EXERCICES
MP 2024-2025 Chaptal
7-Topologie
Ex 1 : Une suite (xn )n∈N de R est dite de Cauchy si pour tout ε > 0 il existe N ∈ N tel que :
∀p ≥ N ; ∀q ≥ N : |xp − xq | ≤ ε.
1. Montrer qu’une suite de Cauchy est bornée.
2. Soit n ∈ N. On pose an = sup{xp , p ≥ n} et bn = inf{xp , p ≥ n}.
Montrer que les suites (an ) et (bn ) sont adjacentes.
3. En déduire que (xn ) converge vers un réel x.
Ex 2 : Soient A et B deux parties non vides de R. On pose A+B = {a+b | (a, b) ∈ A×B}. Montrer
que si A et B sont majorées, il en est de même de de A + B et sup(A + B) = sup A + sup B.
Ex 3 : Est-ce que les applications N définissent des normes sur les espaces suivants :
p p p
1. N (x, y) = ( |x| + |y|)2 , pour (x, y) ∈ R2 ; 2. N ((x, y, z)) = 2x2 + y 2 + 2z 2 , pour (x, y, z) ∈ R3 ;
sup |x + ty|, pour (x, y) ∈ R2 (montrer que N ((x, y)) = max{|x|, |x + y|}) ;
3. (*) N ((x, y)) = t∈[0,1]
Z +∞
4. N (P ) = |P (x)|e−x dx, pour P ∈ K[X] (montrer l’existence de N ) ;
0
sin(t2008 )
0
5. N (f ) = sup f (t) + 2
f (t) , pour f ∈ C 1 ([0, 1], R) ;
[0,1] 1 + t
Z 1
6. N (f ) = sup | f g|, pour f ∈ C 0 ([0, 1], R).
g∈E,kgk∞ =1 0
Ex 4 : Soit n ∈ N∗ . Montrer qu’il existe A, B ∈ R∗+ tels que :
|P (x)|
∀P ∈ Rn [X], A sup |P (k) (0)| ≤ sup n
≤ B sup |P (k) (0)|.
0≤k≤n x∈R 1 + |x | 0≤k≤n
Ex 5 : 1. Soit k.k une norme sur Mn (C). Démontrer qu’il existe un réel k > 0 tel que :
∀(A, B) ∈ Mn (C)2 , kABk ≤ kkAkkBk.
2. Démontrer que, pour n ≥ 2, il n’existe pas de norme sur Mn (C) que kABk
telle = kBAk pour
0 1 0 1
toutes matrices A, B de Mn (C). Pour n = 2, constater que et sont semblables.
0 0 0 0
Ex 6 : Soit E l’espace des fonction de classe C 1 de [0, 1]
Z dans R et φ une forme linéaire positive non
1 Z 1
nulle (f ≥ 0 ⇒ φ(f ) ≥ 0). Soit pφ : f 7→ |φ(f )| + |f 0 |. On note p0 : f 7→ |f (0)| + |f 0 |.
0 0
1. Montrer que pour tout f ∈ E, on a : |φ(f )| 6 φ(1) · kf k∞ .
2. Montrer que p0 et pφ sont des normes et qu’elles sont équivalentes.
3. Montrer que φ est continue pour ces deux normes.
4. Déterminer |||φ||| pour la norme k.k∞
Ex 7 : (*) On note E l’ensemble des fonctions continues et bornées de R dans R.
Pour p ∈ N∗ et f ∈ E, on pose Np (f ) = sup |tp e−|t| f (t)|.
t∈R
1. Montrer que Np est une norme.
2. Soit c ∈ R et p ∈ N∗ . Étudier la continuité de Φc : f 7→ f (c) définie sur E muni de la norme
Np .
