REVUE M E N S U E LLE D 'A S T R O L O G IE ET
DES SCIENCES PSYCHIQUES ET OCCULTES
Prédictions réalisées ......................................
N otre Horoscope Mensuel. /Xiphonse X III
d ’Espagne ..................................................
Eléments favorables : Février-Mars ............
Technique de la Concentration.
Francis R oit-W lieckr
Disciple qui n’était pas prêt. W . Dharan
Foi t ’a sauvé ! . . . . Eric de Henseler
Lucidité latente ........... Dr Titus Bull
Radiesthésie dans ¡’Horoscope.
Francis Roft-Whecler
Notre Rayon de Livres : L’Enigme des
Heures Planétaires - Magie d'Amour et
Magie Noire - Le Christ chez Franco -
La Clé Secrète de la Pyramide - L’Ame
d’une Copi - Nouvelle R evue...........
ASTROLOGIE INTERNATIONALE. Prédic
tions 89
......................................................
Cours de Symbolisme. Francis Rolt-Wheeler 93
Le Tarot Médiéval........... Christian Loring 95
O N Z IÈ M E A N N E E - NUM ÉRO 114
Vol. XXI - N” 2 - FÉVRIER 1 9 3 9 - Prix 5 frx
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DES SC IE N C E S P SY C H IQ U E S E T D ’O C C U L T ISM E
F o n d a to u r o t D ir a o to u r
F R A N C IS R O L T -W H E E L E R
Docteur en Philosophie
Mem. Hon. Académie des Sciences d’Amérique ; Mem. Hon. Association
Anthropologie d’Amérique ; Mem. Hon. Société Royale de la Géographie
(Angleterre) ; Ad. : Société des Gens de Lettres de France.
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Cette Revue a le privilège de présenter, en français, les
articles et les comptes rendus de nos grands astrologues,
psychistes et occultistes contemporains, Anglais et Américains,
dont les droits de traduction, pour un très grand nombre, nous
ont été accordés. Nous avons, aussi, la collaboration de maints
spécialistes français, belges et suisses.
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Astrologiques 56 pp. devoted entirely to the study of
Astrology and the considerations of
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et d’Occultisme
Fondateur et Directeur : Francia ROLT-WHEELER, Docteur en Philosophie, Membre
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gique d’Amérique ; Sociétaire de la Société Royale de Géographie (Angleterre)
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Vol. XXI. Numéro 2 F É V R IE R 1939 Prix : 5 fr.
A nos Amis Lecteurs
a d é n a t a l it é f r a n ç a is e , un phénomène
L sérieux, est devenue fâcheuse sous les nouvelles condi
tions créées par le retour au barbarisme des pays tota
litaires. La doctrine de la Force est aussi la doctrine
du Nombre ; malgré toutes les inventions modernes, la puis
sance-homme est le grand déterminant dans les opérations
militaires et dans la concurrence commerciale. Comme notre
devoir n ’est pas d ’étudier cette question sous les rapports inter
nationaux, sociologiques ou politiques, il peut être utile de
considérer le côté occulte du sujet.
La doctrine de la Force — telle qu’on la trouve dans le
« Mein Kampf » de Hitler — est toujours l’expression d ’un
peuple conscient de son infériorité de culture, et une conquête
basée sur la force est invariablement éphémère. Les quatre
civilisations qui eurent la plus grande influence sur l’histoire
du monde furent l’Egypte, la Perse, la Grèce et Rome ;
aucune de ces civilisations n ’avait une grande population à son
pays d ’origine. Les pays les plus peuplés sont la Chine et
l’Inde ; ni l’un, ni l ’autre n ’a jamais pu avoir un goùver-
50 L’ASTROSOPHIE
nement stable, et ils ont toujours été la proie des conquérants
étrangers. L ’histoire de la petite île de la Grande-Bretagne,
durant les quatre siècles passés, est un indice que ce n’est pas
la quantité de la population, mais la qualité qui compte.
En ce moment, la France essaie de donner des primes aux
<( familles nombreuses ». Au point de vue occulte, le principe
est faux. C’est un effort — très mal conçu — de répondre à la
Doctrine de la Force et Puissance-Homme de la même façon.
La France n’a pas tant besoin d ’hommes pour les canons
qu’elle a besoin d ’âmes. Une femme qui enfante six ou sept
fois se fatigue, et ce n ’est pas parmi les meilleures familles
du pays que la fécondité est la plus grande. Le père ne peut
vivre que dans une ambiance de soucis constants. Le principe
de donner des primes aux mères de familles nombreuses
accentue les naissances justement dans les rangs qui sont les
moins cultivés, donc les moins français.
Ce que la France demande n’est pas tellement des familles
nombreuses, mais qu’il se trouve deux ou trois enfants dans
chaque maison et dans chaque appartement. Ainsi, toutes les
souches de la société seront également représentées, une mère
ne sera pas trop épuisée et le père pourrait donner à ses enfants
les avantages d ’instruction qui leur sont nécessaires.
Tout le monde sera d’accord que cette solution sera la
meilleure. Mais comment arriver à cette condition ?
Assez facilement. Il y a deux routes : la première est de
mettre un impôt suffisamment élevé sur tout homme célibataire
au-dessus de 30 ans. La deuxième est de ne pas permettre
l’élection d ’un homme pour maire d ’une ville, député ou séna
teur, s’il n’est pas père de famille ; de ne pas donner la pro
motion aux hauts grades de fonctionnaire à un homme qui n ’a
pas d ’enfants, et de faire ainsi de la famille l ’honneur et la
gloire de la France.
Il y aura, certainement, des cas d ’injustice apparente, sur
tout au commencement de l’application de ce régime. Il sera
donc probablement sage, pour balancer la question, de ne
donner le droit de suffrage qu’aux pères de famille, français,
nés dans le pays — les naturalisés étant exclus. Leurs enfants
voteront ; cela suffit.
Au point de vue occulte, un tel système permettra l’incar
nation des âmes dans des conditions plus favorables dans
toutes les classes de la société française. Un père de famille est
A NOS A M IS LECTEURS 51
un meilleur citoyen et un meilleur patriote — en principe —
qu’un célibataire. Les impôts sur les héritages pourraient rester
aux proportions excessives qui marquent la fiscalité française,
mais seulement quand l’héritage va aux parents lointains.
L ’héritage d’un père ou d'une mère à ses enfants directs ne
devrait pas être taxé, ou très légèrement. Ce serait encore une
raison valable pour avoir des enfants et pour leur donner l’ini
tiative de travailler pour leur propre compte. Une telle loi serait
juste et équitable pour tout le monde.
Il est absolument certain que l’avenir de la France dépend
entièrement du degré où elle peut se ressaisir du côté moral
et spirituel. Et c’est dans le sein de la famille — surtout de
la petite famille — que s’enracine la moralité, et cela par
l’exemple de tous les jours. Un père de famille devient domes
tique et conservateur, une mère de famille trouve naturellement
la sphère qu’elle adorne le mieux, et le nombre des désœuvrés
et de fruits secs de toutes classes diminuera.
La priorité de promotion aux pères de famille — dans tous
les domaines : administration, industriel, commercial ou autre
— voilà, au moins, une ligne qui pourrait servir pour la res
tauration de la natalité en France sur une bonne base. La
dépense n ’est rien ; le gain moral est énorme.
F. R.-W.
Prédictions Réalisées
La réalisation exacte de nos prédictions continue à un rythme
extraordinaire. Il semble presque incroyable que l'astrologie inter
nationale puisse être un guide si sûr. Nous prions nos lecteurs de
revoir notre numéro d'août, pages 6 et 7, où nous avons donné
l'horoscope du Cabinet Konoyé, du Japon, avec une interprétation
de quelques mots sur la guerre Sino-Japonaise. Nous avions dit :
KONOYE NE FERA PAS LA GUERRE NETTE ET PROPRE, MAIS
CE SERA DU V A -E T -V IE N T, DES ATTAQUES ET DES RETRAITES,
52 L ’ASTROSOPHIE
UNE PUBLICITE GUERRIERE BRUYANTE. FINALEMENT, EN CE
QUI CONCERNE LES FINANCES, LES INDICATIONS SONT
DEPLORABLES. CE CABINET EPUISERA LE JAPON EN D O N N A N T
UNE APPARENCE DE TRIOMPHE, MAIS SEULEMENT POUR
L'APPAUVRIR. LE CABINET NE DURERA PAS D IX MOIS. Les
frais de la guerre en Chine ont été si énormes et les gains com
merciaux si maigres, que le Japon se trouva tellement appauvri
que, le 24 décembre dernier, la guerre fut tacitement arrêtée. Le
4 janvier, le Prince Konoyé donna sa démission avec tout son
Cabinet.
Nos lecteurs se rappelleront que nous leur avions dit que
le sentiment mondial envers la dictature et les dictateurs ne sera
pas le même en janvier 1939 qu’en janvier 1938. Nous avions
dit : Les éléments désagrégeants se montrent de plus en plus
actifs dans les pays totalitaires. Pour la France, nous avions dit,
également dans notre numéro de janvier 1938 (page 42) : Il n y
aura ni dictateur, ni dictature. Pour l’Allemagne nous avions
dit : L 9arrogance allemande recevra un rude coup avant la fin
de Uhiver 1938-1939. Et encore (page 43) : Le commencement
de la chute rapide de Hitler, et il agira prudemment s9il démis
sionne avant le désastre. Rien n ’a été plus frappant, dans le
domaine de la psychologie politique, durant l’année 1938, que
le changement dans l’attitude du public envers les dictateurs ! !
Il y a un an, il y avait encore de l’admiration pour Mussolini
et pour Hitler — mais il est difficile en 1939 de découvrir une
seule voix qui leur soit favorable. En janvier 1938, on enten
dait souvent : « Il faut un dictateur pour la France ! » Cette idée
est morte et enterrée.
Quel est le bilan des trois dictatures pour 1938 ? L ’Allema
gne a pris l’Autriche et les Sudètes, mais elle n’a ni porc, ni
beurre, ni lait, ni argent, son commerce tombe, elle est exécrée
par le monde entier et le boycott universel n’est pas loin.
L ’Italie a pris l’Abyssinie en donnant à l’Angleterre la région
du Lac Tsana et les droits sur les sources du Nil Bleu, mais au
prix d ’une telle crise financière que le dernier emprunt d ’Etat
n ’a pas pu se faire sans toucher le capital des banques. Le
Japon a pris une partie de la Chine et s’est ruiné. Le « Cabinet
de Guerre », au point d ’une rupture diplomatique avec les Etats-
Unis, a démissionné; un nouveau Cabinet cherche à couvrir la
retraite par des proclamations encore plus belliqueuses. Et 1939
attend, avec une défaite écrasante pour le Japon si ce pays ose
se mettre dans un conflit naval.
PRÉDICTIONS RÉALISÉES 53
Nous avions dit pour la fin de l’année : Un nouvel effort
sera fait pour consolider la paix européenne. La visite de
M. Chamberlain à Rome, au commencement de janviér, n ’a
pas eu d ’autre but que de dire à Mussolini — en termes diplo
matiques — que le statu quo dans la Méditerranée (y inclus la
Méditerranée et la Corse) doit être maintenu et que l’Italie n’a
qu’à se tenir tranquille.
Heureusement, « l’incertitude » que nous avions indiquée :
« par un nouveau racommodage des partis politiques », n ’a pas
pu faire tomber le Cabinet, bien que le Budget n’était pas
encore voté à minuit le 31 décembre 1938, et qu’il fallut cinq
votes de confiance et la formation d ’une nouvelle majorité (de
droite) pour permettre au Gouvernement de vivre. Les socialis
tes et les communistes se mirent de nouveau ensemble pour
essayer d’empêcher la tournée triomphale de M. Daladier dans
les colonies. Les efforts des partis de la gauche pour mettre
en morceaux l’empire colonial de la France ont été exposés en
toute leur laideur, des efforts aussi honteux que vains.
Nous avions annoncé, pendant 1938, la démission de Léon
Blum. Il est à noter que, le 24 décembre 1938, 46 % du Parti
socialiste votait contre son président, et que le 4 janvier 1939,
il donna sa démission du Barreau de Paris, ce qui fut immé
diatement accepté.
MU3SL
Alphonse XIII, né à Madrid, 17 Mai 1886 à 12 h 30
— 55 —
NOTRE HOROSCOPE MENSUEL
ALFONSO X III d’Espagne
Les configurations célestes pour 1938 indiquant un état de scission
en Espagne continuent presque sans changement, mais il n’y a pas eu
une véritable trêve, comme la charte de 1938 nous l’avait laissé espérer.
L’année 1938 indiquait des gains continus pour les troupes nationalistes,
et le commencement de l’année 1939 nous a montré l’avance des Fran
quistes sur le territoire de Catalogne. 11 n’y a eu aucune reprise de
territoire par les troupes gouvernementales pendant toute l ’année de 1938.
Dans le mois de décembre 1938, le Général Franco remettait au Roi
Alfonso XIII (en lui donnant ce titre) tous les biens personnels qui lui
avaient été confisqués au commencement de la guerre. Cette action,
confirmée par le Cortès, n’était pas autre chose qu’un acte de justice,
mais la question qui se posait immédiatement était de savoir si cette
décision indiquait que Franco allait restaurer la monarchie en Espagne.
Il n ’y eut ni affirmation, ni {dénégation.
Que nous dit l’horoscope progressé d’Alfonso XIII pour l’année 1939 ?
Est-il possible qu’il se trouvera de nouveau sur le trône d’une Espagne
unie ? La réponse est « non ! » Forcer les événements en opposition aux
indications de cet horoscope progressé serait autant malheureux pour
l’ex-roi que pour l ’Espagne. Un seul coup d’oeil à la carte suffit. Le
seul aspect favorable est un trigone de Mercure dans le Lion en Maison X,
trigone à Vénus radical dans la Maison des Héritages, qui culmina
décembre 1938-janvier 1939. Effectivement, l’ex-roi a acquis le droit de
rentrer dans ses possessions et les biens qu’il a hérité. L ’Astrologie, par
progression, est exacte, au mois même.
