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IFDD GuideNego2024

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Guide des

négociations
Conférence des Parties
CdP/COP 29, CRP 19, CRA 6,
OSMOE 61, OSCST 61

Bakou, Azerbaïdjan
11 au 22 novembre 2024
COMITÉ ÉDITORIAL
ET COMITÉ DE RÉDACTION
Directrice de publication :
Cécile Martin-Phipps, directrice IFDD

Coordination :
Dr Issa Bado, spécialiste de programme, IFDD

Auteurs :
Mahugnon Serge DJOHY, Bénin/Cap-Vert
Aichetou SECK, Sénégal
Komna DJABARE, Togo
Manjeet DHAKAL, Népal
Laurence POLLIER, France

Relecteurs :
Manjeet DHAKAL, Népal
Ibila DJIBRIL, Bénin
Tosi MPANU-MPANU, RDC
Benjamin Georges-Picot, France

Service de l’information et de la documentation de l’IFDD :


Yves Testet, chargé de communication, IFDD

Iconographie :
© Climate Analytics Africa et auteurs, octobre 2024 – 1ère publication : OIF/IFDD, 2024

Mise en page :
Jeannette Koffi, Climate Analytics Africa
Vanessa Cardoso, B78 Motion & Design

Le document est consultable sur le site de l’IFDD : [Link]

ISBN : 978-2-89481-391-1

Ce document est publié à titre d’information et ne reflète pas nécessairement le point de vue de l’IFDD, ou du secrétariat de la
Convention. Ce document a été préparé par Climate Analytics Africa pour le compte de l’Institut de la Francophonie pour le développement
durable (IFDD) et ne représente pas nécessairement le point de vue de l’une ou l’autre de ces organisations, ni celui des présidences
actuelle et future des CdP. Ce document est actualisé sur la base des informations disponibles à la date du 30 Octobre 2024
© Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD)

Produit par : Rédigé par :

© GUIDE DES NÉGOCIATIONS, ÉDITION 2024, OIF/IFDD, 2024.


MOT DE LA DIRECTRICE DE L’IFDD
Chers décideurs-deuses, chers délégué(e)s,

Dans son rapport sur l’état du climat en 2024, l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM)
indique que l’année 2023 a été la plus chaude jamais enregistrée. Ce rapport souligne que la hausse
des températures s’accompagne de phénomènes météorologiques plus extrêmes tels que les
inondations, les sécheresses, les canicules, ou encore les variations pluviométriques. M. António
Guterres, Secrétaire général de l’ONU, affirme à juste titre que le 6e rapport du Groupe d’experts
intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) paru en 2023 est une alerte rouge pour
l’humanité.

Il y a un an, presque tous les États de la planète se réunissaient à Dubaï en novembre 2023 pour
prendre des décisions fortes en faveur de l’action climatique. Quelques résultats de Dubaï peuvent
être salués avec les décisions se rapportant notamment à la sortie progressive des énergies
fossiles, le renforcement des dispositifs concernant la mise à jour des contributions nationales, la
pleine application du cadre de transparence, le renforcement de la coopération internationale, le
financement des pertes et préjudices, etc.

Cependant, de nombreux efforts demeurent à négocier en ce qui trait nommant au rehaussement


des mesures de riposte aux changements climatiques, au nouvel objectif global quantifié de
financement ainsi que sur de nombreux autres sujets. La 29e Conférence des Nations Unies sur les
changements climatiques (CdP29), prévue à Bakou en Azerbaïdjan, offre une nouvelle opportunité
aux États de répondre à l’urgence d’agir pour le climat.

Comme le souligne à juste titre M. Guterres, pour le climat nous sommes le danger et aussi la
solution. C’est pourquoi cher-e-s décideurs-deuses, la CdP29 est un rendez-vous important à saisir
pour faire avancer la cause climatique. L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), sera
présente à la CdP29 pour vous soutenir dans vos activités et mettre à votre disposition les
informations et les outils pertinents à votre travail de négociation.

L’OIF, à travers l’IFDD, a aménagé un pavillon qui mettra en lumière plus de 60 initiatives de lutte
contre les changements climatiques de l’espace de la Francophonie. En outre, elle organisera
plusieurs évènements dont la Concertation francophone réunissant négociateurs et négociatrices,
le 18 novembre à 13h00, au pavillon de la Francophonie, autour du bilan de la première semaine
des négociations. Cette concertation sera précédée le 10 novembre 2024, de 9h00 à 15h00 par un
Atelier préparatoire de la CdP29 pour les délégués francophones à l’hôtel Qafqaz Bakou City Hotel
& Residences 4*, situé à l’adresse suivante : 4 Tbilisi avenue, Bakou 1122, Azerbaïdjan.

Comme à l’accoutumée, nous avons produit le Guide des négociations pour vous aider dans votre
tâche. Je remercie le prestataire Climate Analytics et les auteurs pour leur contribution à sa
réalisation. Je vous souhaite une bonne lecture et vous adresse mes vœux de plein succès lors les
négociations de Bakou.

Cécile Martin-Phipps,
Directrice IFDD

© GUIDE DES NÉGOCIATIONS, ÉDITION 2024, OIF/IFDD, 2024.


ÉDITO
Le Guide des négociations, publié annuellement par l’OIF/IFDD, constitue une source d’information
factuelle, indépendante et actualisée sur les négociations menées sous l’égide de la Convention
Cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

Comme chaque année, le Guide concourt à rendre accessible une présentation dynamique des
enjeux. Répondant à cet objectif d’information, ce document entend s’inscrire dans une dynamique
constructive pour une CdP 29 (11-22 novembre 2024, Bakou, Azerbaïdjan) réussie et ambitieuse.

À ce titre, le Guide offre un décryptage des résultats clés de la dernière session de la Conférence
des Parties (CdP 28, 30 novembre – 13 décembre 2023, Dubaï, Émirats arabes unis), ainsi que des
éléments de mise à jour depuis, incluant l’intersession de Bonn (juin 2024), sur les principaux enjeux
de négociations au titre de la CCNUCC et de ses instruments juridiques connexes, notamment
l’Accord de Paris.

Compte tenu de l’environnement essentiellement anglophone des négociations, ici retranscrites en


français, un index des sigles et acronymes utilisés, indiquant leur équivalent en anglais, figure en
annexe du Guide. Lorsqu’il est fait référence aux documents issus des négociations, seules leurs
nomenclatures officielles sont citées, permettant de s’y référer facilement sur le site internet de la
Convention1.

Aux fins d’apporter divers éléments contextuels supplémentaires, l’annexe précitée comporte
également des fiches thématiques sur la Convention, le Protocole de Kyoto et l’Accord de Paris,
une présentation de la structure et des organes de la Convention, ainsi qu’un bref exposé
d’éléments scientifiques récents, issus des travaux du Groupe d’experts intergouvernemental sur
l’évolution du climat (GIEC).

L’ensemble des informations est actualisé à la date du 30 octobre 2024.

© GUIDE DES NÉGOCIATIONS, ÉDITION 2024, OIF/IFDD, 2024.


TABLE DES MATIÈRES
COMITÉ ÉDITORIAL ET COMITÉ DE RÉDACTION ......................................................................................................... 2

MOT DE LA DIRECTRICE DE L’IFDD ............................................................................................................................... 3

ÉDITO ................................................................................................................................................................................. 4

TABLE DES MATIÈRES ..................................................................................................................................................... 5

RÉSUME ÉXÉCUTIF .......................................................................................................................................................... 7

INTRODUCTION GÉNÉRALE ............................................................................................................................................ 9

1. DÉCRYPTAGE DES RÉSULTATS DE LA CDP28 (DUBAÏ) SUR LES ENJEUX CLES DES NÉGOCIATIONS ET
AVANCEES EN AMONT DE LA CDP29 (BAKOU) .......................................................................................................... 12

2. STATUT DES NÉGOCIATIONS ET AVANCÉES LORS DES INTERSESSIONS DE BONN DE JUIN 2024 ET
AUTRES RÉUNIONS PRÉPARATOIRES (OSMOE 60, OSCST 60, PRE-CDP29 ETC.) ................................................ 18

2.1. Finance climatique ............................................................................................................................................... 21

2.2. Bilan mondial (GST) .............................................................................................................................................. 23

2.3. Atténuation ........................................................................................................................................................... 26

2.3.1. Programme de travail sur l'ambition et la mise en œuvre des mesures d'atténuation à Charm el-Cheikh
(MWP) .................................................................................................................................................................... 26

2.3.2. Coopération internationale à travers l’Article 6 de l’Accord Paris ................................................................ 30

2.3.3. Mécanisme de développement propre (MDP) du protocole de Kyoto......................................................... 38

2.4. Adaptation ............................................................................................................................................................ 42

2.5. Pertes et préjudices.............................................................................................................................................. 47

2.6. Transition juste ..................................................................................................................................................... 51

2.7. Technologie .......................................................................................................................................................... 53

2.8. Renforcement des capacités ................................................................................................................................ 57

2.9. Recherche et observation systématique (RSO) .................................................................................................... 61

3. EN ROUTE VERS BAKOU (CDP29, CMP19, CMA6, OSMOE 61, OSCST 61) .......................................................... 63

3.1. Finance climatique ............................................................................................................................................... 63

3.2. Bilan mondial (GST) .............................................................................................................................................. 65

3.3. Atténuation ........................................................................................................................................................... 66

3.3.1. Programme de travail sur l'ambition et la mise en œuvre des mesures d'atténuation à Charm el-Cheikh
(MWP) .................................................................................................................................................................... 66

3.3.2. Coopération internationale à travers l’Article 6 de l’Accorde de Paris ......................................................... 67

3.4. Adaptation ............................................................................................................................................................ 69

3.5. Pertes et préjudices.............................................................................................................................................. 73

3.5.1. Fonds des pertes et préjudices (FPP) .......................................................................................................... 73

3.5.2. Revue du WIM ............................................................................................................................................. 74

3.5.3. Réseau de Santiago ..................................................................................................................................... 74

© GUIDE DES NÉGOCIATIONS, ÉDITION 2024, OIF/IFDD, 2024.


3.6. Transition juste ..................................................................................................................................................... 75

3.7. Technologie .......................................................................................................................................................... 75

3.8. Renforcement des capacités ................................................................................................................................ 76

3.9. Recherche et observation systématique (RSO) .................................................................................................... 77

ANNEXES ......................................................................................................................................................................... 78

A.1. ABRÉVIATIONS ET ACRONYMES .......................................................................................................................... 78

A.2. FICHES THÉMATIQUES SUR LA CCNUCC, LE PROTOCOLE DE KYOTO ET L’ACCORD DE PARIS ............... 81

A.2.1. Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) .................................. 81

A.2.2. Protocole de Kyoto ...................................................................................................................................... 82

A.2.3. Accord de Paris ........................................................................................................................................... 83

A.3. STRUCTURE ET ORGANES DE LA CCNUCC ........................................................................................................ 84

A.4. SCIENCE (GROUPE D’EXPERTS INTERGOUVERNEMENTAL SUR L’ÉVOLUTION DU CLIMAT (GIEC)) .......... 89

A.5. INTRODUCTION AUX PRINCIPAUX GROUPES DE NÉGOCIATIONS .................................................................. 90

A.6. TOURNANTS CLÉS RÉCENTS ................................................................................................................................ 94

A.7. PRÉSENTATION CLIMATE ANALYTICS................................................................................................................. 96

A.8. PRÉSENTATION IFDD ............................................................................................................................................. 98

A.9. PRÉSENTATION OIF ................................................................................................................................................ 99

BIBLIOGRAPHIE ............................................................................................................................................................ 101

© GUIDE DES NÉGOCIATIONS, ÉDITION 2024, OIF/IFDD, 2024.


RÉSUME ÉXÉCUTIF
Mobiliser l’action, Renforcer l’ambition, avec comme priorité principale le financement climat, tels
sont les piliers de la vision de la présidence de la 29 ème conférence des Parties à la Convention-
Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique (CCNUCC) qui se tiendra du 11 au 22
novembre prochain à Bakou en Azerbaïdjan.

Le présent guide de négociations présente successivement d’une part le décryptage de la CdP de


l’année dernière (la CdP 28 qui s’est tenue à Dubaï), et d’autre part les avancées réalisées pendant
les travaux intersessionels et préparatoires et (3) les points de négociations de la CdP29 thématique
par thématique.

Du décryptage des principaux résultats de la CdP passée (la CdP 28 qui s’est tenue à Dubaï)

La CdP 28, qui s'est tenue à Dubaï en fin d'année 2023, a marqué une étape importante dans les
négociations climatiques mondiales. Bien que les attentes étaient élevées, les résultats ont été
mitigés, soulevant à la fois des espoirs et des inquiétudes.

Les avancées clés

 Transition énergétique : L'un des points forts de la CdP 28 a été l'accord historique sur la
transition énergétique. Pour la première fois, une CdP a appelé à une "transition loin des
combustibles fossiles". Bien que cette formulation ait été affaiblie par des compromis de
dernière minute, elle marque un tournant significatif dans la reconnaissance du rôle central
des énergies fossiles dans le changement climatique.

 Fonds pour les pertes et dommages : Les pays développés se sont enfin entendus sur la
création d'un fonds pour aider les pays en développement à faire face aux pertes et
dommages causés par le changement climatique. Ce fonds, qui était une revendication de
longue date des pays vulnérables, est un pas en avant important pour la justice climatique.

 Bilan mondial : Le premier bilan mondial, qui a évalué les progrès accomplis depuis l'Accord
de Paris, a montré que les efforts mondiaux sont insuffisants pour limiter le réchauffement
climatique à 1,5°C. Cependant, il a également souligné la nécessité d'accélérer la transition
énergétique et d'augmenter les ambitions climatiques.

En somme, la COP28 a été un moment décisif dans la lutte contre le changement climatique. Les
avancées réalisées sont encourageantes, mais les engagements ne sont pas suffisants pour
maintenir le réchauffement climatique en dessous de 1,5°C, et les pays développés doivent encore
honorer leurs engagements financiers et augmenter leur soutien à l'avenir. Ainsi, pour réussir à
limiter le réchauffement climatique et à construire un avenir durable, il est essentiel de maintenir la
pression sur les décideurs politiques et de continuer à exiger des actions plus ambitieuses.

© GUIDE DES NÉGOCIATIONS, ÉDITION 2024, OIF/IFDD, 2024.


Les avancées réalisées pendant les travaux intersessionels et préparatoires
et les perspectives pour la CdP29 de Bakou

Bilan mondial : Les prochaines étapes


Les Parties ont entamé les discussions sur la manière de mettre en œuvre les décisions prises lors
de la CdP 28 à Dubaï concernant le premier Bilan mondial. Ce bilan, qui a souligné l'urgence
d'accélérer la transition énergétique, a appelé à des actions plus ambitieuses de la part de tous les
pays. Un nouveau cycle de Dialogues techniques d'experts (TED) a été lancé pour approfondir les
discussions sur les moyens de mettre en œuvre les résultats du Bilan mondial. Ces dialogues
porteront notamment sur les questions de financement, de transfert de technologies et de
renforcement des capacités.

Ambitions climatiques : Des progrès mitigés et des attentes des CDN 3.0

Programme de travail sur l'atténuation : Les discussions sur le Programme de travail sur
l'atténuation se sont poursuivies lors des intersessions de Bonn de Juin 2024, mais les Parties n'ont
pas encore trouvé d'accord sur les modalités de mise en œuvre. Ce programme vise à renforcer
l'action climatique à court terme. Les Parties ont continué de travailler sur l'élaboration de leurs
nouvelles CDN, qui doivent être soumises d'ici février 2025. Ces CDN doivent refléter des objectifs
plus ambitieux en matière de réduction des émissions.

Finance climatique : Un enjeu central de la CdP 29


D’une part, les négociations sur un nouvel objectif financier collectif quantifié (NCQG) pour la
période post-2025 sera une des priorités de la CdP 29. Ce nouvel objectif vise à mobiliser des
financements plus importants pour soutenir les efforts d'atténuation et d'adaptation des pays en
développement. D’autre part, les discussions sur le Fonds pour les pertes et dommages, créé lors
de la précédente CdP 28, vont se poursuivre à Bakou et les Parties doivent s’accorder sur les
modalités de fonctionnement de ce fonds.

Que retenir ?
En somme, il faut noter que la CdP29 intervient à un moment crucial du cycle d’ambition de l’Accord
de Paris, ou les Parties se réuniront à Bakou un an après le premier GST et juste avant deux
échéances importantes à savoir la soumission des rapports biennaux de transparence (RBT) et des
engagements nationaux plus ambitieux pour le climat. La CdP 29 a pour mandat de convenir d’un
nouvel objectif en matière de financement climat et de finaliser les orientations nécessaires à la
mise en œuvre complète des marchés internationaux du carbone. Si elle parvient à atteindre ces
deux objectifs, elle mettra en place les conditions nécessaires pour que les pays proposent de
nouveaux objectifs climatiques plus ambitieux lors de la CdP30 qui se tiendra l’année prochaine à
Belém au Brésil, marquant ainsi la fin d’une ère dans les négociations de la CCNUCC qui, depuis
une dizaine d’années environ, se sont largement concentrées sur l’adoption de l’Accord de Paris
et la formulation des orientations techniques nécessaires à sa mise en œuvre.

© GUIDE DES NÉGOCIATIONS, ÉDITION 2024, OIF/IFDD, 2024.


INTRODUCTION GÉNÉRALE
La Conférence des Parties (CdP) est l'organe décisionnel suprême de la Convention-Cadre des
Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC). Tous les États (Parties) de la
Convention sont représentés à la Conférence des Parties, où ils examinent l'application de la
Convention et de tout autre instrument juridique qu'elle adopte et prennent les décisions
nécessaires pour promouvoir l'application effective de la Convention, y compris les dispositions
institutionnelles et administratives.

Les CdPs se succèdent depuis 1995 1, marquant chaque année de nouveaux jalons dans les
négociations internationales sur le climat. Si les avancées ont été progressives, les défis restent
nombreux et les résultats souvent mitigés 2.

Le graphique suivant présente les principaux jalons des négociations de la CdP 1 à la CdP 29.

 CdP 1 (Berlin, 1995) : Adoption du Mandat de Berlin, demandant aux parties d'entamer des
négociations pour réduire les émissions auprès 2000 au moyen d'objectifs quantitatifs et de
délais précis.

 CdP 3 (Kyoto, 1997) : Adoption du Protocole de Kyoto, premier accord international


juridiquement contraignant visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre.

 CdP 15 (Copenhague, 2009) : Accords politiques non contraignants, mais reconnaissance


de la nécessité de limiter le réchauffement climatique à 2°C par rapport aux niveaux
préindustriels et engagement des pays industrialisés à mobiliser et à fournir, avant 2020,
100 milliards de dollars américains par an pour répondre aux besoins des pays en
développement.

1
En 2020 il n'y a pas eu de CdP à cause de la pandémie de COVID, mais des consultations informelles virtuelles ont été organisées par le secrétariat
pour maintenir le momentum.
2
En 2020 en raison de la COVID19, il n'y a pas eu de CdP, mais les consultations informelles virtuelles ont été organisées par le secrétariat pour
maintenir le Momentum - Momentum de juin et Dialogue sur le Climat de novembre.

© GUIDE DES NÉGOCIATIONS, ÉDITION 2024, OIF/IFDD, 2024.


 CdP 21 (Paris, 2015) : Adoption de l'Accord de Paris, marquant un tournant majeur avec
un objectif de limitation du réchauffement bien en deçà de 2°C, idéalement à 1,5°C.

 CdP 22 – CMA 1 (Marrakech, 2016) : Définition des modalités du bilan mondial (GST) par
décision 1/CMA.1, les Parties ont convenu d’entreprendre le premier bilan mondial en 2023,
qui s’est achevé lors de la CdP28 à Dubaï, et tous les cinq ans par la suite.

 CdP 26 (Glasgow, 2021) : Renforcement des ambitions en matière de réduction des


émissions, mais des divergences persistent sur les financements et les mécanismes de mise
en œuvre.

 CdP 27 (Charm el-Cheikh, 2022) : Création d'un fonds permettant de faire face aux pertes
et préjudices, une avancée majeure pour les pays en développement qui sont
particulièrement vulnérables aux effets néfastes des changements climatiques.

 CdP 28 (Dubaï, 2023) : Accord historique sur la transition énergétique, marquant un


tournant dans la lutte contre les énergies fossiles. Cette CdP a également étudie le premier
bilan mondial (GST1) sur les engagements des Parties à l’Accord de Paris et les résultats
sont capturés dans 1/CMA.5.

Comme démontré par le GST1, les CdP successives ont permis de progresser, mais les défis
restent immenses. Les engagements actuels ne sont pas suffisants pour atteindre les objectifs de
l'Accord de Paris, les pays développés n'ont pas encore tenu leurs promesses de financement
envers les pays en développement, les discussions sur la compensation des pertes et préjudices
subis par les pays en développement particulièrement vulnérables aux effets néfastes des
changements climatiques restent difficiles, les responsabilités historiques des pays développés et
les besoins spécifiques des pays en développement doivent être mieux pris en compte.

La CdP 29 qui se tiendra du 11 au 22 novembre 2024 à Bakou en Azerbaïdjan vise à définir un


nouvel objectif chiffré collectif pour le financement (NCQG 3 en anglais) de l’action climatique au
titre de l’Accord de Paris tandis que les pays sont en train d’élaborer de nouveaux engagements
en matière de climat au titre de l’Accord de Paris, qui doivent être communiqués en février 2025 à
travers la troisième génération de Contributions Déterminées au niveau National (CDN 3.0).

En outre, la question du financement a toujours été au cœur des négociations climatiques. D’une
part, les pays les moins développés, souvent les plus vulnérables aux impacts du changement
climatique et disposent de moins de ressources pour s'adapter et atténuer ces effets. D’autre part,
les pays en développement ont besoin d'un soutien financier pour acquérir les technologies propres
et les connaissances nécessaires pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.
Dans ce contexte, lors de la 15e conférence des Parties (CdP 15) de la CCNUCC à Copenhague
en 2009, les pays développés se sont engagés à mobiliser 100 milliards de dollars par an d'ici 2020
pour l'action climatique dans les pays en développement, dans le cadre de mesures d'atténuation
significatives et de transparence de la mise en œuvre. Cet objectif a été formalisé lors de la CdP 16
à Cancun.

3
New Collective Quantified Goal - NCQG

10

© GUIDE DES NÉGOCIATIONS, ÉDITION 2024, OIF/IFDD, 2024.


Selon un rapport spécial de l’OCDE, cet objectif a été atteint pour la première fois en 2022 de
l'OCDE concernant l'atteinte de l'objectif des 100 milliards de dollars de financement climatique
ont suscité de nombreuses réactions, notamment de la part des pays en développement. Ces
derniers expriment souvent des réserves et des critiques quant à la méthodologie utilisée, à la
qualité des données et à la nature des financements mobilisés.

Par ailleurs, lors de la COP21 de la CCNUCC en 2015, les Parties ont décidé de fixer un Nouvel
Objectif Collectif Quantifié (NCQG) sur le financement du climat d’ici à 2025, s'élevant à au moins
100 milliards USD par an et prenant en compte les besoins et les priorités des pays en
développement. Publié le 27 mai 2024, le document du groupe d'experts OCDE-AIE sur le
changement climatique (CCXG) intitulé « The New Collective Quantified Goal on climate finance :
Options for reflecting the role of different sources, actors, and qualitative considerations » explore
les options pour la conception et la portée du prochain NCQG afin de refléter l'importance du
financement public international ainsi que la nécessité d'augmenter le financement privé, tout en
reconnaissant que l'ampleur et l'efficacité de ce financement dépendent du contexte national et
des actions menées par toutes les Parties.

Dans le contexte présente ci-dessus, et considérant que les pays en développement attendent
toujours des pays développés qu'ils tiennent leurs engagements en matière de financement
climatique, notamment en ce qui concerne l'augmentation de l’ambition en matière de financement
climatique, la CdP29 s'annonce comme un événement crucial, marqué par une complexité
croissante des enjeux géopolitiques et climatiques. Le conflit en Ukraine a reconfiguré le paysage
énergétique mondial, poussant certains pays à privilégier la sécurité énergétique à court terme au
détriment des objectifs climatiques. Les tensions géopolitiques accrues rendent la coopération
internationale plus difficile, alors que les pays du Sud, les plus vulnérables aux impacts du
changement climatique, réclament une plus grande justice climatique et des financements accrus
pour l'adaptation et les pertes et préjudices. Les pays du Nord, souvent les principaux émetteurs
historiques, sont de plus en plus réticents à augmenter leurs contributions financières.

Ce guide a pour objectif de fournir une vision d'ensemble des enjeux, des acteurs et des
mécanismes qui régissent les négociations climatiques, les avancées dans les négociations depuis
la CDP 28 tenue à Dubaï en novembre 2023 et les intersessions de Bonn de juin 2024. Le guide est
structuré entre trois Parties :

 La première partie présente les principaux résultats de la CdP 28.

 La deuxième partie a capturée la situation actuelle sur les points de négociations depuis la
CdP 28 et les avancées lors de la session de Bonn en juin 2024.

 La troisième partie est focalisée sur les attentes, les points de clivages et les positions de
grands blocs en route vers la CdP 29.

11

© GUIDE DES NÉGOCIATIONS, ÉDITION 2024, OIF/IFDD, 2024.


1. DÉCRYPTAGE DES RÉSULTATS DE LA CdP28 (DUBAÏ)
SUR LES ENJEUX CLES DES NÉGOCIATIONS ET
AVANCEES EN AMONT DE LA CDP29 (BAKOU)
Conférence des partie, Dubaï Émirats Arabes Unis, (30 novembre - 13 décembre 2023)

Placée sous la présidence des Émirats Arabes Unis, la plus récente Conférence des Nations Unies
sur les Changements Climatiques s'est tenue à Dubaï, du 30 novembre au 13 décembre 2023, et a
réuni :

 La 28e session de la Conférence des Parties (CdP 28)

 La 18e session de la Conférence des Parties agissant en tant que réunion des Parties au
Protocole de Kyoto (CRP 18)

 La 5e session de la Conférence des Parties agissant en tant que réunion des Parties à
l’Accord de Paris (CRA 5), et

 Les 59e sessions de l’Organe Subsidiaire de Mise en Œuvre (OSMOE 59) et de l’Organe
Subsidiaire de Conseil Scientifique et Technologique (OSCST 59).

L’année 2023 est marquée par des dynamiques politiques complexes et instables, sur fond de défis
économiques et autres défis encore majeurs. Les relations géopolitiques clés demeuraient tendues,
en raison des conflits Israël-Hamas et Russie-Ukraine. Il est aussi à souligner le manque criant de
dynamique politique pour combler les écarts d'ambition et de mise en œuvre. La confiance dans le
financement climatique continuait à s’amenuiser, tandis que des intérêts particuliers semblaient
toujours présents dans leurs efforts pour influencer les gouvernements et compromettre les
résultats, à l'intérieur comme à l'extérieur de la CCNUCC, notamment en ce qui concerne les
combustibles fossiles.

C’est dans ce contexte très particulier que s’est tenue la CdP 28 de Dubaï qui avec un taux de
participation estimé à quelque 85,000 personnes 4, a été l’une des plus suivies. Annoncée comme
la CDP du premier Bilan Mondial (GST), la 28e session de la conférence des Parties s’est clôturée
le 13 décembre 2023 avec l’adoption de 47 décisions 5.

4
[Link]
5
[Link]

12

© GUIDE DES NÉGOCIATIONS, ÉDITION 2024, OIF/IFDD, 2024.


Les négociations ont abouti à un consensus pour accélérer l’action climatique à travers l’adoption
de plusieurs textes qui forment le «Consensus des Émirats Arabes Unis» 6 couvrant les principaux
résultats officiels issus de la CDP dont :

 Le résultat du premier Bilan Mondial 7 qui a abouti à de fortes orientations politiques clés
pour les Parties sur les énergies fossiles, telles que «une transition vers des systèmes
énergétiques sans combustibles fossiles de manière juste, ordonnée et équitable, avec une
accélération de l’action durant cette décennie, cruciale pour atteindre la neutralité carbone
d'ici 2050, en accord avec les données scientifiques», ainsi que des objectifs ambitieux sur
les énergies renouvelables, visant à « tripler la capacité mondiale en énergies renouvelables
et doubler le taux annuel moyen d’amélioration de l’efficacité énergétique d’ici 2030 ». Ce
bilan inclut également l’instauration d’un dialogue annuel pour la mise en œuvre de ses
résultats et une « Feuille de route vers Mission 1,5 8»,

 L'opérationnalisation du fonds pour répondre aux pertes et préjudices 9 (en septembre 2024,
les engagements envers le fonds se chiffrait à 702 millions de dollars 10),

 Le Cadre des Émirats Arabes Unis pour la résilience climatique mondiale », adopté comme
cadre pour l'Objectif Global en matière d'Adaptation (OMA) 11,

 Le lancement du programme de travail des Émirats Arabes Unis pour une Transition Juste,
visant à explorer les voies d’atteinte des objectifs de l'Accord de Paris 12

 Les orientations pour le programme de travail de Sharm el-Cheikh sur l'ambition et la mise
en œuvre de l’atténuation 13,

 La mise en place du poste de Jeune champion(ne) de l’action climatique désigné(e) par la


présidence 14.

Plus largement, la 28e session de la Conférence des Parties a aussi créé le cadre pour faciliter les
négociations et l’adoption d’un nouvel objectif de financement climatique (NCQG), un des enjeux
majeurs pour 2024. En effet, la CdP 28 a marqué une étape importante dans les négociations
climatiques en adoptant une décision sur le Nouvel Objectif de Financement Climatique (NCQG).
Cet objectif vise à mobiliser des financements suffisants, nouveaux et additionnels pour répondre
aux besoins des pays en développement afin qu'ils puissent atténuer les effets du changement
climatique et s'y adapter.

6
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7
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8
UNFCCC, Matters relating to the global stocktake under the Paris Agreement, Decision -/CMA.5
9
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13

© GUIDE DES NÉGOCIATIONS, ÉDITION 2024, OIF/IFDD, 2024.


Les principaux points à retenir de cette décision inclus (i) la reconnaissance de l'insuffisance des
financements actuels, alors que les pays ont officiellement reconnu que les 100 milliards de dollars
par an promis aux pays en développement n'ont pas été atteints et ne sont plus suffisants face à
l'urgence climatique, (ii) la nécessité d'un nouveau cadre de financement, en appelant à la création
d'un nouveau cadre de financement climatique, plus ambitieux et plus équitable, pour la période
post-2025, (iii) l'inclusion de nouvelles formes de financement, à travers la reconnaissance de
l'importance d'inclure de nouvelles formes de financement, telles que les financements privés, les
financements innovants et les mécanismes de marché et (iv) la priorité aux pays les plus vulnérables
au changement climatique notamment les PMA et les PEID, qui doivent bénéficier d'une attention
particulière dans la distribution des financements. Ce nouveau cadre devra intégrer les besoins et
priorités des pays en développement, estimés entre 5,8 et 5,9 trillions de dollars 15 d’ici 2030.

Le résultat du Bilan mondial exhortant les pays à soumettre de nouvelles Contributions Déterminées
au niveau National (CDN) en 2025 est également à souligner. Au cours de ce prochain cycle, les
pays seront tenus de réviser leurs objectifs pour 2030 et de proposer de nouveaux objectifs pour
2035. Entre autres, la question du Méthane a été au centre des préoccupations. Les résultats du
Bilan Mondial appelant les pays à accélérer la réduction de leurs émissions non-CO2, un
engagement visant à réduire les émissions mondiales de méthane de 30 % par rapport aux niveaux
de 2020 d'ici 2030 est prise offrant l’opportunité aux pays d'intégrer des actions ambitieuses sur le
méthane dans leurs prochaines CDN en 2025, tant dans leurs objectifs globaux d'émissions que
dans des cibles spécifiques concernant le méthane.

L'agriculture une priorité de négociation pour de nombreux États, a été davantage mise en avant,
notamment dans la Déclaration des Émirats Arabes Unis sur l’agriculture durable 16, l’Objectif
Mondial en matière d'adaptation ainsi que le Bilan Mondial. Toutefois, l’incapacité de parvenir à un
accord dans le cadre des travaux conjoints sur la mise en œuvre du programme relatif à l’agriculture
et à la sécurité alimentaire a été une occasion manquée.

Le Consensus des Émirats arabes unis est un résultat nécessaire et « suffisant », qui ne doit pas se
contenter d’ouvrir de nouvelles perspectives dans de nombreux domaines et de tomber par la suite
dans un ralentissement voire un recul de l’ambition. Le succès de la CdP 28 ne pourra vraiment
être évalué qu’à travers le suivi et la mise en œuvre qui auront lieu au cours des deux prochaines
années. Pour cela, il est crucial de combler les nombreuses failles qui ont été intégrées dans les
décisions, comme le bilan mondial, afin de garantir l'adhésion des intérêts divergents.

Le tableau suivant recense pour les CdP 28/CRP 18/CRA 5 et les organes subsidiaires, les agendas
et rapports sur les travaux des sessions et pour les CdP/CRP/CRA, les décisions adoptées.

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© GUIDE DES NÉGOCIATIONS, ÉDITION 2024, OIF/IFDD, 2024.


Tableau 1. Récapitulatif de la Conférence de Dubaï (2023) - CdP28/CRP18/CRA5/OS59 : Agendas,
Rapports et Décisions Adoptées

Sessions Rapports Décisions

CdP 28 FCCC/CP/2023/11 1/CP.28 Mise en place des nouvelles modalités de financement, y


(agenda) (Rapport de la CdP sur compris d’un fonds, permettant de faire face aux pertes
sa 28e session) et préjudices visés aux paragraphes 2 et 3 des décisions
2/CP.27 et 2/CMA.4.

2/CP.28 Réseau de Santiago pour la prévention, la réduction et la


prise en compte des pertes et préjudices liés aux effets
FCCC/CP/2023/11/Ad
néfastes des changements climatiques, établi au titre du
d.1
Mécanisme international de Varsovie, relatif aux pertes et
(Décisions 1/CP.28 à préjudices liés aux incidences des changements
9/CP.28) climatiques.

