MINISTRE DE L’EDUCATION NATIONALE
ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE DU GABON
COLLEGE ET LYCÉE RAPONDA WALKER
DEPARTMENT DE FRANÇAIS
B.P :590
CLASSE : Terminale B1
EXPOSE DE FRANÇAIS
Sujet : Groupement thématique
Exposants :
NKOMA OLIWINA Dorhumène (chef du groupe)
SIKA BARTOLINI Brian
PAMBO Othniel
ONDZAGA ABESSOLO Andy (Rapporteur)
KOUMBA MEDDAH Lynhe
Sous la direction de :
Mr. ONDZAGA Nazaire
Année scolaire : 2022-2023
Plan détaillé :
I- Visualisation
II- Lecture magistrale
III- Identification
IV- Outils d’analyse
1-La structure du texte
2-L’énonciation
3-Le cadre spatio-temporel
4-Etude du vocabulaire
a-les champs lexicaux
b-les temps verbaux
c-le vocabulaire
d-les figures de styles
e-la tonalité dominante
V- Proposition d’axe de lecture avec ses sous-axes
VI- Proposition de rédaction
Texte 4 : Une vie à la dure
I- Visualisation
Le texte soumis à notre étude a pour titre ‘‘Une vie à la dure’’, extrait de
l’œuvre de l’écrivain Hubert Freddy NDONG MBENG intitulé, les Matitis.
Elle a été publiée aux éditions Sépia en 1992 aux pages 24-25.
II- Lecture magistrale
III- Identification
Ce texte est de genre romanesque et de type narratif.
IV- Outils d’analyse
1- La structure du texte : Ce texte peut être divisé en deux parties.
*1ere partie « Enfants de matiti, dans les ordures, chez le Malien ou
chez la bédoumière du coin. Certains d’entre eux aiment, dès le
lever du soleil, sortir de la maison …envahies par de hautes herbes
»L1-12 qui illustre la misère ou y vivent les enfants des matiti.
*2e partie « On les cherche et on les trouve pour le repas de midi…
Et demain, ce sera à nouveau et une fois de plus le même
programme »
L13-27qui illustre la mauvaise alimentation des enfants de matiti.
2- L’énonciation
La présence du locuteur dans ce texte est visible à travers le pronom
personnel inclusif ‘‘ On’’ aux lignes (4, 9,13).
3- Le cadre spatio-temporel
En début de texte, l’indice spatio-temporel « dès le lever du soleil »L2
et le groupe nominal « Enfant de matiti »L1 nous indique que l’action se
déroule dans les matitis (quartier précaire).
4- Etude du vocabulaire
a-les champs lexicaux
-Le champ lexical de l’insalubrité: «Dans les ordures »L1 ; « hautes
herbes »L12 ; « épaves de voiture »L10.
-Le champ lexical de la malnutrition: « maigre repas de midi »L19, « Café
misère »L26, « Quelques morceaux de sucre et de l’eau »L26
b-Les temps verbaux
Les temps verbaux présent dans ce texte sont :
- le présent de l’indicatif
- le future de l’indicatif
- le passé composé
c-Vocabulaire appréciatif ou dépréciatif
Le vocabulaire utilisé dans ce texte est dépréciatif. Cela s’illustre à
travers « Dans les ordures »L1 ; « épaves de voiture »L10.
d-Figures de style
-Métaphore : « les petits loups des matitis »L19
-Métonymie : « On les rencontre habillés tous de leurs haillons »L4.
e-La tonalité du texte
La tonalité dominante dans ce texte est pathétique.
V- Proposition d’axe de lecture
Axe de lecture : La présentation d’un environnement précaire pour
les enfants de matiti
*Sous-axe 1 : La description d’un quartier insalubre
-Le champ lexical de l’insalubrité : «Dans les ordures »L1 ; « hautes
herbes »L12 ; « épaves de voiture »L10.
-Le Groupe nominal : « Enfants de matiti »L1
-La périphrase : « Chez le malien ou chez la bédoumière »L1.
*Sous-axe 2 : Le mode de vie des enfants des matiti
-Indice temporel : « Pendant toute la journée »L3
-Métonymie : « On les rencontres habillés tous de leurs haillons »L4
-Phrase négative : « Des condamnés à une dure enfance qui n’ont pas
toujours droit à une petite cour dans laquelle ils pourront se retrouver
ensemble pour jouer à leurs jeux préférés. »L7-9
VI-Proposition de rédaction
La pauvreté, qui est la difficulté à subvenir à ses besoins primaires et
secondaires est un phénomène de plus en plus courant dans notre société.
La majeure partie du monde en développement y sont confronté. C’est
dans cette lancée que s’inscrit Hubert Freddy NDONG MBENG dans son
œuvre, Les Matitis parue aux éditions Sépia en 1992 aux pages 24-
25.Cet extrait de texte à forte tonalité pathétique met en évidence la vie
des enfants dans un quartier du nom de matiti. Pour une analyse fluide de
ce texte, il serait judicieux de faire la présentation d’un environnement
précaire des enfants de matiti.
La présentation d’un environnement précaire pour les enfants de matiti
est marquée par la description d’un quartier insalubre dans un premier
temps. Elle se donne à lire à travers le champ lexical de
l’insalubrité « Dans les ordures »L1, « haute herbes »L2, « épaves de
voitures »L10.L’auteur met en exergue le milieu mal sein dans lequel
vivent les enfants de matiti. Un milieu où ils y vivent depuis leur enfance.Il
est renforcé par le groupe nominal « enfant de matiti »L1 il atteste du fait
que ces enfants vivent dans les matitis et sont donc considérés et appelés
enfant de matiti.La périphrase « Chez le malien ou chez la bandoulière du
coin »L1.L’auteur se sert de ces noms pas très valorisant pour présenter
les commerçants ou les commerces dans les matitis.
Hormis la description d’un quartier insalubre, le narrateur met également
en évidence le mode de vie des enfants de matiti. Il est appuyé par la
métonymie « On les rencontre habillés tous de leurs haillons et pieds
nus »L4. Il évoque l’état déplorable dans lequel se retrouvent les enfants
dans ce quartier ou la misère y règne. Cette situation est particulièrement
souligné par l’indice temporel « Pendant toute la journée »L3 traduit la
durée de leur dure labeur. Il est renforcé par l’utilisation de la phrase
négative «Des condamnés à une dure enfance qui n’ont pas toujours droit
à une petite cour dans laquelle ils pourront se retrouver ensemble pour
jouer à leurs jeux préférés. »L7-9 Elle sous-entend que les enfants des
matiti sont obligés de survivre sans aucune occupation, aucune
distraction.
Au terme de notre travail, nous avons pu montrer comment le narrateur
Hubert Freddy NDONG MBENG met en avant la présentation d’un
environnement précaire des enfants de matiti à travers la description d’un
quartier insalubre et le mode de vie de ces enfants. Aussi, en parcourant
ce texte l’auteur nous invite tout comme lui à prendre conscience de
l’existence des réalités qui rythment notre société. Mais Hubert Freddy
n’est pas le seul à aborder le thème de la pauvreté il y a aussi Angèle
RAWIRI dans l’ELONGA, qui relate la pauvreté que subit la famille
MBOUMBA avec onze bouches à nourrir.