Chapitre 2 CELLULE SOLAIREdocx
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Introduction
L’électricité est une des formes d’énergie les plus versatiles et qui s’adapte au mieux à chaque
nécessite. Son utilisation est si étendue, qu’aujourd’hui on pourrait difficilement concevoir une société
techniquement avancée qui n’en fasse pas usage.
Des milliers d’appareils sont dessinés pour fonctionner grâce à l’énergie électrique, soit sous forme de
courant continu de faible tension, soit à partir d’un courant alternatif de tension plus élevée. Il est très
intéressant de produire de l’électricité avec une source d’énergie sure et pas polluante, comme l’énergie
solaire.
Il existe deux méthodes pour pouvoir convertir l’énergie solaire en électricité, selon ce qu’on utilise
l’énergie cinétique comme forme intermédiaire du procès de conversion :
- Systèmes de conversion thermodynamique.
- Systèmes directs, fondés sur les interactions physiques entre les photons de la radiation incidente et les
électrons du matériau, l’effet photovoltaïque.
L’énergie solaire photovoltaïque est une forme d’énergie renouvelable. Elle permet de produire de
l’électricité par transformation d’une partie du rayonnement solaire grâce à une cellule photovoltaïque.
La cellule solaire ou cellule photovoltaïque ou encore photopile est l’élément de base des panneaux solaire
qui produisent de l’électricité.
Une cellule PV est en fait un composant électronique bien connu que l’on appelle ‘’ DIODE’’, composant
qui laisse passer le courant électrique dans un sens (avec une chute de tension de l’ordre de 0,6 volt) et
qui bloque son passage dans l’autre sens.
Dans le cas de la cellule PV, on s’arrange pour que la surface de la jonction soit la plus grande possible
pour collecter le maximum d’énergie solaire.
Les modules ou panneaux photovoltaïques sont composés de semi-conducteurs qui permettent de
transformer directement la lumière du soleil en électricité.
Ces modules s'avèrent une source d'énergie électrique qui est sûre, fiable, sans entretien et non polluante.
La majorité des modules solaires sur le marché aujourd'hui sont pourvus de garanties de plus de 20 ans,
et ils fonctionneront bien au-delà de cette période.
Des millions de systèmes ont été installés dans le monde entier, de puissances différentes allant d'une
fraction d'un watt à plusieurs mégawatts. Pour de nombreuses applications, les systèmes solaires
électriques sont non seulement rentables, mais ils peuvent aussi représenter l'option la moins coûteuse.
1
Dans ce cours, on commencera par rappeler brièvement la généralité sur les générateurs photovoltaïques.
On présente le principe de l’effet photovoltaïque, la cellule PV et ses paramètres. Ensuite, on fait un rappel
sur les générateurs PV et leurs performances.
Le rendement d’une cellule photovoltaïque est faible : inférieure à 20%.
I. EFFET PHOTOVOLTAIQUE
Le mot « photovoltaïque » signifie Lumière en Grec , il est composé de deux parties : « photos » (lumière)
et du nom de famille du physicien italien (Allessandro Volta) qui inventa la pile électrique en 1800 et
donna son nom à l’unité de mesure de la tension électrique, le volt.
Bien que les bases théoriques de l’effet photovoltaïque fussent connues depuis le début du siècle, ce
n’est qu’à partir de 1954, dans les laboratoires de la Bell Téléphone à New Jersey, que la première
cellule ayant un rendement raisonnable a été mise au point. Depuis la deuxième moitié du siècle
précédent, le processus de purification de monocristaux de silicium a émergé.
En 1956, Loferski publiait différentes tables de conversion de rendement photovoltaïque pour tous les
matériaux semi-conducteurs. Puis, c’est au début des années 70 que l’on a pu obtenir en laboratoire un
rendement de 20 % en travaillant sur des cellules de monocristal d’arsenic de gallium (GaAs). Le
rendement est sensiblement inférieur lorsque ces cellules se font à l’échelle industrielle.