Mais cette Direction est tout, absolument tout I II n’y a pas une
seule Direction Solaire pour 1939, ni pour 1940. Une seule très mauvaise
Direction Mutuelle se présente : Vénus dans la Maison de la Mort qua
drature Mars radical dans l’Ascendant ; cette Direction aura lieu en mai
1939. Le Mi-Ciel donne un peu de promesse, ayant des sextiles à Neptune
et à Jupiter en 1941, mais cette période, un peu plus favorable, est trop
loin pour avoir de l ’effet sur les événements de 1939.
Dans un tel cas, il faut chercher l ’appui dès Directions Lunaires ;
parfois, ces Directions Mineures, si elles sont nombreuses, remplacent les
Directions Solaires et Mutuelles. Il n'en est pas ainsi dans la charte de
l’ex-roi. L’année est presque vide de Directions Lunaires. Notons seule
ment une mauvaise opposition à Mercure radical, en mai, et un douteux
trigone à Saturne radical, en novembre. Les Directions Symboliques ne
sont pas frappantes, non plus.
Si nous cherchons une corroboration dans la charte de l’Espagne,
avec progression pour cette année en cours, nous voyons qu’une confédé
ration sera plus en accord astrologiquement avec les destins de l’Espagne,
que ne le serait la restauration de la monarchie. Les indications astrolo
giques ayant rapport aux différentes provinces de l’Espagne ne se trouvent
pas d’accord, et il sera extrêmement difficile, en 1939, de former une
centralisation en équilibre stable.
— 56 —
E lém en ts F a v o r a b les : F évrier-¿M ars
N O TA . —- Etant donné la demande réitérée, les analyses des dates favo
rables ont été classées ci-après. Il s'agit d’un classement d’ensemble ; les dates
spécialement favorables à chaque personne peuvent être calculées suivant leur
horoscope. Pour toutes indications antérieures à Février 1 93 9 , voir le numéro
de Janvier de « L’Astrosophic ».
OUR LES C O N D ITIO N S GENERALES. — Jours et heures favorables.
P
— Le Soleil, la Lune et les planètes en bons aspects ; les meilleurs
jours seront : I après-midi du 8 février, la matinée du 10, toute
la journée du 11, la matinée du 14. la soirée du 17, l’après-midi
du 2 4, toute la journée du 2 5, toute la journée du 2 6.
Jours et heures défavorables. — Toute la journée du l o r février, la
matinée du 3, l’après-midi du 5, l’après-midi et la soirée du 10, Vaprès-midi
du 12, la soirée du 16, la matinée du 2 3, toute la journée du 2 7 , l’après-midi
et la soirée du 2 mars et la matinée du 5 mars.
FIANÇAILLES ET MARIAGES. — Jours et heures favorables aux affaires
de cœur. — Le meilleur jour pour un homme, le 25 février. Le m eilleur jour
pour une femme, le 17 février.
Jours et heures défavorables. — Le plus mauvais jour pour un homme,
le 2 3 février. Le plus mauvais jour pour une femme, le 5 février.
AFFAIRES ET FINANCES. — Le meilleur jour pour les finances, le
2 5 février. Le meilleur jour pour les affaires, le 8 février. Le meilleur jour pour -
les nouvelles entreprises et les spéculations, le 2 0 février.
Jours et heures défavorables. — Le plus mauvais jour pour les finances,
le 5 février. Le plus mauvais jour pour les affaires, le 8 février. Le plus mauvais
jour pour les nouvelles entreprises et les spéculations, le 10 février.
GRANDS VOYAGES. — Le meilleur jour pour le départ, le 25 février. Le
plus mauvais jour pour le départ, le 2 8 février.
OPERATIONS CHIRURGICALES. — Les faire si possible entre le 2 0 février
et le 4 mans. Le meilleur jour et la meilleure heure, le 2 5 février à 6 h. 2 0
du matin.
FO RTUN A . — Bien que le hasard soit, de sa propre nature, imprévisible,
en raison de très nombreuses demandes venant de nos lecteurs, nous indiquons
ci-après les jours et heures où les configurations du ciel peuvent être considé
rées d ’influence heureuse :
FEVRIER 2 5 ....................................... 2 h. à 7 h.
2 5 ....................................... 20 h. à 2 3 h.
1 1 ....................................... 6 h. à 21 h. 2 6 ...................................... 7 h. à 13 h.
1 3 ....................................... 1 h. à 11 h.
15 ....................................... 2 h. à 12 h.
MARS
16 ....................................... 5 h. à 10 h.
2 0 ....................................... 13 h. à 18 h. 1 ....................................... 10 h. à 19 h.
2 3 ....................................... 14 h. à 17 h. 2 ...................................... 3 h. à 7 h.
— 57 —
La Technique de la Concentration
É T U D E O C C U L T E
Froncis ROLT-WHEELER
(Docteur en Philosophie)
(Les lecteurs ne doivent pas oublier que l'occultisme est
rigoureusement tenu en dehors de la politique et de$ questions
ecclésiastiques. Seuls, quelques grands principes peuvent être
admis.)
A CONCENTRATION est un procédé purement mental.
L Elle ne doit pas être confondue avec la « méditation »,
laquelle est de caractère émotif, et encore moins avec
la « contemplation », qui appartient au domaine spiri
tuel. Il est usité de parler de ces trois états : concentration,
méditation, contemplation, comme si c’étaient trois étapes
d ’un processus continu, mais une telle conception — si elle
n ’est pas judicieusement modifiée — risque de donner nais
sance à un malentendu.
11 est évident que si la concentration est de caractère
mental, nous devons connaître la nature du domaine mental,
et nous devons avoir appris la façon d ’agir avec maîtrise dans
ce domaine. Il reste néanmoins vrai que la psychologie est
une science bien peu connue, bien que tout le monde s’imagine
savoir comment on pense. Malheureusement, on n ’est pas né
psychologue, et pas une personne sur cent ne possède la
moindre notion des procédés de la pensée.
Il n ’est pas moins vrai que si l’on cherche à exercer ses
pouvoirs mentaux, même d ’une façon simple, si on veut déve
lopper sa mémoire, aiguiser son sens de logique, cultiver son
intelligence — même pour une chose pratique, comme pour
passer un examen — il faut avoir quelques connaissances
fondamentales sur le plan mental. De nombreuses personnes
ont fait faillite dans leur vie parce qu’elles ne veulent pas ou
ne peuvent pas discriminer entre les plans mental, émotif et
58 L’ASTROSOPHIE
spirituel. Par exemple, le désir de passer un examen peut être
parfaitement inutile, car il donne le trac, appartenant au
domaine émotif ; et les prières pour passer un examen peuvent
faire plus de mal que de bien, car elles nous conduisent à la
tendance à mettre nos intentions sur un autre plan — le plan
spirituel.
Bien que le plan mental soit plus élevé dans la hiérarchie
des (sept) corps humains que le corps de désir, ou le corps
émotif, la concentration, bien que mentale, n’est pas plus haute
que la méditation, en raison du fait que la méditation n’agit
qu’avec les émotions sublimées. Il faut traiter cette branche
du sujet dans un autre article.
Pour le moment, il doit suffire d ’indiquer les fonctions
du domaine mental : 1° enregistrer les impressions reçues par
les sens ; 2° établir des identifications qui nous permettent
de reconnaître une impression ; 3° établir des comparaisons
entre les sensations multiples pour en faire la récognition d ’une
seule chose, donnant ainsi un concept concret ; 4° établir la
comparaison des objets concrets pour donner un concept
abstrait ; 5° comparer les concepts abstraits pour développer
le raisonnement ; 6° développer consciemment la mémoire et
le triage des raisonnements à ne pas oublier ; 7° développer
le pouvoir de vivifier la mémoire et d ’en faire des images,
ce qui conduit au développement de l’imagination ; 8° établir
des comparaisons entre le raisonnement et l’imagination pour
donner des idéals ; 9° transmettre ce qui vaut la peine d ’être
transmis, à l’âme.
11 va sans dire que chacune de ces neuf fonctions de la
mentalité pourra servir comme base d ’un article par lui-même,
mais nous cherchons seulement à poser les conditions du plan
mental. Il est clair que si on ne sait pas bien observer un
phénomène, notre action mentale sera fausse ; si nous compa
rons d ’une manière illogique, notre raisonnement sera erroné ;
si nous n ’avons pas acquis la maîtrise du procédé de faire des
images, notre imagination nous donnera des hallucinations ;
et si nous ne fournissons pas à notre âme ce que l’âme peut
recevoir, notre progrès sur le plan supérieur ne sera que bien
maigre. Il est absolument ahurissant de voir combien peu de
personnes savent employer leur mentalité dans les affaires les
plus simples de la vie.
N’oubliez pas dans la concentration, que si les premiers
LA TECHNIQUE DE LA CONCENTRATION 59
pas ne sont pas proprement faits, la concentration deviendra
fausse. Une faute d ’observation rendra nulle toute concen
tration sur l’objet ; une faute de logique nous conduira à des
déductions erronées et notre concentration se terminera dans la
confusion. Avant de commencer votre concentration, soyez
parfaitement certain de l'objet sur lequel vous avez l’intention
de vous concentrer, et observez que votre compréhension de
l’objet soit sans fautes de logique. Ainsi, si vous allez vous
concentrer sur un objet simple (ce qui est mieux pour un
débutant) — la, feuille d ’un arbre, une pierre ou un coquillage,
par exemple — mettez cet objet sur une table, sans autre
objet sur la table, et commencez par une observation correcte
de la nature de l’objet.
Les Sept Principes dans une méthode simple de concen
tration. — A toute personne désireuse de renforcer sa mémoire,
son intelligence, sa mentalité, l’emploi de la concentration
est une méthode extrêmement utile, adaptable à tout le monde
et qui ne coûte rien.
Premier principe : Vattention. — Il faut commencer par
l’observation, mais une observation attentive. Prenons, par
exemple, la feuille d ’un arbre. Examinons-la de près, avec
une loupe, si vous en avez. Observez la couleur. Remarquez le
petit duvet sur la feuille. Notez les veines et remarquez com
ment la tige fait une armature et, en même temps, sert comme
organe de circulation et de distribution. Cherchez les stomates,
par lesquels la feuille respire. Bref, observez (non regarder)
la feuille, scrutez-la avec une attention profonde. Il sera utile,
avant d ’aller plus loin, de tenir compte du rôle de la feuille
dans l’organisme de la plante, et — même dans un Larousse
— vous trouverez quelques indications botaniques qui vous
mettront en éveil. Si vous faites bien cette première prépara
tion, une feuille (et tout un arbre) commenceront à vous donner
des significations concernant l’arbre plus larges et plus variées
que vous avez jamais expérimenté dans votre vie.
Deuxième principe : Vintérêt naturel. — Si la première
étape de votre concentration a été bien faite, la période d ’obser
vation devra vous donner un intérêt extérieur. Il ne faut pas
penser que Larousse, ou un Traité de Botanique, ou votre
60 L’ASTROSOPHIE
observation attentive termine tout ce que vous avez à apprendre
de cette feuille I Au contraire, l’effet de votre observation doit
vous donner soif pour une autre séance de concentration. II ne
faut pas la forcer. Mais, si vous n’avez pas un intérêt dans la
feuille quand elle n’est plus devant vos yeux, si vous n ’y
pensez pas de temps à autre pendant la journée, ou la nuit,
c’est une indication que votre première étape a été insuffi
samment soignée. Vous n’avez pas observé ! La feuille n ’est
pas assez vivement impressionnée dans votre subconscient.
Cette deuxième étape sera donc de garder la feuille dans
l’arrière-plan de votre pensée pour que le subconscient y
travaille.
Troisième Principe : la pensée flexible, — Vous reprenez
votre concentration sur la feuille. Cette fois, l’objet doit être le
centre de votre pensée, mais non de votre observation. Pendant
la période de la deuxième étape, le subconscient a dû agir,
et, quand vous reprenez la concentration, une foule de nouvelles
idées concernant une feuille vont surgir dans votre tête. Si elles
ne le sont pas, c’est l’indication que vous n’avez pas suffi
samment bien conduit la deuxième étape de votre concentra
tion. Cette fois, il ne faut pas forcer vos idées. Laisser voguer
la pensée assez librement, avec beaucoup de flexibilité, mais
toujours tenant fermement l’attache à la feuille. Trop de
flexibilité — surtout si on se permet de perdre contact avec
l’objet de la concentration — rend le travail nul ; trop de
fixité développe une habitude rigide dans la concentration,
qui n’est pas favorable et qui produit l’opiniâtreté.
Quatrième Principe : le plan matériel de T objet, — Nous
commençons notre concentration en trouvant notre pensée rem
plie d ’une grande variété de sujets secondaires et d ’impressions
venant du travail mental de la troisième étape. (11 est toujours
utile de garder un petit journal de ses impressions). Pour donner
la pleine valeur à cette partie de la concentration, il faut éli
miner de nos pensées tout ce qui n ’appartient pas au plan
matériel de la feuille. Il ne faut pas oublier que ceci est moins
facile que cela en a l’air. Eliminer une ligne de sujets de
notre pensée est assez difficile pour un débutant. Durant cette
étape, la pensée doit rester sur le plan matériel. 11 faut que
nous voyons la feuille dans son ambiance matérielle, que nous
LA TECHNIQUE DE LA CONCENTRATION 61
apprécions Tharmonie de la feuille avec son ambiance envi
ronnante. Nous ne devons pas considérer cette étape accomplie
avant d’avoir pu apercevoir la feuille comme une partie
intégrale de tout ce qui lui appartient et l’entoure.
Cinquième Principe : le Plan de Sensation de l'objet. —
Ici, il faut se garder contre la tendance de se laisser glisser
dans un état émotif nous-mêmes (ce qui est le piège de cette
étape de la concentration), il faut se concentrer mentalement
sur les sensations de la feuille : il faut penser à ses réactions
contre le jour et la nuit, la chaleur et le froid, les rayons du
soleil et la pluie, les vents et toute la petite vie autour de la
feuille. Il faut essayer de faire des images, de nous imaginer
d ’être la feuille, sans toutefois essayer de sentir comme la
feuille. (N’oubliez pas que ceci est une concentration, non une
méditation !) L ’effet est généralement très curieux. On se dit
qu’on commence à connaître une feuille pour la première fois.
Sixième principe : l'objet en rapport aux plans supérieurs.
