05 M.pa
05 M.pa
Thème :
Riane Asma
Asma et Naziha
Dédicaces
A ceux qui ont été toujours notre support dans cette vie, ceux qui nous
donnent le courage pour continuer à chaque fois que nous avons
l’impression de reculer… Papa et Maman que DIEU vous protège.
A mes deux frères Ismail et Hamza, qui sont mon exemple de courage et
de persévérance, je leur souhaite beaucoup de réussite et de bonheur
Asma et Naziha
Résumé
Ce travail a porté sur la contribution à la mise en place du système HACCP (analyse
des dangers-points critiques pour leur maitrise) du fromage fondu en portion à la
fromagerie " SARL PROMASIDOR DJAZAIR".
Nous avons effectué des analyses microbiologiques et physico-chimiques des
matières premières et du produit fini, évalué les programmes prés requis mis en place
au niveau de l’entreprise par rapport aux exigences du codex alimentarius et vérifié le
niveau d’application de la démarche HACCP.
Les résultats de notre étude se subdivisent en 3 parties : le premier consiste à un
contrôle analytique démontrant la conformité aux exigences de la norme. La
deuxième partie qui est l’évaluation de la compatibilité de l’entreprise avec les
exigences de la norme ciblées montre que l’entreprise satisfait des degrés élevés de
tous les programmes, ils atteignent 90.04%, chose qui révèle la présence des éléments
encourageants. Cependant, il existe aussi des défaillances qui nécessitent une
intervention. Enfin l’analyse des dangers a permis de déterminer six points critiques
(CCP) à savoir : Stockage, Pesage, Stérilisation, Conditionnement, Filtration et le
nettoyage en place. L’étude de ces CCP était suivie de la détermination des limites
critiques, l’établissement d’un système de surveillance, des actions correctives et des
procédures de vérification et d’enregistrement pour chaque CCP.
Mots clés : HACCP, fromage fondu, contrôle analytique, PRP, CCP, codex
alimentarus.
Abstract
This work focused on the contribution to the establishment of the HACCP system
(analysis of the hazards-points critical for their mastery) of cheese melted in portion at
the cheese dairy "SARL PROMASIDOR DJAZAIR". We carried out microbiological
and physicochemical analyzes of the raw materials and the finished product, evaluated
the required programs set up at the company level in relation to the requirements of
the codex alimentarius and verified the level of application of the HACCP . The
results of our study are divided into three parts: the first consists of an analytical
control demonstrating compliance with the requirements of the standard. The second
part which is the assessment of the company's compatibility with the requirements of
the targeted standard shows that the company satisfies high degrees of all programs,
they reach 90.04%, which reveals the presence of encouraging elements. However,
there are also failures that require intervention. Finally, the hazard analysis identified
six critical points (CCPs): Storage, Weighing, Sterilization, Conditioning, Filtration
and cleaning in place. The review of these CCPs was followed by the establishment of
critical limits, establishment of a monitoring system, corrective actions, and
verification and registration procedures for each CCP.
Key words: HACCP, processed cheese, analytical control, PRP, CCP, codex
alimentarus.
ملخص
وسمض هزا اىعَو عيً اىَسبهَة في إّشبء ّظبً جحييو اىَخبطش وّقطة اىححنٌ اىحشجة (جحييو اىَخبطش -اىْقبط
اىحبسَة ىحَنْهٌ) ٍِ اىججِ اىَزاة في جضء ٍِ ٍْحجبت األىجبُ اىججِ " SARL PROMASIDOR
."DJAZAIR
أجشيْب جحبىيو ٍينشوثيىىىجية وفيضيبئية ميَيبئية ىيَىاد اىخبً واىَْحج اىْهبئي ،وجقييٌ اىجشاٍج اىَطيىثة اىحي
أّشئث عيً ٍسحىي اىششمة فيَب يحعيق ثَحطيجبت اىذسحىس اىغزائي واىححقق ٍِ ٍسحىي جطجيق . HACCP
واْﻗسٍت ّحبئج دساسحْب إىً ثالثة أجضاء :األوه يحنىُ ٍِ عْصش جحنٌ جحيييي يذه عيً االٍحثبه ىَحطيجبت
اىَعيبس .أٍب اىجضء اىثبّي وهى جقييٌ ٍذي جىافق اىششمة ٍع ٍحطيجبت اىَعيبس اىَسحهذف ،فيظهش أُ اىششمة جيجي
دسجبت عبىية ٍِ جَيع اىجشاٍج ،حيث جصو إىً ٍَ ،٪40.09ب ينشف عِ وجىد عْبصش ٍشجعة .وٍع رىل،
هْبك أيضب إخفبﻗبت جحطيت اىحذخو .وأخيشا ،حذد جحييو اىَخبطش سث ّقبط حبسَة :اىحخضيِ ،اىىصُ ،اىحعقيٌ،
اىحنييف ،اىحششيح واىحْظيف في اىَنبُ .وﻗذ أعقت اسحعشاض هزٓ اىْقبط وضع حذود حشجة ،وإّشبء ّظبً
ىيشصذ ،واإلجشاءات اىحصحيحية ،وإجشاءات اىححقق واىحسجيو ىنو ىجْة ٍِ ىجبُ ٍشنالت اىسيع.
اىنيَبت اىَفحبحية ،HACCP :اىججِ اىَعبىج ،اىححنٌ اىححيييي ،CCP ،PRP,اىذسحىس اىغزائي.
Liste des tableaux
Tableau I : caractéristiques du fromage fondu……………………………………………………17
Tableau IV : Germes recherches au niveau des matières premières, produit fini, le personnel et
l’ambiance…………………………………………………………………………………………....33
Tableau VIII : Résultats des analyses microbiologiques des matières premières et le produit fini...42
Tableau XIV : Limites critiques et les actions correctives pour chaque CCP………………………74
Tableau XVI: Modèle de tableau de vérification de mise en œuvre des PRP et des CCP………..83
Liste des figures
Figure 1 : Principes du système HACCP ……………………………………………........................7
Figure 4 : Différents types de fromage selon le taux d’humidité et la méthode d’affinage ………..14
Figure 5 : Procédé de production du fromage fondu………………………………………………19
Figure 6 : Etape de conditionnement du fromage fondu en portion triangulaires……………….20
Figure 7 : Schéma général du protocole expérimental …………………………………………..25
Figure 8 : Séquence logique pour l’application du système HACCP ……………………………..38
Partie pratique
Matériels et méthodes
1. Matériel………………………………………………………………………………….…23
1.1.Matériel biologique………………………………………………………………………..23
1.2. Matériel non biologique …………………………………………………………………24
2. Méthodes …………………………………………………………………………………..24
2.1. Contrôle analytique ………………………………………………………………………..26
2.1.1. Échantillonnage ……………………………………………………………………26
2.1.2. Analyses physico-chimiques ……………………………………………………..27
2.1.2.1.Extrait sec total (EST) ……………………………………………………………….27
2.1.2.2.pH…………………………………………………………………………………….28
2.1.2.3.Matière grasse (MG)………………………………………………………………….28
2.1.2.4.Dureté de l’eau (TH)……………………………………………………………… ..29
2.1.2.5.Titre alcalimétrique (TA)……………………………………………………………..30
2.1.3. Analyses microbiologiques………………………………………………………...31
2.1.3.1.Contrôle de la qualité microbiologique de l’ambiance ………………………………31
2.1.3.2.Contrôle de l’hygiène des mains du personnel ………………………………………31
2.1.3.3.Contrôle des surfaces, du matériel et des locaux …………………………………..32
2.1.3.4.Analyse des matières premières et du produit fini …………………………………32
2.1.3.5.Recherche et dénombrement des germes totaux ………………………………….…33
2.1.3.6. Recherche et dénombrement des coliformes totaux et fécaux …………………….34
2.1.3.7.Recherche des Clostridiums sulfito-réducteurs …………………………………….35
2.1.3.8.Recherche et dénombrement de Staphylococcus aureus ……………………………35
2.1.3.9.Recherche des levures et moisissures………………………….. ……………………36
2.2. Evaluation des taux de satisfaction des programmes pré-requis …………………………..36
2.2.1. Diagnostique de l’état actuel des programmes pré requis au niveau de l’entreprise.36
2.2.1.1.Méthodologie de travail……………………………………………………………….37
2.2.1.2.Calcul du pourcentage de satisfaction ………………………………………………..37
2.3. Contribution à la mise en place du système HACCP pour le produit fromage fondu en
portion…………………………………………………………………………………………..37
Résultats et discussions
Conclusion………………………………………………………………………………………...86
Références bibliographiques
Annexes
Introduction
Introduction
Les dangers liés à la sécurité des aliments peuvent intervenir à n’importe quel stade de
la chaîne alimentaire et nécessitent, par conséquent, une maîtrise sur l’ensemble de la chaîne.
La sécurité des aliments devient ainsi une responsabilité partagée entre tous les acteurs de la
chaîne. A ce moment la démarche « analyse des dangers, points critiques pour leur maîtrise »
(HACCP) vient utiliser en tant qu’outil de gestion de la sécurité sanitaire des aliments, une
approche de maîtrise des points critiques tout au long de la chaîne alimentaire, assurant ainsi
une amélioration de la sécurité sanitaire des aliments. (Richard et Louis, 2013)
1
Introduction
2
République Algérienne Démocratique et Populaire
Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique
Université Blida - 1
Thème :
Riane Asma
Asma et Naziha
Dédicaces
A ceux qui ont été toujours notre support dans cette vie, ceux qui nous
donnent le courage pour continuer à chaque fois que nous avons
l’impression de reculer… Papa et Maman que DIEU vous protège.
A mes deux frères Ismail et Hamza, qui sont mon exemple de courage et
de persévérance, je leur souhaite beaucoup de réussite et de bonheur
Asma et Naziha
Résumé
Ce travail a porté sur la contribution à la mise en place du système HACCP (analyse
des dangers-points critiques pour leur maitrise) du fromage fondu en portion à la
fromagerie " SARL PROMASIDOR DJAZAIR".
Nous avons effectué des analyses microbiologiques et physico-chimiques des
matières premières et du produit fini, évalué les programmes prés requis mis en place
au niveau de l’entreprise par rapport aux exigences du codex alimentarius et vérifié le
niveau d’application de la démarche HACCP.
Les résultats de notre étude se subdivisent en 3 parties : le premier consiste à un
contrôle analytique démontrant la conformité aux exigences de la norme. La
deuxième partie qui est l’évaluation de la compatibilité de l’entreprise avec les
exigences de la norme ciblées montre que l’entreprise satisfait des degrés élevés de
tous les programmes, ils atteignent 90.04%, chose qui révèle la présence des éléments
encourageants. Cependant, il existe aussi des défaillances qui nécessitent une
intervention. Enfin l’analyse des dangers a permis de déterminer six points critiques
(CCP) à savoir : Stockage, Pesage, Stérilisation, Conditionnement, Filtration et le
nettoyage en place. L’étude de ces CCP était suivie de la détermination des limites
critiques, l’établissement d’un système de surveillance, des actions correctives et des
procédures de vérification et d’enregistrement pour chaque CCP.
Mots clés : HACCP, fromage fondu, contrôle analytique, PRP, CCP, codex
alimentarus.
Abstract
This work focused on the contribution to the establishment of the HACCP system
(analysis of the hazards-points critical for their mastery) of cheese melted in portion at
the cheese dairy "SARL PROMASIDOR DJAZAIR". We carried out microbiological
and physicochemical analyzes of the raw materials and the finished product, evaluated
the required programs set up at the company level in relation to the requirements of
the codex alimentarius and verified the level of application of the HACCP . The
results of our study are divided into three parts: the first consists of an analytical
control demonstrating compliance with the requirements of the standard. The second
part which is the assessment of the company's compatibility with the requirements of
the targeted standard shows that the company satisfies high degrees of all programs,
they reach 90.04%, which reveals the presence of encouraging elements. However,
there are also failures that require intervention. Finally, the hazard analysis identified
six critical points (CCPs): Storage, Weighing, Sterilization, Conditioning, Filtration
and cleaning in place. The review of these CCPs was followed by the establishment of
critical limits, establishment of a monitoring system, corrective actions, and
verification and registration procedures for each CCP.
Key words: HACCP, processed cheese, analytical control, PRP, CCP, codex
alimentarus.
ملخص
وسمض هزا اىعَو عيً اىَسبهَة في إّشبء ّظبً جحييو اىَخبطش وّقطة اىححنٌ اىحشجة (جحييو اىَخبطش -اىْقبط
اىحبسَة ىحَنْهٌ) ٍِ اىججِ اىَزاة في جضء ٍِ ٍْحجبت األىجبُ اىججِ " SARL PROMASIDOR
."DJAZAIR
أجشيْب جحبىيو ٍينشوثيىىىجية وفيضيبئية ميَيبئية ىيَىاد اىخبً واىَْحج اىْهبئي ،وجقييٌ اىجشاٍج اىَطيىثة اىحي
أّشئث عيً ٍسحىي اىششمة فيَب يحعيق ثَحطيجبت اىذسحىس اىغزائي واىححقق ٍِ ٍسحىي جطجيق . HACCP
واْﻗسٍت ّحبئج دساسحْب إىً ثالثة أجضاء :األوه يحنىُ ٍِ عْصش جحنٌ جحيييي يذه عيً االٍحثبه ىَحطيجبت
اىَعيبس .أٍب اىجضء اىثبّي وهى جقييٌ ٍذي جىافق اىششمة ٍع ٍحطيجبت اىَعيبس اىَسحهذف ،فيظهش أُ اىششمة جيجي
دسجبت عبىية ٍِ جَيع اىجشاٍج ،حيث جصو إىً ٍَ ،٪40.09ب ينشف عِ وجىد عْبصش ٍشجعة .وٍع رىل،
هْبك أيضب إخفبﻗبت جحطيت اىحذخو .وأخيشا ،حذد جحييو اىَخبطش سث ّقبط حبسَة :اىحخضيِ ،اىىصُ ،اىحعقيٌ،
اىحنييف ،اىحششيح واىحْظيف في اىَنبُ .وﻗذ أعقت اسحعشاض هزٓ اىْقبط وضع حذود حشجة ،وإّشبء ّظبً
ىيشصذ ،واإلجشاءات اىحصحيحية ،وإجشاءات اىححقق واىحسجيو ىنو ىجْة ٍِ ىجبُ ٍشنالت اىسيع.
اىنيَبت اىَفحبحية ،HACCP :اىججِ اىَعبىج ،اىححنٌ اىححيييي ،CCP ،PRP,اىذسحىس اىغزائي.
Liste des tableaux
Tableau I : caractéristiques du fromage fondu……………………………………………………17
Tableau IV : Germes recherches au niveau des matières premières, produit fini, le personnel et
l’ambiance…………………………………………………………………………………………....33
Tableau VIII : Résultats des analyses microbiologiques des matières premières et le produit fini...42
Tableau XIV : Limites critiques et les actions correctives pour chaque CCP………………………74
Tableau XVI: Modèle de tableau de vérification de mise en œuvre des PRP et des CCP………..83
Liste des figures
Figure 1 : Principes du système HACCP ……………………………………………........................7
Figure 4 : Différents types de fromage selon le taux d’humidité et la méthode d’affinage ………..14
Figure 5 : Procédé de production du fromage fondu………………………………………………19
Figure 6 : Etape de conditionnement du fromage fondu en portion triangulaires……………….20
Figure 7 : Schéma général du protocole expérimental …………………………………………..25
Figure 8 : Séquence logique pour l’application du système HACCP ……………………………..38
Partie pratique
Matériels et méthodes
1. Matériel………………………………………………………………………………….…23
1.1.Matériel biologique………………………………………………………………………..23
1.2. Matériel non biologique …………………………………………………………………24
2. Méthodes …………………………………………………………………………………..24
2.1. Contrôle analytique ………………………………………………………………………..26
2.1.1. Échantillonnage ……………………………………………………………………26
2.1.2. Analyses physico-chimiques ……………………………………………………..27
2.1.2.1.Extrait sec total (EST) ……………………………………………………………….27
2.1.2.2.pH…………………………………………………………………………………….28
2.1.2.3.Matière grasse (MG)………………………………………………………………….28
2.1.2.4.Dureté de l’eau (TH)……………………………………………………………… ..29
2.1.2.5.Titre alcalimétrique (TA)……………………………………………………………..30
2.1.3. Analyses microbiologiques………………………………………………………...31
2.1.3.1.Contrôle de la qualité microbiologique de l’ambiance ………………………………31
2.1.3.2.Contrôle de l’hygiène des mains du personnel ………………………………………31
2.1.3.3.Contrôle des surfaces, du matériel et des locaux …………………………………..32
2.1.3.4.Analyse des matières premières et du produit fini …………………………………32
2.1.3.5.Recherche et dénombrement des germes totaux ………………………………….…33
2.1.3.6. Recherche et dénombrement des coliformes totaux et fécaux …………………….34
2.1.3.7.Recherche des Clostridiums sulfito-réducteurs …………………………………….35
2.1.3.8.Recherche et dénombrement de Staphylococcus aureus ……………………………35
2.1.3.9.Recherche des levures et moisissures………………………….. ……………………36
2.2. Evaluation des taux de satisfaction des programmes pré-requis …………………………..36
2.2.1. Diagnostique de l’état actuel des programmes pré requis au niveau de l’entreprise.36
2.2.1.1.Méthodologie de travail……………………………………………………………….37
2.2.1.2.Calcul du pourcentage de satisfaction ………………………………………………..37
2.3. Contribution à la mise en place du système HACCP pour le produit fromage fondu en
portion…………………………………………………………………………………………..37
Résultats et discussions
Conclusion………………………………………………………………………………………...86
Références bibliographiques
Annexes
Introduction
Introduction
Les dangers liés à la sécurité des aliments peuvent intervenir à n’importe quel stade de
la chaîne alimentaire et nécessitent, par conséquent, une maîtrise sur l’ensemble de la chaîne.