Aussi, des expériences ont-elles été faites avec des cellules composées de deux couches : une de sulfure
de cadmium (SCd) et une autre de sulfure de cuivre (SCu2).
Ces cellules présentent l’avantage d’utiliser très peu de matière active et permettent un processus de
fabrication plus simple. Cependant, leur faible rendement ne permet pas de les utiliser à l’échelle
industrielle.
La commercialisation de cellules solaires photovoltaïques a commencé dès l’apparition du silicium
monocristallin et elles occupent encore la première place du marché.
Plus tard, apparurent les matériaux polycristalins, de fabrication plus économique, mais présentant
encore de faibles rendements.
Récemment des cellules de silicium amorphe se sont commercialisées et utilisées pour des dispositifs de
très faible puissance : calculettes, montres, radio portable, etc.…
Lorsqu’un matériau semi-conducteur est exposé à la lumière du soleil, les atomes exposés au rayonnement
sont "bombardés" par les photons constituants la lumière ; sous l’action de ce bombardement, les électrons
des couches électroniques supérieures (appelés électrons des couches de valence) ont tendance à être
"arrachés". Si l’électron revient à son état initial, l’agitation de l’électron se traduit par un échauffement
du matériau. L’énergie cinétique du photon est transformée en énergie thermique. Cependant, dans les
cellules photovoltaïques, une partie des électrons ne revient pas à son état initial. Les électrons "arrachés"
créent une tension électrique continue faible. Une partie de l’énergie cinétique des photons est ainsi
directement transformée en énergie électrique : c’est l’effet photovoltaïque [1].
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L’effet photovoltaïque constitue la conversion directe de l'énergie du rayonnement solaire en énergie
électrique au moyen de cellules généralement à base de silicium. Pour obtenir une puissance suffisante,
les cellules sont reliées entre elles et constituent le module solaire.
L’effet photovoltaïque, c’est-à-dire la production d’électricité directement de la lumière, fut observée la
première fois, en 1839, par le physicien français Edmond Becquerel. Toutefois, ce n’est qu’au cours des
années 1950 que les chercheurs des laboratoires Bell, aux Etats-Unis, parvinrent à fabriquer la première
cellule photovoltaïque, l’élément primaire d’un système photovoltaïque [1].
II- DEFINITIONS
La cellule photovoltaïque est l’unité de base qui permet de convertir l’énergie lumineuse en énergie
électrique.
Un panneau photovoltaïque est formé d’un assemblage de cellules photovoltaïques. Parfois, les
panneaux sont aussi appelés modules photovoltaïques.
Lorsqu’on regroupe plusieurs panneaux sur un même site, on obtient un champ photovoltaïque.
L’éclairement caractérise la puissance lumineuse reçue par unité de surface. Il s’exprime en W/m². La
grandeur associée à l’éclairement est notée G. Parfois, cette grandeur est aussi appelée irradiance.
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Les cellules solaires photovoltaïques sont fabriquées à partir de matériaux semi-conducteurs qui sont
capables de conduire l’électricité ou de la transporter. Plus de 90 % des cellules solaires fabriquées à
l’heure actuelle sont au silicium cristallin, un semi-conducteur.
Elles sont obtenues à partir d’une jonction PN au silicium (diode). Pour obtenir du silicium dopé N, on
ajoute du phosphore. Ce type de dopage permet au matériau de libérer facilement des électrons
(charge -).
Pour obtenir du silicium dopé P, on ajoute du bore. Dans ce cas, le matériau crée facilement des lacunes
électroniques appelées trous (charge +).
La jonction PN est obtenue en dopant les deux faces d’une tranche de silicium. Sous l’action d’un
rayonnement solaire, les atomes de la jonction libèrent des charges électriques de signes opposés qui
s’accumulent de part et d‘autre de la jonction pour former un générateur électrique [2].