— La concentration s’intensifie. La feuille concrète disparaît,
plus encore que dans la cinquième étape. Ce n’est donc pas
la feuille à laquelle nous pensons maintenant, mais l’idée de
la feuille, la feuille dans l’abstrait. En regardant directement
l’objet, nous ne le voyons plus. Nous ne voyons qu’une idée
abstraite, qui se matérialise dans une feuille, faisant son devoir
de feuille sur un arbre, appartenant à la vaste harmonie des
choses créées. Strictement parlant, nous ne recevons pas les
vibrations de la feuille même, mais les vibrations de l’idée de
la feuille.
Septième Principe : l'idée Cosmique et l'Objet. — Dans
la septième étape de la concentration, notre pensée s’identifie
non seulement avec l’idée de l’objet, mais avec l’idée Créatrice
d ’où vient l ’objet, et nos pensées doivent s’accorder — autant
que c’est possible — aux rayons de la pensée cosmique (les
« idéons » du microphysique). Une fois que notre concen
tration a atteint cette hauteur, nous pouvons graduellement
redescendre à la feuille concrète, suivant en sens inverse les
étapes de la concentration.
Ceci fait, vous pouvez prendre un autre objet et répéter
la même méthode.
62 L’ASTROSOPHIE
II est réellement étonnant de voir l’effet sur soi-même
d ’une concentration ainsi conduite. On devient, presque immé
diatement, familiarisé avec la pensée sur tous les plans. On se
libère des trois dimensions. Peu à peu, il est possible de
prendre des objets plus compliqués, même des êtres vivants,
et de les comprendre — par des procédés de concentration —
sur tous les plans. On trouve qu’un véritable lien, presque une
amitié, s’est formée entre le penseur et l’objet, et que F Etre
Intérieur du penseur se trouve en harmonie avec l’Etre Inté
rieur de l’objet. Et, en même temps, la pensée apprend l’usage
et la discrimination des plans. Celui qui veut faire ce petit
exercice de concentration une ou deux fois par mois sera émer
veillé de trouver son intelligence se tripler en énergie et sa
mémoire redevenir vigoureuse.
Nos propres pensées sont nos geôliers.
Le pèlerinage le plus important, dans la vie de tout
homme, est de grimper la cime de son esprit.
Nous sommes libres dans notre choix, mais esclaves des
conséquences de nos déterminations.
Une tentation peut être une occasion venant du dehors ;
sa vie est la vie que nous lui donnons nous-mêmes.
— 63 —
Le Disciple qui n’étaiï pas Prêt
W. DHARAN <’)
VANT LE COUCHER, alors que le soleil touchait
A les pics sur l’Ouest de la vallée de Lolos, au cœur
de la Chine, sept moines appartenant à la lama
serie de Leipo allaient gravement à la Salle de
Contemplation et s’asseyaient devant l’Aîné, le chef de la
lamaserie, pour écouter son exégèse des préceptes du Bouddha.
L ’Aîné, le Maître Vénéré, parlait ce jour-là sur la renon
ciation. Sa robe ouatée était faite de morceaux de soie de
couleurs variées, pour indiquer la pauvreté, mais il était assis
sur un siège surélevé. Un Mandchou de sang royal, son visage
gardait encore quelques vestiges de l’autorité du rang, mais ses
pensées avaient été entraînées par de longues années de disci
pline. Ses paroles, posées et douces, résonnaient la sagesse qui
vient d ’une longue expérience et de la souffrance.
Les sept moines l’écoutaient, non seulement pour ses
paroles, mais aussi pour les nuances de sa voix, car ces
nuances étaient un enseignement. Il leur dit :
— Les lamaseries, en ce moment, contiennent des moines
de deux mentalités, et, selon cette division, nous pouvons
diviser la renonciation en deux classes... Certains moines ayant
goûté aux plaisirs de la vie, même aux lies, deviennent
convaincus de la futilité du monde et de son vide vampirique...
Ils essaient de briser les murs de l’égoïsme entre lesquels ils
demeurent en compagnie de ce monstre à deux figures : la
Joie et la Douleur... Ces hommes, qui se cachent d ’eux-mêmes
dans la contemplation... peuvent, après des années d ’agonie
de l’âme, devenir des arhâts... Les murs de l’égoïsme se
dissiperont devant eux comme les nuages de la pluie... Je vais
vous parler de l’autre division de la renonciation.
L ’Océan de la Sagesse s’arrêta et ses disciples restaient
immobiles dans la magie de sa présence.
(1) Traduit avec la permission de « The Indian Review >.
64 L ’ASTROSOPHIE
Plongé dans la pensée, il regardait directement devant
lui ; ses disciples savaient qu’il ne les voyait pas, mais que sa
vision était intérieure, qu’il voyait leurs âmes par la lumière de
sa propre âme. En toute révérence ils restaient immobiles aux
pieds du Maître.
Ces moines étaient les plus jeunes de la lamaserie et
tous très instruits. L’Aîné leur donnait des enseignements
constamment, presque tous les jours. Six des moines étaient
des diplômés de F « Université de l’Enseignement Auguste
et Heureux » de Pékin.
Le septième moine était un étranger. Il était venu à la
lamaserie, onze mois avant la soirée indiquée dans cette
histoire, en grimpant la chaîne des montagnes du Karakorum,
en traversant les déserts brûlants de Sinkiang et par le Grand
Mur de Lolos. Un érudit, et un visiteur venant du pays où
vécut la dernière incarnation de Bouddha, le Maître de Toute
Illumination, la lamaserie de Liepo avait donné un fraternel
accueil à l’étranger et, depuis ce temps, il était resté leur hôte.
Il portait le nom de Frère Yang.
Enchanté par la douceur et la tranquillité de la vie de ces
moines, éloigné des soucis et de la hâte frénétique du monde,
satisfait du travail manuel dans les champs, pris par ses études
des documents précieux de la bibliothèque de la grande
lamaserie où habitaient des centaines de moines, et, surtout,
son âme soulevée par les exégèses précieuses de l’Aîné, Frère
Yang avait demandé d ’être accepté comme moine dans la
lamaserie de Liepo. L ’Aîné avait hésité. Il voyait dans le
regard du jeune homme des passions tenues en laisse, mais non
maîtrisées ; toutefois, convaincu de la sincérité de l’aspirant,
l’Aîhé l’avait finalement accepté en toute courtoisie.
Maintenant, tous les jours, Frère Yang travaillait dans
les terres de la lamaserie, avec les autres moines, et chaque
après-midi il s ’asseyait aux pieds du Maître, apprenant la
sagesse qui venait lentement et doucement de son auguste
Instructeur.
L ’attente fut longue. Après sa méditation, l’Aîné continua:
— Nombreux sont ceux, également, qui n ’ont aucun
sentiment envers la vie que la crainte... Ils se retirent dans
les lamaseries, non pas parce qu’ils ont la satiété de la vie,
mais parce qu’ils en ont peur... Ceux-là n’ont pas le courage
de faire face aux problèmes de la vie... Cette renonciation n ’est
LE DISCIPLE QUI N ’ETAIT PAS PRET 65
que la couverture de la lâcheté... Si vous avez encore la
moindre soif pour la vie, le moindre désir... partez, mes fils...
partez !... Voyez le monde... faites vos expériences... Aïe !
vos expériences... Et alors... quand vous êtes épuisés du vide
de la vie... revenez vers moi.
Les paroles, lentes, en phrases détachées, continuèrent
jusqu’à ce que le soleil, après avoir rempli les cieux de gloire,
ne touchait qu’avec une dernière lueur jaune la lamaserie et
les pics du Liang Shan.
Les sept moines se levèrent. A leur départ, un vieillard,
au visage ridé, son maigre cou sortant de l’étoffe rèche de ses
robes jaunes, entra dans la salle et fit son salut à l’Aîné. Frère
Chiah était le moine le plus vieux de la lamaserie. En réponse
à un geste de l’Aîné, il lui donna ce message :
— La caravane doit partir demain avant l’aube. La dame
noble pleure. Elle demande à voir le Maître Vénéré avant son
départ, pour le remercier et pour recevoir sa bénédiction.
La vieille figure du Frère Chiah grimaçait, comme s’il
était prêt à pleurer de sympathie avec la princesse.
Après un moment d ’immobilité, l ’Aîné répondit :
— Je l<a verrai de suite.
Depuis une semaine la caravane attendait dans la partie
extérieure de la lamaserie, arrêtée par un dégel inattendu des
neiges sur les montagnes proches. Son arrivée fut un événe
ment dans la lamaserie, qui ne se trouvait pas sur une route
souvent employée par les voyageurs. Un mauvais tournant de
chemin, produit par le changement d ’un torrent, avait dirigé
la caravane près des murs de Liepo, où les guides de la
caravane avaient demandé gîte et secours. La caravane servait
d ’escorte à une jeune fille noble, fille du gouverneur d ’une
province lointaine, destinée comme cadeau au jeune empereur
de Pékin. Depuis son arrivée, la dame avait demandé plusieurs
fois le privilège d ’échanger quelques mots avec l’Aîné, mais
le chef de la lamaserie n ’avait pas encore accepté sa demande.
Frère Chiah trottait par les innombrables corridors, suivi
par l’Aîné qui marchait avec des longs pas, son corps en
pulsation constante au rythme de « Om Padme Om ». Dans
la cour, un peu surélevée, il s’arrêta, jetant un regard au ciel
qui commençait à s’assombrir pour la nuit, et à la brume sur
l ’horizon lointain. Il voyait le crépuscule qui descendait sur
les plantations et sur la lamaserie, et, durant un moment, sa
66 L’ASTROSOPHIE
mémoire lui rappela le paysage désolé, la lamaserie en ruines,
l’abandon presque total qui existait quand il avait donné sa
démission de conseiller de 1*Empire sous l ’impératrice Douai
rière et qu’il était venu à Liepo. Quels changements depuis
son arrivée I Presque un miracle, et pourtant, ce n ’était dû
qu’à son énergie puissante et continue. En marchant vers les
batiments extérieurs, où se trouvaient les personnes de la
caravane, il ressentit en lui, pour un instant, un sentiment de
fierté légitime, qu’il éteignit immédiatement, comme indigne
d’un arhât.
Sur les bords du toit enroulé, l’Aîné hésita. Accompagné
d ’un luth, quelqu’un chantait dans le dialecte mandchou, la
langue maternelle de l’Aîné. Mais il se reprit et avança sans
changer le rythme de ses pas : « Om Padme Om ». 11 entra
et le chant cessa au milieu d ’une note.
Au centre de la pièce, sous la douce lumière d ’une grande
lanterne chinoise, une femme était assise sur une natte. Voyant
l ’Aîné, elle se leva sur ses genoux et se jeta en avant, en
prostration révérencieuse. L ’Aîné regardait la forme svelte,
habillée de soie noire brodée avec les dragons impériaux en or.
— Ma fille, c’est demain que vous allez nous quitter ?
Elle se leva un peu, juste assez pour faire un signe
d’acquiescement de la tête. Elle aurait pu être la propre fille
de l’Aîné, car elle était de sang mandchou. Dans la douce
lumière, sa forme rigide dans la posture de prosternation,
elle semblait une statue sculptée dans de la pierre de lune.
— Votre destination est bien loin.
— Très loin, ô Sublime et Saint ; je crains de ne jamais
arriver à Pékin.
Avec un geste de bénédiction, l’Aîné toucha ses cheveux :
— Soyez sans crainte. Le Maître de la Lumière vous gar
dera jusqu’à la fin de votre voyage.
Les mains croisées sur sa poitrine, elle lui souriait à
travers ses larmes.
— Tout le monde, ici, a été si affable, dit-elle, dans un
ton si bas qu’il était difficile de l’entendre. Je ne l’oublierai
jamais ! Mais, ô Sublime et Saint, j’ai une faveur à vous
demander ?
— Parlez, ma fille.
— J ’aimerais vous montrer ma reconnaissance. Que vous
ne m ’oublierez pas, quand je serai partie — pour toujours.
LE DISCIPLE QUI N ’ÉTAIT PAS PRÊT 67
Donnez-moi la permission de chanter pour vous et les saints
frères de la lamaserie, ce soir.
L’Aîné ne répondit pas pendant quelques minutes. Fina
lement il lui dit, sans intonation, comme s’il répétait une
formule :
— Ma fille, ce sera un plaisir exquis de vous écouter.
Dans la partie extérieure de la lamaserie, il se trouvait
aussi une vieille salle, moins ornée que la Salle de Contem
plation de la lamaserie elle-même. La scène était inusitée ce
soir quand l’Aîné arriva et prit sa place sous un dais, rapi
dement érigé. Trois grandes lanternes chinoises, rouges, avec
des inscriptions noires, donnaient une douce mais faible
lumière. Les moines — ceux qui avaient été invités par l’Aîné
— étaient assis autour de la salle, tous dans leurs robes jaunes
usagées, leurs têtes rasées découvertes, leurs figures graves.
L’Aîné regardait les murs gris, la terre grise du parterre,
la lumière demi-obscure, ces hommes tristes qui entouraient la
salle, il se demandait s’il avait agi sagement en donnant la
permission à la femme de chanter. Pourtant, la renonciation
qui ne peut pas résister à la tentation, la renonciation qui peut
être ébranlée par les choses de ce monde, n’est-elle pas qu’une
fausse renonciation ? Ce n’était pas pour la princesse et sa
reconnaissance, encore moins pour lui-même, mais pour sou
mettre les moines à une épreuve que l’Aîné avait donné la
permission à la princesse de chanter.
Son regard tomba sur la figure du Frère Yang, un visage
fin, différent des figures jaunes : Mandchous, Mongoliens ou
Chinois, une figure aryenne légèrement olivâtre et dont le
regard exprimait de la curiosité et un intérêt éveillé. Le regard
du jeune homme était autre que ceux des moines rangés autour
des murs de la salle, c’était le regard d ’un homme d ’une autre
racé. Et cette fois-ci l’Aîné se demanda encore s’il avait été
sage d ’agiter les eaux placides de la pensée avec le jet des
pierres de souvenirs ?
Il fit un geste de la tête à un jeune moine .qui attendait.
La porte s’ouvrit et une ombre fantasque se projeta contre
le mur. C’était celle du Frère Chiah, son long et maigre cou
balançant comme celui d ’un héron, son corps décati tremblot-
tant de vieillesse. Derrière lui venait la princesse, tenant un
luth. Elle avançait à très petits pas vers le tapis jaune au milieu
68 L’ASTROSOPHIF.
de la salle, et, ayant fait les prosternations de coutume, se
mit à moitié assise, moitié à genoux, devant TAîné. Un léger
mouvement d ’attention passa sur l’assistance.
