille est apparentée à l’évêque de Ségovia. Le grand-
père de cet évêque, Israélite de race, avait été converti au Christia
nisme. Son nom était Arias Davila. Mais, même cet évêque, Arias
Davila, fut accusé par le Grand Inquisiteur Torquemada et il
s’échappa de l ’inquisition seulement par sa fuite à Rome où il gagna
l’appui du Pape. L ’évêque était très connu, mais ses cousins res
tèrent obscurs et n’abjurèrent pas la foi d’Israël.
« La raison principale pour les autodafés en Espagne, pendant
cette période, fut le mouvement de « re-judaïsation », c’est-à-dire
de faire revenir les Juifs baptisés aux croyances de leurs ancêtres.
Le vieux Davila avait réussi avec Juan et ce fut pour cette raison
que la famille fut punie par le supplice et le feu. Les Davilas étaient
des hommes cultivés autrefois, car les Juifs en Espagne avaient de
la culture et ils étaient remarquables comme médecins et administra
teurs. Les Espagnols étaient presque des barbares.
« Cette histoire contient les racines du conflit dans le malade.
Un trait psychologique, tel que cette peur héréditaire, peut suivre une
famille pendant des siècles. U n spécimen de l’écriture du patient doit
être psychométrisé. Il sera donc possible d ’examiner le cas avec plus
de détail et de suggérer un traitement. Il faut établir un lien avec le
malade, pour déterminer à quel degré il a subi cette hérédité tra
gique de l’inquisition ».
Ce document fut lu au malade. Les procédés de la psychométrie
lui furent expliqués en détail de façon à ce qu’il les comprenne. Il
lui fut annoncé — et avec accentuation — que la vraie cause de son
inhibition datait de plus de quatre siècles, qu’elle était morte, finie,
sans aucun pouvoir sur lui. O n lui suggéra que dans l’avenir il pourrait
signer n’importe quoi, à n’importe quel moment, sans besoin de pren
dre un stimulant, simplement en se rappelant cette histoire qui était
certainement vraie. U n appel fut fait à sa fierté en lui disant qu’il
devait maintenir les hautes traditions de sa famille et de sa race;
lui-même le chef de la famille, il devait avoir l’ambition de devenir
le président de la firme fondée par ses ancêtres.
PSYCHOMETRISATION DE L’ECRITURE DU MALADE
Le rapport du psychomètre fur l’écriture du patient fut conçu
dans les termes suivants:
IL NE POUVAIT PAS SIGNER SON NOM 263
« L ’homme qui écrivit cette lettre possède une bonne menta
lité et il a hérité le don du bon jugement dans ses affaires, mais il
est nerveux et super-sensible, ayant quelque ressemblance avec l’Espa
gnole de la période de l’inquisition et à son fils à elle. Leurs frayeurs
sont devenues des instincts dans le sub-conscient de cet homme et le
scripteur a hérité de leurs craintes.
« Il faut raconter au scripteur l’histoire cachée de sa famille.
La raison qu’il ne peut signer son nom vient de ce que cette femme,
parmi ses ancêtres, trahit son mari et sa famille.'
« Il y a aussi une autre cause de frayeur. Cet homme estimait
et aimait son père. Quand il apprit l’impuissance de son père à écrire
son nom, l’information fut un choc à son sub-conscient. Cela eut l’effet
de soulever en lui la peur collective, ce qui est venu l’obséder de temps
en temps...
« Cet homme est le maître de sa maison — la maison de sa
mentalité consciente et sub-consciente ; il n’a qu’à exercer sa propre
autorité sur lui sans crainte et il surmontera l’inhibition de ne pas
pouvoir écrire, à la condition qu’il soit mis au courant de la tragédie
de sa race qui donna naissance à cette inhibition.
« En racontant à cet homme l’histoire de cet événement dans le
passé, il sera peut-être utile de lui donner l’analogie des ondes de
T .S .F ., où la voix est préservée et transmise. De la même façon les
souvenirs sont préservés par les ondes d’une certaine fréquence; car
une émotion puissante émane une fdrce électrique qui s’inscrit sur les
vagues de l’ether. Ces vibrations ne périssent pas. Les vibrations
de ces souvenirs sont encore attachées à ce parchemin en raison de ce
que son premier possesseur connaissait l’histoire de la famille en
Espagne et en Italie. Ainsi elles ont été captées par la psychométrie de
la même manière que le récepteur d ’un appareil de T .S .F . capte les
ondes langues ou courtes.
« Il est à conseiller de faire naître en cet homme une forte con
fiance en lui-même. Il faut lui donner de la fierté en se trouvant le
chef d’une vieille et honorable famille, très douée pour les affaires,
ayant acquis une bonne position dans le passé et que lui, personnelle
ment, est compétent à maintenir.
« Il se peut que, dans l’avenir, cet homme puisse encore subir
des attaques de mélancolie, ayant leur origine dans la peur collective
de la race produite par la persécution et la tragédie espagnole. Dans
les années passées, cette crainte l’a probablement poussé au stimulant
pour échapper à cette inhibition. Il sera nécessaire de ne pas oublier
ce fait dans le cas d’une rechute ».
264 L’ASTROSOPHIE
Cette communication fut également lue au malade. Elle confir
mait renseignement déjà donné concernant l’auto-suggestion, et
augmentait sa confiance en son médecin et dans le traitement
psychologique.
LA DEUXIEME TRAGEDIE. — UNE NOYADE
(Avant de rendre le parchemin de la « Liberté de la Cité )) au
patient, le docteur traitant le cas visita le psychomètre et un troisième
examen fut fait. Tous les détails furent prouvés exacts. Toutefois,
il ne sera pas juste de prendre ce deuxième rapport comme un témoi
gnage purement psychométrique, car l’histoire de la noyade était
vaguement connue du docteur, et même du psychomètre, mais seule
ment comme une vague rumeur et sans aucun nom. Le rapport psycho
métrique permit de vérifier l’histoire). (Noie du Traducteur).
Le rapport suit:
« Il y a aussi une cause secondaire ayant une influence sur cette
maladie psychologique de la famille F... U n des ancêtres du malade,
un homme du prénom de Frédéric, semble avoir été marié avec une
jeune fille: Miss Pushe. Les craintes psychologiques inhéritées du
terrible drame d’Espagne auraient certainement diminué de force
pendant les deux siècles passés et leur pouvoir sur le sub-conscient de
Frédéric F... n’aurait pas été vivace.
« Mais, à ce moment, quand les souvenirs commencèrent à pâlir,
ils furent renforcés par une coïncidence extraordinaire venant de Miss
Pushe qui devint Mme Frédéric F...
« Quand il était encore garçon, le père de Miss Pushe se battit
un jour avec un de ses camarades d’école au bord d’une rivière. En
lui donnant un coup ou une poussée, le garçon tomba dans la rivière
et se noya.
« Le jeune Pushe — qui avait un tout autre nom — fut
saisi de désespoir. Ses remords le tourmentèrent tant qu’il ne pouvait
plus signer son propre nom. Jamais après ce jour, il n’écrivit son
nom, mais il signait « Pushe » (« Push )) en Anglais veut dire
« pousser » ou « une poussade » ). Plus tard il fit légaliser ce nom
et il se maria sous ce nom. Il mourut dans un accident quand sa
fille (celle qui devint Mme Frédéric F...) n’avait que douze ans.
« Actuellement, Miss Pushe ou Mme Frédéric F... n’hérita pas
de cette difficulté psychologique, mais, dans son sub-conscient, elle
rapporta le souvenir dû à la peur collective de la famille F..., ce qu’on
pourrait regarder comme une attaque sur leur point faible: les remords
et l’inhibition de signer leur nom.
« Ceci est la cause secondaire. Bien que la tragédie en Espagne
IL NE POUVAIT PAS SIGNER SON NOM 265
fut plus profonde dans ses conséquences, le souvenir prit une nouvelle
force sur la famille F... à cause de cette deuxième infortune qui
l'empêcha de s'affaiblir par le laps du temps ».
(L ’auteur de cet article, parlant en médecin, et après une année
d ’observation médicale sur les psychométrisations et le traitement du
malade par auto-suggestion indiqué ci-dessus, donne ses conclusions).
Le malade est d ’un type impulsif, nerveux, sensible, avec un
certain degré d’instabilité. Il est très capable dans ses affaires, mais
réservé en caractère ; il évite la rencontre des étrangers. Il ne manque
pas de courage physique.
Il est encore un peu tôt de déterminer l’effet permanent du trai
tement à cause de la tendance — dans de tels cas — d’une rechute
au moment d ’une tension nerveuse.
Depuis le traitement le patient est entièrement guéri de l’inhibi
tion d ’écrire. Selon ses propres mots: « Je n’ai jamais eu la moindre
difficulté depuis que la chose m’a été expliquée », et encore: « J ’ai
été ressuscité ».
La guérison de la tendance vers l’alcoolisme périodique est un
problème plus difficile. Le patient, depuis un an, n’a pas eu besoin
de traitement par l’alcoolisme. Il est probable qu’il a créé un désir
périodique pendant le temps où il prenait de l’alcool pour vaincre
l’inhibition d ’écrire.
Sans doute le traitement psychologique a été de la plus grande
valeur pour lui; mais il faut tenir compte qu’il y a toujours une
possibilité que les effets stimulateurs peuvent diminuer peu à peu et,
dans le cas d ’une maladie physique, des symptômes psychologiques
peuvent revenir.
