0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
66 vues8 pages

Exercices de Topologie et Normes Mathématiques

Transféré par

amed ioo
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
66 vues8 pages

Exercices de Topologie et Normes Mathématiques

Transféré par

amed ioo
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

EXERCICES

MP 2024-2025 Chaptal
7-Topologie

Ex 1 : Une suite (xn )n∈N de R est dite de Cauchy si pour tout ε > 0 il existe N ∈ N tel que :
∀p ≥ N ; ∀q ≥ N : |xp − xq | ≤ ε.
1. Montrer qu’une suite de Cauchy est bornée.
2. Soit n ∈ N. On pose an = sup{xp , p ≥ n} et bn = inf{xp , p ≥ n}.
Montrer que les suites (an ) et (bn ) sont adjacentes.
3. En déduire que (xn ) converge vers un réel x.

Ex 2 : Soient A et B deux parties non vides de R. On pose A+B = {a+b | (a, b) ∈ A×B}. Montrer
que si A et B sont majorées, il en est de même de de A + B et sup(A + B) = sup A + sup B.

Ex 3 : Est-ce que les applications N définissent des normes sur les espaces suivants :
p p p
1. N (x, y) = ( |x| + |y|)2 , pour (x, y) ∈ R2 ; 2. N ((x, y, z)) = 2x2 + y 2 + 2z 2 , pour (x, y, z) ∈ R3 ;
sup |x + ty|, pour (x, y) ∈ R2 (montrer que N ((x, y)) = max{|x|, |x + y|}) ;
3. (*) N ((x, y)) = t∈[0,1]
Z +∞
4. N (P ) = |P (x)|e−x dx, pour P ∈ K[X] (montrer l’existence de N ) ;
0
sin(t2008 )
 
0
5. N (f ) = sup f (t) + 2
f (t) , pour f ∈ C 1 ([0, 1], R) ;
[0,1] 1 + t
Z 1
6. N (f ) = sup | f g|, pour f ∈ C 0 ([0, 1], R).
g∈E,kgk∞ =1 0

Ex 4 : Soit n ∈ N∗ . Montrer qu’il existe A, B ∈ R∗+ tels que :


|P (x)|
∀P ∈ Rn [X], A sup |P (k) (0)| ≤ sup n
≤ B sup |P (k) (0)|.
0≤k≤n x∈R 1 + |x | 0≤k≤n

Ex 5 : 1. Soit k.k une norme sur Mn (C). Démontrer qu’il existe un réel k > 0 tel que :
∀(A, B) ∈ Mn (C)2 , kABk ≤ kkAkkBk.
2. Démontrer que, pour n ≥ 2, il n’existe pas de norme sur Mn (C)  que kABk
telle   = kBAk pour
0 1 0 1
toutes matrices A, B de Mn (C). Pour n = 2, constater que et sont semblables.
0 0 0 0

Ex 6 : Soit E l’espace des fonction de classe C 1 de [0, 1]


Z dans R et φ une forme linéaire positive non
1 Z 1
nulle (f ≥ 0 ⇒ φ(f ) ≥ 0). Soit pφ : f 7→ |φ(f )| + |f 0 |. On note p0 : f 7→ |f (0)| + |f 0 |.
0 0
1. Montrer que pour tout f ∈ E, on a : |φ(f )| 6 φ(1) · kf k∞ .
2. Montrer que p0 et pφ sont des normes et qu’elles sont équivalentes.
3. Montrer que φ est continue pour ces deux normes.
4. Déterminer |||φ||| pour la norme k.k∞

Ex 7 : (*) On note E l’ensemble des fonctions continues et bornées de R dans R.


Pour p ∈ N∗ et f ∈ E, on pose Np (f ) = sup |tp e−|t| f (t)|.
t∈R
1. Montrer que Np est une norme.
2. Soit c ∈ R et p ∈ N∗ . Étudier la continuité de Φc : f 7→ f (c) définie sur E muni de la norme
Np .
3. Soient p, q ∈ N∗ distincts. Les normes Np et Nq sont-elles équivalentes ?

