IFDD GuideNego2024
IFDD GuideNego2024
négociations
Conférence des Parties
CdP/COP 29, CRP 19, CRA 6,
OSMOE 61, OSCST 61
Bakou, Azerbaïdjan
11 au 22 novembre 2024
COMITÉ ÉDITORIAL
ET COMITÉ DE RÉDACTION
Directrice de publication :
Cécile Martin-Phipps, directrice IFDD
Coordination :
Dr Issa Bado, spécialiste de programme, IFDD
Auteurs :
Mahugnon Serge DJOHY, Bénin/Cap-Vert
Aichetou SECK, Sénégal
Komna DJABARE, Togo
Manjeet DHAKAL, Népal
Laurence POLLIER, France
Relecteurs :
Manjeet DHAKAL, Népal
Ibila DJIBRIL, Bénin
Tosi MPANU-MPANU, RDC
Benjamin Georges-Picot, France
Iconographie :
© Climate Analytics Africa et auteurs, octobre 2024 – 1ère publication : OIF/IFDD, 2024
Mise en page :
Jeannette Koffi, Climate Analytics Africa
Vanessa Cardoso, B78 Motion & Design
ISBN : 978-2-89481-391-1
Ce document est publié à titre d’information et ne reflète pas nécessairement le point de vue de l’IFDD, ou du secrétariat de la
Convention. Ce document a été préparé par Climate Analytics Africa pour le compte de l’Institut de la Francophonie pour le développement
durable (IFDD) et ne représente pas nécessairement le point de vue de l’une ou l’autre de ces organisations, ni celui des présidences
actuelle et future des CdP. Ce document est actualisé sur la base des informations disponibles à la date du 30 Octobre 2024
© Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD)
Dans son rapport sur l’état du climat en 2024, l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM)
indique que l’année 2023 a été la plus chaude jamais enregistrée. Ce rapport souligne que la hausse
des températures s’accompagne de phénomènes météorologiques plus extrêmes tels que les
inondations, les sécheresses, les canicules, ou encore les variations pluviométriques. M. António
Guterres, Secrétaire général de l’ONU, affirme à juste titre que le 6e rapport du Groupe d’experts
intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) paru en 2023 est une alerte rouge pour
l’humanité.
Il y a un an, presque tous les États de la planète se réunissaient à Dubaï en novembre 2023 pour
prendre des décisions fortes en faveur de l’action climatique. Quelques résultats de Dubaï peuvent
être salués avec les décisions se rapportant notamment à la sortie progressive des énergies
fossiles, le renforcement des dispositifs concernant la mise à jour des contributions nationales, la
pleine application du cadre de transparence, le renforcement de la coopération internationale, le
financement des pertes et préjudices, etc.
Comme le souligne à juste titre M. Guterres, pour le climat nous sommes le danger et aussi la
solution. C’est pourquoi cher-e-s décideurs-deuses, la CdP29 est un rendez-vous important à saisir
pour faire avancer la cause climatique. L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), sera
présente à la CdP29 pour vous soutenir dans vos activités et mettre à votre disposition les
informations et les outils pertinents à votre travail de négociation.
L’OIF, à travers l’IFDD, a aménagé un pavillon qui mettra en lumière plus de 60 initiatives de lutte
contre les changements climatiques de l’espace de la Francophonie. En outre, elle organisera
plusieurs évènements dont la Concertation francophone réunissant négociateurs et négociatrices,
le 18 novembre à 13h00, au pavillon de la Francophonie, autour du bilan de la première semaine
des négociations. Cette concertation sera précédée le 10 novembre 2024, de 9h00 à 15h00 par un
Atelier préparatoire de la CdP29 pour les délégués francophones à l’hôtel Qafqaz Bakou City Hotel
& Residences 4*, situé à l’adresse suivante : 4 Tbilisi avenue, Bakou 1122, Azerbaïdjan.
Comme à l’accoutumée, nous avons produit le Guide des négociations pour vous aider dans votre
tâche. Je remercie le prestataire Climate Analytics et les auteurs pour leur contribution à sa
réalisation. Je vous souhaite une bonne lecture et vous adresse mes vœux de plein succès lors les
négociations de Bakou.
Cécile Martin-Phipps,
Directrice IFDD
Comme chaque année, le Guide concourt à rendre accessible une présentation dynamique des
enjeux. Répondant à cet objectif d’information, ce document entend s’inscrire dans une dynamique
constructive pour une CdP 29 (11-22 novembre 2024, Bakou, Azerbaïdjan) réussie et ambitieuse.
À ce titre, le Guide offre un décryptage des résultats clés de la dernière session de la Conférence
des Parties (CdP 28, 30 novembre – 13 décembre 2023, Dubaï, Émirats arabes unis), ainsi que des
éléments de mise à jour depuis, incluant l’intersession de Bonn (juin 2024), sur les principaux enjeux
de négociations au titre de la CCNUCC et de ses instruments juridiques connexes, notamment
l’Accord de Paris.
Aux fins d’apporter divers éléments contextuels supplémentaires, l’annexe précitée comporte
également des fiches thématiques sur la Convention, le Protocole de Kyoto et l’Accord de Paris,
une présentation de la structure et des organes de la Convention, ainsi qu’un bref exposé
d’éléments scientifiques récents, issus des travaux du Groupe d’experts intergouvernemental sur
l’évolution du climat (GIEC).
ÉDITO ................................................................................................................................................................................. 4
1. DÉCRYPTAGE DES RÉSULTATS DE LA CDP28 (DUBAÏ) SUR LES ENJEUX CLES DES NÉGOCIATIONS ET
AVANCEES EN AMONT DE LA CDP29 (BAKOU) .......................................................................................................... 12
2. STATUT DES NÉGOCIATIONS ET AVANCÉES LORS DES INTERSESSIONS DE BONN DE JUIN 2024 ET
AUTRES RÉUNIONS PRÉPARATOIRES (OSMOE 60, OSCST 60, PRE-CDP29 ETC.) ................................................ 18
2.3.1. Programme de travail sur l'ambition et la mise en œuvre des mesures d'atténuation à Charm el-Cheikh
(MWP) .................................................................................................................................................................... 26
3. EN ROUTE VERS BAKOU (CDP29, CMP19, CMA6, OSMOE 61, OSCST 61) .......................................................... 63
3.3.1. Programme de travail sur l'ambition et la mise en œuvre des mesures d'atténuation à Charm el-Cheikh
(MWP) .................................................................................................................................................................... 66
ANNEXES ......................................................................................................................................................................... 78
A.2. FICHES THÉMATIQUES SUR LA CCNUCC, LE PROTOCOLE DE KYOTO ET L’ACCORD DE PARIS ............... 81
A.2.1. Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) .................................. 81
A.4. SCIENCE (GROUPE D’EXPERTS INTERGOUVERNEMENTAL SUR L’ÉVOLUTION DU CLIMAT (GIEC)) .......... 89
Du décryptage des principaux résultats de la CdP passée (la CdP 28 qui s’est tenue à Dubaï)
La CdP 28, qui s'est tenue à Dubaï en fin d'année 2023, a marqué une étape importante dans les
négociations climatiques mondiales. Bien que les attentes étaient élevées, les résultats ont été
mitigés, soulevant à la fois des espoirs et des inquiétudes.
Transition énergétique : L'un des points forts de la CdP 28 a été l'accord historique sur la
transition énergétique. Pour la première fois, une CdP a appelé à une "transition loin des
combustibles fossiles". Bien que cette formulation ait été affaiblie par des compromis de
dernière minute, elle marque un tournant significatif dans la reconnaissance du rôle central
des énergies fossiles dans le changement climatique.
Fonds pour les pertes et dommages : Les pays développés se sont enfin entendus sur la
création d'un fonds pour aider les pays en développement à faire face aux pertes et
dommages causés par le changement climatique. Ce fonds, qui était une revendication de
longue date des pays vulnérables, est un pas en avant important pour la justice climatique.
Bilan mondial : Le premier bilan mondial, qui a évalué les progrès accomplis depuis l'Accord
de Paris, a montré que les efforts mondiaux sont insuffisants pour limiter le réchauffement
climatique à 1,5°C. Cependant, il a également souligné la nécessité d'accélérer la transition
énergétique et d'augmenter les ambitions climatiques.
En somme, la COP28 a été un moment décisif dans la lutte contre le changement climatique. Les
avancées réalisées sont encourageantes, mais les engagements ne sont pas suffisants pour
maintenir le réchauffement climatique en dessous de 1,5°C, et les pays développés doivent encore
honorer leurs engagements financiers et augmenter leur soutien à l'avenir. Ainsi, pour réussir à
limiter le réchauffement climatique et à construire un avenir durable, il est essentiel de maintenir la
pression sur les décideurs politiques et de continuer à exiger des actions plus ambitieuses.