3. Soient p, q ∈ N∗ distincts. Les normes Np et Nq sont-elles équivalentes ?
Ex 8 : Soit E l’ensemble des fonctions lipschitziennes de [0, 1] dans R s’annulant en 0. Pour f dans
E, on pose N (f ) = inf L(f ), avec L(f ) = {k ∈ R+ ; ∀(x, y) ∈ [0, 1]2 , |f (x) − f (y)| ≤ k|x − y|}.
f (x) − f (y)
1. Pour f ∈ E, montrer que N (f ) = sup , x, y ∈ [0, 1] et x 6= y .
x−y
2. Montrer que N existe bien et que c’est une norme sur E.
3. Soit F = {f ∈ C 1 ([0, 1], R), f (0) = 0}. Montrer que : ∀f ∈ F, kf 0 k∞ = N (f ).
Ex 9 : (*) Soit A ∈ M3 (R) telle que A2 = 0 et A 6= 0. Existe-t-il une norme N telle que pour toute
matrice B semblable à A, alors N (A) = N (B).
Ex 10 : 1. Soient (Ak ) et (Bk ) deux suites de matrices de Mn (K) qui convergent respectivement
vers A et B. Montrer que (Ak Bk ) converge vers AB.
2. Montrer que l’ensemble des matrices de projection est un fermé de Mn (K).
3. Soit A ∈ Mn (C). Jusqu’à la fin de l’exercice, on suppose la suite (Ap )p∈N convergente, et
l’on note L sa limite.
a. Montrer que L est une matrice de projection, qui commute avec A.
b. Si de plus A est antisymétrique, que dire de L ?
Ex 11 : Soit M ∈ Mn (K) vérifiant M 2 = 3M − 2IN et M n’est pas une matrice d’homothétie.
1. Montrer que : ∀p ∈ N, ∃!αp , βp ∈ K M p = αp M + βp In .
2. Montrer que : ∀p ∈ N, αp+2 = 3αp+1 − 2αp .
3. Exprimer M p comme combinaison linéaire de M et In pour tout entier p.
4. En déduire exp(M ).
Ex 12 : Soit A ∈ Mn (C). Montrer qu’il existe P ∈ C[X] tel que exp(A) = P (A). Montrer que si
le degré du polynôme minimal de A vaut d, alors on peut choisir P dans Cd−1 [X].
( n )
X
Ex 13 : Si A = [aij ]1≤i,j≤n est dans Mn (C), on pose kAk = max |aij |, i ∈ [[1, n]] et
j=1
ρ(A) = max{|λ|, λ ∈ Sp(A)}.
1. Montrer que k.k est une norme.
2. Soient A ∈ Mn (C), λ ∈ C une valeur propre de A et X = (x1 , ..., xn )T un vecteur propre
n
X
associé. Montrer que |λ||xi | ≤ |aij ||xj | pour tout i. En déduire que ρ(A) ≤ kAk.
j=1
3. a. Soit X ∈ Mn,1 (C) non nul. Montrer que kXX T k est non nul.
b. Montrer que : ρ(A) ≤ kAk.
4. Soient A ∈ Mn (C) et k ∈ N∗ . Montrer que ρ(Ak ) = (ρ(A))k .
5. Soient A, B ∈ Mn (C). Montrer que kABk ≤ kAk × kBk.
6. Soit A ∈ Mn (C) diagonalisable. Montrer que lim Ak = 0 si et seulement si ρ(A) < 1.
k→+∞
Ex 14 : (*) Soit A ∈ Mn (C). Montrer que A est diagonalisable si et seulement si eA l’est. Que se
passe-t-il sur R ?
2 0 0
Ex 15 : Considérons la matrice A = 0 0 3 .
0 −1 4
Résoudre l’équation exp(M ) = A, d’inconnue M ∈ M3 (R) (on pourra réduire A au préalable).
1 ω ω2 ω3 ω4
ω ω2 ω3 ω4 1
2 3 4
Ex 16 : On note ω = e2iπ/5 ω 3 ω 4 ω
et A = 1 ω. Calculer exp(A).
