L eçon 4 *20-26 avril
Défendre la vérité
Sabbat après - midi
Lecture de la semaine: Dn 7:23-25; Apo 12:6, 14; Jd 3, 4; Apo
2:10; Ac 5:28-32; Ps 19:7-11; 1 Jn 5:11-13.
Verset à mémoriser: « Et comme Moïse éleva le serpent dans le
désert, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé, afin que qui-
conque croit en lui ait la vie éternelle » (Jean 3:14, 15, LSG).
L a ville moderne d’Izmir, au bord de la mer turque, était autrefois la
ville biblique de Smyrne mentionnée dans le livre de l’Apocalypse.
Cette ville antique d’environ 100 000 habitants avait prospéré à la fin
du premier et au deuxième siècles. C’était une ville prospère et farouchement
fidèle à Rome.
Une fois par an, tous les citoyens de Smyrne devaient bruler de l’encens
pour les dieux romains. Il est évident qu’au deuxième siècle, Smyrne avait
également une communauté chrétienne florissante et que beaucoup d’entre ces
chrétiens n’allaient pas se plier à ces pratiques. Polycarpe, l’un des premiers
responsables de l’église, fut martyrisé sur la place publique de Smyrne, brulé
sur le bucher pour av:oir refusé de trahir son Seigneur en brulant de l’encens
aux dieux romains. Lorsqu’on lui demanda une dernière fois de renier Christ,
le vieil homme répondit: « Cela fait quatre-vingt-six ans que je Le sers, et Il
ne m’a point fait de mal. Comment puis-je dire du mal de mon Roi qui m’a
sauvé? »
Au fil des siècles, des hommes et des femmes avaient accepté de vivre le
martyre plutôt que d’abandonner leur foi en Christ. Leur sacrifice ravive notre
courage. L’histoire de leur engagement envers Christ renouvèle notre propre
engagement. Cette semaine, nous examinerons certains principes bibliques
qui avaient motivé les Vaudois et les réformateurs ultérieurs, tels que Hus et
Jérôme, à rester fidèles au Seigneur quoi qu’il arrive, même sous la menace
de mort de la part de la même puissance qui avait tué Polycarpe: Rome, qui
est maintenant dans sa phase papale.
* Étudiez cette leçon pour le sabbat 27 avril à la lumière de La tragédie des siècles, chap. 4 à 6.
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D imanche 21 avril
Persécutés mais triomphants
Lisez Daniel 7:23-25 et Apocalypse 12:6, 14. À quelles périodes prophétiques
ces passages font-ils référence?
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Chaque fois que le peuple de Dieu Lui reste fidèle, Satan est furieux, et le plus
souvent, la persécution s’ensuit. Le prophète Daniel avait décrit une époque,
encore future pour lui, où l’église médiévale fera « la guerre » et « opprimera »
le peuple de Dieu (Dn 7:21, 25, LSG). Le prophète Jean avait décrit cette même
période comme un temps où l’église de Dieu serait forcée de fuir dans le désert,
où elle serait « nourrie un temps, des temps, et la moitié d’un temps » (Apo 12:14,
LSG). Apocalypse 12:6 ajoute: « Et la femme [l’église] s’enfuit dans le désert, où
elle avait un lieu préparé par Dieu » (LSG). Le peuple de Dieu avait été nourri dans
le désert. Sa Parole les avait fortifiés et soutenus, alors que le grand conflit faisait
rage pendant cette longue et sombre période de domination papale.
Le peuple de Dieu avait trouvé un « lieu préparé » pour lui par Dieu. Dans les
plus grands défis de la vie, Dieu prépare toujours une place pour Ses fidèles. Au
cours des périodes les plus éprouvantes, Son peuple avait trouvé refuge dans Son
amour et Sa sollicitude. (Voir Psaume 46).
Les 1260 jours, et un temps, des temps et la moitié d’un temps d’Apocalypse
12:6, 14 se réfèrent tous deux à la même période (trois temps ou années et demi
x 360 jours/ans = 1260 jours). La prophétie biblique est souvent écrite sous forme
de symboles. Dans les parties prophétiques de Daniel et de l’Apocalypse, un jour
prophétique équivaut à une année littérale. Nous retrouvons ce principe du jour et
de l’année dans Nombres 14:34 et Ézéchiel 4:6.