3/CP.28 Rapport du Comité exécutif du Mécanisme international


de Varsovie, pour les pertes et dommages liés aux
FCCC/CP/2023/11/Ad incidences des changements climatiques.
d.2
4/CP.28 Financement à long terme de l’action climatique.
(Décisions 10/CP.28 à
19/CP.28. Résolution 5/CP.28 Questions relatives au Comité permanent du financement.
1/CP.28)
6/CP.28 Rapport du Fonds Vert pour le Climat, à la Conférence des
Parties et directives à l’intention du Fonds.

7/CP.28 Rapport du Fonds pour l’Environnement Mondial, à la


Conférence des Parties et directives à l’intention du
Fonds.

8/CP.28 Compilation-synthèse des communications biennales


d’informations, relatives au paragraphe 5 de l’article 9 de
l’Accord de Paris, et rapport de synthèse sur l’atelier de
session consacré à ces communications.

9/CP.28 Amélioration de la mise au point et du transfert des


technologies au moyen du Mécanisme technologique.

10/CP.28 Relations entre le Mécanisme technologique et le


Mécanisme financier.

11/CP.28 Rapport technique annuel d’activité du Comité de Paris


sur le renforcement des capacités pour 2023.

12/CP.28 Cadre de référence pour le deuxième examen du Comité


de Paris sur le renforcement des capacités.

13/CP.28 Examen des fonctions, du programme de travail et des


modalités de fonctionnement du forum sur l’impact des
mesures de riposte mises en œuvre, examen à mi-
parcours du plan de travail et rapport du forum.

14/CP.28 Sixième Rapport d’évaluation du Groupe d'experts


intergouvernemental sur l'évolution du climat.

15/CP.28 Questions de Genre et changement climatique.

16/CP.28 Jeune champion(ne) de l’action climatique désigné(e) par


la présidence.

17/CP.28 Date et lieux des futures sessions.

18/CP.28 Questions administratives, financières et institutionnelles

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Sessions Rapports Décisions

19/CP.28 Questions administratives, financières et institutionnelles

Résolution Expression de gratitude au Gouvernement des Émirats


1/CP.28 Arabes Unis.

CRP18 FCCC/KP/CMP/2023/9 1/CMP.18 Orientations concernant le mécanisme pour un


(agenda) (Rapport de la CRP sur développement propre
sa 18e session) 2/CMP.18 Questions relatives à l’application conjointe

3/CMP.18 Questions relatives au Fonds pour l’adaptation


FCCC/KP/CMP/2023/9
/Add.1 4/CMP.18 Examen des fonctions, du programme de travail et des
modalités de fonctionnement du forum sur l’impact des
(Décisions 1/CMP.18 à
mesures de riposte mises en œuvre, examen à mi-
7/CMP.18.Résolution
parcours du plan de travail et rapport du forum
1/CMP.18)
5/CMP.18 Questions administratives, financières et institutionnelles

6/CMP.18 Budget du relevé international des transactions

7/CMP.18 Questions administratives, financières et institutionnelles

Résolution (Résolution 1/CMP.18) Expression de gratitude au


Gouvernement des Émirats Arabes Unis

CRA5 FCCC/PA/CMA/2023/1 1/CMA.5 Résultats du premier bilan mondial


(agenda) 6
2/CMA.5 Objectif mondial en matière d’adaptation
(Rapport de la CRA sur
sa 3/CMA.5 Programme de travail des Émirats arabes unis sur la
transition juste
5e session)
4/CMA.5 Programme de travail de Charm el-Cheikh, sur le
relèvement du niveau d’ambition en matière d’atténuation,
FCCC/PA/CMA/2023/1
et l’application des mesures correspondantes visé dans la
6/Add.1
décision 4/CM.4.
(Décisions 1/CMA.5 à
5/CMA.5) 5/CMA.5 Mise en place des nouvelles modalités de financement, y
FCCC/PA/CMA/2023/1 compris d’un fonds, permettant de faire face aux pertes
6/Add.2 et préjudices visés aux paragraphes 2 et 3 des décisions
2/CP.27 et 2/CMA.4.
(Décisions 6/CMA.5 à
16/CMA.5) 6/CMA.5 Réseau de Santiago pour la prévention, la réduction et la
prise en compte des pertes et préjudices liés aux effets
néfastes des changements climatiques, établi au titre du
Mécanisme international de Varsovie relatif aux pertes et
FCCC/PA/CMA/2023/1 préjudices liés aux incidences des changements
6/Add.3 climatiques.
Décisions 17/CMA.5 à
7/CMA.5 Rapport du Comité exécutif du Mécanisme international
21/CMA.5. Résolution
de Varsovie relatif aux pertes et préjudices liés aux
1/CMA.5
incidences des changements climatiques.

8/CMA.5 Nouvel objectif chiffré collectif pour le financement de


l’action climatique.

9/CMA.5 Questions relatives au Comité permanent du financement.

10/CMA.5 Directives à l’intention du Fonds Vert pour le Climat.

11/CMA.5 Directives à l’intention du Fonds pour l’Environnement


Mondial.

12/CMA.5 Questions relatives au Fonds pour l’adaptation.

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Sessions Rapports Décisions

13/CMA.5 Compilation-synthèse des communications biennales


d’informations relatives au paragraphe 5 de l’article 9 de
l’Accord de Paris, et rapport de synthèse sur l’atelier de
session consacré à ces communications.

14/CMA.5 Amélioration de la mise au point et du transfert des


technologies climatiques pour faciliter l’application de
l’Accord de Paris.

15/CMA.5 Rapport technique annuel d’activité du Comité de Paris


sur le renforcement des capacités pour 2023.

16/CMA.5 Cadre de référence pour le deuxième examen du Comité


de Paris sur le renforcement des capacités.

17/CMA.5 Programme de travail relevant du cadre pour les


démarches non fondées sur le marché, visées au
paragraphe 8 de l’article 6 de l’Accord de Paris et dans la
décision 4/CMA.3.

18/CMA.5 Apport d’un appui financier et technique aux pays en


développement, Parties pour la notification et le
renforcement des capacités.

19/CMA.5 Examen des fonctions, du programme de travail et des


modalités de fonctionnement du forum sur l’impact des
mesures de riposte mises en œuvre, examen à mi-
parcours du plan de travail et rapport du forum.

20/CMA.5 Sixième Rapport d’évaluation du Groupe d’experts


intergouvernemental sur l’évolution du climat.

21/CMA.5 Jeune champion(ne) de l’action climatique désigné(e) par


la présidence.

Résolution (Résolution 1/CMA.5) Expression de gratitude au


Gouvernement des Émirats arabes unis

Organes Subsidiaires (OS) 59 17


OSMOE 59 FCCC/SBI/2023/21 - Rapports des sessions et réunions ici
(agenda)
FCCC/SBI/2023/21/Ad - -
d.1

OSCST 59 FCCC/SBSTA/2023/8 - -Rapports des sessions et réunions ici


(agenda)

17
Il est à noter que les Organes subsidiaires n’adoptent pas de décisions mais transmettent des recommandations aux organes directeurs que l'on
retrouve dans leurs rapports. Ce qui explique un vide au niveau de la colonne Décision

17

© GUIDE DES NÉGOCIATIONS, ÉDITION 2024, OIF/IFDD, 2024.


2. STATUT DES NÉGOCIATIONS ET AVANCÉES LORS
DES INTERSESSIONS DE BONN DE JUIN 2024 ET
AUTRES RÉUNIONS PRÉPARATOIRES (OSMOE 60,
OSCST 60, PRE-CDP29 ETC.)
La 60ème session des organes subsidiaires de la CCNUCC s'est tenue s’est tenue à Bonn du
3 au 13 Juin 2024 rassemblant plus de 8600 participants inscrits 18. En parallèle à quelques
30 événements prescrits et une série d’événements en marge des pourparlers, les Organes
Subsidiaires permanents (OSMOE 60, OSCST 60) ont adopté leur ordre du jour dès le premier jour
malgré deux suspensions de la plénière reflétant un climat de tension géopolitique.
Après deux semaines de négociations, les sessions de juin 2024 19 se sont terminées sans grande
avancée substantielle à part l’agriculture 20 qui a vu un déblocage dans les négociations. Ainsi très
brièvement, sur le Bilan Mondial, la définition des modalités d’un nouveau dialogue consacré à la
mise en œuvre du résultat a soulevé de profonds désaccords entre les Parties qui ont finalement
convenu de reprendre les négociations à Bakou sur la base d’une note informelle contenant cinq
options concurrentes.
Sur les pertes et préjudices, les Parties ont convenu du cadre de référence pour la révision 2024
du Mécanisme international de Varsovie, qui sera réalisée lors de SB61 à Bakou, et de transmettre
les résultats aux organes de gouvernance ou instances concernées pour examen. Sur le fonds
permettant de faire face aux pertes et préjudices, les négociations ont porté sur les modalités de
gouvernance du fonds, et son mode de fonctionnement. Le Troisième Dialogue de Glasgow tenu à
Bonn a mis en lumière de nombreuses interrogations notamment : comment accélérer les
décaissements pour permettre aux pays en développement particulièrement vulnérables aux effets
néfastes des changements climatiques de réagir rapidement aux impacts climatiques ? Comment
coordonner les politiques existantes pour éviter la fragmentation des efforts et des financements ?
Les discussions relatives au Programme de travail sur l’atténuation ont été encore plus
controversées. Les Parties ne sont pas parvenues à un accord, tandis que peu de progrès ont été
réalisés concernant l’Objectif mondial en matière d’adaptation. Les négociations ont principalement
porté sur la participation d’experts au processus de compilation des indicateurs et sur les critères
d’identification des indicateurs.
Le tableau suivant fournit une actualisation sur les points de l’ordre du jour adresses lors de la dès
intersessions de juin 2024.

18
[Link]
19
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20
L'agriculture, une priorité de négociation pour de nombreux États, a été davantage mise en avant, notamment dans la Déclaration des Émirats
Arabes Unis sur l’agriculture durable20, l’Objectif Mondial en matière d'adaptation ainsi que le Bilan Mondial. Toutefois, l’incapacité de parvenir à un
accord dans le cadre des travaux conjoints sur la mise en œuvre du programme relatif à l’agriculture et à la sécurité alimentaire a été une occasion
manquée.

18

© GUIDE DES NÉGOCIATIONS, ÉDITION 2024, OIF/IFDD, 2024.


Tableau 2. Aperçu de l’état d’avancement des travaux informels à la suite de la session des
Organes subsidiaires de juin 2024 (OS60)

Points à l’ordre du jour, adressés lors de la session de juin 2024 Lien vers la note informelleles
draft textes et les notes
informelles
OSMOE/SBI 60

OSMOE/ 3b. Compilations et synthèses des rapports biennaux des Parties [Link] 60.i3b.2
SBI 60 incluses dans l'Annexe I de la Convention.
(agenda) 3c. Rapport sur les données d'inventaire national des gaz à effet de serre [Link].SBI60.i3c.2 21
des Parties incluses dans l'Annexe I de la Convention
4a. Informations contenues dans les communications nationales des [Link].SBI60.i4a.1
Parties, non incluses dans l'Annexe I de la Convention.
4b. Fourniture de soutien financier et technique [Link].SBI60.i4b.3

5a. Éléments procéduraux et logistiques du processus global de bilan IN.SBI60.i5a_SBSTA60.i3.6


mondial.
5b. Modalités du dialogue des Émirats Arabes Unis sur la mise en œuvre IN.SBI60.i5b.4
des résultats du bilan mondial, mentionnées au paragraphe 97 de la
décision 1/CMA.5
6. Programme de travail sur l'ambition et la mise en œuvre de IN.SBI60.i6_SBSTA60.i8.1
l'atténuation de Sharm el-Sheikh.
7. Programme de travail sur la transition juste des Émirats Arabes Unis IN.SBI60.i7_SBSTA60.i9.4

8. Questions relatives au forum sur l'impact de la mise en œuvre des FCCC/SB/2024/L.7


mesures de riposte au service de la Convention, du Protocole de
Kyoto et de l'Accord de Paris
9. Initiative commune de Sharm el-Sheikh sur la mise en œuvre de FCCC/SB/2024/L.2
l'action climatique pour l'agriculture et la sécurité alimentaire.
10a. Questions relatives à l'objectif mondial pour l'adaptation IN.SBI60.i10a_SBSTA60.i5a.3

10b. Rapport du Comité de l’adaptation et examen des progrès FCCC/SB/2024/L.1


accomplis par le Comité, de son efficacité et de son fonctionnement
10c. Plans Nationaux d’Adaptation IN.SBI60.i10c.3

11. Questions relatives aux pays les moins avancés IN.SBI60.i11.1

12. Cadre de référence pour l'examen de 2024 du Mécanisme FCCC/SB/2024/L.4


international de Varsovie pour les pertes et préjudices liés aux
incidences des changements climatiques.
13. Développement et transfert de technologies et mise en œuvre du [Link].SBI60.i13.2
Mécanisme technologique : Relations entre le Mécanisme
technologique et le Mécanisme financier.
15. Questions relatives au renforcement de capacités FCCC/SBI/2024/L.2

16. Dispositions à prendre en vue des réunions intergouvernementales. FCCC/SBI/2024/L.3

17. Questions de Genre et changement climatique [Link].SBI60.i17.3

18. Questions relatives à l'Action pour l'autonomisation climatique. [Link].SBI60.i18.1

19. Questions administratives, financières et institutionnelles IN.SBI60.i19.3

21
Les Draft textes (DT) sont itérations de textes qui ne sont pas cependant utilisables à la CdP prochaine à Bakou.

19

© GUIDE DES NÉGOCIATIONS, ÉDITION 2024, OIF/IFDD, 2024.


OSCST/SBSTA

OSCST/ 3. Éléments procéduraux et logistiques du processus global de bilan IN.SBI60.i5a_SBSTA60.i3.


SBSTA mondial. 6
60
4. Recherche et observation systématique. IN.SBSTA60.i4.1
(agenda)
5a. Questions relatives à l'objectif mondial pour l'adaptation IN.SBI60.i10a_SBSTA60.i
5a.3

5b. Rapport du Comité de l’adaptation et examen des progrès FCCC/SB/2024/L.1


accomplis par le Comité, de son efficacité et de son fonctionnement

5c. Programme de travail de Nairobi sur les impacts, la vulnérabilité et FCCC/SBSTA/2024/L.3


l'adaptation aux changements climatiques.

6. Cadre de référence pour l'examen de 2024 du Mécanisme FCCC/SB/2024/L.4


international de Varsovie pour les pertes et préjudices liés aux
incidences des changements climatiques.

7. Plateforme des communautés locales et des peuples autochtones. FCCC/SBSTA/2024/L.1

8. Programme de travail sur l'ambition et la mise en œuvre de IN.SBI60.i6_SBSTA60.i8.1


l'atténuation de Charm el-Sheikh.

9. Programme de travail sur la transition juste des Émirats Arabes Unis IN.SBI60.i7_SBSTA60.i9.4

10. Questions relatives au forum sur l'impact de la mise en œuvre des FCCC/SB/2024/L.7
mesures de riposte au service de la Convention, du Protocole de
Kyoto et de l'Accord de Paris

11. Initiative commune de Charm el-Sheikh sur la mise en œuvre de FCCC/SB/2024/L.2


l'action climatique pour l'agriculture et la sécurité alimentaire.

12. Orientations concernant le mécanisme pour un développement FCCC/SBSTA/2024/L.5


propre

13a . Directives concernant les démarches concertées visées au [Link].SBSTA60.i13a.2


paragraphe 2 de l’article 6 de l’Accord de Paris et dans la décision
2/CMA.3

13b. Règles, modalités et procédures applicables au mécanisme créé en [Link].SBSTA60.i13b.2


vertu du paragraphe 4 de l’article 6 de l’Accord de Paris et mentionné
dans la décision 3/CMA.3

13c. Programme de travail relevant du cadre pour les démarches non FCCC/SBSTA/2024/L.4
fondées sur le marché, visées au paragraphe 8 de l’article 6 de
l’Accord de Paris et dans la décision 4/CMA.3

14a. Interface de données sur les gaz à effet de serre [Link].SBSTA60.i14a.1

14b. Émissions provenant des combustibles utilisés pour l'aviation [Link].SBSTA60.i14b.2


internationale et le transport maritime.

14c. Outils de notification au titre du cadre de transparence renforcé FCCC/SBSTA/2024/L.6

15a. Examen technique des informations rapportées par les Parties, [Link].SBSTA60.i15a-b-
incluses dans l'Annexe I de la Convention dans leurs rapports c.1
biennaux et communications nationales.

15b. Examen technique des inventaires de gaz à effet de serre des [Link].SBSTA60.i15a-b-
Parties, incluses dans l'Annexe I de la Convention. c.1

15c. Examen technique des inventaires de gaz à effet de serre et d'autres [Link].SBSTA60.i15a-b-
informations rapportées par les Parties, incluses dans l'Annexe I. c.1

20

© GUIDE DES NÉGOCIATIONS, ÉDITION 2024, OIF/IFDD, 2024.


2.1. Finance climatique
Les délibérations sur le NCQG lors de la CDP 28 ont donné lieu à une modalité de travail actualisée
pour 2024, destinée à permettre aux délégués, de faire avancer les éléments d'un projet de texte
de négociation, par le biais de réunions dirigées par les Parties dans le cadre du programme de
travail ad hoc sur le NCQG. Conformément au mandat, les Parties s’attendent à ce que la décision
du NCQG soit adoptée lors de la CDP 29.
La première réunion au titre de l’année 2024 du NCQG dans le cadre du programme de travail
Ad Hoc sur le NCQG (MAWP-1) a eu lieu à Carthagène, en Colombie, du 23 au 26 avril 2024. Des
points de vue divergents entre les pays développés et les pays en développement persistent sur la
plupart des éléments de l'objectif, à commencer par un manque de compréhension commune sur
le mandat et la portée du nouvel objectif. Les points de vue et les priorités fondamentales exprimées
par les Parties ont été reflétées dans le document de travail mis à jour 22, préparé par les co-
présidents avant la deuxième réunion réalisée lors des intersessions de Bonn de 2024.
La réalisation de l’objectif de 100 milliards de dollars par an d’ici 2020 reste un sujet controversé
entre les Parties. Quelques jours avant les réunions des SBs, l'OCDE a publié son rapport sur le
financement climatique fourni et mobilisé par les pays développés sur la période 2013-2022 23, qui
indique que l'objectif de 100 milliards de dollars par an d'ici 2020 a été atteint pour la première fois
en 2022, le financement climatique fourni et mobilisé par les pays développés atteignant 115,9
milliards de dollars cette année. Plusieurs pays en développement ne soutiennent pas cette
déclaration, arguant que seule une petite partie des 115,9 milliards de dollars serait éligible au
financement climatique. La réalisation de cet objectif sera formellement examinée lors de la CDP
29, lorsque les Parties discuteront du deuxième rapport du Comité permanent sur la finance (SCF)
sur les progrès accomplis vers cet objectif.
Concernant la mise en œuvre de l'article 2.1.c : Les Parties ont convenu dans la CMA 5 de
poursuivre et de renforcer le dialogue de Charm el-Cheikh, sur l'article 2.1.c et sa complémentarité
avec l'article 9 de l'Accord de Paris, en organisant au moins deux ateliers par an, et d'ici la CMA 7
(2025) en décidant d'une marche à suivre sur cette question. Le troisième atelier (et le premier de
2024) a été programmé pour les sessions des SB à Bonn.

La principale activité sur les questions financières au cours du SB60, et une priorité pour les PEID
et les PMA, a été la deuxième réunion pour l’année 2024 dans le cadre du programme de travail Ad
Hoc sur le NCQG (MAWP-2). Les PEID et les PMA espéraient progresser sur la structure et les
éléments qui façonneront l'objectif et son texte de décision, tout en veillant à ce que leurs points
de vue soient inclus dans le document de travail préparé par les coprésidents du Groupe de travail
spécial. Ce document est utilisé par les Parties comme base pour les délibérations. Une priorité
essentielle pour les deux groupes est d'assurer l'opérationnalisation effective dans le NCQG des
dispositions, qui donnent la priorité aux PMA et aux PEID, en ce qui concerne la fourniture et la
mobilisation du financement climatique (voir ci-dessous le lien vers la déclaration commune faite
par les PMA et les PEID au cours des SB soulignant les priorités essentielles du NCQG).

22
[Link]
23
[Link]

21

© GUIDE DES NÉGOCIATIONS, ÉDITION 2024, OIF/IFDD, 2024.


Principaux résultats dans le cadre des TED sur le financement
Il y a eu peu de progrès sur les questions substantielles du NCQG, la majorité des sessions ayant
été consacrée aux efforts visant à rationaliser le texte proposé par les coprésidents, qui est
essentiellement une compilation des points de vue des Parties. Les négociations ont montré les
nombreuses divergences entre les pays du Sud et ceux du Nord notamment sur le difficile exercice
d’avancer un chiffre, sur la base des contributeurs, sur la quantité et la qualité du financement, sur
les sources de financement.

Ainsi, les interventions sur le fonds ont été similaires à celles exprimées lors de la réunion
précédente à Carthagène, les Parties réaffirmant principalement des points de vue qui reflètent les
divergences persistantes sur plusieurs éléments de l'objectif, notamment le mandat, le champ
d'application et la structure. Les pays développés ont fortement insisté sur l'élargissement de la
base des contributeurs, afin de refléter la réalité économique actuelle et les tendances en matière
d'émissions de GES, une position à laquelle s'opposent les pays en développement.

Le G77 + la Chine, tout en reconnaissant l'existence de divergences de vues internes sur certains
éléments du NCQG, est parvenu à coordonner un message commun et a prononcé des
déclarations d'ouverture lors de la plupart des sessions du NCQG.
Les PEID et les PMA ont fait des interventions fortes appelant à rendre pleinement opérationnelles
les dispositions qui reconnaissent leurs besoins particuliers, leurs circonstances spéciales et leurs
cas. Les PMA et les PEID ont fait une déclaration et une soumission communes lors de la dernière
session de la réunion de l'AWP, soulignant leurs priorités communes concernant le NCQG.
À la fin de cette deuxième réunion de l'AWP du NCQG, les coprésidents ont présenté une deuxième
version de leur document de travail, que de nombreuses Parties ont qualifiée de déséquilibrée et
d'inutile pour faciliter la poursuite de l'engagement. Certains groupes ont présenté des soumissions
au cours de la session, dont une par les PEID. Toutefois, les coprésidents ont décidé à ce stade,
de ne pas refléter le contenu de ces soumissions dans leur document de travail. Les coprésidents
demanderont des avis supplémentaires et prépareront un nouveau document de travail qui devrait
être disponible avant la prochaine réunion prévue en octobre à Bakou, en Azerbaïdjan. Ce nouveau
document est publié le 15 octobre 2024 sous la cote FCCC/PA/CMA/2024/9/Add.1. Il présente le
cadre de référence d'un projet de texte de négociation rendant compte des progrès accomplis, qui
sera examiné par la Conférence des Parties agissant comme réunion des Parties à l'Accord de
Paris lors de sa sixième session.
Les discussions menées dans le cadre du premier atelier de 2024 du dialogue de Charm el-
Cheikh sur l'article 2.1.c et sa complémentarité avec l'article 9 de l'accord de Paris seront
consignées dans le rapport des coprésidents, qui fera partie des contributions à la prise d'une
décision en 2025, sur la voie à suivre en la matière. Le deuxième atelier de 2024 devrait avoir lieu
avant la CDP 29 et les co-présidents devront déposer un texte prêt à être négocié à Bakou.

Pour les pays en développement, surtout les PMA Bakou sera un moment décisif pour faire avancer
leur priorités en lien avec une définition commune du financement climatique, augmenter et surtout
faciliter l’accès aux financements mais aussi un chiffrement du nouvel objectif collectif de
financement climatique (NCQG) qui soit nettement supérieur à l’objectif actuel de 100 milliards de
dollars par an, afin de refléter les besoins réels des pays en développement pour faire face au
changement climatique, estimés à 5,8 à 5,9 trillions de dollars d’ici 2030.

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2.2. Bilan mondial (GST)
Le Bilan mondial est un processus revu tous les cinq ans, qui permettra aux pays et aux Parties
prenantes de faire le point sur le progrès collectif vers la réalisation des objectifs de l'Accord de
Paris sur les changements climatiques. Entre 2021 et 2023, le premier bilan mondial (GST) s'est
déroulé en trois étapes : collecte et préparation des informations, évaluation technique, puis
examen des résultats, aussi appelé phase politique. L'évaluation technique du GST a mis en
évidence que les pays sont en retard dans la réalisation des objectifs de l'Accord de Paris.
Ainsi fortement attendu à Dubaï, la décision de la CdP 28 24 sur le GST représente un résultat mitigé.
Pour certains, le bilan inférieur au niveau d'ambition fixé par les PEID et les PMA et pour d'autres
le bilan est bien aligné. En fin de compte, le résultat du GST reflète un compromis délicat et
chevauche des intérêts radicalement opposés.
La présente section se concentre sur les résultats du GST lors de la conférence de Dubaï en rapport
avec les CDN et la transparence en tant que domaines transversaux et connexes.

NDCs
Les Parties sont invitées à réexaminer et à renforcer les objectifs de 2030 d'ici à la fin de 2024,
conformément aux appels lancés à Glasgow et réitérés à Charm el-Cheikh.

 Les Parties sont encouragées à présenter des objectifs ambitieux de réduction des
émissions à l'échelle de l'économie, couvrant tous les gaz à effet de serre, tous les
secteurs et toutes les catégories, et visant à limiter le réchauffement de la planète à
1,5°C, sur la base des données scientifiques les plus récentes et en tenant compte des
différentes situations nationales.

 Les Parties sont également encouragées à aligner leurs CDN sur des stratégies de réduction
des émissions de GES à long terme et à communiquer ou mettre à jour ces stratégies avant
la CdP 29.

Transparence
Les premiers Rapports Biennaux de Transparence (RBT) des Parties sont attendus avant la fin de
l'année 2024. Ces rapports joueront un rôle majeur dans l'élaboration du prochain bilan mondial.
Ceci est reconnu dans le résultat de ce premier GST qui mentionne également l'importance de
fournir un soutien en temps voulu, adéquat et prévisible aux pays en développement Parties pour
la mise en œuvre du cadre de transparence renforcé, et exhorte les Parties à faire les préparatifs
nécessaires pour la soumission des premiers RBT dans les délais impartis.

24
[Link]

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Il a également été décidé d'envisager un affinement des aspects procéduraux et logistiques de
l'ensemble du processus du GST, sur la base de l'expérience acquise lors du premier inventaire
mondial, au cours des soixantièmes sessions des organes subsidiaires, et de conclure au cours de
la sixième session de la Conférence des Parties (CMA6, 2024).

Des modalités ont également été convenues dans les domaines identifiés comme devant faire
l'objet de travaux supplémentaires dans le contexte des résultats du GST :

 Demande au GIEC d'aligner ses cycles de rapport afin de pouvoir contribuer aux futurs
bilans mondiaux.
 Invitation à la communauté scientifique à combler les lacunes en matière de connaissances
sur l'adaptation et les incidences du changement climatique, y compris pour le suivi et les
progrès, afin d'alimenter le deuxième bilan mondial.
 Décision d'organiser un dialogue ministériel de haut niveau lors de la CMA 6, 2024 à Bakou
sur la nécessité urgente d'augmenter le financement de l'adaptation, en tenant compte des
résultats de l'inventaire mondial liés à l'adaptation.
 Mise en place d'un dialogue d'experts sur les montagnes et le changement climatique lors
de la 60e session des organes subsidiaires en juin 2024.
 Établissement d'un dialogue d'experts sur les enfants et le changement climatique afin de
discuter de l'impact disproportionné du changement climatique sur les enfants et des
solutions politiques pertinentes à cet égard.

Principaux résultats du SB60 sur le GST


La session des SBs 60 a donc été chargée de trois questions relatives à la GST :
1. La conduite du dialogue annuel sur l'inventaire mondial sur la manière dont les résultats
de l'inventaire mondial informent la préparation des prochaines contributions
déterminées au niveau national des Parties, conformément au paragraphe 187 des
résultats de la CdP 28 du TPS.
2. L’élaboration des modalités sur le dialogue annuel de l'UAE qui aura lieu de 2024 à 2028,
et qui va porter sur la mise en œuvre des résultats de l'inventaire mondial, conformément
au paragraphe 97 des résultats de la CdP 28 du GST, pour examen par la Conférence des
Parties agissant comme réunion des Parties à l'Accord de Paris lors de sa sixième session.
3. Le lancement des travaux visant à affiner les éléments procéduraux et logistiques de
l'ensemble du processus d'inventaire mondial sur la base de l'expérience acquise lors du
premier inventaire mondial qui s'achèvera à la CdP 29, conformément au paragraphe 192
du document final de la CdP 28 sur le GST.

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Dialogue annuel sur le bilan mondial
Ce dialogue s'est achevé lors du SB60 et s'est principalement concentré sur les expériences et les
approches des Parties dans l'élaboration des CDN. Plus précisément, les participants ont réfléchi
aux défis de synchronisation des processus législatifs nationaux avec le cycle de mise à jour des
CDN, à l'importance des objectifs climatiques sectoriels et au rôle des ministères sectoriels dans
la mise en œuvre des CDN.
Le groupe des PMA a fait part de son expérience en tant que pionnier dans la mise en œuvre des
résultats du GST, en particulier des dispositions relatives à l'énergie reflétées dans les CDN des
PMA. Le groupe a souligné sa volonté de passer à l'action, ce qui nécessite un soutien substantiel
pour mettre en œuvre les objectifs conditionnels des CDN. Le groupe a également mis en évidence
les lacunes en matière de réduction des émissions et le besoin de financement climatique
nécessaire pour atteindre les objectifs d'atténuation, d'adaptation et de pertes et préjudices.
Un rapport sur les résultats et les enseignements tirés sera préparé avant la CDP 29.

Modalités du dialogue avec les Émirats arabes unis sur la mise en œuvre
des résultats du GST
Ce point visait à examiner les modalités du dialogue, issu des résultats du GST, afin de le rendre
opérationnel lors de la CMA 6. Les négociations sur cette question n'ont pas beaucoup progressé
car les Parties n'ont pas pu se mettre d'accord sur le champ d'application du mandat, prévu au
paragraphe 97 du document final du GST. Certaines Parties ont interprété le champ d'application
comme se concentrant sur la mise en œuvre des résultats financiers de la décision sur le GST.
D'autres (y compris les PEID et les PMA) l'ont interprété comme se concentrant sur la mise en
œuvre de tous les résultats du GST, en mettant l'accent sur les moyens de mise en œuvre, tandis
que d'autres ont proposé des interprétations supplémentaires qui incorporent des éléments de ces
interprétations.

Les Parties n'ont pas entamé de négociations sur les différentes interprétations, mais ont convenu
de veiller à ce que toutes les options des Parties soient incluses dans les conclusions qui ont été
adoptées. Les conclusions finales contenaient cinq options différentes sur le champ d'application
- allant de la focalisation sur les finances à la mise en œuvre complète des résultats du GST - de
ce dialogue.

Les Parties ont été invités à soumettre, via le portail de soumission, avant le 15 septembre 2024,
leurs points de vue sur les modalités du dialogue des Émirats arabes unis 25.

L'examen de cette question se poursuivra lors de l'OS 61 (novembre 2024) afin que la Conférence
des Parties agissant comme réunion des Parties à l'Accord de Paris achève l'examen de cette
question à sa sixième session (novembre 2024).

25
15 Parties dont EU, AOSIS, AGN, LMDC, AILAC, LDCs, EIG ont soumis leurs vues.

25

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Affinement du GST
La discussion sur ce point comprend des réflexions sur le processus du premier GST et sur la
manière dont ses éléments procéduraux et logistiques pourraient être améliorés pour le prochain
GST, prévu pour 2026-2028. Les négociations sur ce point ont été très collaboratives et ont abouti
à l'élaboration d'une note informelle contenant une liste de toutes les questions que les Parties
souhaitaient mettre sur la table, y compris une réflexion sur les différentes composantes du GST,
l'alignement éventuel du rapport d'évaluation du GIEC 7th pour servir de contribution au GST2, le
soutien renforcé nécessaire pour que les pays en développement puissent fournir des
contributions.
La session informelle servira de base aux négociations lors de l'OS 61 (novembre 2024) afin que la
Conférence des Parties agissant comme réunion des Parties à l'Accord de Paris achève l'examen
de cette question à sa sixième session (novembre 2024).

2.3. Atténuation
2.3.1. Programme de travail sur l'ambition et la mise en œuvre des
mesures d'atténuation à Charm el-Cheikh (MWP)
L'atténuation est restée une priorité essentielle dans les négociations en 2023 et lors de la CDP 28.
Le rapport de synthèse du sixième rapport d'évaluation (AR6) du GIEC, publié en mars 2023, avait
mis l'accent sur l'urgence d'accélérer l'action climatique au cours de chaque année restante de
cette décennie si nous voulons limiter le réchauffement à 1,5o C. Cela a renforcé la forte
reconnaissance de la science et de l'urgence de la CDP 26 (pacte climatique de Glasgow) et de la
CDP 27 (plan de mise en œuvre de Charm el-Cheikh). Malgré cela, sur le plan politique, la réaction
a été discrète et l'élan insuffisant en 2023, avec très peu de pays du G20 ou d'autres pays
renforçant l'ambition des objectifs de la CDN 2030 et des divergences persistantes sur la manière
d'élaborer un résultat à la CDP 28 qui fasse progresser l'abandon progressif des combustibles
fossiles.

Ainsi, le seul point de l'ordre du jour de la CdP 28 consacré uniquement à l'atténuation (dans les
ordres du jour du SB59 et du CMA) était le "programme de travail sur l'ambition et la mise en
œuvre en matière d'atténuation de Charm el-Cheikh mentionné dans la décision 4/CMA.4"
(MWP). La décision 4/CMA.4 de la CdP 27 a défini la conception du MWP avec au moins deux
dialogues mondiaux et événements axés sur l'investissement par an, jusqu'en 2026 au moins
(CMA.8), une décision devant ensuite être prise quant à sa poursuite.