ω ω 2
1 ω ω
ω4 1 ω ω2 ω3
Ex 17 : 1. Montrer que SLn (R) = {M ∈ GLn (R), det(M ) = 1} est un sous-groupe fermé de
GLn (R).
2. Soit k·k une norme sur Mn (R) vérifiant : ∀A, B ∈ Mn (R), kABk 6 kAk × kBk. Montrer
que : ∀M ∈ SLn (R), kM k > 1.
1 λ
3. Soit λ ∈ C. Déterminer exp , λ ∈ R.
0 1
Ex 18 : Soit A = (a0 , . . . , an ) dans Nn+1 avec a0 < a1 < · · · < an . On définit pour P dans Rn [X],
Xn
kP kA = |P (ak )|.
k=0
1. Montrer que k · kA est une norme.
2. Pour P dans Rn−1 [X], montrer qu’il existe une unique famille (b0 , . . . , bn ) dans Rn+1 telle
n
X Y
que X n + P = bk (X − aj ).
k=0 j6=k
n
X
3. Calculer bk .
k=0
Y n!
4. Montrer que |ak − aj | > n
j6=k k
n!
5. En déduire d(X n , Rn−1 [X]) > .
2n
6. Calculer d(X n , Rn−1 [X]) dans le cas où A = (0, 1, . . . , n).
Ex 19 : Préciser la nature des sous–ensembles de R2 suivants (ouvert, fermé, ou aucun des deux).
Dessiner ces sous–ensembles dans le plan. Déterminer leur frontière et adhérence.
7. {(x, y) ∈ R2 , x ≥ y + 7 > x2 } ;
1. R∗+ × R ; 2 2 2
4. {(x, y) ∈ R , x ≤ 7 − 2y } ;
8. {(t, 1/t), t ∈ R∗ };
2. {(x, y) ∈ R∗+ × R, x2 + y 2 = 1} ; 5. [0, 1[×R ;
9. {(x, y) ∈ R2 , (x2 + y 2 − 4)(x2 +
3. {(x, y) ∈ R2 , x2 < y 2 + 7} ; 6. {(x, y) ∈ R2 , x ≥ y + 1 > x3 } ;
1) < 0}.
Ex 20 : Montrer que l’ensemble P des polynômes de R2 [X] ayant deux racines réelles distinctes est
un ouvert de R2 [X].
Z 1
0
Ex 21 : Soit E = C ([0, 1], R), U = {f ∈ E / f (1) > 0} et F = {f ∈ E / f (t) dt 6 0}.
0
1. Montrer que U est ouvert pour k.k∞ .
2. Montrer que F est fermé pour k·k∞ puis pour k.k1 .
3. U est-il ouvert pour k · k1 ?
Ex 22 : (*) Soit E le R-espace vectoriel des suites réelles bornées. On pose la norme N∞ (u) =
sup |un |.
n∈N
1. Soit Z = {u ∈ E/∃n0 ∈ N, ∀n ≥ n0 , un = 0}. Montrer que Z̊ = ∅. Que vaut Z ?
2. Déterminer l’intérieur et l’adhérence de l’ensemble des suites à valeurs strictement positives.
Ex 23 : On note An l’ensemble des matrices M de Mn (R), dont le polynôme caractéristique est
scindé à racines simples. On note Bn l’ensemble des matrices M = [mij ]1≤i,j≤n de Mn (R), dont
Yn
le polynôme caractéristique est (X − mi,i ).
i=1
n
Y
1. a. Soit P = a (X − ai ), avec a ∈ R∗ et a1 < .. < an des réels. Soit b0 , ..., bn des réels tels
i=1
que b0 < a1 < b1 < a2 ... < bn−1 < an < bn . Montrer que l’application
ψ : Q 7→ (Q(b0 ), ..., Q(bn )) de Rn [X] dans Rn est continue.
b. Pour Q proche de P , montrer que Q(b0 ), ..., Q(bn ) et P (b0 ), ..., P (bn ) on respectivement
le même signe.
c. En déduire que l’ensemble des polynômes scindés à racines simples sur R est un ouvert
de Rn [X].
d. Montrer que An est un ouvert de Mn (R).