Ex 8 : Soit E l’ensemble des fonctions lipschitziennes de [0, 1] dans R s’annulant en 0. Pour f dans
E, on pose N (f ) = inf L(f ), avec L(f ) = {k ∈ R+ ; ∀(x, y) ∈ [0, 1]2 , |f (x) − f (y)| ≤ k|x − y|}.
 
f (x) − f (y)
1. Pour f ∈ E, montrer que N (f ) = sup , x, y ∈ [0, 1] et x 6= y .
x−y
2. Montrer que N existe bien et que c’est une norme sur E.
3. Soit F = {f ∈ C 1 ([0, 1], R), f (0) = 0}. Montrer que : ∀f ∈ F, kf 0 k∞ = N (f ).

Ex 9 : (*) Soit A ∈ M3 (R) telle que A2 = 0 et A 6= 0. Existe-t-il une norme N telle que pour toute
matrice B semblable à A, alors N (A) = N (B).

Ex 10 : 1. Soient (Ak ) et (Bk ) deux suites de matrices de Mn (K) qui convergent respectivement
vers A et B. Montrer que (Ak Bk ) converge vers AB.
2. Montrer que l’ensemble des matrices de projection est un fermé de Mn (K).
3. Soit A ∈ Mn (C). Jusqu’à la fin de l’exercice, on suppose la suite (Ap )p∈N convergente, et
l’on note L sa limite.
a. Montrer que L est une matrice de projection, qui commute avec A.
b. Si de plus A est antisymétrique, que dire de L ?

Ex 11 : Soit M ∈ Mn (K) vérifiant M 2 = 3M − 2IN et M n’est pas une matrice d’homothétie.


1. Montrer que : ∀p ∈ N, ∃!αp , βp ∈ K M p = αp M + βp In .
2. Montrer que : ∀p ∈ N, αp+2 = 3αp+1 − 2αp .
3. Exprimer M p comme combinaison linéaire de M et In pour tout entier p.
4. En déduire exp(M ).

Ex 12 : Soit A ∈ Mn (C). Montrer qu’il existe P ∈ C[X] tel que exp(A) = P (A). Montrer que si
le degré du polynôme minimal de A vaut d, alors on peut choisir P dans Cd−1 [X].

( n )
X
Ex 13 : Si A = [aij ]1≤i,j≤n est dans Mn (C), on pose kAk = max |aij |, i ∈ [[1, n]] et
j=1
ρ(A) = max{|λ|, λ ∈ Sp(A)}.
1. Montrer que k.k est une norme.
2. Soient A ∈ Mn (C), λ ∈ C une valeur propre de A et X = (x1 , ..., xn )T un vecteur propre
n
X
associé. Montrer que |λ||xi | ≤ |aij ||xj | pour tout i. En déduire que ρ(A) ≤ kAk.
j=1

3. a. Soit X ∈ Mn,1 (C) non nul. Montrer que kXX T k est non nul.
b. Montrer que : ρ(A) ≤ kAk.
4. Soient A ∈ Mn (C) et k ∈ N∗ . Montrer que ρ(Ak ) = (ρ(A))k .
5. Soient A, B ∈ Mn (C). Montrer que kABk ≤ kAk × kBk.
6. Soit A ∈ Mn (C) diagonalisable. Montrer que lim Ak = 0 si et seulement si ρ(A) < 1.
k→+∞
Ex 14 : (*) Soit A ∈ Mn (C). Montrer que A est diagonalisable si et seulement si eA l’est. Que se
passe-t-il sur R ?

 
2 0 0
Ex 15 : Considérons la matrice A =  0 0 3  .
0 −1 4
Résoudre l’équation exp(M ) = A, d’inconnue M ∈ M3 (R) (on pourra réduire A au préalable).

