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Gervaise et Coupeau : Destin tragique en Zola

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Français :

Chap 1
extrait :p.45-46: à partir de “une jeune voix jeune et gaie lui fit quitter la fenêtre” (dernière ligne
p.45) jusqu'à fin de la page 46 => 1ère discussion entre Coupeau et Gervaise dans le livre
explications : Gervaise a attendu Lantier toute la nuit, elle pleure, commence à sangloter. Coupeau,
un zingueur arrive et tente de réconforter Gervaise. Ce n’est pas la première fois que les personnages
semblent se rencontrer (ils ont l’air de se rencontrer), pourtant c’est la première fois dans le livre.
Discussion entre les 2 personnages => parle de l’absence de Lantier. Coupeau tente de rassurer
Gervaise en lui disant que Lantier a peut-être “passé la nuit avec des amis à dire du mal de cette
crapule de Bonaparte”. Gervaise tente tout de même de garder la tête haute en affirmant qu’elle sait
très bien où est Lantier.
Extrait intéressant puisqu’introduit dès le début la relation qu’auront Gervaise et Coupeau : “elle
était une belle et brave femme, elle pouvait compter sur lui, le jour où elle serait dans la peine” =>
traduction, quand Lantier ne sera plu là lui sera là. Phrase suivante (et dernière de notre extrait) :
“Gervaise, dès qu’il se fut éloigné, se remit à la fenêtre” => elle est déjà dans la peine en vérité, elle
ne le dit juste pas et tente de le montrer le moins que possible. Le lecteur à la 2nd lecture se rend
alors compte qu’un amour entre les 2 personnages étaient d’emblée prévisible ⇒ le livre s’ouvre sur
Gervaise, seule, pleurant, et étant dans la peine et on nous annonce que Gervaise “pouvait compter’
sur lui, le jour où elle serait dans la peine”.
problématique : En quoi cet extrait présage-t-il une relation particulière entre les personnages de
Gervaise et Coupeau ?
Réponse :
I) Un personnage marquant dans la vie de Gervaise introduit au moment où Gervaise vit une
humiliation (1ère ligne jusque “ça pique dur, ce matin”)
II) Coupeau et Gervaise, 2 personnages opposés (jusque : “nous avons nos chagrins comme tout le
monde, mon Dieu !”) => perso de Gervaise : forte, courageuse. Coupeau : sens du détails, rassurant.
III) Discours rapporté de Coupeau dévoilant la bonne volonté de Coupeau vis-à-vis de Gervaise et
donc d’un potentiel amour entre eux (fin)

Chap 2
extrait : De “oh ! c’est vilain de boire, dit-elle à demi-voix” jusquà “je mourrais volontier dans mon lit,
chez moi”
explications :
problématique : Quelles représentations du peuple ouvrier nous offre Zola ?
Réponse :
I. Une esthétique réaliste
A. Le registre réaliste
B. Une langue populaire et argotique
II. Un peuple ouvrier valorisé
A. Des personnes. moraux et modestes
B. Des personnes. littéraires à part entières
III. Des personnages victimes des déterminismes sociaux
A. Le naturalisme, étude scientifique des déterminismes sociaux ?
B. Un destin tragique
Chap 3
extrait : 8e paragraphe, arrivée à la mairie et mariage de Gervaise et Coupeau
explications : Gervaise, Coupeau et les invités arrivent bien en avance à la mairie, malheureusement
le maire est en retard. Le narrateur poursuit donc avec une critique opposant le monde ouvrier et
bourgeois. En effet le maire est traité de “fainéant” étant donné qu’il arrive en retard, sûrement “à
cause de sa blonde” tandis que le couple ouvrier est bien en avance. De plus, une fois le maire
présent, il célèbre en priorité 3 noces bourgeoise avant d’accorder un mariage éclair à Gervaise et
Coupeau. Ces derniers se crurent “volés d’une bonne moitié de la cérémonie”. Ce n’est pas tout, “il
faillirent ne pas être mariés” car le garçon d’honneur était parti fumer la pipe. Les papiers finissent
par être signés, Gervaise écrit son nom “en lettre boiteuse” tandis que Coupeau, qui ne sait pas
écrire, se limite à une croix. Ainsi leur mariage est bien représenté comme futil (il passe après les
autres et est bâclé) et comme peu prometteur (les bases du mariage sont fragile, comme l'écriture
de Gervaise)
problématique : Mariage qui annonce le futur bancale du couple + critique bourgeoisie