2. Montrer que Bn est un fermé de Mn (R).
◦
Ex 24 : Soit E est un espace vectoriel normé et C une partie convexe de E. Montrer que C est
aussi convexe.
Ex 25 : Soient A et B deux parties d’un espace vectoriel normé et A + B = {a + b, a ∈ A, b ∈ B}.
1. On suppose A ouverte. Montrer que A + B est ouverte.
2. Si A et B sont fermées, a-t-on forcément A + B fermée ?
Ex 26 : (*) Soit E = {A ∈ M2 (C), ∃n ∈ N∗ , An = I2 } et F = {A ∈ M2 (C), Sp(A) ⊂ U}.
6 1. Montrer que |χM (λ)| ≥ ||λ| − 1|2 .
1. Soit M ∈ F . Soit λ ∈ C tel que : |λ| =
2. En déduire que F est fermé.
3. Montrer que E ⊂ F .
bnαc
4. Soit α ∈ R. Montrer que lim = α. En déduire que : F ⊂ E.
n→+∞ n
5. Montrer que E est dense dans F .
Ex 27 : Soit E un K-espace vectoriel normé de dimension finie. En précisant une norme sur L(E),
montrer que l’ensemble des projecteurs de L(E) est un fermé de L(E).
Ex 28 : (CCP 44) Soient E un espace vectoriel normé, et A, B des parties non vides de E.
1. Montrer que : A ⊂ B ⇒ Ā ⊂ B̄.
2. Montrer que A ∪ B = Ā ∪ B̄
3. Montrer que A ∩ B ⊂ Ā ∩ B̄ et que l’on a pas forcément A ∩ B = Ā ∩ B̄.
Ex 29 : 1. Soit P ∈ R[X] unitaire (coefficient dominant qui vaut un) et de degré n. Montrer que
P est scindé sur R si et seulement si : ∀z ∈ C, |P (z)| ≥ |Im(z)|n .
2. Montrer que l’ensemble des matrices trigonalisables sur R est fermé dans Mn (R).
Ex 30 : On suppose que les espaces vectoriels normés E et F sont de dimension finie, et on donne
f : E → F continue. On considère le graphe de f , Γ = {(x, f (x)), x ∈ E}. Montrer que Γ est
fermé dans E × F .
Ex 31 : Soit (un )n∈N une suite à valeurs dans un espace vectoriel normé E. Pour p ∈ N, on note
Ap = {un , n ≥ p}.
\
1. Montrer que l’ensemble des valeurs d’adhérence de la suite (un )n∈N est Ap .
p∈N
2. En déduire que l’ensemble des valeurs d’adhérence de la suite (un )n∈N est fermé dans E.
Ex 32 : Soit (E, k · k) espace vectoriel normé. Soit u ∈ L(E) vérifiant : ∀x ∈ E, ku(x)k 6 kxk et
n
1 X k
Vn ∈ L(E) défini par : ∀n ∈ N, Vn = u .
n + 1 k=0
1
1. a. Soit a ∈ E, montrer que : kun+1 (a) − ak −→ 0.
n+1 n→+∞
n+1
b. Exprimer Vn ◦ (u − IdE ) en fonction de u .
c. Montrer que Im(u − IdE ) ∩ Ker(u − IdE ) = {0E }.
2. Si E est de dimension finie, montrer que : Im(u − IdE ) ⊕ Ker(u − IdE ) = E.
3. Dans le cas général, on suppose Im(u − IdE ) et Ker(u − IdE ) supplémentaires ; soit p le
projecteur sur Ker(u − IdE ) parallèlement à Im(u − IdE ).