La cellule à l’obscurité se comporte comme une jonction PN c’est à dire comme une diode. Vue de
l’extérieur, c’est un récepteur elle ne produit ni courant, ni tension. Si elle est soumise à un circuit
extérieur, on montre que la tension et le courant obéissent à l’équation de la diode.
qv
I D = I0 exp − 1 (II-1)
kT
ID : courant traversant la jonction
I0 : courant de saturation.
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Figure 3 : Courbe caractéristique de la diode
V. LA CELLULE ECLAIREE
Si la cellule est éclairée, il y a création d’un courant de lumière IL dû au rayonnement solaire. Ce courant
de lumière va apparaître aux bornes de la jonction et sera proportionnel au flux lumineux et à la surface
de captation de la cellule.
IL = ( T ) S (II-2)
qv
I = I L − I D = I L − I0 exp − 1 (II-3)
kT
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Figure 5 : Obtention graphique de la caractéristique I=f(V) d’une photopile
kT I L
VCO = ln 1 + (II-5)
q I0
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kT I L
Dans la pratique, I L I0 VCO ln (II-6)
q I0
3. Facteur de forme FF
On définit aussi un facteur de forme (ou fill factor), noté FF, représentant la qualité d’une cellule
photovoltaïque.
Il traduit la forme rectangulaire de la caractéristique I = f(V). C’est le rapport entre la puissance maximale
et le produit Icc.Vco.
Vm I m
FF = (II-7)
Vco ICC
Pour une cellule idéale, FF = 1 ; une cellule est dite bonne si FF 0,8
4. Rendement de conversion
Rapport entre la puissance électrique maximale délivrée (par la cellule) et la puissance solaire reçue à une
température donnée.
Pmax I m Vm FF.Icc Vco
= = = (II-8)
Pinc E.S E.S
E : puissance solaire reçue en W/m2
S : surface de captation (m2).
La puissance par m² du rayonnement solaire reçu à la surface de la Terre (donc l'éclairement en W/m²)
est de l'ordre de 1000W/m², valeur dépendant de la latitude, de la saison, des conditions météorologiques.
Un générateur photovoltaïque d'une surface utile de 1 m² orienté perpendiculairement aux rayons du soleil
et recevant une puissance lumineuse de 1000 W ne produit en réalité que 60 à 200 W "électrique" suivant
la technologie avec laquelle il a été fabriqué.
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Le rendement d'une cellule fabriquée à partir d'un monocristal est un peu supérieur à 15%, de silicium
polycristallin de l'ordre de 10 à 15% et de silicium amorphe entre 5 et 10% .
Ces faibles rendements sont dus aux pertes (réflexion, pertes Joule...) et au fait que la sensibilité de la
cellule ne couvre pas la totalité du spectre du rayonnement solaire.
Le rendement augmente lorsque Icc , Vco et FF augmentent. Il dépend de la puissance incidente, du spectre
et de la température. (Si T augmente, diminue).
5. Puissante crête
Par définition, la puissance de crête représente la puissance maximum fournie par une cellule lorsque
l’éclairement G = 1000W/m², la température = 25°C et une répartition spectrale du rayonnement dit
AM 1,5.
L’unité de cette puissance est le Watt crête, noté Wc.
Les constructeurs spécifient toujours la puissance de crête d’un panneau photovoltaïque.
Cependant, cette puissance est rarement atteinte car l’éclairement est souvent inférieur à 1000W/m² et la
température des panneaux en plein soleil dépasse largement les 25°C.
1.Courbe de puissance
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Figure 9: Caractéristique de puissance d’une photopile
Pour un ensoleillement à une température donnée, si on branche aux bornes de la cellule de charge
V
variable, le point de fonctionnement sera le point d’intersection de la droite I = et de la caractéristique
R
I =f (V) .
La puissance délivrée à la charge dépend de P. La valeur maximale de la puissance est obtenue lorsque la
caractéristique I = f(V) est tangente aux courbes d’équivalence.
La cellule n’impose ni un courant ni une tension de fonctionnement. Seule la caractéristique I = f(V) est
fixée.