Les coprésidents, devant diriger le PMV pour 2023-2024, ont choisi les thèmes de 2023 pour se
concentrer sur l'accélération d'une transition énergétique juste. Le premier dialogue mondial sur
l'accélération de la transition énergétique juste s'est tenu les 3 et 4 juin 2023, suivi de
l'événement axé sur l'investissement le 5 juin 2023. Le rapport sur le premier dialogue mondial a
été publié le 22 septembre 2023. Le deuxième dialogue mondial a abordé le thème de l'accélération
d'une transition énergétique juste dans les systèmes de transport et s'est tenu les 15 et 16 octobre
2023, suivi du deuxième événement axé sur l'investissement le 17 octobre 2023.

26

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Le rapport sur le deuxième dialogue mondial a été publié le 16 novembre 2023. Le rapport annuel
sur les dialogues mondiaux dans le cadre du MWP est aussi publié 26.

La première année du MWP a été controversée et modeste, avec un désaccord tout au long de la
session SB59 sur son inclusion dans les ordres du jour (elle n'a finalement pas été incluse). Les
Parties ont exprimé leurs préoccupations quant aux modalités des dialogues mondiaux et des
événements axés sur l'investissement (par exemple, publication tardive des ordres du jour et des
rapports, nécessité d'établir des liens plus étroits entre les dialogues mondiaux et les événements
axés sur l'investissement, participation plus large des experts).

La décision relative au programme de travail sur l'atténuation et la mise en œuvre (MWP) qui a été
adoptée dans le cadre du consensus des Émirats arabes unis lors de la CDP 28 est essentiellement
procédurale, ne contient pas de solutions concrètes et n'établit pas de lien explicite avec les
résultats du Sommet mondial sur le développement durable. La décision comprend des éléments
qui :

 se félicite de l'échange ciblé de points de vue, d'informations et d'idées entre les


participants au cours des dialogues mondiaux et des événements axés sur l'investissement
sur le thème de l'accélération des transitions énergétiques justes, y compris dans les
systèmes de transport

 prend note des principales conclusions, opportunités, obstacles et solutions réalisables


résumées dans le rapport annuel du MWP, la décision se contentant d'énumérer les
questions (énergies renouvelables, réseau et stockage de l'énergie, captage et utilisation du
dioxyde de carbone, etc.

 définit les modalités de soumission par les Parties et la décision des coprésidents du PMM
sur les sujets à discuter lors des dialogues mondiaux en 2024.

 définit également les modalités de contribution aux thèmes sélectionnés et l'organisation


des dialogues mondiaux et des événements axés sur l'investissement.

 répète que d'autres dialogues en personne ou hybrides peuvent être organisés chaque
année en liaison avec des événements existants, tels que les semaines régionales du climat

 convient d'inclure des informations sur les événements axés sur l'investissement dans le
rapport sur chacun des dialogues mondiaux, et d'inscrire le PMO à l'ordre du jour du SB à
partir du SB60 en juin.
La décision sur le PMM prise à la CdP 28 prévoit également (au paragraphe xiii, 4/CMA.5)
l'inscription d'un point de l'ordre du jour sur le PMM à chaque session des organes subsidiaires, à
partir du SB60 (juin 2024) et jusqu'au SB66 (novembre 2026). Au titre des points de l'ordre du jour,
il est demandé au OSMOE et au OSCST d'examiner à chaque session les progrès accomplis dans
le cadre du PMM, y compris les principales conclusions, les opportunités et les obstacles, dans la
mise en œuvre du PMM.

Pour 2024, les coprésidents du MWP ont choisi le thème "Villes : bâtiments et systèmes urbains"
pour les dialogues mondiaux et les événements axés sur l'investissement.

26
[Link]

27

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Bilan mondial
La possibilité de continuer à limiter le réchauffement à 1,5 °C était au cœur de la décision du
GST lors de la CdP 28 (1/CMA.5). Il est explicitement reconnu que cela nécessite des réductions
profondes, rapides et soutenues des émissions mondiales de 43 % d'ici à 2030 et de 60 % d'ici à
2035 par rapport aux niveaux de 2019. Cela prépare le terrain et renforce les attentes pour que les
CDN renforcées de 2030, et toutes les nouvelles CDN prévues pour le début de 2025, soient
alignées sur le seuil de 1,5°C. L'évolution décrite dans l'accord vers des CDN à l'échelle de
l'économie, couvrant tous les gaz et tous les secteurs, constitue également un progrès notable.
La section sur l'atténuation de la décision du GST (1/CMA.5, paragraphes 18-42) comprend ce qui
a été appelé à Dubaï le "paquet énergie". Celui-ci s'articule autour du paragraphe 28, qui reconnaît
tout d'abord la nécessité de "réductions profondes, rapides et soutenues des émissions de gaz à
effet de serre conformément à des trajectoires de 1,5 °C". Ce faisant, il fixe à 1,5o C le niveau de
référence pour l'action. Il invite ensuite les Parties à contribuer aux efforts mondiaux, notamment:

 tripler la capacité des énergies renouvelables au niveau mondial et doubler le taux annuel
moyen mondial d'amélioration de l'efficacité énergétique d'ici à 2030,

 "Transition vers l'abandon des combustibles fossiles dans les systèmes énergétiques" ....
"Accélérer l'action au cours de cette décennie décisive",

 l'accélération de l'action sur les émissions autres que le CO2, et le méthane en particulier,
mais sans objectifs quantifiés (une version antérieure du texte contenait des objectifs de
réduction du méthane de plus de 30 % d'ici à 2030, et de 45 % d'ici à 2035), et

 l'élimination progressive, dès que possible, des subventions inefficaces aux combustibles
fossiles qui ne permettent pas de lutter contre la pauvreté énergétique ou d'assurer des
transitions équitables.
Le fait qu'une telle série de mesures soit axée sur le secteur de l'énergie et que le texte fasse
référence à tous les combustibles fossiles (et pas seulement au charbon) est sans précédent pour
une décision prise lors d'une CDP. Il contient des messages contradictoires et des lacunes
(l'approbation par le texte de technologies telles que le captage et le stockage du carbone, qui ont
un rôle négligeable à jouer, l'accent mis sur les "systèmes énergétiques", qui exclut les processus
à forte intensité d'émissions impliquant des combustibles fossiles dans les secteurs industriels) qui,
s'ils sont exploités, pourraient nous faire régresser et risquer de voir 1,5o C s'éloigner.

Principaux résultats du SB60 sur l'atténuation


Dans le cadre du MWP, le 3ème dialogue mondial (27 mai 2024) et l'événement axé sur
l'investissement (28-29 mai 2024) sur les "villes : bâtiments et systèmes urbains" se sont tenus à
Bonn (et via une participation virtuelle) la semaine précédant le début du SB60. Le niveau de
représentation des PEID et des PMA a été faible en raison d'une série de circonstances, notamment
un préavis trop court et des difficultés liées à des événements conflictuels (par exemple, la
conférence PEID4 et la pré-session du SB60 pour les PMA).

Lors de la session du SB60, le MWP a été inclus dans les ordres du jour du OSMOE et du OSCST
(points 6 et 8 respectivement). Pendant la session, plusieurs consultations informelles ont été co-
animées par Carlos Fuller (Belize) et Kay Harrison (Nouvelle-Zélande), dans le but d'élaborer un
projet de conclusions et un projet de texte de décision pour la CDP 29.

28

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Cependant, les consultations ont révélé des divergences peut-être encore plus fortes entre les
groupes de négociation que celles observées lors de la CDP 28 et l'année dernière à Bonn lors du
SB58. Au cœur de ces divergences se trouvaient des perspectives très différentes sur la portée du
mandat du MWP et sur les éléments d'un projet de texte de décision notamment sur la question
de savoir si la décision devrait refléter et s’appuyer sur les éléments liés à l’atténuation des résultats
du Bilan mondial. Les PMD, le Groupe Arabe et le Groupe Africain en particulier, ont souligné la
nature facilitatrice du MWP, qui se concentre sur le partage d'expériences et la documentation des
améliorations du processus. Ils ont souligné que la décision du MWP à la CDP 28 devrait donc
refléter la décision de la CDP 28 axée sur le processus, affirmant que cette décision constituait un
précédent.

D'autres groupes de négociation (AOSIS, Groupe des PMA, AILAC, UE et Groupe de l'intégrité
environnementale (GIE), etc.) ont réitéré les appels de la CDP 28, pour que la décision du MWP
détaille des solutions réalisables (en s'inspirant du rapport sur les dialogues mondiaux). Ils ont aussi
souligné que la décision devrait intégrer les résultats du premier bilan mondial (conformément au
paragraphe 186 de la décision du GST) et fournir un lien avec la préparation de CDN actualisés et
nouveaux alignés sur 1,5°C. Ces mêmes groupes ont insisté pour qu'il y ait un lien entre la décision
du MWP et les objectifs sectoriels.

Les tentatives d'engager des consultations informelles sur ces questions ont été interrompues, et
aucun progrès n'a été réalisé pour surmonter les divergences lors des consultations informelles
organisées à la fin de la session, des objections répétées ayant été formulées à l'encontre de
l'engagement sur un projet de texte.
Par conséquent, aucun consensus n'a été atteint sur le projet de conclusion (ou le texte du projet
de décision) et l'article 16 a été appliqué, ce qui signifie qu'il n'y a pas eu de résultat au SB60. Ce
point sera donc inscrit à l'ordre du jour provisoire de la prochaine session (SB61 de la CDP 29).

Le fait de ne pas avoir de discussion de fond, et de ne pas saisir les résultats de Bonn, sous la
forme d'un projet de texte ou d'une note informelle, a été une occasion manquée de documenter
les discussions approfondies qui ont eu lieu au cours des organes subsidiaires, du dialogue mondial
et de l'événement axé sur l'investissement. Ces discussions, entre autres sujets, ont également
porté sur les meilleures pratiques et les opportunités dans les pays en développement, ont abordé
les contraintes rencontrées par les pays en développement dans la mise en œuvre des résultats en
matière d'atténuation et ont souligné l'urgence de limiter l'augmentation de la température
moyenne mondiale à 1,5°C, sans quoi les plus vulnérables - les PMA et les PEID - seront en
première ligne pour subir les impacts.

La question de l’atténuation à la CDP 29 sera décisif pour de nombreux pays en développement.


Les PMA attendent entre autres, une décision substantielle sur le Programme de travail sur
l’atténuation lors de la COP 29, en veillant à ce qu’il soutient pleinement la mise en œuvre des
résultats du bilan mondial. Mais aussi, des moyens de mise en œuvre renforcés et accrus soient
fournis aux PMA pour exploiter pleinement leur immense potentiel de développement des énergies
renouvelables, élément central de la transition vers des émissions nettes nulles et un
développement résilient face au climat.

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2.3.2. Coopération internationale à travers l’Article 6 de l’Accord Paris
Les articles 6.2, 6.4 et 6.8 de l'Accord de Paris définissent trois mécanismes distincts de
coopération internationale pour atteindre les objectifs climatiques. L'article 6.2 concerne les
coopérations bilatérales ou multilatérales entre États, permettant des transferts de crédits
d'émissions. L'article 6.4 établit un mécanisme international de marché pour les réductions
d'émissions, similaire au mécanisme de développement propre du Protocole de Kyoto, mais avec
des règles plus strictes. Enfin, l'article 6.8 se concentre sur les approches non marchandes, telles
que le transfert de technologies ou la coopération en matière de renforcement des capacités, visant
à soutenir les actions climatiques dans les pays en développement.

Article 6.2
L'article 6.2 traite des approches coopératives qui visent à renforcer l'ambition en matière
d'atténuation et d'adaptation. Plus précisément, l'article 6, paragraphe 2, traite des exigences
relatives à l'utilisation des Résultats d'atténuation transférés au niveau international (RATI) 27 - le
transfert entre les Parties de "résultats en matière d'atténuation" en vue de la réalisation de la CDN
ou utilisés à d'autres fins d'atténuation au niveau international (autrement appelé OIMP, pour utiliser
l’acronyme anglais fréquemment utilisé):

Article 6.2 de l'Accord de Paris. Les Parties, lorsqu'elles s'engagent sur une base volontaire dans
des approches coopératives qui impliquent l'utilisation de résultats d'atténuation transférés au
niveau international pour les contributions déterminées au niveau national, promeuvent le
développement durable et assurent l'intégrité et la transparence environnementales, y compris
dans la gouvernance, et appliquent une comptabilité rigoureuse pour garantir, entre autres, qu'il
n'y ait pas de double comptage, conformément aux orientations adoptées par la conférence des
Parties siégeant en tant que réunion des Parties au présent accord.

L'article 6, paragraphe 2, est également devenu l'espace où sont négociées les règles de
comptabilisation de ces transferts, où sont élaborées les règles d'établissement des rapports, où
est mise en place l'infrastructure nécessaire au suivi de ces transferts et où doivent être résolues
les incohérences entre les Parties en matière d'établissement des rapports.

L'essentiel de l'ensemble des règles nécessaires à la mise en œuvre de l'article 6.2 a été convenu
lors des CdP 26 et CdP 27, par le biais des décisions 2/CMA.3 et 6/CMA.4. Ces décisions traitent
de la notification et de l'examen (notification initiale, annuelle et régulière), des orientations
comptables (ajustements correspondants) et de l'infrastructure nécessaire pour suivre les transferts
(le registre international, la plate-forme centralisée de comptabilisation et d'enregistrement (CARP)
et la base de données de l'article 6).

27
Les RATI, ou Internationally Transferred Mitigation Outcomes (ITMOs) en anglais, sont des unités qui représentent des réductions ou des
éliminations vérifiées d'émissions de gaz à effet de serre. Ces unités sont un élément clé de l'article 6 de l'Accord de Paris sur le climat.

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Toutefois, les divergences de vues persistantes entre les Parties ont empêché la conclusion d'un
accord à Dubaï lors de la CMA 5 sur le format électronique convenu (AEF) pour la notification des
transactions relatives aux RATI (Chapitre II du texte sortant de l’OSCST 60); sur les éléments
minimaux à inclure dans les autorisations et sur le champ d'application des modifications
possibles des autorisations (Chapitre I du texte sortant de l’OSCST 60); et sur les éléments suivants
les aspects du registre international et sa relation avec le registre de l'article 6.4 et les registres
nationaux (Chapitre X du texte sortant de l’OSCST 60); entre autres questions.

L'une des principales divergences de vues est que certaines Parties (notamment l'UE) estiment que
l'article 6.2 doit permettre et traiter le transfert d'unités représentant des réductions ou des
absorptions d'émissions, tandis que d'autres (notamment les États-Unis) estiment que l'article 6.2
ne doit refléter qu'une comptabilisation des quantités transférées. Ce transfert de quantités, plutôt
que d'unités, peut avoir lieu en grande partie en dehors de l'article 6.2 lui-même, l'infrastructure de
l'article 6.2 "tirant et visualisant" les informations sur les transactions pertinentes à partir de
registres externes, par exemple l e s registres nationaux et le marché volontaire du carbone. Ces
perspectives opposées ont rendu difficile l'adoption d'un tableau AEF unique, ainsi que la définition
du rôle et de la relation des registres, car il n'y a guère de terrain d'entente.

Les Parties ont également rencontré des difficultés à se mettre d'accord sur l'enchaînement des
éléments de l’Article 6.2 (Chapitre VI. du texte sortant de l’OSCST 60), y compris le calendrier des
rapports initiaux que les Parties doivent soumettre sur les approches coopératives dans lesquelles
elles sont engagées, et le calendrier de l'"autorisation" des Parties pour les approches coopératives
et de l'autorisation" des RATI. Certaines Parties souhaitent que les rapports initiaux soient
présentés le plus tôt possible (PEID, PMA, AILAC, UE) ; d'autres souhaitent avoir la possibilité de
présenter des rapports initiaux à une date proche de celle à laquelle les RATI pourraient être utilisés
pour atteindre les objectifs et estiment que cela a déjà été convenu, ce qui offrira beaucoup moins
de transparence au cours de la période couverte par la CDN. La question de l’enchainement des
éléments est aussi étroitement entremêlée avec la question de la résolution des incohérences
(Chapitres VII et VIII du texte sortant de l’OSCST 60). Ainsi le chapitre VI traite de l’enchainement
entre les rapports initiaux, la revue des experts techniques, et la présentation du format
électronique convenu, tandis que le chapitre VII doit déterminer plus précisément comment
identifier, notifier et corriger des incohérences dans les rapports rendus; et que le chapitre VIII traite
des incohérences qui seraient identifiées durant la revue par les experts techniques. Tous ces
éléments devront sans doute être traites ensemble, et des désaccords profonds existent encore à
leur sujet.

Pour finir, un autre élément central des négociations en cours traite de la notion du «Premier
Transfert » (Chapitre III. du texte sortant de l’OSCST 60). Cette notion est en premier lieu définie
comme l’acte qui lance la procédure d’ajustement correspondant. Dans le cas der RATI utilisé à
des fins de CDN, celui-ci pose peu de questions car l’utilisation d’un RATI et l’ajustement
correspondant est rapporté dans les rapports des Parties. Cependant dans le cas d’un RATI utilise
à des fins autres (OIMP), par exemple pour l’aviation internationale, l’utilisation RATI n’étant
actuellement pas rapporté sans provisions supplémentaires de la CRA, il n’est pas encore clair
comment les ajustements correspondants pourraient être assurés avec certitude.

La CMA 5 l’année dernière n’avait pas permis de parvenir à un accord sur les questions en suspens,
et les négociations ont montré des divergences marquées entre les Parties. Les Parties n’avaient
pas non plus pu convenir d'utiliser l'avant-projet de texte final ou tout autre avant-projet de texte
comme base pour la poursuite des négociations au sein du SB60.

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Travail mandaté sur l'article 6.2
La CMA n'ayant pu parvenir à un accord sur une décision à Dubaï, les Parties n'ont pas été en
mesure de mandater d'autres travaux intersessionels détaillés. Sur proposition de la présidence, à
Dubaï, la CMA a simplement demandé à l'OSCST de poursuivre ses travaux en cours, en vue de
recommander un projet de décision à la CMA 6. Voir le paragraphe 94 du rapport de la CMA sur la
session. Les questions débattues étaient les suivantes :

 Finalisation du format électronique agréé (AEF) pour la communication d'informations


quantitatives et autres sur les transactions ITMO

 Finalisation des tableaux pour la soumission d'informations annuelles dans le cadre des
informations "régulières" pour les rapports de transparence bisannuels

 Élaboration d'orientations supplémentaires concernant les ajustements correspondants


pour les CDN pluriannuelles et annuelles, de manière à éviter le double comptage, sur les
points suivants
o Méthodes permettant d'établir une ou plusieurs trajectoires indicatives ou un budget et
de calculer une moyenne, y compris en ce qui concerne les indicateurs pertinents, et
de calculer les émissions cumulées par les sources et les absorptions par les puits.
o Méthodes permettant de démontrer la représentativité du calcul de la moyenne pour
les ajustements correspondants en quantifiant l'écart entre le volume annuel des
transactions et la moyenne de la période.

 Examen de la possibilité d'inclure des mesures d'évitement des émissions dans les ITMO

 L'application de la décision 2/CMA.3, paragraphe 2, sur les résultats d'atténuation autorisés


qui sont autorisés à la fois pour une utilisation dans le cadre de la CDN et pour une utilisation
à d'autres fins d'atténuation au niveau international.

 Nomenclatures communes

 Modalités d'examen des informations confidentielles.

Les priorités particulières pour les PEID à Dubaï étaient les suivantes : assurer une distinction entre
les réductions d'émissions et les absorptions dans les rapports et dans l'AEF ; identifier le risque
d'inversion et les catégories de risque d'inversion dans l'AEF ; assurer la visibilité du partage des
recettes (SOP) et de l'atténuation globale des émissions (OMGE) dans l'AEF et faire en sorte que le
processus de contributions volontaires pour le SOP et l'OMGE au titre de l'article 6.2 (décision
2/CMA.3, annexe, paragraphes 37-40) soit clair et que le double comptage soit évité ; et veiller à
ce que des modèles d'autorisation (des approches coopératives et des RATI) soient convenus
pour aider les pays en développement Parties à satisfaire aux exigences de l'article 6.2.
Pour les PMA, entre autres, le maintien de l'intégrité environnementale, la clarté des formats de
rapport électronique, la contribution volontaire au SOP au titre de l'article 6, paragraphe 2, et le
renforcement des capacités restent essentiels.

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Principaux résultats du SB60 concernant l'article 6.2
Processus : En ce qui concerne le processus, la première question abordée lors de la session de
juin du SB60 a été la nécessité d'une base textuelle pour les négociations. En prévision de cette
question, la Chaire de l'OSCST avait fourni une note informelle juste avant la session, qui reflétait
un ensemble plus restreint de sujets que ceux abordés à Dubaï, et présentait des options pour
traiter ces sujets.

Au cours des réunions d'ouverture, les Parties ont réagi à la note informelle du président et ont pu
adopter une version modifiée de cette note comme base de négociation. Après des itérations au
cours du SB60, ce texte est maintenant référencé dans une note de bas de page des conclusions
adoptées. Il s'agit d'un document de 29 pages, plein d'options et de textes entre crochets 28. Il
devrait être utilisé comme base pour les négociations à Bakou, et représente un avancement dans
les discussions comparé à Dubaï.

Sur le fond : Sur le fond, trois questions ont été résolues au SB60 :

 Sur la question de savoir si les ITMO pourraient inclure l'évitement des émissions : Les
Parties ont convenu de poursuivre l'examen de cette question lors du l'OSCST 68 (2028),
mais ont noté qu'en l'absence de nouvelles orientations de la CMA, les orientations
actuelles s'appliquent, et que l'évitement des émissions n'est pas inclus dans les
orientations actuelles.

 Nomenclatures communes : le secrétariat établira une première liste.

 Modalités d'examen des informations confidentielles par les équipes d'examen :


le secrétariat élaborera et mettra en œuvre des procédures administratives dans ce
contexte.

Article 6.4
L'article 6.4 établit un "mécanisme visant à contribuer à l'atténuation des émissions de gaz à effet
de serre et à soutenir le développement durable", fonctionnant sous l'autorité et l'orientation du
CRA et supervisé par un organisme désigné par CRA.

Le mécanisme de l'article 6.4 est un système centralisé de certification des réductions d'émissions
qui peuvent être transférées entre les Parties et utilisées pour les CDN ou à d'autres fins. Lorsque
les unités sont "autorisées", la Partie hôte s'est engagé à procéder à un ajustement correspondant
lors du transfert. Si les unités ne sont pas "autorisées" par la Partie hôte pour le transfert
international ou l'utilisation à d'autres fins d'atténuation internationale, elles sont appelées "unités
de contribution à l'atténuation" et les réductions ne peuvent être utilisées qu'à des fins nationales.

Les principales règles de l'article 6.4 ont été approuvées précédemment par les décisions 3/CMA.3
et 7/CMA.4. L'essentiel du travail de mise en œuvre de l'article 6.4 sera effectué par l'organe de
surveillance de l'article 6.4 (autrement appelé SBM pour utiliser l’acronyme anglais), bien que
l'OSCST ait été mandaté pour traiter quelques questions spécifiques nécessitant une orientation
politique.

28
[Link]

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Le mécanisme de l'article 6.4 est le successeur du mécanisme de développement propre établi
dans le cadre du protocole de Kyoto et a récemment été renommé mécanisme de crédit de l'accord
de Paris (PACM). Le Mécanisme pour un développement propre ou MDP générait des URCE ; le
PACM génère des A6.4ER - qui peuvent être des unités autorisées ou non autorisées. Le PACM
est supervisé par le SBM.

Lors de la CdP 28, la CMA a reçu deux séries de recommandations à examiner :

 Recommandations relatives aux activités impliquant des enlèvements, y compris le suivi


approprié, l'établissement de rapports, la comptabilisation des enlèvements et des périodes
de crédit, le traitement des inversions, la prévention des fuites et la prévention d'autres
incidences environnementales et sociales négatives.

 Recommandations relatives à l'application des exigences en matière de méthodologies,


l'OSCST s'est efforcé de progresser sur les points suivants :

• Recommandations sur les responsabilités supplémentaires de l'organe de


surveillance de l'article 6.4 et des Parties hôtes, pour que les Parties hôtes
appliquent des dispositions nationales pour le mécanisme 6.4 sous l'approbation
et la supervision de l'organe de surveillance de l'article 6.4.

• Examen de la question de savoir si les activités visées à l'article 6, paragraphe 4,


pourraient inclure des activités d'évitement des émissions et d'amélioration de la
conservation.

• Connexion du registre du mécanisme au registre international ainsi qu'à d'autres


registres, y compris la nature et l'étendue des caractéristiques d'interopérabilité.

• Fourniture d'une déclaration de la Partie hôte à l'organe de surveillance de l'article


6.4 précisant l'objectif pour lequel elle autorise les A6.4ER, c'est-à-dire pour une
utilisation dans le cadre de la CDN et/ou à d'autres fins d'atténuation au niveau
international.

La CMA 5 n'a pas été en mesure de parvenir à un accord sur une décision approuvant ou modifiant
les recommandations du SBM sur les absorptions et les méthodologies, en raison des
préoccupations exprimées par les Parties concernant les implications de ces règles recommandées
pour l'intégrité de l'environnement.

La CMA n'a pas non plus été en mesure de résoudre les questions confiées à l'OSCST,
d'importantes divergences subsistent entre les Parties. Les Parties n'ont pas non plus pu convenir
d'utiliser l'avant-projet de texte final ou tout autre avant-projet de texte comme base pour la
poursuite des négociations à l'OSCST 60. Aucun travail intersessionel n'a été convenu à Dubaï.

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Travail mandaté sur l'article 6.4
Le CMA n'ayant pu parvenir à un accord sur une décision à Dubaï, les Parties n'ont pas réussi à
mandater d'autres travaux intersessionels détaillés. Sur proposition de la présidence, la CMA a
simplement décidé de reporter les mandats existants sur l'OSCST 60 et de demander à l'organe
de surveillance de l'article 6.4 de poursuivre ses travaux précédemment mandatés, en vue de
recommander un projet de décision pour adoption à la CMA 6. Voir les paragraphes 97-98 du
rapport de la CMA sur la session.

Principaux résultats du SB60 concernant l'article 6.4


Processus : Comme dans le cas de l'article 6.2, la première question abordée lors de la session
de juin du SB 60 a été la nécessité de disposer d'une base textuelle pour les négociations. La
présidente de l'OSCST a fourni une courte note informelle avant la SB 60, rassemblant les questions
ouvertes et les options. Au cours de la session, les Parties ont réagi à la note informelle de la
présidente et ont pu adopter une version modifiée de cette note comme base de négociation, les
Parties rajoutant certaines questions et options qui avaient été rationalisées par la présidente de
l'OSCST. Après des itérations de texte au cours du SB60, ce texte de négociation fait maintenant
7 pages et se concentre sur les questions d'autorisation et de registre.

Sur le fond : Sur le fond, deux questions ont été résolues au SB60 :

 Sur la question de savoir si les RATI pourraient inclure l'évitement des émissions et le
renforcement de la conservation, les Parties ont convenu de poursuivre l'examen de cette
question lors de l'OSCST 68 (2028). Toutefois, elles ont noté qu'en l'absence de nouvelles
orientations de la CMA, les règles, modalités et procédures (RMP) actuelles s'appliquent, et
que l'évitement des émissions n'est pas inclus dans les RMP actuelles. L'OSCST a
également noté que l'amélioration de la conservation n'est pas une catégorie d'activité
distincte dans les PGR actuelles.

 En ce qui concerne les recommandations sur les responsabilités du SBM et de la partie


hôte dans le cadre des accords nationaux, l'OSCST a convenu de reprendre cette
question lors de l'OSCST 68 en 2028.
Les Parties ont convenu d'organiser un atelier intersession axé sur les questions d'autorisation et
de registre, en liaison avec l'atelier prévu à l'article 6.2.

Un développement surprenant
Lors de sa dernière rencontre avant la CdP de Bakou, l’organe de surveillance de l’Article 6.4 (le
SBM), devait finaliser la préparation des recommandations qu’il ferait au CRA, ainsi que demandé
par le CRA à Dubaï. Les documents suivants étaient à préparer :
• Une recommandation élaborant les méthodologies utilisées par le SBM
• Une recommandation au sujet des activités d’absorption
• La préparation d’un outil garantissant le développement durable

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Le SBM a réussi à se mettre d’accord sur les trois documents à cette réunion, montrant un esprit
de compromis positif. Cependant, le fait réellement marquant est que le SBM a opté pour une
approche novatrice quand il en vient du processus décisionnel. Plutôt que de suivre à la lettre le
mandat donné par le CRA de lui faire des recommandations que le CRA inspecterait pour décider
de leur mise en œuvre ou non, le SBM a décidé de modifier la nature juridique de leurs documents,
d’en faire des ‘Standards’ du SBM, et ainsi de les rendre opérationnels directement le 9 Octobre.
La raison de cette approche est la crainte par le SBM qu’après plusieurs CdP successives ou leurs
recommandations n’ont pas satisfait la CRA, leurs recommandations ne soient toujours pas
adoptées et que cela continue de retarder toute résolution. Cette approche étant novatrice, elle n’a
pas manqué de surprendre et d’attiser les commentaires. Certains ont considère que le SBM se
soustrayait ainsi à l’autorité de la CRA. Le CRA a néanmoins le pouvoir d’invalider cette approche,
de suspendre l’application des Standards, et de demander au SBM de retravailler les documents.
Bakou sera donc le lieu où l’on verra si cette approche est acceptée ou si elle crée des débats.
Beaucoup des pays influents des négociations étant représentés dans le SBM, plusieurs acteurs
considèrent que l’approche sera probablement acceptée.

Article 6.8
Si les PEID et les PMA ont généralement soutenu le processus de l'article 6.8, l'article 6.8 n'a pas
fait l'objet d'une attention particulière de la part de l'un ou l'autre groupe. Ce point de l'ordre du
jour a été largement utilisé comme un moyen d'assurer un certain équilibre entre les préoccupations
de ceux qui s'intéressent aux approches d'atténuation fondées sur le marché (articles 6.2 et 6.4) et
ceux qui sont sceptiques quant à la valeur de ces approches. La création d'une plateforme Internet
de la CCNUCC pour les approches non commerciales s'inscrit dans le cadre d'un effort visant à
donner un profil aux approches non commerciales.

À Dubaï, lors de la CMA 5, par la décision 17/CMA.5, les Parties ont adopté des résultats qui étaient
en grande partie d'ordre procédural. Le CMA a accueilli favorablement le rapport du Comité de
Glasgow sur les approches non commerciales (GCNMA) et a rappelé que ce rapport servirait
de contribution à l'examen du programme de travail du NMA en novembre 2025. Le CMA a
également demandé au GCNMA de poursuivre la mise en œuvre de la première phase du
programme de travail, qui se concentre sur l'identification et le cadrage de tous les éléments
pertinents des activités du programme de travail et sur l'opérationnalisation de la plateforme en
ligne de la CCNUCC pour les approches non marchandes.

La CMA a noté que la plateforme en ligne n'était pas encore complète, a invité les Parties à notifier
au Secrétariat leurs points focaux de l'article 6.8, et a demandé au Secrétariat de notifier ces points
focaux lorsque la plateforme sera pleinement opérationnelle. Les Parties intéressées ont été
encouragées à soumettre des informations sur les approches non commerciales dans les domaines
d'intervention initiaux du programme de travail, afin de les enregistrer sur la plateforme une fois
qu'elle sera opérationnelle.

De même, les Parties et un large éventail d'entités ont été invitées à fournir des informations sur le
soutien financier, technique et en matière de renforcement des capacités disponible ou fourni pour
l'identification, l'élaboration ou la mise en œuvre d'évaluations des besoins en matière de gestion
des ressources naturelles en vue de leur enregistrement dans la plate-forme.

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Les Parties et les observateurs ont été invités à soumettre des propositions avant le 31 mars sur :
1) les thèmes pour les groupes d'essaimage ; et 2) les approches non marchandes existantes dans
les domaines d'intérêt initiaux des activités du programme de travail. Ces domaines initiaux sont
mentionnés dans la décision 4/CMA.3, para. 3, comme comprenant, sans s'y limiter, les domaines
suivants : (a) Adaptation, résilience et durabilité ; (b) Mesures d'atténuation pour faire face au
changement climatique et contribuer au développement durable ; (c) Développement de sources
d'énergie propres.

Il a été demandé au Secrétariat de : compléter la plateforme en ligne de la CCNUCC ; développer


un manuel sur le processus de soumission et d'enregistrement des informations sur la plateforme;
préparer un rapport de synthèse sur les soumissions faites pour examen par le GCNMA lors de sa
cinquième réunion en conjonction avec la session du SB de juin ; et préparer un rapport d'atelier
sur la quatrième session du GCNMA lors de la CMA 4 à Dubaï. Il a également été demandé au
Secrétariat d'organiser un atelier intra-session avec des tables rondes pour la session de juin et
d'inclure le renforcement des capacités pour les éléments du programme de travail de l'article 6.8
dans le c a d r e du programme plus large de renforcement des capacités lié à l'article 6 de l'Accord
de Paris.