Pour tout x ∈ E, exprimer p(x) à l’aide des vecteurs Vn (x).
Ex 33 : Soit E un espace vectoriel normé de dimension finie, et soient u, v deux vecteurs de E.
Soient (un )n et (vn )n deux suites de E vérifiant lim un = u, lim vn = v et telles que un est
n→+∞ n→+∞
colinéaire à vn pour tout n ∈ N. Montrer que u et v sont colinéaires.
Ex 34 : Les fonctions suivantes ont-elles une limite lorsque (x, y) tend vers (0, 0) ?
x3 + y 3
x+y sin(x) sin(y)(sin(xy) 1
f1 (x, y) = 2 2
, f 2 (x, y) = 2 2
, f3 (x, y) = , f4 (x, y) = x sin ,
x +y x +y x2 + y 2 x + y2
2
sh (x) sh (y) x3 − y 3 x4 + y 2 1 − cos(xy) sin(x) − sin(y)
f5 (x, y) = , f6 (x, y) = 2 2
, f7 (x, y) = , f8 (x, y) = 2
, f9 (x, y) = .
x+y x +y xy y sh (x) − sh (y)
Ex 35 : Dans chacun des cas suivants, la fonction f , est-elle continue sur son ensemble de défini-
tion ?
2 2
1 + x + y si y 6= 0
1. f (x, y) = y 5. f (x, y) = y x
( x
1 + x2 si y = 0 y 2 sin si y 6= 0
2 4
6. f (x, y) = y
x + y si (x, y) 6= (0, 0) 0 si y = 0
2. f (x, y) = x2 + y 2 2
x si |x| > y
1 si (x, y) = (0, 0) 7. f (x, y) = y 2 si |x| 6 y
2
x + y2 ch (xy) − cos(xy) si xy 6= 0
2 2
− 1 si x + y > 1
3. f (x, y) = 2 8. f (x, y) = x2 y 2
−1/2 si x2 + y 2 ≤ 1
1 si xy = 0
2
2y si x ≥ y
3 3
x +y
si (x, y) 6= (0, 0)
2x
4. f (x, y) = 2
si (|x| ≤ y et y 6= 0) 9. f (x, y) = x2 + y 2
y
0 sinon
−2y si x ≤ −y 2
x
Ex 36 : Soit (E, N ) un K-espace vectoriel normé. Pour tout x de E, on pose g(x) = .
1 + N (x)
1. Montrer que g définit une bijection de E dans la boule ouverte B(0, 1).
2. Montrer que g et g −1 sont continues.
3. Montrer que g est lipshitzienne.
Z 1
Ex 37 : Soit E = C([0, 1], R), muni de k.k∞ . Pour f ∈ E, on pose L(f ) : t 7→ (t + u)f (u)du.
0
Montrer que L est un endomorphisme continu de E, puis montrer que |||L||| = 3/2.
n
X
Ex 38 : Pour P = ak X k dans C[X], on pose la norme kP k = max |ak | sur C[X].
0≤k≤n
k=0
On pose u : P 7→ XP et la forme linéaire ϕ : P 7→ P (z0 ), définies sur C[X] avec z0 ∈ C.
Étudier la continuité de u et ϕ, puis déterminer |||u||| et |||ϕ||| dans les cas continus.
X X
Ex 39 : Soit E = R[X], muni de la norme k ai X i k = |ai |. Est-ce que l’application ψ :
i i
(E, k.k) → (E, k.k), P 7→ AP , où A est un élément fixé de E, est continue sur E ?
E → R
+∞
Ex 40 : (*) Soient E = {f ∈ C([0, 1], R), f (0) = 0} muni de k.k∞ et ϕ : X 1 1
f 7→
2n
f
n
n=1
Montrer que ϕ est bien définie, continue et calculer sa norme.