Si la charge est faible, la cellule fonctionne dans la zone CD pratiquement à tension constante
sensiblement égale à Vco.
Dans la zone BC, la variation de courant et de tension est significative la cellule délivre le maximum de
sa puissance.
A température et éclairement fixés, la caractéristique courant / tension d’une cellule a l’allure suivante :
La puissance délivrée par la cellule a pour expression P = U.I. Pour chaque point de la courbe précédente,
on peut calculer la puissance P et tracer la courbe P = f(U).
Cette courbe a l’allure suivante :
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Figure 11 : courbe P = f(U)
En réalité, une cellule solaire comporte une résistance shunt (parallèle) et une résistance série due à la
technologie de fabrication.
La résistance shunt est due à un courant de fuite au niveau de la jonction. Elle dépend de la façon dont
celle-ci a été réalisée. La résistance série dépend principalement de la résistivité des grilles collectrices.
La représentation de la cellule idéale décrite précédemment sera modifiée.
On reconnait le symbole de la diode (traversé par le courant ID), en parallèle se trouve le générateur de
courant ICC=IL qui correspond au flux d’électrons généré par le flux de photons de la lumière (solaire ou
autre) au sein de la jonction de la diode. En parallèle à la diode, se trouve la résistance R sh (Résistance
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shunt) qui correspond aux pertes directes à travers la jonction et en série vers l’utilisation V et I , se trouve
la résistance Rs (Résistance série) correspondant entre autre aux pertes joules dans les conducteurs.
Aux deux bornes de la photopile PV, l’énergie électrique se récupère sous forme d’une tension V et d’un
courant I.
Rs est une résistance série liée à la résistivité volumique et à l’impédance des électrodes et des matériaux.
La pente de la courbe courant-tension au point Voc représente l’inverse de la résistance série (1/Rs).
Rsh est une résistance shunt liée aux effets de bord et aux recombinaisons volumiques. La pente de la
courbe courant tension au point Icc=IL représente l’inverse de la résistance shunt (1/Rsh).
Le photocourant ICC crée dans la structure par une partie du rayonnement absorbé (ce courant est
pratiquement le courant de court-circuit de la cellule).
▪ Le courant direct ID d’obscurité de la jonction.
I = IL − ID − Ish (II-9)
Selon le schéma équivalent d’une cellule solaire dans la figure (12), l’équation entre I et V est la suivante :
q ( V + R SI ) V + R S
I = I L − I0 exp − 1 − (II-10)
kT R sh
Où
IL = courant généré variable suivant l’irradiance lumineuse
T = température en K
k = 1,38 10-23 J/K (constante de Boltzmann)
I0= courant de saturation (caractéristique propre à charge diode)
Rs : résistance série
Rsh : résistance shunt
kT
Ut= (II-11)
q
Ut : tension thermique.
V : tension à la borne de la diode.
Le courant d’obscurité ID est donné par :
Rs : Résistance série.
Np : nombre de cellule
La résistance shunt est une résistance qui prend en compte les fuites inévitables du courant qui intervient
entre les bornes opposées positives d’une photopile.
En général, la résistance shunt est très élevée, son effet se fait sentir surtout dans la partie génération du
courant. [12].
L’influence de Rsh se traduit par une augmentation de la pente dans la zone où la cellule se comporte
comme un générateur de courant.
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Figure 14 : L’influence de la résistance shunt Rsh sur la caractéristique I (V), P(V)
R Sh =
Valeur idéale de RS et RSh(pour FF=1)
R S = 0
R V
En général, R S < 0 ; R Sh > 50 R 0 avec R 0 = CO
50 ICC
3- Influence de l’éclairement
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Figure 15 a : Influence de l’éclairement sur le module
Sur ces courbes, on remarque que la puissance maximum délivrée par la cellule augmente avec
l’éclairement.
