Chapitre I : Les processus dans les organisations
1. Qu’est-ce qu’un processus ?
Un processus est un ensemble structuré d’activités visant à
produire un résultat répondant aux besoins d’un client interne ou
externe.
Éléments constitutifs d’un processus :
Entrées : Données ou objets nécessaires au début du
processus.
Sorties : Résultat final produit pour satisfaire le client.
Ressources : Moyens humains, matériels ou immatériels
mobilisés.
Activités : Tâches à exécuter (production, contrôle,
communication).
Acteurs et rôles :
o Acteur : Entité (humaine ou machine) impliquée dans
l’exécution.
o Rôle : Fonction attendue d’un acteur dans une activité.
Objectif : Finalité ou mission à atteindre (ex. qualité,
satisfaction client).
2. Typologie des processus
Les processus sont classifiés en trois grandes catégories :
1. Processus principaux (ou opérationnels) :
o Contribuent directement à la création de valeur pour le
client (exemple : production, vente).
2. Processus de support :
o Fournissent les ressources ou moyens nécessaires
(exemple : gestion des ressources humaines, IT).
3. Processus de pilotage :
o Supervisent les activités des autres processus et
assurent leur alignement avec la stratégie de
l’entreprise (exemple : gestion de la qualité, gestion
des risques).
3. Enchaînements des processus et cartographie
Enchaînement des processus :
Les processus forment une chaîne logique où :
o Les sorties d’un processus peuvent devenir les entrées
d’un autre.
o Les interfaces entre processus sont critiques pour
assurer une bonne fluidité.
Cartographie des processus :
Représentation visuelle de l’ensemble des processus d’une
organisation, avec leurs liens et flux (informations, matières,
etc.).
Objectifs :
o Identifier les inefficacités potentielles.
o Améliorer la collaboration entre processus.
o Faciliter la supervision.
4. L’approche processus et la stratégie organisationnelle
Adopter une approche processus consiste à transformer la
structure organisationnelle en mettant les flux au centre des
activités, et non les départements.
Objectifs de l’approche processus :
Satisfaction client : Répondre efficacement aux besoins
internes et externes.
Amélioration des relations interservices : Supprimer les silos
organisationnels.
Pilotage des performances : Mesurer, analyser et optimiser
l’efficacité des processus.
Alignement stratégique : Conformité avec des normes
comme ISO 9001.
5. Gestion des processus métiers (BPM)
Le BPM est une approche méthodique pour identifier, concevoir,
exécuter, surveiller et améliorer les processus métiers.
Étapes d’un projet BPM :
1. Identifier et cartographier les processus :
o Décrire les flux, acteurs et ressources impliqués.
2. Choix et installation d’un BPMS :
o Utiliser un outil logiciel pour automatiser et superviser
les processus.
3. Implémentation progressive :
o Lancer les processus un par un, en priorisant les plus
critiques.
4. Surveillance et amélioration continue :
o Utiliser des indicateurs de performance (KPIs) pour
suivre et ajuster les processus.
6. BPMS et performance organisationnelle
Qu’est-ce qu’un BPMS ?
Le Business Process Management System (BPMS) est une suite
logicielle dédiée à la gestion et à l’optimisation des processus
métiers.
Objectifs principaux :
Automatisation des tâches répétitives.
Réduction des erreurs humaines.
Amélioration de la communication et de la collaboration
interservices.
Suivi en temps réel de la performance des processus.
Comment le BPMS contribue à la croissance des entreprises ?
1. Concentration sur le client : Les processus sont orientés
pour répondre rapidement et efficacement aux attentes.
2. Réduction des coûts : Élimination des inefficacités grâce à
l’automatisation.
3. Flexibilité accrue : Adaptabilité rapide aux évolutions
stratégiques ou réglementaires.
4. Productivité améliorée : Accélération des workflows.
5. Satisfaction des employés : Réduction des tâches répétitives
et valorisation des missions à forte valeur ajoutée.
6. Mesurabilité des résultats : Indicateurs clairs pour évaluer
les performances.