Ex 41 : Soient a ≤ x0 < x1 < ... < xn ≤ b et E = C 0 ([a, b], R) muni de la norme k.k∞ et on note
En l’espace vectoriel des fonctions polynomiales réelles de degré inférieur ou égal à n.
1. Soit f ∈ E. Montrer qu’il existe un unique Pf ∈ En tel que : ∀i ∈ [[0, n]], f (xi ) = Pf (xi ).
E → En
2. Montrer que ϕ : est application linéaire continue (choisir une norme sur En ).
f 7→ Pf
3. a. Soit f ∈ E. Montrer que : ∀p ∈ N∗ , ∃Qp ∈ En , d(f, En ) ≤ kf − Qp k∞ ≤ d(f, En ) + 1/p.
b. En déduire qu’il existe Q ∈ En tel que d(f, En ) = kf − Qk∞ .
A B
Ex 42 : (*) Soient A, B, C, D ∈ Mn (C) telles que CD = DC. Montrer que det =
C D
det(AD − BC).
Ex 43 : Montrer que la fonction inverse n’est pas lipschitzienne sur R∗+ , mais qu’elle l’est sur tout
intervalle [a, +∞[⊂ R∗+ .
Ex 44 : Soit E un espace vectoriel normé. Pour tout compact K, on note δ(K) le diamètre de K :
δ(K) = max kx − yk.
x,y∈K
Soit (Kn )n∈N une suite de compacts non vides telle que : ∀n ∈ N, Kn+1 ⊂ Kn et lim δ(Kn ) = 0.
n→+∞
1. Montrer que δ(K) est bien défini.
\
2. Montrer qu’il existe x ∈ E tel que : Kn = {x}.
n∈N
Ex 45 : Soient E et F deux espaces vectoriels normés de dimension finie.
Soient K un compact de E et f : K → F une application continue injective.
On pose L = f (K). Montrer que f −1 : L → K est continue.
Ex 46 : (*) Soient E et F deux espaces vectoriels normés réels de dimension finie et f : E → F
continue. On dit que f est propre si pour tout compact K de F , f −1 (F ) est un compact de E.
1. Montrer que si f est propre et A est un fermé de E, alors f (A) est un fermé de F .
2. Montrer que f est propre si et seulement si lim = kf (x)k = +∞.
kxk→+∞
Ex 47 : Soit K un compact de C, avec K ⊂ Ω = {z ∈ C, |z| < 1}. Montrer qu’il existe r dans
[0, 1[ tel que : K ⊂ {z ∈ C, |z| ≤ r}.
Ex 48 : (*) 1. Montrer que P 7→ ||P || est une norme sur C[X], avec ||P ||Z= sup{|P (z)|/z ∈ U}.
2π
2. Soit P ∈ C[X]. Montrer que |P (0)| ≤ ||P || ( considérer l’intégrale P (eix )dx).
0
3. Soit P ∈ C[X] non constant.
a. Montrer qu’il existe (q, c) ∈ N∗ × C∗ tel que P (z0 + reiθ ) − P (z0 ) ∼ crq eiqθ quand r → 0.
b. En déduire que si |P (z0 )| > 0, alors il existe z ∈ C tel que |P (z)| < |P (z0 )|.
c. Montrer qu’il existe R > 0 tel que si |z| > R, alors |P (z)| > |P (0)| + 1.
d. Montrer qu’il existe z0 ∈ D(0, R) tel que : |P (z0 )| = inf |P (z)|.
z∈C
e. En déduire le théorème de D’Alembert-Gauss.
Ex 49 : (*) On considère (E, N ) un espace vectoriel normé de dimension finie et K un compact de
E. On note LK = {f ∈ L(E)|f (K) ⊂ K}. Si K est d’intérieur non vide, montrer que LK est
compact.
Ex 50 : On munit Mn (R) d’une norme k.k. Montrer qu’il existe a, b dans R tels que :
∀X ∈ Mn,1 (R), akXk2 ≤ X T AX ≤ bkXk2 et qu’il existe X1 et X2 dans Mn,1 (R) tels que
a = X1T AX1 et b = X2T AX2 (on pourra commencer par travailler sur
S = {X ∈ Mn,1 (R), kXk = 1}).