La sécurité des aliments devient ainsi une responsabilité partagée entre tous les acteurs de la
chaîne. A ce moment la démarche « analyse des dangers, points critiques pour leur maîtrise »
(HACCP) vient utiliser en tant qu’outil de gestion de la sécurité sanitaire des aliments, une
approche de maîtrise des points critiques tout au long de la chaîne alimentaire, assurant ainsi
une amélioration de la sécurité sanitaire des aliments. (Richard et Louis, 2013)
1
Introduction
2
Partie bibliographique
3
Partie bibliographique
2. Le système HACCP :
2.1. Définition :
HACCP est l’acronyme de Hasard Analysis Critical Control Point. En français, il s’agit d’un système
d’analyse des dangers- points critiques pour leur maitrise. Il peut être défini comme une démarche
structuré permettant de recevoir et de concevoir l’assurance d’un produit alimentaire (Boutou, 2011).
Le système HACCP, en tant qu’outil de gestion de la sécurité sanitaire des aliments, utilise une
approche de maîtrise de points critiques pendant la transformation des produits afin de prévenir les
problèmes de sécurité sanitaire des aliments. Ce système, qui s’appuie sur des bases scientifiques,
identifie de façon systématique les dangers spécifiques et les mesures pour leur maîtrise afin
d’assurer la sécurité sanitaire des aliments. Le HACCP est basé sur la prévention et réduit la
dépendance des inspections et des tests sur les produits finis (FAO, 2001). Le système met l'accent
sur la maîtrise du procédé le plus en amont possible dans le système de transformation en utilisant
4
Partie bibliographique
des techniques de maîtrise ponctuelle ou de contrôle permanent aux points critiques (Benzouai,
2006).
Cet outil, s’applique à tous les organismes de la chaine alimentaire du producteur primaire jusqu’au
consommateur, peu importe leur taille et la complexité de leurs opérations.
Le système HACCP est devenu synonyme de sécurité sanitaire des aliments. Il est reconnu à travers
le monde en tant qu’approche systématique et préventive pour maîtriser des dangers biologiques,
chimiques et physiques par l’anticipation et la prévention, plutôt que par l’inspection et les analyses
sur le produit fini. (Levrey, 2002)
Le système HACCP de gestion des problèmes de sécurité sanitaire des aliments est né à partir de
deux grandes idées. La première étape est associée à Deming, dont les théories sur la gestion de la
qualité sont largement reconnues pour leur majeure à l’amélioration de la qualité des produits
japonais pendant les années 50.
Docteur Deming et d’autres chercheurs ont développé des systèmes de gestion de la qualité totale
(Total Quality Management TQM) qui mettent en application une approche permettant d’améliorer
la qualité pendant la production tout en abaissant les coûts. (FAO, 2001)
La deuxième étape est le développement du concept HACCP. Celui-ci a été mis au point pendant les
années 60 par les pionniers qui sont la Société Pillsbury, l’armée des États Unis d’Amérique et son
administration de l’aéronautique et de l’espace (NASA), dans le cadre d’un effort de collaboration
pour la production d’aliments sains pour les astronautes. À cet effet, la Société Pillsbury a développé
le système HACCP comme système offrant la plus grande sécurité possible tout en réduisant la
dépendance vis-à-vis de l’inspection et du contrôle des produits finis. C'est en 1971, lors d'une
conférence sur la protection des aliments, que la Société Pillsbury présente les principes du HACCP
(Birca, 2009)
À partir des années 80, plusieurs autres sociétés agro-alimentaires ont suivi et adopté cette approche.
En 1985, l’académie nationale des sciences des États-Unis a établi que l’approche HACCP
constituait la base de l’assurance de la sécurité sanitaire des aliments dans l’industrie alimentaire.
Plus tard, plusieurs associations professionnelles, telle que la Commission internationale des
spécifications microbiologiques pour les aliments (ICMSF) et l’Association des hygiénistes du lait,
des aliments et de l’environnement (IAMFES), ont recommandé la généralisation du système
HACCP pour assurer la sécurité sanitaire des aliments (FAO, 2001).
5
Partie bibliographique
2.3. Objectifs :
Le système HACCP est basé sur la prévention et réduit la dépendance des inspections et tests sur les
produits finis, il présente plusieurs avantages et objectifs:
Prévention contre les problèmes relatifs à l’hygiène et à la sécurité et éviter leurs récurrences
en maitrisant les dangers microbiologiques, physiques, chimiques et techniques à toutes les
étapes de production d’une denrée alimentaire. (Featherstone, 2015)
il permet une plus grande participation des employés à la compréhension et à la garantie de la
sécurité sanitaire des aliments, et leur donnant une source de motivation supplémentaire pour
leur travail.
accroitre l’efficacité des processus en les améliorant à tous les niveaux de la chaine de
fabrication : traçabilité, transformation, distribution, risques associés, mesures correctives
(Wereing, 2010).
Orienter la société vers un système de gestion de qualité (ISO9001 et/ou ISO22000). (Taylor,
2001).
2.4. Développement et la mise en œuvre de la démarche HACCP :
Pour l’élaboration du système HACCP, la méthode établie est recommandée au niveau international
par le groupe du travail HACCP du Codex Alimentarius compte 12 étapes. Les cinq premières sont
appelées étapes préliminaires, alors que les étapes suivantes correspondent aux sept principes
HACCP. (Boutou, 2011)
Le système HACCP repose sur les sept principes illustrés dans la figure n°1.
6
Partie bibliographique
Principe 5 : déterminer les mesures correctives à prendre lorsque la surveillance révèle qu’un
CCP donné n’est pas maitrisé.
Principe 6 : appliquer des procédures de vérification afin de confirmer que le système HACCP
fonctionne efficacement.
Principe 7 : constituer un dossier dans lequel figurera toutes les procédures et tous les relevés
concernant ces principes et leur mise en application
Selon les directives du Codex Alimentarius, l’application des principes de la méthode HACCP se fait
selon une démarche en 12 étapes.
L’entreprise de transformation des produits alimentaires devrait s’assurer qu’elle dispose d’experts
et de techniciens spécialisés dans le produit en cause pour mettre au point un plan HACCP efficace.
En principe, elle devrait constituer à cet effet une équipe pluridisciplinaire. (Codex Alimentarius,
2003)
Il est nécessaire de procéder à une description complète du produit, notamment de donner des
instructions concernant sa sécurité d’emploi tel que sa : nature, composition, pourcentage dans le
produit fini, matériaux d’emballage, méthode de transport, les conditions de sa préparation ou de
stockage, ces caractéristiques physicochimiques… (Jeant et al., 2006 ; Wereing, 2010)
Pour un produit fini, on s’attachera à préciser ses caractéristiques générales (composition, volume,
structure, texture, formulation), physicochimiques, la charge microbienne, les traitements subis, le
7
Partie bibliographique
Le but de cette étape est de recueillir des informations fiables sur le produit et sa composition qui
pourront faire l’objet de limites critiques pour les points critiques (Boutou, 2006).
Selon Boutou (2006), cette étape complète la précédente. Elle conduit notamment à la formation des
conditions de stockage, de distribution et d’utilisation du produit par l’utilisateur final, qui peut être
soit le consommateur, soit le transformateur utilisant le produit comme ingrédient.
Cependant, il faut prévoir les utilisations normales du produit à savoir la date limite de
consommation ou de conservation ; les instructions d’utilisation ; les modalités raisonnables
prévisibles d’utilisation inhabituelles ou fautives ; les groupes de consommateurs auxquels le produit
est destiné ; l’adaptation du produit à certaines groupes de consommateurs. (Paster et Wiley, 2007;
Noordhuizen et al., 2008)
Elle conforte les informations dont elle dispose à la réalité existante sur le terrain, dans les ateliers.
La vérification doit s’effectuer sur la totalité des étapes de fabrication, depuis la réception des
matières premières jusqu’à la distribution. (Featherstone, 2014).
Cette vérification doit permettre de se rendre compte de la réalité au quotidien : propreté, ordre,
conception des locaux et de nettoyage des équipements (Bariller, 1997). Cette confirmation peut
conduire à modifier des éléments du diagramme ou des informations qui s’avéreraient inexactes
(Vierling, 2004).
8
Partie bibliographique
Nature du danger :
Identifier les 3 types de danger réels ou potentiels : physiques (corps étrangers : bois, verre,
plastique…), chimiques (pesticides, résidus produits de nettoyage,…) et microbiologiques (bactéries,
virus, toxine,…) que peuvent représenter les matières premières, le procédé et l’utilisation final du
produit. (Quittet et Nellis, 1999)
Causes du danger :
Une cause est une pratique, un facteur, une situation responsable de l’introduction ou de
l’aggravation à un niveau inacceptable, d’un danger à chaque opération.
-Matière: matières et matériaux utilisés et entrant en jeu, et plus généralement les entrées du
processus.
Figure 2: Diagramme d’ISHIKAWA : causes – effets (méthode des 5M) (Ishikawa, 1968)
Il convient d’envisager les éventuelles mesures à appliquer pour maîtriser chaque danger. Plusieurs
interventions sont parfois nécessaires pour maîtriser un danger spécifique et plusieurs dangers
peuvent être maîtrisés à l’aide d’une même intervention. (Blanc, 2006)
9
Partie bibliographique
2.6.7. Étape 7 : Déterminer les points critiques pour la maitrise (CCP) (principe 2)
Un point critique pour la maitrise CCP est une étape, un point, une procédure, un facteur ou un
risque inacceptable dont la maîtrise est essentielle pour prévenir ou éliminer un danger ou pour le
réduire à un niveau acceptable (Jeant et al., 2006). L’identification des points critiques a pour
objectif principal de conduire les opérateurs à développer et à formaliser les mesures préventives,
ainsi que les procédures de surveillance nécessaires aux différents stades de production (Quittet et
Nellis, 1999 ; Federighi, 2009; Boutou, 2006).
2.6.8. Étape 8 : Fixer les seuils critiques pour chaque CCP (principe 3)
Il faut établir pour chaque CCP les limites critiques dont le respect garantit leur maitrise. Une limite
critique est la valeur qui sépare l’acceptable de l’inacceptable au regard de la sécurité du produit.
Parmi les critères choisis, on cite la température, la durée, la teneur en humidité, le pH, le nombre de
microorganismes, ainsi que des paramètres organoleptiques comme l’aspect, la texture, et la
consistance. (FDA, 2007)
2.6.9. Étape 9 : Mettre en place un système de surveillance pour chaque CCP (principe 4)
Ce principe est le moteur des procédures de sécurité alimentaire. C’est un autocontrôle des points
critiques de différentes opérations effectuées par l’entreprise elle-même pour permettre de savoir
l’efficacité des mesures de maitrise et des préventions établies pour diminuer le risque de
contamination, en détectant le plus tôt possible toute déviation par rapport aux mesures de maitrise
mises en place (FDA, 2007)
L’équipe décrit les méthodes de mesures qui permettent de s’assurer que les limites critiques ne sont
pas dépassées et que le CCP est maitrisé. Idéalement, ces systèmes devraient assurer une surveillance
en continu et fournir l’information en temps réel, pour que l’action corrective à entreprendre assure
le retour à la maitrise avant qu’il ne soit nécessaire de séparer ou rejeter le produit. (Quittet et Nelis,
1999).
Des mesure ou actions correctives, sont toute action visant à éliminer la cause d’une non conformité
détectée ou d’une autre situation indésirable (Blanc, 2007). Ce sont des procédures à suivre en cas
de dépassement des limites critiques et ont comme objectif de rétablir la maitrise du CCP (Jund,
2010).
10
Partie bibliographique
Pour pouvoir prouver que le plan HACCP fonctionne correctement, l’équipe HACCP doit mettre au
point des procédures de vérification comme par exemple des testes, des inspections supplémentaires
et des audits. Les modalités de vérification doivent être formalisées et prévoir des dispositions
d’enregistrement des résultats. Ces vérifications doivent viser et conduire à une amélioration du
système. (Bai et al, 2007)
11
Partie bibliographie
Chapitre 2 : Le fromage
1. Historique :
Les premières tentatives de stabilisation thermique des fromages ont été réalisées
autour de 1890 en Allemagne, où trois sociétés ont appliqué le procédé d'appertisation
du fromage à pâte molle. Ces fromages de type camembert en boîtes de conserve
furent l'objet à l'époque d'exportations massives Outre-mer. Quelque temps après aux
Pays-Bas, ce procédé était étendu à des fromages à pâte pressée non cuite, ce qui
permit d'exporter plus d'un million de boîtes de 300 g à partir de 1900. (Roustel,
2014)
Cependant, c’est à deux industriels suisses, W. Gerber et F. Stettler, que fut attribuée
en 1911 la paternité de la fabrication industrielle du fromage fondu à Thun (canton de
Berne), à partir de citrate de sodium et d’emmental. (Eck et Gillis, 1997)
Ce produit est entré dans l’ère industrielle lors de la première guerre mondiale
(1914-1918), grâce à la géniale idée de Laurent Raguin, qui décida de la stériliser et
de la conditionner dans des boîtes de fer blanc, afin d’approvisionner les soldats
envoyés au front. (Roustel 2014)
12
Partie bibliographie
2. Définition:
13
Partie bibliographie
4. Fromage fondu :
4.1. Historique :
Le fromage fondu est un produit de seconde transformation, dont les bases physico-
chimiques ont été mises en évidence au cours des années 1900-1920, n'a pas cessé
d'évoluer tant par les technologies mises en œuvre (développement des traitements
thermiques UHT dans les années 1960, application de la cuisson extrusion...), que par
14
Partie bibliographie
4.2. Définition :
Ces produits issus de la fonte de fromages peuvent être regroupés en sept familles
classées ici par ordre d’apparition sur le marché mondial (Roustel, 2014) :
• Fromage fondu type « coupe » : Moins ferme que le bloc, il n’en est pas pour
autant tartinable. Il contient 3 à 4 fois moins de matière sèche que le précédent, ce qui
le rend plus agréable à la dégustation. L’élasticité, parfois recherchée, n’est pas
toujours souhaitable en raison de la formation de fils qui rendent le conditionnement
délicat sur les machines classiques
15
Partie bibliographie
• Fromage fondu ayant une texture « crème » : Ils possèdent généralement un ratio
caséines sur protéines totales plus faible que les fromages fondus tartinables. Ils
conservent une propriété d’écoulement à température ambiante (caractère visqueux) et
sont généralement conditionnés en barquettes, pots, tubes
• Fromages frais fondus : Ils mettent en œuvre des fromages non affinés. De ce fait,
ils présentent des caractéristiques sensorielles très différentes des autres produits. De
texture tartinable, ils sont généralement de couleur blanche et ont des saveurs plus
lactiques
16
Partie bibliographie
17
Partie bibliographie
Les quantités de nutriments indiquées sont des valeurs moyennes, pouvant varier
selon le type de fromages fondus.
18
Partie bibliographie
19
Partie bibliographie
20
Partie bibliographie
Poudre de lait :
On utilise la poudre de lait entier avec 26% de matière grasse minimum qui est
obtenue par séchage, par procédé de spray, d’un lait naturel de vache indemne de
toutes les maladies contagieuses ou transmissibles à l’homme (Beisson, 2009).
Cheddar :
Ces fromages sont fabriqués à partir de lait pasteurisé mature. En raison du processus
d’acidification, une partie du calcium contenue dans le lait n’est plus présente dans le
coagulum, la teneur du cheddar est donc plus faible que celle du fromage à pate dure,
c’est pour cette raison qu’il se révèle idéal pour la fonte. Le crémage de cheddar est
très difficile voir totalement absent (Andrea et al., 2005).
Beurre :
Eau :
L'humidité des fromages étant généralement faible et puisque l'on incorpore des
poudres, il est absolument nécessaire d'apporter de l'eau au mélange. Celle-ci permet
de solubiliser et de disperser les protéines et d'émulsionner par conséquent la matière
grasse libre (Gliguem et al, 2009). Elle peut être apportée en une ou plusieurs fois à
différents moments de la fabrication mais toujours froide afin d'assurer une quantité
d'eau de condensation constante lors du chauffage. Dans le cas des traitements
thermiques de type stérilisation en Ultra Haute Température (UHT), cette eau est
21
Partie bibliographie
injectée sous forme de vapeur dans un intervalle de 140 à 142°C et sous une pression
de 2,105 à 4,105 Pa (Gliguem et al., 2009).
Les sels de fontes sont des ingrédients de base, qui rentrent dans la fabrication du
fromage fondu. Dans la réglementation française et dans les normes FAO/OMS
(1976), ces sels sont autorisés et utilisés en faible quantité par rapport au fromage
(Annexe III), 3% du poids de la matière première mise en œuvre pour obtenir une
texture homogène.
Ils sont les seuls additifs employés dans la fabrication du fromage fondu. Leurs nom
commercial est « JOHA » (Paquet, 1988). Les principaux sels de fontes qui sont
utilises dans la fabrication du fromage fondu sont classes en 3 grands groupes
(Berger, 2003) : Les citrates (SIN331), les ortho-phosphates (SIN339) et
polyphosphates de sodium (SIN450). Les sels de fonte utilisés dans la fabrication du
fromage fondu sont essentiellement les sels de sodium de l’acide phosphorique et
l’acide citrique (Gupta et al., 1984).
22
Matériel et méthodes Partie expérimentale
Matériel et méthodes
Cette partie portera sur la réalisation du plan de notre projet, qui présente trois principaux
volets à savoir :
Présentation de l’entreprise :
PROMASIDOR est implantée en Algérie depuis 2001, c’est une entreprise de production,
distribution et commercialisation des produits alimentaires de qualité.
1. Matériel:
1.1. Matériel biologique :
23
Matériel et méthodes Partie expérimentale
La fromagerie Berbère utilise des équipements de dernière génération d’où la mise sur le
marché d’une gamme diversifiée de produits, soumis à une charte de qualité dont la rigueur
est alignée sur les normes des spécialistes en fromage fondu les plus réputés au monde.
Les laboratoires de contrôle de qualité de l'entreprise sont dotés de tout le matériel nécessaire
pour la réalisation d’analyses de routine que se soit sur le plan physico-chimique ou
microbiologique. Le matériel, l’appareillage ainsi que les différents composants inclus dans
les analyses sont cités dans l’annexe II.