4- Influence de la température
En effet la température est un paramètre très important dans le fonctionnement des cellules
photovoltaïques, car les propriétés électriques d’un semi-conducteur sont très sensibles à la
température. [13]
La figure (16) représente la caractéristique courant-tension et puissance-tension d’un module
solaire en fonction de la température, à un éclairement constant.
On constate que l’augmentation de la température entraîne une diminution de la tension de
circuit ouvert, ainsi qu’une diminution de la puissance maximale.
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Figure 16 a: Influence de la température sur le module
Pour un éclairement fixé, les caractéristiques I = f(V) et P = f(V) varient avec la température de
la cellule photovoltaïque :
Sur ces courbes, on remarque que la tension à vide et la puissance maximum diminuent lorsque
la température augmente.
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II.9.2 Synthèse des cellules photovoltaïques [09], [10]
Pour les applications terrestres, le silicium est devenu le matériau le plus utilise pour fabriquer
des cellules PV en raison essentiellement de sa disponibilité et de la connaissance acquise sur
son comportement électrique. Il est utilise, pour cela, sous de nombreuses formes
(monocristallin, polycristallin, amorphe, en couche mince,…), en fonction des performances
recherchées.
a. Les cellules monocristallines :
Les panneaux PV avec des cellules monocristallines sont les photopiles de la première
génération, elles sont élaborées à partir d'un bloc de silicium cristallise en un seul cristal,
figure II.3. Son procédé de fabrication est long et exigeant en énergie; plus onéreux, il est
cependant plus efficace que le silicium polycristallin. Du silicium à l'état brut est fondu pour
créer un barreau, et lorsque le refroidissement du silicium est lent et maitrisé, on obtient un
monocristal. Un Wafer (tranche de silicium) est alors découpé dans le barreau de silicium.
Apres divers traitements (traitement de surface à l'acide, dopage et création de la jonction PN,
dépôt de couche anti-reflet, pose des collecteurs), le wafer devient cellule.
Les cellules sont rondes ou carrées et, vues de prés, elles ont une couleur uniforme.
Elles ont un rendement de 12 à 18%, et la méthode de leur production est laborieuse.
b. Les cellules polycristallines :
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Les panneaux PV avec des cellules polycristallines sont élabores à partir d'un bloc de
silicium cristallise en forme de cristaux multiples. Vus de prés, on peut voir les orientations
(figure II.4) différentes des cristaux (tonalites différentes).
Elles ont un rendement de 11 à 15%, mais leur coût de production est moins élève que les
cellules monocristallines. Ces cellules, grâce à leur potentiel de gain de productivité, se sont
aujourd'hui largement imposées.
L'avantage de ces cellules par rapport au silicium monocristallin est qu'elles produisent
peu de déchets de coupe et qu'elles nécessitent de 2 à 3 fois moins d'énergie pour leur
fabrication.
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Les modules photovoltaïques amorphes ont un coût de production bien plus bas, mais
malheureusement leur rendement n'est que de 6 à 8% actuellement. Cette technologie permet
d'utiliser des couches très minces de silicium qui sont appliquées sur du verre, du plastique
souple ou du métal, par un procède de vaporisation sous vide.
Bien que le rendement de ces panneaux soit moins bon que celui des technologies poly
cristallines ou monocristallines, le silicium amorphe permet de produire des panneaux de
grandes surfaces à bas coût en utilisant peu de matière première.
d. Autres types de cellules :
De par le monde, un certain nombre de recherches sont encore effectuées pour créer de
nouvelles cellules de rendement plus élève, possédant une grande stabilité de leurs
caractéristiques dans le temps et présentant de faibles couts de fabrication. Si ce type
d‟énergie doit être développe à très grande échelle comme « Générateur électrique », il faut
résoudre le problème du prix des capteurs. Aussi, depuis plusieurs années, on parle de
matériaux organiques et de polymères qui présentent, sous certaines conditions, des propriétés
photovoltaïques. Ceci suscite actuellement un regain de recherches dans divers laboratoires
dans le monde, renouvelant d‟autant les efforts portés sur la synthèse des matériaux. Ces
cellules, dites de troisième génération, bien qu‟actuellement présentent de faibles rendements
par rapport aux capteurs inorganiques [record mondial de 3,5% établi en 2001], sont
intéressantes par leur très faible coût et sont donc prometteuses pour l‟avenir.
