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PDF Cours de Grammaire II

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Cours : Grammaire II

Semestre : 2
Filière : Études françaises
Professeure : Rahma BARBARA
 Objectifs
 Conduire l’étudiant à maîtriser et à s’approprier le bon usage des normes
élémentaires du français standard.
 Viser à la formulation spontanée des règles adéquates qui président à la bonne
formation grammaticale des phrases.
 Descriptif
 Le contenu de ce cours est conçu dans la continuité de Grammaire 1 du S1 ; l’accent
sera mis principalement sur la catégorie du verbe.
 Le cours sera étudié dans ses trois dimensions : morphologique, syntaxique et
sémantique.
 Différents exemples seront présentés à l’étudiant, afin qu’il puisse tester ses
aptitudes à conjuguer, à manipuler les modes, à construire des phrases, à choisir les
verbes adéquats pour le sens recherché…
 Motiver l’étudiant à travailler sur des textes littéraires choisis, et non sur des verbes
isolés.
 Faire réfléchir l’étudiant sur sa pratique personnelle des temps verbaux à l’intérieur
de phrases puis de textes, et de le sensibiliser aux valeurs temporelles, aspectuelles
et modales de ces formes temporelles.
Contenu
Semaine 1
Introduction générale
Verbe et prédicat verbal, rappel des caractéristiques morphologiques, syntaxiques et
sémantiques de la catégorie du verbe par opposition à la catégorie du nom.
Semaine 2
I. Modes personnels et modes non personnels
Formation des temps simples non passifs.
A- Modes personnels
1. Mode de l’indicatif
Présent - passé composé – imparfait - plus-que-parfait - exercices d’application.
Semaine 3
1. Mode de l’indicatif (suite)
Passé simple - passé antérieur - futur simple - futur antérieur - exercices d’application.
Semaine 4
2. Mode du conditionnel
Conditionnel présent - conditionnel passé - exercices d’application.
3. Mode du Subjonctif
Présent – passé – imparfait - plus-que-parfait - exercices d’application.
Semaine 5
4. Mode de l’impératif
Présent – passé - exercices d’application.
B- Modes non personnels
1. Infinitif
Présent - passé
2. Participe
Participe présent et gérondif - Participe passé - exercices d’application.
Semaine 6
II. Le verbe : Approche syntaxique
1. Les verbes intransitifs
Verbes d’état et verbes attributifs - verbes de mouvement - verbes d’action – exercices
d’application.
Semaine 7
2. Les verbes transitifs
Les verbes transitifs directs - les verbes transitifs indirects - exercices d’application.
Semaine 8
3. Les verbes à la fois transitifs et intransitifs
Les verbes pseudo-intransitifs - les verbes symétriques.
4. Les constructions factitives
Exercices d’application.
III. Le verbe pris dans sa relation au sujet et au complément : problèmes de
diathèse
Semaine 9
Diathèse active - diathèse passive - exercices d’application.
Semaine 10
Diathèse moyenne - diathèse réfléchie - diathèse réciproque - exercices d’application.
IV. Le verbe : noyau prédicatif d’une proposition
Semaine 11
1- Le noyau prédicatif d’une phrase simple.
2- L’articulation d’une pluralité de propositions - exercices d’application.
Semaine 12
La coordination ou l’articulation égalitaire des propositions - exercices d’application.
Semaine 13
La subordination ou l’articulation hiérarchique des propositions - exercices d’application.
V. De la phrase au texte
Semaine 14
exercices d’application variés sur des textes littéraires.
Semaine 15
Examen final.
Semane16
Rattrapage.
Introduction générale
1. Verbe et prédicat verbal :
Le verbe est le noyau du GV quand il est conjugué à un mode personnel.
Cet élève [a raconté l’histoire de ce roman] GV.
Le noyau du GV : a raconté (verbe raconter au passé composé)
2. Rappel des caractéristiques morphologiques, syntaxiques et sémantiques de la
catégorie du verbe par opposition à la catégorie du nom.
Le mot verbe provient du latin verbum qui signifie mot ou parole. C’est le mot par
excellence. Les grammairiens anciens le considéraient comme l’élément essentiel
de l’énoncé.
 Le verbe se reconnaît par ses variations de forme et par les oppositions
grammaticales que ces variations dénotent, ainsi que par son rôle dans la
construction de la phrase verbale.
 Le verbe peut désigner un état ou une action faite ou subie par le sujet :
Ex: J’ai quitté la maison.
Traits identificatoires du verbe :
 Le verbe peut se conjuguer. Il change ainsi de forme selon le mode, le temps et la
personne grammaticale auxquels il est conjugué : Je parlais, tu parles, il parlera,
nous avons parlé, parlez, qu’ils parlent.
 Le verbe est receveur d’accord ; c’est le GNs (ou le pronom sujet) qui lui donne sa
personne et son nombre.
 Temps : un verbe peut inscrire une notion dans tous les moments possibles de la
chronologie grâce aux temps (les tiroirs verbaux) :
Ex. J’adore lire.
Il n’a pas réussi à lui parler.
Nous irons ensemble en France.
 Mode : Un mode exprime les manières dont le sujet conçoit l’action ; il précise son
attitude en face de ce qu’il énonce. Ainsi, les deux sont présentés soit comme des
faits actualisés (indicatif) :
Ex. Pierre est arrivé hier.
voulus ou simplement pensés avec le subjonctif et l’impératif :
Ex. Je ne puis croire que vous n’ayez jamais entendu parler de moi.
Ne répète pas tout ce qu’on te dit.
 Aspect : Il est la manière dont on considère le développement de l’action. L’aspect
est rendu par la forme simple ou composée du verbe (manger, ayant mangé), sa
préfixation ou suffixation (s’enfuir, vivoter), son auxiliarisation (commencer à
parler). Il ne faut pas le confondre avec le temps ni avec le mode. Le verbe peut
exprimer des aspects :
 Aspect inchoatif ou ingressif (l’action commence) :
Ex. Dans les déchirures du ciel, les locomotives en furie s’enfuient.
 Aspect duratif (action qui dure) :
Ex. Il tisonnait le feu avec des pincettes.
 Aspect terminatif ou résultatif (action achevée) :
Ex. Pour le meilleur comme pour le pire, nous sommes liés à la patrie.
Le verbe : approche morphologique
Radical et terminaison
Les verbes français étaient répartis en deux groupes, deux types de conjugaison : les
verbes en -er et les verbes en -ir (imparfait en « issais ») et la conjugaison non
productive ou morte représentant les autres verbes : verbes en -ir dont l’imparfait
n’est pas en -issais, les verbes en -oir comme pouvoir et les verbes en -re comme
vendre ainsi que les verbes dits irréguliers comme aller, savoir et les verbes défectifs
comme choir et falloir dont la conjugaison représente des lacunes.
Cette catégorisation des verbes a été critiquée :
 C’est un classement historique basé sur le classement des verbes latins à partir de
leur infinitif. Il ne prend pas en considération les notions de système et de
synchronie.
 Il se base sur la forme graphique du verbe, laissant de côté la morphologie de
l’oral.
 Ce classement prend en considération les affixes flexionnels et ignore les
allomorphes de la base.
Auxiliaires : être et avoir
On appelle auxiliaires des verbes qui, en dehors de leur emploi normal, aident à conjuguer
d’autres verbes au participe passé ou à l’infinitif passé.
Être : permet de former :
 Un temps composé du verbe à la voix passive : Je suis bien nourri .
 Un temps composé des verbes pronominaux : il s’est perdu de vue ce point.
 Et d’accompagner les verbes intransitifs exprimant le mouvement ou le changement d’état
: aller, arriver, entrer, devenir, mourir, naître…
Avoir : peut accompagner :
 Les verbes transitifs directs, indirects ou doublement transitifs.
 La majorité des verbes intransitifs
 Être et avoir.
Forme pronominale