2. Méthodes :
Dans cette partie, nous avons effectué un ensemble d’analyses et de techniques, et le tous est
illustré dans la figure 7.
24
Matériel et méthodes Partie expérimentale
Extrait sec total (EST)
PH
Analyses Matière grasse (MG)
physicochimiques Humidité Dureté de l’eau (TH)
Titre alcalimétrique (TA)
Germes totaux
Levures et
L’ambiance moisissures
Contrôle
analytique
Germes totaux
Coliformes fécaux
Mains du
Staphylococcus
personnel/ aureus
Surface Levures et
Analyses moisissures
microbiologiques
Germes totaux
Coliformes totaux
Matières Coliformes fécaux
premières, Staphylococcus aureus
Anaérobies sulfito-
Produit fini
réducteurs
Levures et moisissures
25
Matériel et méthodes Partie expérimentale
Pour atteindre nos objectifs, nous avons effectué un stage durant lequel nous avons intégré
l’équipe HACCP de l’entreprise. Nous avons visité et inspecté les lieux de réception des
matières premières, de fabrication, de conditionnement et les laboratoires. Au même temps
nous avons, communiqué avec les responsables et les employés de l’unité, assisté aux
différents tests et analyses effectuées, consulté les fiches techniques et les documents de la
règlementation algérienne et du Codex Alimentarius utilisés.
2.1.1. Échantillonnage :
Les analyses physico chimiques : à partir des matières premières, produit semi-fini et produit
fini.
Les analyses microbiologiques : à partir des matières premières, produit fini, personnel, mure
et sol, matériel et ambiance.
-Des prélèvements ont été faits à chaque réception pour les matières premières rentrant dans
la composition du fromage fondu à savoir la poudre de lait, le beurre, le cheddar (cinq
échantillons de chaque lot)
La poudre de lait par exemple : la surface des sacs contenant la poudre (sac en polyéthylène
de 25kg, doublés, fermés hermétiquement) a été nettoyée avec de l’alcool, l’ouverture des
sacs se fait aseptiquement et les prélèvements sont réalisés à l’aide d’une sonde métallique
stérile en surface et en profondeur, la poudre prélevée est introduit rapidement dans un flacon
stérile à proximité d’une flamme et fermer immédiatement l’ouverture à ‘aide d’un coton
stérile afin d’éviter toute contamination
-De l’eau de procès : l’échantillonnage a été effectué au niveau du robinet de citerne d’eau,
l’orifice de sortie est flambé après désinfection à l’alcool. Après l’ouverture du robinet, on
laisse couler l’eau pendant quelques secondes, puis prélever dans un flacon stérile.
-Du produit semi fini : à chaque préparation (chaque mélange) un échantillon de 30g pour les
analyses physicochimiques.
26
Matériel et méthodes Partie expérimentale
-Du produit fini : chaque 2 heures, un échantillon de 100g à partir de 3 boites différentes pour
les analyses microbiologiques, et environ 10g pour les analyses physicochimiques.
-Des mains de personnel : Appliquer des écouvillons stériles et imbibés de TSE sur la paume
des mains des employés qui ont un contact avec le produit, deux fois par semaine.
Les échantillons destinés aux examens microbiologiques sont toujours effectués dans les
meilleures conditions d’asepsie.
Ces analyses ont pour but de vérifier la qualité intrinsèque du produit qui influence sur la
qualité organoleptique du produit fini en se basant sur les mesures de certaines
caractéristiques et paramètres (voir tableau III).
27
Matériel et méthodes Partie expérimentale
Principe
La matière sèche est exprimée par évaporation d’une quantité déterminée de produit au moyen
d’un appareil balance dessiccateur.
Mode opératoire
Mettre à l’intérieur du dessiccateur réglé à une température de 120°C au préalable, 1.5g pour
un produit solide.
28
Matériel et méthodes Partie expérimentale
Principe :
Mode opératoire :
Principe :
Mode opératoire :
-Fermer le col du butyromètre, ajouter l’acide sulfurique jusqu’à ce que le niveau d’acide
couvre l’échantillon,
29
Matériel et méthodes Partie expérimentale
Principe :
Mode opératoire :
-A l’aide d’une pipette introduire 50ml de l’eau dans une fiole conique de 250ml,
-Si la coloration vire au violet, titrer avec la solution EDTA (Éthylène Diamine Tétra
Acétique) jusqu’au virage au bleu.
Les résultats sont exprimés en unité Farad (F°) en utilisant la formule suivante :
Principe :
Cette technique est basée sur la neutralisation d’un volume d’eau par un acide sulfurique dilué
en présence d’un indicateur coloré.
30
Matériel et méthodes Partie expérimentale
Mode opératoire :
-Coloration rose : procéder à un titrage par une solution d’H2SO4 jusqu’à disparition de la
couleur rose.
Le titre alcalimétrique est exprimé en Farad et est calculé par la formule suivante :
L’analyse de l’aire a été effectuée par la méthode de sédimentation sur milieu solide chaque
semaine, en utilisant des boites de pétri ouvertes, renfermant un milieu de culture standard ou
sélectif (Plat Count Agar PCA, Sabouraud) exposées à l’air dans les endroits sensibles à une
hauteur d’un mètre
-Après une trentaine de minute, voire plus, elles sont incubées à 30-35°C pendant 24h à 48h
pour les bactéries, et 3 à 5 jours à 25°C pour la flore fongique.
31
Matériel et méthodes Partie expérimentale
La méthode la plus simple est utilisée pour le contrôle de l’hygiène des mains appliquée
deux fois par semaine:
Technique d’écouvillonnage : Appliquer des écouvillons stériles et imbibés de TSE sur les
mains des employés puis les ensemencer sur des boites de gélose préalablement préparées.
Les germes recherchés sont :
Les surfaces étant en contact direct avec les aliments doivent être sous surveillance
permanente régulière, la technique utilisée consiste à :
-Prélever à l’aide d’un écouvillon stérile et imbibé de TSE des échantillons sur les surfaces.
-Puis, les ensemencer sur des boites de gélose préalablement préparées et laisser incuber 24h à
37°C. Les germes recherchés sont les mêmes cités précédemment (Contrôle de l’hygiène des
mains du personnel)
Des analyses microbiologiques sont effectuées chaque jour au cours de la production pour le
produit fini. Concernant les matières premières leur analyse ce fait à la réception.
Les germes recherchés pour les différentes analyses microbiologiques sont présentés dans le
tableau IV, les autres germes (Salmonella et Listeria) sont recherchés au niveau des
laboratoires externes.
32
Matériel et méthodes Partie expérimentale
Tableau IV : Les germes recherches au niveau des matières premières, produit fini, le
personnel et l’ambiance.
Germes
Poudre de
Produit fini
Emballage
Ambiance
Personnel
Cheddar
recherchés
Surface
Beurre
Eau
lait
Germes totaux - - + + + + + + +
Coliformes - - + + + + - - -
totaux
Coliformes - + - + + - + + -
fécaux
Staphylococcus + + + - + + + + -
aures
Anaérobies + - + + + - - - -
sulfito-
réducteurs
Levures et + + + - + + + + +
moisissures
Mode opératoire :
À partir de la solution mère, on porte aseptiquement 1 ml dans une boite de pétri vide
préparée à cet usage et numérotée. On complète ensuite avec environ 20 ml de gélose PCA
fondue puis refroidie à 45 ± 1°C. On va faire ensuite des mouvements circulaires et de va-et-
vient en forme de « 8 » pour permettre à l’inoculum de se mélanger à la gélose.
33
Matériel et méthodes Partie expérimentale
On laisse solidifier sur paillasse, puis on rajoute une deuxième couche d’environ 5 ml de la
même gélose. Cette double couche à un rôle protecteur contre les contaminations diverses.
Les boites seront incubées couvercle en bas à 30°C pendant 72h heures avec lecture à
intervalle de 24 heures.
Expression des résultats :
La lecture se fait par comptage des colonies lenticulaires, jaunes ou blanchâtres en masse
compris entre 30 et 300. On multiplie le nombre trouvé par l’inverse de sa dilution. Les
résultats sont exprimés en gramme ou millilitre de produit analysé.
Mode opératoire :
A partir de la dilution mère, on ensemence aseptiquement 1ml dans une boite de pétri vide
préparée à cet usage et numérotée.
Cette opération doit être effectuée en double car :
-La première boite sera incubée à 37°C et sera réservée à la recherche des coliformes totaux.
-La deuxième boite sera incubée à 44°C et sera réservée à la recherche des coliformes fécaux.
On complète ensuite avec environ 15 ml de gélose VRBL fondue puis refroidie à 45±1°C.
34
Matériel et méthodes Partie expérimentale
Mode opératoire :
-Le refroidir dans un bain d’eau à 45°C, Puis, on ajoute une ampoule d’Alun de Fer et une
ampoule de sulfite de sodium.
On met aseptiquement 1 ml de l’échantillon dans des tubes à vis stériles, puis on ajoute
environ 15 ml de gélose VF prête à l’emploi. Enfin on laisse se solidifier sur paillasse
pendant 30 minutes. Incubation à 46°C pendant 48 h.
La gélose Baird-Parker avec jaune d’œuf au tellurite de potassium est un milieu sélectif
utilisé pour la recherche et le dénombrement de Staphylococcus aureus.
35
Matériel et méthodes Partie expérimentale
Mode opératoire :
Incuber à 37 °C pendant 24 h.
Expression des résultats :
Les colonies caractéristiques sont noires, brillantes et convexes et entourées d’une zone claire
qui peut être partiellement opaque.
Mode opératoire :
- Homogénéiser parfaitement.
- Laisser solidifier sur une surface froide. Puis Incuber à 25-30°C pendant 3 à 5 jours.
36
Matériel et méthodes Partie expérimentale
On a diagnostiqué l’état actuel des programmes pré requis de l’entreprise par rapport aux
exigences recommandées par les normes du codex alimentarius en se basant sur un système
de cotation utilisé au niveau de l’usine.
La grille utilisée est constituée principalement de deux colonnes, dans la première figurent les
critères d’évaluation et dans la deuxième l'état de satisfaction de chaque exigence.
Si le critère n’est pas du tout respecté (NS : Non satisfaisant) la cotation sera 0.
37
Matériel et méthodes Partie expérimentale
38
Résultats et discussion Partie expérimentale
Résultats et discussions
Après une série d’analyses sur les matières premières, le mélange et le produit, nous
avons pu consigner un nombre important de résultats. Ils sont classés dans des
tableaux afin d’être conséquemment interprétés.
39
Résultats et discussion Partie expérimentale
D’après le tableau VI, nous constatons que les paramètres mesurés sont conformes
aux normes, ce qui nous renseigne sur le respect des conditions de fabrication, de
transport et de stockage. Donc, on conclu que les matières premières utilisées au
niveau de l’unité Berbère sont de bonne qualité physico-chimique.
En comparant nos résultats obtenus à ceux des seuils exigés par l’entreprise, on
remarque l’augmentation du pH et la diminution de l’EST, cela peut être expliqué par
l’action des sels de fonte, la chaleur et l’ajout de l’eau. Les sels de fonte ont un effet
régulateur sur le pH en augmentant ou en diminuant d’une ou plusieurs unités pH
selon le degré d’affinage du fromage, ce qui représente le pouvoir tampon des sels de
fonte employés.
Les résultats obtenus révèlent une conformité des paramètres. Cela nous renseigne sur
le respect des conditions de fabrication de ce fromage et les quantités des matières
premières utilisées. L’EST augmente au cours de l’affinage suite à une perte d’eau par
le phénomène d’évaporation (où diminution de l’humidité). La teneur en eau est en
relation avec l’extrait sec, et évolue dans le sens inverse.
1.1.4. L’eau :
Le titre alcalimétrique (TA) est égale à 0, cela se traduit par une absence de
carbonates dans l’eau comme le recommande la norme, ce qui démontre le bon
fonctionnement du traitement de l’eau par le charbon actif.
40
Résultats et discussion Partie expérimentale
fécaux
moisissures
D’après le tableau VII, on remarque une absence de tous les germes recherchés. Cette
absence pourrait être la conséquence de la sensibilisation du personnel de l’unité
(sécurité et séance de formation) et au respect des conditions d’hygiène et de
l’application des bonnes pratiques de fabrication.
Les résultats des analyses microbiologiques des matières premières (eau, poudre de
lait, cheddar et beurre) et le produit fini (portion triangulaire) sont représentés dans
le tableau VIII.
41
Résultats et discussion Partie expérimentale
totaux 10/100
ml
fécaux 100ml
A 30°C ml
aureus
sulfitoréducteur ml
moisissures
*: JORA N° 35;1988.
42
Résultats et discussion Partie expérimentale
**: Germes totaux: ISO 4833 /Coliforme totaux et fécaux : NFT90-413 / Streptocoque
: codex alimentarius / Clostridium sulfito-reducteur : NFT 90-415
R : résultats.
N : norme.
1.2.2. Matières premières:
D’après les résultats obtenus, il a été révélé une absence totale des germes
pathogènes. Ce qui permet de conclure que les matières premières utilisées par l’unité
sont de qualité microbiologique satisfaisante.
Selon le tableau VIII, on remarque que nos résultats sont conformes à la norme, alors
ce produit est de bonne qualité microbiologique. L’absence totale des micro-
organismes pathogènes et de contamination est due au traitement thermique appliqué
(stérilisation à une température de l’ordre de 142°C/2s).
Les résultats de l’évaluation des PRP dans toute l’usine sont représentés dans le
tableau suivant, en données chiffrées:
Manutention 4 0 100 0
Matériel 7 0 100 0
43
Résultats et discussion Partie expérimentale
Nettoyage 4 1 80 20
Éclairage 2 0 100 0
Air 4 0 100 0
Eau 7 0 100 0
Déchets 7 0 100 0
Installation 8 0 100 0
sanitaires
Santé et hygiène 6 4 60 40
du personnel
Recyclage 1 0 100 0
Contamination 3 1 75 25
croisée
44
Résultats et discussion Partie expérimentale
Entreposage et transport
Nettoyage
Lutte contre les nuisibles
Santé et hygiène du personnel
-Contamination croisée.
2.1. Synthèse générale de l’évaluation des PRP :
90.04%
100,00%
80,00%
60,00%
40,00% 9.96%
20,00%
0,00%
S NS
Pour aller profondément, on va projeter la lumière sur chaque exigence, afin de mettre
le point sur les défaillances trouvées.
Les résultats du niveau de conformité des locaux et bâtiments sont représentés dans la
figure 10.
45
Résultats et discussion Partie expérimentale
92,30%
100,00%
80,00%
60,00%
40,00% 7,69%
20,00%
0,00%
S NS
La conception des locaux et salles au niveau de l’unité permet d'appliquer les bonnes
pratiques d'hygiène, dont le taux de satisfaction est de 92,30 %. Ceci prouve que
l’usine est conçue d’une manière à permettre d'appliquer ces BPH. Car on remarque
que le bâtiment de production se situe loin de toute source de contamination
environnementale et la structure interne des surfaces qui constituent le bâtiment, tels
que les sols, murs, plafond, jonctions, portes, fenêtres répond aux exigences du codex.
En outre, on trouve que l’environnement de l’usine peut être parfois une source de
nuisibles et les sols sont détériorés dans certaines zones telle que la salle de
production où il favorise la stagnation d’eau, ces anomalies représentent 7,69%.
2.1.2. Manutention :
100%
100%
80%
60%
40%
0%
20%
0%
S NS
46
Résultats et discussion Partie expérimentale
66,66%
70,00%
60,00%
50,00% 33,33%
40,00%
30,00%
20,00%
10,00%
0,00%
S NS
47
Résultats et discussion Partie expérimentale
100%
100%
80%
60%
40%
0%
20%
0%
S NS
D’après la figure 13, on a constaté une satisfaction totale au niveau de cet exigence
dont :
-Les équipements et les contenants associés, sont fabriqués par des matériaux en acier
inoxydable, facile à nettoyer, à désinfecter et même à entretenir afin d'éviter toute
contamination qui peut affecter la sécurité et la salubrité du produit.
-Les équipements sont bien installés et ne sont pas implantés contre les murs.
48
Résultats et discussion Partie expérimentale
80%
80%
60%
20%
40%
20%
0%
S NS
49
Résultats et discussion Partie expérimentale
2.1.6. Éclairage
100%
100%
80%
60%
40%
0%
20%
0%
S NS
2.1.7. Air
100%
100%
80%
60%
40%
0%
20%
0%
S NS
50
Résultats et discussion Partie expérimentale
100%
100%
80%
60%
40%
0%
20%
0%
S NS
D’après la figure 17, on peut noter qu’il y a une satisfaction totale aux exigences :
L’eau utilisée est une eau de ville. Elle passe directement dans les bâches à eau après
elle va subir un traitement. Les eaux traitées sont destinées pour les préparations et le
nettoyage des équipements.
51
Résultats et discussion Partie expérimentale
100%
100%
80%
60%
40%
0%
20%
0%
S NS
Les déchets collectés sont évacuées par le centre d’enfouissement technique (CET)
selon une convention entre le centre et l’entreprise d’une fréquence de 03 fois par
semaine et en cas de nécessité.
Les déchets du laboratoire sont traités avant leur évacuation, après une stérilisation.
52
Résultats et discussion Partie expérimentale
100%
100%
80%
60%
40%
0%
20%
0%
S NS
Les installations sanitaires sont situées à des endroits pratiques où l’accès n’est pas
direct vers la salle de production. Ces installations sont munies de robinet d’eau de
commande au pied avec un savon liquide bactéricide et des papiers hygiéniques des
mains.
Des affiches sont installées rappelant les règles de BPH, des séances de sensibilisation
du personnel sur la méthode de lavage et désinfection des mais sont assurer par
l’équipe HACCP.