Principaux résultats du SB 60 sur l'article 6.8


En termes de résultats tangibles, le SB60 a convoqué la 5e réunion du comité de Glasgow sur les
approches non marchandes (GCNMA) et a organisé un atelier en session en conjonction avec le
GCNMA 5, qui a abordé les soumissions, l'engagement des Parties prenantes dans la discussion
sur les Approches Non Marchandes (ANM) spécifiques (y compris les peuples autochtones et les
communautés locales), et a réfléchi sur les ANM présentées précédemment. Le SB60 a également
prévu un temps important pour les présentations sur les ANM dans le cadre de l'atelier prévu en
session, ainsi que pour les discussions informelles sur les ANM.
Les conclusions relatives à ce point de l'ordre du jour de l'OSCST ont une fois de plus été largement
axées sur le processus :

 a invité les Parties à notifier au secrétariat leurs points focaux nationaux pour l'article 6.8,
afin de leur permettre d'accéder à la plateforme ANM.

 a encouragé les Parties à soumettre des AMN à la plateforme des ANM et à fournir des
informations sur le soutien financier, technologique et en matière de renforcement des
capacités disponible ou fourni pour l'identification, le développement et la mise en œuvre
des AMN sur la plateforme.

 a pris note du paragraphe 4 de la décision 8/CMA.4, qui demande au GCNMA


d'entreprendre une "évaluation simple et rapide" des progrès et des résultats de la première
phase de mise en œuvre des activités du programme de travail lors de la sixième session
du GCNMA en novembre 2024, en vue d'améliorer et de recommander le calendrier de mise
en œuvre des activités du programme de travail pour la deuxième phase.

 a invité les Parties et les observateurs à communiquer, avant le 31 août 2024, leurs vues
et des informations sur les progrès et les résultats de la première phase de mise en œuvre
des activités du programme de travail, ainsi que leurs vues sur l'amélioration du calendrier
de mise en œuvre des activités du programme de travail pour la deuxième phase et à le
recommander, et a demandé au secrétariat de prendre des dispositions pour qu'un groupe
dérivé se réunisse lors de la sixième session de la Conférence générale (Bakou) afin de
permettre des discussions sur la base de ces communications.

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En outre, l'OSCST a demandé au secrétariat

 d’ajouter des liens vers le Centre et réseau des technologies climatiques (CTCN) et le
Comité de Paris sur le renforcement des capacités (PCCB) sur la plateforme des NMA en
reconnaissance de leur potentiel à fournir un soutien technologique et de renforcement des
capacités pour l'identification et le développement des ANM ;
 d’organiser un atelier en marge du GCNMA 6 (à Bakou), comprenant des tables rondes,
axées notamment sur : (i) le partage d'informations sur les ANM soumis à la plateforme
ANM ; (ii) l'invitation des Parties intéressées, des organes pertinents, des arrangements
institutionnels et des processus dans le cadre de la Convention et de l'Accord de Paris à
fournir des informations sur le soutien financier, technologique et de renforcement des
capacités disponible ou fourni pour l'identification, le développement ou la mise en œuvre
des NMA pour l'enregistrement sur la plateforme ANM ;
 d’inclure les activités liées au programme de travail dans le cadre des ANM conformément
à la décision 8/CMA.4, paragraphe 21, dans son programme plus large de renforcement
des capacités liées à l'article 6 de l'Accord de Paris.

2.3.3. Mécanisme de développement propre (MDP) du protocole de Kyoto


La deuxième période d'engagement du protocole de Kyoto s'est achevée en 2020 et il est
désormais établi que les Parties ayant des objectifs quantifiés au titre du protocole de Kyoto ont
atteint ces objectifs.

La "période de rattrapage" prévue par le protocole de Kyoto, au cours de laquelle les Parties ayant
des objectifs pouvaient acquérir des URCE et d'autres unités à utiliser pour atteindre leurs objectifs
de réduction des émissions, est désormais terminée. Des processus sont désormais en place pour
la migration d'un nombre limité d'activités de projet MDP en cours vers le Mécanisme d'octroi de
crédits de l'Accord de Paris (PACM).

Compte tenu de la situation actuelle dans le cadre du protocole de Kyoto, les Parties se concentrent
de plus en plus sur la manière de mettre fin au mécanisme de développement propre de manière
ordonnée, afin de ne pas entraver le fonctionnement de l'article 6 de l'accord de Paris. Les PEID et
les PMA se sont joints à l'appel en faveur d'une liquidation ordonnée du MDP et d'une contribution
des fonds excédentaires au Fonds d'adaptation.

Les questions qui ont été soulevées lors des négociations, mais pour lesquelles aucun accord n'a
encore été trouvé, sont les suivantes : quelles sont les autres échéances à fixer pour mener à bien
certains processus du MDP ? Que faire de l'important montant de financement restant dans le
Fonds d'affectation spéciale du MDP ? Que faire du volume important de crédits qui restent dans
le registre du MDP ?

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Une série de décisions ont déjà été prises qui signalent la fin du mécanisme de développement
propre dans la pratique. C'est le cas, par exemple :

 Les Parties ont déjà convenu que les demandes d'enregistrement d'activités, les demandes
de renouvellement de périodes de comptabilisation et les demandes de délivrance d'URCE
pour des activités de projet (et pour des programmes d'activités) relatives à des réductions
d'émissions se produisant après le 31 décembre 2020 ne peuvent pas être soumises dans
le cadre du MDP (voir TP/2023/3, p. 4).

 La CMP 16 a constaté que le Conseil exécutif du MDP peut continuer à traiter les demandes
et les soumissions pertinentes au titre des mesures temporaires (liées aux réductions
d'émissions survenant après le 31 décembre 2020), uniquement jusqu'au 30 juin 2023, date
à laquelle le processus de soumission des demandes au secrétariat en vue de la transition
des demandes et autres soumissions devient opérationnel.

 Les REC qui ont été délivrées pour des réductions d'émissions réalisées après le 1er janvier
2013 ne peuvent être utilisées pour la première CDN que si ces REC ont été transférées et
sont conservées dans le registre prévu à l'article 6, paragraphe 4.

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À Dubaï, les Parties ont discuté, sans succès, de la possibilité de se mettre d'accord sur des dates
officielles pour la cessation des activités du MDP, sur la base des dates recommandées proposées
par le secrétariat de la CCNUCC dans le document FCCC/TP/2023/3.

Document technique du secrétariat - FCCC/TP/2023/3

Processus MDP - éléments/échéances nécessaires Proposition de document technique pour la date


pour la réduction du vent de cessation

a) Date limite pour les demandes de délivrance [31 décembre 2025] [autres]
d'URCE représentant des réductions antérieures au
1er janvier 2021 [estimée à 700-850 demandes
potentielles jusqu'en 2025].
b) Date limite pour les modifications postérieures à [31 décembre 2025] - car elles devraient être les
l'enregistrement, par exemple celles qui ont une mêmes que celles mentionnées ci-dessus.
incidence sur le calcul et la surveillance des
réductions d'émissions.
c) Traitement des demandes de mesures Le projet sera probablement achevé d'ici la fin
temporaires - qui devaient toutes être soumises au de l'année 2024.
plus tard le 30 juin 2023
Date limite de soumission des demandes de révision [31 décembre 2025] - car elles devraient être les
des méthodologies, des outils méthodologiques et mêmes que celles mentionnées ci-dessus (voir
des niveaux de référence normalisés, et clarification TP/2023/3, p. 9-11).
de ces éléments
d) Traitement / annulation des URCE "historiques" -
qui sont encore valables et proviennent des
première et deuxième périodes d'engagement du
processus de Kimberley.
e) Traitement des URCE inscrites au registre du Proposition d'annulation administrative
MDP pour lesquelles la part des recettes n'a jamais
été payée - depuis avant le 1er janvier 2018, ce PSO
était dû après la délivrance - la valeur est d'environ
40 millions de PSO administratifs non perçus.
f) Statut des URCE restant sur le compte du Fonds
d'adaptation qui n'ont pas été monétisées
Arrêt des opérations du registre du MDP, puis du Dépend du traitement des actifs détenus par le
registre du MDP lui-même registre du MDP, qui est un registre
transactionnel.
Dissolution du conseil exécutif du MDP Fixer une date convenue pour que le CMP
prenne le relais du CDM EB
Déconnexion du journal des transactions
internationales

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La Chine, l'Inde, le Brésil et certains membres du groupe africain se sont opposés à la fixation de
dates précises pour l'arrêt de certains processus MDP. L'AOSIS, l'AILAC, l'UE et d'autres ont
demandé l'adoption de dates précises.
Les Parties ont également examiné l'affectation des fonds excédentaires restants dans le fonds
d'affectation spéciale du MDP, trois options principales étant suggérées : le fonds d'adaptation, le
renforcement des capacités au titre de l'article 6 ou l'infrastructure au titre de l'article 6,
paragraphe 2.
En ce qui concerne les fonds excédentaires, les pays développés ont insisté pour qu'une partie de
ces fonds serve à soutenir l'infrastructure de l'article 6.2 (le registre international, le CARP, etc.).
Les pays en développement ont insisté pour qu'une part substantielle des fonds excédentaires soit
affectée au Fonds d'adaptation. De nombreux pays en développement ont catégoriquement rejeté
le soutien à l'article 6.2 provenant du fonds d'affectation spéciale du MDP, probablement parce
que l'article 6.2 est une approche décentralisée (contrairement à l'article 6.4, qui succède au MDP),
et parce que le fonds d'affectation spéciale du MDP a été constitué à partir d'activités de projet
hébergées dans des pays en développement. Et parce que les États-Unis, un acteur important dans
le cadre du point 6.2, n'ont pas participé au protocole de Kyoto. Le résultat a été un accord pour
apporter une contribution d'un montant non spécifié au Fonds d'adaptation à l'avenir, et
éventuellement à d'autres domaines nécessitant un financement.
À Dubaï, les Parties sont parvenues à une décision qui :

 poursuivra l'examen du fonctionnement et de l'exploitation des processus et des institutions


dans le cadre du MDP, y compris les délais appropriés, lors de la CMP 19 (Bakou) en vue
d'éviter un décalage avant l'opérationnalisation des processus correspondants dans le
cadre du mécanisme établi par l'article 6, paragraphe 4, de l'accord de Paris ;

 a demandé au Secrétariat de préparer un document technique sur les opérations


nécessaires du registre du MDP, couvrant le traitement des réductions d'émissions
certifiées (REC) qui restent dans le registre du MDP, y compris les REC dans le compte du
Fonds d'adaptation, la durée pendant laquelle les participants aux projets MDP peuvent
traiter les transactions du registre du MDP, le traitement des URCE conservées dans le
registre du MDP pour les projets dont la délivrance a été demandée avant le 1er janvier 2018
et pour lesquels la part des fonds destinée à l'administration n'a pas été versée, et le lien
entre les opérations du registre du MDP, le système d'information du MDP et le relevé
international des transactions, y compris une analyse des options futures tenant compte du
fonctionnement du registre du MDP une fois déconnecté du relevé international des
transactions et de ses incidences (ce document est désormais le FCCC/TP/2024/4) ;

 a demandé au Secrétariat de préparer un document technique sur le niveau nécessaire de


ressources pour le fonctionnement et l'exploitation des processus et des institutions dans
le cadre du MDP (il s'agit maintenant du document FCCC/TP/2024/3) ; et

 a décidé d'autoriser un transfert du Fonds d'affectation spéciale du MDP vers le Fonds


d'adaptation, et éventuellement vers d'autres domaines nécessitant un financement.

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Principaux résultats du SB60 sur le MDP
Les travaux des SBs 60 ont été alimentés par les deux documents techniques mentionnés ci-
dessus, sur le fonctionnement du registre du MDP au-delà de la fin de la deuxième période
d'engagement du protocole de Kyoto (FCCC/TP/2024/3) et sur le niveau nécessaire de ressources
pour le fonctionnement et l'exploitation des processus et des institutions dans le cadre du
mécanisme pour un développement propre (FCCC/TP/2024/4).

Lors du SB60, les Parties ont à nouveau discuté de la possibilité de convenir de dates précises
pour la cessation de certaines fonctions du MDP - sans parvenir à un accord - et ont à nouveau
discuté du montant des ressources restant dans le Fonds d'affectation spéciale du MDP (environ
57 millions en 2025, dont 45 millions en réserve) - sans recommander l'affectation des fonds
excédentaires au Fonds d'adaptation ou à d'autres fins.

Les Parties ont convenu de demander au secrétariat un autre document technique, qui décompose
davantage les ressources nécessaires pour les activités, les processus et les institutions du MDP.

Les Parties ont également convenu de demander au secrétariat de contacter les participants au
MDP qui n'ont pas encore payé la part des fonds destinée à l'administration dans le cadre de la
délivrance d'URCE, afin de confirmer leur intention de payer et d'en rendre compte de l'OSCST.

2.4. Adaptation
L'objectif mondial en matière d'adaptation (OMA) est apparu comme l'une des priorités de l'agenda
de l'adaptation avant la CdP 28. Après le lancement du programme de travail de Glasgow Charm-
el-Sheikh (GlaSS) lors de la CdP 26/CMA 3 en 2021, la CdP 28 a marqué l'aboutissement d'un
effort de deux ans visant à comprendre, conceptualiser et travailler à la réalisation de l'OMA. Lors
de la CDP 27, les PEID et les PMA ont plaidé et obtenu un accord sur l'élaboration d'un cadre pour
l'AGB. Ce cadre, élaboré au cours de la dernière année du programme de travail du GlaSS, a été
affiné lors de la série d'ateliers organisés en 2023.

42

© GUIDE DES NÉGOCIATIONS, ÉDITION 2024, OIF/IFDD, 2024.


Favoriser l'application intégrale et durable
de l'Accord de Paris, en vue d'atteindre
a Faire mieux comprendre l'objectif mondial en
l'objectif mondial en matière d'adaptation, matière d'adaptation, notamment les méthodes,
afin de renforcer l'action et l'appui en les indicateurs, cateurs, les données, les
matière d'adaptation
b éléments de mesure et les besoins, ainsi que
l'appui nécessaire à l'évaluation des progrès
accomplis dans sa réalisation

Contribuer à l'examen des progrès Renforcer la planification et la mise en


d'ensemble accomplis dans la réalisation de
l'objectif mondial en matière d'adaptation c application, au niveau national, des
mesures d'adaptation dans le cadre du
dans le cadre du bilan mondial visé au processus d'élaboration et d'exécution des

d
paragraphe 14 de l'article 7 et à l'article 14 de plans nationaux d'adaptation ainsi que des
l'Accord de Paris, en vue d'enrichir le premier CDN et des communications sur
bilan mondial et ceux qui suivront l'adaptation

Permettre aux Parties de mieux


communiquer e leurs priorites en matière
d'adaptation, leurs besoins en matière de e Faciliter la mise en place de systèmes
mise en œuvre et d'appui, leurs plans et solides et adaptés à chaque pays pour le

f
mesures, notamment dans le cadre des suivi et l'évaluation des mesures
communications sur l'adaptation et des d'adaptation
CDN

g Faire mieux comprendre comment les


Instruments de communication et
d'établissement de rapports établis dans
Renforcer la mise en œuvre des mesures
d'adaptation dans les PED vulnérables le cadre de la Convention et de l'Accord

h de Paris en matière d'adaptation peuvent


se compléter de manière à éviter les
doubles emplois

Éléments clés du programme de travail sur l’objectif mondial d’adaptation


Pour les PMA, la CdP 28 est essentielle pour parvenir à un cadre général d'action global avec un
objectif global clair centré sur les populations, les moyens de subsistance et les écosystèmes, ainsi
que des objectifs et des indicateurs détaillés qui guident les efforts internationaux en matière
d'adaptation. Partageant le point de vue des PEID sur le choix des domaines thématiques et
l'adoption du cycle des politiques d'adaptation (APC), le groupe souhaite également que le cadre
soit basé sur des domaines thématiques qui garantissent son applicabilité universelle tout en
répondant aux besoins et aux priorités uniques de tous les pays en matière d'adaptation.

Les autres priorités étaient l'intégration des moyens de mise en œuvre, y compris le financement,
le transfert de technologie et le renforcement des capacités, dans le cadre et sa mise en œuvre,
l'intégration du cadre de l'OMA dans les futurs bilans mondiaux, et un processus clair pour
développer ou identifier des indicateurs pour les objectifs convenus.

Le résultat le plus important de la décision de la CdP 28 sur l'OMA a été l'adoption du Cadre des
Émirats Arabes Unis pour la résilience climatique mondiale. Ce cadre représente une avancée
majeure pour l’OMA, en orientera sa réalisation et en évaluant les progrès globaux, en vue de
réduire les impacts, risques et vulnérabilités croissants liés au changement climatique, ainsi que de
renforcer les actions et le soutien en matière d'adaptation. La décision établit des objectifs
thématiques alignés sur d'autres cadres mondiaux à atteindre d'ici 2030, ainsi que des objectifs
pour renforcer l'action en matière d'adaptation.

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Le chemin pour parvenir à un accord sur le cadre de l'OMA n'a cependant pas été facile, avec
seulement une conclusion procédurale à la fin de la première semaine de négociations, ce qui
signifie qu'aucun texte n'a été transmis par l'OSMOE 59 et l'OSCST 59 à la CMA5. L'un des
principaux points d'achoppement des négociations au niveau technique a été le champ
d'application des objectifs, avec peu d'accord sur la question de savoir s'il fallait inclure des
domaines thématiques tels que l'alimentation, l'eau et les écosystèmes ou uniquement des
objectifs de processus liés au cycle de la politique d'adaptation, tels que l'élaboration et la mise en
œuvre des PNA. En outre, il n'y a pas eu de consensus sur le niveau d'ambition, certains groupes
préconisant des "objectifs extensibles" de 100 % ou d'un accès universel à une alimentation et à
une eau sûres sur le plan climatique, tandis que d'autres groupes s'efforçaient d'éviter les objectifs
quantifiés. D'autres points de désaccord concernaient les principes de l'Accord de Paris, y compris
le principe des responsabilités communes mais différenciées et des capacités respectives (CBDR-
RC), et les circonstances particulières des PEID et des PMA.

La présidence a élaboré une proposition de texte sur la base de consultations entre les présidents
des organes subsidiaires, les pairs ministériels de l’OMA, l'Australie et le Chili, et les groupes de
Parties. Le texte final a été adopté dans le cadre du "consensus des Émirats arabes unis".Les
principaux résultats de la décision-cadre de l'OMA sont les suivants :

 Sept objectifs axés sur les résultats dans des domaines thématiques clés tels que
l'eau/l'assainissement, l'alimentation, la santé, les écosystèmes/la biodiversité, les
infrastructures/les établissements humains, la pauvreté et les moyens de subsistance, et le
patrimoine culturel.

 Quatre objectifs axés sur les processus et basés sur le cycle de la politique d'adaptation,
l'évaluation de l'impact, de la vulnérabilité et des risques, la planification de l'adaptation, la
mise en œuvre et le suivi, l'évaluation et l'apprentissage (MEL).

 Les moyens de mise en œuvre ont été mentionnés dans la décision, y compris la
reconnaissance de la situation particulière des PEID et des PMA dans les sections sur le
financement et le transfert de technologie et l'urgence pour les pays développés et les
autres Parties de mobiliser un soutien en faveur de la mise en œuvre par les pays en
développement du cadre de l’OMA, et

 Établissement d'un programme de travail de deux ans pour élaborer des indicateurs, qui
débutera en 2024.

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Rapport et examen du comité d'adaptation - point 3 b) de l'OSCST / point
12 b) de l'OSMOE / point 8 b) du CMA.
Les négociations sur le rapport et l'examen du Comité d'adaptation (CA) n’ont guère progressé à
la CdP 28. l Au départ, les Parties se sont mises d'accord sur certains éléments, y compris
l'engagement limité entre le CA et le groupe de travail II du GIEC (Vulnérabilité, adaptation et
impacts). Cependant, il y a eu des divergences entre les pays développés et les pays en
développement Parties sur la question de savoir si le CA devrait faire rapport uniquement à la CdP
ou également à l'ACM. Finalement, aucun accord n'a été atteint et le point de l'ordre du jour non
résolu a été transmis à l'OS 60 pour de nouvelles négociations.

Plans nationaux d'adaptation - Point 12(c) de l'OSMOE


Les co-facilitateurs ont élaboré un projet de texte comprenant des informations sur les progrès, les
défis, les lacunes et les besoins liés à l'élaboration et à la mise en œuvre des PNA. Les Parties ne
sont pas parvenues à un accord sur le texte des PNA. Pour les pays en développement Parties,
l'augmentation rapide du financement, de la technologie et du soutien au renforcement des
capacités pour la mise en œuvre de l'adaptation est cruciale. Les pays développés Parties ont
préféré envisager cette discussion dans le cadre des négociations sur les moyens de mise en
œuvre. Ce point de l'ordre du jour a également été soumis à l'examen durant les SBs 60.

Principaux résultats du SB60 sur l'adaptation

Objectif mondial en matière d'adaptation


Lors du SB60, les Parties ont convenu des modalités de mise en œuvre du programme de travail
UAE-Belém sur les indicateurs de l’OMA (FCCC/SB/2024/L.6) qui débutera immédiatement après
le SB60. Les Parties ont convenu de lancer des travaux de fond sur les indicateurs de l'AGB, dans le
cadre du programme de travail UAE-Belém, qui sont décrits ci-dessous:

 Elles invitent à soumettre des informations sur les indicateurs existants, y compris des
informations sur les méthodologies associées et la disponibilité des données pour ces
indicateurs ;

 Elles ont spécifié une liste de critères pour le processus de compilation et de cartographie

 Elles invitent le CC à préparer une contribution à la compilation et à la cartographie en


identifiant les informations sur les indicateurs rapportés par les Parties ;

 Elles demandent aux présidents des organes subsidiaires de convoquer des experts
techniques pour contribuer aux travaux techniques dans le cadre du programme de travail
UAE-Belém, y compris l'examen et l'affinement de la compilation et de la cartographie des
indicateurs existants et, le cas échéant, l'élaboration de nouveaux indicateurs ;

 Elles demandent aux présidents des organes subsidiaires de veiller à l'équilibre en termes
d'expertise technique, de représentation géographique et de sexe des experts, y compris
des experts des PEID et des PMA, ainsi que des détenteurs de savoirs autochtones ;

 Elles demandent que les présidents des SB organisent un atelier hybride avant la CMA 6
(novembre 2024) pour les Parties et les experts techniques afin de faciliter l'affinement du
processus de cartographie ;

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 Elles demandent aux présidents des organes subsidiaires de préparer une compilation et
une cartographie des indicateurs existants et des domaines potentiellement non couverts
par les indicateurs existants avant l'atelier susmentionné ;

 Elles demandent au Secrétariat de publier la cartographie affinée des indicateurs dans le


cadre du rapport de l'atelier avant la CMA 6 ;

 Elles demandent au Secrétariat, avec la contribution des experts techniques, de préparer


des rapports techniques contenant une liste de nouveaux indicateurs proposés d'ici mai
2025 pour examen par le SB 62 (juin 2025) ;

 Elles demandent aux présidents des SB d'organiser deux autres ateliers hybrides, l'un lors
du SB 62 pour faire le point sur l'avancement des travaux des experts techniques, et l'autre
entre le SB 62 et le SB 63 pour réfléchir à la liste finale d'indicateurs potentiels à convenir
lors de la CMA 7 (novembre 2025) ;

 Elles acceptent d'examiner les travaux supplémentaires effectués par les experts
techniques du SB 61 en vue de formuler une recommandation sur cette question pour
examen par la CMA 6 ; et

 Elles acceptent de faire le point sur les travaux menés dans le cadre du programme de
travail des OS 61, 62 et 63, en vue d'éclairer la décision sur le programme de travail de la
CMA 7.

Rapport du comité d'adaptation et examen des progrès, de l'efficacité et


des performances du comité
Lors du SB60, les discussions se sont concentrées sur le rapport 2023 du CA. Les Parties ont
convenu (FCCC/SB/2024/L.1) de recommander que la CdP 29 et la CMA 6 prennent note du
rapport 2023 du CA ; de poursuivre l'examen de l'examen des progrès, de l'efficacité et de la
performance du CA lors de l'OS 61 ; et de considérer le rapport annuel du CA et l'examen de ses
progrès, de son efficacité et de sa performance comme deux points distincts du sous-ordre du jour
lors de l'OS 61.

Plans nationaux d'adaptation


Lors du SB60, les Parties ont convenu d'un projet de conclusions sur les PNA qui avait été bloqué
lors de la CdP 28 (FCCC/SBI/2024/L.8), y compris l'importance de poursuivre l'évaluation des
progrès réalisés dans la formulation et la mise en œuvre des PNA ; et d'examiner plus avant le point
de l'ordre du jour relatif aux PNA lors de l'OSMOE 61, en tenant compte de la note informelle
préparée lors de l'OSMOE 60, en vue de recommander un projet de décision pour adoption lors de
la COP 29.

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2.5. Pertes et préjudices
Examen du WIM
Le Mécanisme international de Varsovie pour les pertes et les préjudices (MIV) a été créé lors de la
CdP19 en 2013. Il remplit les trois fonctions convenues énoncées dans la décision 2/CP.21, à savoir
(i) améliorer la connaissance et la compréhension des approches globales de gestion des risques
pour faire face aux pertes et préjudices associés aux effets néfastes du changement climatique, y
compris les effets à évolution lente ; (ii) renforcer le dialogue, la coordination, la cohérence et les
synergies entre les Parties prenantes concernées et (iii) renforcer l'action et le soutien, y compris le
financement, la technologie et le renforcement des capacités pour faire face aux pertes et
préjudices associés aux effets néfastes du changement climatique. La mise en œuvre de ces
fonctions est supervisée par le Comité exécutif du WIM (WIM ExCom) qui, au fil des ans, a mis en
place différents groupes d'experts.
Lors de la première révision du WIM, la CdP22 de 2016 a recommandé que le WIM soit révisé
périodiquement. La deuxième révision du WIM a eu lieu en 2019. L'un des résultats de cet examen
a été la création du groupe d'experts sur l'action et le soutien du Comité exécutif du WIM. En 2019,
la décision 2/CMA 2, notée par 2/CP.25, a recommandé que l'examen du WIM soit effectué en
2024 et tous les 5 ans par la suite. Cette décision a également demandé aux organes subsidiaires
d'"élaborer un mandat pour chaque examen lors de leurs sessions précédant immédiatement les
sessions au cours desquelles ils entreprendront un examen". Les Parties sont ainsi chargées
d'élaborer le cahier des charges lors du SB60, de mener l'examen lors du SB61 et de transmettre
les résultats à l'organe ou aux organes directeurs à Bakou.

Dialogue de Glasgow
Le dialogue de Glasgow a été établi lors de la CdP 26, afin de discuter des modalités de
financement des activités visant à prévenir, minimiser et traiter les pertes et préjudices. Le troisième
et dernier dialogue de la série devait avoir lieu lors du SB60.

Fonds des pertes et préjudices


Lors de la CdP 28, les recommandations du comité transitoire sur le fonds et les modalités de
financement, y compris l'instrument de gouvernance du fonds, ont été adoptées par la CdP et la
CMA lors de la séance plénière d'ouverture à Dubaï. Cette décision a été accueillie favorablement
par une série d'engagements en faveur du nouveau fonds, qui s'élèvent au total à 661,63 millions
d'USD.
La décision finale adoptée par les Parties, par le biais de l'instrument de gouvernance convenu, a
établi un conseil de 26 membres pour superviser le nouveau Fonds, dont deux sièges pour les
PMA et les PEID. M. Daniel Lund et M. Peter Abraham Jr ont été nommés membres du conseil
pour les PEID. M. Adao Soares Barbosa et M. Djibril Ibila ont été choisis comme membres du
conseil des PMA. Chaque membre du conseil d'administration a un suppléant.
La décision de la CdP 28 a choisi la Banque mondiale comme administrateur intérimaire du
FDL. Elle a également choisi la Banque mondiale comme hôte intérimaire du secrétariat du
Fonds, mais sous réserve de l'accord de la Banque mondiale pour accueillir le Fonds et de
l'approbation par le conseil du FDL que les conditions nécessaires pour accueillir le Fonds ont été
remplies. Afin de gérer ce processus et de prévoir des stratégies de sortie si certaines conditions
ne sont pas remplies, la décision de la CdP 28 prévoit un calendrier et une feuille de route pour le

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processus. La décision invite la Banque mondiale à répondre à l'invitation de la CdP et de la CMA
dans les six mois suivant la CdP 28 et à faire en sorte que tous les documents relatifs à l'accueil, y
compris l'accord d'accueil, soient convenus entre le Conseil du FDL et la Banque mondiale dans
les huit mois suivant la CdP 28. Une autre condition exige que si la Banque mondiale devait
continuer à accueillir le secrétariat du FDL, une évaluation indépendante serait menée tous les
quatre ans pour déterminer si les conditions énoncées dans la décision des Parties sont remplies
et si une sortie de l'accord d'accueil est nécessaire. Au cas où la proposition d'accueil de la Banque
mondiale ne serait pas considérée par le conseil du FDL comme satisfaisant à toutes les conditions
fixées par les Parties, il faudrait trouver un nouvel hôte ou créer une entité autonome. La Banque
mondiale a officiellement confirmé sa volonté et son intention d'accueillir le Secrétariat du FDL le
10th de juin et doit maintenant soumettre une proposition formelle au Conseil du FDL pour examen
d'ici août 2024.

 Les pays en développement ont également négocié avec succès pour que le Conseil du
FDL soit doté de la personnalité juridique par un pays hôte et pour que le Fonds
devienne une entité opérationnelle du mécanisme financier dans le cadre de la
CCNUCC et de l'Accord de Paris.

 Le conseil d'administration est chargé d'élaborer un système d'allocation qui garantisse


un pourcentage minimum pour les PMA et les PEID, tout en prévoyant des garde-fous
pour éviter une concentration excessive de l'aide fournie par le Fonds à un pays, un groupe
de pays ou une région donné(e).
La décision de la CdP 28 permet au FDL de recevoir des fonds provenant d'un large éventail
de sources. La décision "exhorte également les pays développés Parties à continuer d'apporter
leur soutien et à encourager les autres Parties à apporter ou à continuer d'apporter leur soutien,
sur une base volontaire, aux activités visant à remédier aux pertes et aux préjudices".
L'interprétation de ce texte reste controversée, les pays en développement l'interprétant comme
signifiant que le soutien est uniquement volontaire pour les pays en développement, tandis que les
pays développés l'interprètent comme signifiant que le soutien est volontaire à la fois pour les pays
en développement et les pays développés.

Réseau de Santiago
Lors de la CdP 28, le consortium conjoint de l'Office des Nations Unies pour la Réduction des
Risques de Catastrophes (UNDRR) et du Bureau des Nations Unies pour les Services d'Appui aux
Projets (UNOPS) a été sélectionné comme hôte du Secrétariat du Réseau de Santiago. Le texte de
la décision de la CdP 28 inclut les demandes clés des PEID et des PMA sur a) la présence régionale
et les points d'accès au réseau ; b) l'inclusion d'un large éventail d'assistance technique pour les
pertes et les préjudices ; et c) les mécanismes d'accès qui prennent en compte les contraintes de
capacité des PEID et des PMA.
Les membres du Conseil consultatif du Réseau de Santiago ont été nommés par les groupes
régionaux et les circonscriptions avant la première réunion du Conseil consultatif qui a eu lieu du
18 au 20 mars 2024. Au cours de cette réunion, Genève, en Suisse, a été choisie pour accueillir le
siège du secrétariat du réseau de Santiago. Le plan de travail et le budget annuel estimé pour 2024
ont été discutés et adoptés, ainsi que d'autres éléments décrits dans le texte de la décision ici.

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Principaux résultats du SB60 sur les pertes et préjudices

Revue du WIM
Lors du SB60, les Parties ont convenu des termes de référence (ToR) pour l'examen du Mécanisme
international de Varsovie (MIV) 2024 qui sera effectué lors du SB61 à Bakou et transmettra les
résultats aux organes directeurs ou aux organes pertinents pour examen. Les Parties et les autres
Parties prenantes sont invitées à soumettre leurs observations d'ici le 16 octobre, conformément
aux termes de référence, afin de contribuer à l'examen. Les Parties ont été invitées à consulter leur
point de contact pour les pertes et préjudices lors de la présentation de ces soumissions.
Plusieurs demandes ont été adressées au Secrétariat, notamment pour : (i) préparer un rapport de
synthèse des soumissions des Parties et des autres Parties prenantes pour servir de contribution
à l'examen du WIM de 2024 ; (ii) préparer un document de référence sur les décisions et mandats
pertinents, les dispositions institutionnelles relatives aux pertes et préjudices, les progrès de la mise
en œuvre du plan de travail du Comité exécutif du WIM et les plans d'action de ses groupes
d'experts, de ses groupes d'experts techniques et de son équipe spéciale, les progrès de
l'opérationnalisation du réseau de Santiago et la mise en œuvre, dans le cadre du WIM, des
mandats et des recommandations découlant de l'examen du WIM de 2019, ainsi que les résultats
pertinents du premier GST ; (iii) organiser un événement pour faciliter le partage des points de vue
des Parties prenantes et des non-Parties au début du SB61 afin de fournir des contributions à
l'examen de 2024.

Dialogue de Glasgow
Le troisième et dernier dialogue de Glasgow a porté sur la manière de renforcer la collaboration et
la coordination entre les institutions chargées du développement durable. Les Parties ont échangé
leurs points de vue sur l'importance d'une synergie entre les relations et les mandats du comité
exécutif du WIM, du réseau de Santiago, du fonds pour les pertes et les préjudices et des accords
de financement plus larges pour les pertes et les préjudices. Les Parties ont réfléchi à la décision
de la CDP 28 sur les dispositions et le fonds de financement des pertes et préjudices et à la décision
d'organiser un dialogue annuel de haut niveau sur les dispositions de financement des pertes et
préjudices. Les réflexions issues de ces sessions alimenteront les délibérations du conseil
d'administration du Fonds pour les pertes et préjudices (CAFPP) et son mandat de co-convoquer
ce dialogue avec le Secrétaire général de l'ONU à partir de 2024.
Les pays en développement Parties ont profité du dernier dialogue de Glasgow pour renforcer
l'espoir d'une capitalisation rapide du Fonds, la nécessité de mieux suivre la mise en œuvre du
financement du développement durable, la nécessité d'inclure les océans dans les dialogues sur le
développement durable et la nécessité d'un sous-objectif relatif aux pertes et préjudices dans le
cadre du NCQG. Les petits États insulaires en développement (PEID) et les pays les moins avancés
(PMA) ont insisté sur la nécessité de reconnaître pleinement les circonstances particulières des
PEID et des PMA et, en particulier, sur l'importance de garantir un plancher d'allocation équitable
pour les PEID et les PMA dans le cadre du système d'allocation du Fonds de développement local.
Avec la conclusion du dialogue de Glasgow, l'attention va maintenant se porter sur le dialogue
annuel de haut niveau sur les modalités de financement des pertes et préjudices, qui sera une
plateforme annuelle permanente de discussion de haut niveau entre les principaux représentants
des institutions financières, des fonds et des agences des Nations unies afin d'améliorer la
cohérence, la coordination et la complémentarité du financement mis à disposition pour minimiser
et traiter les pertes et préjudices dans le cadre de la CCNUCC et en dehors de ce cadre.