Sur le plan morphologique, un verbe est à la voix pronominale quand il est accompagné
d’un pronom qui le précède (sauf à l’impératif : Tais-toi.), de la même personne que
le sujet et représentant le même être ou la même chose que le sujet.
Sur le plan sémantique, on distingue trois grandes catégories :
les pronominaux réfléchis : un verbe est pronominal réfléchi lorsque l’action qu’il
exprime et qui est faite par le sujet revient ou se réfléchit sur le sujet.
les pronominaux non réfléchis (subjectifs, faux réfléchis) : le sujet ne fait pas
réellement l’action sur lui-même. Le pronom conjoint me, te,… préfixé ou agglutiné
fait corps avec le verbe : se moquer, se hâter…
Il existe deux types de pronominaux non réfléchis : essentiellement pronominaux (se
repentir, se souvenir) et accidentellement pronominaux (s’endormir, se rappeler).
les pronominaux réciproques : plusieurs personnes ou choses font l’action les uns sur
les autres ; l’action est accomplie et subie par chacune.
Ils se bousculent, on se bat.
Verbes modaux et semi-auxiliaires
Ils sont suivis d’un infinitif sauf aller. Ils forment une périphrase verbale exprimant des valeurs de
temps, de mode ou d’aspect.
Semi-auxiliaires de temps :
 Futur : devoir peut exprimer la postériorité, aller, être sur le point de, être près de
indiquent un futur proche : Ex. Tous nous devons mourir ; tout va s’écrouler.
 Passé : venir de, ne faire que : passé récent : le dialogue venait de changer.
Semi-auxiliaires de mode :
 Action obligatoire, probable, souhaitable : devoir : il doit se faire tard (probable).
 Action possible, éventuelle, souhaitable mais au subjonctif : pouvoir : il pouvait être onze
heures du soir (éventualité).
Semi-auxiliaires d’aspect :
 Aspect inchoatif : commencer, se mettre à expriment le début de l’action : elle commença
à me trouver insolent.
 Aspect duratif : être en train de, être à expriment que l’action est en cours de
développement : elle est en train de se décomposer. Aller et s’en aller se construisent avec
le participe présent ou le gérondif. Ils indiquent la continuité ou la progression de l’action,
aspect duratif ou progressif : il s’engouffre dans une faille qui va s’élargissant.
 Aspect conclusif : finir de et cesser de expriment la fin de l’action : elle cesse de croire à
la force de l’homme.
Verbes défectifs
Les verbes défectifs sont les verbes qui ne se conjuguent pas à toutes les formes. Ils ne sont
employés qu’à certaines personnes et certains temps.
Certains ne sont employés que dans la langue littéraire et dans le langage juridique, il s’agit de :
bruire, choir, échoir, gésir, paître, quérir, paître et traire.
Modes personnels et modes non personnels
Définition
Le mode est traditionnellement défini comme une catégorie grammaticale associée au
verbe servant à exprimer la manière dont l’énonciateur se présente le procès,
notamment quand il le situe dans le cadre temporel.

La catégorie du mode constitue à cet égard un principe fondamental de classification


des emplois du verbe. (F. Neveu, p. 234).

Le mode est de deux types : le mode personnel qui englobe l’indicatif , le subjonctif et
l’impératif et le mode non personnel qui englobe l’infinitif, le gérondif et le
participe.

NB Le conditionnel est considéré comme un mode et un temps.