53
Résultats et discussion Partie expérimentale
66,66%
70,00%
60,00%
50,00% 33,33%
40,00%
30,00%
20,00%
10,00%
0,00%
S NS
54
Résultats et discussion Partie expérimentale
60%
70%
60%
40%
50%
40%
30%
20%
10%
0%
S NS
-Le personnel de production porte une tenue de travail appropriée fournie par
l’entreprise (charlottes, habits et chaussures).
-Tout le personnel affecté à la manipulation, est tenu de se laver les mains au moins
à chaque reprise de travail, à la sortie des sanitaires et à chaque fois qu’il y a contacte
avec surfaces souillées.
-Il est interdit de fumer, de cracher, de boire et de manger dans les locaux de travail
et de l’entreposage des produits.
-Le suivi de l’hygiène et santé du personnel est assurer par une procédure PRP
hygiène et santé du personnel.
- Toute personne est soumise à une visite médicale lors de recrutement et 2 fois par
an.
-Des affichages rappelant les règles d’hygiène sont affichés dans les zones de
production concernées.
55
Résultats et discussion Partie expérimentale
-Présence d’un cabinet pour les consultations médicales par un médecin de travail.
La société a bien travaillé sur la construction des installations hygiéniques ainsi que
l’organisation des formations sur les bonnes pratiques d’hygiène, de fabrication et de
sécurité au travail mais reste toujours en nombre insuffisant et le comportement de
certains employés peuvent être à l’origine de contaminations des produits,
notamment le port des bijoux.
100%
100%
80%
60%
40%
0%
20%
0%
S NS
Un contrôle de qualité est effectué pour chaque réception en utilisant une fiche de
contrôle à la réception qui permet d’identifier pour chaque produit : le jour et l’heure
de réception, numéro de lot, date de fabrication ; date limite de consommation et les
conditions particulières de conservation. En plus Chaque palette de produits est
identifiée par une fiche palette imprimé par un logiciel (NAVISION) de traçabilité de
production (début et fin de palettisation, code barre, numéro lot, nom du produit, date
fabrication et date limite de consommation).
56
Résultats et discussion Partie expérimentale
100%
100%
80%
60%
40%
20% 0%
0%
S NS
75%
80%
70%
60%
50%
25%
40%
30%
20%
10%
0%
S NS
57
Résultats et discussion Partie expérimentale
D’après la figure 24, on remarque qu’il a été enregistré 25% de non satisfaction de
cette exigence. Cela est due principalement au non respect du principe de la marche
en avant à l’intérieure de l’usine et à l’absence de séparation entre la réception des
matières premières et l’expédition du produit fini dans l’espace et dans le temps.
100%
100%
80%
60%
40%
0%
20%
0%
S NS
58
Résultats et discussion Partie expérimentale
- Identifier tous les problèmes concernant les produits, les procédés et le système.
- Mettre en place des mesures correctives et contrôler les produits non conformes.
La communication entre les membres de l’équipe est assurée par des réunions
planifiées à une fréquence d’une fois par mois. Les membres de l’équipe chargés de la
mise en œuvre du système HACCP et les missions attribuées pour chacun sont
mentionnés dans l’annexe V.
3.2.Description du produit :
La description concerne les matières premières (cheddar, beurre, poudre de lait, sels
de fontes, eau) aussi bien que le produit fini.
Les matières premières et le produit fini sont présentés par une fiche technique
comme représente le tableau n° X.
59
Résultats et discussion Partie expérimentale
-MG(ES) : ≥ 27-28℅
-humidité : ≥ 39℅
-protéine : 23℅
-Salmonelle : absence
Caractéristiques toxicologiques -plomb : 0.10mg/kg du poids à l’état frais
60
Résultats et discussion Partie expérimentale
3.3.Usage prévu :
L’usage prévu est mentionné sur la fiche technique du produit, le fromage fondu qui
est fabriqué est destiné à toute la population sans aucune exception.
61
Résultats et discussion Partie expérimentale
62
Résultats et discussion Partie expérimentale
L’analyse des dangers est nécessaire lors de l’élaboration d’un plan HACCP afin de
cibler les dangers dont l’élimination ou la réduction à des niveaux acceptables est
essentielle pour la production d’aliments sains.
De nature :
De type :
4. Contamination (apport ou présence de danger)
5. prolifération (augmentation du danger)
6. persistance (survie ou non - élimination du danger).
63
Résultats et discussion Partie expérimentale
F : cotation de la fréquence
Les dangers qui ont un IC<27 représente une faible gravité et nécessitent une
sensibilisation, alors que les dangers dont IC>27 représente un risque plus grave
nécessitant une mesure de maitrise.
1 1 3 5
3 9 27 45
5 25 75 125
Zone de gravité
Zone de sensibilisation
64
Résultats et discussion Partie expérimentale
Dans le tableau XII nous avons reporté d’une manière complète la procédure avec
laquelle les dangers ont été examinés ainsi que l’identification de leurs points
critiques (CCP).
65
Résultats et discussion Partie expérimentale
66
Résultats et discussion Partie expérimentale
67
Résultats et discussion Partie expérimentale
68
Résultats et discussion Partie expérimentale
69
Résultats et discussion Partie expérimentale
70
Résultats et discussion Partie expérimentale
71
Résultats et discussion Partie expérimentale
72
Résultats et discussion Partie expérimentale
73
Résultats et discussion Partie expérimentale
CCP N° 1 Stockage
Dans cette étape nous nous somme basés sur des informations de l’unité et autres
informations scientifiques pour déterminer les limites critiques de chaque CCP.
Tableau XIV : les limites critiques et les actions correctives pour chaque CCP
Fiche CCP N° 1 : stockage
74
Résultats et discussion Partie expérimentale
Limites critiques ≤ 5 °C
Validation JORA+codex
Etape Pesage
75
Résultats et discussion Partie expérimentale
Etape Stérilisation
76
Résultats et discussion Partie expérimentale
Maintenance préventive
Responsable de laboratoire
Responsable procès
Etape filtration
77
Résultats et discussion Partie expérimentale
Corrections Recyclage
Etape Conditionnement
Limites critiques T = 70 – 74 °C
78
Résultats et discussion Partie expérimentale
Thermomètre
Corrections Recyclage
Responsable qualité
Étape NEP
Limites critiques /
79
Résultats et discussion Partie expérimentale
Refaire le NEP
Maintenance
Responsable de procès
Responsable de la Maintenance
80
Résultats et discussion Partie expérimentale
Chaque CCP déterminés dans le tableau d’analyse de danger a subi une surveillance
qui consiste à évaluer si les mesures de maitrises correspondantes fonctionnent
comme prévu et comparer les points critiques à des limites critiques. Au-delà de ces
limites, on a mis en œuvre des corrections et des actions correctives.
Les documents de surveillance des CCP sont généralement sous forme de tableaux,
pour le suivi et l’enregistrement de la surveillance.
81
Résultats et discussion Partie expérimentale
comman
de)
La
propreté
des filtres
Lorsqu’une limite critique d’un CCP est dépassée, des corrections et des mesures
correctives doivent être mise en œuvre.
82
Résultats et discussion Partie expérimentale
Les corrections consistent à éliminer une non-conformité du produit, tandis que les
actions correctives visent à traiter la cause de la non-conformité et éviter sa
réapparition.
Afin de démontrer que le niveau de maîtrise est atteint, on doit veiller à la vérification
notamment des PRP et des éléments contenus dans le plan HACCP, pour voir s’ils
sont mis en œuvre et demeurent efficaces et si les niveaux de dangers sont inférieurs
aux niveaux acceptables.
Tableau XVI : Modèle de tableau de vérification de mise en œuvre des PRP et des
CCP
PRP Paramètre Mode de Outils de Fréquence Responsabl Document
/CC s à vérifier vérificatio vérificatio de e de la s relatifs
p n n vérificatio vérification
n
83
Résultats et discussion Partie expérimentale
Le plan HACCP est un document formel qui rassemble les informations clés de
l’étude et recense le détail de tout ce qui pourrait être critique du point de vu de la
gestion de sécurité alimentaire. Dans cette étape on doit former des documents des
différents éléments et décision de plan HACCP, ainsi que le fonctionnement du
système. On compte parmi ces documents :
84
Résultats et discussion Partie expérimentale
- Contrôle et assurance qualité des produits et la gestion de FIFO (first in first out).
85
Conclusion
Conclusion
Notre projet de fin d’étude avait pour objectif la mise en place du système
HACCP au sein de la société « SARL PROMASIDOR DZAIR » de Cheraga. Au
terme de cette étude, nous avons réalisé en collaboration avec l’équipe HACCP, des
analyses microbiologiques et physico-chimiques sur les différentes matières premières
utilisées, le produit fini et l’environnement et nous avons contribué à l’évaluation des
programmes pré-requis selon les exigences du codex alimentarius.
Les PRP demeurent l’assise de base nécessaire pour maintenir tout au long de
la chaîne un environnement hygiénique approprié. Pour cela, notre démarche de
travail a commencé par le diagnostic de l’état des lieux des PRP selon les exigences
du codex alimentarius. Les résultats de l’évaluation de la situation de l’usine ont
montré un pourcentage moyen de satisfaction de 90.04%. Nous avons révélé un
certain nombre de non-conformité pour lesquelles nous avons proposé des actions
correctives qui doivent permettre à l’entreprise de surmonter l’écart constaté par
rapport aux exigences de la norme.
Ces évaluations sont suivies d’une mise à niveau des mesures de maitrise qui
sont fixées pour les CCP mentionnés. De même, des surveillances et des actions
correctives en cas de défaillance sont dressées et enregistrées.
86
Conclusion
87
Références bibliographiques
Abchir. A, 2013 : Optimisation des paramètres de scellage au cours du conditionnement des fromages
frais fondus. Mémoire de Master sciences et techniques en génie des matériaux et des procèdes.
Université Sidi Mohamed Ben Abdellah, Royaume de Maroc
Beisson. G, 2009 : Spécification technique de l’achat public laits et produits laitiers, Paris,
P17.
Benzouai .M, 2006 : « mise en place d’un système de gestion pour l’amélioration de la
qualité, par la maîtrise des procédés, dans l’industrie agroalimentaire » thèse de magistère en
génie industriel, universite el hadj lakhdar batna faculté des sciences de l’ingénieur.
Berger, B. J., English, S., Chan. G et Knodel, M. H., 2003: Methionine Regeneration and
Aminotransferases in Bacillus subtilis, Bacillus cereus, and Bacillus anthracis. Journal of
bacteriology 185, 2418-2431.
Birca A, 2009 : « La sécurité alimentaire et l’analyse des risques en alimentation », Revue de
Génie Industriel, ISSN 1313-8871, Université George Baritiu, Brasov, Roumanie, p5-12
Blanc. D, 2007 : ISO22000 HACCP et sécurité des aliments. Recommandations, outils, FAQ
retours de terrain. 2ème Éd. AFNOR, France, P105-325
Bonne.R, M. Nigel Wright, M. Laurent Camberou M. Franck Boccas, 2005 : « lignes
directrices sur le HACCP, les BPF et BPH pour les PME de l’asean » Ed1, Comité Européen
de Normalisation, 105 pages
Boutou. O., 2006 : Management de la sécurité des aliments de l’HACCP à l’ISO 22000. 2ème
éd. AFNOR, France, p13-26-88
Boutou. Olivier., 2011 : Management de la sécurité des aliments de l’HACCP à l’ISO 22000
2ème édition, page26
Brouting C., Diedhtou Y., et Dieng M, 2005 : Guide des bonnes pratiques d’hygiène :
maître de la qualité dans la transformation laitière. Edition : groupe de recherche et d’échange
technologiques (GRET). Sénégal. P45-60
Bryan F.L, 1992: Hazard analysis critical control point evaluations, a guide to identifying
hazards and assessing risks associated with food preparation and storage. WHO Ed., Geneva,
p. 72.
Chauvel A.M., 1994 : Les outils de résolution de problème, PP 439-476, dans « La qualité
des produits alimentaires : politique, incitation, gestion et contrôle » (2eédition), coordinateur
: multon j. l., ED. TEC ET DOC – Lavoisier, Paris, 754 pages.
Codex alimentarius, 1993 : Lignes directrices pour l’application du système d’analyse des
risques - point critique pour leur maîtrise (HACCP). Supplément 1 au volume 1, section 7.5,
Dispositions générales, 2eme Ed. FAO/OMS Ed., CAC/GL 18-1993, p. 94-102.
Codex alimentarius, 2003 : Manuel sur l’application du système de l’analyse des risques et
points critiques pour leur maîtrise (HACCP) pour la prévention et le contrôle des
mycotoxines. Edition : Agence internationale de l’analyse Atomique / FAO. p25-40
Codex alimentarius, 2005 : Système d'analyse des risques - points critiques pour leur maîtrise
(HACCP) et directives concernant son application. Éd.FAO/OMS. Rome. 29 pages.
Décret exécutif N°10-90 du 10 mars 2010 complétant le décret exécutif n°04-82 du 18 mars
2004 fixant les conditions et modalités d’agrément sanitaires des établissements dont l’activité
et liée au animaux, produit animaux et d’origine animale ainsi que de leur transport (JORA
N°17 du 14/03/2010).
Dupuis C., Tardif R., Verge J., 2002 : Hygiène et sécurité dans l’industrie laitière, PP 526-
573, dans « Science et technologie du lait », Coordinateur : CAROLE L. V., Ed.
Polytechnique, Québec, Canada, 600 pages.
El bouadi. O, 2015 : Contrôle qualité du fromage fondu et la maîtrise de ses défauts PFE. Faculté des
sciences et techniques, Fes. Licence en Sciences et Techniques (LST). Universite Sidi Mohamed Ben
Abdellah.
FAO. 2001 : Manuel de formation sur l’hygiène alimentaire et le système d’analyse des
risques- points critiques pour leur maîtrise (HACCP), système de la qualité des aliments et des
normes alimentaires. Division de l’alimentation et de la nutrition (ROME).page 80-120
Gliguem, H ., Ghorbel. D., Grabielle-madelmont, C., Goldschmidt, B., Lesieur, S., Attia,
H., Ollivon, M., Lesieur. P, 2009: Water behaviour in processed cheese spreads DSC and
ESEM study. J Therm Anal Calorim. p 98 -73- 82.
ISO 1736 2008 : Lait sec et produits à base de lait sec — Détermination de la teneur en
matière grasse — Méthode gravimétrique (Méthode de référence).
Jeantet R., SCHUCK P., et BRULLE. G, 2006 : Science des aliments. Tome 1. Edition :
technique et documentation, Lavoisier. Paris. p 75-160
Jund. A, 2010 : « mise en place du plan de maîtrise sanitaire sur l’ucp du grand sauvoy »,
thèse de master microbiologie faculté des sciences et technologies universite henri poincare
nancy
Larché O, (2016) :Analogues de fromage et produits fromagers sans lait frais, Filière de
production : produits d'origine animale, Techniques de l’Ingénieur, F 6 313 – 1, P51-55,
MAJDI A. (2009).Séminaire sur les fromages AOP et IGP .INT-Ingénieur agronomie ,88pages
Mathew. A B., 2015: « Root Cause Analysis: a step-by-step guide to using the right tool of
therighttime».CRCPress,09Janvier2015, 17p
NF T 90-413 (2014). Norme française : Catalogue des essais sur les denrées alimentaires et
l’environnement.
NF T 90-415 (1985). Norme française : test de l’eau – recherche et dénombrement des spores
de sulfito réducteurs anaérobies et de sulfito réducteurs (clostridia) – méthode générale par la
technique du tube debout
NF V 08- 050. Norme française : relative au dénombrement des coliformes- méthode par
comptage de colonies obtenues à 30°C.
Quittet C., Nelis H., 1999 : HACCP pour PME et artisans : Secteur produits laitiers, tome 1,
Ed. KULEUVEN et Gembloux, Bruxelles, 495 pages.
Richard.P , louis B, 2013 : « présentation de deux méthodes originales visant a faciliter dans
les IAA, la mise en œuvre des bonnes pratiques d'hygiène et de fabrication ainsi que de la
méthode HACCP, tel que définies par le codex alimentarius » Thèse de doctorat en
Pathologie, Toxicologie, Génétique et Nutrition. Université Toulouse 3 Paul Sabatier.
Taylor, E 2001: HACCP in small companies: benefit or burden, Food Control, PP217-222
Tremolière, J., Serville, Y., Jaquot ,R., Dupin, H, 2000: Manuel d’alimentation humaine:
les aliments, les fromage,Tome 2, 8ème Ed. Paris.
XP V 08- 059. Norme relative au dénombrement des levures et moisissures par comptage des
colonies à 25 °C.
Arbre de décision :
Annexe II
Matériel
1. Appareillage
2. Réactifs
Eau de javel
Bouillon TSE "eau physiologique peptone"
PCA
VF
Desoxycholate 1‰
Giolitti contoni
Eau distillée
Tellurite de potassium
Sulfite de sodium
Alun de fer
Annexe III
Tableau : Taux d’incorporation des acides et des sels de fonte (Boutonier, 2002)
(1) Aucune toxicité n’a été démontrée ; aucune DJA (dose journalière admissible)
n’a donc été fixée.