Le principe du jour-année ne repose pas uniquement sur ces deux textes, mais
sur une grande base scripturale. William Shea, chronologue et spécialiste de
l’Ancien Testament, donne 23 lignes de preuves bibliques de ce principe à travers
l’Ancien Testament, et les interprètes de la Bible les utilisent au cours des siècles.
Les Visigoths, les Vandales et les Ostrogots étaient des tribus qui avaient des
doctrines différentes de l’enseignement officiel de Rome. Les 1260 jours avaient
commencé lorsque la dernière de ces tribus barbares, les Ostrogots, avait été
chassée de Rome en l’an 538. Cette période de ténèbres spirituelles s’était pour-
suivie jusqu’en 1798, date à laquelle le général Berthier du roi Napoléon chassa le
pape de Rome. D’innombrables chrétiens furent martyrisés pendant cette longue
période parce qu’ils obéissaient à la Parole de Dieu. Même à la mort, ils avaient
triomphé. En Christ, ils avaient été libérés de la culpabilité et de la domination
du péché « par le sang de l’Agneau ». La victoire de Christ sur Satan à la croix a
été leur victoire. Bien qu’ils soient morts, leur mort n’était qu’un repos jusqu’au
retour de Christ.
Comment les prophéties bibliques accomplies renforcent-elles votre foi?
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L undi 22 avril
La lumière dissipe les ténèbres
Lisez Jude 3, 4. Quel avertissement donne-t-on dans ces passages et
comment s’applique-t-il à l’église chrétienne ultérieure?
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Le livre de Jude a été écrit avant l’an 65 pour les chrétiens fidèles qui sont
« aimés en Dieu le Père, et gardés pour Jésus Christ » (Jude 1:1, LSG). Ces
croyants fidèles ont été exhortés à « combattre pour la foi qui a été transmise aux
saints une fois pour toutes. Car il s’est glissé parmi vous certains hommes, ... qui
changent la grâce de notre Dieu en dissolution » (Jude 1:3, 4, LSG). Cet avertis-
sement était encore plus important pour les croyants du Moyen-Âge, après que
les pratiques païennes eurent envahi l’église et que les traditions humaines eurent
compromis la Parole de Dieu. Pendant de nombreux siècles, des personnes tels
que les Vaudois avaient défendu les vérités de l’Écriture. Ils croyaient que Christ
était leur seul médiateur et que la Bible était leur seule source d’autorité. « Il y
eut toujours de vrais croyants attachés à la foi en Jésus-Christ, seul Médiateur
entre Dieu et les hommes, prenant les saintes Écritures pour leur unique règle de
vie et sanctifiant le vrai jour de repos. » Ellen G. White, La tragédie des siècles,
p. 53.
Lisez Apocalypse 2:10. Quelle promesse Dieu donne-t-Il à ceux qui
Lui sont fidèles, même face à la mort?
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Ces paroles avaient été écrites à l’Église de Smyrne. L’un des dieux protecteurs de
la ville était Dionysius, le dieu de la fertilité et des festivités. Lorsque les prêtres de
Dionysius mouraient, une couronne était placée sur leur tête lors de la procession funé-
raire. Jean oppose cette couronne terrestre placée sur la tête au moment de la mort à la
couronne de vie qui sera placée sur la tête de ceux qui seront victorieux face aux forces
du mal. La couronne de vie sera offerte à ceux qui auront enduré les épreuves, les diffi-
cultés, les souffrances et même la mort à cause de l’amour de Christ.
La couronne de vie incite ces croyants fidèles à endurer même la mort pour l’amour
de Christ. La couronne de vie motive toujours les croyants dans les circonstances diffi-
ciles. Elle avait inspiré les Vaudois dans la douleur et la persécution. Ils savaient qu’ils
verraient Jésus un jour et qu’ils vivraient avec Lui pour toujours. La couronne de vie
s’adresse aussi à nous: nous traversons peut-être des épreuves, mais une couronne de
vie nous attend si nous gardons les yeux fixés sur Jésus.