Chap 4 bettina + lisa


extrait : p167, de “Gervaise, tranquillisée (…)” à “(...) sa fenêtre”
explications/contexte : Gervaise et Coupeau sont en pleine ascension sociale et financière. Ils ont un
enfant = Nana.
Coupeau travaille sur un toit (il est ouvrier), Nana l’appelle ce qui le déstabilise ⇒ Coupeau tombe du
toit.
problématique : En quoi cet extrait met en avant la fatalité du destin d’une famille ouvrière pourtant
en pleine ascension ?
P1 : de “Gervaise tranquillisée …” à “... regarde donc” = une famille heureuse et prospère
P2 : de “La zingueur …” à “...tranquillement sa fenêtre” = apparition d’un fracture = la chute de
Coupeau mise en parallèle avec la chute de leur famille
développement : - la scène se passe sur le toit // ascension financière et prospérité du couple ->
« tranquillisée » « sourire »
- Nana lève la tête -> regarde vers le haut, verticalité du mouvement ( coupeau est au sommet
)
Mais Coupeau en regardant vers le bas pour parler à Nana, entraîne en réalité sa chute -> subversion
du mouvement. Indique donc une rupture.
Corrélation avec la destinée tragique de la famille car Coupeau ne pourra plus travailler donc la perte
de revenu est inévitable —> annonce de la déchéance de la famille.
« comme un chat dont les pattes s’embrouillent » -> à l’origine le chat est associé à l’agilité mais ici
c’est l’inverse -> dynamique naturaliste de zola, ici le chat fait référence au manque d’agilité de
coupeau donc animalisation de la famille ouvrière.
« sans pouvoir se rattraper » -> montre l’impossibilité de la famille à se relever de leur condition.
D’ailleurs parallèle important à faire avec la vieille dame qui regarde la scène et qui referme sa
fenêtre lorsque Coupeau fut tombé -> en fermant la fenêtre elle sait déjà à propos du destin scellé de
la famille.
conclusion : Rigueur de Zola -> notée à la seconde lecture -> le lecteur se rend compte que l’auteur
avait des le début annoncé la déchéance de la famille Coupeau -> le destin fatal est scellé -> prolepse
déguisée.

Chap 5
Extrait : 6ème paragraphe, lorsque les travaux dans la blanchisserie de Gervaise sont terminés.
“L’emménagement a eu lieu tout de suite…”

Explications : impression d’une suspension du temps, Gervaise est fière de sa blanchisserie. Gervaise
connaît enfin un semblant de bonheur ( mot joie). On a l’impression qu’une nouvelle vie commence
pour elle avec l’adjectif “ neuve”. Avec ce passage on a l'impression que plus rien ne peut venir
déranger la gervaise. La description de la blanchisserie est cependant contrastée. La description
donne à l’impression à la fois d’un certain faste…mais le fait que personne ne soit devant sa
devanture contraste avec cette joie de Gervaise. Cela annonce aussi peut être des meilleures
conditions de vie notamment financière ( en vrai non). Mais en tant que lecteur, on sait que ça ne
sera que passager et que Gervaise va sombrer. Malgré tout ce bonheur, Gervaise est encore
préoccupé, en plus pour quelques chose de futil.

problématique : dans quelle mesure l’extrait marque-t-il l’apogée de la vie de Gervaise? ( à la fois psy
et financier)

Chap 6 Maël et Charlotte


Extrait: p.246 de “A partir de cette époque, Virginie reparla souvent de Lantier à Gervaise.” jusqu’à la
fin du paragraphe
Explications: Lantier et Virginie ont emménagé dans la maison de la Goutté d’Or, et Virginie titille
Gervaise en lui parlant de Lantier pour voir si elle a toujours des sentiments pour lui. Elle est
troublée, toujours affectée par ce qu’il s’est passé avec Lantier “comme si cet homme eût laissé là,
sous la peau, quelque chose de lui.” Mais sans se sentir coupable envers Coupeau, elle l’est envers
Goujet avec qui elle partage un “amour inavoué”. Gervaise toujours victime de la tare originelle:
cette fois-ci l’obstacle est l’amour (tout comme sa mère restait avec son père qui la battait) et non
l’alcool ou la paresse, elle n’est plus maîtresse de ses sentiments=> on peut le voir avec la “lente
possession” que Lantier a sur elle et l’emploi du conditionnel “elle aurait voulu” être honnête envers
Goujet (“l’honnêteté est la moitié du bonheur”)
Cela montre que Gervaise est un être passif qui subit les obstacles et ne les combat pas d’où la
dimension fataliste. En effet “ cela se passait très haut en elle” comme si ces sentiments, qui ne sont
donc pas qu’une attraction physique envers un autre homme, étaient ancrés en elle dans sa nature.
Elle est attirée par les choses qui lui font du mal: elle recommence à boire malgré le fait qu’elle ai bu
presque à la mort et elle revient vers Lantier malgré le fait qu’il l’ai abandonné. Elle ne peut pas lutter
contre ses sentiments tout comme elle ne peut pas lutter contre l’alcool, les deux lui faisant du mal.
Problématique: Dans quelle mesure cet extrait montre-t-il que la fatalité du destin de Gervaise ne
repose pas que dans l’alcool?