7. Fonctionnalités d’un BPMS
Les principales fonctionnalités d’un BPMS incluent :
1. Modélisation graphique : Création visuelle des processus
pour en faciliter la compréhension.
2. Automatisation : Exécution automatique des flux selon des
règles définies.
3. Surveillance en temps réel : Suivi des indicateurs de
performance pour identifier les inefficacités.
4. Analyse et optimisation : Proposition de solutions basées sur
les performances enregistrées.
5. Intégration avec d’autres systèmes : ERP, CRM, ou outils
collaboratifs.
8. Différences entre BPMS, ERP et Workflow
Aspect ERP Workflow BPMS
Gestion des Automatisation Optimisation
Focus
ressources de tâches globale des flux
Modules
Fonctionnalit Automatisation Gestion complète
standardisés (RH,
és limitée des processus
stocks)
Moindre (modules Spécifique et Très adaptable et
Flexibilité
rigides) local modifiable
Analyse et
Exemples Gestion des Validation
amélioration
d’usage stocks, finances d’une demande
globale
Chapitre II : La Modélisation des Processus d'Affaires
1. Introduction à la Modélisation des Processus
Définition : La modélisation des processus d'affaires consiste à
structurer et représenter les activités d'une organisation à l'aide de
notations graphiques. Elle permet de visualiser l’enchaînement
logique des activités pour une meilleure compréhension et gestion.
Objectifs :
o Documentation : Capturer et organiser les activités pour une
meilleure traçabilité.
o Analyse et réingénierie : Identifier les inefficacités et optimiser les
processus.
o Pilotage des activités : Améliorer la gestion et la coordination des
workflows.
o Gestion de la qualité : Mettre en place des processus conformes aux
normes.
2. Concepts Clés de la Modélisation
2.1 Processus et Activités
Processus : Séquence d'activités orientée vers un objectif.
Activité : Action élémentaire au sein d’un processus.
2.2 Variantes de Processus
Un processus peut inclure des variantes, adaptées à des situations
spécifiques (exemple : processus de paiement avec ou sans contrat
préétabli).
2.3 Processus Générique et Spécialisé
Processus générique : Base abstraite applicable à plusieurs
contextes.
Processus spécialisé : Dérivé du processus générique pour
répondre à des besoins spécifiques.
3. Représentations Graphiques et Cartographie des Processus
3.1 Représentations Principales
Activité : Représente l’ordre logique des tâches.
Flux : Décrit la circulation des informations sans détailler les
activités.
État : Définit les conditions de déclenchement des activités.
3.2 Cartographie des Processus
Définition : Vue d’ensemble graphique des processus d’une
organisation, incluant les relations logiques, les flux de matières,
d’informations et de production.
Objectifs :
o Comprendre le fonctionnement global de l’entreprise.
o Identifier les interactions entre acteurs et processus.
o Détail des étapes (qui, quoi, où, quand, pourquoi).
3.3 Approches pour la Cartographie
1. Approche par macro-processus : Partir des grandes catégories
(pilotage, support, réalisation) et descendre dans le détail.
2. Approche par inputs principaux : Identifier les entrées clés
(commandes clients, réclamations) et cartographier les processus
associés.
4. Standards et Langages de Modélisation
4.1 Raisons d’être des Langages
Formaliser les descriptions.
Uniformiser la communication entre acteurs.
4.2 Principaux Standards
BPMN : Focus sur les workflows, avec des éléments comme
activités, événements, passerelles, et flux séquentiels.
UML : Outil généraliste incluant diagrammes de cas d’utilisation,
d’activités, et de séquences.
IDEF0 : Méthode hiérarchique pour décomposer les processus en
fonctions.
5. Collaboration Inter-Organisationnelle
Exemples de Processus Collaboratifs
1. Vente en ligne :
o Processus impliquant un commerçant et une institution
financière.
o Automatisation des services de vente et distribution.
2. Industrie automobile :
o Ajustements entre un OEM et un fournisseur pour la
conception de pièces.
3. Vente par correspondance (VPC) :
o Processus global avec sous-processus (exemple : vérification
des commandes clients).