1 ω ω2 ω3 ω4
 
 ω ω2 ω3 ω4 1 
 2 3 4

Ex 16 : On note ω = e2iπ/5 ω 3 ω 4 ω
et A =  1 ω. Calculer exp(A).
ω ω 2
1 ω ω
ω4 1 ω ω2 ω3

Ex 17 : 1. Montrer que SLn (R) = {M ∈ GLn (R), det(M ) = 1} est un sous-groupe fermé de
GLn (R).
2. Soit k·k une norme sur Mn (R) vérifiant : ∀A, B ∈ Mn (R), kABk 6 kAk × kBk. Montrer
que : ∀M ∈ SLn (R), kM k > 1. 
1 λ
3. Soit λ ∈ C. Déterminer exp , λ ∈ R.
0 1

Ex 18 : Soit A = (a0 , . . . , an ) dans Nn+1 avec a0 < a1 < · · · < an . On définit pour P dans Rn [X],
Xn
kP kA = |P (ak )|.
k=0
1. Montrer que k · kA est une norme.
2. Pour P dans Rn−1 [X], montrer qu’il existe une unique famille (b0 , . . . , bn ) dans Rn+1 telle
n
X Y
que X n + P = bk (X − aj ).
k=0 j6=k
n
X
3. Calculer bk .
k=0
Y n!
4. Montrer que |ak − aj | > n

j6=k k

n!
5. En déduire d(X n , Rn−1 [X]) > .
2n
6. Calculer d(X n , Rn−1 [X]) dans le cas où A = (0, 1, . . . , n).

Ex 19 : Préciser la nature des sous–ensembles de R2 suivants (ouvert, fermé, ou aucun des deux).
Dessiner ces sous–ensembles dans le plan. Déterminer leur frontière et adhérence.
7. {(x, y) ∈ R2 , x ≥ y + 7 > x2 } ;
1. R∗+ × R ; 2 2 2
4. {(x, y) ∈ R , x ≤ 7 − 2y } ;
8. {(t, 1/t), t ∈ R∗ };
2. {(x, y) ∈ R∗+ × R, x2 + y 2 = 1} ; 5. [0, 1[×R ;
9. {(x, y) ∈ R2 , (x2 + y 2 − 4)(x2 +
3. {(x, y) ∈ R2 , x2 < y 2 + 7} ; 6. {(x, y) ∈ R2 , x ≥ y + 1 > x3 } ;
1) < 0}.

Ex 20 : Montrer que l’ensemble P des polynômes de R2 [X] ayant deux racines réelles distinctes est
un ouvert de R2 [X].
Z 1
0
Ex 21 : Soit E = C ([0, 1], R), U = {f ∈ E / f (1) > 0} et F = {f ∈ E / f (t) dt 6 0}.
0

1. Montrer que U est ouvert pour k.k∞ .


2. Montrer que F est fermé pour k·k∞ puis pour k.k1 .
3. U est-il ouvert pour k · k1 ?

Ex 22 : (*) Soit E le R-espace vectoriel des suites réelles bornées. On pose la norme N∞ (u) =
sup |un |.
n∈N

1. Soit Z = {u ∈ E/∃n0 ∈ N, ∀n ≥ n0 , un = 0}. Montrer que Z̊ = ∅. Que vaut Z ?


2. Déterminer l’intérieur et l’adhérence de l’ensemble des suites à valeurs strictement positives.

Ex 23 : On note An l’ensemble des matrices M de Mn (R), dont le polynôme caractéristique est


scindé à racines simples. On note Bn l’ensemble des matrices M = [mij ]1≤i,j≤n de Mn (R), dont
Yn
le polynôme caractéristique est (X − mi,i ).
i=1
n
Y
1. a. Soit P = a (X − ai ), avec a ∈ R∗ et a1 < .. < an des réels. Soit b0 , ..., bn des réels tels
i=1
que b0 < a1 < b1 < a2 ... < bn−1 < an < bn . Montrer que l’application
ψ : Q 7→ (Q(b0 ), ..., Q(bn )) de Rn [X] dans Rn est continue.
b. Pour Q proche de P , montrer que Q(b0 ), ..., Q(bn ) et P (b0 ), ..., P (bn ) on respectivement
le même signe.
c. En déduire que l’ensemble des polynômes scindés à racines simples sur R est un ouvert
de Rn [X].
d. Montrer que An est un ouvert de Mn (R).
2. Montrer que Bn est un fermé de Mn (R).