Annexe IV
L’évaluation des PRP dans toute l’usine sont représentés dans le tableau suivant, en données chiffrées:
fini
Produit 5.8 5.6 5.6 39. 41 40 / 1 18 17. / /
fini 4 9 8 7 5
Levures et 29 15 31 0 0 0 0 0 0 4 3 5
moisissures
Entérocoque 0 0 0 / 0 0 0 / /
Clostridium 0 0 0 0 0 0 0 0 0 / 0 0 0
sulfitoréducteur
Levures et / 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
moisissures
Etape Causes Evaluation Mesure de maitrises Arbre de décision PRP/
Type
Nature
Origine
Danger CCP
G F IC Q1 Q2 Q3 Q4
Germes C B Mp -Non respect des BPH 5 1 25 -Sensibiliser les fournisseurs sur les règles O N N / PRP PRP achats et
pathogènes Mo par le fournisseur d’hygiène réception
, levures, Mi -Non respect des -Établir un cahier des charges (cahier de
moisissures conditions de -Effectuer un Contrôle à la réception charge ;
et transport -Demander un bulletin d’analyses/certificat de contrôle à la
mycotoxine -Sol de la réception, conformité au fournisseur réception ;
s les palettes et clacs -prélèvement au hasard fiche
mal nettoyés -Fiche technique des produits technique des
-Emballage dégradé -Refuser le produit -bonne manutention matières
Réception des matières premières
66
de transport réception ;
Bobines P C Mi Bobines non 1 1 1 Effectuer un contrôle visuel à la réception O N N / PRP fiche
d’aluminiu protégées -Respecter les conditions de transport technique des
m Mauvaises conditions -Sensibilisation des fournisseurs sur les BPH matières
, boites et de transport -Établir un cahier des charges avec le premières)
Cartons fournisseur
contaminés
par la
poussière
Germes M B Mp Non respect des 5 2 50 -Respecter les conditions de stockage : O O / / CCP Fiche CCP
à 6°C
: cheddar, beurre, pate pressée
Stockage de la matière première
67
appât
Germes C B Mi Non-respect des 5 1 25 Respecter les conditions de stockage : O N N / PRP PRP stockage
Stockage d’emballage
68
Résidus de P C Ma Rinçage du matériel 1 1 1 Assurer un bon rinçage du matériel après O N O O PRP PRP nettoyage
beurre
ge
Découpa
nettoyage
Broyag Germes C B Ma Non respect d’hygiène 5 2 50 -Respecter le plan de nettoyage et de O N O O PRP PRP nettoyage
e des pathogènes MO du personnel désinfection et désinfection
matière , levures et Nettoyage et Sensibilise r le personnel sur la méthode de PRP hygiène et
s moisissures désinfection du nettoyage et l’hygiène du personnel effectuer santé du
premièr broyeur insuffisant un contrôle analytique de broyeur personnel
es (écouvillonnage) bulletin d’analyse
(chedda Résidus de C C Ma rinçage du broyeur 3 1 9 Respecter le plan de nettoyage et de o n O O PRP PRP nettoyage
r, pate produits de insuffisant désinfection et désinfection
pressée nettoyage
) Corps P P Mo Non respect des BPH 3 1 9 Respecter les BPH o n O O PRP PRP hygiène
étrangers Absence de contrôle Respecter et contrôler l’hygiène du personnel et santé du
organiques du personnel personnel
et
physiques
(poils,
cheveux,
objets
fixes…)
Mélang Germes C B Mo -Non respect des BPH 5 1 25 -Respecter l’hygiène du personnel (porte des O N O O PRP PRP recyclage
e pathogènes / Ma Nettoyage des gants, des charlottes) PRP nettoyage
, Levures et M MP équipements -Respecter le plan de nettoyage et de et désinfection
moisissures insuffisant désinfection des équipements PRP hygiène et
-Addition des produits -Vérification des produits recyclés avant leurs santé du
recyclés contaminés utilisations personnel
-Injection de l’eau -Analyser avant leur utilisation PRP
contaminée -Sensibiliser le personnel sur l’hygiène des Stockage
Préparation des équipements -Maintenir des conditions de
mélanges avec une stockage de la pré-fonte
pré-fonte contaminée -Effectuer un contrôle visuel et
69
microbiologique avant l’utilisation de la pré-
fonte
Résidus de C C Ma Mauvais rinçage de 3 1 9 Respecter le plan de nettoyage et de O N O O PRP
produits de mélangeur désinfection contrôler les eaux de rinçage PRP personnel
nettoyage Fiche de contrôle /bulletin d’analyse PRP nettoyage
Fiche de
contrôle de
CIP
Cadavres P C Mo -Non respect des BPH 3 1 9 -Respecter le nettoyage de l’équipement O N O O PRP PRP nettoyage
d’insectes Mi par le personnel -Couvrir le mélangeur et désinfection
ou corps -Ouverture directe du
étrangers mélangeur sur
(poils, l’extérieur
cheveux,…)
stérilisa Germes P B Me -Non respect des 5 1 25 Maintenir la température de stérilisation o o / / CCP Fiche CCP N°3
tion pathogènes conditions de 142°C pendant 3secondes stérilisation
, levures et stérilisation (temps, -Respecter les paramètres du NEP analyse
moisissures température) microbiologique et physicochimique /bulletin
-NEP non conforme d’analyse
Résidus de p C Ma NEP non conforme 3 1 9 -Assurer l’efficacité du NEP(le dosage et le o o / / CCP
produits de (surdosage des temps de contact)
nettoyage désinfectants et
rinçage insuffisant)
Crémag Germes M B Me -Non respect des 5 2 50 Respecter le barème de crémage : O N O O PRP PRP nettoyage
e pathogènes u conditions de crémage température de 85°C pendant 10 – 15 min et désinfection
, levures et (température et Respecter le temps d’ouverture de l’écrémeur
moisissures temps)
-Ouverture de
l’écrémeur Non
réussite du NEP
Résidus de C C Ma Non réussite du NEP 3 1 9 Assurer l’efficacité du NEP O N O N PRP
produits de
70
nettoyage
Filtratio Germes M M Ma Les filtres contaminés 5 2 50 Respecter le nettoyage et le changement des O N N / Ccp Fiche CCP N°4
n pathogènes u filtre non propres filtres Filtration
, levures et P filtre détérioré -Utiliser des filtres conformes et propres
moisissures
Matériel C C Ma Filtre abimé diamètre 3 1 9 -Sélectionner un matériel agroalimentaire O n n / CCP
non des pores erronés La conforme (inox)
conforme nature de matériel
non conforme
(passage des débris)
corps P P Ma Filtres abîmés 3 1 9 -Assurer un contrôle régulier de l’intégrité des O O / / Ccp
étrangers filtres
(bris -Choisir des filtres dont le diamètre est
métalliques inférieur à 2 mm
, bris de -Changer et nettoyer les filtres
verre…)
5 1 25
Conditi Germes M B Ma Non respect de la Respecter la température de remplissage O O / / CCP FICHE CCP N°5
onnem pathogènes Mi température de (conditionnement) : 70-74°C conditionnem
ent , levures et remplis sage soudure Assurer la protection de l’emballage ent
moisissures non conforme -Nettoyage de la presse
mauvais nettoyage de -Effectuer la maintenance préventive
la presse (corazza) respecter la température de la soudure
trémie de maintenir des couvertures pour les trémies et
conditionneuse réglage des machine
ouverte emballage
non conforme
(aluminium)
Corps P C Mo Non respect des BPH 3 1 9 Respecter les BPH par le personnel O N N / PRP PRP hygiène et
étranger Mi par le personnel Assurer l’étanchéité des portes santé du
organiques absence de couverture Présence de couvertures pour les personnel PRP
(poils de conditionneuse conditionneuses locaux et
cheveux, …. ouverture directe sur Présence de moustiquaires ou des bâtiments
71
) ou l’extérieur destructeurs d’insectes
cadavres
d’insectes
Mise en Germes C B Me Ecrasement des 3 1 9 Effectuer un contrôle visuel du soudage de o n n PRP
boite pathogènes Mo portions portion et leurs dispositions
, levures et Mauvais contrôle des
moisissures boites
Stockag Germes M B Mi Ecrasement de boites 5 1 25 -Maintenir une température de stockage à6°C o n n PRP PRP stockage
e de pathogènes Me entreposées -Eviter la surcharge des cartons et
produit , levures et -Non respect de la -Vérifier l’humidité de la chambre froide conditionnem
s finis moisissures chaîne froide -Respecter le FIFO ent
-Contamination -Identifier le stockage des produits
croisée
NETTOY Germes P B Me Non respect des 3 1 9 -Respecter les plans de nettoyage et de o o CCP Fiche CCP N°6
AGE EN pathogènes paramètres du NEP désinfection NEP
PLACE , levures et (température, temps, -Bon réglage de l’automate programmable
moisissures concentration) sensibilisation de personnel sur la méthode de
nettoyage et nettoyage et de désinfection effectuer un
désinfection dans les contrôle après chaque nettoyage
coins difficile (écouvillonnage)
négligence du
personnelle
Résidus de P C Me -Rinçage insuffisant 3 2 18 -Assurer un bon rinçage des équipements o n n / PRP PRP Nettoyage
produits de des équipements -Respecter les doses des produits de et désinfection
nettoyage -Surdose des produits nettoyage et de désinfection
de nettoyage et de
désinfection
Germes C B Ma -Conduites non 5 1 25 -Assurer un bon nettoyage des bâches d’eau o n o o PRP Fiche
Eau de pathogènes Me conforme -effectuer le bulletin d’analyse physico- d’analyse
procès , levures et -Nettoyage insuffisant chimique et microbiologique d’eau de ville
moisissures des bâches d’eau -Chloration de l’eau
-L’eau de ville
contaminée
72
Métaux C C Ma Eau contaminée 1 1 1 -Bulletin d’analyse de l’eau o n n / PRP Fiche
lourds : d’analyse
plomb,
cadmium
Corps C P Mi Ouverture des bâches 3 1 9 Étanchéité des bâches d’eau o n n / PRP Fiche
étrangers d’eau -Plan de nettoyage d’analyse
Origine des dangers : Mi : Milieu Me : Méthode Mo : Main d’ouvre Ma : Matériel Mp : Matière première
O : oui
N: non
73
Partie bibliographique
3
Partie bibliographique
2. Le système HACCP :
2.1. Définition :
HACCP est l’acronyme de Hasard Analysis Critical Control Point. En français, il s’agit d’un système
d’analyse des dangers- points critiques pour leur maitrise. Il peut être défini comme une démarche
structuré permettant de recevoir et de concevoir l’assurance d’un produit alimentaire (Boutou, 2011).
Le système HACCP, en tant qu’outil de gestion de la sécurité sanitaire des aliments, utilise une
approche de maîtrise de points critiques pendant la transformation des produits afin de prévenir les
problèmes de sécurité sanitaire des aliments. Ce système, qui s’appuie sur des bases scientifiques,
identifie de façon systématique les dangers spécifiques et les mesures pour leur maîtrise afin
d’assurer la sécurité sanitaire des aliments. Le HACCP est basé sur la prévention et réduit la
dépendance des inspections et des tests sur les produits finis (FAO, 2001). Le système met l'accent
sur la maîtrise du procédé le plus en amont possible dans le système de transformation en utilisant
4
Partie bibliographique
des techniques de maîtrise ponctuelle ou de contrôle permanent aux points critiques (Benzouai,
2006).
Cet outil, s’applique à tous les organismes de la chaine alimentaire du producteur primaire jusqu’au
consommateur, peu importe leur taille et la complexité de leurs opérations.
Le système HACCP est devenu synonyme de sécurité sanitaire des aliments. Il est reconnu à travers
le monde en tant qu’approche systématique et préventive pour maîtriser des dangers biologiques,
chimiques et physiques par l’anticipation et la prévention, plutôt que par l’inspection et les analyses
sur le produit fini. (Levrey, 2002)
Le système HACCP de gestion des problèmes de sécurité sanitaire des aliments est né à partir de
deux grandes idées. La première étape est associée à Deming, dont les théories sur la gestion de la
qualité sont largement reconnues pour leur majeure à l’amélioration de la qualité des produits
japonais pendant les années 50.
Docteur Deming et d’autres chercheurs ont développé des systèmes de gestion de la qualité totale
(Total Quality Management TQM) qui mettent en application une approche permettant d’améliorer
la qualité pendant la production tout en abaissant les coûts. (FAO, 2001)
La deuxième étape est le développement du concept HACCP. Celui-ci a été mis au point pendant les
années 60 par les pionniers qui sont la Société Pillsbury, l’armée des États Unis d’Amérique et son
administration de l’aéronautique et de l’espace (NASA), dans le cadre d’un effort de collaboration
pour la production d’aliments sains pour les astronautes. À cet effet, la Société Pillsbury a développé
le système HACCP comme système offrant la plus grande sécurité possible tout en réduisant la
dépendance vis-à-vis de l’inspection et du contrôle des produits finis. C'est en 1971, lors d'une
conférence sur la protection des aliments, que la Société Pillsbury présente les principes du HACCP
(Birca, 2009)
À partir des années 80, plusieurs autres sociétés agro-alimentaires ont suivi et adopté cette approche.
En 1985, l’académie nationale des sciences des États-Unis a établi que l’approche HACCP
constituait la base de l’assurance de la sécurité sanitaire des aliments dans l’industrie alimentaire.
Plus tard, plusieurs associations professionnelles, telle que la Commission internationale des
spécifications microbiologiques pour les aliments (ICMSF) et l’Association des hygiénistes du lait,
des aliments et de l’environnement (IAMFES), ont recommandé la généralisation du système
HACCP pour assurer la sécurité sanitaire des aliments (FAO, 2001).
5
Partie bibliographique
2.3. Objectifs :
Le système HACCP est basé sur la prévention et réduit la dépendance des inspections et tests sur les
produits finis, il présente plusieurs avantages et objectifs:
Prévention contre les problèmes relatifs à l’hygiène et à la sécurité et éviter leurs récurrences
en maitrisant les dangers microbiologiques, physiques, chimiques et techniques à toutes les
étapes de production d’une denrée alimentaire. (Featherstone, 2015)
il permet une plus grande participation des employés à la compréhension et à la garantie de la
sécurité sanitaire des aliments, et leur donnant une source de motivation supplémentaire pour
leur travail.
accroitre l’efficacité des processus en les améliorant à tous les niveaux de la chaine de
fabrication : traçabilité, transformation, distribution, risques associés, mesures correctives
(Wereing, 2010).
Orienter la société vers un système de gestion de qualité (ISO9001 et/ou ISO22000). (Taylor,
2001).
2.4. Développement et la mise en œuvre de la démarche HACCP :
Pour l’élaboration du système HACCP, la méthode établie est recommandée au niveau international
par le groupe du travail HACCP du Codex Alimentarius compte 12 étapes. Les cinq premières sont
appelées étapes préliminaires, alors que les étapes suivantes correspondent aux sept principes
HACCP. (Boutou, 2011)
Le système HACCP repose sur les sept principes illustrés dans la figure n°1.
6
Partie bibliographique
Principe 5 : déterminer les mesures correctives à prendre lorsque la surveillance révèle qu’un
CCP donné n’est pas maitrisé.
Principe 6 : appliquer des procédures de vérification afin de confirmer que le système HACCP
fonctionne efficacement.
Principe 7 : constituer un dossier dans lequel figurera toutes les procédures et tous les relevés
concernant ces principes et leur mise en application
Selon les directives du Codex Alimentarius, l’application des principes de la méthode HACCP se fait
selon une démarche en 12 étapes.
L’entreprise de transformation des produits alimentaires devrait s’assurer qu’elle dispose d’experts
et de techniciens spécialisés dans le produit en cause pour mettre au point un plan HACCP efficace.
En principe, elle devrait constituer à cet effet une équipe pluridisciplinaire. (Codex Alimentarius,
2003)
Il est nécessaire de procéder à une description complète du produit, notamment de donner des
instructions concernant sa sécurité d’emploi tel que sa : nature, composition, pourcentage dans le
produit fini, matériaux d’emballage, méthode de transport, les conditions de sa préparation ou de
stockage, ces caractéristiques physicochimiques… (Jeant et al., 2006 ; Wereing, 2010)
Pour un produit fini, on s’attachera à préciser ses caractéristiques générales (composition, volume,
structure, texture, formulation), physicochimiques, la charge microbienne, les traitements subis, le
7
Partie bibliographique
Le but de cette étape est de recueillir des informations fiables sur le produit et sa composition qui
pourront faire l’objet de limites critiques pour les points critiques (Boutou, 2006).
Selon Boutou (2006), cette étape complète la précédente. Elle conduit notamment à la formation des
conditions de stockage, de distribution et d’utilisation du produit par l’utilisateur final, qui peut être
soit le consommateur, soit le transformateur utilisant le produit comme ingrédient.
Cependant, il faut prévoir les utilisations normales du produit à savoir la date limite de
consommation ou de conservation ; les instructions d’utilisation ; les modalités raisonnables
prévisibles d’utilisation inhabituelles ou fautives ; les groupes de consommateurs auxquels le produit
est destiné ; l’adaptation du produit à certaines groupes de consommateurs. (Paster et Wiley, 2007;
Noordhuizen et al., 2008)
Elle conforte les informations dont elle dispose à la réalité existante sur le terrain, dans les ateliers.
La vérification doit s’effectuer sur la totalité des étapes de fabrication, depuis la réception des
matières premières jusqu’à la distribution. (Featherstone, 2014).
Cette vérification doit permettre de se rendre compte de la réalité au quotidien : propreté, ordre,
conception des locaux et de nettoyage des équipements (Bariller, 1997). Cette confirmation peut
conduire à modifier des éléments du diagramme ou des informations qui s’avéreraient inexactes
(Vierling, 2004).
8
Partie bibliographique
Nature du danger :
Identifier les 3 types de danger réels ou potentiels : physiques (corps étrangers : bois, verre,
plastique…), chimiques (pesticides, résidus produits de nettoyage,…) et microbiologiques (bactéries,
virus, toxine,…) que peuvent représenter les matières premières, le procédé et l’utilisation final du
produit. (Quittet et Nellis, 1999)
Causes du danger :
Une cause est une pratique, un facteur, une situation responsable de l’introduction ou de
l’aggravation à un niveau inacceptable, d’un danger à chaque opération.
-Matière: matières et matériaux utilisés et entrant en jeu, et plus généralement les entrées du
processus.
Figure 2: Diagramme d’ISHIKAWA : causes – effets (méthode des 5M) (Ishikawa, 1968)
Il convient d’envisager les éventuelles mesures à appliquer pour maîtriser chaque danger. Plusieurs
interventions sont parfois nécessaires pour maîtriser un danger spécifique et plusieurs dangers
peuvent être maîtrisés à l’aide d’une même intervention. (Blanc, 2006)
9
Partie bibliographique
2.6.7. Étape 7 : Déterminer les points critiques pour la maitrise (CCP) (principe 2)
Un point critique pour la maitrise CCP est une étape, un point, une procédure, un facteur ou un
risque inacceptable dont la maîtrise est essentielle pour prévenir ou éliminer un danger ou pour le
réduire à un niveau acceptable (Jeant et al., 2006). L’identification des points critiques a pour
objectif principal de conduire les opérateurs à développer et à formaliser les mesures préventives,
ainsi que les procédures de surveillance nécessaires aux différents stades de production (Quittet et
Nellis, 1999 ; Federighi, 2009; Boutou, 2006).