L‟effet photovoltaïque utilisé dans les cellules solaires permet de convertir directement
l‟énergie lumineuse des rayons solaires en électricité par le biais de la production et du
transport dans un matériau semi-conducteur de charges électriques positives et négatives sous
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l‟effet de la lumière. Ce matériau comporte deux parties, l‟une présentant un excès
d‟électrons
et l‟autre un déficit en électrons, dites respectivement dopée de type n et dopée de type p.
Lorsque la première est mise en contact avec la seconde, les électrons en excès dans le
matériau n diffusent dans le matériau p. La zone initialement dopée n devient chargée
positivement, et la zone initialement dopée p chargée négativement.
Il se crée donc entre elles un champ électrique qui tend à repousser les électrons dans la zone
n et les trous vers la zone p. Une jonction (dite p-n) a été formée. En ajoutant des contacts
métalliques sur les zones n et p, une diode est obtenue. Lorsque la jonction est éclairée, les
photons d‟énergie égale ou supérieure à la largeur de la bande interdite communiquent leur
énergie aux atomes, chacun fait passer un électron de la bande de valence dans la bande de
conduction et laisse aussi un trou capable de se mouvoir, engendrant ainsi une paire
électrontrou.
Si une charge est placée aux bornes de la cellule, les électrons de la zone n rejoignent les
trous de la zone p via la connexion extérieure, donnant naissance à une différence de potentiel
: le courant électrique circule (figure 2.14).
L‟effet repose donc à la base sur les propriétés semi-conductrices du matériau et son
dopage afin d‟en améliorer la conductivité. Le silicium employé aujourd‟hui dans la plupart
des cellules a été choisi pour la présence de quatre électrons de valence sur sa couche
périphérique (colonne (IV) du tableau de Mendeleïev). Dans le silicium solide, chaque atome
– dit tétravalent – est lie à quatre voisins, et tous les électrons de la couche périphérique
participent aux liaisons. Si un atome de silicium est remplacé par un atome de la colonne (V)
(phosphore par exemple), un de ses cinq électrons de valence ne participe pas aux liaisons;
par agitation thermique, il va très vite passer dans la bande de conduction et ainsi devenir libre
de se déplacer dans le cristal, laissant derrière lui un trou fixe lie à l‟atome de dopant. Il y a
conduction par un électron, et le semi-conducteur dit dope de type n. Si au contraire un atome
de silicium est remplacé par un atome de la colonne (III) (bore par exemple) a trois électrons
de valence, il en manque un pour réaliser toutes les liaisons, et un électron peu rapidement
venir combler ce manque et occuper l‟orbitale vacante par agitation thermique. Il en résulte
un trou dans la bande de valence, qui va contribuer à la conduction, et le semi-conducteur est
dit dope de type p. Les atomes tels que le bore ou le phosphore sont donc des dopants du
silicium. Les cellules photovoltaïques sont assemblées pour former des modules.
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Il existe différents types de cellules solaires photovoltaïques, et chaque type de cellules à un
rendement et un coût qui lui est propre. Cependant, quel que soit leur type, leur rendement reste
assez faible : de 5 à 22%de l’énergie qu’elles reçoivent.
Les matériaux actuellement utilisés pour la fabrication des photopiles sont :
- le silicium monocristallin ou polycristallin (plus de 90% de la production des photopiles) ;
- le silicium amorphe ;
- l’arséniure de Gallium.
Le silicium est actuellement le matériau le plus utilisé pour fabriquer les cellules
photovoltaïques. Il doit être purifié afin d’obtenir un silicium de qualité photovoltaïque.
La matière première (le minerai de silicium) est très répandue 28% de l’écorce terrestre). Le
sable est essentiellement constitué d’un oxyde de silicium.