6. Outils de Modélisation des Processus
6.1 Catégories d’Outils
1. Bureautiques : Word, Excel, PowerPoint (limités en fonctionnalités
graphiques).
2. Modélisation : Visio, Bizagi Modeler (création et analyse de
modèles).
3. Modélisation et automatisation : Zapier, MS Power Platform
(intégration au SI).
4. Logiciels BPM : Agilium, iGrafx (conception, exécution,
optimisation).
6.2 Fonctionnalités des Logiciels
Création simplifiée de diagrammes avec des bibliothèques de
symboles.
Collaboration via gestion des droits et partage en ligne.
Export des modèles en formats multiples (PDF, PNG, etc.).
Versionnage pour suivre les évolutions des modèles.
Chapitre III : Management des processus métier
1. Critères des processus
Un processus métier est jugé performant lorsqu’il répond aux critères
suivants :
1. Efficacité :
o Mesurée par la qualité des décisions et la réduction des délais
d’exécution.
o Exemple : Un processus de commande efficace réduit le
temps entre la demande client et la livraison.
2. Efficience :
o Réduction des coûts grâce à une gestion optimale des
ressources.
o Exemple : Automatiser des tâches pour diminuer les coûts
salariaux.
3. Relation client :
o Satisfaction accrue du client grâce à des services de qualité.
o Exemple : Simplifier le traitement des réclamations pour
garantir une meilleure expérience utilisateur.
4. Flexibilité :
o Capacité d’adaptation rapide face aux changements
stratégiques, réglementaires ou technologiques.
o Exemple : Modifier un processus de production pour intégrer
un nouveau produit.
2. Étapes de conception des processus
La conception de processus consiste à modéliser, analyser, et améliorer
les workflows pour atteindre les objectifs organisationnels.
Scénarios typiques de conception :
Création d’un nouveau processus (exemple : introduction d’un
service après-vente).
Refonte ou optimisation d’un processus existant (exemple :
réduction des étapes inutiles).
Adoption d’une nouvelle norme ou réglementation.
Intégration de nouveaux outils, comme un système ERP ou CRM.
Principes fondamentaux pour une bonne conception :
1. Standardisation :
o Uniformiser les processus pour garantir cohérence et qualité.
2. Simplification :
o Réduire les tâches redondantes ou inutiles pour diminuer les
délais.
3. Conformité aux normes :
o Respecter les exigences réglementaires ou industrielles.
Étapes détaillées de la conception :
1. Identification et compréhension des processus existants :
o Analyse des flux actuels, des acteurs impliqués, et des
variantes possibles.
o Exemple : Identifier les goulots d’étranglement dans un
processus de production.
2. Modélisation des processus :
o Création de diagrammes pour représenter les étapes, les flux,
et les interactions (exemple : diagramme BPMN).
3. Simulation :
o Tester les scénarios sur un environnement virtuel pour évaluer
les performances.
o Exemple : Simuler un processus de gestion de stock avec
différentes prévisions de demande.
4. Mise en œuvre :
o Déployer le processus en intégrant des outils d’automatisation
ou des indicateurs de performance (KPIs).
3. Simulation des processus
La simulation est une étape critique pour valider et optimiser les
processus avant leur mise en production.
Objectifs :
Évaluer les performances des processus.
Identifier les inefficacités, les goulots d’étranglement, et les
opportunités d’amélioration.
Étapes de simulation :
1. Préparation :
o Définir les scénarios à tester.
o Collecter les données nécessaires (exemple : temps moyen
d’exécution d’une tâche).
2. Exécution :
o Simuler les processus en variant les paramètres (exemple :
augmentation du volume des demandes).
3. Analyse des résultats :
o Documenter les performances des scénarios simulés (coûts,
délais, taux d’erreurs).
o Proposer des ajustements (réduction des étapes, ajout de
ressources, etc.).
4. Automatisation des processus métiers
Définition :
L’automatisation consiste à utiliser des outils technologiques pour réduire
l’intervention humaine dans les tâches répétitives.
Types d’automatisation :
1. RPA (Robotic Process Automation) :
o Robots logiciels qui exécutent des tâches simples et
répétitives.
o Exemple : Automatisation des validations de factures.