Ambitions climatiques : Des progrès mitigés et des attentes des CDN 3.0
Programme de travail sur l'atténuation : Les discussions sur le Programme de travail sur
l'atténuation se sont poursuivies lors des intersessions de Bonn de Juin 2024, mais les Parties n'ont
pas encore trouvé d'accord sur les modalités de mise en œuvre. Ce programme vise à renforcer
l'action climatique à court terme. Les Parties ont continué de travailler sur l'élaboration de leurs
nouvelles CDN, qui doivent être soumises d'ici février 2025. Ces CDN doivent refléter des objectifs
plus ambitieux en matière de réduction des émissions.
Que retenir ?
En somme, il faut noter que la CdP29 intervient à un moment crucial du cycle d’ambition de l’Accord
de Paris, ou les Parties se réuniront à Bakou un an après le premier GST et juste avant deux
échéances importantes à savoir la soumission des rapports biennaux de transparence (RBT) et des
engagements nationaux plus ambitieux pour le climat. La CdP 29 a pour mandat de convenir d’un
nouvel objectif en matière de financement climat et de finaliser les orientations nécessaires à la
mise en œuvre complète des marchés internationaux du carbone. Si elle parvient à atteindre ces
deux objectifs, elle mettra en place les conditions nécessaires pour que les pays proposent de
nouveaux objectifs climatiques plus ambitieux lors de la CdP30 qui se tiendra l’année prochaine à
Belém au Brésil, marquant ainsi la fin d’une ère dans les négociations de la CCNUCC qui, depuis
une dizaine d’années environ, se sont largement concentrées sur l’adoption de l’Accord de Paris
et la formulation des orientations techniques nécessaires à sa mise en œuvre.
Les CdPs se succèdent depuis 1995 1, marquant chaque année de nouveaux jalons dans les
négociations internationales sur le climat. Si les avancées ont été progressives, les défis restent
nombreux et les résultats souvent mitigés 2.
Le graphique suivant présente les principaux jalons des négociations de la CdP 1 à la CdP 29.
CdP 1 (Berlin, 1995) : Adoption du Mandat de Berlin, demandant aux parties d'entamer des
négociations pour réduire les émissions auprès 2000 au moyen d'objectifs quantitatifs et de
délais précis.
1
En 2020 il n'y a pas eu de CdP à cause de la pandémie de COVID, mais des consultations informelles virtuelles ont été organisées par le secrétariat
pour maintenir le momentum.
2
En 2020 en raison de la COVID19, il n'y a pas eu de CdP, mais les consultations informelles virtuelles ont été organisées par le secrétariat pour
maintenir le Momentum - Momentum de juin et Dialogue sur le Climat de novembre.
CdP 22 – CMA 1 (Marrakech, 2016) : Définition des modalités du bilan mondial (GST) par
décision 1/CMA.1, les Parties ont convenu d’entreprendre le premier bilan mondial en 2023,
qui s’est achevé lors de la CdP28 à Dubaï, et tous les cinq ans par la suite.
CdP 27 (Charm el-Cheikh, 2022) : Création d'un fonds permettant de faire face aux pertes
et préjudices, une avancée majeure pour les pays en développement qui sont
particulièrement vulnérables aux effets néfastes des changements climatiques.
Comme démontré par le GST1, les CdP successives ont permis de progresser, mais les défis
restent immenses. Les engagements actuels ne sont pas suffisants pour atteindre les objectifs de
l'Accord de Paris, les pays développés n'ont pas encore tenu leurs promesses de financement
envers les pays en développement, les discussions sur la compensation des pertes et préjudices
subis par les pays en développement particulièrement vulnérables aux effets néfastes des
changements climatiques restent difficiles, les responsabilités historiques des pays développés et
les besoins spécifiques des pays en développement doivent être mieux pris en compte.
En outre, la question du financement a toujours été au cœur des négociations climatiques. D’une
part, les pays les moins développés, souvent les plus vulnérables aux impacts du changement
climatique et disposent de moins de ressources pour s'adapter et atténuer ces effets. D’autre part,
les pays en développement ont besoin d'un soutien financier pour acquérir les technologies propres
et les connaissances nécessaires pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.
Dans ce contexte, lors de la 15e conférence des Parties (CdP 15) de la CCNUCC à Copenhague
en 2009, les pays développés se sont engagés à mobiliser 100 milliards de dollars par an d'ici 2020
pour l'action climatique dans les pays en développement, dans le cadre de mesures d'atténuation
significatives et de transparence de la mise en œuvre. Cet objectif a été formalisé lors de la CdP 16
à Cancun.
3
New Collective Quantified Goal - NCQG
10
Par ailleurs, lors de la COP21 de la CCNUCC en 2015, les Parties ont décidé de fixer un Nouvel
Objectif Collectif Quantifié (NCQG) sur le financement du climat d’ici à 2025, s'élevant à au moins
100 milliards USD par an et prenant en compte les besoins et les priorités des pays en
développement. Publié le 27 mai 2024, le document du groupe d'experts OCDE-AIE sur le
changement climatique (CCXG) intitulé « The New Collective Quantified Goal on climate finance :
Options for reflecting the role of different sources, actors, and qualitative considerations » explore
les options pour la conception et la portée du prochain NCQG afin de refléter l'importance du
financement public international ainsi que la nécessité d'augmenter le financement privé, tout en
reconnaissant que l'ampleur et l'efficacité de ce financement dépendent du contexte national et
des actions menées par toutes les Parties.
Dans le contexte présente ci-dessus, et considérant que les pays en développement attendent
toujours des pays développés qu'ils tiennent leurs engagements en matière de financement
climatique, notamment en ce qui concerne l'augmentation de l’ambition en matière de financement
climatique, la CdP29 s'annonce comme un événement crucial, marqué par une complexité
croissante des enjeux géopolitiques et climatiques. Le conflit en Ukraine a reconfiguré le paysage
énergétique mondial, poussant certains pays à privilégier la sécurité énergétique à court terme au
détriment des objectifs climatiques. Les tensions géopolitiques accrues rendent la coopération
internationale plus difficile, alors que les pays du Sud, les plus vulnérables aux impacts du
changement climatique, réclament une plus grande justice climatique et des financements accrus
pour l'adaptation et les pertes et préjudices. Les pays du Nord, souvent les principaux émetteurs
historiques, sont de plus en plus réticents à augmenter leurs contributions financières.
Ce guide a pour objectif de fournir une vision d'ensemble des enjeux, des acteurs et des
mécanismes qui régissent les négociations climatiques, les avancées dans les négociations depuis
la CDP 28 tenue à Dubaï en novembre 2023 et les intersessions de Bonn de juin 2024. Le guide est
structuré entre trois Parties :
La deuxième partie a capturée la situation actuelle sur les points de négociations depuis la
CdP 28 et les avancées lors de la session de Bonn en juin 2024.
La troisième partie est focalisée sur les attentes, les points de clivages et les positions de
grands blocs en route vers la CdP 29.
11
Placée sous la présidence des Émirats Arabes Unis, la plus récente Conférence des Nations Unies
sur les Changements Climatiques s'est tenue à Dubaï, du 30 novembre au 13 décembre 2023, et a
réuni :
La 18e session de la Conférence des Parties agissant en tant que réunion des Parties au
Protocole de Kyoto (CRP 18)
La 5e session de la Conférence des Parties agissant en tant que réunion des Parties à
l’Accord de Paris (CRA 5), et
Les 59e sessions de l’Organe Subsidiaire de Mise en Œuvre (OSMOE 59) et de l’Organe
Subsidiaire de Conseil Scientifique et Technologique (OSCST 59).
L’année 2023 est marquée par des dynamiques politiques complexes et instables, sur fond de défis
économiques et autres défis encore majeurs. Les relations géopolitiques clés demeuraient tendues,
en raison des conflits Israël-Hamas et Russie-Ukraine. Il est aussi à souligner le manque criant de
dynamique politique pour combler les écarts d'ambition et de mise en œuvre. La confiance dans le
financement climatique continuait à s’amenuiser, tandis que des intérêts particuliers semblaient
toujours présents dans leurs efforts pour influencer les gouvernements et compromettre les
résultats, à l'intérieur comme à l'extérieur de la CCNUCC, notamment en ce qui concerne les
combustibles fossiles.
C’est dans ce contexte très particulier que s’est tenue la CdP 28 de Dubaï qui avec un taux de
participation estimé à quelque 85,000 personnes 4, a été l’une des plus suivies. Annoncée comme
la CDP du premier Bilan Mondial (GST), la 28e session de la conférence des Parties s’est clôturée
le 13 décembre 2023 avec l’adoption de 47 décisions 5.