Mode de l’indicatif
Le présent de l’indicatif
Il se caractérise par l’absence des désinences proprement temporelles: nous partons = part
(radical) + ons (marque de personne).
Les différentes valeurs du présent sont les suivantes :
Présent actuel : Événement ou état de chose contemporain de l’acte d’énonciation.
Ex. Je vous félicite pour ce brillant résultat.
Présent permanent : un fait est présenté comme vrai et ayant une qualité durable :
Ex. Il se coiffa avec soin et fixa ses ondulations avec un cosmétique américain qui ne graisse
pas.
Le présent est employé indépendamment de tout contexte verbal, il devient le temps des
définitions, des vérités générales et des proverbes :
Ex. Qui aime bien, c’est connu, n’aime pas vraiment.
Le passé ou le futur : Un énoncé au présent peut évoquer le passé ou le futur s’il est situé
avant ou après le point d’énonciation (complément circonstanciels de temps ou contexte
et situation) :
Ex. Elle part demain pour le Pérou. Je quitte à l’instant mon ami.
Présent historique ou de narration : le lecteur devient témoin direct d’un
événement passé :
Un agneau se désaltérait / dans le courant d’une onde pure/ Un loup survient à jeun qui
cherchait aventure / et que la faim en ces lieux attirait.
Passé composé
Il est employé pour exprimer un événement passé ou achevé au moment de
l’énonciation ; il exprime l’aspect accompli et il marque l’antériorité par rapport au
présent. Ses principales valeurs aspectuelles sont les suivantes :
Expression de l’accompli (accompli du présent) : le procès est accompli au moment
de l’énonciation, l’événement est achevé :
Ex. Nous avons emporté de quoi faire du thé.
Expression de l’antériorité (Antérieur du présent) : il marque l’antériorité par
rapport au présent :
Ex. Quand a il déjeuné, César fait la sieste.
Expression du passé (temps du passé) : il situe le procès dans le passé remplaçant le
passé simple qui a disparu de l’oral :
Ex. Les indicateurs n’ont rien indiqué
Remarque : après si, le passé composé souligne l’achèvement du procès subordonné et
qui est antérieur au principal :
Ex. Si vous n’avez pas trouvé demain la solution, je vous l’expliquerai.
 Le passé composé peut évoquer un futur proche :
Ex. J’ai fini dans une heure.
 Il peut remplacer le présent et exprimer une vérité générale :
Ex: Hélas on voit que de tout temps / Les petits ont pâti des sottises des grands.
Le passé simple
Cette forme verbale n’existe qu’à l’indicatif ; il appartient à l’expression écrite. Le
passé simple présente le procès comme étant un noyau indivis, un tout fermé sur lui-
même.
César conquit la Gaule au 1er siècle avant Jésus-Christ.
Passé simple et imparfait :
 Temps du récit des événements passés :
Ex. … le roi d’Angleterre entendit, selon sa coutume, trois messes.
 Détacher des événements essentiels d’une situation que l’imparfait a décrite :
Ex. … les soupiraux des calorifères béants exhalaient un air lourd ; et l’on n’entendait
que le tic-tac d’une grande horloge... Un timbre sonna ; un valet parut.
 Souligner la soudaineté d’un fait :
Ex. Un caisson d’artillerie sortait d’un fossé tiré par un attelage à deux et il eut l’air de
se casser dans un fracas de roues et de jurons, il sépara grenadiers et mousquetaires.
 Souligner la sécheresse ou la netteté d’un événement par opposition à l’imparfait qui
souligne la durée :
Ex. Eliane occupa bientôt mon esprit. Ma solitude prenait fin.
Passé simple et passé composé :
 Événement lointain vs événement qui n’est pas entièrement écoulé :
Ex. Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue.
Ex. J’ai revu l’ennemi que j’avais éloigné.
Le passé composé a tendance à empiéter sur le passé simple ; ceci est dû au fait que le
passé simple est réservé à l’écrit.
L’imparfait de l’indicatif
L’imparfait est un temps du passé de forme simple ; il traduit une action non achevé et
exprime la durée de l’action sans en marquer ni le début ni la fin.
Valeurs temporelles ou imparfait temps du passé
 Imparfait descriptif et passé simple narratif : Il décrit les circonstances qui
existent avant l’action rapportée par le passé simple et qui durent encore après son
achèvement :
Ex. Quand j’ouvris les yeux l’aube se levait.
 L’imparfait narratif : l’imparfait peut remplacer le passé simple et indiquer un
procès passé unique plus ou moins court.
Ex. Le 1er septembre 1939, les troupes allemandes envahissaient la Pologne.
 L’imparfait de perspective : il est analogue au présent et il évoque un futur proche.
Il accompagné d’un repère temporel ; il est postérieur à ce repère temporel :
[Link] semaine plus tard, Charles épousait Emma.
 L’imparfait d’habitude : associé à un complément circonstanciel exprimant la
répétition (comme le présent), aspect itératif :
Ex. Tous les ans, elle revenait.
 L’imparfait employé dans le style indirect : il transpose le présent employé dans le
style direct pour exprimer des paroles ou des pensées :
Ex. Je crus plutôt que c’étaient des fantômes du passé.
 L’imparfait hypocoristique : (enfantin), pour s’adresser à un jeune enfant ou à un
animal, troisième personne au lieu de la deuxième, le but étant d’atténuer la force de
ses paroles :
Ex. Alors, on n’était pas sage.
Valeurs modales de l’imparfait : l’imparfait présente l’action sans en spécifier les
limites initiale et finale, chose qui lui permet d’exprimer l’irréalité ou l’hypothèse,
c’est-à-dire des faits détachés du réel.
 Dans un système conditionnel : l’imparfait est utilisé après si associé au
conditionnel. Il exprime un fait possible dans l’avenir ou impossible dans le
présent ; il le place dans la fiction :
Ex. S’il avait de l’argent, il achèterait une belle maison.
A comparer avec le présent qui ancre l’hypothèse dans le réel.
Imparfait + imparfait = irréel du passé comme le conditionnel passé :
Ex. S’il avait de l’argent, il achetait une belle demeure.
 Désir, souhait, suggestion, regret, demande polie :
Ex. Ah ! si j’avais une fortune ! - Si j’était mieux conseillé ! - Si nous commencions le
travail ? - Je voulais vous demander un service.
Le plus-que-parfait
Il exprime l’aspect accompli puisqu’il est une forme composée. Il est l’antérieur de
l’imparfait vu que son auxiliaire est à l’imparfait. Il possède les valeurs suivantes :
Expression de l’accompli : le procès est achevé :
Ex. Sans aucun doute, ils étaient déjà partis.
Expression de l’antériorité : dans un système principale-subordonnée, en corrélation
avec un verbe à l’imparfait, au passé simple ou au passé composé :
Ex. Les soirs d’été, quand ils avaient marché longtemps… une sorte d’étouffement les
prenait.
Valeur modale : emplois temporels et modaux symétriques à ceux de l’imparfait :
 Style indirect : le plus-que-parfait transpose le passé composé correspondant du
style direct :
Ex. J’ai perdu mes clefs - Elle disait qu’elle avait perdu ses clefs.
 Système hypothétique : s’emploie en corrélation avec le conditionnel passé de la
principale :
Regret, reproche, désir, atténuation :
Ex. Si tu m’avais écouté. - Si j’avais eu de l’argent. - Si j’avais une fortune. - J’étais
venu vous demander une faveur.
Le passé antérieur
Son emploi est plus restreint, comme le passé simple et il est réservé à la langue écrite.
 Proposition indépendante : il exprime l’aspect accompli, le procès est au passé. Il
souligne la rapidité de l’action lorsqu’il est associé à certains adverbes (bientôt),
(vite) ou SP (en un instant) :
Ex. Et le drôle eut lapé le tout en un moment. - Le chien affamé eut vite mangé.
 Principale-subordonnée : il exprime l’antériorité par rapport au passé simple
(jamais avec un autre temps du passé). La proposition temporelle est généralement
introduite par : après que, dès que, lorsque, quand, à peine que… :
Ex. Dès qu’il eut compris qu’il est aimé de cette vagabonde […], Chouquet bondit
d’imagination.
Le futur simple
Il situe le moment du procès dans l’avenir, c’est-à-dire après le moment de
l’énonciation.
Valeurs temporelles :
 La projection du procès dans l’avenir : par rapport au présent de l’énonciation, le
futur peut comme il peut ne pas être associé à adverbe ou complément
circonstanciel :
Ex. Je viendrai. - Demain, dès l’aube, je partirai.
Un coup de dés jamais n’abolira le hasard. (Vérité générale omni-temporelle)
S’il fait beau demain, nous irons nous promener. (hypothèse)
 En corrélation avec un temps du passé : il concurrence dans ce cas avec le
conditionnel ; mais il existe également un futur appelé futur d’anticipation ou futur
historique :
Ex. J’ai appris que ce cinéma fermera dans une semaine.