Bien que la psychométrie ne puisse pas être acceptée comme un
mode établi de procédure scientifique, il est certain qu’elle possède
une valeur définie pour quelques cas spéciaux. Où se trouve
l'évidence d'une névrose ou d'une peur, profondément enracinée,
ayant le pouvoir de produire un mal définitif, il est surtout nécessaire
de connaître la cause de cette crainte si on cherche à la vaincre. La
psychométrie nous donne un moyen de faire une investigation dans
la cause de cette crainte inhéritée et nous ne devrions pas la négliger,
bien que nous ne sachions que. peu de chose sur la manière par
laquelle les impressions psychométriques sont obtenues. Toutefois,
ceci n’entre pas dans le cadre de ce petit monographe.
Il suffit que la psychométrie ait agi dans ce cas en donnant un
soulagement, sinon une guérison, au malade.
— 266 —
La Chaîne de la Tradition
René BERTRAND
III
U A N D L A R E V E L A T IO N fut oubliée, la Tradition
Q subsista. On en peut suivre les traces. Même et surtout
aux époques où on en croyait la chaîne à jamais rom
pue, elle s’est toujours manifestée au moment opportun
pour réprimer l’erreur et anéantir un schisme trop menaçant. Singu
lièrement dans la répression du Schisme de Khoun-Aten. Le Pharaon
ayant détruit la Triade pour en revenir à l’Unité simple, la T radi
tion bien vivante en la personne de ses prêtres, effaça jusqu’au nom
de l’hérétique et changea même celui de son fils lorsqu’il fut rentré
dans la règle. En Egypte effacer le nom (Ren) d’un homme équi
valait à sa suppression totale dans tous les mondes et à sa disparition
définitive, on ne pciuvait faire plus.
En notre ère même la publication de l’Evangile selon Saint Jean
mit fin à des hérésies naissantes. Mais nous verrons cela plus loin.
Logiquement il s’ensuit que cette Tradition fut cachée, tenue
secrète si l’on veut, transmise de bouche à oreille le long des millénaires
par les Gardiens Fidèles de la Tradition, que l’on appelle aussi les
« Initiés », malgré l’étrange abus qu’crn ait fait depuis de ce titre, et
fixée à jamais dans les textes fondamentaux: les textes des Pyramides,
la Cenèse, les Pêdas, VAvesia où elle est écrite en toutes lettres en
texte ésotérique dans la Langue de l'Empire Spirituel disparu.
Seuls quelques-uns, sous le couvert de récits simples, adaptés à
tous, pouvaient lire la Doctrine Unique qui s’y trouvait cachée.
Pendant ce temps, les peuples, livrés à eux-mêmes, firent à peu
près (nous disons à peu près car en certains cas il y avait des limites
à ne pas franchir), à peu près les interprétations qu’ils voulurent.
Eût-on raison, eut-on tort de ne pas les éclairer? Le courant maté
rialiste qui entraînait alors le monde était-il trop fort? Les peuples
pas assez évolués? Nous le croyons.
Quoi qu’il en soit, il serait vain de rechercher aux Basses Epoques
une trace « officielle » de la Révélation et nous vdyons les anciennes
races osciller curieusement entre des tendances opposées. Peu à peu
un fourmillement incroyable de petits dieux remplaça le Ternaire
Divin, quelquefois moins souvent, par un phénomène inverse, on
forgea un Dieu Unique, orné d ’attributs humains.
LA CHAINE DE LA TRADITION 267
Peu à peu on tomba du M onde Divin dans le monde des Lois et
du M onde des Lois dans le M onde Matériel.
E n Egypte, les triades furent décomposées, les divinités présidè
rent à toutes les opérations humaines, et c’est pourtant en Egypte où
la Révélation s’est conservée le mieux!
A u x Indes, on en vint à créer un tel Panthéon qu’on se trouve en
présence d ’un inextricable fouillis, c’est un véritable Pandémonium.
Les Trémourtis succédèrent aux Trimourtis. Les Philosophes s’en
mêlent et créent trop souvent des métaphysiques rebutantes à tout
esprit raisonnable. L a Vierge-mère M aya, la Sagesse de Dieu est
tantôt le monde des Illusions, tantôt la Terre, elle existe et n’existe
pas, toutes les entités sont pourvues d ’attributs contradictoires. Tout
le monde est dieu. La Révélation est ignorée, renversée.
E n Perse, la pure doctrine de l’Avesta fait place à Ormuzd-
Ahrimane. Le Bien, Le M al avec les oscillations tragiques dans tous
les mondes que suppose le Binaire.
Chez les Hébreux, le Messie ne sera plus qu’un Roi Matériel et
quand il vint on ne le reconnut pas, lui, l’Elu des Temps.
Partout la Révélation est oubliée, piétinée, renversée. Le clergé
officiel lui-même ne connaît plus ses textes et a perdu la Doctrine.
Les Religions sont tombées au dernier degré de leur dissolution.
Les Initiés ne sont plus qu’une poignée, mais le flambeau brille
toujours. Les hommes, pourtant, savaient puisqu’ils avaient enseigné
Hérodote, Pythagore, Platon, Plutarque et d ’autres. Mais à l’excep
tion de ceux-ci, à l’époque contemporaine du Christ, le Monde
Antique n’avait livré à l’Occident que des Symboles défaillants.
L ’Isis Romaine n’est plus qu’une déesse des Moissons, une Cérès
pourvoyeuse des récoltes profitables. Le pur Mithra de l’Avesta,
déchu, n’est plus qu’un dieu solaire, image du monde matériel, adoré
à Rome, non plus à l’image de Dieu, mais comme Dieu.
C ’est cependant dans cette confusion et cette détresse que vint
le Christ et sa doctrine renoua l’ancienne Tradition à la Nouvelle.
En effet, tout le monde peut se rendre compte que la doctrine chré
tienne contient l’essentiel de la Révélation. T out y est et tout se rap
proche tellement même de l’enseignement traditionnel, que les présentes
études faites par nous après seulement un examen suivi et consciencieux
des textes ésotériques et Religions anciennes peut ne sembler qu’un
chapitre de l’apologetique, destiné à justifier les principes Chrétiens.
Si nous avions été entraîné à des conclusions contraires, nous n’aurions
éprouvé, croyons-le, aucun scrupule à le dire.
Il était donc tentant de rechercher à quelles sources cette doctrine
chrétienne fut officiellement puisée, malgré l’absurdité qu’il y avait
268 L’ASTROSOPHIE
à rattacher la Religion du Christ aux Religions agonisantes du monde
Oriental ; c’est ce que firent de nombreux chercheurs qui indiquèrent
deux courants :
Le courant Aryen, suivant les uns, parti des Vêdas après
diverses fortunes en Grèce, avec la Trinité Orphique, dans le monde
latin et nordique touche directement le Christ par rintermédiaire
des Esséniens et de Saint Jean.
Le courant Egyptien, suivant les autres, parti de la Tradition
de l’Ancien Empire, rejoint Moïse et se continue dans le nouveau
Testament par rintermédiaire de la Genèse et du Monde Hébraïque.
Soulignons, en passant, nous avons exposé jadis pourquoi, tout
ce qu’il y a d ’arbitraire à relier ainsi les Traditions communes.
Il est facile de voir que ces deux courants font double emploi
et sont, à tout prendre, superflus, car le Christ, même envisagé seule
ment comme Homme, n’avait pas besoin de telles précisions pour
fonder sa doctrine ni subir une quelconque initiation pour savoir
ce qu’il avait à faire.
N ’est-il pas mieux de penser que c’est avec le Christ que se relia
directement la Révélation de l’Empire Spirituel et que le véritable
ancien Testament se raccorda alors simplement avec le Nouveau en
exécution de ce qui avait été dit de toute éternité.
La dernière poignée d ’initiés de tous les pays et les gardiens
de la tradition de l’Empire spirituel comprirent alors que les Temps
étaient venus et les Prophéties enfin réalisées.
C’est alors que le symbole matériel des Rois Mages prend toute
sa valeur. Les textes sacrés et le flambeau passèrent d’Orient en
Occident.
Mais le Christ étant mort, on vit naître deux tendances aux pre
miers débuts de l’Eglise Chrétienne, tendances qui auraient des réper
cussions profondes tout au moins sur le rituel si elles n’avaient été
unifiées: l’une, avec Saint Pierre, est d’inspiration juive — Saint
Pierre né et élevé dans le Judaïsme, gardait volontiers ce qui pou
vait se concilier entre les deux Religions, d’où une observation scru
puleuse de la Pâques et une prédominance nette de l’idée du Dieu
Unique et puissant de sa Religion Première, laissant dans l’ombre,
sans les négliger toutefois, la question des Trois Personnes. L ’autre
toute contraire, avec Saint Paul, où l’on voit se développer l’essence
même de la doctrine Traditionnelle. — Les Mystères de la T ri-
U nité sont précisés dans la mesure du possible et on y intègre
Jésus-Ghrist le Fils, Rédempteur du Monde.