2. IPA (Intelligent Process Automation) :
o Combinaison de RPA et d’intelligence artificielle pour gérer des
processus complexes.
o Exemple : Utilisation de l’IA pour analyser des demandes
clients.
3. DPA (Digital Process Automation) :
o Automatisation avancée et intégration complète au système
d’information.
o Exemple : Gestion numérique des flux documentaires.
Avantages de l’automatisation :
Réduction des coûts opérationnels.
Gain de temps grâce à une exécution rapide.
Réduction des erreurs humaines.
Meilleure satisfaction client grâce à des services plus rapides et
précis.
5. Pilotage des processus
Le pilotage est essentiel pour superviser, mesurer et améliorer les
performances des processus.
Dimensions clés du pilotage :
1. Pilotage stratégique :
o Alignement des processus sur les objectifs à long terme.
o Exemple : Adapter un processus de production pour atteindre
un objectif de durabilité.
2. Gestion organisationnelle :
o Supervision des interactions entre différents départements ou
processus.
3. Pilotage opérationnel :
o Résolution des problèmes quotidiens.
o Exemple : Détection et correction d’un retard dans une chaîne
d’approvisionnement.
Outils de pilotage :
1. KPIs (indicateurs clés de performance) :
o Mesurent l’efficacité et l’efficience des processus (exemple :
temps moyen d’exécution, taux d’erreurs).
2. Tableaux de bord :
o Visualisent les performances en temps réel pour une prise de
décision proactive.
Acteurs du pilotage :
Comité de direction : Supervision stratégique.
Responsables fonctionnels : Analyse et amélioration des
performances opérationnelles.
Pilotes de processus : Gestion quotidienne et mise en œuvre des
ajustements nécessaires.
6. Impact du BPMS (Business Process Management System)
Définition :
Le BPMS est un outil logiciel permettant de modéliser, automatiser, et
surveiller les processus métiers.
Fonctionnalités avancées d’un BPMS :
1. Modélisation graphique :
o Représentation visuelle des processus (souvent avec BPMN).
2. Automatisation des workflows :
o Exécution automatique des tâches selon des règles
prédéfinies.
3. Monitoring :
o Suivi des performances en temps réel.
4. Analyse et optimisation :
o Identification des inefficacités et recommandations
d’amélioration.
Bénéfices pour l’entreprise :
1. Flexibilité accrue :
o Adaptation rapide aux changements stratégiques ou
réglementaires.
2. Réduction des coûts :
o Optimisation des ressources et automatisation des tâches
répétitives.
3. Satisfaction client :
o Processus orientés vers les besoins et attentes des utilisateurs
finaux. Chapitre IV : Processus et systèmes
d’information
o 1. Rôle des systèmes d’information (SI) dans les
processus métiers
o Les systèmes d’information (SI) sont des outils fondamentaux
pour structurer, automatiser et optimiser les processus
métiers.
o Composantes d’un SI :
o Ressources matérielles :
o Serveurs, ordinateurs, et équipements réseau nécessaires
pour stocker et traiter les données.
o Ressources logicielles :
o Applications de gestion comme ERP, BPMS, CRM.
o Données :
o Informations collectées, structurées et utilisées dans les
processus métiers.
o Utilisateurs humains :
o Acteurs qui interagissent avec le SI pour piloter ou exécuter
des processus.
o Objectifs d’un SI dans la gestion des processus :
o Centralisation des informations :
o Réduction des silos d’information pour garantir l’unicité des
données.
o Exemples : Une base unique pour gérer les données clients,
stocks, ou fournisseurs.
o Automatisation des tâches :
o Suppression des tâches manuelles répétitives (exemple :
facturation automatique).
o Pilotage des performances :
o Surveillance en temps réel grâce à des tableaux de bord
intégrés.
o Support à la décision :
o Génération de rapports analytiques pour anticiper les
tendances ou résoudre des problèmes.
o 2. Interaction entre SI et processus métiers
o Les SI et les processus métiers sont interdépendants.
o Fonctions principales d’un SI dans les processus :
o Structuration des flux d’information :
o Exemple : Le SI établit une logique de flux entre les
commandes clients, la gestion des stocks et la facturation.