Chap 7
extrait : fin p.282 à fin p. 284
explications : début = les persos sont autour de la table et chantent des chansons, première sur
l’amour, après c’est comique, ils passent tous un bon moment. = apogée de l’ascension sociale de
Gervaise, situation parfaite + aspect sociologique avec les chansons tiré du réel, réalisme // irruption
de Lantier introduit par Virginie qui parallèlement au début de la scène est en train d’observer
Lantier, il est donc re-rentré dans la vie de Gervaise à partir de là ce qui inaugure la pente
descendante qui arrive. Dès que le sujet de Lantier est mis sur la table, les chansons parlent d’alcool
-> prémonitoire du destin tragique de Gervaise
problématique : scène à la fois sociologique + dimension prémonitoire du destin de Gervaise

Chap 8
extrait : fin p 291 à début 292
explications : “ce fut dans les premiers jours de juin”... “cette garce de brunisseuse s'était fichue
d’elle, l’a lui rapporté”
problématique : Comment le souci de rigueur de zola se traduit par le retour de l’évocation de la
malle ?
explication : Dans le chapitre XVII, le personnage de Lantier réapparaît dans la vie de Gervaise, il
s’immisce petit à petit dans son quotidien en se rapprochant par exemple de Coupeau. Lantier est
perçu comme un personnage énigmatique ( son logement reste inconnu) et on doute de sa sincérité.
Au milieu du chap VIII, Lantier emménage chez Coupeau et Gervaise. Lantier emménage avec pour
seule affaire : sa malle qualifiée de trop lourde (pourtant qualifiée de vide au chapitre 1 ->
enrichissement de Lantier ?). Emile Zola insiste bien avec le pronom “ sa”, alors que en réalité c’est
celle de Gervaise et Lantier ( cf chap 1), effet de parallélisme. La malle est qualifiée de “ écorchée,
cassée et tenue par des cordes”. Cela appuie le caractère énigmatique de Lantier, on ne sait pas ce
qu’il a fait depuis tout ce temps avec la malle. De plus, c’est le seul objet qui reste du couple de
Gervaise et Lantier. Aussi, l’aspect de la malle peut renvoyer à leur condition de vie en tant
qu’ouvrier. Cette seul objet a des conséquences sur les personnages ( “Gervaise, (...) devint toute
pale”) -> se rappelle l’abandon vécu par Gervaise au début de l’ouvrage. Gervaise n’a pas digéré la
tromperie et la malle lui renvoie à ses nombreux rêves de voir revenir Lantier avec celle-ci. De plus,
l'évocation cette “garce de brunisseuse” renvoie à la rancoeur qu’elle a gardé. Donc, les effets de
parallélisme induit par la malle permettent aux lecteurs de faire le lien avec le premier chapitre. Une
fois de plus ce détail nous montre le grand soucis de rigueur auquel Emile Zola tient tout au long de
l’Assomoir.

Chap 9
Extrait: fin p.350 « Naturellement, à mesure… » à « Mais Gervaise se trouvait très bien la dedans »
explications : Dès le début de cet extrait, on remarque que les sentiments que traversent Gervaise
(paresse) impactent directement sa boutique. Ainsi, quand la paresse « entre » dans sa vie, la
malpropreté « entre » aussi dans la boutique. La description de cette dernière se porte sur le Champ
lexical de la saleté « crottes, débris, poussières,taches… ». Cela devient donc un endroit insalubre
alors que Gervaise en était si fière et protectrice à l’époque, ce qui montre que sa mentalité à changé
et que la déchéance commence. Ensuite on a la notion de « clientes mortes à l’hôpital » peut être un
présage pour signifier que cette déchéance amène la mort comme ce sera le cas pour ces deux
personnages. De plus Zola mobilise tout l’espace, l’extérieur, l’intérieur, l’établis, le plafond, donc
aucun endroit n’est laissé à l’abandon, l’environnent entier est touché par ce phénomè[Link] Zola
affirme que Gervaise se « trouvait très bien la dedans », elle n’a donc plus d’espoir, la paresse à
gagné et elle ne se bat plus pour son rêve.
problématique : En quoi la description de l’insalubre boutique de Gervaise symbolise son inéluctable
déchéance ?