T a n t il est vrai qu’en dehors de l’enseignement direct du Christ
(et le Christ n a pas tout dit et Feût-il fait on ne Veut pas compris),
LA CHAINE DE LA TRA D ITIO N 269
en dehors de cet enseignement rien alors n’était et ne pouvait être
fixé, ni les dogmes défendus par les conciles, ni, encore moins, le
Rituel. Dautre part, cette doctrine en son entier fut tenue secrète long
temps, les Catéchumènes du début furent mis à l’écart des Mystères
et on revit se reformer, si jamais elle s’était rompue, cette chaîne de
la Tradition voilée comme jadis.
Allait-on continuer les errements des Religions Anciennes,
laisser le peuple créer peu à peu un Panthéon, nier le Christ tantôt
comme Dieu, tantôt comme homme, ou passer par oscillations du
Monothéisme absolu au Polythéisme, voire au Panthéisme? Allait-on
perdre les bienfaits de la Tradition renouée dans la peine et la dou
leur? Les peuples étaient-ils assez évolués en ces débuts de l’ère
chrétienne pour supporter la Révélation de ces Mystères, pour les
comprendre sans les déformer?
E t deux siècles après la mort de N.S. Jésus-Christ on jugea bon
de tout dévoiler et on divulga aux peuples le Texte de l’Evangile
selon Saint Jean qui constitue la pierre angulaire des mystères de
la Tri-Unité et du Fils Rédempteur.
Donc, en ce qui concerne tout au mdins ces mystères, il n’y
eût plus de Tradition Secrète, mais l’expression même de la Révé
lation Primitive aux premiers temps du Monde, fixée à jamais.
D e tout cela que reste-t-il?
Peut-on croire que tant de fidélité aux Traditions, tant de peines
et de douleurs pour la consacrer, la renduer, la conserver à nouveau
soient vaines? Que tout cela soit pour rien?
Nous sommes en pleine période matérialiste, les Peuples Moder
nes sont retombés dans la détresse. Le Monde ctcidental cherche
dans les solutions exclusivement matérielles, par conséquent illusoires
(économie dirigée, capitalisme, collectivisme, etc...) un soulagement
aux misères, aux souffrances, au travail sans issue et sans joie des
classes pauvres et malheureuses. Que devons-nous attendre?
L a théorie du Christ cosmique nous ouvrirait un immense espoir,
malgré les méprises et les impostures possibles, car nous sommes dans
une impasse. Faut-il, au contraire, attendre un progrès indéfini du
genre humain qui le mènerait par des Initiations successives et labo
rieuses à tout comprendre de ce qui avait été dit au commen
cement de l’Empire Spirituel Universel? Ou enfin en venir aux
paroles du Fils de Dieu incarné qui a dit: « Je ne vous apporte pas
la Paix, mais un glaive » et qui ajoute ceci: « Mon Royaume n’est
pas de ce monde ».
Fin
— 270 —
Les Monnaies Talismaniques
Raoul de BONNEUIL
a n s l e s f o u il l e s a r c h é o l o g iq u e s h est
D fréquent de trouver des monnaies anciennes, le plus sou
vent en argent, percées d ’un trou ou munies d’une bélière
qui permettent de les suspendre à un collier. D ’autres,
généralement de grande taille, ont été découvertes enchâssées dans
une couronne finement ciselée d’or ou d ’argent. Ces monnaies ont
toutes servi de talisman et les anciens auteurs latins disent que pendant
la décadence de l ’empire romain les vieilles pièces étaient très recher
chées et achetées fort cher parce qu’elles avaient la réputation de
posséder une vertu thaumaturgique ; ces auteurs ajoutent que les pièces
à l’effigie de Néron jouissaient d ’une faveur spéciale.
A u premier abord, il semble très extraordinaire de voir que les
monnaies de Néron étaient considérées comme possédant un pouvoir
bienfaisant. Cependant il faut tenir compte que cet empereur a tou
jours été très aimé du peuple romain qu’il avait véritablement comblé
de dons et auquel il avait offert dans les cirques et les théâtres les
spectacles les plus magnifiques. Il était interdit aux citoyens romains
habitant la capitale d ’exercer un métier manuel, ces hommes se trou
vaient ainsi très désœuvrés et appréciaient particulièrement les spec
tacles publics.
Il est certain que beaucoup d ’historiens ont été très injustes envers
Néron, et il est fort probable qu’il n’a jamais commis tous les crimes
qu’on lui a reprochés. Il ne faut pas perdre de vue que. les historiens
avaient basé leur jugement principalement sur les textes des auteurs
chrétiens contemporains et que ces auteurs, ennemis politique* de
Néron, ont décrit les choses avec beaucoup de parti-pris fanatique.
Il est certain que Néron a fait beaucoup pour le peuple romain et
qu’un culte religieux public lui a souvent été rendu après sa mort.
II peut sembler étrange de voir prendre des monnaies comme
talisman, mais un examen approfondi montre que les anciens ne
faisaient pas cela sans raison. Il faut tout d’abord considérer que les
Empereurs Romains passaient pour sacrés, leurs effigies aussi, a tel
point que l’on mettait à mort celui qui osait abîmer l’effigie de l’em
pereur sur une statue et même sur une monnaie. Les motifs invoqués
pour la condamnation était la détérioration d’une chose sacrée.
LES MONNAIES TALISMANIQUES 271
Suivant la tradition, éliminer le nom était égal à faire périr le souvenir
et l’être même; car les envoûtements étaient fréquents à cette époque
et chacun pensait que la détérioration d’un portrait pouvait causer
la mort ou une maladie de la personne représentée sur l’effigie.
D ’autre part beaucoup d ’empereurs romains ont été divinisés après
leur mort et ils ont été mis au nombre des Dieux protecteurs de la
nation romaine. On leur rendait un culte spécial et dans les circons
tances graves on les priait afin que comme Dieux ils interviennent et
protègent le peuple romain.
Une des illustrations de cet article représente un médaillon de
bronze de la décadence de l’empire romain. Cette pièce a sensible
ment la même dimension que les monnaies romaines en bronze, mais
elle se trouve sur un métal plus mince et d’un alliage différent que
celui empldyé pour les monnaies. L a face représente le buste de
Néron, avec l’inscription habituelle des monuments latins; le revers
représente Hécate, la Déesse des Enchantements, placée sur un lit
de repos et entourée de serpents. Il est certain que cet objet a servi
de talisman, il remonte au bas empire romain et les archéologues les
plus érudits en situent la date entre le règne de Valens et celui
d ’Anthémius, c’est-à-dire dans la deuxième partie du IV 0 siècle et
la première partie du V° siècle, après Jésus-Christ.
Les jeux du cirque ont toujours tenu une place de première im
portance dans la vie des citoyens rdmains. Ils avaient une véritable
passion pour ces spectacles, généralement cruels et barbares. Les
courses de chars avaient surtout la faveur du public, elles étaient
dotées de prix importants, de nombreux mécènes donnaient de grosses
subventions aux écuries de course. Le nombre des coureurs n’était pas
variable cdmme dans les terrips actuels, mais il était toujours fixé à
272 L’ASTROSOPHIE
quatre et les courses se faisaient sur char. Chacun était habillé d’une
couleur différente, afin que les spectateurs puissent suivre plus faci
lement la course. Celle-ci se faisait dans l’arène du cirque, les accidents
étaient nombreux, fréquemment les chars se renversaient à un tour
nant, entraînant le conducteur qui y trouvait souvent la mort.
Les différentes factions usaient de moyens nombreux pour tenter
de s’assurer la victoire. Les méthodes normales étaient employées, les
chevaux très bien soignés, les cochers très bien entraînés; mais les
moyens surnaturels étaient aussi fréquemment usités. Bien souvent des
plaintes s’élevaient contre la faction concurrente, avec l’accusation
d’envoûtement et de maléfices qui avaient empêché de gagner. Il est
certain que ces accusations n’étaient pas toujours sans fondement.
Le médaillon reproduit ici est un des objets ayant servi à ces
opérations magiques. Il est fait sous la protection spéciale de Néron
et de la Déesse Hécate, afin que Néron, un grand protecteur du
Cirque, donne la victoire et que Hécate, la déesse des Rites Sombres
paralyse les chevaux et les cochers concurrents et les empêche de
gagner. Il était en effet de tradition, dans le Bas-Empire, que porter
sur soi l’effigie, de Néron était s’assurer la puissance et le succès.
Il est très probable que cet objet a reçu une consécration spéciale,
suivant un rituel que nous ignorons. Ce procédé magique était très
usité à l’époque; il a été retrouvé plusieurs de ces talismans, quelques-
uns du modèle qui est décrit, d’autres portant des sujets mytholo
giques, chacun adapté à une circonstance différente de la vie.
Beaucoup présentent les effigies des écrivains célèbres: Homère,
Virgile, Pythagore, Saluste, etc., car une tradition, ou plutôt une
légende, qui prit corps dans le bas empire, dit que ceux-ci s’étaient
occupés de magie et protégeaient d’en haut ceux qui avaient foi en
eux.
Ces pièces en bronze, mais dont l’alliage différait de celui em
ployé habituellement à cette époque, étaient obtenues par le procédé
de la fonte (très rarement par frappe) ce qui nécessitait un alliage
présentant un point de fusion plus bas. On a observé sur la plupart
des retouches au burin afin de faire disparaître les imperfections et
de rendre plus nets les détails mal venus à la coulée.
