0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
62 vues43 pages

Systèmes Convectifs de Méso-échelle

Transféré par

narimanemokhtari08
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
62 vues43 pages

Systèmes Convectifs de Méso-échelle

Transféré par

narimanemokhtari08
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

PLAN DU COURS

 1 Préambule : énergie radiative et convection

 2 Accélération verticale d’une particule ; stabilité et instabilité

 3 Courant de densité et subsidences

 4 Cisaillement vertical de vent

 5 Classification des orages

 6 Illustrations

 7 Systèmes convectifs de méso-échelle

 8 Contexte et forçages de grande échelle


PLAN DU CHAPITRE

1- Mesoscale Convective Systems (MCS) :


Définition et mise en évidence à
travers le modèle conceptuel de la ligne de
grains

2 - Mesoscale Convective Systems (MCS) et


Mésoscales Convectives Complex (MCC) :
synthèse

3 - Les systèmes en V

4 - Climatologie
SYSTEMES CONVECTIFS DE MESO-
ECHELLE

Mesoscale Convective Systems

 Les cellules orageuses s’organisent en système plus vaste


(200 à 400 km).

 Le regroupement possède alors une organisation interne et un


cycle de vie propre.

 Du fait de leurs tailles, les MCS sont capables de modifier la


grande échelle.
LA LIGNE DE GRAINS

Image radar d’une ligne de grains (11 juin 1997)


LA LIGNE DE GRAINS 2

Rappels sur les conditions favorables à la formation :


 une forte instabilité convective latente ;
 de l’air sec à mi-niveau (vers 600 hPa) ;
 du cisaillement vertical de vent qui permet l’organisation des
différents mouvements ascendants, subsidents et du courant de
densité ;
 la grande échelle.

Conséquences sur les paramètres météorologiques :


 une rotation et intensification du vent (avec rafales) ;
 une baisse de température ;
 une hausse de pression ;
 une intensification des précipitations.
LA LIGNE DE GRAINS 3

Partie
Partie
Stratiforme
Zone de fonte
Convective

H L
L CD H
Archétype de ligne de grains tropicale à propagation rapide

Vr

L H

Profil de vent
Vd
LA LIGNE DE GRAINS 4

Dans une ligne de grains, le forcage d’ascendances


convectives intenses et de courants de densité
puissants à l’échelle aérologique est entretenu par
une circulation de mésoéchelle qui s’organise
entre la partie stratiforme du système et la partie
convective.
LA LIGNE DE GRAINS 5

Caractéristiques essentielles d’une ligne de grains :


 une zone convective avec une étroite bande d’échos
radar intenses large de 10 à 20 km ;
 une zone stratiforme avec des précipitations plus faibles
qui peuvent s’étendre sur plusieurs centaines de km à
l’arrière de la zone convective ;
 la limite du courant de densité ;
 le rear flow qui va accroître le cisaillement, intensifier les
subsidences et donc le courant de densité.
IMAGE RADAR D’UNE LIGNE DE GRAINS 1
Image radar d’une ligne de grains
19 septembre 2000 10h 30 UTC
IMAGE RADAR D’UNE LIGNE DE GRAINS 2
Image radar d’une ligne de grains
19 septembre 2000 11h 45 UTC
IMAGE RADAR D’UNE LIGNE DE GRAINS 3
Image radar d’une ligne de grains
19 septembre 2000 13h 45 UTC
CARACTERISTIQUES DE CHAMPS
VARIATIONS DE PARAMETRES 1

Données 6 minutes le 19/09/00 à Bourges


au passage de la ligne de grains
10 40
9 35
8 direction/10
30
7 température
6 25
p-970
5 20 force
4 15
3
10
2
1 5
0 0

Déplacement de la ligne de grains


VARIATIONS DE PARAMETRES 2
Données 6 minutes le 19/09/2000 à Guéret au
Passage de la ligne de grains

25 935

20 934,5
Température

Pression
15 934

10 933,5

5 933
Pression station TAir
0 932,5
12:42

12:36

12:30

12:24

12:18

12:12

12:06

12:00

11:54

11:48

11:42

11:36

11:30

11:24

11:18

11:12
sens de déplacement de la ligne de grains
VARIATIONS DE PARAMETRES 3
Quelques relevés du 19/09/2000
Département du Cher