La production est maîtrisée car il est utilisé dans la plupart des composants électroniques.
Il se présente alors sous la forme de barres de section ronde ou carrée appelée lingots.
Les lingots sont ensuite découpés en wafers : fines plaques de quelques centaines de microns
d’épaisseur. Ils sont ensuite enrichis en éléments dopants pour obtenir du silicium semi-
conducteur de type P ou N.
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Des rubans de métal sont alors incrustés en surface et raccordés à des contacts pour constituer
des cellules photovoltaïques.
Les cellules les plus utilisées pour la production d’électricité sont les cellules silicium
polycristallin grâce à leur bon rapport qualité-prix.
Les constructeurs garantissent une durée de vie de 20 à 25 ans à 80 % de la puissance nominale.
Remarque : on estime qu’une cellule photovoltaïque doit fonctionner environ 2 à 3 ans pour
produire l’énergie qui a été nécessaire à sa fabrication.
Il existe trois principaux types de cellules [5] :
1- Silicium monocristallin
Les cellules en silicium monocristallin représentent la première génération des générateurs
photovoltaïques.
Pour les fabriquer, on fond du silicium en forme de barreau. Lors d’un refroidissement lent et
maîtrisé, le silicium se solidifie en ne formant qu'un seul cristal de grande dimension. On
découpe ensuite le cristal en fines tranches qui donneront les cellules. Ces cellules sont en
général d'un bleu uniforme.
Durée de vie : 20 à 30 ans.
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2- Silicium polycristallin (multicristallin)
Pendant le refroidissement du silicium dans une lingotière, il se forme plusieurs cristaux.
La cellule photovoltaïque est d'aspect bleuté, mais pas uniforme, on distingue des motifs créés
par les différents cristaux.
Avantages :
- cellule carrée (à coins arrondis dans le cas du Si monocristallin) permettant un
meilleur foisonnement dans un module ;
- moins cher qu’une cellule monocristalline (Coût de production moins élevé)
- Nécessite moins d'énergie.
Inconvénients :
- moins bon rendement qu’un cellule monocristalline : 11 à 15% ;
- ratio Wc/m² moins bon que pour le monocristallin (environ 100 Wc/m2) ;
- rendement faible sous un faible éclairement.
Ce sont les cellules les plus utilisées pour la production électrique (meilleur rapport
qualité-prix). Durée de vie : 20 à 30 ans.
3- Silicium amorphe
Le silicium lors de sa transformation, produit un gaz, qui est projeté sur une feuille de verre. La
cellule est grise très foncé. C'est la cellule des calculatrices et des montres dites "solaires".
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Le silicium amorphe est apparu en 1976. Sa structure atomique est désordonnée, non
cristallisée, mais il possède un coefficient d'absorption supérieur à celui du silicium cristallin.
Cependant, ce qu'il gagne en pouvoir d'absorption, il le perd en mobilité des charges électriques
(rendement de conversion faible).
Avantages :
- fonctionne avec un éclairement faible ou diffus (même par temps couvert)
- un peu moins chère que les autres technologies ( Coût de production bien plus bas )
- intégration sur supports souples ou rigides.
Inconvénients :
- rendement faible en plein soleil, de 6% à 8%
- nécessité de couvrir des surfaces plus importantes que lors de l’utilisation de
silicium cristallin (ratio Wc/m² plus faible, environ 60 Wc/m2)
- performances qui diminuent avec le temps (environ 7%).
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Figure 20: Tracé de la courbe Ip=f(VP) pour différents types de cellules PV
Dans un cas plus général, le tracé de l’équation Ip = f(Vp) est repris ci-dessous :
Sur cette courbe, on peut reconnaître la courbe de la diode (vers le bas du fait du signe – dans
l’équation) et décalé vers le haut de la valeur ICC du courant généré par l’irradiance lumineuse.