Ex 24 : Soit E est un espace vectoriel normé et C une partie convexe de E. Montrer que C est
aussi convexe.

Ex 25 : Soient A et B deux parties d’un espace vectoriel normé et A + B = {a + b, a ∈ A, b ∈ B}.


1. On suppose A ouverte. Montrer que A + B est ouverte.
2. Si A et B sont fermées, a-t-on forcément A + B fermée ?

Ex 26 : (*) Soit E = {A ∈ M2 (C), ∃n ∈ N∗ , An = I2 } et F = {A ∈ M2 (C), Sp(A) ⊂ U}.


6 1. Montrer que |χM (λ)| ≥ ||λ| − 1|2 .
1. Soit M ∈ F . Soit λ ∈ C tel que : |λ| =
2. En déduire que F est fermé.
3. Montrer que E ⊂ F .
bnαc
4. Soit α ∈ R. Montrer que lim = α. En déduire que : F ⊂ E.
n→+∞ n
5. Montrer que E est dense dans F .

Ex 27 : Soit E un K-espace vectoriel normé de dimension finie. En précisant une norme sur L(E),
montrer que l’ensemble des projecteurs de L(E) est un fermé de L(E).
Ex 28 : (CCP 44) Soient E un espace vectoriel normé, et A, B des parties non vides de E.
1. Montrer que : A ⊂ B ⇒ Ā ⊂ B̄.
2. Montrer que A ∪ B = Ā ∪ B̄
3. Montrer que A ∩ B ⊂ Ā ∩ B̄ et que l’on a pas forcément A ∩ B = Ā ∩ B̄.

Ex 29 : 1. Soit P ∈ R[X] unitaire (coefficient dominant qui vaut un) et de degré n. Montrer que
P est scindé sur R si et seulement si : ∀z ∈ C, |P (z)| ≥ |Im(z)|n .
2. Montrer que l’ensemble des matrices trigonalisables sur R est fermé dans Mn (R).

Ex 30 : On suppose que les espaces vectoriels normés E et F sont de dimension finie, et on donne
f : E → F continue. On considère le graphe de f , Γ = {(x, f (x)), x ∈ E}. Montrer que Γ est
fermé dans E × F .

Ex 31 : Soit (un )n∈N une suite à valeurs dans un espace vectoriel normé E. Pour p ∈ N, on note
Ap = {un , n ≥ p}.
\
1. Montrer que l’ensemble des valeurs d’adhérence de la suite (un )n∈N est Ap .
p∈N

2. En déduire que l’ensemble des valeurs d’adhérence de la suite (un )n∈N est fermé dans E.

Ex 32 : Soit (E, k · k) espace vectoriel normé. Soit u ∈ L(E) vérifiant : ∀x ∈ E, ku(x)k 6 kxk et
n
1 X k
Vn ∈ L(E) défini par : ∀n ∈ N, Vn = u .
n + 1 k=0

1
1. a. Soit a ∈ E, montrer que : kun+1 (a) − ak −→ 0.
n+1 n→+∞
n+1
b. Exprimer Vn ◦ (u − IdE ) en fonction de u .
c. Montrer que Im(u − IdE ) ∩ Ker(u − IdE ) = {0E }.
2. Si E est de dimension finie, montrer que : Im(u − IdE ) ⊕ Ker(u − IdE ) = E.
3. Dans le cas général, on suppose Im(u − IdE ) et Ker(u − IdE ) supplémentaires ; soit p le
projecteur sur Ker(u − IdE ) parallèlement à Im(u − IdE ).
Pour tout x ∈ E, exprimer p(x) à l’aide des vecteurs Vn (x).