4
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5
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12
Le résultat du premier Bilan Mondial 7 qui a abouti à de fortes orientations politiques clés
pour les Parties sur les énergies fossiles, telles que «une transition vers des systèmes
énergétiques sans combustibles fossiles de manière juste, ordonnée et équitable, avec une
accélération de l’action durant cette décennie, cruciale pour atteindre la neutralité carbone
d'ici 2050, en accord avec les données scientifiques», ainsi que des objectifs ambitieux sur
les énergies renouvelables, visant à « tripler la capacité mondiale en énergies renouvelables
et doubler le taux annuel moyen d’amélioration de l’efficacité énergétique d’ici 2030 ». Ce
bilan inclut également l’instauration d’un dialogue annuel pour la mise en œuvre de ses
résultats et une « Feuille de route vers Mission 1,5 8»,
L'opérationnalisation du fonds pour répondre aux pertes et préjudices 9 (en septembre 2024,
les engagements envers le fonds se chiffrait à 702 millions de dollars 10),
Le Cadre des Émirats Arabes Unis pour la résilience climatique mondiale », adopté comme
cadre pour l'Objectif Global en matière d'Adaptation (OMA) 11,
Le lancement du programme de travail des Émirats Arabes Unis pour une Transition Juste,
visant à explorer les voies d’atteinte des objectifs de l'Accord de Paris 12
Les orientations pour le programme de travail de Sharm el-Cheikh sur l'ambition et la mise
en œuvre de l’atténuation 13,
Plus largement, la 28e session de la Conférence des Parties a aussi créé le cadre pour faciliter les
négociations et l’adoption d’un nouvel objectif de financement climatique (NCQG), un des enjeux
majeurs pour 2024. En effet, la CdP 28 a marqué une étape importante dans les négociations
climatiques en adoptant une décision sur le Nouvel Objectif de Financement Climatique (NCQG).
Cet objectif vise à mobiliser des financements suffisants, nouveaux et additionnels pour répondre
aux besoins des pays en développement afin qu'ils puissent atténuer les effets du changement
climatique et s'y adapter.
6
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8
UNFCCC, Matters relating to the global stocktake under the Paris Agreement, Decision -/CMA.5
9
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Le résultat du Bilan mondial exhortant les pays à soumettre de nouvelles Contributions Déterminées
au niveau National (CDN) en 2025 est également à souligner. Au cours de ce prochain cycle, les
pays seront tenus de réviser leurs objectifs pour 2030 et de proposer de nouveaux objectifs pour
2035. Entre autres, la question du Méthane a été au centre des préoccupations. Les résultats du
Bilan Mondial appelant les pays à accélérer la réduction de leurs émissions non-CO2, un
engagement visant à réduire les émissions mondiales de méthane de 30 % par rapport aux niveaux
de 2020 d'ici 2030 est prise offrant l’opportunité aux pays d'intégrer des actions ambitieuses sur le
méthane dans leurs prochaines CDN en 2025, tant dans leurs objectifs globaux d'émissions que
dans des cibles spécifiques concernant le méthane.
L'agriculture une priorité de négociation pour de nombreux États, a été davantage mise en avant,
notamment dans la Déclaration des Émirats Arabes Unis sur l’agriculture durable 16, l’Objectif
Mondial en matière d'adaptation ainsi que le Bilan Mondial. Toutefois, l’incapacité de parvenir à un
accord dans le cadre des travaux conjoints sur la mise en œuvre du programme relatif à l’agriculture
et à la sécurité alimentaire a été une occasion manquée.
Le Consensus des Émirats arabes unis est un résultat nécessaire et « suffisant », qui ne doit pas se
contenter d’ouvrir de nouvelles perspectives dans de nombreux domaines et de tomber par la suite
dans un ralentissement voire un recul de l’ambition. Le succès de la CdP 28 ne pourra vraiment
être évalué qu’à travers le suivi et la mise en œuvre qui auront lieu au cours des deux prochaines
années. Pour cela, il est crucial de combler les nombreuses failles qui ont été intégrées dans les
décisions, comme le bilan mondial, afin de garantir l'adhésion des intérêts divergents.
Le tableau suivant recense pour les CdP 28/CRP 18/CRA 5 et les organes subsidiaires, les agendas
et rapports sur les travaux des sessions et pour les CdP/CRP/CRA, les décisions adoptées.
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15
16
17
Il est à noter que les Organes subsidiaires n’adoptent pas de décisions mais transmettent des recommandations aux organes directeurs que l'on
retrouve dans leurs rapports. Ce qui explique un vide au niveau de la colonne Décision
17
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20
L'agriculture, une priorité de négociation pour de nombreux États, a été davantage mise en avant, notamment dans la Déclaration des Émirats
Arabes Unis sur l’agriculture durable20, l’Objectif Mondial en matière d'adaptation ainsi que le Bilan Mondial. Toutefois, l’incapacité de parvenir à un
accord dans le cadre des travaux conjoints sur la mise en œuvre du programme relatif à l’agriculture et à la sécurité alimentaire a été une occasion
manquée.
18
Points à l’ordre du jour, adressés lors de la session de juin 2024 Lien vers la note informelleles
draft textes et les notes
informelles
OSMOE/SBI 60
OSMOE/ 3b. Compilations et synthèses des rapports biennaux des Parties [Link] 60.i3b.2
SBI 60 incluses dans l'Annexe I de la Convention.
(agenda) 3c. Rapport sur les données d'inventaire national des gaz à effet de serre [Link].SBI60.i3c.2 21
des Parties incluses dans l'Annexe I de la Convention
4a. Informations contenues dans les communications nationales des [Link].SBI60.i4a.1
Parties, non incluses dans l'Annexe I de la Convention.
4b. Fourniture de soutien financier et technique [Link].SBI60.i4b.3
21
Les Draft textes (DT) sont itérations de textes qui ne sont pas cependant utilisables à la CdP prochaine à Bakou.
19
9. Programme de travail sur la transition juste des Émirats Arabes Unis IN.SBI60.i7_SBSTA60.i9.4
10. Questions relatives au forum sur l'impact de la mise en œuvre des FCCC/SB/2024/L.7
mesures de riposte au service de la Convention, du Protocole de
Kyoto et de l'Accord de Paris
13c. Programme de travail relevant du cadre pour les démarches non FCCC/SBSTA/2024/L.4
fondées sur le marché, visées au paragraphe 8 de l’article 6 de
l’Accord de Paris et dans la décision 4/CMA.3
15a. Examen technique des informations rapportées par les Parties, [Link].SBSTA60.i15a-b-
incluses dans l'Annexe I de la Convention dans leurs rapports c.1
biennaux et communications nationales.
15b. Examen technique des inventaires de gaz à effet de serre des [Link].SBSTA60.i15a-b-
Parties, incluses dans l'Annexe I de la Convention. c.1
15c. Examen technique des inventaires de gaz à effet de serre et d'autres [Link].SBSTA60.i15a-b-
informations rapportées par les Parties, incluses dans l'Annexe I. c.1
20
La principale activité sur les questions financières au cours du SB60, et une priorité pour les PEID
et les PMA, a été la deuxième réunion pour l’année 2024 dans le cadre du programme de travail Ad
Hoc sur le NCQG (MAWP-2). Les PEID et les PMA espéraient progresser sur la structure et les
éléments qui façonneront l'objectif et son texte de décision, tout en veillant à ce que leurs points
de vue soient inclus dans le document de travail préparé par les coprésidents du Groupe de travail
spécial. Ce document est utilisé par les Parties comme base pour les délibérations. Une priorité
essentielle pour les deux groupes est d'assurer l'opérationnalisation effective dans le NCQG des
dispositions, qui donnent la priorité aux PMA et aux PEID, en ce qui concerne la fourniture et la
mobilisation du financement climatique (voir ci-dessous le lien vers la déclaration commune faite
par les PMA et les PEID au cours des SB soulignant les priorités essentielles du NCQG).
22
[Link]
23
[Link]
21
Ainsi, les interventions sur le fonds ont été similaires à celles exprimées lors de la réunion
précédente à Carthagène, les Parties réaffirmant principalement des points de vue qui reflètent les
divergences persistantes sur plusieurs éléments de l'objectif, notamment le mandat, le champ
d'application et la structure. Les pays développés ont fortement insisté sur l'élargissement de la
base des contributeurs, afin de refléter la réalité économique actuelle et les tendances en matière
d'émissions de GES, une position à laquelle s'opposent les pays en développement.
Le G77 + la Chine, tout en reconnaissant l'existence de divergences de vues internes sur certains
éléments du NCQG, est parvenu à coordonner un message commun et a prononcé des
déclarations d'ouverture lors de la plupart des sessions du NCQG.
Les PEID et les PMA ont fait des interventions fortes appelant à rendre pleinement opérationnelles
les dispositions qui reconnaissent leurs besoins particuliers, leurs circonstances spéciales et leurs
cas. Les PMA et les PEID ont fait une déclaration et une soumission communes lors de la dernière
session de la réunion de l'AWP, soulignant leurs priorités communes concernant le NCQG.
À la fin de cette deuxième réunion de l'AWP du NCQG, les coprésidents ont présenté une deuxième
version de leur document de travail, que de nombreuses Parties ont qualifiée de déséquilibrée et
d'inutile pour faciliter la poursuite de l'engagement. Certains groupes ont présenté des soumissions
au cours de la session, dont une par les PEID. Toutefois, les coprésidents ont décidé à ce stade,
de ne pas refléter le contenu de ces soumissions dans leur document de travail. Les coprésidents
demanderont des avis supplémentaires et prépareront un nouveau document de travail qui devrait
être disponible avant la prochaine réunion prévue en octobre à Bakou, en Azerbaïdjan. Ce nouveau
document est publié le 15 octobre 2024 sous la cote FCCC/PA/CMA/2024/9/Add.1. Il présente le
cadre de référence d'un projet de texte de négociation rendant compte des progrès accomplis, qui
sera examiné par la Conférence des Parties agissant comme réunion des Parties à l'Accord de
Paris lors de sa sixième session.