2.6.8. Étape 8 : Fixer les seuils critiques pour chaque CCP (principe 3)
Il faut établir pour chaque CCP les limites critiques dont le respect garantit leur maitrise. Une limite
critique est la valeur qui sépare l’acceptable de l’inacceptable au regard de la sécurité du produit.
Parmi les critères choisis, on cite la température, la durée, la teneur en humidité, le pH, le nombre de
microorganismes, ainsi que des paramètres organoleptiques comme l’aspect, la texture, et la
consistance. (FDA, 2007)
2.6.9. Étape 9 : Mettre en place un système de surveillance pour chaque CCP (principe 4)
Ce principe est le moteur des procédures de sécurité alimentaire. C’est un autocontrôle des points
critiques de différentes opérations effectuées par l’entreprise elle-même pour permettre de savoir
l’efficacité des mesures de maitrise et des préventions établies pour diminuer le risque de
contamination, en détectant le plus tôt possible toute déviation par rapport aux mesures de maitrise
mises en place (FDA, 2007)
L’équipe décrit les méthodes de mesures qui permettent de s’assurer que les limites critiques ne sont
pas dépassées et que le CCP est maitrisé. Idéalement, ces systèmes devraient assurer une surveillance
en continu et fournir l’information en temps réel, pour que l’action corrective à entreprendre assure
le retour à la maitrise avant qu’il ne soit nécessaire de séparer ou rejeter le produit. (Quittet et Nelis,
1999).
Des mesure ou actions correctives, sont toute action visant à éliminer la cause d’une non conformité
détectée ou d’une autre situation indésirable (Blanc, 2007). Ce sont des procédures à suivre en cas
de dépassement des limites critiques et ont comme objectif de rétablir la maitrise du CCP (Jund,
2010).
10
Partie bibliographique
Pour pouvoir prouver que le plan HACCP fonctionne correctement, l’équipe HACCP doit mettre au
point des procédures de vérification comme par exemple des testes, des inspections supplémentaires
et des audits. Les modalités de vérification doivent être formalisées et prévoir des dispositions
d’enregistrement des résultats. Ces vérifications doivent viser et conduire à une amélioration du
système. (Bai et al, 2007)
11
Partie bibliographie
Chapitre 2 : Le fromage
1. Historique :
Les premières tentatives de stabilisation thermique des fromages ont été réalisées
autour de 1890 en Allemagne, où trois sociétés ont appliqué le procédé d'appertisation
du fromage à pâte molle. Ces fromages de type camembert en boîtes de conserve
furent l'objet à l'époque d'exportations massives Outre-mer. Quelque temps après aux
Pays-Bas, ce procédé était étendu à des fromages à pâte pressée non cuite, ce qui
permit d'exporter plus d'un million de boîtes de 300 g à partir de 1900. (Roustel,
2014)
Cependant, c’est à deux industriels suisses, W. Gerber et F. Stettler, que fut attribuée
en 1911 la paternité de la fabrication industrielle du fromage fondu à Thun (canton de
Berne), à partir de citrate de sodium et d’emmental. (Eck et Gillis, 1997)
Ce produit est entré dans l’ère industrielle lors de la première guerre mondiale
(1914-1918), grâce à la géniale idée de Laurent Raguin, qui décida de la stériliser et
de la conditionner dans des boîtes de fer blanc, afin d’approvisionner les soldats
envoyés au front. (Roustel 2014)
12
Partie bibliographie
2. Définition:
13
Partie bibliographie
4. Fromage fondu :
4.1. Historique :
Le fromage fondu est un produit de seconde transformation, dont les bases physico-
chimiques ont été mises en évidence au cours des années 1900-1920, n'a pas cessé
d'évoluer tant par les technologies mises en œuvre (développement des traitements
thermiques UHT dans les années 1960, application de la cuisson extrusion...), que par
14
Partie bibliographie
4.2. Définition :
Ces produits issus de la fonte de fromages peuvent être regroupés en sept familles
classées ici par ordre d’apparition sur le marché mondial (Roustel, 2014) :
• Fromage fondu type « coupe » : Moins ferme que le bloc, il n’en est pas pour
autant tartinable. Il contient 3 à 4 fois moins de matière sèche que le précédent, ce qui
le rend plus agréable à la dégustation. L’élasticité, parfois recherchée, n’est pas
toujours souhaitable en raison de la formation de fils qui rendent le conditionnement
délicat sur les machines classiques
15
Partie bibliographie
• Fromage fondu ayant une texture « crème » : Ils possèdent généralement un ratio
caséines sur protéines totales plus faible que les fromages fondus tartinables. Ils
conservent une propriété d’écoulement à température ambiante (caractère visqueux) et
sont généralement conditionnés en barquettes, pots, tubes
• Fromages frais fondus : Ils mettent en œuvre des fromages non affinés. De ce fait,
ils présentent des caractéristiques sensorielles très différentes des autres produits. De
texture tartinable, ils sont généralement de couleur blanche et ont des saveurs plus
lactiques
16
Partie bibliographie
17
Partie bibliographie
Les quantités de nutriments indiquées sont des valeurs moyennes, pouvant varier
selon le type de fromages fondus.
18
Partie bibliographie
19
Partie bibliographie
20
Partie bibliographie
Poudre de lait :
On utilise la poudre de lait entier avec 26% de matière grasse minimum qui est
obtenue par séchage, par procédé de spray, d’un lait naturel de vache indemne de
toutes les maladies contagieuses ou transmissibles à l’homme (Beisson, 2009).
Cheddar :
Ces fromages sont fabriqués à partir de lait pasteurisé mature. En raison du processus
d’acidification, une partie du calcium contenue dans le lait n’est plus présente dans le
coagulum, la teneur du cheddar est donc plus faible que celle du fromage à pate dure,
c’est pour cette raison qu’il se révèle idéal pour la fonte. Le crémage de cheddar est
très difficile voir totalement absent (Andrea et al., 2005).
Beurre :
Eau :
L'humidité des fromages étant généralement faible et puisque l'on incorpore des
poudres, il est absolument nécessaire d'apporter de l'eau au mélange. Celle-ci permet
de solubiliser et de disperser les protéines et d'émulsionner par conséquent la matière
grasse libre (Gliguem et al, 2009). Elle peut être apportée en une ou plusieurs fois à
différents moments de la fabrication mais toujours froide afin d'assurer une quantité
d'eau de condensation constante lors du chauffage. Dans le cas des traitements
thermiques de type stérilisation en Ultra Haute Température (UHT), cette eau est
21
Partie bibliographie
injectée sous forme de vapeur dans un intervalle de 140 à 142°C et sous une pression
de 2,105 à 4,105 Pa (Gliguem et al., 2009).
Les sels de fontes sont des ingrédients de base, qui rentrent dans la fabrication du
fromage fondu. Dans la réglementation française et dans les normes FAO/OMS
(1976), ces sels sont autorisés et utilisés en faible quantité par rapport au fromage
(Annexe III), 3% du poids de la matière première mise en œuvre pour obtenir une
texture homogène.
Ils sont les seuls additifs employés dans la fabrication du fromage fondu. Leurs nom
commercial est « JOHA » (Paquet, 1988). Les principaux sels de fontes qui sont
utilises dans la fabrication du fromage fondu sont classes en 3 grands groupes
(Berger, 2003) : Les citrates (SIN331), les ortho-phosphates (SIN339) et
polyphosphates de sodium (SIN450). Les sels de fonte utilisés dans la fabrication du
fromage fondu sont essentiellement les sels de sodium de l’acide phosphorique et
l’acide citrique (Gupta et al., 1984).
22
Matériel et méthodes Partie expérimentale
Matériel et méthodes
Cette partie portera sur la réalisation du plan de notre projet, qui présente trois principaux
volets à savoir :
Présentation de l’entreprise :
PROMASIDOR est implantée en Algérie depuis 2001, c’est une entreprise de production,
distribution et commercialisation des produits alimentaires de qualité.
1. Matériel:
1.1. Matériel biologique :
23
Matériel et méthodes Partie expérimentale
La fromagerie Berbère utilise des équipements de dernière génération d’où la mise sur le
marché d’une gamme diversifiée de produits, soumis à une charte de qualité dont la rigueur
est alignée sur les normes des spécialistes en fromage fondu les plus réputés au monde.
Les laboratoires de contrôle de qualité de l'entreprise sont dotés de tout le matériel nécessaire
pour la réalisation d’analyses de routine que se soit sur le plan physico-chimique ou
microbiologique. Le matériel, l’appareillage ainsi que les différents composants inclus dans
les analyses sont cités dans l’annexe II.
2. Méthodes :
Dans cette partie, nous avons effectué un ensemble d’analyses et de techniques, et le tous est
illustré dans la figure 7.
24
Matériel et méthodes Partie expérimentale
Extrait sec total (EST)
PH
Analyses Matière grasse (MG)
physicochimiques Humidité Dureté de l’eau (TH)
Titre alcalimétrique (TA)
Germes totaux
Levures et
L’ambiance moisissures
Contrôle
analytique
Germes totaux
Coliformes fécaux
Mains du
Staphylococcus
personnel/ aureus
Surface Levures et
Analyses moisissures
microbiologiques
Germes totaux
Coliformes totaux
Matières Coliformes fécaux
premières, Staphylococcus aureus
Anaérobies sulfito-
Produit fini
réducteurs
Levures et moisissures
25
Matériel et méthodes Partie expérimentale
Pour atteindre nos objectifs, nous avons effectué un stage durant lequel nous avons intégré
l’équipe HACCP de l’entreprise. Nous avons visité et inspecté les lieux de réception des
matières premières, de fabrication, de conditionnement et les laboratoires. Au même temps
nous avons, communiqué avec les responsables et les employés de l’unité, assisté aux
différents tests et analyses effectuées, consulté les fiches techniques et les documents de la
règlementation algérienne et du Codex Alimentarius utilisés.
2.1.1. Échantillonnage :
Les analyses physico chimiques : à partir des matières premières, produit semi-fini et produit
fini.
Les analyses microbiologiques : à partir des matières premières, produit fini, personnel, mure
et sol, matériel et ambiance.
-Des prélèvements ont été faits à chaque réception pour les matières premières rentrant dans
la composition du fromage fondu à savoir la poudre de lait, le beurre, le cheddar (cinq
échantillons de chaque lot)
La poudre de lait par exemple : la surface des sacs contenant la poudre (sac en polyéthylène
de 25kg, doublés, fermés hermétiquement) a été nettoyée avec de l’alcool, l’ouverture des
sacs se fait aseptiquement et les prélèvements sont réalisés à l’aide d’une sonde métallique
stérile en surface et en profondeur, la poudre prélevée est introduit rapidement dans un flacon
stérile à proximité d’une flamme et fermer immédiatement l’ouverture à ‘aide d’un coton
stérile afin d’éviter toute contamination
-De l’eau de procès : l’échantillonnage a été effectué au niveau du robinet de citerne d’eau,
l’orifice de sortie est flambé après désinfection à l’alcool. Après l’ouverture du robinet, on
laisse couler l’eau pendant quelques secondes, puis prélever dans un flacon stérile.
-Du produit semi fini : à chaque préparation (chaque mélange) un échantillon de 30g pour les
analyses physicochimiques.
26
Matériel et méthodes Partie expérimentale
-Du produit fini : chaque 2 heures, un échantillon de 100g à partir de 3 boites différentes pour
les analyses microbiologiques, et environ 10g pour les analyses physicochimiques.
-Des mains de personnel : Appliquer des écouvillons stériles et imbibés de TSE sur la paume
des mains des employés qui ont un contact avec le produit, deux fois par semaine.
Les échantillons destinés aux examens microbiologiques sont toujours effectués dans les
meilleures conditions d’asepsie.
Ces analyses ont pour but de vérifier la qualité intrinsèque du produit qui influence sur la
qualité organoleptique du produit fini en se basant sur les mesures de certaines
caractéristiques et paramètres (voir tableau III).
27
Matériel et méthodes Partie expérimentale
Principe
La matière sèche est exprimée par évaporation d’une quantité déterminée de produit au moyen
d’un appareil balance dessiccateur.
Mode opératoire
Mettre à l’intérieur du dessiccateur réglé à une température de 120°C au préalable, 1.5g pour
un produit solide.
28
Matériel et méthodes Partie expérimentale
Principe :
Mode opératoire :
Principe :
Mode opératoire :
-Fermer le col du butyromètre, ajouter l’acide sulfurique jusqu’à ce que le niveau d’acide
couvre l’échantillon,
29
Matériel et méthodes Partie expérimentale
Principe :
Mode opératoire :
-A l’aide d’une pipette introduire 50ml de l’eau dans une fiole conique de 250ml,
-Si la coloration vire au violet, titrer avec la solution EDTA (Éthylène Diamine Tétra
Acétique) jusqu’au virage au bleu.
Les résultats sont exprimés en unité Farad (F°) en utilisant la formule suivante :
Principe :
Cette technique est basée sur la neutralisation d’un volume d’eau par un acide sulfurique dilué
en présence d’un indicateur coloré.
30
Matériel et méthodes Partie expérimentale
Mode opératoire :
-Coloration rose : procéder à un titrage par une solution d’H2SO4 jusqu’à disparition de la
couleur rose.
Le titre alcalimétrique est exprimé en Farad et est calculé par la formule suivante :
L’analyse de l’aire a été effectuée par la méthode de sédimentation sur milieu solide chaque
semaine, en utilisant des boites de pétri ouvertes, renfermant un milieu de culture standard ou
sélectif (Plat Count Agar PCA, Sabouraud) exposées à l’air dans les endroits sensibles à une
hauteur d’un mètre
-Après une trentaine de minute, voire plus, elles sont incubées à 30-35°C pendant 24h à 48h
pour les bactéries, et 3 à 5 jours à 25°C pour la flore fongique.
31
Matériel et méthodes Partie expérimentale
La méthode la plus simple est utilisée pour le contrôle de l’hygiène des mains appliquée
deux fois par semaine:
Technique d’écouvillonnage : Appliquer des écouvillons stériles et imbibés de TSE sur les
mains des employés puis les ensemencer sur des boites de gélose préalablement préparées.
Les germes recherchés sont :
Les surfaces étant en contact direct avec les aliments doivent être sous surveillance
permanente régulière, la technique utilisée consiste à :
-Prélever à l’aide d’un écouvillon stérile et imbibé de TSE des échantillons sur les surfaces.
-Puis, les ensemencer sur des boites de gélose préalablement préparées et laisser incuber 24h à
37°C. Les germes recherchés sont les mêmes cités précédemment (Contrôle de l’hygiène des
mains du personnel)
Des analyses microbiologiques sont effectuées chaque jour au cours de la production pour le
produit fini. Concernant les matières premières leur analyse ce fait à la réception.
Les germes recherchés pour les différentes analyses microbiologiques sont présentés dans le
tableau IV, les autres germes (Salmonella et Listeria) sont recherchés au niveau des
laboratoires externes.
32
Matériel et méthodes Partie expérimentale
Tableau IV : Les germes recherches au niveau des matières premières, produit fini, le
personnel et l’ambiance.
Germes
Poudre de
Produit fini
Emballage
Ambiance
Personnel
Cheddar
recherchés
Surface
Beurre
Eau
lait
Germes totaux - - + + + + + + +
Coliformes - - + + + + - - -
totaux
Coliformes - + - + + - + + -
fécaux
Staphylococcus + + + - + + + + -
aures
Anaérobies + - + + + - - - -
sulfito-
réducteurs
Levures et + + + - + + + + +
moisissures
Mode opératoire :
À partir de la solution mère, on porte aseptiquement 1 ml dans une boite de pétri vide
préparée à cet usage et numérotée. On complète ensuite avec environ 20 ml de gélose PCA
fondue puis refroidie à 45 ± 1°C. On va faire ensuite des mouvements circulaires et de va-et-
vient en forme de « 8 » pour permettre à l’inoculum de se mélanger à la gélose.
33
Matériel et méthodes Partie expérimentale
On laisse solidifier sur paillasse, puis on rajoute une deuxième couche d’environ 5 ml de la
même gélose. Cette double couche à un rôle protecteur contre les contaminations diverses.
Les boites seront incubées couvercle en bas à 30°C pendant 72h heures avec lecture à
intervalle de 24 heures.
Expression des résultats :
La lecture se fait par comptage des colonies lenticulaires, jaunes ou blanchâtres en masse
compris entre 30 et 300. On multiplie le nombre trouvé par l’inverse de sa dilution. Les
résultats sont exprimés en gramme ou millilitre de produit analysé.
Mode opératoire :
A partir de la dilution mère, on ensemence aseptiquement 1ml dans une boite de pétri vide
préparée à cet usage et numérotée.
Cette opération doit être effectuée en double car :
-La première boite sera incubée à 37°C et sera réservée à la recherche des coliformes totaux.
-La deuxième boite sera incubée à 44°C et sera réservée à la recherche des coliformes fécaux.
On complète ensuite avec environ 15 ml de gélose VRBL fondue puis refroidie à 45±1°C.
34
Matériel et méthodes Partie expérimentale
Mode opératoire :
-Le refroidir dans un bain d’eau à 45°C, Puis, on ajoute une ampoule d’Alun de Fer et une
ampoule de sulfite de sodium.
On met aseptiquement 1 ml de l’échantillon dans des tubes à vis stériles, puis on ajoute
environ 15 ml de gélose VF prête à l’emploi. Enfin on laisse se solidifier sur paillasse
pendant 30 minutes. Incubation à 46°C pendant 48 h.