Qu’est-ce qui vous donne le courage pendant les moments difficiles? Et qu’est-ce
qui vous fait peur pendant ces moments? Quelles promesses pou-
vez-vous réclamer dans ces périodes?
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M ardi 23 avril
Le courage de tenir ferme
Comparez Actes 5:28-32, Éphésiens 6:10-12 et Apocalypse
3:11. Quel principe de base trouve-t-on dans ces textes?
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L’un des traits distinctifs des Vaudois, et de chacun des réformateurs, était
leur allégeance absolue à Dieu, leur obéissance à l’autorité de l’Écriture et leur
engagement en faveur de la suprématie de Christ, et non de la papauté. Leur
esprit était rempli d’histoires de foi et de courage du Nouveau Testament.
Tout comme Pierre et les apôtres, ils pouvaient dire: « Il faut obéir à Dieu
plutôt qu’aux hommes » (Actes 5:29, LSG). Ils avaient compris l’avertissement
de Paul: « fortifiez-vous dans le Seigneur, et par sa force toute-puissante » (Eph
6:10, LSG), et avaient pris au sérieux le conseil de Jésus: « Retiens ce que tu
as, afin que personne ne prenne ta couronne » (Apo 3:11, LSG). Ces hommes
et femmes de foi avaient eu le courage de défendre les vérités de la Parole de
Dieu, plutôt que de se soumettre aux traditions de l’Église romaine.
Les Vaudois étaient l’un des premiers groupes à avoir la Bible dans leur
propre langue. Un récit émouvant de leur copie manuelle de la Bible, écrit
par Jean Léger, copiste vaudois de la Bible, contient des informations de
première main sur leur travail, y compris des dessins. Les Vaudois copiaient
secrètement les Écritures dans leurs communautés montagnardes du nord de
l’Italie et du sud de la France. Dès leur plus jeune âge, les jeunes recevaient de
leurs parents l’instruction d’apprendre par cœur de larges portions de l’Écri-
ture. Des équipes de copistes de la Bible travaillaient ensemble pour copier
laborieusement la Bible. Nombre de ces jeunes adultes vaudois voyageaient
à travers l’Europe en tant que marchands, partageant discrètement les vérités
de l’Écriture. Certains s’étaient inscrits à l’université et, lorsque l’occasion se
présentait, ils partageaient des passages des Écritures avec leurs camarades
de classe. Guidés par le Saint-Esprit, au moment opportun, ils donnaient des
portions de leurs précieux passages des Écritures aux chercheurs honnêtes,
lorsqu’ils sentent une réceptivité de leurs parts. Beaucoup avaient payé de leur
vie, leur fidélité et leur dévouement à Dieu. Bien que les Vaudois n’aient pas
compris clairement tous les enseignements de la Bible, ils avaient préservé la
vérité de la Parole de Dieu pendant des siècles en la partageant avec d’autres.
« Le sentier des justes est comme la lumière resplendissante, dont l’éclat
va croissant jusqu’au milieu du jour » (Pro 4:18, LSG). Salomon compare le
chemin par lequel Dieu conduit Ses enfants à une lumière qui éclaire progres-
sivement. Si Dieu appuyait simplement sur un interrupteur cosmique qui ferait
briller le soleil de tout son éclat instantanément, cela nous aveuglerait. Après
que les ténèbres aient englouti le monde pendant des siècles, Dieu a suscité
des hommes et des femmes, attachés à Sa Parole, qui ont continué à chercher
plus loin.
Comment pouvons-nous, tout en reflétant la lumière de Christ, briller
dans notre propre communauté? Le faisons-nous?
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M ercredi 24 avril
L’étoile du matin de la réforme
Lisez Psaumes 19:7-11, Psaumes 119:140, Psaumes 119:162 et Jérémie
15:16. Quelles attitudes similaires David et Jérémie avaient-ils eues à l’égard
de la Parole de Dieu qui a été, en réalité, la pierre angulaire de la réforme?