Victor Hugo naquit à Besançon en 1802. Ce fils d’un général d’Empire deviendra un
des plus grands écrivains français.
 Succession chronologique des procès : il reflète pragmatiquement l’ordre des
actions successives :
Ex. J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
 Principale-subordonnée : l’expression de la simultanéité et non de la successivité
quand le subordonnant est une conjonction exprimant la simultanéité comme tant
que et tandis que, ou une proposition relative :
Ex. Tant que le soleil brillera, il y aura de la vie sur terre. - Qui vivra verra.
Valeurs modales : les valeurs modales du futur sont associées à l’avenir il implique
généralement le destinataire.
 Futur injonctif : règles morales, ordre, suggestion, consigne pour un devoir ; on
emploie généralement la deuxième personne :
Vous n’irez nulle part. - Vous ferez la vaisselle et le ménage.
 Futur de promesse : en employant la première personne, le destinateur
s’engage vis-à-vis de son destinataire à accomplir un acte donné :
Ex. Vous voulez parvenir, je vous aiderai.
 Futur d’atténuation : grâce à l’incertitude liée à l’avenir, le futur permet d’atténuer
une affirmation à la première personne :
Ex. Nous avouerons que notre héros était fort peu héros en ce moment.
 Futur d’indignation : on s’indigne d’un procès possible ; la phrase est exclamative
ou interrogative :
Ex. Quoi ! une autoroute traversera cette plaine !
 Remarque : l’expression de l’avenir peut être rendue par d’autres procédés comme :
aller + infinitif (futur proche), être sur le point de + infinitif, devoir et pouvoir +
infinitif.
Le futur antérieur
C’est un temps composé qui exprime l’accompli, il est également l’antérieur du futur
simple. Ses valeurs sont les suivantes :
 Achèvement de l’action dans l’avenir :
Ex. Un jour, les hommes auront épuisé les ressources de la terre.
 Expression de l’antériorité : dans un système principale subordonnée, en
corrélation avec le futur.
Ex. Tu ne seras content que quand tu auras réglé tes problèmes.
 Supposition qui porte sur le passé :
Ex. Elle revient déjà : elle aura manqué son train.
Semaine 4
Le conditionnel
la tradition grammaticale considère le conditionnel un mode à part entière qui indique
un procès dont la réalisation est la conséquence d’une condition. Cependant, les
emplois du conditionnel ne dépendent pas d’une condition. Sur le plan
morphologique, on distingue deux formes du conditionnel à savoir une forme simple
appelée conditionnel présent (il lirait) et une forme composée appelée conditionnel
passé (il aurait lu).
Conditionnel temporel : il exprime un futur à partir d’un moment passé. Si le futur
exprime l’avenir par rapport au présent.
Ex. Elle pense qu’il viendra.
 le conditionnel le fait par rapport au passé, c’est-à-dire que ce temps n’est pas repéré
par rapport au moment de l’énonciation mais plutôt par rapport à un repère antérieur
(ou du passé).
Ex. Elle pensait qu’elle viendrait.
 Le procès est postérieur par rapport au passé, mais il peut être également situé après
le présent du locuteur.
Ex. Il pensait que Paul viendrait demain.
Le conditionnel est relié à une indication temporelle du passé, il s’agit généralement
d’une temporelle au passé ou d’une subordonnée au passé.
Ex. Je savais que vous y arriverez.
Conditionnel aspectuel : les deux (passé et présent) n’expriment pas le même aspect :
le deuxième exprime un aspect inaccompli dans l’avenir par rapport au passé tandis
que le premier présente le procès comme étant déjà accompli (dans l’avenir par
rapport au passé) :
Ex. Elle affirmait qu’elle rentrerait à minuit. - Elle affirmait qu’elle serait rentrée à
minuit.
 Conditionnel modal : le conditionnel, renforce la part d’incertitude inhérente à
l’avenir ; il présente le procès avec une surcharge d’hypothèse (= futur
hypothétique) :
 Potentiel et irréel : le potentiel est l’indication d’une possibilité. Quant à l’irréel,
l’énoncé dénote un état du monde possible mais annihilé (détruit, neutralisé) par le
réel. Quand le procès est situé dans l’avenir, le conditionnel présent exprime le
potentiel ; quand le procès est situé dans le présent, il exprime l’irréel. Le
conditionnel passé exprime l’irréel du passé :
Ex. Si nous achetions cette maison, je serais content. (potentiel)
Si nous avions cette maison en ce moment, je serais content. (irréel du présent)
Si nous avions acheté cette maison, j’aurais été content. (irréel du passé)
 Demande ou conseil atténués :
Ex. Je voudrais/j’aurais voulu…- Vous devriez/vous auriez dû…
 Opinion illusoire : le sujet est généralement on :
Ex. On se croirait/on dirait…
 Éventualité : dans une proposition relative, cette valeur est renforcée par l’emploi
du verbe pouvoir :
Ex. Il cherche une théorie qui expliquerait le fonctionnement des langues.
 Imaginaire : il consiste en la succession d’un ensemble de procès imaginaires.
 Information incertaine : on emploie le conditionnel pour présenter un fait dont la
vérité n’est pas garantie, ce qui dégage la responsabilité du locuteur :
Ex. Des archéologues aurait découvert l’ossature d’un dinosaure.
 Interrogation oratoire : elle est dirigée vers une réponse négative ou positive ;
l’emploi du conditionnel privilégie l’orientation négative ; le conditionnel passé
place le procès dans le passé :
Ex. Il serait déjà parti ? - Il aurait habité à Paris ?
 Mode du Subjonctif
 Définition
 - Sur le plan morphologique, c’est un mode personnel qui possède les six personnes
du verbe. Il est plus pauvre que l’indicatif puisqu’il n’a que quatre temps : deux
formes simples et deux formes composées : Qu’il chante (présent), qu’il ait chanté
(passé), qu’il chantât (imparfait), qu’il eût chanté (plus-que-parfait).
 Il ne possède pas de futur, cette époque étant dénotée par le présent du subjonctif. Le
français courant ne possède que deux temps le présent et le passé. Les deux autres
étant employés dans la langue classique.
 - Sur le plan syntaxique, il s’emploie généralement dans la proposition relative,
complétive et circonstancielle ; le locuteur peut choisir dans certains cas entre le
subjonctif et l’indicatif :
Ex. Penses-tu qu’il viendra/qu’il vienne.
 - Sur le plan sémantique, on emploie le subjonctif lorsque l’interprétation l’emporte
sur l’actualisation du procès, c’est-à-dire que le subjonctif est inapte à situer l’acte
dans l’une des trois époques : présent, passé, futur.
Ex. Je pense qu’il viendra/je veux qu’il vienne.
 Cette distinction entre les deux modes peut être expliquée par l’opposition binaire :
possible vs probable.
Ex. Il est possible qu’il vienne vs il est probable qu’il reviendra.
 En phrase indépendante ou en principale :
 Injonction : ordre, défense, exhortation :
Ex. Qu’il entre.
 Souhait :
Ex. Qu’il soit maudit.
 Supposition : le présentatif soit s’emploie pour introduire une démonstration.
Ex. soit un triangle ABC.
Il exprime également l’hypothèse.
Ex. Qu’il vienne me voir, je ne le recevrai pas.
 En proposition subordonnée : il est conditionné par un élément de la principale :
 Complétive :
 Mode obligatoire : dans les complétives introduites par que (à ce que, de ce que), le
subjonctif est imposé par la place de la complétive (subordonnée en tête de phrase) et
par le sémantisme du verbe (verbe exprimant une volonté ou un sentiment), de
l’adjectif (exprimant la nécessité, le doute, la possibilité ou un autre sentiment) ou du
nom (exprimant un sentiment ou une volonté) :
Ex. Je veux (ordonne, désire, crains, doute) qu’il vienne.
Je tiens à ce qu’il vienne.
Je m’étonne de ce qu’il vienne.
Sa peur (son souhait) qu’il revienne est exagérée.
 Il est possible (triste, douteux) qu’il parte.
 Subordonnée circonstancielle : le subjonctif est imposé par le sémantisme du
verbe et en fonction de la conjonction de subordination :
 Les temporelles : la plupart sont à l’indicatif, sauf celles qui sont introduites
par avant que, jusqu’à ce que, en attendant que qui envisage le procès
comme possible :
Ex. J’irais le voir avant qu’il ne parte.
 Les causales : le subjonctif est utilisé quand la cause est rejetée ou exclue du
réel par le locuteur avec non que :
Ex. Il m’a téléphoné, non qu’il fût inquiet de ma santé, mais parce qu’il avait besoin
d’argent.
 Les consécutives : le subjonctif est employé quand la principale est négative
ou interrogative empêchant la réalisation du procès de la subordonnée et
quand le subordonnant est pour que :
Ex. Il est trop compétent pour qu’on puisse le remplacer.
Il n’a pas travaillé au point que cela l’ait épuisé.
 Les finales : elles expriment une intention, donc elles sont au subjonctif :