La gélose Baird-Parker avec jaune d’œuf au tellurite de potassium est un milieu sélectif
utilisé pour la recherche et le dénombrement de Staphylococcus aureus.
35
Matériel et méthodes Partie expérimentale
Mode opératoire :
Incuber à 37 °C pendant 24 h.
Expression des résultats :
Les colonies caractéristiques sont noires, brillantes et convexes et entourées d’une zone claire
qui peut être partiellement opaque.
Mode opératoire :
- Homogénéiser parfaitement.
- Laisser solidifier sur une surface froide. Puis Incuber à 25-30°C pendant 3 à 5 jours.
36
Matériel et méthodes Partie expérimentale
On a diagnostiqué l’état actuel des programmes pré requis de l’entreprise par rapport aux
exigences recommandées par les normes du codex alimentarius en se basant sur un système
de cotation utilisé au niveau de l’usine.
La grille utilisée est constituée principalement de deux colonnes, dans la première figurent les
critères d’évaluation et dans la deuxième l'état de satisfaction de chaque exigence.
Si le critère n’est pas du tout respecté (NS : Non satisfaisant) la cotation sera 0.
37
Matériel et méthodes Partie expérimentale
38
Résultats et discussion Partie expérimentale
Résultats et discussions
Après une série d’analyses sur les matières premières, le mélange et le produit, nous
avons pu consigner un nombre important de résultats. Ils sont classés dans des
tableaux afin d’être conséquemment interprétés.
39
Résultats et discussion Partie expérimentale
D’après le tableau VI, nous constatons que les paramètres mesurés sont conformes
aux normes, ce qui nous renseigne sur le respect des conditions de fabrication, de
transport et de stockage. Donc, on conclu que les matières premières utilisées au
niveau de l’unité Berbère sont de bonne qualité physico-chimique.
En comparant nos résultats obtenus à ceux des seuils exigés par l’entreprise, on
remarque l’augmentation du pH et la diminution de l’EST, cela peut être expliqué par
l’action des sels de fonte, la chaleur et l’ajout de l’eau. Les sels de fonte ont un effet
régulateur sur le pH en augmentant ou en diminuant d’une ou plusieurs unités pH
selon le degré d’affinage du fromage, ce qui représente le pouvoir tampon des sels de
fonte employés.
Les résultats obtenus révèlent une conformité des paramètres. Cela nous renseigne sur
le respect des conditions de fabrication de ce fromage et les quantités des matières
premières utilisées. L’EST augmente au cours de l’affinage suite à une perte d’eau par
le phénomène d’évaporation (où diminution de l’humidité). La teneur en eau est en
relation avec l’extrait sec, et évolue dans le sens inverse.
1.1.4. L’eau :
Le titre alcalimétrique (TA) est égale à 0, cela se traduit par une absence de
carbonates dans l’eau comme le recommande la norme, ce qui démontre le bon
fonctionnement du traitement de l’eau par le charbon actif.
40
Résultats et discussion Partie expérimentale
fécaux
moisissures
D’après le tableau VII, on remarque une absence de tous les germes recherchés. Cette
absence pourrait être la conséquence de la sensibilisation du personnel de l’unité
(sécurité et séance de formation) et au respect des conditions d’hygiène et de
l’application des bonnes pratiques de fabrication.
Les résultats des analyses microbiologiques des matières premières (eau, poudre de
lait, cheddar et beurre) et le produit fini (portion triangulaire) sont représentés dans
le tableau VIII.
41
Résultats et discussion Partie expérimentale
totaux 10/100
ml
fécaux 100ml
A 30°C ml
aureus
sulfitoréducteur ml
moisissures
*: JORA N° 35;1988.
42
Résultats et discussion Partie expérimentale
**: Germes totaux: ISO 4833 /Coliforme totaux et fécaux : NFT90-413 / Streptocoque
: codex alimentarius / Clostridium sulfito-reducteur : NFT 90-415
R : résultats.
N : norme.
1.2.2. Matières premières:
D’après les résultats obtenus, il a été révélé une absence totale des germes
pathogènes. Ce qui permet de conclure que les matières premières utilisées par l’unité
sont de qualité microbiologique satisfaisante.
Selon le tableau VIII, on remarque que nos résultats sont conformes à la norme, alors
ce produit est de bonne qualité microbiologique. L’absence totale des micro-
organismes pathogènes et de contamination est due au traitement thermique appliqué
(stérilisation à une température de l’ordre de 142°C/2s).
Les résultats de l’évaluation des PRP dans toute l’usine sont représentés dans le
tableau suivant, en données chiffrées:
Manutention 4 0 100 0
Matériel 7 0 100 0
43
Résultats et discussion Partie expérimentale
Nettoyage 4 1 80 20
Éclairage 2 0 100 0
Air 4 0 100 0
Eau 7 0 100 0
Déchets 7 0 100 0
Installation 8 0 100 0
sanitaires
Santé et hygiène 6 4 60 40
du personnel
Recyclage 1 0 100 0
Contamination 3 1 75 25
croisée
44
Résultats et discussion Partie expérimentale
Entreposage et transport
Nettoyage
Lutte contre les nuisibles
Santé et hygiène du personnel
-Contamination croisée.
2.1. Synthèse générale de l’évaluation des PRP :
90.04%
100,00%
80,00%
60,00%
40,00% 9.96%
20,00%
0,00%
S NS
Pour aller profondément, on va projeter la lumière sur chaque exigence, afin de mettre
le point sur les défaillances trouvées.
Les résultats du niveau de conformité des locaux et bâtiments sont représentés dans la
figure 10.
45
Résultats et discussion Partie expérimentale
92,30%
100,00%
80,00%
60,00%
40,00% 7,69%
20,00%
0,00%
S NS
La conception des locaux et salles au niveau de l’unité permet d'appliquer les bonnes
pratiques d'hygiène, dont le taux de satisfaction est de 92,30 %. Ceci prouve que
l’usine est conçue d’une manière à permettre d'appliquer ces BPH. Car on remarque
que le bâtiment de production se situe loin de toute source de contamination
environnementale et la structure interne des surfaces qui constituent le bâtiment, tels
que les sols, murs, plafond, jonctions, portes, fenêtres répond aux exigences du codex.
En outre, on trouve que l’environnement de l’usine peut être parfois une source de
nuisibles et les sols sont détériorés dans certaines zones telle que la salle de
production où il favorise la stagnation d’eau, ces anomalies représentent 7,69%.
2.1.2. Manutention :
100%
100%
80%
60%
40%
0%
20%
0%
S NS
46
Résultats et discussion Partie expérimentale
66,66%
70,00%
60,00%
50,00% 33,33%
40,00%
30,00%
20,00%
10,00%
0,00%
S NS
47
Résultats et discussion Partie expérimentale
100%
100%
80%
60%
40%
0%
20%
0%
S NS
D’après la figure 13, on a constaté une satisfaction totale au niveau de cet exigence
dont :
-Les équipements et les contenants associés, sont fabriqués par des matériaux en acier
inoxydable, facile à nettoyer, à désinfecter et même à entretenir afin d'éviter toute
contamination qui peut affecter la sécurité et la salubrité du produit.
-Les équipements sont bien installés et ne sont pas implantés contre les murs.
48
Résultats et discussion Partie expérimentale
80%
80%
60%
20%
40%
20%
0%
S NS
49
Résultats et discussion Partie expérimentale
2.1.6. Éclairage
100%
100%
80%
60%
40%
0%
20%
0%
S NS
2.1.7. Air
100%
100%
80%
60%
40%
0%
20%
0%
S NS
50
Résultats et discussion Partie expérimentale
100%
100%
80%
60%
40%
0%
20%
0%
S NS
D’après la figure 17, on peut noter qu’il y a une satisfaction totale aux exigences :
L’eau utilisée est une eau de ville. Elle passe directement dans les bâches à eau après
elle va subir un traitement. Les eaux traitées sont destinées pour les préparations et le
nettoyage des équipements.
51
Résultats et discussion Partie expérimentale
100%
100%
80%
60%
40%
0%
20%
0%
S NS
Les déchets collectés sont évacuées par le centre d’enfouissement technique (CET)
selon une convention entre le centre et l’entreprise d’une fréquence de 03 fois par
semaine et en cas de nécessité.
Les déchets du laboratoire sont traités avant leur évacuation, après une stérilisation.
52
Résultats et discussion Partie expérimentale
100%
100%
80%
60%
40%
0%
20%
0%
S NS
Les installations sanitaires sont situées à des endroits pratiques où l’accès n’est pas
direct vers la salle de production. Ces installations sont munies de robinet d’eau de
commande au pied avec un savon liquide bactéricide et des papiers hygiéniques des
mains.
Des affiches sont installées rappelant les règles de BPH, des séances de sensibilisation
du personnel sur la méthode de lavage et désinfection des mais sont assurer par
l’équipe HACCP.
53
Résultats et discussion Partie expérimentale
66,66%
70,00%
60,00%
50,00% 33,33%
40,00%
30,00%
20,00%
10,00%
0,00%
S NS
54
Résultats et discussion Partie expérimentale
60%
70%
60%
40%
50%
40%
30%
20%
10%
0%
S NS
-Le personnel de production porte une tenue de travail appropriée fournie par
l’entreprise (charlottes, habits et chaussures).
-Tout le personnel affecté à la manipulation, est tenu de se laver les mains au moins
à chaque reprise de travail, à la sortie des sanitaires et à chaque fois qu’il y a contacte
avec surfaces souillées.
-Il est interdit de fumer, de cracher, de boire et de manger dans les locaux de travail
et de l’entreposage des produits.
-Le suivi de l’hygiène et santé du personnel est assurer par une procédure PRP
hygiène et santé du personnel.
- Toute personne est soumise à une visite médicale lors de recrutement et 2 fois par
an.
-Des affichages rappelant les règles d’hygiène sont affichés dans les zones de
production concernées.
55
Résultats et discussion Partie expérimentale
-Présence d’un cabinet pour les consultations médicales par un médecin de travail.
La société a bien travaillé sur la construction des installations hygiéniques ainsi que
l’organisation des formations sur les bonnes pratiques d’hygiène, de fabrication et de
sécurité au travail mais reste toujours en nombre insuffisant et le comportement de
certains employés peuvent être à l’origine de contaminations des produits,
notamment le port des bijoux.
100%
100%
80%
60%
40%
0%
20%
0%
S NS
Un contrôle de qualité est effectué pour chaque réception en utilisant une fiche de
contrôle à la réception qui permet d’identifier pour chaque produit : le jour et l’heure
de réception, numéro de lot, date de fabrication ; date limite de consommation et les
conditions particulières de conservation. En plus Chaque palette de produits est
identifiée par une fiche palette imprimé par un logiciel (NAVISION) de traçabilité de
production (début et fin de palettisation, code barre, numéro lot, nom du produit, date
fabrication et date limite de consommation).
56
Résultats et discussion Partie expérimentale
100%
100%
80%
60%
40%
20% 0%
0%
S NS
75%
80%
70%
60%
50%
25%
40%
30%
20%
10%
0%
S NS
57
Résultats et discussion Partie expérimentale
D’après la figure 24, on remarque qu’il a été enregistré 25% de non satisfaction de
cette exigence. Cela est due principalement au non respect du principe de la marche
en avant à l’intérieure de l’usine et à l’absence de séparation entre la réception des
matières premières et l’expédition du produit fini dans l’espace et dans le temps.
100%
100%
80%
60%
40%
0%
20%
0%
S NS
58
Résultats et discussion Partie expérimentale
- Identifier tous les problèmes concernant les produits, les procédés et le système.
- Mettre en place des mesures correctives et contrôler les produits non conformes.
La communication entre les membres de l’équipe est assurée par des réunions
planifiées à une fréquence d’une fois par mois. Les membres de l’équipe chargés de la
mise en œuvre du système HACCP et les missions attribuées pour chacun sont
mentionnés dans l’annexe V.
3.2.Description du produit :
La description concerne les matières premières (cheddar, beurre, poudre de lait, sels
de fontes, eau) aussi bien que le produit fini.
Les matières premières et le produit fini sont présentés par une fiche technique
comme représente le tableau n° X.
59
Résultats et discussion Partie expérimentale
-MG(ES) : ≥ 27-28℅
-humidité : ≥ 39℅
-protéine : 23℅
-Salmonelle : absence
Caractéristiques toxicologiques -plomb : 0.10mg/kg du poids à l’état frais
60
Résultats et discussion Partie expérimentale
3.3.Usage prévu :
L’usage prévu est mentionné sur la fiche technique du produit, le fromage fondu qui
est fabriqué est destiné à toute la population sans aucune exception.
61
Résultats et discussion Partie expérimentale
62
Résultats et discussion Partie expérimentale
L’analyse des dangers est nécessaire lors de l’élaboration d’un plan HACCP afin de
cibler les dangers dont l’élimination ou la réduction à des niveaux acceptables est
essentielle pour la production d’aliments sains.
De nature :
De type :
4. Contamination (apport ou présence de danger)
5. prolifération (augmentation du danger)
6. persistance (survie ou non - élimination du danger).
63
Résultats et discussion Partie expérimentale
F : cotation de la fréquence
Les dangers qui ont un IC<27 représente une faible gravité et nécessitent une
sensibilisation, alors que les dangers dont IC>27 représente un risque plus grave
nécessitant une mesure de maitrise.
1 1 3 5
3 9 27 45
5 25 75 125
Zone de gravité
Zone de sensibilisation
64
Résultats et discussion Partie expérimentale
Dans le tableau XII nous avons reporté d’une manière complète la procédure avec
laquelle les dangers ont été examinés ainsi que l’identification de leurs points
critiques (CCP).
65
Résultats et discussion Partie expérimentale
66
Résultats et discussion Partie expérimentale
67
Résultats et discussion Partie expérimentale
68
Résultats et discussion Partie expérimentale
69
Résultats et discussion Partie expérimentale
70
Résultats et discussion Partie expérimentale
71
Résultats et discussion Partie expérimentale
72
Résultats et discussion Partie expérimentale
73
Résultats et discussion Partie expérimentale
CCP N° 1 Stockage
Dans cette étape nous nous somme basés sur des informations de l’unité et autres
informations scientifiques pour déterminer les limites critiques de chaque CCP.
Tableau XIV : les limites critiques et les actions correctives pour chaque CCP
Fiche CCP N° 1 : stockage
74
Résultats et discussion Partie expérimentale
Limites critiques ≤ 5 °C
Validation JORA+codex
Etape Pesage
75
Résultats et discussion Partie expérimentale
Etape Stérilisation
76
Résultats et discussion Partie expérimentale
Maintenance préventive
Responsable de laboratoire
Responsable procès
Etape filtration
77
Résultats et discussion Partie expérimentale
Corrections Recyclage
Etape Conditionnement
Limites critiques T = 70 – 74 °C
78
Résultats et discussion Partie expérimentale
Thermomètre
Corrections Recyclage
Responsable qualité
Étape NEP
Limites critiques /
79
Résultats et discussion Partie expérimentale
Refaire le NEP
Maintenance
Responsable de procès
Responsable de la Maintenance
80
Résultats et discussion Partie expérimentale
Chaque CCP déterminés dans le tableau d’analyse de danger a subi une surveillance
qui consiste à évaluer si les mesures de maitrises correspondantes fonctionnent
comme prévu et comparer les points critiques à des limites critiques. Au-delà de ces
limites, on a mis en œuvre des corrections et des actions correctives.
Les documents de surveillance des CCP sont généralement sous forme de tableaux,
pour le suivi et l’enregistrement de la surveillance.
81
Résultats et discussion Partie expérimentale
comman
de)
La
propreté
des filtres
Lorsqu’une limite critique d’un CCP est dépassée, des corrections et des mesures
correctives doivent être mise en œuvre.
82
Résultats et discussion Partie expérimentale
Les corrections consistent à éliminer une non-conformité du produit, tandis que les
actions correctives visent à traiter la cause de la non-conformité et éviter sa
réapparition.
Afin de démontrer que le niveau de maîtrise est atteint, on doit veiller à la vérification
notamment des PRP et des éléments contenus dans le plan HACCP, pour voir s’ils
sont mis en œuvre et demeurent efficaces et si les niveaux de dangers sont inférieurs
aux niveaux acceptables.
Tableau XVI : Modèle de tableau de vérification de mise en œuvre des PRP et des
CCP
PRP Paramètre Mode de Outils de Fréquence Responsabl Document
/CC s à vérifier vérificatio vérificatio de e de la s relatifs
p n n vérificatio vérification
n
83
Résultats et discussion Partie expérimentale
Le plan HACCP est un document formel qui rassemble les informations clés de
l’étude et recense le détail de tout ce qui pourrait être critique du point de vu de la
gestion de sécurité alimentaire. Dans cette étape on doit former des documents des
différents éléments et décision de plan HACCP, ainsi que le fonctionnement du
système. On compte parmi ces documents :
84
Résultats et discussion Partie expérimentale
- Contrôle et assurance qualité des produits et la gestion de FIFO (first in first out).
85
Conclusion
Conclusion
Notre projet de fin d’étude avait pour objectif la mise en place du système
HACCP au sein de la société « SARL PROMASIDOR DZAIR » de Cheraga. Au
terme de cette étude, nous avons réalisé en collaboration avec l’équipe HACCP, des
analyses microbiologiques et physico-chimiques sur les différentes matières premières
utilisées, le produit fini et l’environnement et nous avons contribué à l’évaluation des
programmes pré-requis selon les exigences du codex alimentarius.
Les PRP demeurent l’assise de base nécessaire pour maintenir tout au long de
la chaîne un environnement hygiénique approprié. Pour cela, notre démarche de
travail a commencé par le diagnostic de l’état des lieux des PRP selon les exigences
du codex alimentarius. Les résultats de l’évaluation de la situation de l’usine ont
montré un pourcentage moyen de satisfaction de 90.04%. Nous avons révélé un
certain nombre de non-conformité pour lesquelles nous avons proposé des actions
correctives qui doivent permettre à l’entreprise de surmonter l’écart constaté par
rapport aux exigences de la norme.