L’Aîné restait immobile. Le visage mandchou de la
princesse et la robe mandchoue lui donnaient subitement une
tension de nostalgie. Son souvenir fut saisi et transporté de
l’ambiance austère de la lamaserie aux cérémonies riches de la
Cour dans la Ville Défendue. Avec un effort il regagna sa
tranquillité. Ses lèvres remuaient doucement au rythme de
« Om Padme Om ».
La princesse commençait d ’accorder le luth, très très
doucement, et, dans un moment, un peu plus fort.
L’Aîné rouvrit ses yeux et, pour écarter les émotions
venant de ses souvenirs, il scrutait la noble visiteuse. Sa longue
robe était de la couleur d ’un coucher de soleil, brodée d ’or,
et sur cette robe elle portait une jaquette avec de larges man
ches, couleur des feuilles en automne. En comparaison, son
visage, finement ciselé, était pâle comme de l’ivoire, mais sa
petite bouche était rouge, il y avait des points de rouge sur les
pommettes hautes et saillantes et dans les rubis de ses
boucles d ’oreilles. Ses cheveux, noirs avec des reflets bleuâtres,
tenaient une cascade de petites pierreries et des gemmes
scintillaient sur ses petits souliers de brocard. Dans cette vieille
salle, peu éclairée, elle semblait un jet de flamme, un rayon
nement d ’étincelles, une fleur écarlate dans un désert gris.
Elle commença à chanter, très très doucement : une
plainte, une chanson d'exil. L.’Aîné entendit les démons qui
cherchaient à faire invasion dans son âme, mais l’attaque
n ’était que momentanée. La salle grise, les moines à têtes
rasées, la chanteuse, tout lui semblait une vision estompée ;
une chose qu’il vit avec une clarté surnormale, c’était le cœur
de Frère Yang. 11 lui sembla que le jeune moine et lui se
trouvaient sur le même rythme, vibrant — chacun à sa façon
— à la tempête des émotions. Les larmes coulaient sur les
joues du frère étranger.
Certainement, pensa l’Aîné, il était peu sage d ’avoir cédé
aux désirs du jeune homme de devenir moine I II était trop
jeune, la vie était encore devant lui, et il avait ses expériences
à faire et ses épreuves à subir. Mais pourquoi pleure-t-il ?
L ’Aîné se rendait compte de la chanson d ’exil. Peut-être que
le jeune homme pensait aux prairies vertes et aux rivières de
LE DISCIPLE QUI N ’ETAIT PAS PRET 69
l’Inde que le Maître Sublime, le Bouddha, avait traversé
quand il prêchait la Voie du Milieu.
Le luth recommença. Cette fois, la princesse chantait
l’amour — l’amour sublimé, il est vrai, mais néanmoins
l’amour. « La Terre passera », chantait-elle, « mais l’amour
est éternel et ne meurt jamais ».
La chanson était familière à l’Aîné. Combien de fois
l’avait-il chanté cette même vieille chanson aux dames de la
famille impériale, aux dames de la Cour, et même à la
flamme de son premier amour ! Des visages d ’autrefois pas
saient comme des visions à travers les tablettes du souvenir.
Il les chassait d ’un seul ordre de sa volonté.
Et le Frère Yang ?
L ’Aîné le regarda. Les lèvres du jeune homme étaient
entr’ouvertes, et dans ses yeux brillait la flamme du désir.
—L’Aîné frissonna à cette approche des pensées du monde.
Il ferma les yeux. Il fixa son attention sur une vision intérieure
du Maître Sublime, le Bouddha, assis sous l ’arbre Bodhi,
pendant que l’obscurité couvrait la terre et les éclairs fulgu-
raient dans le ciel.
La musique et le chant continuaient, mais l’Aîné n’enten
dait plus rien. Devant lui ne se trouvait que la figure sereine
de Sakya Mouni, dans ses oreilles rien ne résonnait que le
silence sous l’arbre Bodhi quand le Sublime Maître attendait
1’illumination intérieure.
La musique cessa. Les chants venaient à leur fin. Une
porte cria sur ses gonds. L ’Aîné n’entendit rien, rien. Il était
perdu dans la contemplation.
Des heures passèrent.
Revenant de sa contemplation et ayant regagné la parfaite
tranquillité de pensée, l’Aîné se leva. Les moines n’étaient
plus là, ni la chanteuse. La salle était dans l’obscurité.
Mais il n ’était pas seul.
Quand il se leva et commença à traverser la salle vide, le
Frère Yang se leva aussi, les yeux brillants. Il avait attendu
le retour dé l’Aîné de sa contemplation.
En grande compatissance, l’Aîné leva la main et toucha
doucement le front du jeune moine.
— Allez à votre cellule, mon fils, dit-il. Méditez cette
nuit et suivez la voie que vous indique votre Voix Intérieure.
1Q L ’ASTROSOPHIE
Méditez sur le Maître Sublime, assis sous 1*Arbre Bodhi,
en attendant 1*illumination.
L ’après-midi suivant, les événements du soir précédent
semblaient moins que les fantaisies d ’un rêve à l’Aîné quand
il s’assit de nouveau dans la Salle de Contemplation de la
lamaserie. Les tintements de clochettes à l’aube, au départ
de la caravane, n ’avaient pas pu faire la moindre ride sur le
lac placide de sa pensée. Il ne se rappelait pas les choses si
peu utiles dans la vie, mais l’absence du Frère Yang parmi
les moines attira son attention.
Un frère laïque entra et, après prosternation, tendit à
l’Aîné un morceau de papier de riz, jaune, presque transpa
rent. Sur le papier était écrit :
« Prosternations de la part du Frère Yang. J’ai pensé et
j’ai médité toute la nuit, mais je ne peux pas faire autrement
que de suivre la noble dame. Je vous prie de me pardonner,
ô mon frère. »
Une ombre passa sur le visage de l’Aîné, mais il dit,
simplement, aux moines présents :
— Frère Yang, qui nous est venu du pays du Maître de
l’illumination, suit sa Voie... Il nous a quitté... Ce soir, mes
frères, je continuerai mon cours d ’hier soir... Je vais vous
parler des deux formes de la renonciation...
Essayez de comprendre le but de votre propre vie.
La plus grande joie sur terre est de semer la joie.
Celui qui vit son argument n ’a pas besoin de le renforcer
par des paroles vives.
Celui qui doit faire ses bagages au dernier moment n ’est
pas prêt pour le voyage, ni sur terre, ni à l’autre-terre.
— 71 —
«Ta Foi fa Sauvé ! »
ERIC de HENSELER
(Docteur en Philosophie)
A T O U S VOUDRIONS EXAMINER UNE QUESTION
l^kj de la plus grande importance au point de vue
pratique : que doit-on comprendre par le mot foi,
si constamment utilisé en religion ? Dans le Nou
veau Testament, à plus d’une reprise, l’on voit le Maître dire :
« Ta foi t’a sauvé » (1). Ceci montre que la foi joue un grand
rôle dans la vie spirituelle ; mais que voulait dire le Christ en
employant ce mot « foi » ? A remarquer que dans le texte grec
le mot foi est toujours et partout Pistis, avoir foi est pisteïiein,
et le manque de foi est dit Apistia ; il n’y a donc aucune diffi
culté au point de vue philologique.
Si l’on cherche dans un dictionnaire, ou un catéchisme,
la définition du mot foi, l’on trouvera, par exemple, qu’elle est
« l’adhésion de l’intelligence à des vérités révélées », ou encore
que pour avoir la foi il faut « accepter et tenir pour certain
tout ce que Dieu a révélé ». La foi consisterait donc à croire
en certaines vérités, en certains dogmes, qui nous auraient
été révélés par la divinité. Rien n’est plus éloigné de la pensée
du Christ que pareille interprétation de ses paroles : « T a foi
t’a sauvé ».
L ’acceptation d ’un tel programme a été une des causes
les plus fertiles de discussion dans 1*Eglise chrétienne, ainsi
que du fanatisme religieux dont elle a toujours été animée.
Etre chrétien n ’a plus été qu’une question de formule : il faut
absolument admettre certaines données, répéter des lèvres cer
taines phrases, faute de quoi l’on se trouve en dehors du giron
de l’Eglise du Christ.
Ces croyances ont été résumées dans le Symbole des
Apôtres que l’on récite encore dans l’immense majorité des
églises chrétiennes : « Je crois en Dieu, Père Tout-Puissant,
(1) Au cours de ce travail, nous avons utilisé tous les passages des
quatre Evangiles où paraît le mot < foi > (selon le texte grec).
72 L ’ASTROSOPHIE
créateur du ciel et de la terre, et en Jésus-Christ, son fils
unique, qui a été conçu du Saint-Esprit, est né de la Vierge
Marie, a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort,
a été enseveli, est descendu aux enfers, le troisième jour
est ressuscité des morts, est monté aux cieux..., etc... »
Un coup d ’œil montre qu’il y a là matière à interprétations
multiples et fort diverses ; dès lors, réciter ce Credo, sans y
rien comprendre, c’est-à-dire répéter des lèvres un texte
obscur, incertain, incompréhensible pour la plupart des fidèles,
est devenu une condition d ’entrée dans l’Eglise chrétienne ;
donc tout individu qui n ’accepte pas ce Credo ne peut être
chrétien, soit disciple du Christ.
Il est bien difficile de voir comment une formule récitée
des lèvres peut transformer un homme en chrétien, alors
que son cœur et son intelligence ne participent nullement à
l’acte récitatif, car il va sans dire que le symbole des Apôtres
n’est intelligible que pour les initiés aux subtilités théologiques.
Les premiers chrétiens ne l’entendaient pas ainsi, puisque
Clément d ’Alexandrie déclare que la foi suppose le savoir, et
que si la foi de la multitude est telle qu’un discours adroit
arrive à la détruire, eh bien ! qu’elle soit détruite. De nos
jours, que résulterait-il de l’application d ’un pareil axiome ?
Le résultat d ’une si déplorable erreur a été de faire de
la religion, de la vie spirituelle, une pure et simple question
de forme, ou au mieux une question d ’intelligence se faisant
violence pour accepter des données qu’elle ne peut ni com
prendre, ni vérifier. Et ce souci de faire accepter aux fidèles
un formulaire se trahit à travers les siècles dans nombre de
confessions chrétiennes ; elles cherchent un credo qui soit
comme un uniforme que chacun endosse, laissant l’homme
intérieur exactement au même point où il était avant de
l’enfiler !
Au point de vue ésotérique, il va sans dire que jamais
un programme aussi absurde et terre à terre ne pourrait avoir
de sens ; en effet, il suffit de parcourir les Evangiles et de
relever les passages où le Christ utilise ce mot « foi », les
comparer entre eux, pour s’assurer que jamais le Maître n ’a eu
une idée aussi saugrenue.
A cet égard, considérons les textes suivants : au centurion
qui demandait au Christ de dire un mot seulement pour guérir
« TA FOI T ’A SAUVÉ ! » 73
son serviteur, le Maître répondit : « Je n’ai trouvé chez per
sonne en Israël une si grande foi... va, qu’il te soit fait selon
ta foi ». A la femme chananéenne, possédée d ’un démon,
qui, surmontant l’épreuve à laquelle le Maître l’avait soumise,
lui répliqua : « Les petits chiens aussi mangent les miettes qui
tombent de la table de leur maître », le Christ de répondre :
(( O femme, ta foi est grande, qu’il te soit fait comme tu
désires ». Arrivé à Nazareth, la foule présenta à Jésus un
paralytique, (( et voyant leur foi 11 lui dit : courage, mon
enfant, tes péchés te sont pardonnés... » Lorsqu’une femme
atteinte d ’une perte de sang depuis douze ans parvint à tou
cher le manteau du Christ et fut aussitôt guérie, Il s’exclama :
« Courage, ma fille, ta foi t’a guérie ».
Réveillé par ses disciples qui craignent que leur barque ne
sombre, le Maître leur demande : « Où est votre foi ? »
Avec le mendiant aveugle de Jéricho, Jésus engagea la conver
sation suivante : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Et
l’aveugle Lui répondit : « Rabbouni, que je recouvre la vue ».
Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a guéri ». A Pierre qui allait
bientôt le trahir, le Maître déclara : « Simon, j’ai prié, afin
que ta foi ne défaille pas ». Enfin, voici un passage parti
culièrement instructif : (( Et comme Jésus s’éloignait de là,
deux aveugles le suivirent qui s’écriaient : (( Aie pitié de
nous, fils de David ! » Et lorsqu’il fut arrivé dans la maison,
les aveugles s’approchèrent de Lui et Jésus leur dit : « Croyez-
vous que je puisse faire cela ? » Ils Lui dirent : « Oui, Sei
gneur ! » Alors il toucha leurs yeux en disant : « Qu’il soit
fait selon votre foi ! » Et leurs yeux furent ouverts... »
Dans ces nombreux épisodes, quelle peut donc être la
foi à laquelle le Christ fait allusion ? De toute évidence, il ne
s’agit nullement de dogmes, de croyances en des vérités
révélées, quelles qu’elles soient.
Le centurion non seulement n’était pas un disciple de
Jésus, mais il n ’était même pas Juif, c’est aussi le cas de la
femme chananéenne ; leur religion, s’ils en avaient une, était
fort éloignée des croyances juives, et la femme chananéenne,
le texte le montre, ne devait ni connaître le Maître, ni le
suivre. Du récit de Matthieu (IX 29), il ressort clairement que
lorsque le Christ dit aux aveugles : « Croyez-vous que je puisse
faire cela ? » et qu’il ajoute : « qu’il soit Fait selon votre foi »,
74 L’ASTROSOPHIE
le mot foi signifie : croyance en le pouvoir le guérison du
Maître. Et voici un premier point d ’acquis.
Mais nous allons trouver d ’autres textes qui montrent
que la croyance aux pouvoirs de Jésus ne suffit pas, qu’il faut
encore la croyance en soi-même, soit extirper le doute et être
persuadés de notre origine spirituelle divine, dès lors de
notre propre pouvoir sur la matière.