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La graphique ci-dessous donne un aperçu des évolutions sur les pertes et préjudices.

Elaboration d’un plan de


Intégration aux Négociations Travail Technique Initial travail Initial

CdP13 CdP16 CdP17 CdP18 CdP13


2007 2010 2011 2012 2007
Considération sur Programme de travail Partage des Accord sur le role Considération sur les
les moyens de sur les P&P établi connaissances de la CdP pour moyens de répondre aux
répondre aux sur les P&P et répondre aux P&P pertes et Préjudices
pertes et synthèse (P&P)
Préjudices (P&P)

Mise en œuvre du programme de 2ans Mise en œuvre d’un plan quinquennal


initial coulissant

CdP20 CdP21 CdP22, CdP23, CdP24, CdP25,


2014 2015 2016 2017 2018 2019
Eviter, minimiser Lancement de -Endossement des -Examen du MIV
Approbation du Revue du MIV recommandations (prochain examen en
et répondre aux la plateforme
plan de travail
P&P inscrits des Fiji pour la sur les 2025 puis tous les
et organisation déplacements liés 5ans par la suite)
dans l’Accrord reduction des
du ComEx au climat -Création du Réseau
de Paris risques de
catastrophes -Accord sur les de Santiago
Lignes directrices Etablissement d'un
pour la mise en nouveau groupe
oeuvre de l’Accord d'experts sur l'action
de Paris et le soutien

CdP26, 2021 CdP27 2022- CdP28


2022 2023 2023
Renforcement du Réseau de - Renforcement du -Renforcement du Réseau -Poursuite et finalisation
Santiago en décidant de ses Réseau de Santiago en de Santiago en décidant des discussions relatives
fonctions et du processus décidant de son de ses fonctions et du à la gouvernance du MIV
d'élaboration de ses organisation et de son processus d'élaboration -Poursuite des travaux
arrangements institutionnels de ses arrangements
mandat relatifs aux modalités de
-Creation du Dialogue de institutionnels
Glasgow visant à examiner les -Lancement de travaux financement susvisées
relatifs aux modalités de -Creation du Dialogue de
modalités de financement des
financement permettant Glasgow visant à
activités liées aux pertes et
de faire face aux pertes et examiner les modalités de
préjudices, lequel se tiendra
chaque année pendant la préjudices liés aux effets financement des activités
première session de l'OSMOE néfastes des liées aux pertes et
et s'achèvera à sa 60e session changements climatiques, préjudices, lequel se
(juin 2024) qui ont trait notamment tiendra chaque année
aux moyens de, qui pendant la première
remédier aux portes et session de l'OSMOE et
prejudices s'achèvera à sa 60e
-création d'un Comité de session (juin 2024)
transition

Etapes clés liées aux pertes et préjudices dans les négociations

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2.6. Transition juste
Après des négociations controversées et une forte pression de la présidence de la CdP 28 pour
combler les divergences, les Parties ont pu adopter une décision à l'arraché à la CdP 28 pour rendre
opérationnel le programme de travail de transition juste des EAU, initialement établi à Charm-el-
Sheikh lors de la CdP 27, dans le cadre du paquet de Consensus des Emirates Arabe Unis (décision
3/CMA.5).
En outre, la première table ronde ministérielle annuelle de haut niveau sur la transition juste s’est
tenue pendant la CdP 28.
La décision finale détaille un programme de travail de trois ans avec un large champ d'application
et diverses possibilités de contribution et d'engagement sur le sujet, avec les éléments clés
suivants:

 Calendrier du programme de travail - établissement d'un programme de travail triennal. Les


Parties sont convenues de commencer immédiatement le programme de travail sur la
transition juste, avec un examen de l'efficacité et de l'efficience du programme de travail et
d'envisager sa poursuite lors de la CMA.8 en novembre 2026.

 Objectif : examiner les moyens d'atteindre les objectifs de l'Accord de Paris énoncés à
l'article 2, paragraphe 1, dans le contexte de l'article 2, paragraphe 2. Il s'agit d'un point
d'ancrage important pour s'assurer que les discussions restent centrées sur la réalisation
de l'objectif de température de l'Accord de Paris, ce qui est essentiel pour les petits États
insulaires en développement.

 Champ d'application - un champ d'application large qui couvre, entre autres, les voies à
suivre pour atteindre les objectifs de l'Accord de Paris, l'espace de discussion des
questions socioéconomiques associées à une transition juste, les liens avec le
développement durable et l'éradication de la pauvreté, les approches visant à renforcer
l'adaptation et la résilience climatique au niveau national et international, la transition juste
de la main-d'œuvre et la création de travail décent et d'emplois de qualité, et les approches
inclusives et participatives des transitions justes qui ne laissent personne de côté.

 Dispositions institutionnelles et modalités - mise en place d'une modalité formelle selon


laquelle le programme de travail sur les voies de transition juste doit être organisé sous la
direction de l'OSCST et de l'OSMOE par l'intermédiaire d'un groupe de contact conjoint.
Au moins deux dialogues sur la transition juste seraient organisés chaque année dans le
cadre du programme de travail, à partir de juin 2024, et un avant la CdP 29 (novembre 2024),
tous deux en format hybride.

 Contributions - la décision de la CdP a invité les Parties, les observateurs et les autres
Parties prenantes non Parties à soumettre leurs points de vue sur les travaux à entreprendre
dans le cadre des dialogues, ainsi que sur les thèmes possibles des dialogues, avant le 15
février de chaque année à partir de 2024, ainsi que des contributions sur les opportunités,
les meilleures pratiques, les solutions exploitables, les défis et les obstacles liés aux thèmes
des dialogues, au plus tard quatre semaines avant chaque dialogue.

 Liens avec d'autres chantiers et résultats - un rapport résumant les informations sur les
activités du programme de travail servira de base au deuxième bilan mondial.

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Principales questions soulevées par les PMA
Pour les PMA, l'accent mis sur la reconnaissance des divers contextes, besoins et priorités des
pays membres lors de l'examen du concept de transition juste a été au cœur de l'approche du
groupe. Dans cette optique, la principale demande des PMA était que l'inclusion et la
reconnaissance des besoins et des circonstances spécifiques des PMA soient explicitement
reflétées dans le texte de la décision. En outre, la position comprenait la garantie d'un programme
de travail à durée indéterminée avec des révisions périodiques pour refléter la nature continue de
la transition juste. La transition juste étant un sujet évolutif pour les PMA, il a également été
recommandé de définir clairement le champ d'application, tout en prévoyant une marge de
manœuvre pour les sujets et développements futurs jugés nécessaires dans le cadre du champ
d'application. Plus important encore, le soutien à la mise en œuvre des activités liées à la transition
juste reste essentiel pour les PMA.
Bien que le résultat du programme de travail sur la transition juste lors de la CdP 28 ait été favorable
aux PEID et aux PMA étant donné qu'il est établi dans le contexte de la réalisation des objectifs de
l'Accord de Paris décrits à l'article 2.1, dans le contexte de l'article 2.2 et de la reconnaissance de
la nécessité de traiter les domaines prioritaires pour les PEID tels que l'adaptation et la résilience
climatique ainsi que la reconnaissance des "besoins spécifiques et des situations spéciales" des
PMA en ce qui concerne le financement et le transfert de technologie.

Principaux résultats du SB60 sur les voies de transition équitables


Le premier dialogue annuel mandaté dans le cadre du programme de travail s'est tenu les 2 et 3
juin sur le thème des "voies de transition justes pour atteindre les objectifs de l'Accord de
Paris par le biais des CDN, des PNA et des LT-LEDS". Le dialogue s'est déroulé sous la forme
de trois sessions en petits groupes, chacune se concentrant sur un sous-thème, avec des
présentations de mise en scène et des interventions brise-glace lors de chaque session :

 Groupe de discussion 1 : Approches inclusives et expérience en matière d'intégration de


voies de transition équitables dans les CDN, les PAN et les SDLC

 Groupe de discussion 2 : Cohérence politique pour la mise en œuvre des parcours de


formation conjointe Identification des besoins de soutien et engagement des partenaires de
soutien

 Groupe de discussion 3 : Explorer d'autres possibilités de coopération internationale pour


une transition juste
Alors que les PEID et les PMA ont participé à l'ensemble du dialogue de deux jours, un sentiment
général de mécontentement s'est dégagé parmi les Parties concernant le format inefficace du
dialogue. Le G77 et la Chine se sont en outre inquiétés de l'incapacité du dialogue à alimenter les
négociations, étant donné qu'il s'est tenu en même temps que le SB60 et non "avant", comme
décidé à Dubaï, tandis que certaines Parties ont également exigé une plus grande transparence et
un rôle accru des Parties dans la sélection des thèmes.
Lors du SB60, les Parties devaient entamer des discussions sur les éléments inclus dans le champ
d'application du programme de travail sur les voies de transition justes, en vue de recommander
un projet de décision à chaque CdP, de 2024 à 2026.

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Lors de la réunion du groupe de contact conjoint qui a suivi le dialogue, les discussions se sont
fortement concentrées sur l'affinement des modalités du dialogue, y compris le format, la sélection
des sujets, le calendrier et les résultats des dialogues. Le G77 et la Chine ont proposé l'ajout d'un
rapport de synthèse informel à la suite de chaque dialogue, en plus du rapport annuel prévu dans
la décision de la CdP 28. Les PMA, ainsi que d'autres groupes au sein du G77, ont insisté pour que
le deuxième dialogue se tienne entre les sessions afin de permettre aux Parties d'absorber les
résultats du dialogue et de se coordonner avant d'arriver à Bakou. Cette proposition s'est heurtée
à une forte opposition de la part des pays développés, qui ont invoqué des contraintes budgétaires.
Une autre proposition clé du G77 et de la Chine était de créer un plan de travail pour le programme
de travail en se concentrant sur les éléments du paragraphe 2 de la décision de la CdP 28.
Dans les derniers instants, un effort mené par les PMA a permis l'adoption d'un projet de
conclusions. Les PEID et les PMA ont joué un rôle constructif en veillant à ce que les progrès
accomplis lors des sessions extraordinaires soient transmis à Bakou et ont travaillé en étroite
collaboration avec toutes les Parties pour parvenir à un consensus, tout en évitant soigneusement
toute tentative de bloquer les progrès sur le programme de travail. La deuxième version du texte
du projet de décision préparé par les coprésidents a également été transmise sous la forme d'une
note informelle, parallèlement au projet de conclusions, après qu'un compromis a été trouvé avec
le groupe arabe et les pays les moins avancés sur l'ajout de nouvelles soumissions avant la CdP29.

2.7. Technologie
Le rapport annuel conjoint (RAC) du Comité exécutif sur la technologie (CET) et du Centre et réseau
des technologies climatiques (CTCN) a été le seul point de l'ordre du jour relatif à la technologie
examiné lors de la CdP 28. Le RAC a été examiné dans le cadre de quatre points de l'ordre du jour,
à savoir l'ordre du jour 15 de l'OSMOE, l'ordre du jour 11 de l'OSCST, l'ordre du jour 9 de la CdP
et l'ordre du jour 11 du CMA. La CdP 28 a également examiné les projets de décisions et de
recommandations de l'OSMOE et l'OSCST issus du SB58 tenu en juin, où le point de l'ordre du
jour relatif à la technologie dans les liens entre le mécanisme technologique (TM) et le mécanisme
financier (FM) a été examiné et un accord a été conclu sur les projets de recommandations pour
examen par la CdP 28, y compris le processus et les délais pour poursuivre les délibérations sur le
point de l'ordre du jour. Les questions technologiques ont également été examinées dans le cadre
d'autres points de l'ordre du jour de la CdP 28, notamment l'ordre du jour relatif à l'inventaire
mondial. En outre, lors de la CdP 28, le CET et le CTCN ont organisé trois événements parallèles
sur la coopération et l'innovation, l'intelligence artificielle et la préparation numérique.
Les principaux résultats de la CdP 28 en matière de technologie sont les suivants :

 la mise en place d'un programme de mise en œuvre des technologies dans le cadre des
résultats du GST.

 se félicite du RAC et des progrès réalisés dans la mise en œuvre du programme de travail
commun du mécanisme technologique.

 se félicite de la coordination et de la collaboration entre la CET et le CTCN, ainsi que des


efforts visant à impliquer et à renforcer les entités nationales désignées de la MT.

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 prend note de l'initiative du MT sur l'intelligence artificielle en tant qu'outil permettant
d'intensifier l'action transformatrice en faveur du climat tout en tenant compte des défis et
des risques, et se félicite du lancement du défi de l'intelligence artificielle visant à mettre
l'intelligence artificielle au service de l'action en faveur du climat.

 note les obstacles, les lacunes et les défis existants en matière de développement et de
transfert de technologies, et lance un appel urgent pour y remédier.

 se félicite du renforcement de la collaboration entre le MT et le MF et du financement mis à


disposition pour le développement et le transfert de technologies.

 se félicite de l'établissement d'un bureau de liaison technologique en Corée.

 Ratifie les recommandations du SB58 sur les liens entre le MT et le MF, y compris le
processus et les délais pour les délibérations ultérieures sur le point de l'ordre du jour.
La question des liens entre le mécanisme technologique et le mécanisme financier a été très
controversée par le passé. En fait, la règle 16 a été appliquée lorsqu'il n'était pas possible de
parvenir à un accord. Lors du SB58, les Parties ont finalement réussi à se mettre d'accord sur un
projet d'accord qui a été adopté par les Parties lors de l'OSMOE 58 en tant que FCCC/SBI/2023/L4.
Lors de la CdP 28, les Parties ont adopté les recommandations du l'OSMOE 58.
La CdP 28 a adopté une décision qui invite les Parties et les Parties prenantes concernées à
soumettre leurs points de vue sur le maintien et le renforcement de la collaboration et de la
coopération entre le mécanisme technologique et le mécanisme financier, y compris les liens entre
les mécanismes, d'ici le 1er février 2024. Les Parties et les Parties prenantes sont également
invitées à examiner sept questions directrices afin d'éclairer les soumissions. Sur la base des
soumissions reçues, le Secrétariat a été invité à préparer un rapport de synthèse qui sera examiné
lors d'un atelier en session en juin 2024. Lors du SB60, des discussions devaient être engagées sur
les soumissions, le rapport de synthèse et les résultats de l'atelier en vue de recommander un projet
de décision pour examen et adoption lors de la CdP 29.
Toujours lors de la CdP 28, dans le document final du premier bilan mondial, il a été convenu
d'établir un programme de mise en œuvre des technologies, soutenu entre autres, par les entités
opérationnelles du mécanisme financier afin de renforcer le soutien à la mise en œuvre des priorités
technologiques identifiées par les pays en développement et de relever les défis identifiés dans les
rapports annuels conjoints et la première évaluation périodique du mécanisme technologique.
En outre, un accord a été conclu sur l'importance de garantir la disponibilité et l'accès à un soutien
financier et au renforcement des capacités pour les pays en développement, en particulier les PEID
et les PMA, afin de mettre en œuvre et d'intensifier les mesures technologiques prioritaires, y
compris celles identifiées dans les évaluations des besoins technologiques, les plans d'action
technologiques et les stratégies de développement à long terme à faible émission de gaz à effet de
serre qui s'alignent sur les circonstances nationales.

Principaux résultats du SB60 sur la technologie


Lors du SB60, les Parties ont examiné les liens, la collaboration et la coopération entre le
mécanisme technologique et le mécanisme financier, en tenant compte des soumissions reçues,
du rapport de synthèse préparé par le secrétariat et de l'atelier en session.

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Les Parties n'ont pas été en mesure de conclure les discussions sur le projet de conclusions
concernant les questions de fond et ont convenu de poursuivre l'examen au sein de l'OSMOE 61
en vue de recommander un projet de décision pour examen et adoption lors de la CdP 29. Les
Parties ont convenu de tenir compte du document final du SB60 conformément au projet de texte
figurant sur le site web de la CCNUCC.
Nonobstant ce qui précède, un consensus s'est dégagé sur les points suivants :

 Accueillant favorablement les points de vue soumis par les Parties et les Parties prenantes
sur le maintien et le renforcement de la collaboration et de la coopération entre le
Mécanisme technologique et le Mécanisme financier, y compris sur les liens entre les
Mécanismes, ainsi que le rapport de synthèse préparé par le secrétariat.

 Se félicitant de l'atelier sur l'inventaire des liens entre le mécanisme technologique et le


mécanisme financier.

 Se félicitant du renforcement de la collaboration et de la coopération entre le mécanisme


technologique et le mécanisme financier.

 Reconnaissant que le renforcement de la collaboration entre les entités nationales


désignées, les autorités nationales désignées pour le Fonds vert pour le climat et les points
focaux opérationnels pour le Fonds pour l'environnement mondial est essentiel pour
améliorer les liens entre le mécanisme technologique et le mécanisme financier au niveau
national.

 Reconnaissant la nécessité de faire participer un large éventail de Parties prenantes, y


compris les secteurs public et privé, au renforcement des liens entre le mécanisme
technologique et le mécanisme financier
Les principaux points de divergence sont les suivants :

 Rappelant que les liens entre le mécanisme technologique et le mécanisme financier ont
pour but de garantir des ressources financières pour le développement et le transfert de
technologies et d'intensifier les actions dans ce domaine.

 Notant la mise en œuvre limitée des évaluations des besoins technologiques, les obstacles,
les lacunes et les défis persistants, et fournissant des orientations spécifiques au
mécanisme financier à cet égard.

 Quantifier les implications financières et budgétaires des décisions.

 Notant le manque d'informations et de données consolidées sur les liens entre le


mécanisme technologique et le mécanisme financier.
Encourager le Comité exécutif de la technologie, le Centre et le Réseau des technologies
climatiques, le Fonds pour l'environnement mondial et le Fonds vert pour le climat à prendre en
compte, lors de l'élaboration de leurs futurs stratégies, programmes ou plans de travail respectifs,
les priorités technologiques identifiées par les pays en développement dans leurs évaluations des
besoins technologiques, et les inviter à faciliter le soutien aux pays en développement pour le
renforcement des capacités et les processus de planification nationaux.

En ce qui concerne la décision sur le programme de mise en œuvre des technologies établi
conformément à la décision sur le bilan global, les Parties ont participé à une session de partage
d'informations organisée par la présidence de la CdP sur un premier échange de vues sur la portée,
la structure et les modalités du programme de mise en œuvre des technologies. Le graphique
suivant présente un résumé des évolutions liées aux technologies dans les négociations.
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Adoption de la CCNUCC : art. 4 constitue la Le Protocole de Kyoto (art. 10) réaffirme
base des discussions relatives à la
technologie et vise notamment l'atténuation 1992 1997 l'importance de la coopération et du
transfert des technologies
(art. 4.1(c)), l'appui (art. 4.5) et l'adaptation
(art. 4.8)
Création du Cadre du transfert de
Ateliers régionaux visant à analyser la nature
et la portée des besoins nécessaires en CdP technologies (Décision 4/CP.7) et du
Groupe d'Experts pour le Transfert de la
termes technologiques
17
Technologie (GETT) pour en faciliter
l'opérationnalisation

Le Programme Stratégique de Poznań sur le


transfert de technologies (PSP) (Décision Accords de Cancún : création du
4/CP.13) constitue l'aboutissement des
réflexions stratégiques et réunions de travail CdP CdP Mécanisme technologique (Décision 1/
CP16), composé du Comité exécutif de la
conduites par le GETT ; financé par le FEM, technologie (CET) et du Centre- Réseau des
il appuie les pays en développement dans
leurs activités liées aux technologies 13 16 technologies climatiques (CRTC)

Adoption de l'Accord de Paris, les questions


technologiques (art. 10) sont visées comme Adoption du Cadre technologique (Décision
un objectif transverse
Le CET et le CRTC concourront à
CdP CdP 15/CMA.1) découlant de Accord de Paris

l'application de l'Accord La mise en dudit cadre relève du CET et du


Lancement des travaux visant l'élaboration
du Cadre technologique (art. 10.4)
24 25 CRTC en collaboration avec la direction de
la CRA

Début de l'examen de l'alignement entre les Premier programme de travail conjoint du


processus relatifs à T'examen indépendant
du CRTC et à l'évaluation périodique de CdP CdP CET et du CRTC, pour in période 2023-2027
l'efficacité et du caractère adéquat de l'appui Poursuite des discussions sur les relevant du
fourni au Mécanisme technologique
25 27 Mécanisme technologique (CET of CRTC) et
les entités opérationnelles du Mécanisme
financier (FVC et FEM) relations entre les
Adoption du Pacte de Glasgow pour le climat organes
avec un chapitre dédié aux technologies (V)
et illustrant son importance transverse pour Conclusion de la première évaluation
l'adaptation (II), le financement de
l'adaptation (III), l'atténuation (IV), les pertes
CdP périodique réalisée en application du
paragraphe 69 de la décision 1/CP21
(convenu d'entamer la deuxième dévaluation
26
et préjudices (VI), la mise en œuvre (VII) et la
collaboration (VIII) A POSMOE 64 en 2026) et décision
d'examiner les principaux enjeux recensés
Poursuite de l'examen de l'alignement entre dans te cadre du bilan mondial
les processus relatifs à l'examen
indépendant du CRTC et à l'évaluation * Conclusions prospectives de L'OSMOE qui
périodique de l'efficacité et du caractère a décidé de poursuivre l'examen du
adéquat de l'appui fourni au Mécanisme programme stratégique de Poznan sur le
technologique transfert de technologies à sa 6te session
(novembre 2024)
Deuxième examen du CRTC

La mise en place d'un programme de mise en œuvre des technologies dans le cadre des
résultats de la TPS.

CdP Prend note de l'initiative du MT sur l'intelligence artificielle en tant qu'outil permettant
d'intensifier l'action transformatrice en faveur du climat tout en tenant compte des défis et

28 des risques, et se félicite du lancement du défi de l'intelligence artificielle visant à mettre


l'intelligence artificielle au service de l'action en faveur du climat.

Note les obstacles, les lacunes et les défis existants en matière de développement et de
transfert de technologies, et lance un appel urgent pour y remédier
Ratifie les recommandations du SB58 sur les liens entre le MT et le FM, y compris le
processus et les délais pour les délibérations ultérieures sur le point de l'ordre du jour.

Étapes clés liées aux technologies dans les négociations

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2.8. Renforcement des capacités
Les questions relatives au renforcement des capacités ont été examinées lors de la CdP 28 au titre
de quatre points de l'ordre du jour, à savoir l'ordre du jour 17 de l'OSMOE, l'ordre du jour 10 de la
CdP, l'ordre du jour 8 de la CMP et l'ordre du jour 12 de la CMA. Lors du SB58, un accord a été
trouvé sur les projets de décisions concernant les questions relatives au renforcement des
capacités dans le cadre de la Convention, du Protocole de Kyoto et de l'Accord de Paris.
Un accord a également été conclu sur les termes de référence pour le deuxième examen du Comité
de Paris sur le renforcement des capacités (PCCB). Les recommandations du SB58 ont été dûment
prises en compte lors de la CdP 28 sur les différents points de l'ordre du jour, y compris le rapport
technique annuel sur l'état d'avancement des travaux du PCCB. Les questions relatives au
renforcement des capacités ont également été examinées dans le cadre d'autres points de l'ordre
du jour de la CdP 28, notamment l'ordre du jour relatif à l'inventaire mondial.
Les principaux résultats en matière de renforcement des capacités sont les suivants :

 Réaffirme la décision de procéder à un deuxième examen des progrès réalisés par le PCCB
et de la nécessité de l'étendre.

 Adopte le mandat pour le deuxième examen du PCCB et invite les Parties et les Parties
prenantes à soumettre leurs points de vue sur le deuxième examen du PCCB.

 Accueille favorablement le rapport technique annuel de progrès du PCCB pour 2023 et invite
les Parties à examiner les recommandations et à prendre les mesures nécessaires.

 Reconnaît les progrès réalisés par le PCCB dans la mise en œuvre de son plan de travail
2021-2024 et invite les Parties à fournir un soutien et des ressources pour la mise en œuvre
du plan de travail.

 Note les lacunes et les besoins existants en matière de capacités dans les pays en
développement.
La CdP 28 a adopté une décision invitant les Parties et les Parties prenantes concernées à
soumettre leurs vues sur le deuxième examen du PCCB avant le 29 février 2024, sur la base du
mandat convenu, pour examen par le SB60 en juin 2024. Sur la base des soumissions reçues, le
Secrétariat a été prié de préparer un rapport de synthèse qui sera examiné par le SB60 et l'OSMOE
est prié d'entamer le deuxième examen du PCCB. En outre, il a été demandé au l'OSMOE d'achever
ses travaux sur le deuxième examen du PCCB lors du SB61 en vue de recommander un projet de
décision pour examen et adoption lors de la CdP 29.

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Principaux résultats du SB60 sur le renforcement des capacités
Lors des intersessions de Bonn, les Parties ont convenu d'un projet de conclusions et de
recommandations à la CdP 29 et à la CMA 6 sur le mandat du cinquième examen approfondi de la
mise en œuvre du cadre pour le renforcement des capacités dans les pays en développement, le
deuxième examen du Comité de Paris sur le renforcement des capacités et sur les questions
relatives au renforcement des capacités. Les Parties conviennent de:

 réaffirmer la décision de procéder au cinquième examen approfondi de la mise en œuvre du


cadre pour le renforcement des capacités dans les pays en développement et a adopté le
mandat annexé à la décision.

 inviter les Parties, les organes constitués au titre de la Convention, les entités chargées du
fonctionnement du Mécanisme financier, les représentants des processus pertinents au titre
de la Convention et les autres Parties prenantes non-Parties à soumettre, via le portail de
soumission, avant le 28 février 2025, leurs vues sur le cinquième examen approfondi de la
mise en œuvre du cadre pour le renforcement des capacités dans les pays en
développement, en se fondant sur le cadre de référence convenu.

 demander au secrétariat d'établir un rapport technique, sur la base des communications


reçues et des sources d'information mentionnées dans l'annexe, pour examen par l'Organe
subsidiaire de mise en œuvre à sa soixante-deuxième session.

 demander à l'OSMOE, à sa soixante-deuxième session, d'entreprendre le cinquième


examen approfondi de la mise en œuvre du cadre pour le renforcement des capacités dans
les pays en développement, conformément au mandat, en tenant compte des
communications reçues et du rapport technique.

 demander à l'OSMOE d'achever ses travaux sur le cinquième examen approfondi de la mise
en œuvre du cadre pour le renforcement des capacités dans les pays en développement au
titre de la Convention à sa soixante-troisième session en vue de recommander un projet de
décision sur la question pour examen et adoption par la Conférence des Parties à sa
trentième session.

 se féliciter du rapport de synthèse établi par le secrétariat sur la mise en œuvre du cadre
pour le renforcement des capacités dans les pays en développement et sur les travaux de
renforcement des capacités des organes créés en vertu de la convention et de son
protocole de Kyoto.

 prendre acte des progrès réalisés dans la mise en œuvre du cadre pour le renforcement des
capacités dans les pays en développement au titre de la convention, aux niveaux individuel,
institutionnel et systémique.

 réaffirmer que des besoins et des lacunes subsistent dans le traitement des questions
prioritaires identifiées dans le cadre pour le renforcement des capacités dans les pays en
développement, notamment en ce qui concerne les besoins et les lacunes des pays les
moins avancés et des petits États insulaires en développement en matière de capacités.

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 noter que des efforts supplémentaires sont nécessaires pour combler les lacunes et les
besoins actuels et émergents en matière de renforcement des capacités liés à la mise en
œuvre de l'accord de Paris dans les pays en développement qui ne relèvent pas du champ
d'application actuel du cadre de renforcement des capacités au titre de la convention.

 souligner l'importance du portail sur le renforcement des capacités et du forum de Durban


sur le renforcement des capacités en tant que moyens de partager efficacement et en
permanence des informations, des bonnes pratiques et des enseignements entre un large
éventail de Parties prenantes dans le cadre de la convention et en dehors de celle-ci.

 prendre note des résultats du treizième forum de Durban sur le renforcement des capacités
pour combler les lacunes et répondre aux besoins en matière d'accès au financement des
plans nationaux d'adaptation.

 féliciter du rapport de synthèse sur le deuxième examen du Comité de Paris sur le


renforcement des capacités.

 féliciter des progrès réalisés par le Comité de Paris sur le renforcement des capacités dans
la mise en œuvre de son plan de travail pour 2021-2024 et a décidé que les travaux du
Comité de Paris sur le renforcement des capacités seront guidés par les domaines
prioritaires énoncés dans l'annexe ;

 décider de proroger le Comité de Paris sur le renforcement des capacités pour une durée
de cinq ans et d'examiner ses progrès et la nécessité de le proroger lors de la onzième
session de la Conférence des Parties agissant comme réunion des Parties à l'Accord de
Paris.

 demander à l'OSMOE d'entamer, à sa soixante-huitième session, l'élaboration du mandat


du troisième examen du Comité de Paris sur le renforcement des capacités, en vue de
recommander une décision pour examen et adoption par la Conférence des Parties agissant
comme réunion des Parties à l'Accord de Paris à sa dixième session.

 demander au Comité de Paris sur le renforcement des capacités, lors de sa 9ème réunion,
d'élaborer un plan de travail pour la période de sa prorogation sur la base des domaines et
activités prioritaires énoncés dans l'annexe, pour examen par la Conférence des Parties
agissant comme réunion des Parties à l'Accord de Paris lors de sa septième session.

 demander au Comité de Paris sur le renforcement des capacités de rendre compte, dans
son rapport technique annuel, des travaux prévus dans le cadre de son plan de travail ainsi
que de l'état d'avancement, des résultats, de l'impact et de l'efficacité des activités prévues
dans son plan de travail.

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Adoption de la CCNUCC, art.6 (socle pour les
décisions et activités relatives au renforcement de Adoption du Protocole de Kyoto, art. 10 couvre le

1992
renforcement de capacités (recherche, éducation,
1992
capacités) vise notamment l’éducation, l’accès aux
informations, la participation de la société à formation des personnels et du renforcement des
l’action climatique et la formation des scientifiques, institutions dans les pays en développement)
ainsi que du personnel technique et de gestion

Adoption de cadres de référence pour le


CdP11/ La CRP rend applicables les cadres

CdP7
renforcement des capacités dans les pays en précités à la mise en œuvre du

CRP1
développement et les économies en transition Protocole de Kyoto (Décisions 29/
(Décisions 2/ CP.7 et 3/CP.7) CMP.1 et 30/CMP.1)

-Accord de Paris: le renforcement


des capacités (art. 11) est décrit comme un
Création du forum de Durban : forum annuel,
ouvert à tous, visant le renforcement des CdP CdP objectif transverse
-Décision 1/CP.21 met en place le

21
Comité de Paris sur le renforcement
capacités
17 des capacités (CPRC) et l'Initiative
de renforcement des capacités pour la
transparence (IRTC)

La CdP décide (Décision 9/CP.25) des domaines

CdP CdP
prioritaires du CPRC et des activités associées
Le CPRC continue à appuyer le renforcement des (annexe de la Décision); de proroger de cinq ans
capacités institutionnelles et techniques des pays le CPRC (examen à la CdP 30) et le mandate
en développement qui en feraient la demande,
avant et après 2020 (décision 18/CMA.1) 24 25 d'élaborer son plan de travail pour ces cing ans
(examen à la CdP 26) La CRA décide (Décision
3/CMA.2.) que le CPRC concourra à l'application
de l'Accord

-Les Parties et les institutions compétentes, selon

CdP CdP
que de besoin, sont invitees a apporter au CPRC Examen par la CdP et la CRA d'un deuxième
l'appui et les ressources nécessaires à l'exécution examen du CPRC. l'adoption du mandat pour ce
de son plan de travail pour 2021-2024
26 27
deuxième examen et le lancement d'un appel à
-La CRA se félicite du lancement de la boîte à contributions avant le 29 février 2024, pour
outils du CPRC, qui permettra d'évaluer les examen à la 600 session des organes subsidiaires
lacunes et besoins de renforcement des capacités (juin 2024)
pour mettre en œuvre l'Accord de Paris

Adopte le mandat pour le deuxième examen du PCCB et invite les parties et les parties prenantes
à soumettre leurs points de vue sur le deuxième examen du PCCB .

CdP Accueille favorablement le rapport technique annuel de progrès du PCCB pour 2023 et invite les
parties à examiner les recommandations et à prendre les mesures nécessaires.
28 Reconnaît les progrès réalisés par le PCCB dans la mise en œuvre de son plan de
travail 2021-2024 et invite les parties à fournir un soutien et des ressourcespour
la mise en œuvre du plan de travail.

Etapes clés liées au renforcement de capacités dans les négociations

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2.9. Recherche et observation systématique (RSO)
Pour l'AOSIS et le groupe des PMA, le RSO est un point important pour souligner les rôles critiques
que la science, en particulier telle qu'évaluée par le GIEC, et les informations provenant des réseaux
d'observation jouent pour informer le processus de la CCNUCC. Les demandes clés en 2024
étaient de refléter les résultats scientifiques pertinents et les besoins de recherche dans les
conclusions du RSO, y compris à partir du dialogue de recherche annuel mandaté, alors qu'il n'y
avait pas d'accent scientifique dédié au GIEC au SB60 par rapport aux sessions précédentes, car
il n'y avait pas de nouveau produit du GIEC.

Comme chaque année, un appel à contributions a été lancé sur les thèmes possibles du dialogue
sur la recherche. Samoa, au nom de l'AOSIS, et le Malawi, au nom du groupe des pays les moins
avancés, ont répondu à cet appel.