Ces évaluations sont suivies d’une mise à niveau des mesures de maitrise qui
sont fixées pour les CCP mentionnés. De même, des surveillances et des actions
correctives en cas de défaillance sont dressées et enregistrées.
86
Conclusion
87
Références bibliographiques
Abchir. A, 2013 : Optimisation des paramètres de scellage au cours du conditionnement des fromages
frais fondus. Mémoire de Master sciences et techniques en génie des matériaux et des procèdes.
Université Sidi Mohamed Ben Abdellah, Royaume de Maroc
Beisson. G, 2009 : Spécification technique de l’achat public laits et produits laitiers, Paris,
P17.
Benzouai .M, 2006 : « mise en place d’un système de gestion pour l’amélioration de la
qualité, par la maîtrise des procédés, dans l’industrie agroalimentaire » thèse de magistère en
génie industriel, universite el hadj lakhdar batna faculté des sciences de l’ingénieur.
Berger, B. J., English, S., Chan. G et Knodel, M. H., 2003: Methionine Regeneration and
Aminotransferases in Bacillus subtilis, Bacillus cereus, and Bacillus anthracis. Journal of
bacteriology 185, 2418-2431.
Birca A, 2009 : « La sécurité alimentaire et l’analyse des risques en alimentation », Revue de
Génie Industriel, ISSN 1313-8871, Université George Baritiu, Brasov, Roumanie, p5-12
Blanc. D, 2007 : ISO22000 HACCP et sécurité des aliments. Recommandations, outils, FAQ
retours de terrain. 2ème Éd. AFNOR, France, P105-325
Bonne.R, M. Nigel Wright, M. Laurent Camberou M. Franck Boccas, 2005 : « lignes
directrices sur le HACCP, les BPF et BPH pour les PME de l’asean » Ed1, Comité Européen
de Normalisation, 105 pages
Boutou. O., 2006 : Management de la sécurité des aliments de l’HACCP à l’ISO 22000. 2ème
éd. AFNOR, France, p13-26-88
Boutou. Olivier., 2011 : Management de la sécurité des aliments de l’HACCP à l’ISO 22000
2ème édition, page26
Brouting C., Diedhtou Y., et Dieng M, 2005 : Guide des bonnes pratiques d’hygiène :
maître de la qualité dans la transformation laitière. Edition : groupe de recherche et d’échange
technologiques (GRET). Sénégal. P45-60
Bryan F.L, 1992: Hazard analysis critical control point evaluations, a guide to identifying
hazards and assessing risks associated with food preparation and storage. WHO Ed., Geneva,
p. 72.
Chauvel A.M., 1994 : Les outils de résolution de problème, PP 439-476, dans « La qualité
des produits alimentaires : politique, incitation, gestion et contrôle » (2eédition), coordinateur
: multon j. l., ED. TEC ET DOC – Lavoisier, Paris, 754 pages.
Codex alimentarius, 1993 : Lignes directrices pour l’application du système d’analyse des
risques - point critique pour leur maîtrise (HACCP). Supplément 1 au volume 1, section 7.5,
Dispositions générales, 2eme Ed. FAO/OMS Ed., CAC/GL 18-1993, p. 94-102.
Codex alimentarius, 2003 : Manuel sur l’application du système de l’analyse des risques et
points critiques pour leur maîtrise (HACCP) pour la prévention et le contrôle des
mycotoxines. Edition : Agence internationale de l’analyse Atomique / FAO. p25-40
Codex alimentarius, 2005 : Système d'analyse des risques - points critiques pour leur maîtrise
(HACCP) et directives concernant son application. Éd.FAO/OMS. Rome. 29 pages.
Décret exécutif N°10-90 du 10 mars 2010 complétant le décret exécutif n°04-82 du 18 mars
2004 fixant les conditions et modalités d’agrément sanitaires des établissements dont l’activité
et liée au animaux, produit animaux et d’origine animale ainsi que de leur transport (JORA
N°17 du 14/03/2010).
Dupuis C., Tardif R., Verge J., 2002 : Hygiène et sécurité dans l’industrie laitière, PP 526-
573, dans « Science et technologie du lait », Coordinateur : CAROLE L. V., Ed.
Polytechnique, Québec, Canada, 600 pages.
El bouadi. O, 2015 : Contrôle qualité du fromage fondu et la maîtrise de ses défauts PFE. Faculté des
sciences et techniques, Fes. Licence en Sciences et Techniques (LST). Universite Sidi Mohamed Ben
Abdellah.
FAO. 2001 : Manuel de formation sur l’hygiène alimentaire et le système d’analyse des
risques- points critiques pour leur maîtrise (HACCP), système de la qualité des aliments et des
normes alimentaires. Division de l’alimentation et de la nutrition (ROME).page 80-120
Gliguem, H ., Ghorbel. D., Grabielle-madelmont, C., Goldschmidt, B., Lesieur, S., Attia,
H., Ollivon, M., Lesieur. P, 2009: Water behaviour in processed cheese spreads DSC and
ESEM study. J Therm Anal Calorim. p 98 -73- 82.
ISO 1736 2008 : Lait sec et produits à base de lait sec — Détermination de la teneur en
matière grasse — Méthode gravimétrique (Méthode de référence).
Jeantet R., SCHUCK P., et BRULLE. G, 2006 : Science des aliments. Tome 1. Edition :
technique et documentation, Lavoisier. Paris. p 75-160
Jund. A, 2010 : « mise en place du plan de maîtrise sanitaire sur l’ucp du grand sauvoy »,
thèse de master microbiologie faculté des sciences et technologies universite henri poincare
nancy
Larché O, (2016) :Analogues de fromage et produits fromagers sans lait frais, Filière de
production : produits d'origine animale, Techniques de l’Ingénieur, F 6 313 – 1, P51-55,
MAJDI A. (2009).Séminaire sur les fromages AOP et IGP .INT-Ingénieur agronomie ,88pages
Mathew. A B., 2015: « Root Cause Analysis: a step-by-step guide to using the right tool of
therighttime».CRCPress,09Janvier2015, 17p
NF T 90-413 (2014). Norme française : Catalogue des essais sur les denrées alimentaires et
l’environnement.
NF T 90-415 (1985). Norme française : test de l’eau – recherche et dénombrement des spores
de sulfito réducteurs anaérobies et de sulfito réducteurs (clostridia) – méthode générale par la
technique du tube debout
NF V 08- 050. Norme française : relative au dénombrement des coliformes- méthode par
comptage de colonies obtenues à 30°C.
Quittet C., Nelis H., 1999 : HACCP pour PME et artisans : Secteur produits laitiers, tome 1,
Ed. KULEUVEN et Gembloux, Bruxelles, 495 pages.
Richard.P , louis B, 2013 : « présentation de deux méthodes originales visant a faciliter dans
les IAA, la mise en œuvre des bonnes pratiques d'hygiène et de fabrication ainsi que de la
méthode HACCP, tel que définies par le codex alimentarius » Thèse de doctorat en
Pathologie, Toxicologie, Génétique et Nutrition. Université Toulouse 3 Paul Sabatier.
Taylor, E 2001: HACCP in small companies: benefit or burden, Food Control, PP217-222
Tremolière, J., Serville, Y., Jaquot ,R., Dupin, H, 2000: Manuel d’alimentation humaine:
les aliments, les fromage,Tome 2, 8ème Ed. Paris.
XP V 08- 059. Norme relative au dénombrement des levures et moisissures par comptage des
colonies à 25 °C.
Arbre de décision :
Annexe II
Matériel
1. Appareillage
2. Réactifs
Eau de javel
Bouillon TSE "eau physiologique peptone"
PCA
VF
Desoxycholate 1‰
Giolitti contoni
Eau distillée
Tellurite de potassium
Sulfite de sodium
Alun de fer
Annexe III
Tableau : Taux d’incorporation des acides et des sels de fonte (Boutonier, 2002)
(1) Aucune toxicité n’a été démontrée ; aucune DJA (dose journalière admissible)
n’a donc été fixée.
Annexe IV
L’évaluation des PRP dans toute l’usine sont représentés dans le tableau suivant, en données chiffrées:
fini
Produit 5.8 5.6 5.6 39. 41 40 / 1 18 17. / /
fini 4 9 8 7 5
Levures et 29 15 31 0 0 0 0 0 0 4 3 5
moisissures
Entérocoque 0 0 0 / 0 0 0 / /
Clostridium 0 0 0 0 0 0 0 0 0 / 0 0 0
sulfitoréducteur
Levures et / 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
moisissures
Etape Causes Evaluation Mesure de maitrises Arbre de décision PRP/
Type
Nature
Origine
Danger CCP
G F IC Q1 Q2 Q3 Q4
Germes C B Mp -Non respect des BPH 5 1 25 -Sensibiliser les fournisseurs sur les règles O N N / PRP PRP achats et
pathogènes Mo par le fournisseur d’hygiène réception
, levures, Mi -Non respect des -Établir un cahier des charges (cahier de
moisissures conditions de -Effectuer un Contrôle à la réception charge ;
et transport -Demander un bulletin d’analyses/certificat de contrôle à la
mycotoxine -Sol de la réception, conformité au fournisseur réception ;
s les palettes et clacs -prélèvement au hasard fiche
mal nettoyés -Fiche technique des produits technique des
-Emballage dégradé -Refuser le produit -bonne manutention matières
Réception des matières premières
66
de transport réception ;
Bobines P C Mi Bobines non 1 1 1 Effectuer un contrôle visuel à la réception O N N / PRP fiche
d’aluminiu protégées -Respecter les conditions de transport technique des
m Mauvaises conditions -Sensibilisation des fournisseurs sur les BPH matières
, boites et de transport -Établir un cahier des charges avec le premières)
Cartons fournisseur
contaminés
par la
poussière
Germes M B Mp Non respect des 5 2 50 -Respecter les conditions de stockage : O O / / CCP Fiche CCP
à 6°C
: cheddar, beurre, pate pressée
Stockage de la matière première
67
appât
Germes C B Mi Non-respect des 5 1 25 Respecter les conditions de stockage : O N N / PRP PRP stockage
Stockage d’emballage
68
Résidus de P C Ma Rinçage du matériel 1 1 1 Assurer un bon rinçage du matériel après O N O O PRP PRP nettoyage
beurre
ge
Découpa
nettoyage
Broyag Germes C B Ma Non respect d’hygiène 5 2 50 -Respecter le plan de nettoyage et de O N O O PRP PRP nettoyage
e des pathogènes MO du personnel désinfection et désinfection
matière , levures et Nettoyage et Sensibilise r le personnel sur la méthode de PRP hygiène et
s moisissures désinfection du nettoyage et l’hygiène du personnel effectuer santé du
premièr broyeur insuffisant un contrôle analytique de broyeur personnel
es (écouvillonnage) bulletin d’analyse
(chedda Résidus de C C Ma rinçage du broyeur 3 1 9 Respecter le plan de nettoyage et de o n O O PRP PRP nettoyage
r, pate produits de insuffisant désinfection et désinfection
pressée nettoyage
) Corps P P Mo Non respect des BPH 3 1 9 Respecter les BPH o n O O PRP PRP hygiène
étrangers Absence de contrôle Respecter et contrôler l’hygiène du personnel et santé du
organiques du personnel personnel
et
physiques
(poils,
cheveux,
objets
fixes…)
Mélang Germes C B Mo -Non respect des BPH 5 1 25 -Respecter l’hygiène du personnel (porte des O N O O PRP PRP recyclage
e pathogènes / Ma Nettoyage des gants, des charlottes) PRP nettoyage
, Levures et M MP équipements -Respecter le plan de nettoyage et de et désinfection
moisissures insuffisant désinfection des équipements PRP hygiène et
-Addition des produits -Vérification des produits recyclés avant leurs santé du
recyclés contaminés utilisations personnel
-Injection de l’eau -Analyser avant leur utilisation PRP
contaminée -Sensibiliser le personnel sur l’hygiène des Stockage
Préparation des équipements -Maintenir des conditions de
mélanges avec une stockage de la pré-fonte
pré-fonte contaminée -Effectuer un contrôle visuel et
69
microbiologique avant l’utilisation de la pré-
fonte
Résidus de C C Ma Mauvais rinçage de 3 1 9 Respecter le plan de nettoyage et de O N O O PRP
produits de mélangeur désinfection contrôler les eaux de rinçage PRP personnel
nettoyage Fiche de contrôle /bulletin d’analyse PRP nettoyage
Fiche de
contrôle de
CIP
Cadavres P C Mo -Non respect des BPH 3 1 9 -Respecter le nettoyage de l’équipement O N O O PRP PRP nettoyage
d’insectes Mi par le personnel -Couvrir le mélangeur et désinfection
ou corps -Ouverture directe du
étrangers mélangeur sur
(poils, l’extérieur
cheveux,…)
stérilisa Germes P B Me -Non respect des 5 1 25 Maintenir la température de stérilisation o o / / CCP Fiche CCP N°3
tion pathogènes conditions de 142°C pendant 3secondes stérilisation
, levures et stérilisation (temps, -Respecter les paramètres du NEP analyse
moisissures température) microbiologique et physicochimique /bulletin
-NEP non conforme d’analyse
Résidus de p C Ma NEP non conforme 3 1 9 -Assurer l’efficacité du NEP(le dosage et le o o / / CCP
produits de (surdosage des temps de contact)
nettoyage désinfectants et
rinçage insuffisant)
Crémag Germes M B Me -Non respect des 5 2 50 Respecter le barème de crémage : O N O O PRP PRP nettoyage
e pathogènes u conditions de crémage température de 85°C pendant 10 – 15 min et désinfection
, levures et (température et Respecter le temps d’ouverture de l’écrémeur
moisissures temps)
-Ouverture de
l’écrémeur Non
réussite du NEP
Résidus de C C Ma Non réussite du NEP 3 1 9 Assurer l’efficacité du NEP O N O N PRP
produits de
70
nettoyage
Filtratio Germes M M Ma Les filtres contaminés 5 2 50 Respecter le nettoyage et le changement des O N N / Ccp Fiche CCP N°4
n pathogènes u filtre non propres filtres Filtration
, levures et P filtre détérioré -Utiliser des filtres conformes et propres
moisissures
Matériel C C Ma Filtre abimé diamètre 3 1 9 -Sélectionner un matériel agroalimentaire O n n / CCP
non des pores erronés La conforme (inox)
conforme nature de matériel
non conforme
(passage des débris)
corps P P Ma Filtres abîmés 3 1 9 -Assurer un contrôle régulier de l’intégrité des O O / / Ccp
étrangers filtres
(bris -Choisir des filtres dont le diamètre est
métalliques inférieur à 2 mm
, bris de -Changer et nettoyer les filtres
verre…)
5 1 25
Conditi Germes M B Ma Non respect de la Respecter la température de remplissage O O / / CCP FICHE CCP N°5
onnem pathogènes Mi température de (conditionnement) : 70-74°C conditionnem
ent , levures et remplis sage soudure Assurer la protection de l’emballage ent
moisissures non conforme -Nettoyage de la presse
mauvais nettoyage de -Effectuer la maintenance préventive
la presse (corazza) respecter la température de la soudure
trémie de maintenir des couvertures pour les trémies et
conditionneuse réglage des machine
ouverte emballage
non conforme
(aluminium)
Corps P C Mo Non respect des BPH 3 1 9 Respecter les BPH par le personnel O N N / PRP PRP hygiène et
étranger Mi par le personnel Assurer l’étanchéité des portes santé du
organiques absence de couverture Présence de couvertures pour les personnel PRP
(poils de conditionneuse conditionneuses locaux et
cheveux, …. ouverture directe sur Présence de moustiquaires ou des bâtiments
71
) ou l’extérieur destructeurs d’insectes
cadavres
d’insectes
Mise en Germes C B Me Ecrasement des 3 1 9 Effectuer un contrôle visuel du soudage de o n n PRP
boite pathogènes Mo portions portion et leurs dispositions
, levures et Mauvais contrôle des
moisissures boites
Stockag Germes M B Mi Ecrasement de boites 5 1 25 -Maintenir une température de stockage à6°C o n n PRP PRP stockage
e de pathogènes Me entreposées -Eviter la surcharge des cartons et
produit , levures et -Non respect de la -Vérifier l’humidité de la chambre froide conditionnem
s finis moisissures chaîne froide -Respecter le FIFO ent
-Contamination -Identifier le stockage des produits
croisée
NETTOY Germes P B Me Non respect des 3 1 9 -Respecter les plans de nettoyage et de o o CCP Fiche CCP N°6
AGE EN pathogènes paramètres du NEP désinfection NEP
PLACE , levures et (température, temps, -Bon réglage de l’automate programmable
moisissures concentration) sensibilisation de personnel sur la méthode de
nettoyage et nettoyage et de désinfection effectuer un
désinfection dans les contrôle après chaque nettoyage
coins difficile (écouvillonnage)
négligence du
personnelle
Résidus de P C Me -Rinçage insuffisant 3 2 18 -Assurer un bon rinçage des équipements o n n / PRP PRP Nettoyage
produits de des équipements -Respecter les doses des produits de et désinfection
nettoyage -Surdose des produits nettoyage et de désinfection
de nettoyage et de
désinfection
Germes C B Ma -Conduites non 5 1 25 -Assurer un bon nettoyage des bâches d’eau o n o o PRP Fiche
Eau de pathogènes Me conforme -effectuer le bulletin d’analyse physico- d’analyse
procès , levures et -Nettoyage insuffisant chimique et microbiologique d’eau de ville
moisissures des bâches d’eau -Chloration de l’eau
-L’eau de ville
contaminée
72
Métaux C C Ma Eau contaminée 1 1 1 -Bulletin d’analyse de l’eau o n n / PRP Fiche
lourds : d’analyse
plomb,
cadmium
Corps C P Mi Ouverture des bâches 3 1 9 Étanchéité des bâches d’eau o n n / PRP Fiche
étrangers d’eau -Plan de nettoyage d’analyse
Origine des dangers : Mi : Milieu Me : Méthode Mo : Main d’ouvre Ma : Matériel Mp : Matière première
O : oui
N: non
73