Ex 33 : Soit E un espace vectoriel normé de dimension finie, et soient u, v deux vecteurs de E.


Soient (un )n et (vn )n deux suites de E vérifiant lim un = u, lim vn = v et telles que un est
n→+∞ n→+∞
colinéaire à vn pour tout n ∈ N. Montrer que u et v sont colinéaires.

Ex 34 : Les fonctions suivantes ont-elles une limite lorsque (x, y) tend vers (0, 0) ?

x3 + y 3
 
x+y sin(x) sin(y)(sin(xy) 1
f1 (x, y) = 2 2
, f 2 (x, y) = 2 2
, f3 (x, y) = , f4 (x, y) = x sin ,
x +y x +y x2 + y 2 x + y2
2

sh (x) sh (y) x3 − y 3 x4 + y 2 1 − cos(xy) sin(x) − sin(y)


f5 (x, y) = , f6 (x, y) = 2 2
, f7 (x, y) = , f8 (x, y) = 2
, f9 (x, y) = .
x+y x +y xy y sh (x) − sh (y)
Ex 35 : Dans chacun des cas suivants, la fonction f , est-elle continue sur son ensemble de défini-
tion ? 
2 2
1 + x + y si y 6= 0
1. f (x, y) = y 5. f (x, y) = y x
( x
1 + x2 si y = 0 y 2 sin si y 6= 0

 2 4
6. f (x, y) = y
x + y si (x, y) 6= (0, 0) 0 si y = 0
2. f (x, y) = x2 + y 2  2
x si |x| > y
1 si (x, y) = (0, 0) 7. f (x, y) = y 2 si |x| 6 y

 2
 x + y2  ch (xy) − cos(xy) si xy 6= 0

2 2
− 1 si x + y > 1
3. f (x, y) = 2 8. f (x, y) = x2 y 2
−1/2 si x2 + y 2 ≤ 1 
1 si xy = 0
 2
2y si x ≥ y
 3 3
  x +y
si (x, y) 6= (0, 0)

 2x
4. f (x, y) = 2
si (|x| ≤ y et y 6= 0) 9. f (x, y) = x2 + y 2

 y 
0 sinon
−2y si x ≤ −y 2

x
Ex 36 : Soit (E, N ) un K-espace vectoriel normé. Pour tout x de E, on pose g(x) = .
1 + N (x)
1. Montrer que g définit une bijection de E dans la boule ouverte B(0, 1).
2. Montrer que g et g −1 sont continues.
3. Montrer que g est lipshitzienne.

Z 1
Ex 37 : Soit E = C([0, 1], R), muni de k.k∞ . Pour f ∈ E, on pose L(f ) : t 7→ (t + u)f (u)du.
0
Montrer que L est un endomorphisme continu de E, puis montrer que |||L||| = 3/2.

n
X
Ex 38 : Pour P = ak X k dans C[X], on pose la norme kP k = max |ak | sur C[X].
0≤k≤n
k=0
On pose u : P 7→ XP et la forme linéaire ϕ : P 7→ P (z0 ), définies sur C[X] avec z0 ∈ C.
Étudier la continuité de u et ϕ, puis déterminer |||u||| et |||ϕ||| dans les cas continus.

X X
Ex 39 : Soit E = R[X], muni de la norme k ai X i k = |ai |. Est-ce que l’application ψ :
i i
(E, k.k) → (E, k.k), P 7→ AP , où A est un élément fixé de E, est continue sur E ?


 E → R

+∞  
Ex 40 : (*) Soient E = {f ∈ C([0, 1], R), f (0) = 0} muni de k.k∞ et ϕ : X 1 1
 f 7→

2n
f
n
n=1
Montrer que ϕ est bien définie, continue et calculer sa norme.