En dehors de la CCNUCC, le GIEC a tenu une séance plénière (GIEC-60) en janvier 2024 pour
décider de son programme de travail, décidant que trois rapports de groupes de travail, un rapport
spécial (sur le changement climatique et les villes), deux rapports méthodologiques (sur le
CDR/CCUS et sur les forçages climatiques de courte durée de vie) et un rapport de synthèse
seraient préparés au cours du cycle de son septième rapport d'évaluation (AR7).

Principaux résultats du SB60 sur le RSO


Au cours de la première période de session de chaque année, l'OSCST concentre son attention sur
la "recherche". Les sessions de juin comprennent toujours l'événement obligatoire du dialogue sur
la recherche.

La seizième réunion du dialogue sur la recherche (RD16) avait pour thème "Élaboration de nouvelles
CDN : transition vers un développement à faibles émissions et résilient", avec deux sous-thèmes
"Agir sur les résultats de l'inventaire mondial et s'aligner sur les priorités de l'UE".

1,5 C" et "Synergies et compromis avec le développement durable". Le RD16 a donné lieu à trois
présentations invitées. En raison du nombre record d'événements obligatoires, RD16 n'a duré que
deux heures et n'a pas comporté de session de posters. Le RD16 a alimenté les consultations
informelles du RSO.
Lors des consultations informelles, les Parties ont eu des points de vue différents, notamment sur
la manière de refléter le RD16, certaines Parties (PMA) souhaitant exprimer leurs préoccupations
quant à la manière dont le RD16 a été organisé et éviter de refléter toute science qui parlerait des
spécificités de l'atténuation et des CDN, tandis que d'autres (AOSIS, PMA et autres, y compris
l'AGN et le Chili dans une certaine mesure, les États-Unis, le Royaume-Uni et l'UE) souhaitaient
accueillir favorablement le RD16 et réitérer l'appel lancé au GIEC pour qu'il prenne en compte les
travaux menés dans le cadre de la CCNUCC afin d'éclairer ses travaux (c'est-à-dire viser
l'alignement sur le GST). Malgré les efforts du coordinateur du G77, aucune position du G77 n'a pu
être atteinte. Une politisation accrue peut être observée au sein de l'OSR dans le sillage de la
décision GST1 qui s'est fortement inspirée de l'AR 6 du GIEC, et des discussions en cours au sein
du GIEC sur la manière d'aligner l'AR7 sur le GST2.

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En conséquence, un grand nombre de huit consultations informelles ont eu lieu, et l'absence
d'accord n'a été évitée que de justesse à la dernière minute (règle 16). Les conclusions n'ont été
finalisées qu'entre un petit groupe de Parties, alors que la plénière de clôture du jeudi soir était déjà
en cours.

Malheureusement, aucun paragraphe substantiel sur les principaux résultats et besoins en matière
de recherche n'a pu être accepté. Les conclusions finales ne sont guère plus que procédurales :
elles saluent le début du AR7, encouragent le GIEC à continuer à fournir des informations
pertinentes et à améliorer l'inclusivité, et ne prennent note que du RD16.

Les Parties et les organisations concernées sont invitées à présenter, avant le 31 août 2024, leurs
points de vue sur les thèmes possibles et les moyens d'organiser la Journée d'information sur la
Terre 2024 au OSCST 61, et à présenter, avant le 14 mars 2025, leurs points de vue sur les thèmes
possibles du dix-septième dialogue sur la recherche au OSCST 62.

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3. EN ROUTE VERS BAKOU (CDP29, CMP19, CMA6,
OSMOE 61, OSCST 61)
Ce chapitre présente les principales thématiques de l’ordre de jour de la CdP 29, le point sur les
sujets de négociations, les priorités et enjeux et les points de discordes qui existent encore entre
les différents blocs de négociations avec un accent sur les PMA et les PEID.

3.1. Finance climatique


Les négociations financières seront au cœur de la CdP 29 et de la CMA6. Un programme chargé
est prévu pour le second semestre de l'année, qui exigera des délégations qu'elles se consacrent
à l'élaboration des positions, à la préparation des soumissions et à la participation aux ateliers
techniques.

L'un des principaux résultats attendus de la CdP 29 sera une décision sur le NCQG. Les travaux
sur ce sujet seront complexes, tant au niveau technique que politique, et plusieurs éléments seront
liés à d'autres points en cours de négociation et à des questions connexes, par exemple le fonds
des pertes et préjudices, la mise en œuvre du programme de travail relatif à l'objectif mondial en
matière d'adaptation et le niveau d'ambition pour la prochaine série de CDN.

En outre, les délégués financiers et les ministres devront s'engager sur plusieurs autres points de
l'ordre du jour financier, ce qui augmentera la pression du temps et mettra à rude épreuve les
capacités des délégations avant et pendant la CdP.

En fin de compte, étant donné que de nombreuses discussions dans le cadre du NCQG sont de
nature politique, elles seront abordées et adoptées au plus haut niveau politique. Les équipes climat
des PEID et des PMA devraient donc renforcer leur engagement politique en travaillant avec leurs
autorités nationales avant la CdP 29.

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Enjeu Description

Onzième dialogue Inviter les Parties, les organes constitués au titre de la Convention et de
d'experts l'Accord de Paris, les entités opérationnelles du Mécanisme financier, les
techniques (DET) et institutions de financement du climat, les observateurs et les organisations
troisième réunion d'observateurs, ainsi que les autres Parties prenantes, y compris du
dans le cadre du secteur privé, à communiquer leurs points de vue sur la onzième DET et
programme de la troisième réunion dans le cadre des travaux ad hoc. Dans le cadre de
travail annuel ces DET, les Parties et les autres Parties prenantes sont encouragées à
(MAWP- 3) partager leurs idées sur ce qui devrait être discuté lors de la onzième
réunion de la DET et de la troisième réunion dans le cadre du programme
de travail ad hoc, et sur le format à adopter.

Orientations pour le Les Parties à communiquer au secrétariat leurs vues et recommandations


Fonds pour sur les éléments d'orientation pour le Fonds pour l'environnement mondial
l'environnement par l'intermédiaire du portail de soumission au plus tard 12 semaines avant
mondial (FEM) la vingt-neuvième session de la Conférence des Parties (novembre 2024).

Orientations pour le Les Parties sont invitées à communiquer au secrétariat leurs points de vue
Fonds pour et recommandations sur les éléments d'orientation pour le Fonds pour
l'environnement l'environnement mondial par l'intermédiaire du portail de soumission au
mondial (FEM) plus tard 12 semaines avant la vingt-neuvième session de la Conférence
des Parties (novembre 2024).

Orientations pour le Invite les Parties à soumettre au secrétariat leurs points de vue et
Fonds vert pour le recommandations sur les éléments d'orientation pour le Fonds vert pour
climat (FVC) le climat via le portail de soumission au plus tard 12 semaines avant la
vingt-neuvième session de la Conférence des Parties.

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3.2. Bilan mondial (GST)

Niveau international
Les petits États insulaires en développement et les pays les moins avancés doivent réfléchir à la
manière de procéder :

 Assurer un suivi et une mise en œuvre appropriés des résultats de la GST. Il est essentiel
d'établir des alliances entre les différentes questions thématiques. L'engagement avec le
Brésil sera important pour influencer et façonner le programme "Feuille de route pour la
mission 1.5".

 Inciter les pays à combler les lacunes contenues dans la décision elle-même et à concentrer
les actions nationales sur des initiatives alignées sur 1,5 Co

 Faire pression pour que des améliorations soient apportées au processus de la GST afin
d'obtenir un meilleur résultat pour la GST 2. Certaines recommandations dans ce sens
pourraient inclure

 Une meilleure utilisation de la phase d'évaluation technique avec un résultat qui est
réellement pris en compte lors de la phase politique des discussions et traduit dans
une annexe technique.

 Une prise en compte plus ciblée des rapports de synthèse lors de la phase
d'évaluation technique

 Un mandat renforcé pour le groupe de contact conjoint avec du temps supplémentaire


pour travailler entre les sessions

 Une approche plus structurée des réunions régionales et autres opportunités


régionales de contribuer au GST

 Une clarification du mandat du comité de haut niveau et amélioration de la structure


de l'examen à haut niveau des résultats du GST

Niveau national
Bien que les circonstances particulières et les contraintes de capacité des pays en développement
y compris les PMA aient été reconnues dans le contexte de la décision sur le GST, en tant que
Parties à l'accord de Paris, on s'attend toujours à ce que les PEID et les PMA réagissent aux
résultats du GST en actualisant les objectifs pour 2030 et en soumettant de nouvelles CDN
renforcées alignées sur 1,5o C et des stratégies à long terme de faibles émissions de gaz à effet de
serre.

Pour les PEID et les PMA, ce travail dépendra fortement de la disponibilité du soutien financier,
technique et de renforcement des capacités en temps opportun, conformément aux calendriers
mentionnés dans le GST et les décisions antérieures.

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Les PEID et les PMA devraient également envisager des dispositions pour se préparer à participer
au deuxième GST qui sera déjà en cours en 2026. La disponibilité des données des PEID et des
PMA pour le premier inventaire mondial a été limitée, notamment en raison de l'absence
d'informations dans les rapports biennaux sur la transparence et de l'engagement limité des PEID
et des PMA à l'égard des rapports biennaux de mise à jour. La préparation et le renforcement des
capacités pour soumettre ces rapports devraient donc être une priorité pour les PEID et les PMA
tout au long de l'année 2024 afin de combler les lacunes pour le deuxième bilan mondial. Pour que
les PMA et les PEID puissent pleinement mettre en œuvre leurs CDN actuelles, il est important
qu'ils disposent de ressources suffisantes pour atteindre les objectifs conditionnels décrits dans
leurs CDN.

Principales questions pour la CdP 29 sur le GST

 Dialogue annuel sur le GST concernant les liens avec la CDN

 Modalités pour le dialogue des Émirats Arabes Unis sur la mise en œuvre du GST

 Affinement des processus et des modalités du GST

 Feuille de route pour la mission 1.5 °C


La CdP 29 examinera aussi le rapport du dialogue annuel sur le GST.

3.3. Atténuation
3.3.1. Programme de travail sur l'ambition et la mise en œuvre des
mesures d'atténuation à Charm el-Cheikh (MWP)
Pour les PEID et les PMA, l'absence de résultat à Bonn au titre de la règle 16 met en évidence
l'importance de redoubler d'efforts pour créer une dynamique politique en matière d'atténuation
avant et pendant la CdP 29. Ceci est particulièrement important en ce qui concerne la présentation
par les Parties de CDN alignées sur 1,5o C et la mise en œuvre associée des éléments d'atténuation
du résultat du GST. La réponse des Parties en 2024 à ces questions sera fondamentale pour que
le chiffre de 1,5o C reste à portée de main.
L'interprétation et la mise en œuvre du "paquet énergie" du GST (1/CMA.5, paragraphes 28-29)
seront déterminantes à cet égard. Nous constatons déjà que certaines Parties s'appuient sur les
messages contradictoires et les lacunes de ces paragraphes pour justifier la poursuite de
l'expansion des combustibles fossiles et pour promouvoir des technologies (par exemple, le CSC)
dont la science nous dit qu'elles ne joueront qu'un rôle négligeable au cours de cette décennie
cruciale. La défense de l'importance des CDN actualisés et nouveaux contenant des objectifs
alignés sur 1,5o C, associée à une explication claire de la manière dont les éléments d'atténuation
du résultat du GST sont intégrés (par exemple, la transition vers l'abandon des combustibles
fossiles), seront des domaines importants de l'attention politique.

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Les nouvelles CDN doivent être présentées 9 à 12 mois avant la CdP 29, c'est-à-dire entre
novembre 2024 et février 2025 (voir 1/CMA.5, paragraphe 166). Il sera donc important que les PEID
et les PMA s'engagent, s'expriment et soient tournés vers l'avenir tout au long de l'année et lors de
la CdP 29 afin d'aider à définir l'ambition et la mise en œuvre des mesures d'atténuation (Climate
Analytics, 2023) 29

En ce qui concerne le MWP, les PEID et les PMA ont également la possibilité de faire preuve d'un
engagement fort au cours du second semestre 2024 lors du quatrième dialogue mondial et de
l'événement axé sur l'investissement (dates/lieu encore à annoncer), et de continuer à plaider en
faveur d'une décision de fond (et pas seulement de procédure) sur le MWP lors de la CDP 29. Cela
sera important pour la crédibilité, la direction et la contribution du MWP, le soutien nécessaire et
les contraintes dans la mise en œuvre des résultats en matière d'atténuation, y compris dans son
rôle de contributeur à la mise en œuvre du TPS.

Enfin, il sera important pour les PEID et les PMA d'identifier les liens avec d'autres domaines
thématiques afin de renforcer les messages sur l'ambition en matière d'atténuation (y compris les
CDN alignées sur 1,5o C) dans le cadre de différents points de l'ordre du jour et d'événements
mandatés, et d'intégrer les priorités et les messages clés sur l'atténuation dans les réunions de
haut niveau, les engagements politiques et les médias.

3.3.2. Coopération internationale à travers l’Article 6 de l’Accorde de Paris


En l'absence d'une décision sur l'article 6.2 à l'issue de la CdP 29, les Parties souhaitant s'engager
dans des approches coopératives, disposeront de moins d'indications sur la manière de le faire.
Celles qui s'engagent déjà dans l'article 6.2 n'auront pas de format électronique convenu pour les
aider à déclarer leurs transactions. Si les Parties déclarent dans un format de leur choix, ce que
certaines ont déjà fait, cela nuira à la transparence, à la cohérence et à la comparabilité. En outre,
les questions particulièrement importantes pour les PEID et les PMA ne seront pas abordées en
l'absence d'adoption d'un AEF qui fasse référence au SOP, à l'OMGE et au risque d'inversion, et
qui distingue les réductions d'émissions des absorptions.
L'atelier intersession sur les articles 6.2 et 6.4 était très important pour faire avancer les travaux sur
l'ensemble des questions ouvertes.
Autorisation tardive des A6.4ER "contribution à l'atténuation" : le groupe africain de Dubaï a
demandé une formulation qui permettrait aux Parties hôtes d'autoriser ultérieurement les A6.4ER
qui ont été précédemment émises en tant qu'unités non autorisées ("contributions à l'atténuation
A6.4ER" ou "MCU"). Cette proposition soulève un certain nombre de préoccupations politiques et
pratiques, car elle peut créer des incitations perverses, des lacunes ou saper la valeur pratique du
PON pour lever des fonds pour l'adaptation. Par exemple, actuellement, les déductions pour le
SOP de 5 % et l'OMGE de 2 % sont effectuées au moment de l'émission de toutes les unités, mais
les ajustements correspondants pour ces unités déduites ne sont déclenchés que lorsque ces
unités sont des unités autorisées. Permettre aux Parties de retarder l'autorisation peut augmenter
la part des A6.4ER non autorisées qui sont émises dès le départ, laissant le Fonds d'adaptation
recevoir des A6.4ER non autorisées dans les 5 % mis en réserve. La valeur de ces unités sera bien
inférieure à celle des unités liées aux ajustements correspondants. Il sera impossible de récupérer
cette valeur si l'autorisation intervient tardivement dans le cycle de la CDN. Étant donné que le POS

29
[Link]

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pour le Fonds d'adaptation et l'OMGE sont les principaux avantages que les PEID et les PMA
espèrent tirer du fonctionnement du mécanisme de l'article 6.4, ces groupes voudront examiner
très attentivement les incitations et les implications créées par cette proposition, qui aurait un
impact négatif sur le POS. Le même résultat pourrait être obtenu en retardant les demandes de
délivrance jusqu'à ce que les Parties hôtes soient certaines qu'elles souhaitent voir délivrer soit des
A6.4ER autorisés, soit des MCU non autorisés.
Registres : Les Parties continuent à débattre de la question de savoir si les A6.4ER resteront dans
le registre de l'article 6.4 ou si les A6.4ER autorisés peuvent être transférés au registre international.
Cette question est liée à la divergence de vues mentionnée à l'article 6.2 sur la question de savoir
si le registre international contiendra des unités ou seulement des montants comptabilisés -
informations tirées d'autres sources.
Contribution de la part des recettes au Fonds d'adaptation : Le Groupe des PMA et l'AOSIS
ont exploré des solutions potentielles pour traiter l'exemption demandée par le Groupe des PMA
pour permettre aux PMA qui accueillent des activités PACM de diriger les 5% SOP vers un fonds
national d'adaptation au lieu du Fonds d'adaptation. Il convient de noter que les projets des PEID
et des PMA ont déjà été exemptés de l'ensemble des dépenses administratives dans le cadre du
PACM, y compris les frais d'émission (dont 3 % seraient normalement versés au Fonds
d'adaptation). Le premier examen du POS est prévu pour 2026 en vertu de la décision 3/CMA.3 et
a pour objectif d'optimiser le montant des ressources destinées au Fonds d'adaptation.
Activités de boisement et de reboisement du MDP (A/R) - Le Brésil cherche à faire passer une
catégorie supplémentaire d'activités du MDP au mécanisme de l'article 6.4. Historiquement, les
PEID et les PMA ont fait pression pour limiter la transition des activités et des unités du MDP vers
l'article 6. En l'absence de décision de la CMA, cette catégorie d'activités n'est actuellement pas
autorisée à passer au mécanisme de l'article 6.4. En outre, les activités d'A/R dans le cadre du
MDP étaient également uniques, dans la mesure où elles conduisaient à des crédits qui n'étaient
que temporaires par nature et qui devaient être remplacés. Par la décision 1/CMP.18, à Dubaï, la
CMP a reconnu que le Conseil exécutif du MDP avait convenu, lors de sa 118e réunion, qu'il n'était
pas techniquement possible d'autoriser la soumission de demandes d'enregistrement, de
délivrance et de renouvellement dans le cadre des mesures temporaires qu'il avait adoptées pour
la période post-2020 pour d'autres types d'activités. En effet, contrairement aux activités non-A/R,
les modalités et procédures relatives aux activités A/R dans le cadre du MDP ont été spécifiées
explicitement pour chaque période d'engagement du protocole de Kyoto (CP1 et CP2). Et il n'y a
pas de période d'engagement post-2020 au titre du protocole de Kyoto. Voir CDM-EB118-AA-A04
et la décision 1/CMP.18, paragraphe 7.
Jusqu'à présent, le programme de travail de l'article 6.8 n'a pas offert d'avantages très
tangibles aux Parties et n'a pas généré beaucoup de nouvelles informations. Toutefois, si
les Parties souhaitent mettre en avant des approches non commerciales particulières,
elles peuvent les soumettre à la plate-forme NMA. Les Parties peuvent également utiliser
le processus de soumission pour demander des résultats plus substantiels dans le cadre
de la deuxième phase du programme de travail.

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3.4. Adaptation
Où en sommes-nous avec l’Objectif Mondial de l'Adaptation (OMA) ?

Source : Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC)

Bien que les progrès globaux aient été mitigés au SB60 en ce qui concerne les points de l'ordre du
jour relatifs à l'adaptation, l'adoption d'une voie claire pour le programme de travail UAE-Belém a
constitué une étape importante.
L'accord sur les modalités du programme de travail UAE-Belém est un résultat important qui
permettra d'entreprendre des travaux sur l'élaboration d'indicateurs entre les sessions avant
Bakou. Il n'a pas encore été décidé si les moyens de mise en œuvre seraient inclus comme
indicateur pour mesurer les progrès en matière d'adaptation, qui reste une priorité pour les pays en
développement, y compris les PEID et les PMA.
La première étape du travail d'élaboration des indicateurs consistera à soumettre des
informations sur les indicateurs existants, en rapport avec les objectifs fixés dans le cadre de
l’OMA. Il s'agit d'une opportunité clé pour les PEID et les PMA d'influencer le type d'informations
et d'indicateurs qui fonctionnent bien dans leurs contextes nationaux et régionaux. Les informations
peuvent porter sur les indicateurs existants que les pays, les régions ou les organisations utilisent,
ainsi que sur les méthodologies associées, et sur l'état de préparation des données des pays pour
rendre compte de ces indicateurs. En outre, c'est l'occasion pour les Parties et les organisations
de suggérer les lacunes actuelles et les domaines anticipés dans lesquels de nouveaux indicateurs
pourraient devoir être développés.

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Les informations sur les indicateurs ont été soumises le 30 de juillet 2024, par les Parties et les
parties prenantes non-Parties, y compris les organes constitués pertinents, les organisations et les
agences spécialisées des Nations Unies, et d'autres organisations pertinentes de toutes les régions
géographiques.
Après la présentation des informations existantes sur les indicateurs, les présidents des organes
subsidiaires convoqueront un groupe d'experts sur la base des suggestions/nominations des
Parties. Ces experts entreprendront une compilation et une cartographie des indicateurs. Les
Parties examineront ensuite le travail du groupe d'experts lors d'un atelier hybride avant la CMA 6
et la CdP 29, probablement en septembre. À Bakou, les Parties auront la possibilité de
recommander aux experts techniques d'entreprendre des travaux supplémentaires si nécessaire.
En ce qui concerne les autres points de l'ordre du jour, les progrès réalisés de haute lutte sur les
PNA seront poursuivis lors de la CdP 29. Les négociations sur les PNA se sont conclues par un
texte complet joint aux conclusions sous la forme d'une note informelle. Cette note informelle ne
constituera pas la seule base de négociation de la CdP 29, mais elle pourra servir de point de
départ. Il est important que le texte de la note informelle fasse fortement référence aux moyens de
mise en œuvre, et il sera important que les PEID et les PMA maintiennent l'élan pour faire progresser
la discussion sur les PNA, qui a été bloquée pendant un certain nombre d'années auparavant.
La CdP 29 devant se concentrer sur le financement de la lutte contre le changement climatique, les
liens entre l'adaptation et le financement devraient être considérés comme une priorité absolue.
Au cours des dernières sessions, les pays développés Parties ont suggéré que les discussions sur
les MoI pour l'adaptation soient abordées dans le cadre des négociations sur le nouvel objectif
collectif quantifié (NCQG). Étant donné que le NCQG devrait être finalisé lors de la CdP 29 à Bakou,
un nouveau plaidoyer en faveur de la prise en compte du MoI dans les points de l'ordre du jour
relatifs à l'adaptation, en particulier l’OMA, sera très pertinent. Garantir un financement adéquat
pour l'élaboration et la mise en œuvre des PNA, la mise en œuvre du cadre de l’OMA et la réduction
du déficit de financement de l'adaptation restent des domaines importants à prendre en compte
pour les PEID et les PMA.

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Enjeu Description

Recommandations Le paragraphe 10 des conclusions des SBs 60 demande aux


d'experts pour aider au présidents des SB de convoquer des experts techniques pour
travail technique dans le contribuer aux travaux techniques dans le cadre du programme de
cadre du programme de travail Émirats arabes unis-Belém.
travail des Émirats
arabes unis

Objectif global Les Parties prenantes, qu'elles soient ou non Parties, y compris les
d'adaptation organes constitués compétents, les organisations et les agences
spécialisées des Nations Unies et d'autres organisations compétentes
Programme de travail
de toutes les régions géographiques, à communiquer des informations
sur les indicateurs UAE-
sur les indicateurs existants utilisés aux niveaux local, national,
Belém
régional et mondial pour mesurer les progrès accomplis dans la
Cadre pour la résilience réalisation des objectifs visés aux paragraphes 9 et 10 de la décision
climatique mondiale 2/CMA.5, y compris, le cas échéant, des informations sur les
méthodologies associées et la disponibilité des données pour ces
indicateurs, ainsi que sur les lacunes identifiées et les domaines pour
lesquels l'élaboration de nouveaux indicateurs pourrait s'avérer
nécessaire.

Paragraphe 38 de la Les Parties sont invitées à soumettre leurs points de vue sur les
décision 2/CMA.5 questions liées au paragraphe 38 de la décision 2/CMA.5 via le portail
de soumission au plus tard six semaines avant le SB 61.

En route vers la CdP 29, plusieurs programmes de travail liés à l’adaptation doivent se prononcer
sur des objectifs plus ambitieux et s’y engager. Il s’agit notamment du Cadre des Émirats Arabes
Unis pour la résilience climatique mondiale, du Programme de travail Émirats Arabes Unis -Belém
axé sur les indicateurs, des discussions concernant le nouvel objectif collectif quantifié (NCQG) sur
le financement climatique et des plans nationaux d’adaptation.
Le graphique suivant décrit les étapes essentielles en cours et les tendances attendues d’ici la
CdP 29, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des négociations climatiques de l’ONU, pour garantir que
les efforts d’adaptation et de financement de l'adaptation et de la résilience climatique soient
efficaces, équitables et conformes aux besoins urgents des pays en développement vulnérables
dans un climat en évolution rapide.

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PROGRAMME DE TRAVAIL DES UAE-BELÉM

NOUVEL OBJECTIF COLLECTIF QUANTIFIÉ Mars - 12-15 mars : Réunion du comité d'adaptation
SUR LE FINANCEMENT CLIMATIQUE
- 18-19 mars : Forum sur l'adaptation par le comité
d'adaptation - Thème : Promouvoir des solutions pour
- 23-26 avril : 9ème dialogue d'experts techniques + atteindre l'objectif global d'adaptation : opportunités
1ère réunion dans le cadre du programme de travail Ad d'action et de collaboration
Hoc, Carthagène, Colombie Avril - 31 mars : Date limite pour la soumission par les parties
prenantes des modalités et des indicateurs pour le
PLANS NATIONAUX D’ADAPTATION
programme de travail
- 22-25 avril : NAP Expo, Dhaka, Bangladesh
- avril : Réunion d'experts pour évaluer les progrès
réalisés dans le processus de formulation et de mise en Mai PROGRAMME DE TRAVAIL DES UAE-BELÉM
œuvre des plans nationaux d'adaptation (PNA) - date à
- 15-17 mai : Atelier sur le programme de travail UAE-
SESSION DE BONN SUR LE CLIMAT SB60, Belém (ouvert aux observateurs)
3-13 JUIN - Mai : Synthèse des soumissions par le Secrétariat (date
Juin à confirmer)
- Accord sur les modalités du Programme de Travail
UAE-Belém sur les indicateurs (c'est-à-dire le plan de
travail, le calendrier, les contributions, la participation des
parties prenantes)
- Cadre des UAE pour la résilience climatique
mondiale - questions clés : inclusion des principes Juillet
d'équité, objectif pour les moyens de mise en œuvre,
point de l'ordre du jour sur l'AGC, etc. AUTRES ÉVÉNEMENTS MULTILATÉRAUX
- Plans Nationaux d'Adaptation - questions clés :
élaboration de PAN pour les pays qui ne l'ont pas encore - Cinquième conférence mondiale sur le renforcement
fait, moyens de soutien à la mise en œuvre, intégration Août
des synergies entre l'accord de Paris et le programme
avec les objectifs du FGCR et les CDN. de développement durable à l'horizon 2030 - Brésil
- Programme de travail Ad Hoc sur le nouvel objectif (date à confirmer).
collectif quantifié en matière de financement climatique.

Septembre CDP 29, AZERBAIJAN, 11_24 NOVEMBRE

- Dialogue ministériel de haut niveau sur l'augmentation


PRE-CDP 29
du financement de l'adaptation
- Adoption d'un nouvel objectif collectif quantifié sur le
- Opportunité de créer des attentes pour des résultats
Octobre financement de la lutte contre le changement climatique,
forts en matière d'adaptation lors de la COP29 (date à
avec un sous-objectif sur l'adaptation
confirmer)
- Programme de travail UAE-Belém sur les indicateurs -
plan de travail pour 2025
- Cadre des UAE pour la résilience climatique mondiale -
Novembre questions clés : inclusion des principes d'équité, objectif
pour les moyens de mise en œuvre, point de l'ordre du jour
sur l'AGC, etc.
- Plans nationaux d'adaptation - questions clés :
élaboration de PAN pour les pays qui ne l'ont pas encore
fait, moyens de soutien à la mise en œuvre, intégration
Décembre avec les objectifs du FGCR et les CDN.
- Rapport du secrétariat de la CCNUCC sur l'adaptation
transformationnelle
- Synthèse des soumissions sur les modalités et les
indicateurs pour le programme de travail UAE-Belém

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Les attentes de la CdP29 pour le l’OMA incluent :

 Finaliser les questions en suspens sur les modalités du programme de travail de 2 ans des
Émirats arabes unis et de Belém

 Envisager l'inclusion d'indicateurs qui mesurent les moyens de mise en œuvre (MoI)

 Décrypter le paragraphe 38 de la décision de Dubaï

3.5. Pertes et préjudices


3.5.1. Fonds des pertes et préjudices (FPP)
Le Conseil s’est réuni quatre fois en 2024 pour élaborer des politiques opérationnelles liées à des
questions clés telles que l'accès, l'allocation, les sources de financement, les modalités de
financement, les instruments financiers, etc. Le Conseil du FPP s'est réuni pour la première fois
(B1) à Abu Dhabi du 28 avril au 2 mai. Les décisions prises par le Conseil lors de cette réunion sont
présentées dans la décision FLD/B.1/11 30.
Les Pays Moins Avancés (PMA) devront continuer à travailler pour obtenir des résultats solides sur
des questions prioritaires telles que les modalités d'accès, le "cadre d'équivalence fonctionnelle"
nécessaire pour permettre un accès direct aux ressources, et d'autres questions liées à la manière
dont les instruments financiers offerts par le fonds soutiendront les circonstances et les contextes
des PEID et des PMA. Les deux groupes ont négocié par le passé pour obtenir un accès simplifié
et rapide et un système d'allocation qui reflète de manière adéquate les circonstances uniques des
PMA et des PEID. Ils devront continuer à faire entendre leur voix dans les délibérations du conseil
d'administration, compte tenu de la remise en cause active du concept de "circonstances
spéciales" accordé aux PEID et aux PMA par certaines Parties dans le cadre des négociations de
la CCNUCC.
Les politiques élaborées par le FPP devront donner la priorité à la mobilisation des subventions et
tenir compte de la viabilité de la dette. Avec des accords de financement nouveaux et existants
pour les pertes et préjudices considérés en même temps que le Fonds, il est nécessaire de
s'assurer que le financement peut être accessible d'une manière efficace et adaptée au pays et
qu'il n'est pas fragmenté entre une série d'instruments et de fonds différents. La relation entre le
réseau de Santiago et le FPP devra être définie pour permettre un accès rapide et réactif au
financement de la recherche et du développement dans le cadre du FDL.

Conformément à la décision de la CDP 28, Il est demandé au Conseil de la Banque mondiale de


soumettre la documentation devant permettre au FPP d'examiner la proposition et de déterminer
s'il convient de poursuivre l'accord d'hébergement avec la Banque mondiale. La décision prise par
le Conseil lors de la B3 sera communiquée aux Parties lors de la CDP 29. Si la Banque mondiale
ne souhaite pas ou ne peut pas remplir les conditions fixées par les Parties dans l'instrument de
gouvernance (IG) du Fonds, le Conseil est chargé de lancer le processus de sélection du pays hôte
du Fonds, et la CDP 29 et la CMA6 sont tenues d'approuver les amendements nécessaires à l'IG
du Fonds à cet effet.

30
[Link]

73

© GUIDE DES NÉGOCIATIONS, ÉDITION 2024, OIF/IFDD, 2024.


Le projet d'accords entre la CdP, la CMA et le FPP, élaboré par le SCF, sera examiné et approuvé
par le Conseil et sera transmis à la CdP 29 et à la CMA6 pour examen et approbation ultérieurs à
Bakou.

3.5.2. Revue du WIM


À la suite de l'accord du SB60 sur les termes de référence de la révision du WIM, les Parties
prenantes et les non-Parties sont invitées à contribuer au processus de révision en faisant des
soumissions via le portail de soumission de la CCNUCC. Les Parties prenantes sont invitées à
donner leur avis sur (i) les forces, les faiblesses, les lacunes, les défis et les opportunités liés à
l'amélioration de l'efficacité et de l'efficience du WIM ; (ii) l'utilisation et l'utilité des résultats du WIM
et l'utilité des activités du WIM, (iii) les améliorations du WIM et la mise en œuvre de ses fonctions,
et (iv) la façon dont le WIM peut promouvoir la mise en œuvre d'approches visant à éviter, minimiser
et traiter les pertes et les préjudices. Les soumissions sont closes le 30 de septembre.
Les Parties sont également invitées, entre autres, à contribuer au processus de révision du WIM
par le biais de discussions structurées lors de l'événement de révision du WIM (organisé
conjointement avec le SB61).

3.5.3. Réseau de Santiago


Le réseau de Santiago doit tenir deux autres réunions en 2024 pour examiner diverses questions
opérationnelles telles que les lignes directrices sur la gestion des conflits d'intérêts, le règlement
intérieur, un budget quinquennal et des lignes directrices sur la désignation d'organisations,
d'organismes, de réseaux et d'experts en tant que membres de la SNLD. Les questions
stratégiques clés que le conseil consultatif examinera comprennent la stratégie globale et le cadre
de résultats pour le SNLD, les procédures de réponse aux demandes d'assistance technique et les
lignes directrices pour la gestion du financement. Le conseil consultatif discutera également de la
manière dont le SNLD contribuera au prochain dialogue de haut niveau sur les modalités de
financement des pertes et préjudices.
Le projet de règlement intérieur du Conseil consultatif sera recommandé par les organes
subsidiaires à leur soixante et unième session, pour examen et adoption par l'organe ou les organes
directeurs en novembre 2024.

Sous-objectif "Pertes et préjudices" dans le cadre du NCQG :


Le Nouvel Objectif Collectif Chiffré pour le financement de l’action climatique (NCQG en anglais)
doit veiller à ce que l'ampleur du financement nécessaire pour faire face aux pertes et préjudices
soit reflétée dans le quantum total de financement que les Parties acceptent de mobiliser
annuellement. L'inclusion des pertes et préjudices dans le champ d'application du NCQG nécessite
que les Parties comprennent que la responsabilité de traiter les pertes et préjudices est implicite
dans l'interprétation et la définition du financement climatique dans le cadre de l'Accord de Paris.