Près de la périphérie se trouve un cercle en creux, généralement
fortement marqué et, détail curieux, ce cercle était fait avec un tour
une fois la pièce faite. Les retouches avaient très probablement pour
but d ’ajouter un élément personnel, fait par un magicien, car un objet
fabriqué par un procédé purement mécanique ne peut guère contenir
de puissance talismanique. f
TABLE DES MATIÈRES
V O L U M E X IV
<Î>
TABLE DES MATIÈRES
V o lu m e X IV
A
Amis de la Radiesthésie (Les), Un Rapport ............................ 112
Astrologie Esotérique .......................... 46, 94, 142, 190, 238, 286
Astrologie Internationale, Prédictions . . 39, 92, 140, 180, 236, 285
Av a l o n , Yv e s (d ’) : Fleurs et Plantes de la Passion .......... 161
B
Bagues de la Morte (Les) ............................................................ 224
Be r t r a n d , Re n é : La Chaîne de la T ra d itio n ........ 163, 225, 267
Bo n n e u il , Ra o u l d e : Les Monnaies Talismaniques ............ 270
C
Chaîne de la Tradition (La) : R e n é Be r t r a n d ........ 163, 225, 267
Co n s t a n t , P a u l : La Perception Supernormale au Moyen des
Nombres ............................. 35
Couleurs dans la Méditation (Les) : F r a n c is R o l t -
W h e e l e r ............ : ..................................... 107, 153
D
Dans le Temps des Vikings : E t h e l R o l t -W h e e l e r .......... 118
Digue de la Ville d’Ys (La) : Ch a r l e s Gu y o t ........................ 209
E
Egregore de la France (L 9) : F r a n c is Ro l t -W h e e l e r .......... 17
Eléments Favorables : Janvier-Février .................................... 16
Février-Mars ........................................ 56
Mars-Avril ............................................ 106
Avril-Mai .............................................. 157
Mai-Juin ................................................ 200
Juin-Juillet ............................................ 248
Etincelle Divine en Nous (L 9) : F r a n c is R o l t -W h e e l e r . . . . 249
F
Fantôme du Choléra (Le) : M. He r b s t .................................... 180
Femme dans VAme de l’Homme {La) : An n a K in g s f o r d . . . 75
Fleurs et Plantes de la Passion : Yv e s d ’Av a l o n .................. 161
F o r t u n e , D io n : Spiritisme et Occultisme . . . . 113, 171, 219 275
G
Gib b s , E. B. : La Vie des Enfants Mort-Nés .......................... 128
Grande Loge Blanche (La) : Ga b r ie l T r a r ie u x d ’E g mo n t .. 25
Gu y o t , Ch a r l e s : La Digue de la Ville d’Y s ............ .............. 209
L ’A ST R O SO P H IE
H
Ha s e l b a u e r , L o u i s : Une Nouvelle Méthode Astrologique, 85, 131
H e r b s t , M. : Le Fantôme du Choléra .................................... 180
H o r o s c o pe s M e n s u e l s : Le Pape Pie XI .............................. 15
Benito Mussolini .............................. 55
Le Roi Edouard V I I I ...................... 105
Le Docteur Colijn .......................... 151
La Princesse Marie-José de Piémont 199
M. Marcel Cachin ............................ 247
I
Il ne pouvait pas signer son nom : D r . E u g è n e M o r t r i n . . 255
Influences Planétaires (Les) : F r a n c i s R o l t -W h e e l e r ,
78, 135, 177, 229, 278
Inspiration de Wesak (L’) : F. Y o d e r W i l s o n ...................... 216
L
L a v e z z a r i , D r . : Rythmes humains, Rythmes cosmiques . . . 181
M
Mantrams des Sept Mers (Les) : F r a n c i s R o l t -W h e e l e r .. 167
Me t c a l e e , L o u i s R. : Le Mystère de la Glande Pinéale . . 32, 72
Monnaies Talismaniques {Les) : R a o u l d e B o n n e u i l .......... 270
M o w b r a y , Ma j o r C. H, : La Photographie d’un Elémental .. 134
Mystère de la Glande Pinéale (Le) : Louis R. M e t c a l f e . . 32, 72
N
Nouvelle Méthode Astrologique (La) : Louis Ha s e l b a u e r 85, 131
P
Perception Supernormale au moyen des Nombres (La) : P a u l
C o n s t a n t ........................................................................ 35
Photographie d’un Elémental (La) : Ma j . C. H. M o w b r a y . . 134
P r o b s t -B i r a b e n ,. D r . J. H. : Le Roman de la R o s e ........ 66, 123
Q
Qui joua le rôle ? : Ma r i e T j e mpe s t ......................................... 23
R
Reflet de nos Espoirs (Le) : F r a n c i s R o l t -W h e e l e r ........ 57
Réincarnation Immédiate (Une), Un Rapport ......................... 70
Revues et Critiques. Notre Rayon de Livres : Prométhée, ou
le Mystère de l’Homme, 37 ; Traité Elémentaire de Géo
mancie, 37 ; Remarques sur la Littérature épistolaire du
Nouveau Testament, 38 ; World Daylight Saving Time,
38 ; Les Miracles, 89 ; Votre Etoile, votre Chance, 89 ;
La Magie aux Colonies, 89 ; The Winged Bull, 90 ; On ne
L ’A STR O SO PH IE
meurt pas, 90 ; La Science Impériale des Songes, 91 ;
Le Drame des Poisons, 91 ; L ’Esotérisme sur la scène,
138 ; La langue Sanscrite, 138 ; L’Ecriture ne ment pas,
138 ; Positivisme Métaphysique, 139 ; Le Mystère de la
Vie, 139 ; Le Pharaon Akh-en-Aton, 185 ; Les Etoiles
Fixes, 185 ; Martinez de Pasqually, 186 ; La Photogra
phie Transcendentale, 186 ; La Civilisation Japheto-Senu-
tique, 187 ; Les Etudes Mystérieuses, 187 ; Le Boud
dhisme au Thibet, 32 ; Sur l’Art de la Vie, 232 ; Dèlivrez-
nous du mal, 233 ; Le Spiritisme, 233 ; La Légende de la
Ville d’ Ys, 234 ; Congrès d’Astrologie Scientifique, 235 ;
Saint Basile et l’Hellénisme, 234 ; Le Sablier, 235 ;
Le Marié Magique, 280 ; L ’Origine et les Destinées
de l’Art, 280 ; Terres et Dieux de la Syrie, 280 ; On
m’accuse de guérir, 281 ; Au pays du matin calme, 281 ;
L ’Homme et ses Pouvoirs secrets, 281 ; Sur la Barque
d’Ulysse, 282 ; La Radiesthésie domestique et agricole,
282 ; Loaves and Fishes, 282 ; Défense du Magnétisme,
283 ; After Life, 283 ; How to make the best of life . . . . 283
Ro l t -Wh e e l e r , Et h e l : Dans le temps des Vikings .......... 118
Ro l t -Wh e e l e r , Dr . «Fr a n c is : L ’Egrégore de la France . . . . 25
Le Reflet de nos Espoirs . . . . 57
Les Influences Planétaires,
78, 135, 177, 229, 278
Les Couleurs dans la Médi
tation .......................... 107, 153
Les Mantrams des Sept Mers 167
La Roue de la Vie au Thibet 201
L ’Etincelle Divine en nous .. 249
Roman de la Rose (Le) : Dr . J. H. P r o bs t -Bir a be n . . . . 66, 123
Roue de la Vie au Thibet (La) : Dr . F r a n c is R o l t -W h e e l e r 201
Rythmes humains, Rythmes cosmiques : Dr . L a v e z z a r i . . . . 181
S
Spiritisme et Occultisme : Dio n F o r t u n e . . . . 113, 171, 219, 275
T
Tarot Médiéval (Le) : Ch r ist ia n L o r in g et F r a n c is Ro l t -
W h e e l e r .......................................... 47, 95, 143, 191, 239, 287
T e mpe s t , Ma r ie : Qui joua le rôle ? ........................................ 23
T r a r ie u x d ’E g mo n t , Ga br ie l : La Grande Loge Blanche . . . . 25
V
Vélo qui se démonte tout seul (Un), Un Rapport .................. 83
Vie des Enfants Mort-Nés (La) : E. B. Gi b b s .......................... 128
Voix d’un Père (La) : Cl e me n c e Hu g o t d e Ne u v i l l e .......... 63
W
W il s o n , F. Y o d e r : L ’Inspiration de W e s a k .......................... 216
LES MONNAIES TALISMANIQUES 273
Le cercle tracé en creux a beaucoup intrigué les archéologues.
Il est très probable qu’il représente en petit un cercle magique et que
son but était de produire une « ligature », un moyen d’empêcher la
force talismanique de s’échapper du talisman. Dans toute l’antiquité
les cercles magiques ont été d’un usage très répandu. Il n’est pas
possible d ’attribuer à ce cercle un symbolisme d’ordre métaphysique,
le style et la fabrication de ces pièces, ainsi que les écrits des auteurs
latins, nous montrent qu’elles ont été fabriquées par des personnes
peu cultivées, appartenant très certainement aux classes inférieures
de la nation, qui auraient été totalement incapables de comprendre
des subtilités philosophiques.
U n usage courant dans le monde antique était de jeter des
monnaies dans certaines sources et rivières, ce qui constituait une
offrande aux divinités des sources et des cours d’eau. Quand on
retrouvait de ces pièces au Moyen Age, elles étaient précieusement
portées comme amulettes, malgré les interdictions de l’église. Une
croyance populaire disait que tous les objets ayant appartenu au
culte païen étaient doués de vertu magique et protégeaient celui qui
avait foi en eux.