Ex 51 : Soient U = {z ∈ C, |z| = 1} et f : U → R continue sur U et non constante.
1. Montrer que f est bornée sur U et atteint sa borne supérieure M et inférieure m.
2. Montrer que f prend au moins deux fois toute valeur y de ]m, M [.
Ex 52 : (*) Soit G un sous-groupe de (C∗ , ×) tel que pour tout g ∈ G, il existe un voisinage V de
g dans C∗ tel que : V ∩ G = {g}.
1. Montrer que pour tout compact K de C∗ , l’ensemble G ∩ K est fini.
2. Montrer que G ∩ U est un groupe cyclique.
Ex 53 : (*) Soit N une norme sur Mn (R) et S la sphère unité. Soir A ∈ Mn (R) et on pose
N ∗ (A) = sup{tr(AB), B ∈ S}.
1. Montrer que N ∗ est une norme sur Mn (R).
2. Montrer qu’il existe A0 ∈ S tel que : det(A0 ) = max det(X) et que det(A0 ) > 0.
X∈S
3. a. Soit B ∈ Mn (R). Montrer que : ∀t ∈ R∗+ ,
det(A0 + tB) ≤ (1 + tN (B))n det(A0 ).
b. Soit B ∈ Mn (R). Montrer que : det(A0 + tB) = det(A0 )(1 + t × tr(A−1
0 B)) + ot→0+ (t).
c. En déduire que N ∗ (A−1
0 ) = n.
Ex 54 : Soit K une partie compacte de E et f : K → K une application telle que :
∀x, y ∈ K, x 6= y ⇒ kf (x) − f (y)k < kx − yk.
1. Soit g : x 7→ kf (x) − xk. Montrer que g admet un minimum atteint en α.
2. Montrer que si : g(α) 6= 0, alors : g(f (α)) < g(α).
3. En déduire que f admet un unique point fixe α
4. Soit x0 ∈ K. On considère la suite (xn )n∈N définie par : ∀n ∈ N, xn+1 = f (xn ).
a. Montrer que la suite (kxn − αk)n∈N converge vers un réel `.
b. Montrer que α est la seule valeur d’adhérence de la suite (xn )n∈N .
c. Que peut-on conclure ?
Ex 55 : (*) Soient E un espace vectoriel normé et F un sous-espace vectoriel de dimension finie.
1. Montrer que : ∀x ∈ E, ∃y ∈ F, d(x, F ) = ky − xk.
2. On suppose F 6= E. Montrer qu’il existe u ∈ E tel que d(u, F ) = kuk = 1.
3. En déduire que B(0, 1) est compact si et seulement si E est de dimension finie.
Ex 56 : Soient C une partie convexe d’un espace vectoriel normé réel et D une partie de E telle
que : C ⊂ D ⊂ C. Montrer que D est connexe par arcs.
Ex 57 : Soient A1 et A2 deux sous-ensembles connexes par arcs d’un espace vectoriel normé E. Si
A1 ∩ A2 est non vide, montrer que A1 ∪ A2 est connexe par arcs.
Ex 58 : 1. Montrer que les composantes connexes par arcs d’un ouverts sont ouvertes.
2. Montrer que tout ouvert de R est réunion au plus dénombrable d’intervalles ouverts disjoints
deux à deux.
Ex 59 : Montrer qu’il n’existe pas de bijection continue de U dans [0, 1].
Ex 60 : 1. Soit a ∈ C. Montrer que C \ {a} est connexe par arcs.
2. Soit T une matrice complexe triangulaire et inversible. Montrer que T peut être reliée à In
par un chemin continu à valeurs dans GLn (C).
3. En déduire que GLn (C) est connexe par arcs.