Les disciples n’ayant pas réussi à chasser un démon du
corps d ’un malade « s’approchèrent de Jésus à l’écart et lui
dirent : pourquoi n ’avons-nous pas pu le chasser ? » Et il
leur dit : « A cause de votre peu de foi ; car en vérité, je
vous le déclare, si vous aviez de la foi comme un grain de
moutarde, vous diriez à cette montagne : transporte-toi d ’ici,
et elle se transporterait, et rien ne vous serait impossible ».
Dans toutes les initiations de l’antiquité, le doute est
considéré comme le grand obstacle que le néophyte doit
vaincre ; Marc nous indique parfaitement l’importance que le
Maître attachait à cette victoire. « Et lorsque le soir fut venu,
ils sortaient de la ville. En repassant le matin, ils virent le
figuier séché jusqu’aux racines. Et Pierre s ’étant ressouvenu
Lui dit : Rabbi, regarde, le figuier que tu as maudit a séché.
Et Jésus leur réplique : « Ayez foi en Dieu ! En vérité je vous
déclare que celui qui aura dit à cette montagne : déplace-toi
et jette-toi dans la mer, et qui n’aura point douté dans son
cœur, mais qui croit que ce qu’il dit se fait, cela se réalisera
pour lui. C’est pourquoi je vous déclare : tout ce que vous
implorez et demandez, croyez que vous l’avez reçu, et cela
se réalisera pour vous. Et lorsque vous serez debout pour
prier, pardonnez si vous avez quelque chose contre quelqu’un,
afin que vôtre Père aussi qui est dans les cieux vous pardonne
vos fautes ».
Dans le passage parallèle de Matthieu nous lisons : « En
vérité, je vous déclare que si vous aviez de la foi, et que vous
ne doutiez point, non seulement vous feriez ce qui a été fait
au figuier, mais encore si vous disiez à cette montagne : dé
place-toi et te jette dans la mer, cela se ferait. Et tout ce que
vous aurez demandé avec foi par la prière, vous le recevrez ».
Lorsque les dix lépreux rencontrèrent Jésus, « ils haus
sèrent la voix en disant : Jésus, Maître, aie pitié de nous !
Ce que voyant II leur dit : Allez vous montrer aux prêtres. Et
« TA FOI T’A SAUVÉ ! » 75
il advint, pendant qu’ils s’y rendaient, qu’ils furent guéris.
Or, l’un d’eux voyant qu’il avait été guéri revint... et Jésus
lui dit : Lève-toi, va-t-en, ta foi t’a sauvé ».
Enfin, dans les Actes, il est écrit : « Paul, ayant fixé
ses regards sur lui (un estropié de naissance) et ayant vu qu’il
avait la foi en sa guérison, lui dit à haute voix : Lève-toi sur
tes pieds, et il sauta, et il marchait ».
Ce qui est particulièrement frappant, c’est le verset de
Matthieu: tout ce que vous aurez demandé avec foi par la prière
vous le. recevrez. Par la prière, c’est-à-dire que nous devons
élever notre état de conscience, et si l’on ose ainsi s’exprimer,
se mettre au même diapason que la divinité, pour pouvoir
obtenir ce que nous demandons, ou, en d’autres termes, pour
pouvoir maîtriser les forces cosmiques, les diriger et les forcer
à nous obéir.
Cette croyance en notre moi divin ne fait pas toujours et
constamment partie de notre mentalité ; il nous faut faire un
effort, il nous faut préparer le milieu, l’ambiance. Voilà pour
quoi le Christ n ’a souvent pas guéri du premier coup un
malade ; ainsi le Maître laisse les deux aveugles (Matth. X. 52)
le suivre jusqu’à la maison ; de même les dix lépreux sont
guéris en cours de route ; l’effet recherché est pour ainsi
dire (( à retardement » et ne se produit qu’au bout d ’un temps
plus ou moins long.
Cette croyance aux pouvoirs du Maître, et cettè croyance
en notre moi supérieur demandent encore la préparation du
terrain ; c’est ce qui nous explique les versets de Matthieu
(XIII, 58) et de Marc (VI, 6), où il est déclaré que Jésus ne
put faire aucun miracle dans sa patrie vu le manque de foi
de ses habitants.
Ce manque de foi n’est nullement une question de dog
mes, ou même de croyance en Jésus comme fils de Dieu,
mais bel et bien le fait que l’ambiance n ’étant pas préparée, le
Maître ne put opérer, soit mettre en mouvement des forces
physiques connues de lui, et parfaitement naturelles. Le
Christ ne faisait, en somme, que déclencher le phénomène
de la guérison par sa parole. Le récit de' Marc que nous
venons de donner (XI, 22) est particulièrement intéressant à
cet égard : il pose nettement la croyance dans le pouvoir de la
divinité, et de plus la création de cet état d ’âme en nous qui
76 L’ASTROSOPHIE
exclut tout doute. Cet état ne peut être créé qu’au moyen
d ’une certaine préparation, parce qu’on nomme la préparation
du terrain, de l’ambiance favorable.
D ’aucuns ont prétendu que la foi est la croyance en Jésus-
Christ, fils de Dieu. Or, nulle part dans les Evangiles cette
croyance n ’est requise par le Maître lorsqu’il dit : « Ta foi t’a
sauvé ». Nous en avons une preuve indiscutable dans l’histoire
de l’aveugle de naissance qui ne connaissait pas Celui qui
l’avait guéri ; expulsé du temple par les Pharisiens, le pauvre
homme rencontre une seconde fois le Christ qui lui demande :
« Est-ce que tu crois au Fils de l ’Homme ? Et qui est-il, dit-il,
Seigneur, afin que je croie en lui ? Jésus lui dit : Non seule
ment tu l’as vu, mais celui-là même qui parle avec toi, c’est
lui. L’autre répondit : Je crois, Seigneur, et il l’adora )). Aucun
doute possible : cet homme n’était pas un disciple du Maître,
n’en avait même jamais entendu parler comme étant le Christ,
et ignorait tout de Sa personne ; cependant, il fut guéri. Or,
n’oublions pas que le Christ ne faisait pas de guérison là
où la foi manquait.
L’idée que le mot « foi » signifie accepter un ensemble de
données auxquelles l’on est tenu de croire, n’a vu le jour que
bien plus tard ; étrangère au Christ, on peut en trouver peut-
être les premières traces dans les Actes (VI. 7) : « Foule de
prêtres embrassaient la foi ».
Ceci nous amène à reconnaître cette grande vérité : ce n’est
pas ce que nous répétons des lèvres qui importe, mais bien la
conviction qu’il existe une grande force régulatrice de l’univers
et que nous pouvons l’invoquer, et c'est la conviction que
nous-mêmes sommes un avec elle, autrement dit, la conviction
que notre vrai moi est d ’origine divine, un être spirituel, dans
lequel sont latents tous les pouvoirs divins. La foi, dont parle
le Christ, c’est la vision spirituelle de l’âme qui voit ce qui
devrait être, et qui sait qu’elle a en elle ce qu’il faut pour
réaliser sa vision ; c’est un état d ’âme qui nous fait communier
avec la Vie Divine, qui nous fait Un avec le Créateur. Le
Christ rattachait à ce mot une idée de confiance, confiance dans
l ’ordre qui gouverne l’Univers (le karma), confiance dans le
pouvoir et la sagesse de Dieu qui est l’âme de la nature.
Dès lors, ce que chacun pense touchant tel ou tel dogme,
tel ou tel « article de foi », n’a aucune importance. Voici donc
« TA FOI T’A SAUVÉ ! » 77
la grande leçon de tolérance que l’on peut tirer des Evangiles
concernant la question religieuse : que nous suivions tel ou tel
culte, que nous récitions telle ou telle prière, tel ou tel credo,
peu importe ; ce n ’est pas là ce que le Christ entendait par
« foi ». De même que son instruction est toute spirituelle, de
même il demande à ceux qui veulent le suivre de vivre une vie
spirituelle, c’est-à-dire une vie qui soit un reflet de ce moi
divin qui est notre véritable moi.
Il est mille manières de manifester cette vie spirituelle
éclose en nous. Nous pouvons le faire au moyen d ’une asso
ciation religieuse, une église, ou d ’un mouvement spirituel, ou
simplement philosophique ; le Christ, lui, nous propose l’ac
tion, pas les grands gestes théâtraux, mais l’action qui se
présente, celle du cœur qu’il a symbolisée par l’histoire du
bon Samaritain. Pour le Maître, la grande affaire n’est pas de
savoir ce que nous croyons, mais bien ce que nous sommes.
Ce sont les actes qu’il recherche, et non les paroles ; quelques
profondes, quelqu’élevées qu’elles soient, elles sont sans valeur
si la vie de l’individu n’est pas vécue selon les lois divines
qui gouvernent les êtres spirituels que nous sommes.
La croyance la plus vigoureuse est celle qui exige la plus
grande force de contrôle de soi-même.
Aucun homme ne peut empêcher la nuit de venir, mais
ses rêves nocturnes seront modelés sur ses pensées diurnes.
11 est beaucoup plus sage de se réjouir dans la vie de ce
que notre Destinée nous a donné, que de demander à notre
Destinée une vie de réjouissement.
— 78 —
La Lucidité Latente
Un rapport médical sur l’origine de (’Obsession
Mentale et Spirite
Dr. TITUS BULL
EN DEUX PA R TIES
e pu is d e t r è s n o m b r e u s e s a n n é e s , mon
D privilège et mon étude spéciale ont été de conduire des
expériences (1) avec des personnes (malades et saines)
pour vérifier et éclaircir, si possible, les phénomènes
apparents de l’obsession spirite. Je cherchais, également, à déter
miner quels sont les rapports entre la faculté latente de la
((lucidité» et les problèmes de.la dissociation mentale. Autre
ment dit, si l’obsession spirite se montre une condition véridi
que, dans le sens médical du mot, pouvons-nous dire que la
faculté latente de la « lucidité » est le moyen qui rend possible
cette forme d ’obsession ?
Le but de cet article est de formuler les conclusions qui
ressortent de cette longue série d’expériences, conduites jusqu’à
ce jour. Les conclusions données ci-après ne sont pas exclusi
vement le résultat de ces expériences, mais elles ont été agréées
et renforcées par des travaux dans d’autres lignes scientifiques.
Il deviendra évident, même dans ce bref rapport, de voir en
quelle manière ces lignes supplémentaires m’ont aidé à former
une idée du dessin qui est fondamental dans la Nature. De plus,
à un degré où ce dessin se laissait voir et comprendre, il révé
lent la raison de son existence, nous permettant de saisir la
(1) Le docteur Titus Bull est le doyen des médecins américains qui
se sont spécialisés dans les rapports entre le psychisme et les états
(morbides ou sains) du corps physique. Voir Journal of the American
Society for Psychical Research, septembre 1938.
LA LUCIDITÉ LATENTE 79
cause des phénomènes de l’obsession spirite, tous gouvernés par
des lois immuables.
Ma conviction est que l’invasion des entités désincarnées
dans les affaires des vivants n’est possible qu’au moyen de la
personnalité. On peut être encore plus catégorique. Cette inva
sion n ’est possible que quand un vivant accepte — soit cons
ciemment, soit inconsciemment — le stimulus de la suggestion
spirite par une des trois voies : 10 par les habitudes ; 2 ° par la
pensée illogique, et 3° par la ligne de la moindre résistance.
On peut se demander pourquoi les esprits désincarnés ont
le désir d’envahir la vie mortelle ? La réponse se trouve par
tiellement dans les lois de l’évolution, et partiellement dans les
faits récemment mis au clair par les expériences mentionnées
ci-dessus.
L’évolution nous enseigne que le corps physique de
l’homme est le produit d ’une longue série de changements
d ’épanouissement, en commençant avec un organisme unicel-
lulaire. Ce protozoon possède un corps et un mécanisme interne
admirablement adapté au cycle de sa simple vie. De cette unité
unicellulaire, suivant un processus évolutif dirigé par un prin
cipe inhérent d’épanouissement, sont venues des unités de la
vie plus complexes et plus avancées. Finalement, l’être humain
fit son apparition. Lui, également, possède un corps et un
mécanisme interne parfaitement adapté au cycle de sa vie.
Tout ce processus évolutif, de l’unicellulaire organisme du
protozoon au multicellulaire organisme de l’homme, fut en
contact direct avec la matière physique, étant associé avec la
matière et y dérivant sa sustentation. Pourtant, partout et tou
jours, un agent inconnu (« the unknown quantity ») dirigeait et
produisait le résultat final. La matière, en elle-même, ne suffi
sait pas. Cet agent inconnu, cette force directive — selon ma
ferme conviction — est F Ame Cosmique (« the Oversoul ») (1).
L ’homme est emprisonné dans un corps physique depuis
le premier moment qu’il est conscient de lui-même et de l’uni
vers qui l’entoure jusqu’à la. fin de son existence mortelle. Les
attributs conscients sont très flexibles, et leurs emplois sont
adaptés aux besoins du corps physique. Au fur et à mesure des
(1) Le «Oversoul», la «Sur-Ame» n’est pas traduisible directe
ment. Le «docteur Titus Bull la regarde comme la vraie force de la
Nature et dans la Nature, inhérente, mais en harmonie avec un Principe
Divin. — F. R.-W.
80 L ’ASTROSOPHIE
nouveaux besoins et des nouvelles adaptations qui en découlent,
des nouvelles habitudes se greffent journellement sur la facilité
physique. De même façon, des nouvelles habitudes mentales
sont acquises pour accompagner l’adaptabilité et l’ajustement
physique.
Nous désirons accentuer le fait que c’est le corps physique,
dans son contact avec le monde physique, qui permet à l’Ego
de sentir et d ’établir contact avec ce qui est réel. S’il était possi
ble de retenir l’Ego dans le corps physique avec dissociation
du système nerveux, l’homme serait un être vivant, mais auquel
il manquerait la conception de la réalité.
Il s’en suit que les habitudes qui dominent l’homme dans
sa vie terrestre ne sont pas faciles à oublier ou à maîtriser quand
l’homme devient un habitant du monde des esprits. Cette affi
nité qui existe entre l’âme de l’homme et son corps explique
un peu le désir de l’esprit désincarné de s’immiscer dans les
affaires mortelles ; il est à remarquer que cette affinité est beau
coup plus forte avec quelques désincarnés qu’avec d ’autres.