A Rome on recherchait beaucoup les très anciennes pièces
grecques qui avaient, paraît-il, la même vertu protectrice. Nos archéo
logues modernes ont retrouvé dans les tombeaux de magnifiques
colliers faits de pièces d’or très antiques, reliées entre elles par des
anneaux. La vogue était telle, et leur protection passait pour si puis
sante, que dans la Rome de la décadence l’on se mit à faire de
fausses pièces que l’on mettait en collier comme les pièces authenti
ques. Nos musées possèdent plusieurs spécimens de ces curieuses
274 L’ASTROSOPHIE
imitations. Cette mode était à peu près universelle. C'est ainsi qu'à
Antioche sur l’Oronte « au moindre malaise, rapportent les
précieux chroniqueurs de ces époques troublées, ils se rendaient à la
synagogue pour consulter les enchanteurs, ou bien ils se préservaient
du Malin en portant à leur ctfu des médailles d ’Alexandre-le-Grand,
dont la gloire était débitée sous forme de talisman par les précieux
Grecs d ’Asie qui ne perdaient pas une occasion de s’enrichir avec
n ’importe quoi ».
Une des monnaies dont la représentation est ci-jointe est un déca-
drachme de Syracuse. Elle représente sur la face la tête d’Aréthuse,
couronnée de roseaux. C ’est une des pièces que l’on recherchait
à Rome le plus précieusement à cette époque. Aréthuse était une
nymphe et son habitation consistait en une fontaine qui se trouvait
dans l’île d’Ortygie. Elle est entourée de dauphins dont le symbole
est attribué aux divinités de la mer. Le graveur antique l’a représentée
couronnée de roseaux afin de bien marquer que l’on représentait la
divinité aquatique à laquelle on rendait un culte spécial dans cette
ville.
Le revers montre un hdmme sur un char attelé de quatre chevaux,
une victoire ailée de couronne. En bas on voit une armure complète.
A Syracuse les courses de chevaux passionnaient les habitants, elles
se préparaient longtemps à l’avance. Dans les grands concours on
distribuait deux sortes de prix, d ’abord une couronne de feuillage,
très honorifique, et un objet de valeur, généralement des pièces
d’armure. Les deux prix se trouvent représentés sur cette très rare
médaille. Les cochers de cirque romain pensaient, sans doute, qu’en
portant la représentation de la victoire d ’un coureur ancien ils avaient
plus de chance d’attirer sur eux la faveur des dieux et d’obtenir le
succès.
Une croyance devient une superstition quand son essor émotif
est perdu.
L a pensée ressemble à une matérialisation, elle ne supporte pas
un excès de lumière.
II ne faut pas chercher la mélodie, ni l’harmonie, ni le rythme
dans la musique, mais l’élévation de l’âme.
— 275 —
Spiritisme et Occultisme
Dion FORTUNE
Warden : Fraternity of the Inner Light
I V . — Les Etapes après la M ort (suite)
E U X R A IS O N S pour l’arrêt de la désintégration natu
D relle du corps éthérique après la mort ont été indiquées
dans l’article précédent; il y en a aussi une troisième.
Cette cause peut être l’action délibérée d’un occultiste
qui, ayant acquis les connaissances nécessaires, se détermine à perpétrer
ce crime psychique. Pour des raisons bien à lui, il cherche à ne pas
subir la décision de son propre Soi dans la Salle de Jugement
d ’Osiris (1) et il emploie cette façon d ’agir pour se maintenir pendant
quelque temps dans cet état transitionnel entre la vie et la mort.
La longueur et la période durant laquelle cette condition peut
être maintenue est variable. Le corps éthérique pourrait être comparé
à une batterie électrique. Le corps physique est la dynamo qui trans
forme l’énergie mécanique en énergie électrique et qui en charge le
corps éthérique. S ’il était possible d ’isoler complètement le corps
éthérique, ce corps pourrait être actif indéfiniment; actuellement,
ce n’est pas ainsi. L ’énergie électrique se perd graduellement.
Quand ce corps éthérique est tenu dans la condition transition
nelle par l’accrochement d ’une âme, il se recharge de nouveau, et ce
fait constitue un des dangers d ’un lien trop rapproché entre les esprits
liés à la terre et les vivants: un rapport émotif met l’esprit ou le fan
tôme en contact avec ses amis et ses ennemis sur le plan physique, et
il peut recharger son corps éthérique à leurs dépens. Ceci est la raison
de l’épuisement qui arrive à ceux qui sont restés pendant quelque
temps au chevet d ’un agonisant ou dans la chambre d’un mort; il est
à remarquer que cet affaiblissement n’est pas le résultat d’un épuise
ment physique, car l’infirmière, bien qu’elle ait accompli la plus
grande partie du travail, ne ressent en aucun sens l’impression d’être
vidée de ses forces.
(1) Tlpir Particle précédent, L'Astrosophie, mai 1936.
276 L’ASTROSOPHIE
Ce sucement de la vitalité est normal au moment de la mort. Pour
les vivants de le permettre est un acte de charité envers l’âme au
moment du départ, [Link] force ainsi acquise lui donne une sensa
tion de sûreté et de confort au moment où elle doit arriver dans les
conditions peu familières du Monde Invisible. Voici la raison pour
laquelle les mourants désirent ardemment la présence à leur chevet
des personnes qu’elles ont aimé; leurs amis et leurs parents peuvent
leur donner ce confort et ce secours au moment de la mort, s’ils sont
préparés à soutenir l’épuisement temporaire. Cet acte de charité
psychique ne devient pathologique et dangereux pour celui qui donne
et pour l’âme qui reçoit que quand l’échange est surfait.
Les bougies qui brûlent à côté d ’un cercueil, et les fleurs coupées
qu’on apporte en quantités dans la chambre d ’un mort ont une utilité
beaucoup plus grande qu’on ne le pense; elles donnent de cet élé
ment magnétique au corps éthérique qui n’est pas encore détaché du
corps physique. Certainement, l’énergie venant des bougies et des
fleurs est moins puissante que celle de la vitalité humaine, mais c’est
mieux que rien et elle aide l’âme pendant les premières heures du choc
transitoire. Il ne faut pas oublier que les souffrances et les angoisses
de la mort ne sont pas terminées au moment de la mort physique et
que nos soins, nos pensées et notre secours doivent suivre l’être aimé
durant quelque temps dans l’au-delà.
Il est important de noter que les Egyptiens ont momifié leurs
morts dans le but d ’isoler le double éthérique et d’empêcher la fuite
d ’énergie, pour donner à l’âme le plus long repos possible entre les
incarnations. Les Hindous, une autre race ayant certaines aptitudes
dans le domaine occulte, brûlent le corps physique dans le but d’assu
rer la libération de l’âme et son départ normal à sa propre place.
Notre système d ’enterrement est probablement bien adapté à la
plupart des cas, car il permet aux différentes étapes de la mort de
procéder sans hâte et sans interruption. Dans nos pays occidentaux,
où les sciences occultes ne sont que peu suivies, les cas de vraie nécro
mancie sont si rares qu’il n’est pas nécessaire de prendre des précau
tions spéciales. Mais, s’il y a la moindre raisdn de craindre l’obsession
dans le cas d ’un mourant (encore plus, s’il y a eu menace d’une
possession), il est plus prudent d ’adopter le système de crémation,
car cela force l’âme à partir avec ou sans sa propre volonté, détruisant
ainsi son point d’appui avant qu’elle ait le temps d’en construire un
autre. Tous ces faits sont bien connus des étudiants en sciences
ésotériques.
Considérant ces faits, il est clair que les occultistes ne favorisent
pas les pratiques d ’établir par force un contact avec les esprits désin-
SPIRITISME ET OCCULTISME 277
carnés au moyen de la médiumnité, car ce contact leur rappelle des
détails sans importance de la vie qu’ils ont terminée. Admettons que
c’est non seulement un acte charitablç, mais un devoir impérieux pour
nous d ’envoyer nos pensées d ’encouragement et de bienveillance aux
morts pour les secourir et les aider dans leur voyage; mais ceci est
bien différent que de les appeler et de les faire revenir à la sphère qui
n’est plus la leur. Cette compulsion cfu cette persuasion de retour fait
violence à ceux qui se sont échappés de la vie. terrestre, et les occultistes
déplorent l’excès de cette pratique. Les désincarnés — en général —
n’ont aucun besoin d’établir des communications avec les vivants, sauf
dans certains cas, quand, par exemple, il y a un devoir oublié, une
tâche non finie, ou un message important à donner, mais ces cas sont
exceptionnels et doivent être regardés comme des exceptions.
Ces communications avec les morts ne sont pas favorables aux
vivants non plus. Il est préférable — et certainement plus humanitaire
— que les vivants acquièrent leur assurance de la survie et qu’ils
apprennent les conditions de la vie future dans les certitudes de la
science occulte, que — même si leurs intentions sont pures et altruistes
— par la vivisection des âmes des morts.
(A suivre).
L ’homme qui est trop avancé pour faire son devoir en ce monde
ne trouvera jamais un autre monde.
Si nous faisons notre devoir aujourd’hui, nous trouverons une
grande occasion à notre porte demain.