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Chacun des réformateurs se « réjouissait » de la Parole de Dieu. Ils se
« réjouissaient » de faire la volonté de Dieu et ils « aimaient » Sa loi.
L’une des vérités fondamentales les plus importantes de la réforme est la
joie que procure l’étude des Écritures. L’étude de la Bible n’était pas une
tâche laborieuse, et il ne s’agissait pas d’un exercice légaliste. Ce n’était
pas une exigence rigide, mais un plaisir.
En étudiant les Écritures, ils avaient été transformés par la puissance du
Saint-Esprit. « La vie de Wiclef est un monument de la puissance éducatrice
et transformatrice de la Parole de Dieu. Le saint Livre fit de lui ce qu’il fut.
L’effort exigé par l’étude des grandes vérités de la révélation communique à
toutes les facultés une fraicheur et une vigueur nouvelles. Il élargit la pensée,
aiguise l’esprit, murit le jugement. Plus que toute autre étude, celle de la
Bible ennoblit les sentiments et les aspirations. Elle inspire la persévérance,
la patience, le courage, la fermeté; elle forme le caractère et sanctifie l’âme.
Une étude respectueuse des Écritures nous met en contact direct avec l’Esprit
divin; elle donne au monde des hommes plus forts, des génies plus puissants,
des caractères plus nobles que l’étude de la philosophie. » (La tragédie des
siècles, p. 80).
Lisez 2 Timothée 2:1-3. Quel conseil l’apôtre Paul avait-il donné à
Timothée concernant le partage de la Parole de Dieu?
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La vérité de la Parole de Dieu et la joie du salut en Christ remplissaient
tellement le cœur des réformateurs qu’ils devaient la partager. Jean Wiclef
avait passé sa vie à traduire la Parole de Dieu en anglais pour seulement deux
raisons: le Christ vivant l’avait transformé à travers la Parole, et l’amour de
Christ le motivait à partager avec d’autres ce qu’il avait appris.
Avant Wiclef, très peu de textes bibliques existaient en anglais. Bien qu’il
soit mort avant que Rome ne l’atteigne, la papauté avait déterré ses restes pour
les bruler et jeter ses cendres dans une rivière. Mais tout comme ces cendres
avaient été dispersées par l’eau, la Parole de Dieu, l’eau de vie, s’était répan-
due au loin grâce à son œuvre. C’est ainsi que Dieu l’avait utilisé – « l’étoile
du matin de la réforme ».
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J eudi 25 avril
Réconfortés par l’espérance
Lisez Hébreux 2:14, 15. Comment les croyants du Moyen Âge avaient-ils
vécu la réalité du grand conflit?
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Quelle est la source du courage des fidèles vaudois lors des horribles persécu-
tions qu’ils subissaient? Qu’est-ce qui avait donné à Hus et à Jérôme, à Tyndale,
à Latimer et aux martyrs du Moyen Âge le courage d’affronter les flammes et
l’épée? La foi aux promesses de Dieu. Ils croyaient à la promesse de Christ: « car
je vis, et vous vivrez aussi » (Jean 14:19). Ils avaient de Lui la force suffisante
pour affronter les plus grandes épreuves de la vie. Ils avaient même trouvé la
joie dans la communion avec Christ dans Ses souffrances. Et leur fidélité fut un
puissant témoignage pour le monde. Ils regardaient au-delà de ce qui était, pour
se tourner vers ce qui sera. Ils savaient que, grâce à la résurrection de Christ, la
mort est un ennemi vaincu. Pour ces hommes et ces femmes courageux, l’étau
de la mort a été brisé. Ils s’étaient accrochés aux promesses de la Parole de Dieu
et étaient sortis victorieux.
Lisez Jean 5:24, Jean 11:25, 26, et 1 Jean 5:11-13. Quelles assurances ces
promesses vous donnent-elles personnellement? Comment les promesses
nous aident-elles dans les épreuves de la vie?