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Enjeu Description

Mandat pour l'examen en 2024 du Points de vue et contributions à l'examen du WIM en


mécanisme international de Varsovie 2024 Information des Parties et des Parties prenantes
pour les pertes et préjudices liés aux non Parties
incidences du changement climatique

3.6. Transition juste


L'engagement continu des PEID et des PMA sera crucial pour définir l'orientation et la direction du
programme de travail. Bien qu'il n'y ait pas eu beaucoup de progrès sur les éléments substantiels
du programme de travail ainsi que sur le contenu d'un éventuel plan de travail, il sera important
d'utiliser la période d'intersession entre Bonn et Bakou pour affiner les priorités et la vision du
programme de travail à la fois au sein des sous-groupes et au sein du G77. Une coordination
stratégique avec d'autres groupes sera également nécessaire pour déjouer les tentatives de
blocage des discussions ou des progrès dans la mise en œuvre du programme de travail.
Si le SB60 a permis d'affiner les idées sur le programme de travail, il est essentiel de continuer à
mettre l'accent sur le renforcement des capacités afin de mieux comprendre et anticiper les besoins
spécifiques des PMA et des PEID pour parvenir à des voies de transition équitables. Des efforts
supplémentaires sont nécessaires pour comprendre et développer les liens avec les domaines
prioritaires pour les PEID et les PMA, tels que l'adaptation et les pertes et préjudices, ainsi que les
synergies avec le MWP, le GST et le NCQG. Les liens entre le financement et la transition juste
devraient prendre de l'importance cette année. Les PEID et les PMA peuvent contribuer à faire en
sorte que ces discussions trouvent un équilibre délicat entre la nécessité d'un financement accru
pour la mise en œuvre de l'Accord de Paris, y compris l'adaptation et les pertes et préjudices, et le
relèvement de l'ambition en matière d'action climatique. Étant donné que la prochaine série de
CDN sera également un sujet récurrent à l'approche de la CdP 29, l'identification des besoins de
soutien concernant l'intégration des principes de transition juste dans les CDN pourrait également
être prise en compte. Enfin, il sera également important d'analyser les besoins et les circonstances
particulières des PEID et des PMA dans le contexte spécifique de la transition juste, afin de
s'assurer que toute réaction négative peut être évitée grâce à des demandes claires et spécifiques.
Le deuxième dialogue et la table ronde ministérielle prévus pour la CdP 29 seront de bonnes
occasions de s'assurer que les priorités des PEID et des PMA sont mises en évidence aux niveaux
politique et technique.

3.7. Technologie
Les résultats de la CdP 28 et du SB60 en matière de technologie ont permis de réaliser des progrès
progressifs en ce qui concerne les priorités technologiques formulées pour les PEID et les PMA.
Les PEID et les PMA ont défendu la nécessité de renforcer les liens entre le mécanisme
technologique et le mécanisme financier afin d'éliminer les obstacles, les défis et les lacunes en
matière de développement et de transfert de technologies, et ont souligné l'importance de la
technologie pour renforcer l'action climatique, comme l'indiquent les données scientifiques.

75

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Dans le même temps, les PEID et les PMA ont également insisté sur la nécessité de faciliter l'accès
au financement climatique pour la mise en œuvre des technologies et sur le fait que le mécanisme
financier devrait soutenir l'adoption de technologies résistantes au climat adaptées aux PEID et aux
PMA et alignées sur la vulnérabilité unique et les circonstances particulières des PEID et des PMA.
Les PEID et les PMA ont toujours demandé un renforcement spécifique des capacités, un
renforcement institutionnel national et régional et une coopération internationale pour aider les PEID
et les PMA à bénéficier des technologies existantes appropriées et des technologies nouvelles et
en évolution tout en relevant les défis et les risques. Les référentiels d'information existants sur les
technologies disponibles et adaptables ne répondent pas à cette exigence et constituent un
obstacle majeur à l'action contre le changement climatique dans les PEID et les PMA.

Sur la base de ce qui précède, les priorités technologiques pour les PMA en vue de la CDP 29 sont
entre autres :

 Engagement total dans le processus décrit sur les liens entre le mécanisme technologique
et le mécanisme financier pour maintenir le point de l'ordre du jour et faciliter l'accès aux
ressources adéquates et accessibles pour acquérir les technologies climatiques
nécessaires, conformément aux priorités identifiées dans les analyses des besoins
technologiques (TNA) et l'assistance technique.

 Renforcement des capacités, renforcement institutionnel, développement de technologies


endogènes et initiatives de recherche et développement pour le développement et le
transfert de technologies, et vigilance accrue à l'égard du dumping technologique et du rôle
des technologies de réduction des émissions en tant que substitut aux technologies de
décarbonisation.

 Le TIP devrait s'attaquer aux lacunes technologiques actuelles et aux priorités émergentes
des PMA, y compris le renforcement des capacités, tout en créant des changements
transformationnels au sein des communautés.

3.8. Renforcement des capacités


Les résultats de la CDP 28 et du SB60 sur le renforcement des capacités ont permis de réaliser
des progrès progressifs sur les priorités articulées en matière de renforcement des capacités pour
les PEID et les PMA. Il était important de défendre la nécessité d'améliorer et d'accroître les
financements sous forme de subventions pour le renforcement des capacités et d'augmenter les
ressources pour s'attaquer aux obstacles, aux défis et aux lacunes en matière de renforcement des
capacités. Les recommandations contenues dans le rapport technique annuel du PCCB, le cadre
pour le renforcement des capacités, le deuxième examen du PCCB et le plan de travail du PCCB
sont conformes aux priorités des PEID et des PMA. L'appel à fournir un soutien et des ressources
au PCCB pour la mise en œuvre de son plan de travail pour 2021-2024 est également conforme
aux priorités des PEID et des PMA. Les PMA et les PEID devraient rester pleinement engagés dans
les processus définis pour le cinquième examen complet, la mise en œuvre du cadre pour le
renforcement des capacités, la prolongation et le troisième examen du PCCB et la mise en œuvre
du plan de travail du PCCB.

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Enjeu Description

Cinquième examen Invite les Parties, les organes constitués au service de la Convention,
complet de la mise les entités chargées du fonctionnement du Mécanisme financier, les
en œuvre du cadre représentants des processus pertinents au titre de la Convention et les
pour le Parties prenantes non-Parties à soumettre, via le portail de
renforcement des soumission3, avant le 28 février 2025, leurs vues sur le cinquième
capacités dans les examen approfondi de la mise en œuvre du cadre pour le renforcement
pays en des capacités dans les pays en développement, en se fondant sur le
développement mandat figurant en annexe.

3.9. Recherche et observation systématique (RSO)


La RSO continue d'offrir au groupe des PMA et à l'AOSIS des occasions de s'engager, à la fois
dans les négociations pour s'assurer que la meilleure science disponible éclaire la prise de décision
dans le cadre de la CCNUCC, et dans les événements mandatés pour s'assurer que les domaines
thématiques prioritaires sont pris en compte. Les appels à soumission à venir offrent de telles
opportunités.

En ce qui concerne le point de l'ordre du jour relatif à la science et à l'examen de l'examen


périodique de l'objectif global à long terme, le paragraphe 22 de la décision 21/CP.27 sur le
deuxième examen périodique a décidé que la poursuite des examens périodiques a été envisagée
lors de la CDP 29 en 2024. Des discussions stratégiques continues au sein de l'AOSIS et du groupe
des PMA sont nécessaires pour décider de leur position concernant une continuation, et si une
continuation de l'examen périodique est préférable, envisager des thèmes possibles pour l'examen.

Au-delà de la CCNUCC, le cycle AR7 du GIEC constitue un domaine d'engagement crucial


étroitement lié. La décision 1/CMA.5 invitant explicitement le GIEC à réfléchir à la meilleure façon
d'aligner ses travaux sur le bilan mondial, ce qui a également été reflété dans la décision prise lors
de la plénière de la GIEC-60, il est essentiel que l'AOSIS et les PMA continuent à s'engager dans
les futures plénières du GIEC pour travailler à la fourniture en temps voulu d'informations
pertinentes pour les politiques, en particulier pour le deuxième bilan mondial, et pour faire avancer
d'autres priorités de l'AOSIS et des PMA, y compris une représentation régionale accrue et des
informations scientifiques pertinentes au sein du GIEC.

Enjeu Description

L'OSCST a invité les Parties et les organisations Journée d'information sur la Terre
concernées à faire part de leurs vues sur les thèmes 2024 - Recherche et observation
possibles et les moyens d'organiser la Journée systématique
d'information sur la Terre 2024, qui se tiendra
parallèlement à la soixante et unième session de l'OSCST
(novembre 2024)

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ANNEXES

A.1. ABRÉVIATIONS ET ACRONYMES


Français Anglais

AAC Action pour l’autonomisation climatique Action for climate empowerment ACE

AC Ajustements correspondants Corresponding Adjustments CA

AGEM Atténuation globale des émissions Overall mitigation in global OMGE


mondiales emissions

CCNUC Convention-cadre des Nations Unies sur United Nations Framework UNFCC
C les changements climatiques Convention on Climate Change C

CDN Contribution déterminée au niveau Nationally Determined NDC


national Contributions

CdP Conférence des Parties Conference of the Parties COP

CEK Comité d’experts de Katowice (CEK) sur Katowice Committee of Experts KCI
les impacts de la mise en œuvre des on Impacts of Implementation of
mesures de riposte Response Measures

CET Comité exécutif de la technologie Technology Executive TEC


Committee

CNA Cours normal des Affaires Business as usual BAU

CO2 Dioxyde de carbone Carbon dioxide; CO2

ComEx Comité Exécutif du mécanisme Executive Committee of the ExCom


international de Varsovie sur les Pertes et Warsaw International
préjudices Mechanism on loss and
damages

CPDN Contribution prévue déterminée au niveau Intended Nationally Determined INDC


national Contribution

CPF Comité permanent du financement Standing Committee for Finance SCF

CPRC Comité de Paris sur le Renforcement des Paris Committee on Capacity PCCB
Capacités Building

CRA Conférence des Parties servant en tant Conference of the Parties CMA
que réunion des Parties de l’Accord de serving as the Meeting of the
Paris Parties to the Paris Agreement

CRP Conférence des Parties agissant en tant Conference of the Parties serving CMP
que réunion des Parties au Protocole de as Meeting of the Parties to the
Kyoto Kyoto Protocol

CRTC Centre et Réseau des Technologies du Climate Technology Centre and CTCN
Climat Network

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Français Anglais

CTR Cadre de transparence renforcé Enhanced Transparency ETF


Framework

DC Démarches concertées Cooperative Approaches CA

DNM Démarches non fondées sur les marchés Non-Market Approaches NMA

END Entités nationales désignées National Designated Entities NDE

FA Fonds pour l’adaptation Adaptation Fund AF

FEM Fonds pour l’Environnement mondial Global Environment Facility GEF

FPMA Fonds des pays les moins avancés Least Developed Countries Fund LDCF

FSCC Fonds spécial des Changements Special Climate Change Fund SCCF
climatiques

FTC Formats Tabulaires Communs Common Reporting Format table CRF

FVC Fonds vert pour le climat Green Climate Fund GCF

GCE Groupe consultatif d’experts Consultative Group of experts CGE

GEP Groupe d’experts sur les PMA LDCs Expert Group LEG

GES Gaz à effet de serre Greenhouse Gas GHG

GIEC Groupe intergouvernemental d’experts Intergovernmental Panel on IPCC


sur l’évolution du climat Climate Change

Gt éq- Gigatonne d’équivalent CO2 Giga tonnes of CO2 equivalent GtCO2


CO2 e

MAAN Mesures d’atténuation appropriées au Nationally Appropriate Mitigation NAMA


niveau national Actions

MDP Mécanisme de développement propre Clean Development Mechanism CDM

MIV Mécanisme international de Varsovie sur Warsaw International Mechanism WIM


les pertes et préjudices on loss and damages

MOC Mise en œuvre conjointe Joint implementation JI

ODD Objectifs de développement durable Sustainable Development Goals SDG

ONG Organisation non gouvernementale Non-Governmental Organization NGO

ONU Organisation des Nations unies United Nations UN

ONUDI Organisation des Nations unies pour le United Nations Industrial UNIDO
développement industriel Development Organization

OS Organe subsidiaire Subsidiary Body SB

OSCST Organe subsidiaire de conseil scientifique Subsidiary Body for Scientific and SBSTA
et technologique Technological Advice

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Français Anglais

OSMOE Organe subsidiaire de mise en œuvre Subsidiary Body for SBI


Implementation

PDR Part des recettes Share of proceeds SoP

PED Pays en développement Developing countries -

PEID Petits états insulaires en développement Small Island Developing States SIDS

PMA Pays les moins avancés Least Developed Countries LDC

PNA Plan national d’adaptation National Adaptation Plan NAP

PNUE Programme des Nations Unies pour United Nations Environment UNEP
l’environnement Programme

PSP Programme stratégique de Poznan Poznan Strategic Program PSP

PTN Programme de Travail de Nairobi sur les Nairobi Work Program on NWP
incidences, la vulnérabilité et l’adaptation impacts, vulnerability and
aux changements climatiques adaptation to climate change

RATI Résultats d’atténuation transférés au Internationally transferred ITMO


niveau international mitigation outcomes

REA6.4 Réductions d’émissions sous couvert de Article 6.4 Emissions Reductions A6.4ER
l’Article 6.4

REDD Réduction des émissions issues de la Reducing Emissions from REDD


déforestation et de la dégradation Deforestation and forest
forestière Degradation

UE Union européenne European Union EU

URCE Unité de réduction certifiée des Certified Emission Reduction CER


émissions

80

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A.2. FICHES THÉMATIQUES SUR LA CCNUCC, LE
PROTOCOLE DE KYOTO ET L’ACCORD DE PARIS
A.2.1. Convention-cadre des Nations Unies sur les changements
climatiques (CCNUCC)
Entrée en vigueur 21 mars 1994

Statut de ratification 198 Parties 31, incluant 197 États et l’Union européenne (UE) 32

Organe de décision suprême Conférence des Parties (CdP)

Objectif ultime [Article 2] : « […] Stabiliser […] les concentrations de gaz à effet de serre (GES) dans
l’atmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse du
système climatique. Il conviendra d’atteindre ce niveau dans un délai suffisant pour que
les écosystèmes puissent s’adapter naturellement aux changements climatiques, que
la production alimentaire ne soit pas menacée et que le développement économique
puisse se poursuivre d’une manière durable. »

Annexes à la CCNUCC 33 Annexe I – Liste de 41 Parties, incluant la CEE 34 : pays développés et pays en
transition vers une économie de marché ;
Annexe II – Liste de 24 Parties, incluant la CEE: pays développés membres de
l’OCDE visés à l’Annexe I, excluant les pays en transition vers une économie de
marché 35
Les « Parties non visées à l’Annexe I » sont essentiellement des pays en
développements ; les Pays les moins avancés (PMA) classifiés comme tels par les
Nations Unies bénéficient d’une attention particulière dans le cadre de la
Convention.

Engagement des Parties Toutes les Parties : par exemple, préparer un inventaire national des émissions de
GES, mettre en œuvre des programmes d’atténuation et des mesures d’adaptation,
offrir un soutien coopératif à la recherche et à la diffusion de technologies, ou faciliter
l’éducation et la sensibilisation du public (article 4, par.1).
Parties visées à l’Annexe I : principalement, mettre en œuvre des politiques nationales
d’atténuation des changements climatiques afin de faire fléchir les émissions à long
terme (article 4, par. 2).
Parties visées à l’Annexe II : offrir une aide technique et financière aux pays en
développement, notamment pour soutenir la préparation de leurs communications
nationales, faciliter leur adaptation aux changements climatiques et favoriser leur
accès aux technologies (articles 4, paras. 3 à 5).

Liens utiles - Site de la Convention : [Link]

Texte de la Convention : [Link]/resource/docs/convkp/[Link]

31
En date du 30 octobre 2024. Voir [en ligne] [Link]
ratifications-de-la-convention
32
L’Union européenne (UE) a signé la Convention alors qu’elle était encore la Communauté économique européenne (CEE).
33
Voir [en ligne] [Link]
34
Aujourd’hui UE.
35
À l’origine 25, mais la Turquie a été supprimée de l’annexe II par un amendement entré en vigueur le 28 Juin 2002 (Décision 26/CP).

81

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A.2.2. Protocole de Kyoto
Entrée en vigueur 16 février 2005

Statut de ratification du 192 Parties 36 (contre 197 à la Convention), incluant l’UE 37.
Protocole de Kyoto

Amendement de 148 Parties 38 (entrée en vigueur le 31 décembre 2020)


Doha

Organe de décision suprême Conférence des Parties agissant en tant que réunion des Parties au protocole (CRP)

Objectif principal Instaurer des cibles de limitation et de réduction d’émissions de GES chiffrées et
contraignantes pour le renforcement des objectifs de la CCNUCC.

Annexes au Protocole  Annexe A : Liste des six gaz à effet de serre (GES) ciblés par le Protocole de Kyoto :
dioxyde de carbone (CO2), méthane (CH4), oxyde nitreux (N2O), hydrofluorocarbures
(HFC), hydrocarbures perfluorés (PFC) et hexafluorure de soufre (SF6).
 Annexe B : Liste de 39 Parties, incluant la CEE 39 : pays développés et pays en
transition vers une économie de marché qui ont des engagements chiffrés de
réduction ou de limitation des émissions de GES.

Engagement des Parties visées à l’Annexe B : - Limiter ou réduire de 5,2 % la quantité d’émissions
Parties au titre du des GES par rapport aux émissions de 1990, sauf les pays en transition vers une
Protocole de Kyoto économie de marché, qui peuvent choisir une année de référence autre que 1990 40 ;
 Mettre en œuvre des politiques et des mesures nationales ou régionales pour
assurer le respect des engagements chiffrés de limitation et de réduction des GES
(articles 2 et 4). Les Parties peuvent s’acquitter de leurs engagements par le biais de
mesures domestiques et de mécanismes de flexibilité ;
 Publier un rapport initial qui présente l’information requise pour mettre en œuvre les
engagements, en particulier pour la comptabilisation des quantités attribuées
(article 7) ;
 Publier un rapport mettant en évidence les progrès accomplis pour le respect
des engagements (articles 3 et 7) ; et,
 Mettre en place un système national d’inventaire des émissions sur la base de
méthodologies agréées par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution
du climat (GIEC) (article 5).
Toutes les Parties : Élaborer des programmes pour établir l’inventaire national des
émissions de GES, pour atténuer les changements climatiques et pour faciliter
l’adaptation à ces derniers, coopérer pour soutenir le transfert technologique, la
recherche et l’éducation, et présenter dans leurs communications nationales des
informations sur les activités entreprises en vue de la lutte contre les changements
climatiques (article 10).
Parties visées à l’Annexe II de la CCNUCC : Financer les pays en développement,
notamment pour faciliter l’établissement de leur inventaire national des émissions et
pour favoriser le transfert des technologies (article 11).

36
En date du 30 octobre 2024. Voir [en ligne] [Link]
37
L’Union européenne (UE) a signé le Protocole alors qu’elle était encore la Communauté économique européenne (CEE).
38
En date du 30 octobre 2024. Voir [en ligne] [Link]
39
Aujourd’hui UE.
40
Protocole de Kyoto, article 3, par. 5.

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Amendement de La deuxième période d’engagement du Protocole de Kyoto a été adoptée à la CRP8 41
Doha via l’Amendement de Doha et s’étend du 1er janvier 2013 au 31 décembre 2020239.
L’Amendement définit les engagements de réduction des émissions de GES pour les
Parties visées à l’Annexe B du Protocole de Kyoto.

Liens utiles Texte du Protocole : [Link]/resource/docs/convkp/[Link]. Texte de


l’Amendement au Protocole de Kyoto conformément au paragraphe 9 de son Article 3
(amendement de Doha) pour la deuxième période d’engagement :
[Link]

A.2.3. Accord de Paris


Entrée en vigueur 4 novembre 2016

Statut de ratification 194 Parties 42, incluant l’UE.

Organe de décision Conférence des Parties agissant en tant que réunion des Parties à l’Accord de Paris
suprême (CRA)

Objectifs de long L’Accord de Paris se fonde sur les trois principaux objectifs indiqués dans son
terme article 2, lesquels s’inscrivent dans le contexte plus large de la mise en œuvre de la
CCNUCC, du développement durable et de la lutte contre la pauvreté :

 Contenir l’élévation de la température moyenne de la planète nettement en


dessous de 2°C et poursuivre l’action menée pour limiter l’élévation de la
température à 1,5°C par rapport aux niveaux préindustriels d’ici la fin du siècle ;

 Renforcer les capacités d’adaptation aux effets néfastes des changements


climatiques et promouvoir la résilience à ces changements et un développement à
faible émission de GES, d’une manière qui ne menace pas la production
alimentaire;

 Rendre les flux financiers compatibles avec un profil d’évolution vers un


développement à faible émission de GES et résilient aux changements
climatiques.

Engagement des Les Parties à l’Accord de Paris s’engagent collectivement à mener des actions pour
Parties l’atteinte des trois objectifs susmentionnés, avec des niveaux d’ambition
régulièrement évalués et renforcés sur des bases transparentes. Cela inclut la
communication de nouvelles CDN tous les cinq ans (a minima), avec une ambition
toujours revue à la hausse, et de soutenir les actions climat (financement,
renforcement des capacités, transfert de technologies) notamment dans les pays en
développement Parties…

Liens utiles Texte de l’Accord :


[Link]
s_agreement.pdf.

41
8e Conférence des Parties agissant en tant que Réunion des Parties au Protocole de Kyoto.
42
En date du 28 octobre 2024. Voir [en ligne] htps://[Link]/en/climatechange/paris-agreement.

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A.3. STRUCTURE ET ORGANES DE LA CCNUCC
La CCNUCC est composée de nombreux organes jouant des rôles décisionnels ou consultatifs,
plusieurs étant affectés à des enjeux précis. Ces organes sont catégorisés en organes suprêmes
(CdP, CRP, CRA), organes subsidiaires permanents (OSMOE et OSCST), organes constitués au titre
de la Convention, de ses instruments juridiques connexes (Protocole de Kyoto et/ou Accord de
Paris), et de Fonds et entités financières.

Organes de la CdP : Conférence des CRP : Conférence des CRA : Conférence de


Parties Parties agissant comme
CCNUCC Parties agissant en tant
réunion au Protocole de réunion des Parties l'Accord

Bureau : CDP CRP CRA

Organes subsidiaires OSCST : Organe OSMOE : Organe


subsidiaire de conseil subsidiaire de mise en
permanents scientifique et technologique œuvre

Organes thématiques Organes associés au


-Comite de l'adaptation Protocole de Kyoto et
Comité de Paris sur le ses mécanismes Organes constitués
renforcement des capacités associés au
-Comité de supervision de la
financement
-Comité exécutif du mise en œuvre conjointe
mécanisme international de -Conseil du Fonds pour
Varsovie sur les pertes et -Conseil exécutif du
l’adaptation
Organes constitués préjudices mécanisme de
développement propre -Comité permanent des
(ou Organes -Comité d'experts de finances
Katowice sur les impacts de -Comité de respect des
subsidiaires dispositions conformité)
la mise en œuvre des
techniques) mesures de riposte

Cadre technologique Groupes d'experts


-Centre et Réseau des -Groupe d'experts pour les
technologies climatiques Pays les Moins avancés

-Comité exécutif de la -Groupe consultatif


technologie d'experts (sur les

Fonds et entités FA : Fonds pour Fonds pour l’environnement


L'Adaptation Mondial Fonds Vert pour le Climat
financières

Figure conceptuelle de la structure de la CCNUCC

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Présentation synthétique des organes de la Convention

Organe Responsabilités

Organes suprêmes

Conférence des Parties Organe de décision suprême de la Convention, la CdP associe l’ensemble des
(CdP) Parties à la CCNUCC. Elle passe en revue la mise en œuvre de la Convention et
examine les engagements des Parties notamment à la lumière des nouvelles avancées
scientifiques et des rapports du GIEC. Sauf décision contraire des Parties, la CdP se
réunit à travers des sessions ordinaires annuelles.

Conférence des Parties Organe de décision suprême du Protocole de Kyoto, la CRP se réunit annuellement,
agissant en tant que réunion depuis l’entrée en vigueur du Protocole (2005), afin de discuter de la mise en œuvre du
des Parties au Protocole de Protocole, sa réalisation et son efficacité.
Kyoto (CRP)

Conférence des Parties Organe de décision suprême de l’Accord de Paris, la CRA a initié sa première session
agissant en tant que en novembre 2016 à Marrakech (CRA 1). Cette session s’est conclue en décembre
réunion des Parties à 2018, parallèlement à la CdP24 (CRA 1.3), avec l’adoption des règles
l’Accord de Paris (CRA) d’opérationnalisation de l’Accord de Paris. Depuis lors, la CRA se réunit annuellement,
en parallèle des sessions de la CdP et de la CRP.

Bureau de la CdP, CRP Le Bureau soutient les CdP, CRP et CRA en fournissant des orientations et avis sur
et CRA les travaux en cours au titre de la Convention, du Protocole de Kyoto et de l’Accord
de Paris. Il est responsable des questions de gestion des processus, assure le
fonctionnement du Secrétariat, examine les pouvoirs des Parties et passe en revue les
demandes d’accréditations des entités non Parties.

Organes subsidiaires permanents

Organe subsidiaire de L’OSCST apporte des conseils à la CdP, à la CRP et à la CRA pour tout ce qui
conseil scientifique et concerne les questions scientifiques et technologiques.
technologique (OSCST)

Organe subsidiaire de L’OSMOE conseille la CdP, la CRP et la CRA en vue de l’application effective de la
mise en œuvre (OSMOE) Convention, du Protocole de Kyoto et de l’Accord de Paris.

L’OSMOE et l’OSCST se réunissent normalement deux fois par an au cours de sessions ordinaires,
une fois parallèlement à la CdP (novembre/décembre) et une autre fois, au cours d’une «
intersession » de négociations au siège du Secrétariat de la CCNUCC à Bonn (mai/juin).
L’OSMOE - Les piliers centraux associés à la mise en œuvre des objectifs de la CCNUCC, du
Protocole de Kyoto et de l’Accord de Paris sont au cœur de l’agenda de l’OSMOE. Ils incluent
notamment les questions de transparence, d’atténuation, d’adaptation, de technologie, de
renforcement de capacités et de financement. L’organisation des réunions intergouvernementales
et d’autres questions administratives, financières ou institutionnelles sont également négociées
sous l’égide de l’OSMOE, qui coordonne, par ailleurs, le travail d’entités spécialisées sur les sujets
de son mandat, comme le Comité de l’adaptation, le Comité permanent des finances ou le
Mécanisme technologique.

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L’OSCST - L’objectif de l’OSCST est de fournir de l’information et du conseil sur les enjeux
scientifiques et technologiques liés à la CCNUCC, au Protocole de Kyoto et à l’Accord de Paris.
Parmi les domaines traités sous couvert de l’OSCST figurent les questions d’impacts, vulnérabilité
et adaptation au changement climatique, les questions technologiques (développement et
transfert), la préparation et la communication d’inventaires de GES, la recherche et l’observation
scientifiques ou encore un ensemble de questions méthodologiques. L’OSCST fait aussi la liaison
avec d’autres organisations fournissant de l’expertise sur le climat telles que le GIEC.
Certains enjeux sont traités conjointement par l’OSMOE et l’OSCST, notamment la vulnérabilité des
pays en développement face au changement climatique, les mesures de riposte, le mécanisme
technologique, le Comité de l’adaptation, le processus REDD+ (réduction des émissions liées
à la déforestation et à la dégradation des forêts ainsi que le rôle de la conservation, la gestion
durable des forêts et le renforcement des réservoirs de carbone forestier) et le MIV relatif aux pertes
et préjudices 43.

Organes constitués

Organes thématiques

Comité de Créé sous couvert du Cadre de l’Adaptation de Cancún, le Comité est


l’adaptation chargé de promouvoir la mise en œuvre, dans le cadre de la Convention,
d’une action renforcée en faveur de l’adaptation, notamment à travers un
soutien technique et des conseils aux Parties, le partage d’informations et de
connaissances, la promotion de la synergie entre les acteurs et de leur
engagement, la fourniture de recommandations, etc.

Comité de Paris sur le Prévu par l’Accord de Paris, l’objectif du CPRC est d’aider à répondre aux
Renforcement des besoins liés à l’exécution d’activités de renforcement des capacités dans les
capacités (CPRC) pays en développement, et d’intensifier les efforts, la cohérence et la
coordination des activités menées dans ce domaine.

Comité exécutif (ComEx) L’objectif du ComEx du MIV est d’apporter des réponses aux pertes et aux
du mécanisme préjudices subies par les pays en développement et qui sont liés aux effets
international de Varsovie des changements climatiques, qu’il s’agisse des phénomènes
(MIV) sur les pertes et météorologiques extrêmes ou de ceux se manifestant lentement.
préjudices

Comité d’experts de Constitué lors de la CdP 24 et composé de 14 membres (dont deux


Katowice (CEK) sur les appartenant à chacun des cinq groupes régionaux des Nations-Unies), le but
impacts de la mise en du CEK est d’appuyer le travail du forum sur l’impact de la mise en œuvre
œuvre des mesures de des mesures de riposte au titre de la CdP, de la CRP et de la CRA.
riposte

Groupe de travail Constitué à Katowice et composé de 14 représentants, l’objectif de ce


facilitateur sur la groupe de travail est de rendre la plateforme pour les communautés
plateforme pour les indigènes et les peuples autochtones plus opérationnelle, et de faciliter la
communautés indigènes mise en œuvre de ses trois fonctions : connaissances, capacités
et peuples autochtones d’engagement, et politiques et actions relatives au changement climatique.

43
Voir [en ligne] [Link]

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Organes constitués associés au Protocole de Kyoto

Conseil exécutif du L’objectif du Conseil exécutif est de veiller à la mise en œuvre effective et au
mécanisme de bon fonctionnement du mécanisme de développement propre.
développement propre
(MDP)

Comité de supervision L’objectif de ce Comité est de superviser la mise en œuvre et la vérification


de la mise en œuvre des projets de la MOC dans les pays visés à l’Annexe I.
conjointe (MOC)

Comité de respect des L’objectif de ce Comité est de suivre le respect des engagements et de
dispositions soutenir les Parties qui ont des difficultés à mettre en œuvre leurs
obligations au titre du Protocole de Kyoto.

Organes associés aux questions de financement

Conseil du Fonds pour Créé lors de la CRP 3, il assure la supervision et la gestion du Fonds pour
l’Adaptation l’Adaptation sous l’autorité et les conseils de la CRP et, depuis le 1er janvier
2019, de la CRA. Ses fonctions incluent, entres autres, l’élaboration de
priorités ou de directives opérationnelles stratégiques, la décision de projets
et l’allocation de fonds, l’adoption de règles de procédure supplémentaires,
l’examen de la mise en œuvre des opérations du Fonds.

Comité permanent des Créé à la suite de la CdP 16, l’objectif du CPF est d’aider la CdP à s’acquitter
finances (CPF) de ses fonctions relatives au mécanisme financier de la Convention. Cela
implique l’amélioration de la cohérence et de la coordination dans la fourniture
du financement, la rationalisation du mécanisme financier, la mobilisation de
ressources financières, et la mesure, notification et vérification de l’appui fourni
aux pays en développement Parties.

Organes du cadre technologique

Comité exécutif de la Le CET vise à poursuivre la mise à exécution du cadre de mise en œuvre
technologie (CET) d’actions appropriées et efficaces propres à renforcer le transfert ou l’accès
aux technologies.

Centre et Réseau des Le CRTC vise à faciliter la mise en place d’un réseau d’organisations, initiatives et
technologies climatiques réseaux technologiques nationaux, régionaux, sectoriels et internationaux.
(CRTC)

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Groupes d’experts spécialisés créés en vertu de la CdP

Groupe consultatif Le GCE a pour objectif d’assister les Parties qui ne sont pas visées à l’Annexe I de
d’experts (GCE) la CCNUCC dans la préparation de leurs obligations de rapportage.

Groupe d’experts Le GEP a pour but de fournir des conseils aux pays les moins avancés, entre autres
des pays les pour la préparation et la mise en œuvre des PNA.
moins avancés
(GEP)

Facilitation de la mise en œuvre et respect des dispositions de l’Accord de Paris

Comité chargé de Les modalités et procédures d’opération de ce Comité de conformité et de


faciliter la mise en facilitation ont été adoptées lors de la CdP 24. Il s’agit d’un comité facilitateur, non
œuvre et de accusatoire et non punitif. Il ne fonctionne pas comme un mécanisme de contrôle
promouvoir le ou un mécanisme de règlement des différends, ni n’impose de pénalités ou de
respect des sanctions, et respecte la souveraineté nationale.
dispositions

Fonds et entités financières

Fonds pour Créé en 2001 pour financer des projets d’adaptation dans les pays en
l’Adaptation (FA) développement Parties au Protocole de Kyoto, et financé en partie par les recettes
provenant des activités relevant du MDP. Lors de la CdP 24, il a été décidé que le
Fonds servirait l’Accord de Paris à compter du 1er janvier 2019.

Fonds pour La relation entre la CdP et le Conseil du FEM a été convenue au sein d’un
l’Environnement protocole d’entente. La CdP s’engage à fournir régulièrement au FEM, en tant
Mondial (FEM) qu’entité chargée du mécanisme financier de la Convention, des orientations sur les
politiques, les priorités de programme et les critères d’éligibilité du financement
climat.

Fonds Vert pour Créé lors de la CdP 16 en tant qu’entité chargée de gérer le mécanisme financier de
le Climat (FVC) la Convention. Sous l’autorité de la CdP, le FVC est responsable de ses activités
pour appuyer les projets, programmes, politiques, etc., dans les pays en
développement, à l’aide de guichets de financement thématiques.

Fonds des Pays Créé pour appuyer un programme de travail visant à aider les PMA à élaborer et à
les Moins mettre en œuvre des PNA. La CdP 11 a approuvé des dispositions visant à
Avancés (FPMA) rendre opérationnel le Fonds, en fournissant des orientations concernant les
domaines prioritaires, ainsi que des dispositions concernant le financement à
coût complet et un barème de cofinancement.