Ex 41 : Soient a ≤ x0 < x1 < ... < xn ≤ b et E = C 0 ([a, b], R) muni de la norme k.k∞ et on note
En l’espace vectoriel des fonctions polynomiales réelles de degré inférieur ou égal à n.
1. Soit f ∈ E. Montrer qu’il existe un unique Pf ∈ En tel que : ∀i ∈ [[0, n]], f (xi ) = Pf (xi ).

E → En
2. Montrer que ϕ : est application linéaire continue (choisir une norme sur En ).
f 7→ Pf
3. a. Soit f ∈ E. Montrer que : ∀p ∈ N∗ , ∃Qp ∈ En , d(f, En ) ≤ kf − Qp k∞ ≤ d(f, En ) + 1/p.
b. En déduire qu’il existe Q ∈ En tel que d(f, En ) = kf − Qk∞ .
 
A B
Ex 42 : (*) Soient A, B, C, D ∈ Mn (C) telles que CD = DC. Montrer que det =
C D
det(AD − BC).

Ex 43 : Montrer que la fonction inverse n’est pas lipschitzienne sur R∗+ , mais qu’elle l’est sur tout
intervalle [a, +∞[⊂ R∗+ .

Ex 44 : Soit E un espace vectoriel normé. Pour tout compact K, on note δ(K) le diamètre de K :
δ(K) = max kx − yk.
x,y∈K
Soit (Kn )n∈N une suite de compacts non vides telle que : ∀n ∈ N, Kn+1 ⊂ Kn et lim δ(Kn ) = 0.
n→+∞
1. Montrer que δ(K) est bien défini.
\
2. Montrer qu’il existe x ∈ E tel que : Kn = {x}.
n∈N

Ex 45 : Soient E et F deux espaces vectoriels normés de dimension finie.


Soient K un compact de E et f : K → F une application continue injective.
On pose L = f (K). Montrer que f −1 : L → K est continue.

Ex 46 : (*) Soient E et F deux espaces vectoriels normés réels de dimension finie et f : E → F


continue. On dit que f est propre si pour tout compact K de F , f −1 (F ) est un compact de E.
1. Montrer que si f est propre et A est un fermé de E, alors f (A) est un fermé de F .
2. Montrer que f est propre si et seulement si lim = kf (x)k = +∞.
kxk→+∞

Ex 47 : Soit K un compact de C, avec K ⊂ Ω = {z ∈ C, |z| < 1}. Montrer qu’il existe r dans
[0, 1[ tel que : K ⊂ {z ∈ C, |z| ≤ r}.

Ex 48 : (*) 1. Montrer que P 7→ ||P || est une norme sur C[X], avec ||P ||Z= sup{|P (z)|/z ∈ U}.

2. Soit P ∈ C[X]. Montrer que |P (0)| ≤ ||P || ( considérer l’intégrale P (eix )dx).
0
3. Soit P ∈ C[X] non constant.
a. Montrer qu’il existe (q, c) ∈ N∗ × C∗ tel que P (z0 + reiθ ) − P (z0 ) ∼ crq eiqθ quand r → 0.
b. En déduire que si |P (z0 )| > 0, alors il existe z ∈ C tel que |P (z)| < |P (z0 )|.
c. Montrer qu’il existe R > 0 tel que si |z| > R, alors |P (z)| > |P (0)| + 1.
d. Montrer qu’il existe z0 ∈ D(0, R) tel que : |P (z0 )| = inf |P (z)|.
z∈C
e. En déduire le théorème de D’Alembert-Gauss.