Ex. Il travaille bien pour que ses parents soient contents.


 Les concessives : après bien que, quoique… (cause possible), et après sans
que :
Ex. Il est parti sans qu’elle ne s’en aperçoive.
Bien qu’il soit un élève brillant, il n’a pas réussi.
 Les conditionnelles : on emploie le subjonctif après à moins que, pourvu
que, pour peu que, et dans une subordonnée coordonnée par que à une autre
subordonnée introduite par si :
Ex. Pour peu qu’il réussisse le bac, il se prendra pour un génie.
S’il réussisse le bac et qu’il obtienne une mention, Paul sera admis dans une classe
préparatoire.
 Subordonnée relative : le subjonctif exprime une sélection dans le domaine du
possible :
Ex. Je cherche un appartement qui me plaise.
 Emploi des temps du subjonctif : en français courant, on n’emploie que le
subjonctif présent et passé.
 Présent et passé : ils s’opposent au niveau de l’aspect : inaccompli et accompli :
 Proposition indépendante ou principale : le présent situe le procès dans le
présent ou dans le futur. Il exprime l’ordre, le souhait ou la supposition. Le
subjonctif passé complète l’impératif passé pour exprimer l’ordre ; le procès
est situé dans l’avenir :
Ex: Qu’il ait fait son devoir avant midi.
 Proposition subordonnée : le procès du subjonctif est repéré par rapport à
celui exprimé par le verbe principal :
Ex: Il ne regrette pas qu’elle soit venue.
 Imparfait et plus-que-parfait : employés dans la langue classique. Ils sont
employés dans des expressions figées (proposition indépendante ou principale).
 Mode de l’impératif :
 Morphologie : mode personnel, non temporel, restreint en personnes : 2ème
personnes du singulier et du pluriel, 1ère personne du pluriel. Il est attesté sous deux
formes : simple (impératif présent) et composée (impératif passé).
 Syntaxe : le verbe sans sujet explicite. La désinence verbale indique la personne à
qui on s’adresse. Les pronoms personnels clitiques se placent tous après le verbe
(donne-le-moi) ; il en va de même pour le pronom réfléchi (rappelle-toi…). Les
pronoms gardent leur place habituelle si la phrase est négative (ne me le donne pas,
ne te rappelle pas).
 Valeurs modales : valeur directive : ordre, conseil, suggestion, conseil, prière, la
défense (phrase négative), une demande polie…
Ex: Parlons-en calmement. - N’entrez jamais avant d’avoir frappé à la porte. - Veuillez
agréer l’expression de mes sentiments distingués.
 Valeurs temporelles et aspectuelles :
 Impératif présent : il situe le procès dans l’avenir, mais il peut aussi exprimer
un conseil atemporel :
Ex. Sortez et ne revenez jamais. - N’éveillez pas le chat qui dort.
 Impératif passé : moins employé que l’impératif présent ; il exprime un procès
achevé à un moment futur et il marque l’antériorité quand il est employé en
corrélation avec une proposition :
Ex. Soyez rentrés avant minuit. - Ayez terminé ce travail quand je reviendrai.
 Modes non personnels : Infinitif, Participe
 L’infinitif :
 Sa forme ne marque ni le temps, ni la personne, ni le nombre. On distingue deux
formes : une forme simple appelé infinitif présent (regarder) et une forme composée
appelée infinitif passé (avoir regardé).
 Infinitif présent : il présent le procès comme étant en cours de réalisation, sa
situation dans le temps dépend de sa relation avec le verbe principal (simultanée ou
postérieure à l’action principale) :
Ex. Au lieu d’apercevoir à chaque pas des désagréments et des motifs d’aigreurs, notre
héros se laissait charmer par la douceur de la prison.
 Infinitif passé : il exprime l’accompli et l’antériorité par rapport à n’importe quelle
époque :
Ex. Je m’applaudissais d’avoir placé les fables de ma félicité hors du cercle des réalités
humaines.
 Emploi de l’infinitif :
 Infinitif de narration : il est introduit par la préposition de :
Ex. Et grenouilles de se plaindre ; / Et Jupin de leur dire…
 Infinitif exclamatif : exprimer un sentiment vif :
 Ex. Fuir ! là-bas fuir !
 Infinitif remplaçant l’impératif : exprime un ordre, un conseil…
Ex. Bien agiter avant usage.
 Le participe :
 Mode impersonnel du verbe qui se présente sous deux formes : le participe présent
(regardant) et participe passé (regardé, ayant regardé).
 Le participe présent garde ses propriétés verbales (comme les compléments du
verbe, la négation…), contrairement à l’adjectif verbal qui est une sous-catégorie de
la classe de l’adjectif. Tous les verbes (sauf l’impersonnel) ont un participe présent
alors que certains seulement ont un adjectif verbal leur correspondant.
(*mangeante).
 Le gérondif est toujours précédé de en, il joue le rôle d’un complément
circonstanciel et possède certaines propriétés des adverbes.
 Le participe passé possède des emplois verbaux (il a regardé) et des emplois
adjectivaux (des chats terrifiés).
 A- Les verbes d’état :
 Les verbes d’état sont par nature des verbes intransitifs : être, paraître, sembler,
rester, demeurer…
 B- les verbes attributifs :
 Le verbe attributif est un verbe qui se construit avec un attribut de sujet comme les
verbes d’état : être et les verbes équivalents comme paraitre, sembler, devenir,
passer pour…
 Ces verbes sont toujours suivis d’un attribut de sujet c’est-à-dire d’une
caractéristique que l’on donne au sujet.
Ex. le cours est facile. (Attribut du sujet car il attribue une propriété au sujet)
 D’autres verbes peuvent être utilisés dans des structures intransitives : Juger,
trouver, présumer, coroner... Lorsqu’ils sont présents dans une phrase passive.
 C- les verbes du mouvement :
 les verbes de mouvement comme arriver, avancer, courir, danser…peuvent être
employé dans des structures intransitives, ils expriment des actions et donnent des
informations sur la nature du mouvement effectué.
Ex. les jeunes filles dansent. - nos convives sont venus.
 D-verbes d’action :
 les verbes d’action peuvent être utilisés dans des structures intransitives.
Ex. il mange (structure intransitive)
 Par contre ce type de verbe peut être en usage dans des constructions transitives.
Ex. il mange la pomme.
 La syntaxe du verbe permet d’étudier le verbe dans une construction syntaxique et