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Jean Hus n’avait pas faibli face à l’emprisonnement, à l’injustice et même à la
mort. Il avait croupi en prison pendant des mois. Le froid et l’humidité avaient
provoqué une fièvre qui a failli mettre fin à ses jours. Néanmoins, « Hus avait été
visiblement soutenu par la grâce de Dieu. Pendant les semaines de souffrances
qui s’écoulèrent avant la sentence définitive, il avait joui d’une paix céleste. Il
écrivait à un ami: “Je trace ces lignes dans ma prison et de ma main enchainée,
attendant de subir demain ma sentence de mort... Lorsque nous nous retrou-
verons dans l’heureuse éternité, tu sauras avec quelle clémence le Seigneur a
daigné m’assister dans mes cruelles épreuves.” De sa triste prison, Hus prévoit le
triomphe de la vraie foi. » Ellen G. White, La tragédie des siècles, p. 92.
L’avertissement de l’apôtre Paul nous parle avec une pertinence croissante
aujourd’hui. « Retenons fermement la profession de notre espérance, car celui
qui a fait la promesse est fidèle » (Heb 10:23, LSG). De même que les pro-
messes de Dieu avaient soutenu Son peuple dans le passé, elles nous soutiennent
aujourd’hui.
Que peut signifier le fait de tout perdre pour Christ? En fin de compte,
que perdez-vous vraiment (Voir Marc 8:36)? Quelles leçons pouvons-nous
tirer des Vaudois et des réformateurs, pouvant nous soutenir dans le
conflit final de la terre?
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V endredi 26 avril
Réflexion avancée: « Sans révéler à ces hommes de son choix
toute la lumière qui devait être donnée au monde, Dieu leur fit voir plu-
sieurs des erreurs de l’Église. Par leur moyen, il faisait sortir le peuple des
ténèbres, mais graduellement et pas à pas, en tenant compte des nombreux
et sérieux obstacles à surmonter. Non préparés à contempler la vérité
dans tout son éclat, ils s’en fussent détournés, éblouis, telle une personne
qui passe de l’obscurité à la clarté du soleil de midi. Siècle après siècle,
d’autres ouvriers fidèles allaient être chargés de conduire les âmes plus
loin encore sur le chemin de la Réforme. » Ellen G. White, La tragédie
des siècles, p. 88.
« Dans une autre lettre, adressée à un prêtre qui était devenu un disciple
de l’Évangile, Hus parle avec une profonde humilité de ses faiblesses; il
s’accuse d’avoir pris plaisir à porter de riches vêtements et d’avoir gaspillé
des heures à des occupations frivoles. Puis il ajoute cette touchante exhor-
tation: Que la gloire de Dieu et le salut des âmes occupent seuls ton esprit,
et non la possession de bénéfices et d’héritages... Prends garde à ne point
orner ta maison plus que ton âme; et donne surtout tes soins à l’édifice
spirituel. Sois pieux et humble avec les pauvres, et ne dépense pas ton bien
en festins. Si tu n’amendes ta vie et ne t’abstiens de vêtements somptueux
et de superfluités, je crains que tu ne sois gravement châtié comme je le
suis moi-même. » Ellen G. White, La tragédie des siècles, p. 90.
Discussion:
Ê Qu’est-ce que la « lumière progressive »? Pourquoi Dieu révèle-t-Il la vérité
progressivement? Comment ces principes s’appliquent-ils à l’église de Dieu
aujourd’hui?
Ë Comment les nouvelles découvertes de la vérité se rapportent-elles aux
vérités antérieures que le peuple de Dieu avait comprises? Pourquoi la nou-
velle lumière ne doit-elle jamais contredire l’ancienne?
Ì Quel que soit l’endroit où vous vivez, votre culture va promouvoir des
valeurs, des idées et des codes moraux qui, d’une manière ou d’une autre,
sont en conflit avec ce que la Bible enseigne. Après avoir identifié ces domaines
de conflit, comment vous voyez-vous et comment nous voyez-vous, en tant
qu’église, en train de relever ces défis? Comment demeurer de bons citoyens
tout en ne succombant pas aux valeurs tordues que proclame notre culture?
Í Comment la lettre de Jean Hus influence-t-elle votre réflexion aujourd’hui?
Qu’est-ce qui vous impressionne dans cette lettre?
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