Chap 10
extrait : “Tous les trois, Coupeau, Gervaise, Nana, restaient pareils à des crins, s’avalant pour un mot,
avec de la haine plein les yeux ; et il semblait que quelque chose avait cassé, le grand ressort de la
famille, la mécanique qui, chez les gens heureux, fait battre les cœurs ensemble. Ah ! Bien sûr,
Gervaise n’était plus remuée comme autrefois, quand elle voyait Coupeau au bord des gouttières, à
des douze et des quinze mètres du trottoir. Elle ne l’aurait pas poussé elle-même ; mais s’il était
tombé naturellement, ma foi ! ça aurait débarrassé la surface de la terre d’un pas grand’chose. Les
jours où le torchon brûlait, elle criait qu’on ne le lui rapporterait donc jamais sur une civière. Elle
attendait ça, ce serait son bonheur qu’on lui rapporterait. À quoi servait-il, ce soûlard ? à la faire
pleurer, à lui manger tout, à la pousser au mal. Eh bien ! des hommes si peu utiles, on les jetait le
plus vite possible dans le trou, on dansait sur eux la polka de la délivrance.

Et lorsque la mère disait : Tue ! la fille répondait : Assomme ! Nana lisait les accidents, dans le
journal, avec des réflexions de fille dénaturée. Son père avait une telle chance, qu’un omnibus l’avait
renversé, sans seulement le dessoûler. Quand donc crèvera-t-il, cette rosse ?”
explications : Après que la famille ait déménagé dans l’appartement du sixième étage, elle connaît
une bonne période puisque Coupeau travaille régulièrement pendant 3 mois et mets de côté l’alcool
tandis que Gervaise travaille aussi chez madame Fauconnier même si elle a été dégradée au statut de
laveuse. Cependant, l’hiver leur est fatal : ils sombrent dans la misère, la violence et l’ivrognerie, ce
qui dégrade leurs relations familiales et aboutit au départ de Nana. Alors que la famille n’a même
plus de quoi manger, ses membres se mangent entre eux “s’avalant pour un mot” et se nourrissent
d’alcool et de violence. Coupeau est alors décrit comme un poids, une enclume plutôt qu’un soutien,
un pilier familial : “un pas grand chose”, “hommes si peu utiles”. Gervaise et Nana vont même jusqu’à
souhaiter sa mort qui résonnerait comme une délivrance : “lorsque la mère disait : Tue ! la fille
répondait : Assomme !”. Zola use à plusieurs reprises du discours indirect libre et cela peut être
interprété comme un avis personnel et une remise en cause du comportement de Coupeau : “À quoi
servait-il, ce soûlard ? à la faire pleurer, à lui manger tout, à la pousser au mal.”, “Quand donc
crèvera-t-il, cette rosse ?”, “Elle ne l’aurait pas poussé elle-même ; mais s’il était tombé
naturellement, ma foi !” : “ma foi !” est par exemple très ambigu : est-ce Gervaise ou Zola qui
s’exprime ? : la famille qui aurait tendance à être soudée devient un champ de bataille verbal, le
théâtre d’une guerre souhaitant la mort de l’ennemi. Mais malgré une chute d’un toit au début du
roman et un accident où il s’est fait écraser par un omnibus, Coupeau ne semble pas enclin à mourir.
problématique : En quoi cet extrait illustre-t-il le “relâchement des liens de la famille” évoqué par
Zola dans la préface de son roman ?

Chap 11
extrait : de “tu ne reconnais pas ce chignon là? murmura Gervaise, étranglée” à “ n’importe, elle
restait joliment fraîche et friande, ébouriffée comme un caniche, et le bec rose sous son grand
coquin de chapeau”
explications : Dans cet extrait, Coupeau et Gervaise reconnaissent Nana dans la foule. Ils insistent sur
son physique, ce qui peut sous-entendre une certaine forme de jalousie de sa beauté : “chignon”
“jolie toilette” “fraîche”. D’un autre côté, maintenant qu’elle a quitté le foyer, on sent une haine
envers Nana : “gueuse” “ébouriffée comme un caniche”. En plus, les parents sont dans le déni,
puisqu’ils pensent avoir élevé Nana dans les meilleures conditions : “Dire que cette gueuse-là avait
eu un vieux rempli d’attentions, et qu’elle était tombée à ce point”. Le propos est paradoxal : ils
plaignent Nana, alors que leur situation n’est guère meilleure.
problématique : En quoi cet extrait reflète-t-il une certaine jalousie de Gervaise et Coupeau face à la
situation de Nana?