o Accélération des transitions :
o Réduction des délais entre les étapes d’un processus grâce à
des flux numériques.
o Gestion des interactions :
o Coordination des tâches entre différents départements via une
plateforme commune.
o Amélioration continue :
o Analyse des données collectées pour identifier les points
faibles et proposer des ajustements.
o 3. Comparaison entre ERP, BPMS et Workflow
o Critè o BPM o Work
o ERP
res S flow
o Gesti
on
o Gestion
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des
o Obje ale atisati
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o SAP, o Zapier
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Oracle ,
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ERP Nintex
liées Biza
gi
o ERP (Enterprise Resource Planning) :
o Progiciel de gestion intégré qui centralise les données
financières, RH, ou logistiques.
o Exemple : Une entreprise utilise SAP pour gérer ses stocks,
ses commandes clients et sa comptabilité.
o BPMS (Business Process Management System) :
o Outil spécialisé pour la modélisation, l’automatisation, et le
suivi des processus métiers.
o Exemple : Une organisation utilise Appian pour surveiller et
automatiser ses flux de production.
o Workflow :
o Automatisation de tâches répétitives ou spécifiques dans un
processus.
o Exemple : Approvisionnement automatisé avec Nintex pour
valider des commandes.
o
o 4. Fonctionnalités avancées d’un BPMS
o Un BPMS offre des fonctionnalités robustes qui facilitent la
gestion, l’exécution, et l’analyse des processus métiers.
o Modélisation des processus :
o Représentation visuelle des flux d’activités (souvent avec
BPMN).
o Exemple : Création d’un diagramme pour le traitement des
réclamations client.
o Automatisation des workflows :
o Exécution automatique des tâches répétitives basées sur des
règles préconfigurées.
o Exemple : Lancement automatique d’une facture après
validation d’une commande.
o Monitoring en temps réel :
o Suivi des étapes du processus et des indicateurs clés de
performance (KPIs).
o Exemple : Tableau de bord montrant les délais d’exécution, le
taux de succès, et les blocages.
o Analyse prédictive et optimisation :
o Utilisation d’algorithmes pour anticiper les inefficacités et
proposer des solutions.
o Exemple : Identification des étapes critiques dans un
processus de production.
o Intégration multi-systèmes :
o Connexion avec des ERP, CRM ou autres outils pour une
gestion fluide.
o Exemple : Intégration entre un BPMS et Salesforce pour
automatiser les suivis clients.
o 5. Impact des SI sur la performance organisationnelle
o Les SI ont un rôle transformateur pour les organisations
modernes :
o Amélioration de la productivité :
o Les outils automatisent les tâches répétitives, permettant aux
employés de se concentrer sur des missions à forte valeur
ajoutée.
o Réduction des coûts :
o Moins d’erreurs humaines et une meilleure allocation des
ressources.
o Satisfaction client accrue :
o Les processus rapides et fiables augmentent la qualité perçue.
o Prise de décision renforcée :
o Les données collectées et analysées par les SI facilitent des
choix éclairés.
o Adaptabilité et innovation :
o Les SI permettent d’ajuster rapidement les processus aux
besoins changeants du marché.
Chapitre V : Amélioration des processus
1. Objectif de l’amélioration des processus
L’objectif principal de l’amélioration des processus est d’optimiser la
manière dont les activités sont exécutées afin de répondre aux attentes
des clients, aux besoins du marché et aux évolutions stratégiques. Cela
inclut :
Une meilleure gestion des ressources.
Une réduction des inefficacités.
Une amélioration continue des performances.
Approches principales :
Analyse des performances : Identifier les processus faibles ou
inefficaces.
Benchmarking : Comparer les processus à ceux des leaders du
marché pour s’inspirer des meilleures pratiques.
2. Différence entre amélioration continue et réingénierie
Amélioration continue (Kaizen) :
Définition : Introduction de petits changements progressifs dans les
processus pour augmenter la qualité et réduire les inefficacités.
Avantages :
o Faible coût.
o Changements progressifs bien acceptés par les employés.
o Peu de perturbations dans les opérations.