dans sa relation avec les autres éléments de la phrase.
 Le verbe peut se construire dans différents structures :
 structure transitive : quand il est complété par un complément.
 construction intransitive : quand le verbe n’appelle pas un complément.
 Et entre les deux types de verbe transitif et intransitif on ne peut pas établir un
classement rigoureux fondé sur la nature du verbe quand on parle du verbe transitif
et intransitif c’est pour commodité de l’expression et pour sa rédaction. Cependant,
il faut parler de construction transitive et de construction intransitive.
 pour le verbe monter-sortir-bouger…on peut les trouver dans des structures
transitives comme ils peuvent se réaliser dans structures intransitives.
 Monter : - je monte. (Structure intransitive)
 - je monte les valises. (Structure transitive)
 Sortir : -je sors. (Structure intransitive)
 -je sors la poubelle. (Structure transitive)
 1-la transitivité :
 Le phénomène de la transitivité concerne la catégorie des verbes qui sont nommés
des verbes transitifs ou des verbes objectifs ou des verbes à objet.
 A -les verbes transitifs directs :
 Dans une structure syntaxique (phrase) les verbes transitifs directs sont
accompagnés d’un C.O.D si on transforme la phrase en voix passive le C.O.D
devient sujet du verbe.
Ex. le chauffeur conduit un bus.
 -C.O.D car le SN qui fonctionne comme [Link] est lié directement au verbe.
 -la transformation de la phrase en voix passive nous donne :le bus est conduit par le
chauffeur.
 B- les verbes transitifs indirects :
 On parle de transitivité indirecte quand le verbe est accompagné d’un C.O.I est
complément d’objet introduit par une préposition.
Ex. cette robe plait à tout le monde
 C.O.I sa nature : syntagme prépositionnel.
 C.O.D sa nature : syntagme nominal.
 syntagme prépositionnel= syntagme nominal introduit par une préposition.
 2-l’intransitivité :
 On parle d’intransitivité dans une phrase verbale quand le verbe est intransitif c’est-
à-dire qu’il se construit sans C.O.D et sans C.O.I le procès du verbe est limité au
sujet. En revanche un verbe intransitif peut être accompagné d’un complément
circonstanciel de (temps, manière, lieu…)
 Ex. Il sort. - Il sort de la classe calmement. - Il marche la nuit
 En langue française plusieurs catégories de verbes sont intransitives
 l’emploi absolu des verbes dans des constructions transitives et intransitives :
 Un verbe se définit par une structure maximale identifiée par l’ensemble des
positions syntaxiques occupées par les éléments qui composent la phrase :
 1-P=SN+SV (construction transitive directe)
 SV=V+SN
 2-P=SN+SV (construction transitive indirecte)
 SV=V+Sprép
 Ex. Il a résolu l’énigme. - Il a livré la commande à son client.
 les verbes livrer et résoudre sont construits dans des structures transitives qui
comportent un complément d’objet.
 On note que certains verbes transitifs peuvent être employés dans des constructions
transitives par effet de style prenant l’exemple : savoir, pouvoir, vouloir, voir :je
vois, je sais, ces deux verbes savoir, voir sont utilisés dans des constructions
intransitives car le complément d’objet peut être restitué l’or d’une conversation ou
d’un dialogue.
Ex. Je vois ce que vous dites. - Je sais ce qu’il dit.
 Parfois dans un usage absolu d’un verbe le complément est implicitement présent
dans le procès du verbe
Ex. Il faut manger
 Manger est utilisé dans cet exemple dans une construction intransitive c’est-à-dire
on a l’absence de la réalisation lexicale de complément d’objet parce que le procès-
verbal identifiait ce complément.
 Les propriétés du complément d’objet
 A -le complément d’objet direct
 Un critère de modalité (détachement à gauche et détachement à droite avec la reprise
un pronom complément le, la, les )
Ex. le journaliste connait le problème palestinien.
P=SN+SV
SV=V+SN
Ex. Le journaliste connait le problème palestinien par cœur (on peut le déplacer)
Par cœur, le journaliste connait le problème palestinien.
 Le complément de la phrase on peut le supprimer ou le déplacer, par contre le C.O.D
est non mobile, c’est un complément de verbe pour le détacher il faut le reprendre
par un pronom complément nommé un pronom de reprise.
 Ex. Le problème palestinien, le journaliste le connait par cœur : détachement à
gauche.
Le journaliste le connait, le problème palestinien : détachement à droite
Le =pronom de reprise, c’est un pronom complément
 2-reprise du C.O.D par un pronom relatif :
 Le complément d’objet direct peut être repris par un pronom relatif dans une phrase
complexe dans une phrase complexe qui comporte une subordonnée relative
Phrase 1 : le livre est intéressant.
Phrase 2 : j’ai écrit le livre.
Le livre que j’ai écrit est intéressant.
 3-la passivation :
 -J’ai écrit la lettre (voix active, diathèse active)
 -La lettre a été écrite (voix passive)
 En grammaire une construction transitive directe accepte la transformation passive
le C.O.D devient sujet dans la forme passive.
 Cependant, la transformation passive n’est pas acceptée par toute construction
transitive.
Ex. j’ai une voiture (pas de passivation)
B- le complément d’objet indirect
1- le lieu indirect
 Dans une construction transitive le C.O.I est introduit par divers préposition.
Ex. Je pense à l’avenir. - Il a profité de l’occasion. - Il joue avec le feu. - Il court après
l’argent.
 De point de vue sémantique le C.O.I a le rôle de l’actant du verbe puisqu’il complète
indirectement le sens du verbe.
 De point de vus syntaxique il est lié indirectement au verbe et donc on parle d’une
construction transitive directe.
2- la pronominalisation :
Ex. Il pense à l’avenir : il y pense.
Je pense à ma mère : je pense à elle.
Il a profité de l’occasion : il en a profité.
 Remarque :
 -dans une construction transitive à double complément si on pronominalise les
compléments d’objet directs et indirects, le complément d’objet direct précède le
complément d’objet indirect.
Ex. Je donne le style à mon étudiante : je la lui donne.
 - à+ SN : animé=à
 : Inanimé=y
 De+ SN(C.O.I) : animé=lui, eux,…
 : Inanimé=en