Bourges : chute de température de 5,6 °C en 1 h, rafales mesurées de


21 m/s soit 76 km/h

Hauteurs des précipitations remarquables :


 Léré (nord-est de Bourges) : 24,8 mm de 14 à 15 h UTC
 Sancerre (nord-est de Bourges) : 14,8 mm de 14 à 15 h UTC
 Don sur Auron (sud-est de Bourges) : 18 mm de 13 h 30 à 14 h 30 UTC

Déplacement estimé de la ligne de grains : environ 50 km/h entre 12 h et


13 h UTC
SYSTEMES CONVECTIFS DE MESO-
ECHELLE

On retrouvera dans tous les MCS, disposés différemment :

 une partie convective (PC)


 fortes ascendances
 précipitations
une partie stratiforme
intenses (PS)
 une dépression relative vers 3 km
 ascendances plus faibles
 des
 un courant demodérées
subsidences
précipitations densité
rapides(CD)
 un anticyclone relatif
 auquel

 des participent
un courant entrant
subsidences PC et PS
lentes, plus efficaces pour évaporer les précipitations

 qui renforce le cisaillement,


NB : un MCS modifiant le cisaillement, on peut trouver des cisaillements
 participe à l’évaporation des précipitations,
verticaux différents selon l’endroit où l’on se place dans le MCS.
 renforce localement la convergence.
COMPLEXES CONVECTIFS DE MESO-
ECHELLES
Mésoscales Convectives Complex

A titre d’information :

parfois (rarement à nos latitudes), le MCS


prend une très grande dimension et une
forme quasi circulaire.

On parle alors de MCC : Complexe


convectif.

Du fait de leurs tailles, encore plus grandes que


celles des MCS, ils sont capables de modifier
l’environnement à l’échelle synoptique.
SYSTEME EN V OU PANACHE 1

1 Description : un MCS en forme de V ressemblant à un panache de


fumée, repérable en Infrarouge
parfois sur les radars

Le V pointe dans22la septembre


Villefort direction d’où vient le
1993
vent en moyenne troposphère (500 hPa)
SYSTEME EN V OU PANACHE 2
2 Dans quelles conditions ?
 Flux rapide, divergent en haute troposphère, en général
en sortie gauche d’un rapide de jet ;
 Instabilité convective ;
 Cisaillement de vent vertical marqué ;
 Advection chaude et humide de basses couches ;
 Forçages de basses couches (ligne de convergence,
relief, courant de densité…) ;
 Advection d’air sec en moyenne troposphère.

3 Facteurs associés :
 Présence d’une couche «stable».
VISION INFRAROUGE

On distingue :
Une
Pluszone
Parfois, très une
encore
en aval, froide
plus :en
zone
aval,
moinsune zone nettement
froide
dépassement
plus chaude du seuil
de la tropopause
ou overshoot,
dû au maximum de
convection

Flux en haute Flux à 850 hPa Vent au sol


troposphère
VISION RADAR

On distingue :
Plus
Près ende aval,
la pointe du V,
des
des échos
échos faibles
forts,
correspondent
correspondent àaulamaximum
partie stratiforme.
de convection (overshoot).
Ces échos se déplacent
sont
dans
quasile sens du flux de
stationnaires
moyenne troposphère
comme, d’ailleurs,
(l’ensemble
en généraldu vers le NE )
système.

Flux en haute
troposphère Flux à 850 hPa Vent au sol
STATIONNARITE 1

Le système en V est souvent quasiment stationnaire.


Pourquoi ?

Déplacement des cellules


Il est constitué de cellules qui se forment sur la
pointe du V, puis se déplacent dans le sens du vent
en moyenne troposphère, en général vers le NE.

Propagation discrète
La direction privilégiée du courant de densité se
situe à l’opposé du vent en moyenne troposphère,
en général vers le SW.
STATIONNARITE 2

Déplacement
des cellules
X
Déplacement du
système en V ?

Propagation
discrète

La pointe du V reste au même endroit :


le cumul de pluie devient vite important
EXEMPLE

Villefort : sept. 93, 300 mm


DEPLACEMENT

Déplacement
des cellules

Déplacement du
système en V ?