Fonds spécial Créé en vertu de la Convention en 2001 pour financer des projets concernant
pour les l’adaptation, le transfert de technologie et le renforcement des capacités, l’énergie,
changements les transports, l’industrie, l’agriculture, la sylviculture et la gestion des déchets, et la
climatiques diversification économique. Ce fonds doit compléter d’autres mécanismes de
(FSCC) financement pour la mise en œuvre de la Convention.

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A.4. SCIENCE (GROUPE D’EXPERTS
INTERGOUVERNEMENTAL SUR L’ÉVOLUTION DU
CLIMAT (GIEC))
Le GIEC, créé en 1988, a pour mission de présenter de façon neutre et indépendante des
évaluations détaillées de l’état des connaissances scientifiques, techniques et
socioéconomiques sur les changements climatiques, leurs causes, leurs répercussions
potentielles et les stratégies pour y faire face. Le GIEC ne conduit pas lui-même ces recherches,
mais s’appuie sur l’état de la science mondiale. Depuis l’adoption de la CCNUCC (1992), il a pour
mandat de lui fournir des informations scientifiques « rigoureuses et équilibrées » 44. S’appuyant
sur des faits scientifiques, ces informations peuvent soit être formulées comme des états de fait,
soit être associées à un niveau de confiance (un intervalle d’estimation) indiqué selon une liste de
qualificatifs utilisés par le GIEC 45.
Depuis sa création, le GIEC a établi cinq rapports d’évaluation multivolume.
Il vient de conclure les travaux suivants, s’inscrivant dans le cadre son sixième cycle
d’évaluation, du fait des contributions de ses trois groupes de travail :

 Groupe de travail I (éléments scientifiques) (publié en août 2021) (fait notable, pour la
première fois, le GIEC établit comme fait scientifique « sans équivoque » l’influence
humaine (dite « anthropique ») dans les changements climatiques actuellement
observés) ;

 Groupe de travail II (conséquences, adaptation et vulnérabilité) (février 2022) (ce rapport


dresse la synthèse des connaissances scientifiques mondiales sur le changement
climatique en matière d’impacts, de risques, d’adaptation et de vulnérabilité) ;

 Groupe de travail III (atténuation) (avril 2022) (ce rapport propose une évaluation
mondiale et actualisée des progrès, des défis et des engagements en matière
d’atténuation. Il présente une synthèse scientifique des émissions passées et
présentes, et offre des perspectives d’émissions futures et des options de réduction de
celles-ci selon les grands secteurs et systèmes (énergie, transports, bâtiments, etc.)).
Les principaux éléments décrits dans ces rapports ont déjà été résumés dans de précédentes
éditions du Guide des négociations (2021, 2022 et 2023) 46, auquel le lecteur est invité à se référer.
Au cours de ce sixième cycle, le GIEC a également établi un rapport méthodologique sur les
inventaires nationaux de GES et trois rapports spéciaux, portant respectivement sur (i) les
conséquences d’un réchauffement planétaire de 1,5 °C, (ii) l’utilisation des terres et (iii) l’océan et la
cryosphère. Un décryptage des principaux éléments de ces rapports spéciaux est disponible
dans une précédente édition du Guide des négociations (2021) 47, auquel le lecteur est invité à se
référer.

44
Voir [en ligne] htps://[Link]/
45
htps://[Link]/site/assets/uploads/2017/08/AR5_Uncertainty_Guidance_Note.pdf
46
Voir [en ligne] [Link] ,
[Link] et
[Link]
changements-climatiques-dubai-emirats-arabes-unis/
47
Voir [en ligne] [Link]

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Sur la base de l’ensemble de ces rapports, tous accessibles en ligne 48, le Rapport de synthèse
afférent au sixième Rapport d’évaluation (disponible en anglais uniquement) a été publié en mars
2023 49. Ce rapport, divisé en quatre Parties (état des lieux ; changements climatiques futurs et
risques associés ; réponses à long terme ; réponses immédiates et par secteur) propose une
vision actualisée et synthétique de l’état de la science mondiale en matière de climat.

A.5. INTRODUCTION AUX PRINCIPAUX GROUPES DE


NÉGOCIATIONS
Dans le cadre du système des Nations Unies, les négociations internationales sur le
changement climatique, sont organisées de telle sorte que ce sont des groupes de pays ou des
groupes de négociation qui s'articulent entre eux par l'intermédiaire d'un porte-parole ou d'un
coordinateur pour chaque sujet. Chaque Partie, peut se faire représenter aux sessions
organisées sous l’égide de la Convention, de ses instruments juridiques connexes (Protocole de
Kyoto et Accord de Paris) et de leurs organes constitués, par une délégation nationale composée
d’un ou de plusieurs fonctionnaires, et par des experts habilités à négocier au nom de leurs
gouvernements respectifs. Des parlementaires, des représentants du monde des entreprises
publiques et/ou privées, d’organisations non gouvernementales et parfois de journalistes et
personnes assurant des couvertures médiatiques sont également présents au sein des
délégations.
Le processus de négociations s’articule par ailleurs autour de groupes régionaux définis par le
système de classement officiel des Nations Unies. Les différentes Parties sont organisées parmi
les cinq groupes régionaux suivants, qui servent principalement lors des élections du bureau 50
des instances gouvernantes 51 : l’Afrique ; l’Amérique latine et les Caraïbes ; l’Asie et la région du
Pacifique ; l’Europe de l’Est ; et l’Europe de l’Ouest et les « Autres 52 ».
Les Parties négocient au sein d’alliances politiques et stratégiques à travers des coalitions
formelles et moins formelles (ad hoc), mises en place sur la base d’intérêts communs, visant à
porter leurs positions et les défendre dans les négociations.

48
Voir [en ligne] htps://[Link]/reports/
49
htps://[Link]/report/sixth-assessment-report-cycle/.
50
Les membres du Bureau sont élus parmi les représentants des pays des différents groupes régionaux et des Petits États Insulaires en
Développement (PEID).
51
Voir [en ligne] [Link]
52
Ces « Autres » États incluent l'Australie, le Canada, l'Islande, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, la Suisse et les États-Unis

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Les groupes formels 53 de négociations
Le Groupe Africain des Négociateurs (GAN) 54 se compose de 54 pays membres. Le GAN fait
couramment des déclarations communes, notamment sur les questions liées à l’adaptation, au
transfert de technologies, au renforcement des capacités, à la transparence, aux financements
climatiques, aux mesures de ripostes, aux pertes et préjudices, aux questions légales et de
conformité, à l’atténuation, à la recherche et observation systématiques, ou encore au bilan
mondial. Sa présidence est tournante, sur une base biannuelle, afin d’assurer une certaine
continuité et stabilité, entre les cinq sous-régions africaines (Nord, Est, Centre, Ouest et Sud).
Le Groupe des Petits États Insulaires en Développement (PEID) est actif en tant que
coalition tant dans les négociations auprès des Nations Unies que dans le cadre de la
CCNUCC, bien que l’APEI (Alliance des Petits États Insulaires, voir ci-après) parle le plus
souvent au nom des PEID. Les PEID ont été reconnus pour la première fois comme un groupe à
part entière de pays en développement lors de la Conférence des Nations Unies sur
l’Environnement et le Développement, à Rio de Janeiro en 1992. Les pays qui en font partie
couvrent presque tous les continents du globe, ce qui en fait un important et imposant groupe de
négociations. Il s’allie souvent, pour certaines de ses positions, avec le GAN, l’Alliance des Petits
États Insulaires (APEI) et les Pays les Moins Avancés (PMA).
Les Pays les Moins Avancés (PMA) 55 sont des pays à faibles revenus, confrontés à de lourds
obstacles structurels et très vulnérables aux chocs socioéconomiques et environnementaux. Le
groupe des PMA se distingue dans les négociations par des positions se focalisant sur les
questions de pertes et préjudices, d’adaptation, ou encore la reconnaissance inconditionnelle
de l’obligation du maintien du réchauffement climatique sous 1,5°C en s’appuyant notamment
sur les conclusions du rapport spécial du GIEC.
Le Groupe des 77 + la Chine (G-77 + la Chine) 56 est une alliance de pays en développement,
constituée en 1964. Il compte près de 140 pays et constitue le plus grand groupe de négociation
de la Convention. Il dispose d'une présidence qui tourne chaque année entre les groupes
régionaux et qui prend normalement la parole au nom de l'ensemble du G77 + la Chine.
Toutefois, la présidence n'a pas la capacité de coordonner le groupe sur tous les sujets de
négociation, et l'un de ses premiers points d'ordre lorsqu'elle assume ce rôle est donc de
désigner ou de valider les coordinateurs thématiques du groupe. Ce groupe s’efforce de
développer une position commune sur les principaux sujets de négociations, soutenant les
intérêts économiques de ses membres sur divers enjeux.
L’Union européenne (UE) est une organisation régionale d’intégration économique qui
rassemble 27 États membres. L’UE est elle-même une Partie tant à la CCNUCC, au Protocole
de Kyoto qu’à l’Accord de Paris, sans toutefois bénéficier d’un droit de vote distinct de celui de
ses États membres. Ces derniers se coordonnent et adoptent une position commune pour parler
d’une seule voix dans les négociations. Le pays assurant la présidence de l’UE - un poste qui
tourne tous les six mois - parle alors pour l’UE et ses États membres.

53
Les termes formel et informel sont ici utilisés conformément à la reconnaissance des groupes par le Système des Nations Unies, dans la plupart
des forums onusiens des négociations. A titre d’exemple, les groupes informels ne nomment/n’élisent pas de représentants dans les groupes
constitués dans le cadre de la CCNUCC.
54
Voir [en ligne] [Link]
55
Voir [en ligne] [Link]
56
Voir [en ligne] [Link]

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Le Groupe parapluie (aussi appelé Groupe ombrelle) constitue une coalition flexible de pays
développés qui ne font pas partie de l’UE. Issu du groupe JUSSCANNZ 57, il est actif dans tous
les forums des Nations Unies. Sa composition est variable, mais la liste habituelle est constituée
de l’Australie, Canada, États-Unis, Russie, Islande, Japon, Nouvelle-Zélande, Norvège et Ukraine.
D’autres pays s’y associent périodiquement de manière opportune, selon les sujets abordés.
Le Groupe d’intégrité environnementale (GIE) a été formé en 2000 par des membres de
l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) qui n’adhéraient pas aux
positions adoptées par le Groupe parapluie, notamment la Suisse, le Mexique et la Corée du Sud,
rejoints ultérieurement par la Géorgie, le Liechtenstein et Monaco. Les contextes nationaux de
ses membres étant très différents, il leur arrive fréquemment de négocier sur une base individuelle.
Le GIE est généralement coordonné par la Suisse.

Les groupes informels de négociations


Les groupes informels ont proliféré dans les années 2000 et 2010, menant à une situation où le
même pays peut être membre de plusieurs groupes à la fois.
L’Alliance indépendante de L’Amérique latine et les Caraïbes (AILAC) a été fondé comme
résultat du Dialogue de Carthagène en 2012 et regroupe le Chili, la Colombie, le Costa Rica, le
Guatemala, le Honduras, le Panama, le Paraguay et le Pérou.
L’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA) constitue depuis 2010
une coalition de six pays : le Venezuela, Cuba, la Bolivie, l’Équateur, le Nicaragua et Antigua-
et-Barbuda, auxquels se joignent parfois la Dominique et Saint-Vincent-et-les- Grenadines.
L’Alliance des Petits États Insulaires (APEI) est une alliance de petits pays côtiers insulaires
et de faible altitude partageant des problèmes de développement et des préoccupations
similaires en matière d’environnement, notamment leur vulnérabilité aux effets néfastes du
changement climatique.
Le Groupe BASIC est formé par le Brésil, l’Afrique du Sud, l’Inde et la Chine. Il a été fondé lors
d’une rencontre en novembre 2009 pour définir une position commune en vue de la Conférence
de Copenhague (CdP 15). Depuis, le groupe se rencontre régulièrement afin de coordonner ses
positions et de développer une stratégie commune.
Le Groupe des pays de l’Asie centrale, du Caucase, de l’Albanie et de la Moldavie
(CACAM) regroupe des pays provenant de l’Europe de l’Est, de l’Europe centrale et de l’Asie
centrale. Ces pays ont créé une coalition dans le but de faire reconnaître leur statut de Parties non
visées à l’Annexe I avec des économies en transition dans le cadre de la Convention et du
Protocole de Kyoto.
La Coalition des pays avec des forêts pluviales s’est constituée en 2005, à l’initiative de la
Papouasie-Nouvelle-Guinée. Son objectif est de faire reconnaître les efforts réalisés par les pays
en développement pour ralentir les émissions dues au déboisement. Elle comprend une
cinquantaine de pays.

57
JUSSCANNZ, un acronyme anglais pour « Japon, États Unis, Suisse, Canada, Australie, Norvège et Nouvelle Zélande ».

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Le Forum de la Vulnérabilité Climatique est un partenariat international de coopération Sud-
Sud. Il s’est réuni pour la première fois près de Malé, aux Maldives, en novembre 2009. Il est
constitué de pays en développement de différentes régions, rassemblés pour répondre à une
menace commune.
Le Groupe d’États ayant la même optique (GEMO) est une coalition de pays qui s’est créée
durant la l’intersession de Bonn en mai 2012. Le GEMO se compose de pays en voie de
développement avec des caractéristiques très variées, regroupant Algérie, Bangladesh, Bolivie,
Chine, Cuba, Équateur, Egypte, Salvador, Inde, Indonésie, Iran, Iraq, Jordanie, Koweït, Malaisie,
Mali, Nicaragua, Pakistan, Arabie Saoudite, Sri Lanka, Soudan, Syrie, Venezuela et Vietnam. Il se
focalise sur la nécessité d’une approche différenciée entre pays développés et pays en
développement, y compris les pays émergents.
Le Groupe Arabe est composé des États membres de la Ligue des États arabes. Les contours
de cette coalition sont bien définis dans la mesure où ses membres travaillent ensemble depuis
1945 en tant que groupe de pression auprès des institutions internationales.
D’autres groupes ou coalitions formelles et informelles collaborent aussi pour la défense de leurs
intérêts communs dans le cadre des négociations internationales sur les changements
climatiques sous la Convention. Parmi les plus actifs figurent les pays de l’Organisation des pays
exportateurs de pétrole (OPEP), le Dialogue de Carthagène, ou encore l’Alliance indépendante
de L’Amérique latine et les Caraïbes (AILAC).
La figure suivante présente les différents groupes, suivant qu’il soit de l’annexe 1 ou du non-
annexe.

Parties à la CCNUCC
Annexe 1

Parapluie Union européenne Groupe d'intégrité


Australie Israël Norvège environnementale – GIE
Biélorussie Japon Russie
Canada Nouvelle Ukraine México Corée du Sud
États-Unis Liechtenstein Suisse Géorgie
Islande Zélande Monaco
Kazakhstan

Non Annexe 1

G77+ la Chine
Pays en développement animés du même esprit - LMDC
Arabie Cuba El Salvador Jordanie Iran Pakistan Soudan
Saoudite Dominique Filipines Koweït Malaisie Qatar Venezuela
Argelia Équateur Inde Libye Mali Congo Sri Vietnam
Bolivie Chine Égypte Irán Indonésie Nicaragua Lanka Yémen

ALBA
Ligue
AOSIS AGN PMA Árabe

ABU AILAC BASIC

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A.6. TOURNANTS CLÉS RÉCENTS
Les tournants récents des négociations sur les changements climatiques synthétisés par IISD dans
son résumé de rapport sur la c session de Bonn, 2024 sont présentés ci-dessous.

Fidji/Bonn : La Conférence de Fidji/Bonn sur les changements climatiques s’est tenue du 6 au


17 novembre 2017 à Bonn, en Allemagne, sous la Présidence des Fidji. La Conférence des Parties
(CdP) a lancé le Dialogue Talanoa, un dialogue de facilitation visant à faire le point sur les progrès
accomplis collectivement au regard des objectifs à long terme de l’Accord de Paris. La CdP a
également entériné l’« Élan des Fidji pour la mise en œuvre », une décision mettant en avant la mise
en œuvre et le niveau d’ambition sur la période allant jusqu’à 2020. Les Parties ont également donné
des orientations pour parachever le Programme de travail de l’Accord de Paris (PTAP) qui finalise
les détails de la mise en œuvre de l’Accord, et ont décidé que le Fonds d’adaptation serait mis au
service de l’Accord de Paris, sous réserve des décisions de la Conférence des Parties siégeant en
tant que Réunion des Parties à l’Accord de Paris (CMA 1-3).

Katowice : La Conférence de Katowice sur les changements climatiques s’est déroulée du 2 au


14 décembre 2018 à Katowice, en Pologne, en conclusion d’une année chargée ayant comporté
une session de négociation supplémentaire pour faire avancer les travaux sur le PTAP. Les Parties
ont adopté le « Paquet climat de Katowice », qui a achevé quasiment la totalité du PTAP, avec
notamment des décisions visant à faciliter une interprétation commune et la mise en œuvre
conjointe de l’Accord de Paris sur la section des CDN relative à l’atténuation, et relatives aux
communications sur l’adaptation, au CTR, au BM et à la transparence financière, entre autres. Les
travaux sur les démarches concertées prévues à l’Article 6 de l’Accord n’ont pas pu être conclus à
cette occasion et les Parties sont convenues de les conclure en 2019. La CdP n’a pas été en mesure
de trancher sur une formulation admise par tous pour « accueillir » ou « prendre note » du Rapport
spécial du GIEC sur les conséquences d’un réchauffement climatique de 1,5°C.

Chili/Madrid : La Conférence de Chili/Madrid sur les changements climatiques s’est tenue du 2 au


13 décembre 2019 à Madrid, sous la Présidence du Chili. Les délégués ont créé le Réseau de
Santiago pour la prévention, la réduction et le traitement des pertes et préjudices, et adopté le
Programme de travail quinquennal renforcé de Lima et son Plan d’action pour l’égalité de genre.
Les Parties ont également adopté trois « décisions de couverture » dans le cadre des différents
organes directeurs, chacune d’entre elles intitulée « Temps d’action Chili/Madrid ». Sur de
nombreuses autres questions toutefois, notamment l’Article 6 et le financement à long terme, les
Parties n’ont pas pu établir d’accord.

Glasgow : La Conférence de Glasgow sur les changements climatiques s’est tenue en Écosse du
31 octobre au 12 novembre 2021, après l’interruption du rythme annuel liée à la pandémie de
COVID-19. Les Parties ont achevé le règlement de l’Accord de Paris en adoptant des lignes
directrices, des règles et un programme de travail sur l’Article 6, et en s’accordant sur le format des
rapports relevant du CTR. Les Parties ont adopté le « Pacte de Glasgow » pour le climat, une série
de trois décisions générales qui, pour la première fois, contenaient des références à l’élimination
progressive de l’énergie au charbon et à celle des subventions contre-productives aux énergies
fossiles. Par ailleurs, les Parties : se sont mises d’accord sur des programmes de travail relatifs à
un objectif mondial en matière d’adaptation et au renforcement urgent des actions en matière
d’atténuation ; ont créé le Dialogue de Glasgow sur les pertes et préjudices ; ont établi un processus
visant à définir un nouvel objectif chiffré collectif de financement de l’action climatique ; et lancé un
dialogue annuel pour une action climatique basée sur les océans.

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Charm el-Cheikh : La Conférence de Charm el-Cheikh sur les changements climatiques s’est tenue
en Égypte du 6 au 20 novembre 2022 et s’est conclue par l’adoption de 60 décisions. Pour la
première fois, les Parties sont convenues de reconnaître la nécessité d’un financement pour
répondre aux pertes et préjudices associés aux effets néfastes du dérèglement climatique, et mis
en place un fonds et des dispositifs de financement, dont les détails devaient être réglés en 2023.
Parmi les éléments clés du paquet qui a mené à cet accord, on peut noter les programmes de travail
sur l’urgence d’augmenter le niveau d’ambition en matière d’atténuation et sur l’Objectif mondial
d’adaptation (OMA). Les Parties ont également adopté deux décisions générales de couverture, qui
forment un ensemble baptisé « Plan de mise en œuvre de Charm el-Cheikh ». Les points saillants
des décisions de couverture sont les suivants :

 L’appel à réduire progressivement l’énergie au charbon et à éliminer progressivement


les subventions inefficientes aux énergies fossiles a été maintenu tel qu’il a été adopté
dans le Pacte de Glasgow pour le climat ;

 Les Parties qui n’ont pas encore communiqué de CDN nouvelles ou mises à jour, ou
leurs stratégies de développement à faible émission de GES sur le long terme, étaient
priées de le faire dès que possible avant la CMA 5 ;

 Un Programme de travail pour la transition juste a été établi avec pour objet d’explorer
les moyens et cheminements permettant d’atteindre les objectifs de l’Accord de Paris ;
et

• Un appel à réformer les Banques multilatérales de développement.

La réunion a également lancé le processus de sélection d’un hôte pour le secrétariat du Réseau de
Santiago et poursuivi le dialogue technique dans le cadre du BM, entre autres.

Dubaï : La Conférence de Dubaï sur les changements climatiques s’est tenue aux Émirats arabes
unis (EAU) du 30 novembre au 13 décembre 2023. Elle a abouti à une décision marquante : les
Parties y ont achevé le premier Bilan mondial dans le cadre de l’Accord de Paris. Entre autres, la
décision appelle les Parties à contribuer aux efforts mondiaux visant à éliminer les combustibles
fossiles des systèmes énergétiques au cours de cette décennie critique. Cette décision encourage
également les Parties à inclure dans la prochaine mouture de leurs CDN, attendue en février 2025,
des objectifs ambitieux de réduction des émissions à l’échelle de l’économie dans son ensemble et
alignés sur l’objectif de limiter le réchauffement planétaire à 1,5°C.

Les Parties ont par ailleurs : adopté une décision ouvrant la voie à l’opérationnalisation du nouveau
fonds pour les pertes et préjudices ; désigné l’hôte du secrétariat du Réseau de Santiago ; adopté
le cadre de l’OMA ; et lancé un programme de travail sur les indicateurs en matière d’adaptation,
entre autres.

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A.7. PRÉSENTATION CLIMATE ANALYTICS
Climate Analytics ([Link] est un institut mondial à but non lucratif de science
et de politique climatique engagé dans la promotion de l'action climatique conformément à l'Accord
de Paris notamment la limitation du réchauffement de la planète à 1.5°C et le renforcement de la
résilience des vulnérables en particulier les Pays moins avancés (PMA) et les Petits États insulaires
en développement (PEID). Le travail de Climate Analytics habilite les pays, les communautés et les
personnes en première ligne de la crise climatique.

Avec pour siège en Allemagne (Berlin), Climate Analytics possède des bureaux régionaux en Asie
du Sud (Népal), en Afrique (Togo), en Amérique du Nord (New-York) dans les Caraïbes (Trinité-et-
Tobago) et en l’Australie (Perth). Ces Bureaux travaille en réseau et interagissent sur les différentes
missions de Climate Analytics.

Créée en 2008, la mission principale de l'organisation est de faire progresser les connaissances
scientifiques et de fournir un soutien politique et analytique dans le domaine du changement
climatique, en particulier sur l'adaptation, l’atténuation, la finance climatique, la planification
(politiques et stratégies climatiques), la gouvernance climatique, la diplomatie climatique, les pertes
et dommages et la justice climatique.

Au cours des 14 dernières années, l'institut a fourni des solutions de pointe aux défis politiques
mondiaux et nationaux en matière de changement climatique en reliant efficacement les analyses
scientifiques et politiques de plusieurs pays à travers le monde et a apporté un soutien dans
l’élaboration et l’actualisation des contributions déterminées au niveau national (CDN), dans les
plans nationaux d’adaptation (PNA) et dans l’élaboration des stratégies de développement à faible
émission de carbone (LT-LEDS).

L’équipe multidisciplinaire de Climate Analytics comprend plus de 130 experts – scientifiques,


climatologues, juristes, Agroéconomiste, gestionnaire de l’environnement, spécialistes des
politiques climatiques, spécialistes des relations internationales, économistes climatique, experts
en financement climatique, ainsi que des analystes de politique sectorielle dotés d’une solide
expérience dans le domaine du changement climatique.

Climate Analytics s’est imposé comme une interface entre la science, la politique et la pratique avec
des réseaux internationaux et des partenaires régionaux exceptionnels. L’équipe utilise des
modèles scientifiques approuvés et des outils et méthodes co-développés avec les experts du
GIEC pour évaluer et synthétiser la science et les politiques climatiques dans les domaines de
l’adaptation, de l’atténuation et des impacts climatiques. Climate Analytics a contribué à plusieurs
rapports majeurs sur les questions du changement climatique et du développement durable,
notamment les cinquième et sixième rapports d’évaluation du Groupe d’experts
intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) ainsi que les rapports sur les écarts
d’adaptation et les émissions du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).
L’institut dispose d’une large expérience dans le climat et les domaines y afférents. L’institut est un
partenaire de mise en œuvre du NDC-Partnership.

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Le bureau Afrique de Climate Analytics qui est le lead de cette mission, est basé à Lomé au Togo.
Il apporte son expertise sur les questions de gouvernance et de diplomatie climatique, d'adaptation,
d’atténuation, de mobilisation des financements climatiques, renforcement des capacités et
d’appui à la mise en place des documents de planification à long terme sobre en carbone. Ses axes
d’intervention sont organisés comme suit : (i) Soutien à la planification de l'action climatique au
niveau national et local ; (i) Soutien à la mobilisation des ressources financières climatiques ; (iii)
Appui à la mise en œuvre des actions d’adaptation et d’atténuation ; (iv) Appui scientifique,
recherche et innovation.

Bâti sur le modèle général de l’institut, le Bureau Afrique est formé d’une équipe pluridisciplinaire
avec des experts basés au Togo et dans plusieurs autres pays d’Afrique. Il travaille sur la traduction
des engagements climatiques en des actions de mise en œuvre pour soutenir la construction de la
résilience des pays et assoir des voies de développement sobre en carbone. Ainsi, le Bureau Afrique
met en œuvre des projets/programmes de renforcement des capacités techniques et
institutionnelles, de planification de l’action climatique à travers l’appui à l’élaboration et/ou la
révision des Contributions Déterminées au niveau National (CDN), des Plans Nationaux
d'Adaptation (PNA) et le développement des stratégies de développement à faible émission
carbone (LT-LEDS), des plans de mise en œuvre ainsi que d’autres documents de planification et
de mobilisation des ressources climatiques.

Climate Analytics Africa


Rue Lawson - Boè, Adjinomoto - Avenou/ Lomé, Togo
s/c 08 BP: 81733
[Link]
@Climate Analytics Africa
togooffice@[Link]
Tél: +228 96 84 22 22 / 228 91 43 39 78

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A.8. PRÉSENTATION IFDD
L’IFDD, la référence de la Francophonie en développement durable

L’Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD) organe subsidiaire de


l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), est établi à Québec depuis plus de 35 ans.
Sa mission est de faciliter la coopération au service de la transition écologique et du développement
durable, dans les 88 États et gouvernements membres de la Francophonie.

L’Institut joue un rôle majeur pour appuyer la participation des pays francophones aux négociations
universelles sur l’environnement et le développement durable, que ce soit pour les Objectifs de
développement durable, l’Accord de Paris sur le climat ou le cadre mondial de la biodiversité de
Kunming-Montréal. L’IFDD travaille depuis des décennies à aider les États et gouvernements
francophones à planifier, à mettre en œuvre et à suivre des actions transformatrices pour la planète
et l’humanité.

Nous sommes tous en voie de développement durable

L’action de l’IFDD est prioritairement orientée vers les pays francophones en développement. Mais
le développement durable concerne tout le monde, y inclus les pays les plus avancés. Il appelle à
un changement de paradigme, de modes de pensée et de consommation, de modèles
économiques et de production. Avec les défis de plus en plus pressants, l’époque des petits pas
est dorénavant révolue : il faut maintenant passer à l’échelle et accélérer la transition écologique et
le développement durable. L’ampleur des actions à réaliser individuellement et collectivement en
matière de climat, d’environnement et globalement de développement durable, est donc inédite.

[Link]

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A.9. PRÉSENTATION OIF
Organisation internationale de la Francophonie (OIF)
L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) est une institution fondée sur le partage
d’une langue, le français, et de valeurs communes. Elle rassemble 93 États et gouvernements.
Le rapport sur la langue française dans le monde, publié en 2022, établit à plus de 340 millions le
nombre de locuteurs de français. Présente sur les cinq continents, l’OIF mène des actions politiques
et de coopération dans les domaines prioritaires suivants : la langue française et la diversité
culturelle et linguistique; la paix, la démocratie et les droits de l’Homme; l’éducation et la formation;
le développement durable et la solidarité. Dans l’ensemble de ses actions, l’OIF accorde une
attention particulière aux jeunes et aux femmes, ainsi qu’à l’accès aux technologies de l’information
et de la communication.
La Secrétaire générale conduit l’action politique de la Francophonie, dont elle est la porte-parole et
la représentante officielle au niveau international. Louise Mushikiwabo a été élue à ce poste lors du
XVIIe Sommet de la Francophonie, en octobre 2018, à Erevan (Arménie). Elle a été reconduite dans
ses fonctions lors du XVIIIe Sommet de la Francophonie, en novembre 2022, à Djerba (Tunisie).
[Link]

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Le Guide des négociations, publié annuellement par l’OIF/IFDD, constitue une source
d’information factuelle, indépendante et actualisée sur les négociations menées sous l’égide de
la Convention Cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques (CCNUCC).
Comme chaque année, le Guide concourt à rendre accessible une présentation dynamique des
enjeux. Répondant à cet objectif d’information, ce document entend s’inscrire dans une
dynamique constructive pour une CdP 29 (11-22 Novembre 2024, Dubaï, Émirats arabes unis)
réussie et ambitieuse.
A ce titre, le Guide offre un décryptage des résultats clés de la dernière session de la
Conférence des Parties (CdP 28, 30 novembre – 13 décembre 2023, Dubaï, Émirats arabes unis),
ainsi que des éléments de mise à jour depuis, incluant l’intersession de négociation de Bonn (3-
13 juin 2024), sur les principaux enjeux de négociations au titre de la CCNUCC et de ses
instruments juridiques connexes, notamment l’Accord de Paris.
En annexe figurent finalement des éléments contextuels, dont un index des sigles et
acronymes, une présentation de la structure et des organes de la Convention, ainsi qu’un bref
exposé d’éléments scientifiques récents, issus des travaux du Groupe d’experts
intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).
Un Résumé pour les décideurs complète le Guide des négociations. L’ensemble des
informations est actualisé à la date du 30 octobre 2024.

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© GUIDE DES NÉGOCIATIONS, ÉDITION 2024, OIF/IFDD, 2024.


BIBLIOGRAPHIE
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climat et des stratégies d’adaptation, T. Carter, M. Parry, H. Harasawa et al. (dir. publ.), Londres
(Royaume-Uni) et Tsukuba (Japon) : University College London et Center for Global
Environmental Research National Institute for Environmental Studies. Voir [en ligne]
[Link]
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GIEC (2013). Climate Change 2013: The Physical Science Basis. Contribution of Working
Group I to the Fifth Assessment Report of the Intergovernmental Panel on Climate Change.

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University Press. Voir [en ligne] [Link]

GIEC (2022). Summary for Policymakers. In: Climate Change 2022: Mitigation of Climate
Change. Contribution of Working Group III to the Sixth Assessment Report of the
Intergovernmental Panel on Climate Change [P.R. Shukla, J. Skea, R. Slade, A. Al Khourdajie,

R. van Diemen, D. McCollum, M. Pathak, S. Some, P. Vyas, R. Fradera, M. Belkacemi, A. Hasija,


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GIEC (2023). Summary for Policymakers. In: Climate Change 2023: Synthesis Report.
Contribution of Working Groups I, II and III to the Sixth Assessment Report of the
Intergovernmental Panel on Climate Change [Core Writing Team, H. Lee and J. Romero (eds.)]. IPCC,
Geneva, Switzerland, pp. 1-34, doi: 10.59327/IPCC/AR6-9789291691647.001.

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Conference - November 2022. [Link]
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IISD (2023). Bulletin des négociations de la Terre. Vol. 12 No. 829. Compte-rendu de la
Conférence de Bonn sur les changements climatiques : 5-15 juin 2023.
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IISD (2024). Conférence de Bonn sur les changements climatiques - Juin 2024.
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IISD (2024) : Bulletin des négociations de la Terre. Vol. 12 No. 853. Compte-rendu de la
Conférence de Bonn sur les changements climatiques :3 au 13 juin 2024.
[Link]

OIF/IFDD (2021). Guide des négociations - Décryptage des principaux résultats de la vingt-
cinquième session de la Conférence des Parties (CdP 25, Chili/Madrid) à la Convention-cadre des
Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), poursuite du processus dans le
contexte de la pandémie de COVID-19 (2020-2021) et perspectives en vue de Glasgow
(octobre-novembre 2021).
[Link]

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© GUIDE DES NÉGOCIATIONS, ÉDITION 2024, OIF/IFDD, 2024.


OIF/IFDD (2022). Guide des négociations - 27e session de la Conférence des Parties à la
Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques – Charm el-Cheikh,
Egypte (2022). [Link]
des-negociations/

OIF/IFDD (2023). Guide des Négociations – (CdP/Cop28) 28è Conférence des Parties des
Nations Unies sur les changements climatiques– Dubaï, Émirats arabes unis (2023) ;
[Link]
conference-des-Parties-des-nations-unies-sur-les-changements-climatiques-dubai-emirats-
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OIT (2022). Just transition: An essential pathway to achieving gender equality and social
justice. Genève. Organisation internationale du Travail (OIT). Voir
[en ligne]
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WRI (2022). COP27: Key Takeaways and What’s Next. [Link] key-
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WRI (2024). Unpacking COP28: Key Outcomes from the Dubai Climate Talks, and What Comes
Next. [Link]

WRI (2024). What Climate-Vulnerable Countries Need on the Road to CdP29.


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