 Diathèse réfléchie: (L'action est réfléchie.)


 La diathèse réfléchie se manifeste à la fois : dans le substantif personnel, dans le
verbe réfléchi (qui le contient) et dans l’adjectif possessif réfléchi(qui en dérive).
 Observons l’exemple suivant :
Ex. Alfred se tue.
 → Dans ce cas, la même personne est à la fois actant actif et actant passif car
l’action qui est partie d’Alfred aboutit également à lui, comme si elle avait été
réfléchie par un miroir.
Ex. Paul se lave.
 Diathèse réciproque :L'action est réciproque par rapport aux actants.
Ex. Alfred et Bernard s’entretuent. - Paul et Marie se regardent.
 →C’est le cas quand les actants agissent, que le contenu est considéré comme le
résultat d’un ou plusieurs événements.
 → Le sujet est pluriel.
 → Les « sujets » agissent réciproquement.
 → Le pronom est COD ou COI.
 Diathèse moyenne : le sujet est l’agent et le patient du procès verbal.
Ex. La neige fond. - Le vase s’est brisé tout seul ( le procès est auto-provoqué). - Ce
livre se vend bien. - La porte s’ouvrit.
 Phrase : une phrase est faite d’une ou plusieurs propositions. Chaque proposition
contient en général un verbe, un sujet, des compléments.
 Phrase simple : une phrase est dite simple si elle contient une seule proposition.
Ex. Je n’aime pas la lecture de ce genre de livre.
 Dans une phrase, une proposition est dite indépendante :
- Lorsqu’elle exprime une idée complète qui se suffit à elle-même.
- Elle ne dépend grammaticalement d’aucune autre proposition (même si son sens ne
s’explique qu’en fonction d’autres propositions.
Ex. cette nouvelle lui a rendu courage.
 Phrase complexe : La phrase complexe est celle qui est composée de deux ou
plusieurs propositions simples dépendantes ou indépendantes l’une de l’autre :
Ex. Paul réfléchissait à ses problèmes, marie écoutait de la musique et les enfants
lisaient leur histoire favorite. (Nous avons trois propositions indépendantes.)
Il ne se baignera pas parce que l’eau est trop froide. Nous le soutenons parce que
nous l’aimons. (La première est indépendante et la 2ème est dépendante de la
première.
 Remarque : une proposition indépendante est une proposition qui ne dépend
d’aucune proposition et dont aucune proposition ne dépend.
 La proposition indépendante peut être étendue, ex. les sanglots /longs /des violons
/de l’automne blessent mon cœur.
 Elle peut être brève, ex. entrez, etc.
 Elle peut être elliptique comme dans les expressions idiomatique, les proverbes, les
exclamations, etc. Ex. ce monstre d’enfant !, à bon chat, bon rat, à père pauvre, fils
prodigue, pas un souffle de feu, etc.
 La phrase complexe se distingue selon le mode de composition. C’est-à-dire selon la
façon dont une ou plusieurs phrases constituantes P1, P2, etc.
 La phrase complexe peut se présenter sous trois types différents :
 La coordonnée : deux propositions reliées par une conjonction de coordination
(mais ou est donc or ni car) ou par un adverbe de liaison (ensuite, puis, aussi, etc.)
sont deux propositions coordonnées.
Ex. l’homme pris la parole et le silence se fit.
 La juxtaposée : la phrase complexe est dite juxtaposée lorsqu’elle est formée de
deux ou plusieurs propositions qui sont généralement séparées à l’oral par une pause
et à l’écrit par un signe de ponctuation, mais dont le rapport n’est pas explicitement
marqué par un mot de liaison.
Ex. les chiens aboient, la caravane passe.
 La subordonnée : la subordination est une relation asymétrique de dépendance entre
une proposition dite subordonnée (ou enchâssée) et une proposition dite principale
ou matrice. La subordonnée est incluse dans la dernière.
 Une proposition subordonnée dépend d’une principale ou d’une autre subordonnée.
Ex. La marmotte hiberne quand revient le froid.
 La proposition quand revient le froid dépend de la principale et sans laquelle elle
ne peut former une phrase cohérente. Elle est lui-même subordonnée.
 La proposition subordonnée est un groupe fonctionnel ayant pour noyau un verbe
accompagné de son sujet. Ce groupe fonctionnel joue dans la phrase complexe le
même rôle que le SN dans la phrase simple.
Ex. j’attends qu’il vienne (sub. complétive COD); j’attends sa venue (SN COD).
 La proposition subordonnée peut avoir presque toutes les fonctions du SN : sujet,
attribut, complément d’objet direct et indirect…
 La proposition subordonnée est généralement introduite par une un subordonnant
qui lui sert de lien avec la proposition dont elle dépend. Il existe 3types de
subordonnants :
 Les pronoms relatifs : qui, que, quoi, dont, où, lequel, laquelle, etc.
 Les conjonctions ou locutions conjonctives de subordination : que, quand,
comme, parce que, pour que, afin que, si bien que, etc.
 Les mots interrogatifs : quel, qui, où, comment, etc.
 La proposition subordonnée suit souvent la principale mais elle peut aussi la
précéder.
 Ex. les rues se vident quand la nuit tombe // Quand la nuit tombe, les rues se vident.
Une subordonnée peut également coupe la principale. Ex. l’oiseau que vous entendez
est une fauvette.
 La proposition principale : une proposition indépendante devient principale dès
qu’on lui adjoint une ou plusieurs subordonnées.
Ex : je finirai la lecture de ce roman ce soir / si j’aurai le temps.
 Sa syntaxe est la même que celle de l’indépendante : sa forme peut être, assertive,
affirmative, négative, interrogative, exclamative, interro-négative, son verbe est un
mode personnel et comme l’indépendante elle peut être brève, longue, elliptique,
etc.