Points caractéristiques sur cette courbe pour une cellule en silicium cristallin :
- Tension à vide (Ip = 0 A) Voc = 0,6 V (puissance P = 0W)
- Courant de court-circuit (Vp=0V) = ICC (variable suivant l’irradiance, puissance
P=0W)
- Tension en charge Vpm = 0,5 V au point de fonctionnement ou la puissance est
maximum
-Courant Ipm (variable suivant l’irradiance) au point de fonctionnement ou la puissance
est maximum
Puissance maximum Pmax = Ipm . Vpm
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Noter que, en faisant varier Vpm de de 0 à Voc ( ou Ip de 0 à ICC) , la puissance part de 0W
pour monter à un maximum Pmax puis redescendre à 0W
Le rendement de conversion de l’énergie lumineuse en énergie électrique d’une cellule
photovoltaïque de surface S, de puissance Pmax sous une irradiance lumineuse E est le suivant :
P I V FF.Icc Vco
= max = m m =
Pinc E.S E.S
On définit aussi un facteur de forme (ou fill factor), noté FF, représentant la qualité d’une cellule
photovoltaïque :
Vm I m
FF =
Vco ICC
Les facteurs de forme typiques pour différentes technologies photovoltaïques sont les suivants :
Technologie silicium cristallin (m-Si) : FF = 0,83
Technologie silicium amorphe (a-Si) : FF = 0,7
Technologie Tellure de Cadmium (CdTe) : FF = 0,76
Technologie Cuivre Indium Sélénium (CIS) : FF = 0,78
Suivant les technologies de cellules photovoltaïques, le tracé de l’équation Ip = f(Vp) garde la
même forme mais les valeurs de tension à vide sont légèrement différentes et surtout, pour une
même surface, les courants de court-circuit sont différents pour la raison que les rendements de
conversion sont différents pour chaque technologie.
Voici le rendement de conversion typique pour différentes technologies photovoltaïques :
Technologie silicium cristallin (m-Si) : de 15 à 17 %
Technologie silicium amorphe a-Si : 6 à 8 %
Technologie Tellure de Cadmium (CdTe) : 11 à 12 %
Technologie Cuivre Indium Sélénium (CIS) : 12 à 13 %
Technologie cellule organique (à l’état de la recherche) : 5 % (record à 11 %).
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Figure 22: Fabrication des panneaux photovoltaïques à cellules cristallines
Conclusion partielle
Dans ce chapitre, nous avons présenté le fonctionnement d’une cellule solaire en expliquant
brièvement le phénomène photovoltaïque ; on a présenté l’influence des différents paramètres
extérieurs et intérieurs sur ces caractéristiques.
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TD ENERGIE SOLAIRE PHOTOVOLTAIQUE
Série 1
Exercice 1
La densité de courant d’une cellule solaire photovoltaïque de surface
100 cm2 dans les conditions standards de test est de 35mA/cm2.
Déterminer le courant de sortie de la cellule solaire.
Exercice 2
Une cellule solaire photovoltaïque donne un courant de 0,6A et
d’une tension V = 0,5 V au point de puissance maximale.
Quelle est la puissance maximale ?
Exercice 3
Une cellule solaire photovoltaïque ayant une surface de 100cm2 donne
un courant maximal de 3,1A et une tension maximale Vm de 0,5 V dans
les conditions standards de test. La cellule donne un courant de court-
circuit Icc = 3,5A et une tension de circuit ouvert Vco=0,6V.
Quelle est la puissance maximale de la cellule ainsi que son
rendement ?
Exercice 4
28
En se référant à la courbe ci-dessous, trouvez le facteur de forme
FF de la cellule solaire.
0,45
Exercice 5
Une cellule solaire photovoltaïque de surface 25cm2 donne un courant
de 0,85A et une tension de 0,55V au point de puissance maximale. Le
courant de court-circuit Icc = 0,9A et la tension de circuit ouvert
Vco=0,65V.
Quel est le facteur de forme FF, la puissance maximale P m et le
rendement de la cellule ? Considérer les conditions standards.
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