Propagation
discrète

La pointe du V avance vers le SW : risque de cumul important


car les cellules remontent vers le NE
EXEMPLE DE DEPLACEMENT

La pointe du V avance vers le SW :


risque de cumul important car les cellules remontent vers le NE
DECALAGE VERS L’EST

Déplacement
des cellules

Déplacement du
système en V ?

Propagation
discrète

Le système se décale vers l’Est :


fortes pluies mais pas de cumul important.
EXEMPLE DE DECALAGE VERS L’EST

Le système se décale vers l’Est :


fortes pluies mais pas de cumul important.
SYSTEMES EN V: QUELQUES CAS

Vaison la Romaine, 22 septembre 1992


Nîmes,
300 mm, le
Château 3 morts,
octobre
34neuf 8 1988
du pape
disparus
30 400
juilletmm
1991 8 morts
265 mm
CLIMATOLOGIE DES SCME

 Climatologie qui s’appuie sur le logiciel Isis :


Instrument de Suivi dans l’Imagerie Satellitaire

 Constitution, grâce aux images IR du satellite Météosat, d’une


base de données décrivant plus de 6000 systèmes :
- déclenchés sur 5 saisons chaudes
(entre avril et septembre, de 1993 à 1997) ;
- ayant atteint ou dépassé la taille de 10 000 km2.
L’APPLICATION ISIS

 superposition de l’image
infrarouge du 02/07/95 à
16h30 UTC et des ellipses
caractérisant les systèmes
nuageux suivis par
l’application Isis.
CARACTERISTIQUES DES SCME

sur 2723 trajectoires

propagation des systèmes


convectifs :
 vers le Nord-Est

vitesse des systèmes convectifs :


 entre 20 et 30 km/h
DISTRIBUTION DE 4 PARAMETRES DESCRIPTIFS DES
TRAJECTOIRES DES SCME
CARACTERISTIQUES DES SCME

 durée de vie :
– entre 5 et 8 heures
 instant de déclenchement :
– le plus souvent en début d’après-midi
– existence d’un palier en deuxième partie de nuit et début de
matinée
DENSITE DES DECLENCHEMENTS

Ainsi constituée, cette base de donnée contient des informations générales sur la
trajectoire et l’évolution temporelle de ces systèmes.
L’aboutissement de ces informations, se trouve concentré dans des cartes de densité.
On présente également les premiers résultats concernant la climatologie de ces systèmes.
Les cartes de densité de déclenchements mettent en évidence deux
caractéristiques très importantes.
Sur la densité des trajectoires :
 maximum d’activité à proximité des reliefs
 trajectoires principalement continentales et direction prépondérantes SW-NE
CARTE DE DENSITE DES DECLENCHEMENTS

Morel-Sénési 1999
INTERPRETATION

 Sur 4813 trajectoires débutant de façon simple

 déclenchements fortement corrélés avec l’orographie


 beaucoup de déclenchements sur la Mer Méditerranée en automne
 très peu de déclenchements sur l’Océan Atlantique
CARTE DE DENSITE DES DECLENCHEMENTS

Morel-Sénési 1999
INTERPRETATION

 Sur 815 trajectoires débutant de façon simple et


dépassant 50 000 km2

 décalage de certains maxima


 déclenchements de gros systèmes sur les régions de plaine
et sur mer
CARTE DE DENSITE DES TRAJECTOIRES

Morel-Sénési 1999
INTERPRETATION

 sur 4813 trajectoires débutant de façon simple

 trajectoires principalement continentales

 maximum d’activité à proximité des reliefs


CONCLUSION

 Le cycle diurne de l’activité convective est clairement mis en


évidence.

 Le chauffage diurne n’est pas la seule source de déclenchements


des SCME.

 L’étude des lieux de déclenchement fait apparaître qu’il s’agit de


systèmes continentaux dont le déclenchement est fortement lié au
relief.
REFERENCES

 Morel & Sénési, 2001:


A climatology of mesoscale convective systems over europe using
satellite infrared imagery. Part II: Characteristics of European
mesoscale convective systems.
Q. J. Roy. Meteor. Soc./, 128, p 1973-1995

Vous aimerez peut-être aussi