Les discussions menées dans le cadre du premier atelier de 2024 du dialogue de Charm el-
Cheikh sur l'article 2.1.c et sa complémentarité avec l'article 9 de l'accord de Paris seront
consignées dans le rapport des coprésidents, qui fera partie des contributions à la prise d'une
décision en 2025, sur la voie à suivre en la matière. Le deuxième atelier de 2024 devrait avoir lieu
avant la CDP 29 et les co-présidents devront déposer un texte prêt à être négocié à Bakou.
Pour les pays en développement, surtout les PMA Bakou sera un moment décisif pour faire avancer
leur priorités en lien avec une définition commune du financement climatique, augmenter et surtout
faciliter l’accès aux financements mais aussi un chiffrement du nouvel objectif collectif de
financement climatique (NCQG) qui soit nettement supérieur à l’objectif actuel de 100 milliards de
dollars par an, afin de refléter les besoins réels des pays en développement pour faire face au
changement climatique, estimés à 5,8 à 5,9 trillions de dollars d’ici 2030.
22
NDCs
Les Parties sont invitées à réexaminer et à renforcer les objectifs de 2030 d'ici à la fin de 2024,
conformément aux appels lancés à Glasgow et réitérés à Charm el-Cheikh.
Les Parties sont encouragées à présenter des objectifs ambitieux de réduction des
émissions à l'échelle de l'économie, couvrant tous les gaz à effet de serre, tous les
secteurs et toutes les catégories, et visant à limiter le réchauffement de la planète à
1,5°C, sur la base des données scientifiques les plus récentes et en tenant compte des
différentes situations nationales.
Les Parties sont également encouragées à aligner leurs CDN sur des stratégies de réduction
des émissions de GES à long terme et à communiquer ou mettre à jour ces stratégies avant
la CdP 29.
Transparence
Les premiers Rapports Biennaux de Transparence (RBT) des Parties sont attendus avant la fin de
l'année 2024. Ces rapports joueront un rôle majeur dans l'élaboration du prochain bilan mondial.
Ceci est reconnu dans le résultat de ce premier GST qui mentionne également l'importance de
fournir un soutien en temps voulu, adéquat et prévisible aux pays en développement Parties pour
la mise en œuvre du cadre de transparence renforcé, et exhorte les Parties à faire les préparatifs
nécessaires pour la soumission des premiers RBT dans les délais impartis.
24
[Link]
23
Des modalités ont également été convenues dans les domaines identifiés comme devant faire
l'objet de travaux supplémentaires dans le contexte des résultats du GST :
Demande au GIEC d'aligner ses cycles de rapport afin de pouvoir contribuer aux futurs
bilans mondiaux.
Invitation à la communauté scientifique à combler les lacunes en matière de connaissances
sur l'adaptation et les incidences du changement climatique, y compris pour le suivi et les
progrès, afin d'alimenter le deuxième bilan mondial.
Décision d'organiser un dialogue ministériel de haut niveau lors de la CMA 6, 2024 à Bakou
sur la nécessité urgente d'augmenter le financement de l'adaptation, en tenant compte des
résultats de l'inventaire mondial liés à l'adaptation.
Mise en place d'un dialogue d'experts sur les montagnes et le changement climatique lors
de la 60e session des organes subsidiaires en juin 2024.
Établissement d'un dialogue d'experts sur les enfants et le changement climatique afin de
discuter de l'impact disproportionné du changement climatique sur les enfants et des
solutions politiques pertinentes à cet égard.
24
Modalités du dialogue avec les Émirats arabes unis sur la mise en œuvre
des résultats du GST
Ce point visait à examiner les modalités du dialogue, issu des résultats du GST, afin de le rendre
opérationnel lors de la CMA 6. Les négociations sur cette question n'ont pas beaucoup progressé
car les Parties n'ont pas pu se mettre d'accord sur le champ d'application du mandat, prévu au
paragraphe 97 du document final du GST. Certaines Parties ont interprété le champ d'application
comme se concentrant sur la mise en œuvre des résultats financiers de la décision sur le GST.
D'autres (y compris les PEID et les PMA) l'ont interprété comme se concentrant sur la mise en
œuvre de tous les résultats du GST, en mettant l'accent sur les moyens de mise en œuvre, tandis
que d'autres ont proposé des interprétations supplémentaires qui incorporent des éléments de ces
interprétations.
Les Parties n'ont pas entamé de négociations sur les différentes interprétations, mais ont convenu
de veiller à ce que toutes les options des Parties soient incluses dans les conclusions qui ont été
adoptées. Les conclusions finales contenaient cinq options différentes sur le champ d'application
- allant de la focalisation sur les finances à la mise en œuvre complète des résultats du GST - de
ce dialogue.
Les Parties ont été invités à soumettre, via le portail de soumission, avant le 15 septembre 2024,
leurs points de vue sur les modalités du dialogue des Émirats arabes unis 25.
L'examen de cette question se poursuivra lors de l'OS 61 (novembre 2024) afin que la Conférence
des Parties agissant comme réunion des Parties à l'Accord de Paris achève l'examen de cette
question à sa sixième session (novembre 2024).
25
15 Parties dont EU, AOSIS, AGN, LMDC, AILAC, LDCs, EIG ont soumis leurs vues.
25
2.3. Atténuation
2.3.1. Programme de travail sur l'ambition et la mise en œuvre des
mesures d'atténuation à Charm el-Cheikh (MWP)
L'atténuation est restée une priorité essentielle dans les négociations en 2023 et lors de la CDP 28.
Le rapport de synthèse du sixième rapport d'évaluation (AR6) du GIEC, publié en mars 2023, avait
mis l'accent sur l'urgence d'accélérer l'action climatique au cours de chaque année restante de
cette décennie si nous voulons limiter le réchauffement à 1,5o C. Cela a renforcé la forte
reconnaissance de la science et de l'urgence de la CDP 26 (pacte climatique de Glasgow) et de la
CDP 27 (plan de mise en œuvre de Charm el-Cheikh). Malgré cela, sur le plan politique, la réaction
a été discrète et l'élan insuffisant en 2023, avec très peu de pays du G20 ou d'autres pays
renforçant l'ambition des objectifs de la CDN 2030 et des divergences persistantes sur la manière
d'élaborer un résultat à la CDP 28 qui fasse progresser l'abandon progressif des combustibles
fossiles.
Ainsi, le seul point de l'ordre du jour de la CdP 28 consacré uniquement à l'atténuation (dans les
ordres du jour du SB59 et du CMA) était le "programme de travail sur l'ambition et la mise en
œuvre en matière d'atténuation de Charm el-Cheikh mentionné dans la décision 4/CMA.4"
(MWP). La décision 4/CMA.4 de la CdP 27 a défini la conception du MWP avec au moins deux
dialogues mondiaux et événements axés sur l'investissement par an, jusqu'en 2026 au moins
(CMA.8), une décision devant ensuite être prise quant à sa poursuite.
Les coprésidents, devant diriger le PMV pour 2023-2024, ont choisi les thèmes de 2023 pour se
concentrer sur l'accélération d'une transition énergétique juste. Le premier dialogue mondial sur
l'accélération de la transition énergétique juste s'est tenu les 3 et 4 juin 2023, suivi de
l'événement axé sur l'investissement le 5 juin 2023. Le rapport sur le premier dialogue mondial a
été publié le 22 septembre 2023. Le deuxième dialogue mondial a abordé le thème de l'accélération
d'une transition énergétique juste dans les systèmes de transport et s'est tenu les 15 et 16 octobre
2023, suivi du deuxième événement axé sur l'investissement le 17 octobre 2023.
26
La première année du MWP a été controversée et modeste, avec un désaccord tout au long de la
session SB59 sur son inclusion dans les ordres du jour (elle n'a finalement pas été incluse). Les
Parties ont exprimé leurs préoccupations quant aux modalités des dialogues mondiaux et des
événements axés sur l'investissement (par exemple, publication tardive des ordres du jour et des
rapports, nécessité d'établir des liens plus étroits entre les dialogues mondiaux et les événements
axés sur l'investissement, participation plus large des experts).
La décision relative au programme de travail sur l'atténuation et la mise en œuvre (MWP) qui a été
adoptée dans le cadre du consensus des Émirats arabes unis lors de la CDP 28 est essentiellement
procédurale, ne contient pas de solutions concrètes et n'établit pas de lien explicite avec les
résultats du Sommet mondial sur le développement durable. La décision comprend des éléments
qui :
définit les modalités de soumission par les Parties et la décision des coprésidents du PMM
sur les sujets à discuter lors des dialogues mondiaux en 2024.
répète que d'autres dialogues en personne ou hybrides peuvent être organisés chaque
année en liaison avec des événements existants, tels que les semaines régionales du climat
convient d'inclure des informations sur les événements axés sur l'investissement dans le
rapport sur chacun des dialogues mondiaux, et d'inscrire le PMO à l'ordre du jour du SB à
partir du SB60 en juin.