Pourtant, comme stimulus biologique — si on nous permet
d’employer la phrase — la dite affinité est plus puissante dans
le monde des* esprits que nous ne le réalisons, nous qui vivons
dans les conditions terrestres. Cette même loi, qui est un levier
de progrès dans la vie humaine, n’est pas périmée dans la
survie.
L ’âme de l’homme ne peut pas progresser, se contenter,
ou acquérir ce dont elle a besoin si elle vit dans le monde des
ombres; le monde spectral est inexistant pour ceux qui ont
trouvé un ajustement à la vie physique; il est donc logique de
supposer qu’il n ’existe pas, non plus, pour ceux qui ont ajusté
leur vie au monde spirituel. Ce royaume obscur se trouve donc
entre les deux mondes. Il est, effectivement, « le vallon de
l ’Ombre de la Mort)). Son existence n’est pas due à d’autre
origine que le manque d ’ajustement temporaire de l’âme de
l’homme dans un monde spirituel auquel il n’est pas encore
accoutumé.
Par suite logique, nous pouvons maintenant nous tourner
vers la considération de la faculté de la lucidité par laquelle
l’homme désincarné peut rétablir contact avec la réalité phy
sique. Cette faculté latente, dénommée « Lucidité » ou « Mé*a-
gnomie », est regardée comme un pouvoir « psychique ». Ce
dernier mot indique un rapport entre cette faculté et le « psy-
LA LUCIDITÉ LATENTE 81
ché», ce qui veut dire Pâme ou la mentalité (supérieure) de
l’homme.
Il faut bien distinguer entre le cerveau de l’homme et la
pensée de l’homme. Le cerveau n’est que l’outil de la pensée.
En toute considération de la faculté de la Lucidité, nous som
mes définitivement en train d’examiner une extension des pour
voira de la pensée ou de la mentalité; l’action du psyché est
indépendante du cerveau. <
Dans des expériences sur cette question, conduites par des
facultés universitaires, des médecins, des commissions, des
experts, etc., plusieurs centaines de cas complétés et scientifi
quement établis (confirmés par les témoignages sur le plus strict
contrôle), nous ont donné la certitude de la continuité de l’iden
tité de la personnalité après « la mort ». L’observation scienti
fique de la faculté de Lucidité nous a permis d’observer le
phénomène de la survivance dans des milliers de cas. Cette
même faculté nous permet de contrôler et d’expliquer la télé
pathie et les correspondances croisées (1).
Les résultats de ces expérimentations, supplémentés par
l’observation de nombreux phénomènes spontanés, nous prou
vent, au delà de tout doute, que l’homme possède en lui une
faculté (potentielle dans nous tous, mais latente dans la plupart
de nous) qui lui permet parfois d’établir contact avec la pensée
des personnes à distance, sans l’emploi des moyens des sensa
tions usuelles. Cette même faculté, sous certaines conditions,
nous permet d ’établir parfois contact avec les pensées des per
sonnes qui sont mortes. Ce fait est un fait établi. En se rappe
lant cette conclusion, il nous faut chercher par l’expérimenta
tion et par l’observation où et comment cette faculté s’emploie
le plus facilement et pour le mieux; aussi, car notre investiga
tion doit marcher sur la base scientifique, nous devrons observer
où cette faculté trouve son expression la plus destructrice.
En raison du fait que nous regardons l ’expression de la
(1) Les «correspondances croisées» sont un système de contrôle
de la médiumnité par lequel un désincarné donne quelques mots d’une
phrase à un médium ; d’autres mots à un deuxième médium, dans un
autre continent : des références d’un livre à un troisième, et le mot
clé à un quatrième, les médiums n’ayant aucune connaissance l’un de
l’autre. Ils mettent à la poste, le soir même, les mots qu’ils ont reçus
(qui semblent souvent des non-sens) et le message entier, employant
tous les mots donnés, est transcrit par un investigateur impartial. Il y
a une centaine de < correspondances croisées > parfaitement réussies.
82 L ’ASTROSOPHIE
faculté de la Lucidité comme une extension des manifestations
usuelles du psyché, nous sommes forcés de compter avec ses
réactions les plus bizarres et les plus fantastiques. Celles-ci
pourront nous donner une clé. Nous nous demandons pourquoi
des réactions sont si variées et si divergentes, et la réponse se
trouve dans l’irrégularité des manifestations de la médiumnité
naissante.
Quand nous étudions le contenu de l’expression des mani
festations du psychisme naissant, nous sommes frappés par les
indications qu’elles sont surtout composées des expériences nor
males dans la vie du sujet, avec un fait surnormal qui se montre
ici et là. Pourtant, dans ces expressions, la pensée verse des
idées en quantité excessive et d ’une manière si peu en rapport
avec le temps, le lieu, ou un but ou logique quelconque, qu’il
est évident que la plupart de ces images fugitives sont subli-
males, venant de l’inconscient du médium, sous la pression
d’un stimulus externe.
Il est donc important de déterminer pourquoi ce stimulus
externe devient si actif dans l’extériorisation de la médiumnité
naissante. La raison est claire. Une personne qui s’adonne à
ce travail médiumnique, ou qui se permet de devenir un instru
ment psychique, pour donner toute liberté d ’expression à la
faculté de la Lucidité, devient extrêmement sensitive et même
supersensitive, non seulement à toutes les conditions du monde
sensible, mais de ce que nous appelons le monde supersensible.
Quels sont donc les facteurs de ce stimulus supersensible
qui produisent cet effet ?
Les facteurs de ce stimulus externe, d’origine sensible ou
supersensible, sont les courants de pensée ayant une qualité
de vibration en parallèle ou semblables à celles du médium ou
de l’instrument psychique. Ces courants de pensée peuvent
venir des vivants ou des morts. Cette simple explication nous
révèle la raison pour les phénomènes de télépathie entre les
vivants, aussi les communications avec les morts. Nous avons
déjà indiqué que les témoignages de ces communications sont
irréfutables.
(A suivre.)
— 83 —
La Radiesthésie dans l’Horoscope
Une Étude en Interprétation Astrologique
Francis ROLT-WHEELER
Directeur : Institut Astrologique de Carthage, Cimiez, Nice
A RADIESTHÉSIE poursuit un développement de très
L grand intérêt. Elle nous donne encore des expériences
sensationnelles, et elle nous ouvre, sans cesse, des
horizons nouveaux. Toutefois, nous avons pu constater,
durant ces dernières années, selon le travail des pionniers,
l ’élimination graduelle de deux classes d ’extrémistes : 10 les
ultra-mathématico-scientitiques qui cherchaient à exprimer tous
les phénomènes de la radiesthésie au moyen des équations
(c’est une aimable folie de nos jours) ; 2° les amateurs enthou
siastes et superficiels, qui étaient prêts à nous indiquer — à
un centimètre près — le lieu d ’un gisement de vif-argent sur
Mercure ou d ’une source d ’eau sur la photosphère du Soleil.
Nous trouvons, maintenant, dans les écrits radiesthésistes, une
sobriété rehaussée par un élan aventureux et créateur.
Il ne sera pas sans intérêt de considérer si le radiesthésiste
est lui-même un type spécial, si son thème révèle des dons
particuliers. Les astrologues savent parfaitement que les thèmes
des compositeurs de musique, des médecins et des explora
teurs — pour ne mentionner que trois professions très diffé
rentes — sont marqués par des configurations du ciel ayant
une certaine parenté en chaque groupe. Nous savons, par
exemple, que les Poissons est le Signe dominant dans le 60 %
des chartes de compositeurs, que le Sagittaire est le Signe le
plus fort (72 %) dans une liste de plusieurs mille médecins,
et que le Bélier domine (81 %) dans les thèmes de plus d ’une
centaine d ’explorateurs. 11 n ’est donc pas du tout improbable
que les radiesthésistes et les téléradiesthésistes doués forment
un groupe spécial, et nous devons trouver quelques indices
d ’une configuration particulière du ciel dans leurs thèmes.
Comme hypothèse, nous pourrons examiner l’influence du
Signe du Verseau et de la planète Uranus dans les thèmes
84 L’ASTROSOPHIE
des radiesthésistes, et du Signe des Poissons et de la planète
Neptune dans les thèmes des téléradiesthésistes. Cette distinc
tion entre la radiesthésie et la téléradiesthésie est une question
de la nature et la fréquence des ondes électro-magnétiques et
de Tinclinaison des radiations.
Les ondes audibles, les sons, voyagent par le moyen d ’un
médium assez épais, généralement de l’air. Il faut un bruit
extrêmement fort pour être entendu par l’oreille humaine à une
vingtaine de kilomètres de distance. Les ondes électro-magné
tiques, y inclus celles de la lumière, se propagent dans ce
milieu élastique et presque sans friction qu’on appelle en
science : 1*Ether (l’Ether n° 7 des occultistes). De telles ondes
(par exemple les ondes hertziennes de la T.S.F.) voyagent des
milliers de kilomètres sans diminution appréciable. (11 y a dis
persion, mais c’est un autre phénomène.)
La matière consiste de molécules, les molécules d ’atomes,
les atomes de protons et électrons, les ondes lumineuses de
photons et l’éther d ’éthérons. Nous nous arrêtons là, car le
but de cet article n ’est pas de traiter la microphysique. Les
protons, électrons, photons et éthérons sont tous en révolution
et rotation vertigineuse, doués d ’une force que nous ne pouvons
pas imaginer. L ’énergie contenue dans la double tension centri
pète et centrifuge des atomes dans un centimètre cube d ’air
— s’il était possible de la libérer et de l’harnacher — ferait
marcher tous les chemins de fer de la Terre durant une journée.
11 est extrêmement important de se rappeler ce fait. Ces
mouvements giratoires dans l’atome (pour ne pas aller plus
loin) créent nécessairement des ondes électro-magnétiques, et
chaque atome émet donc des ondes. Par force, chaque molécule
émet des ondes, et chaque objet composé de molécules émet la
somme de ces ondes, qui sont, eh effet, les radiations spéci
fiques de cet objet. La proportion d ’électrons et protons dans
un atome d ’or n ’est pas la même que dans un atome de
plomb ou de fer, la molécule d ’or possède donc des radiations
différentes que celles d ’une molécule de plomb, et naturelle
ment, une pépite d ’or émet des radiations distinctes, et
toutes autres que celles d ’une pépite de plomb.
De même que le corps humain peut capter les ondes
audibles (par l’oreille) et les ondes lumineuses (par l’œil),
ainsi les ondes qui émanent des objets, des métaux, de l’eau,
des êtres vivants, peuvent être captées par des pouvoirs récep-
LA RADIESTHESIE DANS L ’HOROSCOPE 85
teurs plus subtils dans le corps humain. Comme ces ondes
électro-magnétiques (qui varient en fréquence et en amplitude)
sont extrêmement rapides, il est nécessaire : 10 de faire de
soi-même un poste récepteur beaucoup plus sensible (ce qui se
fait par l’expérience) ; 2° qu’on s’accorde le pouvoir d ’amplifiér
les effets produits sur soi-même par les ondes captées (pour ceci
la baguette, et encore mieux, le pendule, est l’appareil indiqué);
3° qu’on développe le pouvoir sélectif de trier les différents
faisceaux de radiations ainsi émanées (pour lequel triage un
pendule électro-magnétique qui diminue les « parasites » est
très utile). Ce triage est renforcé par un procédé d ’ajustement
confirmé par un « témoin » ou objet semblable à celui qu’on
recherche, pour pouvoir établir la similarité des radiations,
comme un accordeur d ’un instrument de musique emploie un
diapason pour confirmer le jugement de son oreille sur la
résonance d ’un son de la même fréquence, c’est-à-dire du
même ton.
Les êtres humains diffèrent énormément dans la qualité
et la nature de leur sensibilité. En ce qui concerne les sons,
plus de la moitié des hommes ne peuvent pas entendre le cri
aigu des chauves-souris, d ’autres ressentent seulement avec
leurs pieds les vibrations du tuyau de 32 pieds d’un grand
orgue d ’église, tandis que leurs oreilles n ’enregistrent rien.
En ce qui concerne la vue, une ouvrière chinoise, dans une
teinturerie de soie — même la moins habile — est censée
pouvoir distinguer plus d ’une centaine de nuances de bleu,
où l’œil européen le plus expérimenté n’arrive guère à une
trentaine.
Il s’ensuit que le radiesthésiste-né — et c’est ici le point
central de notre sujet — doit posséder des sensibilités spé
ciales, soit actives, soit latentes, soit seulement en potentiel.
Un homme comme feu l ’abbé Mermet est « né » radiesthésiste,
comme Mozart est « né » musicien et Raphaël « né » peintre.
Pour l’horoscope, nous avons pu constater une fait très frap
pant dans les thèmes des médiums (une autre forme de sensi
bilité, nullement comparable aux radiesthésistes), c’est la répé
tition, dans ces thèmes, d ’un grand nombre de corps célestes
dans une section restreinte du zodiaque, c’est-à-dire en moins
de 75° d ’arc. L’éparpillement des planètes n ’est pas une
bonne indication pour la médiumnité, mais cette même indi
cation ne s’applique pas aux thèmes des radiesthésistes.
86 L’ASTROSOPHIE
Dans les chartes natales des radiesthésistes, il est utile
d ’employer les trois Points Sensibles de la Radiesthésie :
1° la part des Trésors Secrets ; 2° la Part d ’Augure, et, 3°, la
Part des Vibrations (1). Le premier est très fortement marqué
dans les chartes des sourciers, le deuxième semble être très
irrégulier dans ses indications, le troisième se trouve nettement
marqué dans les chartes des téléradiesthésistes, ou, pour parler
plus exactement, dans les chartes des personnes qui sont
naturellement réceptives à ces ondes électro-magnétiques qui
forment les faisceaux de radiations qui émanent des objets
— soit <( inertes », soit vivants.
Quand une personne est « née » radiesthésiste, il est usité
de trouver l’une ou l’autre de ces trois Parts de la Radiesthésie
en position forte dans la charte, soit dans un angle, soit bien
aspecté. Il ne faut pas donner plus de 2° d ’orbe à ces Parts,
les aspects mineurs ne sont pas très importants.