Chap 12
extrait : page 481 “Après avoir tué la maman d’un coup de pied”... “Gervaise de nouveau, s'était
accroupie, se songeant plus à tirer le drap, renversée par la vue de ce rien du tout pitoyable, aplati au
fond du lit ; et ses lèvres tremblantes cherchaient des prières.” (fin de la page)
explications : Dans cet extrait, on assiste à l’agonie de Lalie qui succombe aux violences physiques
subies par son père (Bijard). Gervaise est présente et tente de soulager la jeune fille de 12 ans, le
père Bijard, lui ne dit rien. Zola fait une longue description de la condition de Lalie en présentant les
marques de violence présentes sur ses membres qui sont visibles (drap qui glisse). Passage très
émouvant : pitié-injustice-tristesse qu’on ressent à l’égard de Lalie. C’est un extrait adopté sous un
angle dramatique, très théâtralisé. Un parallèle peut être fait entre l’enfance de Gervaise et celle de
Lalie, toutes deux avec un père violent et battu. Mais si Gervaise arrive à y échapper, ce n’est pas le
cas de Lalie qui finit par mourir à l’âge de 12 ans. Cet extrait précède la chute de Gervaise et de
Coupeau dans l’alcoolisme.
problématique : En quoi l’agonie et la mort de Lalie témoigne la destinée du monde ouvrier: une vie
construite dans la violence de son milieu et une mort précoce ?

Chap 13
extrait : “pourtant, Gervaise ayant vu les médecins poser leurs mains sur le torse de son homme,
voulut le tâter elle aussi. Elle s’approcha doucement, lui appliqua sa main sur une épaule. Et elle la
laissa une minute. Mon Dieu! qu’est-ce qui se passait donc là-dedans?(...) Il fallait que ce travail
s’achevât, émiettant, emportant Coupeau, dans le tremblement général et continu de toute la
carcasse”
p.521 (édition prof)
explications : Cet extrait met en scène la mort de Coupeau, déjà dans un état de déchéance. Les
médecins sont venus examiner Coupeau. Gervaise tente un geste, elle pose sa main sur l’épaule de
son mari.
Ca peut être interpréter comme une tentative de renouer avec son mari, de montrer un
rapprochement alors qu’il est déjà en train de mourir, il est très faible. Gervaise alors imite les
médecins et cherche un lien avec la maladie mais c’est aussi un moyen de comprendre ce qui lui
échappe.
Ce geste peut représenter son désespoir et son impuissance. elle veut retrouver son mari et arrêter
le processus de décomposition, comme si elle pouvait influencer le sort de son mari.
Le corps de Coupeau peut-être vu comme une métaphore de la déchéance sociale. Zola symbolise ici
la déchéance par l’alcoolisme (les dégâts sur la société ouvrière parisienne) et la misère : « carcasse »
déshumanise Coupeau, animalisation (avec “travail de taupe” aussi).
Métaphore du travail : lent et inévitable destruction du corps par l’alcoolisme
(supposition) corps tremblant de Coupeau : représentation du désordre et chaos de sa vie
-> l’être entier de Coupeau est détruit par l’alcool.
Gervaise est impuissante face à ce drame : impuissante face à son mari et à la misère de leur
existence.
Geste = aucun effet. cela représente seulement son amour pour Coupeau et sa volonté, mais n’y
peut rien contre le processus de destruction
métaphore de sa propre déchéance (sa mort plus loin dans le chap) : ici spectatrice de la mort de
Coupeau, incapable d’agir alors que tt le chap, essayé de lutter
-> déchéance physique et morale des perso
-> Zola: description du processus de destruction + montre impuissance des individus face au destin et
aux forces (alcoolisme, pauvreté)
problématique : Comment Zola dépeint-il la déchéance physique et morale des personnages à
travers la description du corps de Coupeau?

-> passage interessant car : plusieurs thèmes de l’Assommoir (technique naturaliste de Z):
° fatalité sociale : Coupeau victime de l’alcoolisme et de la misère -> condamné depuis longtemps
par son milieu social. Déchéance physique = continuité des conditions de vie
travail tue Coupeau : destruction de l’homme = conséquence inévitable
° la maladie et la mort : corps tremblant de Coupeau (décrit avec froideur) accentue brutalité du
réalisme. mort et maladie = processus naturels, aboutissement de la vie
° le réalisme : description de la dégradation du corps de Coupeau. processus est décrit comme un
“travail” qui doit s’achever, accentuant l’inévitabilité de la mort

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