Ex 49 : (*) On considère (E, N ) un espace vectoriel normé de dimension finie et K un compact de


E. On note LK = {f ∈ L(E)|f (K) ⊂ K}. Si K est d’intérieur non vide, montrer que LK est
compact.

Ex 50 : On munit Mn (R) d’une norme k.k. Montrer qu’il existe a, b dans R tels que :
∀X ∈ Mn,1 (R), akXk2 ≤ X T AX ≤ bkXk2 et qu’il existe X1 et X2 dans Mn,1 (R) tels que
a = X1T AX1 et b = X2T AX2 (on pourra commencer par travailler sur
S = {X ∈ Mn,1 (R), kXk = 1}).
Ex 51 : Soient U = {z ∈ C, |z| = 1} et f : U → R continue sur U et non constante.
1. Montrer que f est bornée sur U et atteint sa borne supérieure M et inférieure m.
2. Montrer que f prend au moins deux fois toute valeur y de ]m, M [.

Ex 52 : (*) Soit G un sous-groupe de (C∗ , ×) tel que pour tout g ∈ G, il existe un voisinage V de
g dans C∗ tel que : V ∩ G = {g}.
1. Montrer que pour tout compact K de C∗ , l’ensemble G ∩ K est fini.
2. Montrer que G ∩ U est un groupe cyclique.

Ex 53 : (*) Soit N une norme sur Mn (R) et S la sphère unité. Soir A ∈ Mn (R) et on pose
N ∗ (A) = sup{tr(AB), B ∈ S}.
1. Montrer que N ∗ est une norme sur Mn (R).
2. Montrer qu’il existe A0 ∈ S tel que : det(A0 ) = max det(X) et que det(A0 ) > 0.
X∈S
3. a. Soit B ∈ Mn (R). Montrer que : ∀t ∈ R∗+ ,
det(A0 + tB) ≤ (1 + tN (B))n det(A0 ).
b. Soit B ∈ Mn (R). Montrer que : det(A0 + tB) = det(A0 )(1 + t × tr(A−1
0 B)) + ot→0+ (t).
c. En déduire que N ∗ (A−1
0 ) = n.

Ex 54 : Soit K une partie compacte de E et f : K → K une application telle que :


∀x, y ∈ K, x 6= y ⇒ kf (x) − f (y)k < kx − yk.
1. Soit g : x 7→ kf (x) − xk. Montrer que g admet un minimum atteint en α.
2. Montrer que si : g(α) 6= 0, alors : g(f (α)) < g(α).
3. En déduire que f admet un unique point fixe α
4. Soit x0 ∈ K. On considère la suite (xn )n∈N définie par : ∀n ∈ N, xn+1 = f (xn ).
a. Montrer que la suite (kxn − αk)n∈N converge vers un réel `.
b. Montrer que α est la seule valeur d’adhérence de la suite (xn )n∈N .
c. Que peut-on conclure ?

Ex 55 : (*) Soient E un espace vectoriel normé et F un sous-espace vectoriel de dimension finie.


1. Montrer que : ∀x ∈ E, ∃y ∈ F, d(x, F ) = ky − xk.
2. On suppose F 6= E. Montrer qu’il existe u ∈ E tel que d(u, F ) = kuk = 1.
3. En déduire que B(0, 1) est compact si et seulement si E est de dimension finie.

Ex 56 : Soient C une partie convexe d’un espace vectoriel normé réel et D une partie de E telle
que : C ⊂ D ⊂ C. Montrer que D est connexe par arcs.

Ex 57 : Soient A1 et A2 deux sous-ensembles connexes par arcs d’un espace vectoriel normé E. Si
A1 ∩ A2 est non vide, montrer que A1 ∪ A2 est connexe par arcs.

Ex 58 : 1. Montrer que les composantes connexes par arcs d’un ouverts sont ouvertes.
2. Montrer que tout ouvert de R est réunion au plus dénombrable d’intervalles ouverts disjoints
deux à deux.

Ex 59 : Montrer qu’il n’existe pas de bijection continue de U dans [0, 1].

Ex 60 : 1. Soit a ∈ C. Montrer que C \ {a} est connexe par arcs.


2. Soit T une matrice complexe triangulaire et inversible. Montrer que T peut être reliée à In
par un chemin continu à valeurs dans GLn (C).
3. En déduire que GLn (C) est connexe par arcs.

Vous aimerez peut-être aussi