Le « bridge » ainsi que tout sport ou occupation trop restreinte
ankylosé les autres fonctions du cerveau.
U n homme sans spiritualité ressemble à un oiseau sans queue.
Il peut monter dans les airs, mais il ne peut pas diriger son vol.
— 278 —
Les Influences Planétaires
É T U D E É S O T É R IQ U E
Francis ROLT-WHEELER
V III
U P I T E R étant plus éloigné du Soleil que Mars, nous trou
J verons nécessairement un semblant de diminution dans la
nature de son pouvoir; ainsi, Mars est le régent du règne
animal et Jupiter est le régent du règne végétal. Mais, en
même temps, Jupiter lo-Pater (Notre-Père) est Zeus, « père des
dieux et des hommes », Mars ou Arès étant son fils. Pour éclaircir
cette anomalie apparente, il sera nécessaire d ’ajouter quelques mots
sur un autre aspect des Influences Planétaires dans leur compré
hension ésotérique.
Selon renseignement occulte, les sept planètes envoient leur
influence continuellement sur les autres planètes (la Terre y inclus),
ainsi que sur les sept races successives de la Terre (dont les deux
dernières races ne sont pas encore apparues). Mais, comme toutes cho
ses dans le Cosmos, ces influences ne peuvent être envoyées sans équili
bration, et la forme d ’équilibre qui se faisait dans notre système
solaire, et qui se fait encore, est une double série d ’influences, agissant
de pair, mais en ordre inverse, de Saturne au Soleil et du Soleil à
Saturne. Ainsi les sept étapes d ’Evolution (en ce qui cdnceme notre
T erre), sont dans l’ordre de succession suivant: 1° Saturne-Soleil, la
création de la matière, par la Conscience Divine, transmise par le
Logos Solaire; 2° Jupiter-Mercure, l’épanouissement de la forme par
la Parole Divine, également transmis par le Logds Solaire; 3° Mars-
Vénus, l ’éveil de la force et du désir, par l’Energie Divine; 4°
Terre-Terre, la lutte pour la maîtrise matérielle, sous l’influence du
B ut Divin; 5° Vénus-Mars, l’accomplissement de l’équilibre et de la
beauté universelle, sous l’influence de l’Harmonie Divine (le travail
de notre présente race, qui est loin d ’être terminé; 6° Mercure-Jupiter,
LES INFLUENCES PLANETAIRES 279
la perfection de la pensée et une Théocratie Divine bienfaisante à tout
le monde; 7° Soleil-Saturne, le retour à la Source Divine» par la
parfaite compréhension de la Divine Justice.
Ce rapide résumé de la double série d’influences planétaires nous
permet de voir la position de Jupiter, ou Zeus; dans son aspect de
Jupiter-Mercure, il est le maître de la forme par la Parole Divine»
dans son aspect de Mercure-Jupiter, il indique le gouvernement, et
suggère la Théocratie ou le Gouvernement Divin. L ’étudiant remar
quera immédiatement que cette division explique les deux grandes
lignes d ’interprétation des influences de Jupiter: 1° L ’argent et les
possessions, qui sont la forme extérieure et visible de l’activité et du
succès, comme les richesses portées dans le triomphe d’un conquérant
indiquent l’évidence de sa victoire dans une bataille, ou, autrement
dit, Jupiter extériorise M ars; et 2° Le caractère à la fois judiciaire
et religieux de Jupiter, car l’élément de la théocratie est qu’elle doïme
et qu’elle administre les lois, mais qu’elle le fait au nom de Dieu et
sous le nom d ’un roi ou d ’une république.
Les correspondances de Jupiter nous donnent quelques perceptions
de son caractère et son influence. U n des plus frappants est celui
d ’Indra, la plus grande des divinités Védiques, le dieu des cieux clairs
et maître des éléments. Sa correspondance avec Zeus, « père des
dieux et des hommes », se trouve dans le fait qu’Indra est non seu
lement un dieu céleste mais le fondateur de la race Aryenne, c’est-
à-dire d’une race supérieure à la race indigène des noirs, ou, autrement
dit, d ’une race qui occupe un plus haut échelon de l’Evolution.
Virgile donne à Jupiter le nom très frappant « notre père l’Ether,
le Tout Puissant », et Ovide l’appelle « le G rand Bienfaiteur »,
car Jupiter Pluvius, oïi le dieu de la pluie, est le bienfaiteur du règne
végétal qu’il préside. Dans la mythologie Egyptienne c’est M aat, la
déesse de la vérité morale, juge des actions religieuses et qui prési
dait au jugement des âmes ; elle avait aussi la direction du mouvement
des planètes et des étoiles. Jupiter est appelé; « Le Père des Dieux »,
« le Verseur des Bienfaits du Ciel· », « le Trésor des Trésors »,
« la Ligne Droite », « lé Pilier de la Sécurité », la Couronne de la
Charité », « le Dispensateur de la Joie de Vivre », « le Dieu
Rayonnant » et « le Roi-Mage ». Ces correspondances et ces titres
donneront à l’étudiant de nouvelles lignes à suivre dans ses inter
prétations des influences planétaires de Jupiter.
(A suivre).
— 280 —
^bTotre R a y o n de L iv r e s
Le Marié Magique
D octeur J.-C. MARDRUS
(Société Française d ’Editions Littéraires, Paris — 15 francs)
C’est une purç joie -de lire ce livre! En ^sentiment, en style, en
beauté de pensée, en valeur spirituelle autant que littéraire, « Le Marié
Magique» est un chef-d’œuvre. «La Sourate de la Sublimation», un
chapitre de quelques pages, est comparable seulement au treizième cha
pitre de la première Epitre de Saint Paul aux Corinthiens, un des plus
sublimes passages des Ecritures Saintes de ¿’humanité. Les œuvres de
Mardrus vivront quand tous ses contemporains seront oubliés, car l’es
prit est éternel, dans la littérature comme dans toute· autre chose. Tout
ce livre est d’une beauté rare, mais le commencement, « La Sourate de
la Sublimation » et « L’Histoire de ¿’Adolescente de l’Ile de Cristal >
dépassent tout. Il faut acheter ce livre pour le faire relier et le garder
comme un joyau.
L'Origine et les Destinées de l'Art
G. SÉAILLES
(Librairie Aican, Paris — 10 francs)
Il se peut, comme dit M. Séailles, qu’il y ait toujours une antinomie
entre la science et l’art, que la science fasse un plus grand appel àl’in-
telligence et semble s’accorder mieux avec la pensée moderne. Il n’en
reste pas moins vrai que Ja science ne nourrit pas l’âme et que l’homme
n’acceptera pas toujours des pierres pour pain. L’auteur de ce petit livre
est très juste dans ses opinions, son équilibre est parfait, sa philosophie
est impartiale. Mais si nous pouvons lui reprocher son jugement trop
prudent, et même sa tiédeur, nous lui pardonnons tout pour avoir écrit
cette phrase dans le chapitre intitulé « L’Art Social » : « La laideur est
un apprentissage à la grossièreté, elle engendre la discorde et la haine.
L’éducation de la sensibilité, dont nul ne semble s’inquiéter, est aussi
précieuse que l’éducation de l’intelligence ». Voilà des paroles d’or!
Terres et Dieux de la Syrie
A lb e rt CHAMPDOR
(Editions Attinger, Paris — 16 fr. 50)
Antioche, Bagdad, Babylone, Damas, Baalbeck 1 Des noms qui reflè
tent un passé évoquant la magie ! M. Champdor, avec l’âme d’un poète
et Je sens alerte d’un psychanalyste, évoque dans ce livre de voyages,
NOTRE RAYON DE LIVRES 281
les fantômes et les djinns qui hantent encore les villes et les déserts de
l’Asie Mineure. D’une manière très condensée, mais assez vivace, Fau
teur donne quelques aperçus sur « les Adorateurs du Diable >, « le Culte
des Vierges Syriennes », etc., et, dans son analyse de la religion Druse,
il met en relief la doctrine dé la transmigration des âmes et les huit éta
pes de l’initiation. Le livre est digne du sujet, et le chapitre sur les
Derviches Hurleurs laisse une impression ineffaçable.
On m’accuse de Guérir I
Camille EYNARD
{Librairie Scientifique, Paris — 15 francs)
Dans la controverse entre' médecin et guérisseur, il reste une troi
sième personne à considérer, le malade. Mais c’est une erreur de» logique
de traiter le médecin et -le guérisseur comme des généralisations et le
malade comme un particulier. Il est certain que le magnétisme peut gué
rir où la thérapeuthique allopathique n’a pas réussi, et que cette dernière
compte d’innombrables succès où le magnétisme n’entre pas en jeu.
On a accusé Camille Eynard de guérir ? Ma foi, l’accusation était fort
juste ; il a guéri et il guérira. On ne demande pas mieux que de voir
une victoire sur la maladie, et tous nos bons vœux sont pour M. Eynard.
Mais il dit lui-même qu’il est une grande exception et que des dons, comme
les siens, sont rares. Il est parfaitement certain que la guérison par le
magnétisme, par la suggestion et par les moyens spirituels peuvent deve
nir la médecine de l’avçnir, mais ces systèmes de thérapeuthique seront
employés, à l’avenir, par ¡dès médecins accrédités ou par les personnes
sous leur direction.