Inconvénients :
o Effets limités à court terme.
o Moins adapté à des transformations majeures.
Réingénierie des processus (Business Process Reengineering -
BPR) :
Définition : Transformation radicale des processus pour répondre à
des objectifs ambitieux.
Avantages :
o Résultats visibles et rapides.
o Réduction significative des coûts et augmentation de la
productivité.
Inconvénients :
o Changement traumatique pour les employés.
o Coût élevé et risque important.
3. Étapes de l’amélioration des processus
Amélioration continue (Cycle de Deming - PDCA) :
1. Plan (Planifier) : Identifier les problèmes et définir des solutions
d’amélioration basées sur des données mesurables.
2. Do (Faire) : Implémenter les solutions de manière limitée ou
expérimentale.
3. Check (Vérifier) : Analyser les résultats pour évaluer l’efficacité des
solutions.
4. Act (Agir) : Appliquer les ajustements nécessaires pour stabiliser
les résultats ou répéter le cycle.
Étapes de la réingénierie des processus :
1. Préparer le changement : Sensibiliser les parties prenantes et
planifier les initiatives.
2. Analyser le processus :
o Identifier les faiblesses (goulots d’étranglement, erreurs de
gestion, etc.).
o Vérifier l’atteinte des KPIs.
3. Concevoir le nouveau processus :
o Modéliser un processus optimisé.
o Tester les performances du processus avec des simulations.
4. Intégrer le processus :
o Former les employés.
o Communiquer les changements aux parties prenantes.
5. Pilotage et évaluation :
o Mettre en place des indicateurs pour surveiller les résultats.
o Appliquer des corrections si nécessaire.
4. Facteurs de succès pour l’amélioration des processus
1. Implication des employés :
o Motivation et participation des collaborateurs à tous les
niveaux.
2. Leadership engagé :
o Soutien fort de la direction pour instaurer le changement.
3. Formation continue :
o Fournir aux employés les compétences nécessaires pour
adopter les nouveaux processus.
4. Suivi régulier :
o Utilisation des indicateurs clés (KPIs) pour mesurer la
performance des processus.
5. Méthodes et outils d’amélioration des processus
Cycle de Deming (PDCA) :
Une méthode cyclique pour structurer l’amélioration continue.
Appliquée pour des problèmes simples ou récurrents.
3. Étapes de l’amélioration des processus (suite)
Amélioration continue (Cycle de Deming - PDCA) :
Le Cycle de Deming ou PDCA (Plan, Do, Check, Act) est une approche
systématique et itérative utilisée pour l’amélioration continue des
processus.
1. Plan (Planifier) :
o Identifier les problèmes existants dans le processus.
o Analyser les causes profondes et collecter des données
pertinentes.
o Développer un plan d’action basé sur des objectifs
mesurables.
2. Do (Faire) :
o Implémenter les solutions proposées à petite échelle (phase
pilote).
o Sensibiliser les équipes et fournir la formation nécessaire.
3. Check (Vérifier) :
o Évaluer l’impact des changements en mesurant les
performances à l’aide de KPIs.
o Comparer les résultats obtenus avec les objectifs fixés.
4. Act (Agir) :
o Standardiser les améliorations si elles sont concluantes.
o Intégrer les changements dans les processus existants et
lancer un nouveau cycle pour d’autres améliorations.
4. Méthodologies et outils d’amélioration
Méthodologies courantes :
1. Lean Management :
o Objectif : Réduire les gaspillages (temps, ressources, efforts)
tout en augmentant la valeur pour le client.
o Techniques : 5S, Kanban, Value Stream Mapping.
2. Six Sigma :
o Objectif : Réduire les variations et atteindre une qualité proche
de la perfection.
o Méthode : DMAIC (Define, Measure, Analyze, Improve, Control).
3. Benchmarking :
o Comparer les processus internes avec ceux des meilleurs
acteurs du marché pour identifier les écarts.
Outils utilisés :
Diagrammes de flux : Identifier les étapes inutiles ou redondantes.
Analyse Pareto : Prioriser les problèmes à traiter en se concentrant
sur ceux ayant le plus grand impact.