Les Parts Radiesthésistes sont favorables pour la pros
pection des métaux et les minéraux, dans les Signes de Terre ;
pour l’eau et les liquides, dans les Signes d ’Eau ; pour des
êtes vivants (radiesthésie médicale), dans les Signes de Feu,
et pour la téléradiesthésie, dans les Signes d ’Air. Naturelle
ment, la signification varie avec chacun des trois Signes de
chaque Triplicité, mais des détails trop précis diminuent
l ’intérêt d ’un article pour le lecteur général.
Les mêmes applications se font aux Maisons. Pour une
raison que nous n ’avons pas pu encore déterminer, les Parts
sont plus actives dans les Maisons paires, moins actives dans
les Maisons impaires (sauf l’ascendant). Ainsi Maisons II et IV
et X sont utiles pour la Radiesthésie en général, Maisons VI,
VIII et XII pour la Radiesthésie Médicale.
Nous n ’avons touché que très brièvement quelques indi
cations qui seront à noter dans l’interprétation de la charte
d ’un radiesthésiste, leur utilité se trouvant dans le fait que leur
présence permet à un expérimentateur de s’orienter dans la ligne
la plus propice pour lui dans sa spécialité.
(1) Ce travail est encore à l’état d’étude. Les principes des calculs de
ces Parts Sensibles seront donnés, pour le présent, aux élèves diplômés
de ¡’Institut Astrologique de Carthage, Nice, qui ont fait deux ans d’as
trologie sérieuse sous notre direction.
— 87 —
ISTotre R a y o n d e L iv r e s
L’Enigme des Heures Planétaires
Tinia FAERY et Magi AURELIUS
(Chez les Auteurs, 71, avenue de Wagram, Paris. — 90 francs)
Voici un livre astrologique, par deux des meilleurs astrologues de
France, écrit avec bon sens, un raisonnement simple et une maîtrise du
sujet qui sc révèle dans son aisance de style. Le sujet des heures plané
taires n’a jamais été si bien traité. Nous savons, tous, qu’il existe
différentes méthodes de calculer les heures planétaires, aucune méthode
n’est un dogme. Mais si Magi Aurelius nous dit que son expérience
confirme la méthode qu’il présente dans ce livre — une très bonne
méthode — il faut l ’écouter. Ces deux auteurs, déjà bien connus pour
leur < Interprétation Rationnelle de l’Astrologie », restent dans la sobriété
des principes de la tradition, mais nous donnent aussi de nouveaux
aperçus sur la science d’astrologie. Cet ouvrage sur les Heures Plané
taires est admirable. De plus, il est éminemment utile. Pour l’Astrologie
Horaire, il est presque d’une absolue nécessité. Les tableaux pour le
lever du Soleil en différentes latitudes permettent une référence immé
diate. Le meilleur compte rendu que nous puissions donner à ce livre
est celui-ci : nous avons commencé de l’employer pour le travail courant
dès le jour où il est entré dans nos bureaux.
Magie d’Amour et Magie Noire
Alexandra DAVID-NEEL
(Librairie Plon, Paris. — 18 francs)
Bien que ce livre ait été écrit sous forme de roman, c’est un roman
vécu, d’un très grand intérêt pour la lumière qu’il jette sur quelques
coutumes — extraordinaires et horrifiantes — du· Thibet inconnu. Comme
toujours, on peut accepter le .travail de Madame David-Neel avec une
entière confiance. Son œuvre est admirable, et nous espérons qu’il lui sera
bientôt accordé le Prix Nobel. Ce dernier livre est d’un attrait passionnant.
Le Christ chez Franco
Raymond ALCOLEA
(Editeur, Denoël, Paris. — 15 francs)
La première chose à dire sur ce livre est qu’il n’a rien à faire avec
le Christ. C’est une collection de documents recueillis pour montrer
la politique des ecclésiastiques dans la zone franquiste durant la guerre
civile en Espagne. L’auteur évite de préciser ses conclusions, mais il
laisse voir qu’il ne considère pas le Catholicisme, tel qu’il est vécu en
Espagne en ce moment, à son goût. Nous ne nous querellons pas avec son
goût, et l’Eglise Catholique n’a jamais besoin d’un champion. Mais,
si l’auteur déclare qu’il a été impartial dans son choix de documents
88 L ’ASTROSOPHIE
(ce qui n’est pas vrai), ajoutons qu’il aurait ’ été aussi facile pour lui
de trouver le bien que le mal et nous ne doutons pas une seconde qu’il
y ait en Espagne plus de prêtres pieux que d’évêques sanguinaires.
M. Alcoléa montre une ignorance colossale en pensant que le journa
lisme partisan pendant une crise politique touche en aucune façon la
gloire, la splendeur et la paix du Christ.
La Clé Secrète de la Pyramide
DOM NEROMAN
(Editions Dunod, Paris, — 15 francs)
Il n ’y a pas à dire, mais Dom Néroman possède un cerveau très
spécial ; il est penseur, créateur, animateur et mathématicien, non sans
excentricité, mais avec un curieux flair pour une vérité nouvelle. La
plupart des livres sur la Pyramide nous font pleurer sur la facilité avec
laquelle un être humain peut faire de lui un imbécile accompli au moyen
d’une idée fixe. Mais ici — dans cette petite brochure de 32 pages —
se trouve le développement géométrique d’une idée qui, si elle n’est pas
entièrement nouvelle, est nouvelle dans sa présentation et son appli
cation. Le travail est digne et le traitement sérieux. Les analyses géomé
triques du livre ne sont compréhensibles qu’aux mathématiciens, mais
même un profane peut saisir l’idée centrale que la Grande Pyramide est
un monument d’harmonie géométrique, et non « une prophétie en pierre >
dont les mesureraents doivent être torturés pour faire des rapprochements
à tous les événements journaliers et passagers. Je trouve que le Sphinx
devrait envoyer ses remerciements à Dom Néroman, qui a réussi à
libérer la Grande Pyramide de l’ignominie de servir comme cheval de
bataille aux prophètes de paille.
L’Ame d’une Gopi
R A IH A N A TYABJI
(Adrien Maisonneuve, Paris. — 20 francs)
Ce livre est un petit bijou, une pierre précieuse — pas trop gros —
enchâssé dans un filigrane oriental. L’auteur, d’abord musulmane, ensuite
hindoue, a pu vraiment pénétrer le sens de la dévotion de Krishna. Elle
réussit — et notons bien que c’est merveilleux d’avoir pu le faire ! — à
mettre la période amoureuse de la vie de Krishna et les gopis (ou
bouvières) sur un plan mystique et raffiné, et cela' comme une petite
histoire vécue. Pour un Occidental, la lecture est curieuse, mais il y a
un doux appel. La traductiou, par Lizelle Reymond, est de rare beauté
et félicité de phrase. Elle nous prépare une autre traduction : « Nive-
dita >. Notre accueil est déjà prêt.
NOUVELLE REVUE. — Nous annonçons avec plaisir la publication
du premier numéro d’une nouvelle revue astrologique, < La Vie Astrolo
gique >, organe de l’Union Française d’Astrologie, ayant M. Léon Lasson
comme Président du Conseil d ’administration ; Mme de Telème et le
Docteur Hartz sont les vice-présidents. Notons un article par le Colonel
Caslaut dans ce premier numéro. Nous souhaitons tout succès à la nou
velle publication.
— 89 —
Astrologie Internationale
Indications ------- Prédictions
Ingrcssc Solaire, le 22 décembre, 1938, 0 h. 13 m. après-midi.
Nouvelle Lune, le 20 janvier, 1939, 1 h. 27 m. après-midi, Greenwich.
Nouvelle Lune, le 19 février, 1 939, 8 h. 28 m. matin, Greenwich.
LU N AIS O N DU 20 JANVIER 1939 (Citation de notre numéro de Janvier).
—-· Lunaison de tranquillité relative. Pas de guerre, mais il faut continuer les
préparatifs d’armements, car les lunaisons à suivre ne sont pas réconfortantes.
M ort de deux financiers. Nationalisation des industries, augmentation du fonc
tionnarisme en même temps qu’épuration des cadres.
LU N AISO N DU 19 FEVRIER 1939. — Une vague de désillusion, presque
de désespoir, est indiquée durant cette lunaison. Ce sera général pour tous les
pays du monde. Vénus, seule, possède quelques bons aspects, autrement la charte
de la lunaison est déprimante. Elle indique un état psychologique plutôt que des
événements graves. Les systèmes de chômage seront surchargés et fonction
neront mal. Les masses seront prêtes à se révolter, mais elles auront perdu toute
confiance dans leurs chefs *, il y aura sabotage et des troubles partout, mais pas
de guerre civile déclarée. Un grand désastre sur la mer est indiqué. Les questions
navales commenceront de dominer la diplomatie mondiale, dans le Pacifique et
dans la Méditerranée. M algré des efforts des financiers, la Bourse suivra un
cours descendant.
FRANCE. — Le mécontentement ouvrier sera renouvelé et un effort
déterminé sera fa it par les communistes pour empêcher la reprise de la produc
tion. Un député communiste sera blessé. Nombreuses petites grèves éclateront
simultanément, pour donner l’impression que la France est de nouveau affaiblie.
Un printemps pluvieux et probablement retardé aggravera l ’œuvre de redresse
ment. Menace d’une épidémie, au moins d’une condition de santé très déprimée.
Un procès médical fera grand bruit, touchant presque au scandale.
ANGLETERRE. — Augmentation d’activité dans le réarmement. Rema
niement du Cabinet. Incidents sur la frontière de la Somalie) anglaise. Forte
critique de M . Chamberlain sur la question de Suez. Disparition totale du paci
fisme anglais. Conscription partielle décrétée. Renforcement de la flo tte du
Pacifique. Appui au Portugal dans une question navale.
ALLEM A GN E. — Grande activité financière, suivie par un krach sérieux
sur toutes les valeurs allemandes. De vastes préparations seront faites pour une
avance m ilitaire sur le M ittel-Europa plan, mais ce projet se trouve arrêté subi
tem ent. Un médecin sera accusé d’un atten tat contre un des chefs de l’Etat.
Une insurrection donnera naissance aux représailles. La Pologne se dresse
contre l’Allemagne. Des troubles en Autriche.
IT A L IE . — Les difficultés s’accentuent. Le comte Ciano se trouvera subi
tem ent dans une impasse et très mal vu, il sera mis à l’écart. Le parti fasciste
commence à se désintégrer. La popularité de Mussolini décroît rapidement et il
est prêt à se retirer. Désastre à Pela. La question de Trieste e t Fiume redevient
aiguë et l ’axe Rome-Berlin s’ébranle. Révolte en Abyssinie.
SUISSE. — Le pays m aintient sa neutralité, mais sur une base secrète
d’accorder de grands prêts d’argent à l’Allemagne. Dévaluation modérée du
franc, suivant un nouvel arrangement tripartite monétaire.
90 L ’ASTROSOPHIE
R O U M A N IE . — Le bloc Roumanie-Crèce-Yougoslavic se forme definitive
ment, avec l'appui de l'Angleterre et de la France, pour couper toute poussée
allemande vers la mer. La Bulgarie essaie de se mettre dans la combinaison,
mais en qualité de mouchard.
ETATS BALTIQUES. — La Lithuanie, et peut-être les autres Etats b a lti-
ques, seront forcés d'accepter la dominance allemande, en gardant seulement
un semblant de leur indépendance. Cet agrandissement territorial ne sera
qu'un autre point de faiblesse, plus tard, pour le Reich.
ASIE M IN EU RE. — Renforcement d'autorité en Syrie et en Palestine,
par les mandataires français et anglais. Le gouvernement de Turquie, secrète
ment pro-allcmand, reste ouvertement neutre. L’effort pour soulever une guerre
panarabe devient difficile, car les Pan-Islam critiquent simultanément les Anglais
en Palestine et les Italiens dans la Tripolitaine. La propagande nazie dans les
régions arabes et berbères n'arrive à aucun résultat.
RUSSIE. — Il est toujours difficile de prédire les événements en Russie,
mais toutes les indications astrologiques pour ce pays ultra-radical deviennent
conservatrices et capitalistes. Il n'est pas improbable qu’il sera permis aux Juifs
de retourner pour apporter de l’argent et pour faire du commerce. La Russie
constate qu’elle ne peut pas faire son commerce sans l’aide et l’appui des
Juifs.
INDE. — Le pays semble assez paisible, sauf pour quelques échauffourées
religieuses dans (’Ouest du pays et peut-être en Birmanie.
C H IN E . — La charte de ce pays indique des avances des troupes japo
naises à plusieurs points, mais que l'effritem ent du territoire pris par les
Japonais sera plus grand que les gains nouveaux. Pertes sur les lignes de
communications. Une ville importante redeviendra chinoise. La guerre d’usure est
toute en faveur de la Chine, surtout avec l’appui de l’argent américain, et la
Trésorerie japonaise est vida.
JAPON. — La période de la gloire de ce pays va graduellement vers une
éclipse. La pays peut encore éviter un désastre national (car son peuple est
économe et travailleur) s'il ne risque pas son destin sur mer. Les indications
sont très défavorables pour le Japon en tout ce qui touche les activités m ari
times ou navales, ainsi que sa diplomatie avec les pays d’outre-m er. Une révolte
sérieuse se prépare en Mandchoukuo.
C A N A D A . — La lunaison est un peu moins défavorable qu’ailteurs et
l’approche de la visite royale favorise le pays. Les augures pour cette visite ne
sont pas entièrement heureux.
M EX IQ U E . — Des ennuis dans l’administration, un effort sera fa it pour
forcer la démission du Président Cardenas..
AM ERIQ U E DU SUD. — Echange de notes politiques un peu brusques
entre l’Argentine, le Brésil et l’ Italie. La question ne deviendra pas importante.
E TA TS -U N IS . — Comme en Angleterre, l’élément pacifiste dans le
public diminue, pour ne pas dire disparaît. La solidarité avec la France et
l ’A ngleterre s’accentuera, non seulement théoriquement pour la situation en
Europe, mais surtout pour la défense des ports et des bases navales des deux
océans Pacifique. Le Président regagne sa popularité à cause de sa vigoureuse
action contre la tyrannie médiévale et antireligieuse allemande. M o rt d ’un séna
teur ou homme d ’Etat très connu dans les affaires étrangères.