Au Pays du Matin Calme
Younghill KANG
{Librairie Plon, Paris — 15 'franqs)
D’un style simple et naturel, ce livre -décrit la vie familiale d’un
jeune homme en Corée pendant la période troublée de l’annexion du
vieil empire par le Japon. De ces descriptions véridiques et touchantes,
il ressort la mystique de la vieille tradition Coréenne, celle du Confu
cianisme pur, en contraste avec l’athéisme et le militarisme adopté par
les Japonais sous le titre « occidental ». Pourtant, dans ce livre ne se
trouvent ni la politique, ni les discussions religieuses, les événements se
suivent comme sous les mains d’un triste, mais inexorable Destin.
L'Homme et ses Pouvoirs Secrets
Henry FRICHET
{Librairie Astra, Paris ■
— 12 francs)
Ce livre est plein de bon sens. Sa manière directe — presque sim
pliste — est si curieusement condensée qu’elle est un peu déconcertante ;
dans une douzaine de lignes, M. Frichet synthétise ce qui nécessiterait
282 L’ASTROSOPHIE
un chapitre ou deux chez un écrivain plus prolixe. Les sujets psychi
ques sont toujours hérissés de pièges, et le lecteur avisé sourit d’avance
en pensant voir l’auteur attrapé. M. Frichet adopte une autre méthode.
Il .n’échappe pas au piège, il lui donne un coup de pied, et la route est
libre. Ce livre est rafraîchissant, instructif, et surtout clair.
Sur la Barque d’Ulysse
Miguel-Luis ROCUANT
(Editions Montaigne» Paris — 12 francs)
Hellas! Ce livre respire le vrai Helléniste, c’est-à-dire l’âme qui voit
le sourire divin dans toutes les formes de la nature, qui sait faire des
eaux ,<ïe la Méditerranée la demeure de Poséidon, qui éclaire les Titans
dans leur prison sous l’Etna, et qui nous montre Aphrodite Anadyomène
dans les dentelles de l’écume sur les plages des îles de l’archipel Egéen.
Pour M. Rocuart — qui est évidemment un Epicurien réincarné — les
dieux sont encore sur le Mont Olympe, bien qu’il ne puisse pas nous
raconter ce que l’oracle de Delphes lui a dit. De visiter l’Hellas avec un
tel guide, Homériste et Helléniste, qui peut voir le passé comme le pré
sent, et qui écoute les échos qui résonnent encore en Grèce, est une
vraie réjouissance.
La Radiesthésie domestique et agricole
Hector MELLIN
(lmp. Saint Denis, Ave, Saint Jean d'Angely, Niort j— 20 francs)
M. Mellin .nous dit qu’il n’est pas un démon. Soit. Mais son affir
mation n’aurait pas été suffisante il y a quelques siècles. Nous aimons
bien ce livre. H est clair, compréhensible, assez scientifique pour nous
donner des arguments, assez peu scientifique pour être humain. Les prin
cipes de la radiesthésie — même les plus avancés — sont expliqués pour
le lecteur profane, même le lecteur superficiel; la technique est franche,
exempte du pédantisme qui défigure les œuvres de -nombreux radiesthé
sistes, et le désir insensé de se mettre en avant est exclu. La section sur
l’agriculture est d'une vaste importance et merveilleusement utile. M. Mel
lin est bon radiesthésiste, bon citoyen et bon français ; son livre le
révèle ainsi.
Looves and Fishes
Hereward CARRINGTON
(Scribner-s Sons, London — 25 francs)
Ce livre se divise naturellement en trois parties : 1° une analyse
de la Vie Psychique de Jésus-Christ au point de vue |d'es recherches
psychiques, qui n’est pas sans intérêt ; 2° une analyse des miracles et
guérisons faites par Jésus, qui est tellement superficielle et enfantine,
qu’elle est indigne de Carrington; et 3* un traité sur la voie future au
point de vue psychique, qui est remarquable, admirablement bien con
duit et plein d’inspiration. Hereward Carrington est un auteur de
NOTRE RAYON DE LIVRES 283
grande renommée dans le domaine psychique, mais ses dons théologi
ques et mystiques sont nuis. Par exemple, il explique le miracle de cal
mer la tempête en disant que ce n’était qu’une bourrasque et que le
Christ se réveilla juste au moment où la bourrasque se terminait d’elle-
même. On ne peut pas prendre* un tel travail au sérieux ! Mais le livre,
en son entier, malgré les trois ou quatre chapitres mentionnés, a beau
coup de mérite, et toute personne qui s’intéresse à la vie future doit
lire le dernier tiers du livre, qui est magistral. (Texte en Anglais)
Défense du Magnétisme
Théo MATTHYS
(Editions Jeheber, Annemasse, Haute-Savoie)
Le magnétisme comme thérapeutique commence à prendre une place
de plus en plus importante, et les théories foisonnent. M. Matthys est un
étudiant profond de ce sujet, son analyse est posée et digne de toute
attention. Il évite tout excès, et dit, avec beaucoup de justesse : « L’art
¡de magnétiser doit se perfectionner avec [Link]». Il touche aussi le
point capital, c’est-à-dire que le magnétiseur donne de« la force vitale
par lui-même, ce qui l’épuise, «et un guérisseur fatigué ou malade peut
faire plus de mal que de bien. Dans M. Matthys le magnétisme trouve un
défenseur, autant utile qu’il sait garder toujours le bon ton et la bonne
mesure.
After Life
Docteur W illiam WILSON
(Rider et Cie, Londres — 20 francs)
Ce petit livre peut être regardé comme la diagnose d’un «médecin
renommé sur le problème de la Survivance. Clair, direct, sans parti pris,
ce livre nous donne un aperçu de cette question selon les idées les plus
modernes dans le domaine de la biologie, l'astronomie, la psychologie,
le mysticisme et les recherches psychiques. Sa conclusion est qu’une
connaissance, pendant la vie, de la vie d’outre-tombe, ne» peut se faire
que comme résultat d’une expérience mystique personnelle. (Texte en
anglais).
How to Make the best of Life
Stanley LE BRATH
(Rider et Cie, Londres — 14 francs)
L’auteur de ce livre est très connu dans le domaine des recherches
psychiques, ces quelques chapitres, adressés aux adolescents et à la
jeunesse, sont simples, pratiques et de bon goût. Le point que d’auteur
a établi le plus fermement «dans ce livre est que le mensonge et la
malhonnêteté sont les racines de tout mal. (Texte en anglais).
— 284 —
Astrologie Nationale et Internationale
Indications et Prédictions
Nouvelle Lune, 20 mai, 8 h. 55 m. du soir, Greenwich.
Nouvelle Lune, .19 juin, 5 h. 15 m. du matin, Greenwich.
Lunaison du 20 mai 1936. — Caractéristiques générales. —
(Citation de notre numéro d ’avril). — Cette lunaison est presque sans
aspects. La question des frontières entrera fortement en jeu, mais
six corps célestes dans le Signe Fixe du Taureau est contraire à toute
menace de guerre. Elle suggère la fixation du statu-quo, pour un
nombre définitif d ’années. Hausse de bourse, des perturbations dans
les changes. L ’acerbité entre les nations diminuera.
Lunaison du 19 juin 1936. — Cette lunaison est franchement
mauvaise. Les deux luminaires sont en conjonction avec Mars et
Vénus, dans la Maison de la Chute, et quadrature à Saturne (planète
de mauvais augure) dans le Signe des Poissons (qui gouverne les
Soviets) et dans le Mi-Ciel. La lunaison est en opposition à Jupiter,
dans le Signe du Sagittaire, qui régit l’Espagne, et pour comble,
Jupiter est rétrogade et en quadrature avec Neptune. Il est difficile
de ne pas voir des échauffements journalistiques dans cette position,
des pourparlers, même des ultimatums, mais il est probable que la
politique d ’extrémisme produira une réaction. L ’Ingresse Solaire, qui
vient deux jours plus tard, ne changera pas beaucoup la situation et
l’été 1935 sera hérissé de paroles agressives. Toutefois la Société des
Nations échappera à sa dissolution immédiate. Les Gémeaux sont le
Signe qui régit les journaux et les documents. Il y aura un scandale
dans la presse, avec, probablement, la suspension d’un journal bien
connu. La Bourse sera très instable. Assez curieusement, malgré les
menaces et l’excitation suscitée par les. journaux — ce sera un été
mouvementé — les affaires reprennent. Très mauvaise lunaison pour
l’aviation, avec la chute d ’un avion en mer.
F R A N C E . — M ort de deux académiciens dans le même mois.
Lunaison extrêmement défavorable pour tdut ce qui concerne la presse
et les belles-lettres. Malgré des menaces constantes et une situation
extrêmement tendue, la guerre n’éclatera pas.
A N G L E T E R R E . — Cette lunaison est moins favorable pour
les finances en Angleterre. Nombreuses grèves et le gouvernement
-ASTROLOGIE NATIONALE ET INTERNATIONALE 285
perdra plusieurs élections locales. La politique de Μ . Eden ne sera
pas soutenue par la Chambre et le parti travailliste gagnera du terrain.
A L L E M A G N E . — Renouvellement des rumeurs concernant la
santé mentale du Führer. Collision sur la frontière Belge. U n
curieux accident semble indiquer qu’un inspecteur ou un officiel sera
broyé dans la machinerie. Les propositions de paix de Hitler seront
reprises en considération.