La décision sur le PMM prise à la CdP 28 prévoit également (au paragraphe xiii, 4/CMA.5)
l'inscription d'un point de l'ordre du jour sur le PMM à chaque session des organes subsidiaires, à
partir du SB60 (juin 2024) et jusqu'au SB66 (novembre 2026). Au titre des points de l'ordre du jour,
il est demandé au OSMOE et au OSCST d'examiner à chaque session les progrès accomplis dans
le cadre du PMM, y compris les principales conclusions, les opportunités et les obstacles, dans la
mise en œuvre du PMM.
Pour 2024, les coprésidents du MWP ont choisi le thème "Villes : bâtiments et systèmes urbains"
pour les dialogues mondiaux et les événements axés sur l'investissement.
26
[Link]
27
tripler la capacité des énergies renouvelables au niveau mondial et doubler le taux annuel
moyen mondial d'amélioration de l'efficacité énergétique d'ici à 2030,
"Transition vers l'abandon des combustibles fossiles dans les systèmes énergétiques" ....
"Accélérer l'action au cours de cette décennie décisive",
l'accélération de l'action sur les émissions autres que le CO2, et le méthane en particulier,
mais sans objectifs quantifiés (une version antérieure du texte contenait des objectifs de
réduction du méthane de plus de 30 % d'ici à 2030, et de 45 % d'ici à 2035), et
l'élimination progressive, dès que possible, des subventions inefficaces aux combustibles
fossiles qui ne permettent pas de lutter contre la pauvreté énergétique ou d'assurer des
transitions équitables.
Le fait qu'une telle série de mesures soit axée sur le secteur de l'énergie et que le texte fasse
référence à tous les combustibles fossiles (et pas seulement au charbon) est sans précédent pour
une décision prise lors d'une CDP. Il contient des messages contradictoires et des lacunes
(l'approbation par le texte de technologies telles que le captage et le stockage du carbone, qui ont
un rôle négligeable à jouer, l'accent mis sur les "systèmes énergétiques", qui exclut les processus
à forte intensité d'émissions impliquant des combustibles fossiles dans les secteurs industriels) qui,
s'ils sont exploités, pourraient nous faire régresser et risquer de voir 1,5o C s'éloigner.
Lors de la session du SB60, le MWP a été inclus dans les ordres du jour du OSMOE et du OSCST
(points 6 et 8 respectivement). Pendant la session, plusieurs consultations informelles ont été co-
animées par Carlos Fuller (Belize) et Kay Harrison (Nouvelle-Zélande), dans le but d'élaborer un
projet de conclusions et un projet de texte de décision pour la CDP 29.
28
D'autres groupes de négociation (AOSIS, Groupe des PMA, AILAC, UE et Groupe de l'intégrité
environnementale (GIE), etc.) ont réitéré les appels de la CDP 28, pour que la décision du MWP
détaille des solutions réalisables (en s'inspirant du rapport sur les dialogues mondiaux). Ils ont aussi
souligné que la décision devrait intégrer les résultats du premier bilan mondial (conformément au
paragraphe 186 de la décision du GST) et fournir un lien avec la préparation de CDN actualisés et
nouveaux alignés sur 1,5°C. Ces mêmes groupes ont insisté pour qu'il y ait un lien entre la décision
du MWP et les objectifs sectoriels.
Les tentatives d'engager des consultations informelles sur ces questions ont été interrompues, et
aucun progrès n'a été réalisé pour surmonter les divergences lors des consultations informelles
organisées à la fin de la session, des objections répétées ayant été formulées à l'encontre de
l'engagement sur un projet de texte.
Par conséquent, aucun consensus n'a été atteint sur le projet de conclusion (ou le texte du projet
de décision) et l'article 16 a été appliqué, ce qui signifie qu'il n'y a pas eu de résultat au SB60. Ce
point sera donc inscrit à l'ordre du jour provisoire de la prochaine session (SB61 de la CDP 29).
Le fait de ne pas avoir de discussion de fond, et de ne pas saisir les résultats de Bonn, sous la
forme d'un projet de texte ou d'une note informelle, a été une occasion manquée de documenter
les discussions approfondies qui ont eu lieu au cours des organes subsidiaires, du dialogue mondial
et de l'événement axé sur l'investissement. Ces discussions, entre autres sujets, ont également
porté sur les meilleures pratiques et les opportunités dans les pays en développement, ont abordé
les contraintes rencontrées par les pays en développement dans la mise en œuvre des résultats en
matière d'atténuation et ont souligné l'urgence de limiter l'augmentation de la température
moyenne mondiale à 1,5°C, sans quoi les plus vulnérables - les PMA et les PEID - seront en
première ligne pour subir les impacts.
29
Article 6.2
L'article 6.2 traite des approches coopératives qui visent à renforcer l'ambition en matière
d'atténuation et d'adaptation. Plus précisément, l'article 6, paragraphe 2, traite des exigences
relatives à l'utilisation des Résultats d'atténuation transférés au niveau international (RATI) 27 - le
transfert entre les Parties de "résultats en matière d'atténuation" en vue de la réalisation de la CDN
ou utilisés à d'autres fins d'atténuation au niveau international (autrement appelé OIMP, pour utiliser
l’acronyme anglais fréquemment utilisé):
Article 6.2 de l'Accord de Paris. Les Parties, lorsqu'elles s'engagent sur une base volontaire dans
des approches coopératives qui impliquent l'utilisation de résultats d'atténuation transférés au
niveau international pour les contributions déterminées au niveau national, promeuvent le
développement durable et assurent l'intégrité et la transparence environnementales, y compris
dans la gouvernance, et appliquent une comptabilité rigoureuse pour garantir, entre autres, qu'il
n'y ait pas de double comptage, conformément aux orientations adoptées par la conférence des
Parties siégeant en tant que réunion des Parties au présent accord.
L'article 6, paragraphe 2, est également devenu l'espace où sont négociées les règles de
comptabilisation de ces transferts, où sont élaborées les règles d'établissement des rapports, où
est mise en place l'infrastructure nécessaire au suivi de ces transferts et où doivent être résolues
les incohérences entre les Parties en matière d'établissement des rapports.
L'essentiel de l'ensemble des règles nécessaires à la mise en œuvre de l'article 6.2 a été convenu
lors des CdP 26 et CdP 27, par le biais des décisions 2/CMA.3 et 6/CMA.4. Ces décisions traitent
de la notification et de l'examen (notification initiale, annuelle et régulière), des orientations
comptables (ajustements correspondants) et de l'infrastructure nécessaire pour suivre les transferts
(le registre international, la plate-forme centralisée de comptabilisation et d'enregistrement (CARP)
et la base de données de l'article 6).
27
Les RATI, ou Internationally Transferred Mitigation Outcomes (ITMOs) en anglais, sont des unités qui représentent des réductions ou des
éliminations vérifiées d'émissions de gaz à effet de serre. Ces unités sont un élément clé de l'article 6 de l'Accord de Paris sur le climat.
30
L'une des principales divergences de vues est que certaines Parties (notamment l'UE) estiment que
l'article 6.2 doit permettre et traiter le transfert d'unités représentant des réductions ou des
absorptions d'émissions, tandis que d'autres (notamment les États-Unis) estiment que l'article 6.2
ne doit refléter qu'une comptabilisation des quantités transférées. Ce transfert de quantités, plutôt
que d'unités, peut avoir lieu en grande partie en dehors de l'article 6.2 lui-même, l'infrastructure de
l'article 6.2 "tirant et visualisant" les informations sur les transactions pertinentes à partir de
registres externes, par exemple l e s registres nationaux et le marché volontaire du carbone. Ces
perspectives opposées ont rendu difficile l'adoption d'un tableau AEF unique, ainsi que la définition
du rôle et de la relation des registres, car il n'y a guère de terrain d'entente.
Les Parties ont également rencontré des difficultés à se mettre d'accord sur l'enchaînement des
éléments de l’Article 6.2 (Chapitre VI. du texte sortant de l’OSCST 60), y compris le calendrier des
rapports initiaux que les Parties doivent soumettre sur les approches coopératives dans lesquelles
elles sont engagées, et le calendrier de l'"autorisation" des Parties pour les approches coopératives
et de l'autorisation" des RATI. Certaines Parties souhaitent que les rapports initiaux soient
présentés le plus tôt possible (PEID, PMA, AILAC, UE) ; d'autres souhaitent avoir la possibilité de
présenter des rapports initiaux à une date proche de celle à laquelle les RATI pourraient être utilisés
pour atteindre les objectifs et estiment que cela a déjà été convenu, ce qui offrira beaucoup moins
de transparence au cours de la période couverte par la CDN. La question de l’enchainement des
éléments est aussi étroitement entremêlée avec la question de la résolution des incohérences
(Chapitres VII et VIII du texte sortant de l’OSCST 60). Ainsi le chapitre VI traite de l’enchainement
entre les rapports initiaux, la revue des experts techniques, et la présentation du format
électronique convenu, tandis que le chapitre VII doit déterminer plus précisément comment
identifier, notifier et corriger des incohérences dans les rapports rendus; et que le chapitre VIII traite
des incohérences qui seraient identifiées durant la revue par les experts techniques. Tous ces
éléments devront sans doute être traites ensemble, et des désaccords profonds existent encore à
leur sujet.