ASTROLOGIE INTERNATIO NALE 91
ÉVÉNEMENTS D'ORDRE INTERNATIONAL
YOUGOSLAVIE. — Les élections générales donnent 6 0 % en faveur du
Gouvernement. Les Allemands do Voïvodine votèrent pour le Gouvernement, la
Croatie et la Dalmatic contre. A Belgrade, le 11 décembre 1 9 3 8 , le scrutin
se terminait à 18 heures.
FRANCE-ANGLETERRE. — Le premier ministre d’Angleterre déclare
devant la Chambre des Communes que « l’engagement de m aintenir le statu
quo dans la Méditerranée, s'applique certainement à Tunis ». A Londres, le
14 décembre 193 8 , à 16 heures.
FRANCE-JAPON. — Les Japonais ont interdit l'entrée des denrées alimen
taires dans la concession française à Hankéou et fermé les canalisations d’eau.
A Hankéou, le 14 décembre 193 8 , à 10 heures.
A LL E M A G N E -L IT H U A N IE . — Dans les élections de M em el-V ille, la liste
allemande récolte le 81 % des suffrages exprimés. A Mem el, le 14 décembre,
le scrutin se terminait à 18 heures.
SUISSE. — M . Philippe Etter, conservateur catholique, est élu Président
de la Confédération Helvétique par 151 voix · sur 2 0 8 votants. A Berne, le
15 décembre 193 8 , à 11 h. 3 0.
ESPAGNE. — A la demande du général Franco, le Conseil des ministres, à
Burgos, restitue au « roi Alphonse X I I I » tous scs biens et tous ses droits
« en qualité de citoyen espagnol ». A Burgos, le 16 décembre 1 93 8 , à 16 h. 30.
ETA TS -U N IS - A LLEM AGNE. — Le Gouvernement confirme, son refus de
livrer de l ’hélium à l’Allemagne pour le gonflement des dirigeables Zeppelin.
A Washington, le 17 décembre, à 9 heures.
ANGLETERRE. — La Chambre des Communes rejette par 3 4 0 voix contre
143 la motion de censure travailliste contre la politique de la paix et supporte
l ’œuvre de M . Chamberlain et la visite à Rome. A Londres, le 19 décembre 1938,
à 2 2 heures.
ETA TS -U N IS - A LLEM AGNE. — Le cabinet américain refuse formellement
d’accepter la protestation du Gouvernement allemand concernant une violente
critique de H itle r fa it par Mons. Harold Ickes, ministre de l’ intérieur. Ce refus
est regardé comme « le plus grand et sévère échec essuyé par l’Allemagne depuis
une dizaine d’années ». A W ashington, le 2 2 décembre, à 17 heures.
FRANCE. — Un scandale, encore plus grand que celui de Stavisky (s’il
n’est pas étouffé) se révèle par l’arrêt de Bernard Natan, cinéaste, dont les
détournements (bien connus pendant la période du Front Populaire) dépassent
un milliard de francs. N atan, Cerf et Johannidès sont écroués le 2 6 décembre
1 9 3 8 , à 11 h. 3 0.
FR A N C E -R O U M A N IE . — M . Tataresco, nouvel ambassadeur de Roumanie
en France., remet ses lettres de créance au Président Lebrun le 2 6 décembre
1 93 8 , à 11 h .-3 0 .
PER OU -E TA TS -U NIS . — Déclaration de la Conférence Panaméricaine,
confirmant la Monroe Doctrine, opposant la « doctrine de force » et solidarisant
toute l ’Amérique contre l’agression d'une puissance européenne ou asiatique.
V oté à l’unanimité, à Lima, le 25 décembre, à 17 heures.
F R A N C E -IT A L IE . — La réponse française à la dénonciation personnelle
et unilatérale par le comte Ciano des accords franco-italiens de 1 9 3 5 , est
remise à Mussolini, à Rome, le 27 décembre, à 16 h. 15.
92 L ’ASTROSOPHIE
C H IN E .JA P O N . — Le maréchal Tchang K aï Chek déclare que les condi
tions de paix proposées par le Prince Konoyé sont inacceptables. A Tchoung
King, le 28 décembre 1938, à 10 heures.
ETA TS -U N IS . — Le premier contingent de la flotte du Pacifique appareille
pour la mer Caraïbe. Les « manœuvres navales » dureront cinq mois, près du
canal de Panama. Il y aura aussi une démonstration de force dans les eaux
du Pacifique. Répart de San Pedro (C alif.) le 28 décembre, à 7 heures.
FRANCE-SOMALIE. — Le premier des bataillons de Sénégalais, à desti
nation de Djibouti, a pour répondre par un acte de force aux nations qui
n'obéissent plus qu'à la force » (paroles du général Olry) partait de Marseille
le 31 décembre, à 9 heures. Un autre bataillon prit route le 2 janvier, un
troisième la 6 janvier.
ESPAGNE. — Guerre civile. Les nationalistes occupent Cunnels, important
point stratégique en Catalogne, le 31 décembre 1 9 3 8 , a 19 heures.
FRANCE. — Les socialistes et communistes attaquent violemment le
Budget et essaient d'empêcher M . Daladier de faire la « tournée impériale » des
colonies. Cinq votes de confiance furent nécessaires. Le vote final donna au
Gouvernement Daladier 367 voix contre 2 2 8 . Séance levée le 2 janvier à 0 h. 4 0 .
FRANCE. — M . Daladier part pour la « tournée impériale » en Corse,
Tunisie et Algérie à bord du croiseur de bataille « Foch », en réponse aux
revendications enfantines de l’ Italie. Embarquement à Toulon le 1e r janvier 1 9 3 9 ,
à 2 2 h. 4 5.
FRANCE-SYRIE. — La Chambre syrienne (indigène) vote plusieurs motions
protestant contre le rejet par la France du traité Front populaire de 1 93 6 qui
accordait. aux indigènes les droits de la France. V o te (tum ultueux) le 31 dé
cembre 1 93 8 , à 23 heures.
A NG LETERRE-ITALIE. — Sir Percy Loraine, de grande renommée dans
les questions turques et égyptiennes, ambassadeur de Grande-Bretagne en Turquie,
est nommé ambassadeur à Rome, remplaçant Lord Perth (Sir Eric Drum m ond).
A Londres, le 2 janvier, à midi.
E T A T S -U N IS -IT A L IE . — L'ambassadeur des Etats-Unis a été reçu par
Mussolini pour informer le chef du Gouvernement italien du support du Gouver
nement des Etats-Unis aux accords panaméricains à Lima, qui furent nettement
anti-italiens. L'entrevue fu t de courte, durée. A Rome, le 3 janvier, à 11 heures.
E TA TS -U N IS . — Le Président Roosevelt, dans le discours d'ouverture du
Congrès américain, demandait la « révision de la neutralité » des Etats-Unis
et déclarait que le Gouvernement américain é tait prêt à approuver « l'indignation
mondiale » contre les « attaques sur la liberté et la négation des valeurs
spirituelles » des dictatures. Le boycottage des dictatures était ouvertement
proposé. A Washington, le 4 janvier 1 9 3 9 , à 11 heures.
JA P O N -E TA TS -U N IS . — Le prince Konoyé, à la suite de la réception d’un
sévère ultim atum des Etats-Unis à propos de la situation en Chine, donna sa
démission, à Tokio, le 4 janvier 1 9 3 9 , à 11 h. 3 0 . Quelques heures plus tard,
un deuxième Cabinet de guerre, également non grata aux Etats-Unis, fu t formé
par le baron Kiichiro Hiranuma.
— 93 —
Cours de Symbolisme
Ses Principes et son Interprétation
Francis ROLT - WHEELER
Ce cours est traité sous forme de Questions et Réponses. Les lecteurs
peuvent faire des réponses eux-mêmes en les comparant ensuite avec
celles données ici. Le Symbolisme est d'une si vaste étendue que, pour
de nombreux symboles, il y a plusieurs aspects d'interprétation. Nous
présentons dans ce Cours une ligne d'enseignement suivi, nous n'avons
aucune intention d'établir un dogme.
X X X V II. — LE MESSIE. — Indiquez pourquoi cette
lettre « Schin » de l’Alphabet Hébreu indique le Messie
Rédempteur. — L’interpolation de la lettre « Schin » ou
« sh » dans le Nom Sacré, le Tétragrammaton, IHVH, com
munément (et erronément) prononcé Jéhovah ou Jehouah,
change ce mot en Jeshuah ou Jésus. La lettre « Schin » est une
des trois « Lettres-Mères », un des instruments de création »,
maître du feu (l’esprit), et qui domine la tête (du macrocosme
et du microcosme). Elle est aussi le symbole de la miséricorde.
La valeur de la lettre Schin est 300, la'm êm e valeur que le
chiffre des mots « Ruach Elohim », ou la force du souffle des
94 L’ASTROSOPHIE
dieux (émanations) créateurs). En symbole c’est le trident des
pouvoirs humains transmués par le Bassin de Grâce ; en sui
vant une autre ligne d ’idées, c’est la Force centrifuge qui pro
jette dans les ténèbres l’étincelle divine du foyer initial. Cette
Lumière nous vient par le Messie. 11 est assez curieux de noter
que la phrase « La Paix Viendra », ainsi que « Paix sur
Terre » ont des significations numériques identiques avec les
Noms du Messie.
X X X V III. — L'AN C RE ETERNELLE. — Indiquez
pourquoi la Croix du Sacrifice ajoutée à la lettre « Schin »
forme le symbole de la sécurité. — La Croix du Sacrifice ne
donne qu’une promesse; l’addition du symbole de la lumière
et de la paix Messianique indique la réalisation en soi de la
promesse, autrement dit, la foi, laquelle est la sécurité de
l’âme. Il faut aussi noter que la Croix du Sacrifice, lorsqu’on
y ajoute le « Schin », devient la Croix de Six Directions. Avant
l’ère chrétienne, ce symbole était employé par les Babyloniens
avec une étoile à six pointes. Dans ces temps, F Ancre était un
symbole de loannes (Jean), le demi-dieu venu de la mer par
les ordres du Démiurge pour porter le salut et la civilisation
aux hommes. II y a aussi dans ce symbole Funion des forces
statiques et dynamiques, la croix étant statique et le « Schin »
(feu) dynamique.
Le Prochain Article
Les symboles et les questions qui seront présentés et interprétés dans
le prochain numéro de ceite revue seront les suivants :
X X X IX . — LE CHIFFRE UN. — 'Indiquez la Trinité en
Unité dans ce symbole, en expliquant Véquilibre des cercles.
X L . — LE CHIFFRE DEUX. — Définissez la raison
pour laquelle l'emploi du diamètre du cercle inférieur fait
surgir l'élément de la polarité.
— 95 —
Le Tarot Médiéval
Étude Initiatique
Christian LORING Francis ROLT-WHEELER
(Illustrations) (Texte)
LE SEPT DE SCEPTRES. — Le Temple de Sceptres
est en rapport avec la Triplicité d ’Air, et au Sept de Sceptres
sont attribuées les Maisons 1 et Vil. Le symbole exige un
triangle et un carré, mais la disposition de ces deux formes
géométriques varie dans les différentes versions.
La Signification supérieure est celle de l’Harmonie, ou^
d ’un accord. Dans la divination nous trouvons les réunions,
les conversations, le langage, la parole. Renversé : une duperie,
l’incertitude, la vantardise.
LE SEPT DE GLAIVES. — Les rapports sont avec le
Temple de Feu et la Maison VII. Les épées sont présentées
en ligne perpendiculaire, trois en haut, quatre en bas.
La signification supérieure est l’union des deux polarités
pour une œuvre de bien. Dans la divination, il est usité de
regarder cet Arcane comme l’indication de l’espérance et de
l’animateur d ’un projet. Renversé : les mauvais conseils, les
admonitions, les reproches.
LE SEPT DE COUPES. — Cet Arcane est en rapport
avec la Triplicité d ’Eau et avec les Maisons VII et X. La lame
est divisée par deux diagonales, donnant trois coupes en haut,
deux en bas et une de chaque côté.
La Signification supérieure est celle du Mystère, mais sans
un bon équilibre, ce qui suggère la curiosité et non la foi.
Dans la divination, cet Arcane indique le doute et l’indécision,
surtout dans le domaine émotif, souvent avec une idée exa
gérée de la personne aimée. Renversé, il y a mauvais jugement
de soi-même et soupçons mal placés.
96 L ’ASTROSOPHIE
LE SEPT DE SICLES, — Cet Arcane est en rapport avec
la Triplîcité de la Terre et avec les Maisons IV et Vil. Dans le
Tarot Médiéval, les Sicles sont stylisés, bien que dans les
versions anciennes le symbole de cet Arcane était un sac ou
un filet contenant sept pièces d ’or.
La Signification Supérieure de cet Arcane est celle de la
perfection matérielle, de la victoire sur le plan terrestre. Dans
la divination, cet Arcane indique l’or, la richesse, l’argent en
mains. Renversé : la déception dans les affaires, la crainte, la
défaite.
Ces très brèves analyses sont condensées du grand tome : < Le
Cabbalisme Initiatique >, Vol. I, < Le Tarot Esotérique >. Tous ren
seignements seront donnés à l’adresse de cette Revue.
Les Arcanes Mineurs
Plusieurs Arcenee Mineurs du Tarot Médiéval st toute la série des Arcanes
Majeurs ont déjà paru dans cetts Rsvus. Les Arcanes Mineurs non sncors édités ssront
présentés dans Perdra suivant :
Las quatre Sept La Reine de Slolee Les quatre Neuf
Les quatre Huit Le Chevalier de 8iclee Les quatre Dix
Le Roi de Slclss Le Page de Slolee
LE PLUS BEAU TAROT DU MONDE
£ e Farot Mléî>îéral
(En Couleurs)
La reproduction, en couleurs parfaitem ent nuancées et très
distinguées, des merveilleuses cartes du TARO T M E D IE V A L/ par -
Christian Loring, sera bientôt achevée.’ L'autorisation officielle
vicn? de nous être accordée. La première édition de ces reproduc
tions — de vraies œuvres d 'art — sera limitée à 100 jeux. Elles
sonr faites sur un carton spécial métallisé par un nouveau procédé
de photographies en couleurs (jusqu'ici inédit) et rehaussées à la
train. Ces cartes rendent avec beaucoup de douceur et une parfaite
fidélité toute la grâce et Îa beauté des originaux, que nous avons
présentés en noir et blanc comme frontispices de notre revue
pendant les quatre ans passés. Chaque jeu est présenté dans une
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