IT A L IE . — L a fin de la guerre Ethiopienne révélera la faiblesse
économique que suit un conflit, même un conflit victorieux et il y aura
une grande augmentation des impôts. La carte de Mussolini reste
troublée jusqu’à la fin de juin et s’améliore immédiatement après.
U n grand emprunt sera accepté par les financiers Américains.
E S P A G N E . — Assassinat d ’un des chefs d’Etat. Tragédie
pendant une visite diplomatique. Destruction d ’une librairie ou mo
nument historique par les anti-intellectuels. Infiltration en Portugal
avec des révoltes locales.
SU ISSE . — Incidents sur la frontière. Réduction des activités
et du personnel de la Société des Nations. Accident ou naufrage sur
un des lacs Suisses, avec la mort ou la menace de mdrt d’une personne
bien connue.
T U R Q U IE . — Concordance parmi les puissances pour la remi
litarisation du Bosphore. Remaniement du gouvernement d’Angora.
R U S S IE . — L ’été est favorable pour les Soviets, mais défavo
rable pour Staline personnellement. .Catastrophe dans un champ
pétrolifère.
IN D E . — Renouvellement des guerres de frontière en Bélou-
chistan et Afghanistan.
C H IN E . — Stabilisation de la position défensive contre le Japon
dans le nord. Support tacite des grandes puissances. Assassinat d’un
fonctionnaire Européen dans une des concessions, ceci pourra être
personnel et non un attentat politique.
E T A T S -U N IS . — Activité politique avec l’effort de diviser
la force du Président Roosevelt par la formation d’un troisième parti.
Grande sécheresse, avec pertes sérieuses des moissons. Tremblement
de terre ou ouragan en Floride et les Etats du Sud-Est. G rand vol
par des bandits, peut-être sur un train, dans la région Sud-Ouest du
pays. Etablissement d ’une alliance avec le Mexique et d ’une zone
démilitarisée sur la frontière.
— 286 —
Les Sciences Oraculaires
L'Astrologie Esotérique
X V III
L E S PO ISSO N S. — Nous continuons notre analyse des
Signes Zodiacaux, selon les indications de l’Astrologie Esotérique.
En Astrologie Esotérique, le Signe des Poissons (du 20 février
au 21 mars) est le plus complexe du zodiaque surtout dans le sens
exotérique, où il marque la fin d’un cycle indiquant si un être va
commencer sa nouvelle vie sur une courbe supérieure ou inférieure
de la spirale. Pour les personnes nées sous les Poissons, la vie sera
toujours difficile, avec la menace d’une chute morale, d ’un côté,
ou l’opportunité d’une merveilleuse élévation spirituelle de l’autre.
Pour le moment, c’est de l’ésotérisme de ce Signe que nous allons
nous occuper. Pour continuer l’analogie micrdcosmique que nous
avons adoptée dans nos analyses des Signes commençant avec la
Vierge, nous voyons que le signe des Poissons indique l’adolescent,
celui qui se trouve au commencement de la vie, à la fois égoïste et
romanesque, plein d ’ardeur et timide. L ’adolescence est le moment
du plus grand espoir et la période des suicides ; le jeune hoïnme croit
que ses connaissances dépassent celles de ses aînés, mais il se sent
ignorant de la vie. Sous une bonne inspiration, la première jeunesse
est capable de sacrifice, d ’héroïsme et de se vouer à une vie noble et
belle, mais c’est aussi le temps où le jeune homme mange de la vache
enragée et c’est la période des filles-mères.
L ’imagination et l’inspiratipn s’attachent invariablement à ce
Signe. Ceci peut être les hauteurs de la pensée, même le mysticisme
et l’extase spirituelle, ou, encore, les abîmes de l’ivresse et
l’emploi des narcotiques. On y trouve les musiciens et les poètes, mais
surtout ceux ayant une tendance morbide. Prêts parfois à se sacrifier
pour les autres, une sur-accentuation des Poissdns peut indiquer le
parasitisme. Toutefois, dans le sens ésotérique, ce Signe est de belle
promesse car il indique que le pouvoir de l’élévation spirituelle n’est
jamais loin.
— 287 —
Le Tarot Médiéval
Étude In itia tiq u e
Christian LORING Francis ROLT-WHEELER
(Illustrations) (Texte)
X II
A R C A N E X II. — L E P E N D U . — L E S A C R IF IC E . —
L A R E D E M P T IO N . — Cet Arcane, qui suit directement ren
seignement de la force morale en Arcane X I, complète cette vérité
par son insistance sur le sacrifice et la rédemption.
Le symbolisme de cet Arcane est caché et un peu abstrus. Une
poutre transversale sur le tronc de deux arbres, ayant chacun six
nœuds (formant ainsi 12), forme une espèce de potence sur laquelle
se trouve pendu, par une jambe, un jeune homme. Sa figure ex
prime la douleur, mais aussi la résignation. Sous ses bras sont deux
sacs de monnaie, d ’or et d ’argent, desquels tombent continuellement
quelques pièces. Une jambe est croisée sur l’autre, et les deux
coudes sont écartés pour donner au dessin en son entier la forme du
Sceau de Salomon (deux triangles entrelacés) suspendu au ternaire.
Ce dessin contient également le symbole de l’Achèvement du Grand
Œ uvre Alchimique (un triangle équilatéral avec la pointe en bas,
surmonté d ’une petite croix).
L a Signification Initiatique. — Nous remarquons, de suite, que
les deux premiers arcanes du travail de l’initié sont en rapport avec
les deux polarités : L e Lion Dompté est positif, la force morale en
activité, et L e Pendu est réceptif, la force morale en passivité. On
trouve de nombreuses attributions à cet Arcane, notamment celle
d ’Œdipe. Il ne serait pas juste de prendre cet Arcane pour un sym
bole du Christ, le G rand Rédempteur, le chiffre X II suffit à nous
montrer que nous avons affaire avec ce qui est cyclique et humain à
la fois. L ’initié doit se sacrifier ; il n’a plus d ’attache à la Terre ; de
ses trésors accumulés: la sagesse d ’or et la bienfaisance d’argent,
tout doit être versé aux autres ; mais, si son corps est immobilisé, son
esprit est libre. Dans l’attribution d’Hercule, il a accompli les Douze
Labeurs, mais pour être captif à la fin; cotaime Prométhée il a pris
288 L’ASTROSOPHIE
le feu du ciel pour l’usage des hommes, mais seulement pour être
enchaîné à un rocher et tourmenté. Il y a aussi la transmutation du
mal en bien dans cet Arcane mais l’explication serait trop détaillée
pour trouver place ici.
Les Concordances Symboliques. — L E P E N D U , ou le dou
zième Arcane, est en correspondance avec la douzième lettre de
l’aphabet hébraïque, « Lamedh », lettre simple, avec l’hiéroglyphe
du bras qui se déploie, ce qui est à la fois le symbole de la prière et
de l’action. La forme est celle d’un fouet pour les boeufs, celui qui
sera frappé par la stupidité des hoïnmes arriérés.
En Géométrie Occulte, c’est le cercle zodiacal avec les quatre
Triplicités superposées (Terre, Eau, Feu et A ir), ou le Sceau de Sa
lomon doublé. Sur le plan solide, c’est le dodécahédron, forme fon
damentale dans les procédés de la cristallisation.
Dans le Mystère des Nombres. — Cet Arcane est curieusement
indicatif dans la série des chiffres : 1, forme ; 2, sacs de monnaie et
deux colonnes ou arbres; 3, le triangle, aussi le ternaire de la po
tence; 4, les quatre couleurs indiquées; 5, le nombre de pièces de
monnaie qui tombent de chaque côté; 6, les six pointes du Sceau du
Salomon; 7, le triangle et la croix de l’Œuvre de l’Achèvement; 8,
les huit boucles des cheveux qui pendent; 9, l’initiation indiquée par
le 6 + 3 déjà mentionné; 10, la totalité des pièces de monnaie qui
tombent, et 12, les nœuds des arbres ou les Signes du zodiaque.
En Astrologie Esotérique, FArcane 12 est en rapport avec le
12° Signe, les Poissons, le Signe mystique et du Sacrifice. Les rap
ports sont évidents. En Astrologie Esotérique, l’attribution est la
Balance, le point d ’équilibre entre la Raison et la Foi.
Dans les applications magiques, le nom de cet Arcane est :
« L ’Esprit de la Puissance des Eaux » ou « Celui qui pend entre le
Ciel et la Terre ». La couleur pour les rites est un bleu sombre.
L ’outil du l’instrument magique est Le Calice de Douleur. L ’encens
est la myrrhe. Les créatures qui lui sont attribuées «ont l’aigle et le
serpent (généralement ensemble), la plante est le lotus.
La Divination Pratique. — Les Arcanes Majeurs ne doivent
être employés dans l’usage divinatoire qu’afin d ’établir un principe
ou tendance. La signification de cet Arcane est « Le Sacrifice ».
Malgré la Tradition Initiatique, les devins du Moyen-Age don
naient à cet Arcane les significations suivantes : « Réflexion »,
« volonté », « dévouement », « charité », « prophète », « prêtre ».
Tiré dans une combinaison défavorable ou renversé : « Sacrifice
inutile », « amour non partagé », « disgrâce » et « remords ».
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