Pour finir, un autre élément central des négociations en cours traite de la notion du «Premier
Transfert » (Chapitre III. du texte sortant de l’OSCST 60). Cette notion est en premier lieu définie
comme l’acte qui lance la procédure d’ajustement correspondant. Dans le cas der RATI utilisé à
des fins de CDN, celui-ci pose peu de questions car l’utilisation d’un RATI et l’ajustement
correspondant est rapporté dans les rapports des Parties. Cependant dans le cas d’un RATI utilise
à des fins autres (OIMP), par exemple pour l’aviation internationale, l’utilisation RATI n’étant
actuellement pas rapporté sans provisions supplémentaires de la CRA, il n’est pas encore clair
comment les ajustements correspondants pourraient être assurés avec certitude.
La CMA 5 l’année dernière n’avait pas permis de parvenir à un accord sur les questions en suspens,
et les négociations ont montré des divergences marquées entre les Parties. Les Parties n’avaient
pas non plus pu convenir d'utiliser l'avant-projet de texte final ou tout autre avant-projet de texte
comme base pour la poursuite des négociations au sein du SB60.
31
Finalisation des tableaux pour la soumission d'informations annuelles dans le cadre des
informations "régulières" pour les rapports de transparence bisannuels
Examen de la possibilité d'inclure des mesures d'évitement des émissions dans les ITMO
Nomenclatures communes
Les priorités particulières pour les PEID à Dubaï étaient les suivantes : assurer une distinction entre
les réductions d'émissions et les absorptions dans les rapports et dans l'AEF ; identifier le risque
d'inversion et les catégories de risque d'inversion dans l'AEF ; assurer la visibilité du partage des
recettes (SOP) et de l'atténuation globale des émissions (OMGE) dans l'AEF et faire en sorte que le
processus de contributions volontaires pour le SOP et l'OMGE au titre de l'article 6.2 (décision
2/CMA.3, annexe, paragraphes 37-40) soit clair et que le double comptage soit évité ; et veiller à
ce que des modèles d'autorisation (des approches coopératives et des RATI) soient convenus
pour aider les pays en développement Parties à satisfaire aux exigences de l'article 6.2.
Pour les PMA, entre autres, le maintien de l'intégrité environnementale, la clarté des formats de
rapport électronique, la contribution volontaire au SOP au titre de l'article 6, paragraphe 2, et le
renforcement des capacités restent essentiels.
32
Au cours des réunions d'ouverture, les Parties ont réagi à la note informelle du président et ont pu
adopter une version modifiée de cette note comme base de négociation. Après des itérations au
cours du SB60, ce texte est maintenant référencé dans une note de bas de page des conclusions
adoptées. Il s'agit d'un document de 29 pages, plein d'options et de textes entre crochets 28. Il
devrait être utilisé comme base pour les négociations à Bakou, et représente un avancement dans
les discussions comparé à Dubaï.
Sur le fond : Sur le fond, trois questions ont été résolues au SB60 :
Sur la question de savoir si les ITMO pourraient inclure l'évitement des émissions : Les
Parties ont convenu de poursuivre l'examen de cette question lors du l'OSCST 68 (2028),
mais ont noté qu'en l'absence de nouvelles orientations de la CMA, les orientations
actuelles s'appliquent, et que l'évitement des émissions n'est pas inclus dans les
orientations actuelles.
Article 6.4
L'article 6.4 établit un "mécanisme visant à contribuer à l'atténuation des émissions de gaz à effet
de serre et à soutenir le développement durable", fonctionnant sous l'autorité et l'orientation du
CRA et supervisé par un organisme désigné par CRA.
Le mécanisme de l'article 6.4 est un système centralisé de certification des réductions d'émissions
qui peuvent être transférées entre les Parties et utilisées pour les CDN ou à d'autres fins. Lorsque
les unités sont "autorisées", la Partie hôte s'est engagé à procéder à un ajustement correspondant
lors du transfert. Si les unités ne sont pas "autorisées" par la Partie hôte pour le transfert
international ou l'utilisation à d'autres fins d'atténuation internationale, elles sont appelées "unités
de contribution à l'atténuation" et les réductions ne peuvent être utilisées qu'à des fins nationales.
Les principales règles de l'article 6.4 ont été approuvées précédemment par les décisions 3/CMA.3
et 7/CMA.4. L'essentiel du travail de mise en œuvre de l'article 6.4 sera effectué par l'organe de
surveillance de l'article 6.4 (autrement appelé SBM pour utiliser l’acronyme anglais), bien que
l'OSCST ait été mandaté pour traiter quelques questions spécifiques nécessitant une orientation
politique.
28
[Link]
33
La CMA 5 n'a pas été en mesure de parvenir à un accord sur une décision approuvant ou modifiant
les recommandations du SBM sur les absorptions et les méthodologies, en raison des
préoccupations exprimées par les Parties concernant les implications de ces règles recommandées
pour l'intégrité de l'environnement.
La CMA n'a pas non plus été en mesure de résoudre les questions confiées à l'OSCST,
d'importantes divergences subsistent entre les Parties. Les Parties n'ont pas non plus pu convenir
d'utiliser l'avant-projet de texte final ou tout autre avant-projet de texte comme base pour la
poursuite des négociations à l'OSCST 60. Aucun travail intersessionel n'a été convenu à Dubaï.
34
Sur le fond : Sur le fond, deux questions ont été résolues au SB60 :
Sur la question de savoir si les RATI pourraient inclure l'évitement des émissions et le
renforcement de la conservation, les Parties ont convenu de poursuivre l'examen de cette
question lors de l'OSCST 68 (2028). Toutefois, elles ont noté qu'en l'absence de nouvelles
orientations de la CMA, les règles, modalités et procédures (RMP) actuelles s'appliquent, et
que l'évitement des émissions n'est pas inclus dans les RMP actuelles. L'OSCST a
également noté que l'amélioration de la conservation n'est pas une catégorie d'activité
distincte dans les PGR actuelles.
Un développement surprenant
Lors de sa dernière rencontre avant la CdP de Bakou, l’organe de surveillance de l’Article 6.4 (le
SBM), devait finaliser la préparation des recommandations qu’il ferait au CRA, ainsi que demandé
par le CRA à Dubaï. Les documents suivants étaient à préparer :
• Une recommandation élaborant les méthodologies utilisées par le SBM
• Une recommandation au sujet des activités d’absorption
• La préparation d’un outil garantissant le développement durable
35
Article 6.8
Si les PEID et les PMA ont généralement soutenu le processus de l'article 6.8, l'article 6.8 n'a pas
fait l'objet d'une attention particulière de la part de l'un ou l'autre groupe. Ce point de l'ordre du
jour a été largement utilisé comme un moyen d'assurer un certain équilibre entre les préoccupations
de ceux qui s'intéressent aux approches d'atténuation fondées sur le marché (articles 6.2 et 6.4) et
ceux qui sont sceptiques quant à la valeur de ces approches. La création d'une plateforme Internet
de la CCNUCC pour les approches non commerciales s'inscrit dans le cadre d'un effort visant à
donner un profil aux approches non commerciales.
À Dubaï, lors de la CMA 5, par la décision 17/CMA.5, les Parties ont adopté des résultats qui étaient
en grande partie d'ordre procédural. Le CMA a accueilli favorablement le rapport du Comité de
Glasgow sur les approches non commerciales (GCNMA) et a rappelé que ce rapport servirait
de contribution à l'examen du programme de travail du NMA en novembre 2025. Le CMA a
également demandé au GCNMA de poursuivre la mise en œuvre de la première phase du
programme de travail, qui se concentre sur l'identification et le cadrage de tous les éléments
pertinents des activités du programme de travail et sur l'opérationnalisation de la plateforme en
ligne de la CCNUCC pour les approches non marchandes.
La CMA a noté que la plateforme en ligne n'était pas encore complète, a invité les Parties à notifier
au Secrétariat leurs points focaux de l'article 6.8, et a demandé au Secrétariat de notifier ces points
focaux lorsque la plateforme sera pleinement opérationnelle. Les Parties intéressées ont été
encouragées à soumettre des informations sur les approches non commerciales dans les domaines
d'intervention initiaux du programme de travail, afin de les enregistrer sur la plateforme une fois
qu'elle sera opérationnelle.
De même, les Parties et un large éventail d'entités ont été invitées à fournir des informations sur le
soutien financier, technique et en matière de renforcement des capacités disponible ou fourni pour
l'identification, l'élaboration ou la mise en œuvre d'évaluations des besoins en matière de gestion
des ressources naturelles en vue de leur enregistrement dans la plate-forme.