 Dernière séance : exercices d’application et méthodologie de réponse à tout type de


question visant n’importe quel point de cours.
Examen final
Rattrapage
 Bibliographie générale
 M. ARRIVÉ, F. GADET, M. GALMICHE, La grammaire d’aujourd’hui. Guide alphabétique
de linguistique française, Librairie Flammarion, Paris, 1986.
 BEAUJEU et al., Exerçons-nous. Grammaire. Niveau supérieur II., Paris. Hachette.
 CADIOT-CUEILLERON, [Link] al., Exerçons-nous. Grammaire. 350 exercices. Niveau
Supérieur II. Corrigés. Paris : Hachette, 1992.
 CHARAUDEAU, P., Grammaire du sens et de l’expression, Hachette Education, Paris,
1992.
 COMBETTES, B. « Grammaire de phrase, grammaire de texte : le cas des progressions
thématiques ». Pratiques, 77, 1993.
 DELATOUR, Y. et al., Nouvelle Grammaire du Français. Paris : Hachette, 2004
 GREVISSE, Le bon usage, 12ème éd. refondue par A. Goosse, éd. Duculot, Paris, 1986.
 RIEGEL, M., PELLAT, J.-C., RIOUL, R., Grammaire méthodique du français, P.U.F., Paris,
1994, et collection « Quadrige », 2001.
 WAGNER, R.L, PINCHON, J., Grammaire du français classique et moderne, Hachette,
Paris, 1962.
 Dictionnaires
 MOUNIN, G., Dictionnaire de linguistique, PUF, Paris, 1974.
 Dubois, J., et al., Dictionnaire de linguistique, Larousse, 2001.
 Dictionnaire Le Robert.
 Webographie
 [Link]
 [Link]
 [Link]
Les_modes_et_les_temps

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