Diagramme Ishikawa (causes-effets) : Analyser les causes
profondes des inefficacités.
5. Facteurs de succès dans l’amélioration des processus
Pour garantir une amélioration réussie, les éléments suivants sont
essentiels :
1. Implication des équipes :
o Associer les employés à toutes les étapes pour garantir leur
adhésion.
o Proposer des formations continues pour renforcer leurs
compétences.
2. Support de la direction :
o La direction doit jouer un rôle actif dans le pilotage et le suivi
des initiatives.
o Exemples : Allocation des ressources, validation des priorités.
3. Utilisation des données :
o Les décisions doivent être fondées sur des analyses précises et
des indicateurs fiables.
4. Culture d’amélioration continue :
o Encourager une mentalité où l’on vise toujours à faire mieux,
même après des succès initiaux.
6. Résultats attendus de l’amélioration des processus
L’amélioration des processus génère des bénéfices à plusieurs niveaux :
1. Performance opérationnelle :
o Réduction des délais d’exécution.
o Diminution des coûts opérationnels.
2. Satisfaction client :
o Meilleure qualité des produits ou services.
o Augmentation de la fidélité des clients grâce à une expérience
améliorée.
3. Engagement des employés :
o Collaboration accrue entre les équipes.
o Réduction des frustrations liées aux tâches inefficaces.
4. Compétitivité accrue :
o Capacité à répondre plus rapidement aux évolutions du
marché.
o Adoption des meilleures pratiques industrielles.
7. Comparaison entre amélioration continue et réingénierie
Pour mieux comprendre leurs différences, voici une comparaison claire :
Amélioration Réingénierie des
Critères
continue processus
Nature des Petits ajustements
Transformations radicales
changements progressifs
Coût Faible Élevé
Rapide mais
Impact Lent mais durable
potentiellement risqué
Implication des Forte (collaboration Parfois faible (changements
employés ascendante) imposés)
Amélioration Réingénierie des
Critères
continue processus
Réinventer pour des gains
Objectif Améliorer l’existant
majeurs
8. Cas pratiques d’amélioration des processus
1. Amélioration continue dans une chaîne logistique :
o Problème : Temps d’attente trop long entre la réception et
l’expédition.
o Solution : Optimisation des flux logistiques grâce au Lean
Management (Kanban).
o Résultat : Réduction des délais de 20 %.
2. Réingénierie dans un service client :
o Problème : Mauvaise gestion des réclamations, entraînant une
insatisfaction client.
o Solution : Mise en œuvre d’un BPMS pour automatiser le suivi
des tickets.
o Résultat : Temps de réponse réduit de 50 % et satisfaction
accrue.
Chapitre V : Amélioration des processus
1. Le concept de qualité
La qualité est définie comme l’aptitude d’un produit, système ou
processus à satisfaire les besoins et attentes des clients et des
autres parties intéressées.
Exigences clés de la qualité :
1. Conformité : Respect des spécifications.
2. Prix et délais : Offrir une valeur compétitive dans un temps
raisonnable.
3. Sécurité : Garantir des produits et services sûrs.
4. Qualité interne/externe : Focus sur l’organisation interne et la
satisfaction externe.
2. Méthode Kaizen
Le Kaizen est une méthode japonaise signifiant "changement pour le
mieux". Elle repose sur une amélioration continue et progressive
impliquant tous les niveaux de l’entreprise.
Principes fondamentaux :
1. Amélioration continue (Cycle PDCA) :
o Planifier (Plan) : Identifier les problèmes et proposer des
solutions.
o Réaliser (Do) : Implémenter des changements pilotes.
o Vérifier (Check) : Évaluer l’impact des changements.
o Agir (Act) : Normaliser les améliorations.
2. Elimination des 3 M (Muda, Mura, Muri) :
o Muda (Gaspillage) : Suppression des activités qui n’ajoutent
pas de valeur.
o Mura (Irrégularité) : Équilibrage des flux pour éviter les
variations.
o Muri (Surcharge) : Réduction des efforts excessifs pour
préserver les ressources humaines et techniques.