36
a invité les Parties à notifier au secrétariat leurs points focaux nationaux pour l'article 6.8,
afin de leur permettre d'accéder à la plateforme ANM.
a encouragé les Parties à soumettre des AMN à la plateforme des ANM et à fournir des
informations sur le soutien financier, technologique et en matière de renforcement des
capacités disponible ou fourni pour l'identification, le développement et la mise en œuvre
des AMN sur la plateforme.
a invité les Parties et les observateurs à communiquer, avant le 31 août 2024, leurs vues
et des informations sur les progrès et les résultats de la première phase de mise en œuvre
des activités du programme de travail, ainsi que leurs vues sur l'amélioration du calendrier
de mise en œuvre des activités du programme de travail pour la deuxième phase et à le
recommander, et a demandé au secrétariat de prendre des dispositions pour qu'un groupe
dérivé se réunisse lors de la sixième session de la Conférence générale (Bakou) afin de
permettre des discussions sur la base de ces communications.
37
d’ajouter des liens vers le Centre et réseau des technologies climatiques (CTCN) et le
Comité de Paris sur le renforcement des capacités (PCCB) sur la plateforme des NMA en
reconnaissance de leur potentiel à fournir un soutien technologique et de renforcement des
capacités pour l'identification et le développement des ANM ;
d’organiser un atelier en marge du GCNMA 6 (à Bakou), comprenant des tables rondes,
axées notamment sur : (i) le partage d'informations sur les ANM soumis à la plateforme
ANM ; (ii) l'invitation des Parties intéressées, des organes pertinents, des arrangements
institutionnels et des processus dans le cadre de la Convention et de l'Accord de Paris à
fournir des informations sur le soutien financier, technologique et de renforcement des
capacités disponible ou fourni pour l'identification, le développement ou la mise en œuvre
des NMA pour l'enregistrement sur la plateforme ANM ;
d’inclure les activités liées au programme de travail dans le cadre des ANM conformément
à la décision 8/CMA.4, paragraphe 21, dans son programme plus large de renforcement
des capacités liées à l'article 6 de l'Accord de Paris.
La "période de rattrapage" prévue par le protocole de Kyoto, au cours de laquelle les Parties ayant
des objectifs pouvaient acquérir des URCE et d'autres unités à utiliser pour atteindre leurs objectifs
de réduction des émissions, est désormais terminée. Des processus sont désormais en place pour
la migration d'un nombre limité d'activités de projet MDP en cours vers le Mécanisme d'octroi de
crédits de l'Accord de Paris (PACM).
Compte tenu de la situation actuelle dans le cadre du protocole de Kyoto, les Parties se concentrent
de plus en plus sur la manière de mettre fin au mécanisme de développement propre de manière
ordonnée, afin de ne pas entraver le fonctionnement de l'article 6 de l'accord de Paris. Les PEID et
les PMA se sont joints à l'appel en faveur d'une liquidation ordonnée du MDP et d'une contribution
des fonds excédentaires au Fonds d'adaptation.
Les questions qui ont été soulevées lors des négociations, mais pour lesquelles aucun accord n'a
encore été trouvé, sont les suivantes : quelles sont les autres échéances à fixer pour mener à bien
certains processus du MDP ? Que faire de l'important montant de financement restant dans le
Fonds d'affectation spéciale du MDP ? Que faire du volume important de crédits qui restent dans
le registre du MDP ?
38
Les Parties ont déjà convenu que les demandes d'enregistrement d'activités, les demandes
de renouvellement de périodes de comptabilisation et les demandes de délivrance d'URCE
pour des activités de projet (et pour des programmes d'activités) relatives à des réductions
d'émissions se produisant après le 31 décembre 2020 ne peuvent pas être soumises dans
le cadre du MDP (voir TP/2023/3, p. 4).
La CMP 16 a constaté que le Conseil exécutif du MDP peut continuer à traiter les demandes
et les soumissions pertinentes au titre des mesures temporaires (liées aux réductions
d'émissions survenant après le 31 décembre 2020), uniquement jusqu'au 30 juin 2023, date
à laquelle le processus de soumission des demandes au secrétariat en vue de la transition
des demandes et autres soumissions devient opérationnel.
Les REC qui ont été délivrées pour des réductions d'émissions réalisées après le 1er janvier
2013 ne peuvent être utilisées pour la première CDN que si ces REC ont été transférées et
sont conservées dans le registre prévu à l'article 6, paragraphe 4.
39
a) Date limite pour les demandes de délivrance [31 décembre 2025] [autres]
d'URCE représentant des réductions antérieures au
1er janvier 2021 [estimée à 700-850 demandes
potentielles jusqu'en 2025].
b) Date limite pour les modifications postérieures à [31 décembre 2025] - car elles devraient être les
l'enregistrement, par exemple celles qui ont une mêmes que celles mentionnées ci-dessus.
incidence sur le calcul et la surveillance des
réductions d'émissions.
c) Traitement des demandes de mesures Le projet sera probablement achevé d'ici la fin
temporaires - qui devaient toutes être soumises au de l'année 2024.
plus tard le 30 juin 2023
Date limite de soumission des demandes de révision [31 décembre 2025] - car elles devraient être les
des méthodologies, des outils méthodologiques et mêmes que celles mentionnées ci-dessus (voir
des niveaux de référence normalisés, et clarification TP/2023/3, p. 9-11).
de ces éléments
d) Traitement / annulation des URCE "historiques" -
qui sont encore valables et proviennent des
première et deuxième périodes d'engagement du
processus de Kimberley.
e) Traitement des URCE inscrites au registre du Proposition d'annulation administrative
MDP pour lesquelles la part des recettes n'a jamais
été payée - depuis avant le 1er janvier 2018, ce PSO
était dû après la délivrance - la valeur est d'environ
40 millions de PSO administratifs non perçus.
f) Statut des URCE restant sur le compte du Fonds
d'adaptation qui n'ont pas été monétisées
Arrêt des opérations du registre du MDP, puis du Dépend du traitement des actifs détenus par le
registre du MDP lui-même registre du MDP, qui est un registre
transactionnel.
Dissolution du conseil exécutif du MDP Fixer une date convenue pour que le CMP
prenne le relais du CDM EB
Déconnexion du journal des transactions
internationales
40
41
Lors du SB60, les Parties ont à nouveau discuté de la possibilité de convenir de dates précises
pour la cessation de certaines fonctions du MDP - sans parvenir à un accord - et ont à nouveau
discuté du montant des ressources restant dans le Fonds d'affectation spéciale du MDP (environ
57 millions en 2025, dont 45 millions en réserve) - sans recommander l'affectation des fonds
excédentaires au Fonds d'adaptation ou à d'autres fins.
Les Parties ont convenu de demander au secrétariat un autre document technique, qui décompose
davantage les ressources nécessaires pour les activités, les processus et les institutions du MDP.
Les Parties ont également convenu de demander au secrétariat de contacter les participants au
MDP qui n'ont pas encore payé la part des fonds destinée à l'administration dans le cadre de la
délivrance d'URCE, afin de confirmer leur intention de payer et d'en rendre compte de l'OSCST.
2.4. Adaptation
L'objectif mondial en matière d'adaptation (OMA) est apparu comme l'une des priorités de l'agenda
de l'adaptation avant la CdP 28. Après le lancement du programme de travail de Glasgow Charm-
el-Sheikh (GlaSS) lors de la CdP 26/CMA 3 en 2021, la CdP 28 a marqué l'aboutissement d'un
effort de deux ans visant à comprendre, conceptualiser et travailler à la réalisation de l'OMA. Lors
de la CDP 27, les PEID et les PMA ont plaidé et obtenu un accord sur l'élaboration d'un cadre pour
l'AGB. Ce cadre, élaboré au cours de la dernière année du programme de travail du GlaSS, a été
affiné lors de la série d'ateliers organisés en 2023.
42
d
paragraphe 14 de l'article 7 et à l'article 14 de plans nationaux d'adaptation ainsi que des
l'Accord de Paris, en vue d'enrichir le premier CDN et des communications sur
bilan mondial et ceux qui suivront l'adaptation
f
mesures, notamment dans le cadre des suivi et l'évaluation des mesures
communications sur l'adaptation et des d'adaptation
CDN
Les autres priorités étaient l'intégration des moyens de mise en œuvre, y compris le financement,
le transfert de technologie et le renforcement des capacités, dans le cadre et sa mise en œuvre,
l'intégration du cadre de l'OMA dans les futurs bilans mondiaux, et un processus clair pour
développer ou identifier des indicateurs pour les objectifs convenus.
Le résultat le plus important de la décision de la CdP 28 sur l'OMA a été l'adoption du Cadre des
Émirats Arabes Unis pour la résilience climatique mondiale. Ce cadre représente une avancée
majeure pour l’OMA, en orientera sa réalisation et en évaluant les progrès globaux, en vue de
réduire les impacts, risques et vulnérabilités croissants liés au changement climatique, ainsi que de
renforcer les actions et le soutien en matière d'adaptation. La décision établit des objectifs
thématiques alignés sur d'autres cadres mondiaux à atteindre d'ici 2030, ainsi que des objectifs
pour renforcer l'action en matière d'adaptation.