Outils associés :
5S : Tri, rangement, nettoyage, standardisation, discipline.
Travail en groupe, suggestions des employés, roue de Deming.
3. Norme ISO 9001 et Système de Management de la Qualité
(SMQ)
La norme ISO 9001 est une certification volontaire garantissant la
conformité des processus à des standards internationaux.
Étapes pour l’obtention de la certification :
1. Préparation : Fédérer les collaborateurs et définir les objectifs.
2. Implémentation du SMQ : Appliquer les 7 principes de
management de la qualité (client au centre, leadership, amélioration
continue).
3. Audit : Vérification par un organisme certificateur indépendant.
4. Renouvellement : Réalisation d’audits réguliers pour valider la
conformité.
Structure du SMQ selon le cycle PDCA :
Contexte de l’organisation : Identifier les besoins et attentes des
parties prenantes.
Leadership : Mettre en place des objectifs qualité.
Planification et support : Fournir les ressources et définir les
processus.
Évaluation et amélioration : Suivre la performance et améliorer
continuellement.
4. Total Quality Management (TQM)
Le TQM (Gestion de la qualité totale) est une approche globale axée
sur :
1. La satisfaction client : Répondre voire dépasser les attentes.
2. Mobilisation des employés : Impliquer tous les collaborateurs
dans l’amélioration des processus.
3. Amélioration continue : Identifier et corriger les inefficacités de
manière systématique.
Principes clés du TQM :
1. Orientation client : Focus sur la qualité des produits/services.
2. Engagement du management : Fixer des objectifs qualité clairs et
mobiliser les équipes.
3. Mesure de la performance : Utilisation d’indicateurs clés (KPIs).
4. Partenariats stratégiques : Collaboration avec fournisseurs et
parties prenantes.
Avantages :
Réduction des coûts liés à la non-qualité.
Fidélisation des clients et amélioration de la compétitivité.
5. Six Sigma
Le Six Sigma est une méthode d’amélioration continue centrée sur la
réduction des défauts et des variabilités dans les processus.
Objectifs principaux :
1. Améliorer la qualité des produits et services en limitant les
variations.
2. Identifier les causes fondamentales des inefficacités grâce à des
outils statistiques.
3. Atteindre un niveau de performance proche du "zéro défaut".
Méthode DMAIC :
1. Définir (Define) : Identifier et prioriser les problèmes.
2. Mesurer (Measure) : Collecter les données et évaluer la situation
actuelle.
3. Analyser (Analyze) : Identifier les causes profondes des
inefficacités.
4. Innover (Improve) : Implémenter des solutions et valider leur
efficacité.
5. Contrôler (Control) : Surveiller les résultats pour garantir des
améliorations durables.
Avantages :
Réduction des défauts et amélioration de la satisfaction client.
Standardisation et fiabilité des processus.
6. Intégration BPM et Six Sigma
L’association du BPM (Business Process Management) et de Six Sigma
combine les forces des deux approches :
Six Sigma : Approche analytique pour réduire les variations et
améliorer la qualité.
BPM : Gestion et automatisation des processus dans une
perspective interfonctionnelle.
Avantages de l’intégration :
1. Efficacité accrue : Les processus sont standardisés, analysés et
améliorés.
2. Économie de coûts : Réduction des inefficacités grâce à
l’automatisation.
3. Agilité organisationnelle : Capacité à s’adapter rapidement aux
changements.
4. Retour sur investissement (ROI) : Optimisation de la qualité et
des performances globales.
7. Théorie des Zéros et autres outils d’amélioration
Théorie des Zéros :
1. Zéro défaut : Conformité totale aux exigences.
2. Zéro panne : Maintenance préventive pour éviter les interruptions.
3. Zéro papier : Dématérialisation pour simplifier les flux
d’information.
4. Zéro délai : Livraison rapide des produits et services.
Autres outils d’amélioration :
Diagramme Ishikawa (causes-effets) : Identifier les causes
principales des problèmes.
Diagramme de Pareto : Prioriser les problèmes à résoudre selon
leur impact.
5S : Organisation des espaces de travail pour une meilleure
efficacité.