43
La présidence a élaboré une proposition de texte sur la base de consultations entre les présidents
des organes subsidiaires, les pairs ministériels de l’OMA, l'Australie et le Chili, et les groupes de
Parties. Le texte final a été adopté dans le cadre du "consensus des Émirats arabes unis".Les
principaux résultats de la décision-cadre de l'OMA sont les suivants :
Sept objectifs axés sur les résultats dans des domaines thématiques clés tels que
l'eau/l'assainissement, l'alimentation, la santé, les écosystèmes/la biodiversité, les
infrastructures/les établissements humains, la pauvreté et les moyens de subsistance, et le
patrimoine culturel.
Quatre objectifs axés sur les processus et basés sur le cycle de la politique d'adaptation,
l'évaluation de l'impact, de la vulnérabilité et des risques, la planification de l'adaptation, la
mise en œuvre et le suivi, l'évaluation et l'apprentissage (MEL).
Les moyens de mise en œuvre ont été mentionnés dans la décision, y compris la
reconnaissance de la situation particulière des PEID et des PMA dans les sections sur le
financement et le transfert de technologie et l'urgence pour les pays développés et les
autres Parties de mobiliser un soutien en faveur de la mise en œuvre par les pays en
développement du cadre de l’OMA, et
Établissement d'un programme de travail de deux ans pour élaborer des indicateurs, qui
débutera en 2024.
44
Elles invitent à soumettre des informations sur les indicateurs existants, y compris des
informations sur les méthodologies associées et la disponibilité des données pour ces
indicateurs ;
Elles ont spécifié une liste de critères pour le processus de compilation et de cartographie
Elles demandent aux présidents des organes subsidiaires de convoquer des experts
techniques pour contribuer aux travaux techniques dans le cadre du programme de travail
UAE-Belém, y compris l'examen et l'affinement de la compilation et de la cartographie des
indicateurs existants et, le cas échéant, l'élaboration de nouveaux indicateurs ;
Elles demandent aux présidents des organes subsidiaires de veiller à l'équilibre en termes
d'expertise technique, de représentation géographique et de sexe des experts, y compris
des experts des PEID et des PMA, ainsi que des détenteurs de savoirs autochtones ;
Elles demandent que les présidents des SB organisent un atelier hybride avant la CMA 6
(novembre 2024) pour les Parties et les experts techniques afin de faciliter l'affinement du
processus de cartographie ;
45
Elles demandent aux présidents des SB d'organiser deux autres ateliers hybrides, l'un lors
du SB 62 pour faire le point sur l'avancement des travaux des experts techniques, et l'autre
entre le SB 62 et le SB 63 pour réfléchir à la liste finale d'indicateurs potentiels à convenir
lors de la CMA 7 (novembre 2025) ;
Elles acceptent d'examiner les travaux supplémentaires effectués par les experts
techniques du SB 61 en vue de formuler une recommandation sur cette question pour
examen par la CMA 6 ; et
Elles acceptent de faire le point sur les travaux menés dans le cadre du programme de
travail des OS 61, 62 et 63, en vue d'éclairer la décision sur le programme de travail de la
CMA 7.
46
Dialogue de Glasgow
Le dialogue de Glasgow a été établi lors de la CdP 26, afin de discuter des modalités de
financement des activités visant à prévenir, minimiser et traiter les pertes et préjudices. Le troisième
et dernier dialogue de la série devait avoir lieu lors du SB60.
47
Les pays en développement ont également négocié avec succès pour que le Conseil du
FDL soit doté de la personnalité juridique par un pays hôte et pour que le Fonds
devienne une entité opérationnelle du mécanisme financier dans le cadre de la
CCNUCC et de l'Accord de Paris.
Réseau de Santiago
Lors de la CdP 28, le consortium conjoint de l'Office des Nations Unies pour la Réduction des
Risques de Catastrophes (UNDRR) et du Bureau des Nations Unies pour les Services d'Appui aux
Projets (UNOPS) a été sélectionné comme hôte du Secrétariat du Réseau de Santiago. Le texte de
la décision de la CdP 28 inclut les demandes clés des PEID et des PMA sur a) la présence régionale
et les points d'accès au réseau ; b) l'inclusion d'un large éventail d'assistance technique pour les
pertes et les préjudices ; et c) les mécanismes d'accès qui prennent en compte les contraintes de
capacité des PEID et des PMA.
Les membres du Conseil consultatif du Réseau de Santiago ont été nommés par les groupes
régionaux et les circonscriptions avant la première réunion du Conseil consultatif qui a eu lieu du
18 au 20 mars 2024. Au cours de cette réunion, Genève, en Suisse, a été choisie pour accueillir le
siège du secrétariat du réseau de Santiago. Le plan de travail et le budget annuel estimé pour 2024
ont été discutés et adoptés, ainsi que d'autres éléments décrits dans le texte de la décision ici.
48
Revue du WIM
Lors du SB60, les Parties ont convenu des termes de référence (ToR) pour l'examen du Mécanisme
international de Varsovie (MIV) 2024 qui sera effectué lors du SB61 à Bakou et transmettra les
résultats aux organes directeurs ou aux organes pertinents pour examen. Les Parties et les autres
Parties prenantes sont invitées à soumettre leurs observations d'ici le 16 octobre, conformément
aux termes de référence, afin de contribuer à l'examen. Les Parties ont été invitées à consulter leur
point de contact pour les pertes et préjudices lors de la présentation de ces soumissions.
Plusieurs demandes ont été adressées au Secrétariat, notamment pour : (i) préparer un rapport de
synthèse des soumissions des Parties et des autres Parties prenantes pour servir de contribution
à l'examen du WIM de 2024 ; (ii) préparer un document de référence sur les décisions et mandats
pertinents, les dispositions institutionnelles relatives aux pertes et préjudices, les progrès de la mise
en œuvre du plan de travail du Comité exécutif du WIM et les plans d'action de ses groupes
d'experts, de ses groupes d'experts techniques et de son équipe spéciale, les progrès de
l'opérationnalisation du réseau de Santiago et la mise en œuvre, dans le cadre du WIM, des
mandats et des recommandations découlant de l'examen du WIM de 2019, ainsi que les résultats
pertinents du premier GST ; (iii) organiser un événement pour faciliter le partage des points de vue
des Parties prenantes et des non-Parties au début du SB61 afin de fournir des contributions à
l'examen de 2024.
Dialogue de Glasgow
Le troisième et dernier dialogue de Glasgow a porté sur la manière de renforcer la collaboration et
la coordination entre les institutions chargées du développement durable. Les Parties ont échangé
leurs points de vue sur l'importance d'une synergie entre les relations et les mandats du comité
exécutif du WIM, du réseau de Santiago, du fonds pour les pertes et les préjudices et des accords
de financement plus larges pour les pertes et les préjudices. Les Parties ont réfléchi à la décision
de la CDP 28 sur les dispositions et le fonds de financement des pertes et préjudices et à la décision
d'organiser un dialogue annuel de haut niveau sur les dispositions de financement des pertes et
préjudices. Les réflexions issues de ces sessions alimenteront les délibérations du conseil
d'administration du Fonds pour les pertes et préjudices (CAFPP) et son mandat de co-convoquer
ce dialogue avec le Secrétaire général de l'ONU à partir de 2024.
Les pays en développement Parties ont profité du dernier dialogue de Glasgow pour renforcer
l'espoir d'une capitalisation rapide du Fonds, la nécessité de mieux suivre la mise en œuvre du
financement du développement durable, la nécessité d'inclure les océans dans les dialogues sur le
développement durable et la nécessité d'un sous-objectif relatif aux pertes et préjudices dans le
cadre du NCQG. Les petits États insulaires en développement (PEID) et les pays les moins avancés
(PMA) ont insisté sur la nécessité de reconnaître pleinement les circonstances particulières des
PEID et des PMA et, en particulier, sur l'importance de garantir un plancher d'allocation équitable
pour les PEID et les PMA dans le cadre du système d'allocation du Fonds de développement local.
Avec la conclusion du dialogue de Glasgow, l'attention va maintenant se porter sur le dialogue
annuel de haut niveau sur les modalités de financement des pertes et préjudices, qui sera une
plateforme annuelle permanente de discussion de haut niveau entre les principaux représentants
des institutions financières, des fonds et des agences des Nations unies afin d'améliorer la
cohérence, la coordination et la complémentarité du financement mis à disposition pour minimiser
et traiter les pertes et préjudices dans le cadre de la CCNUCC et en dehors de ce cadre.
49
50
Objectif : examiner les moyens d'atteindre les objectifs de l'Accord de Paris énoncés à
l'article 2, paragraphe 1, dans le contexte de l'article 2, paragraphe 2. Il s'agit d'un point
d'ancrage important pour s'assurer que les discussions restent centrées sur la réalisation
de l'objectif de température de l'Accord de Paris, ce qui est essentiel pour les petits États
insulaires en développement.
Champ d'application - un champ d'application large qui couvre, entre autres, les voies à
suivre pour atteindre les objectifs de l'Accord de Paris, l'espace de discussion des
questions socioéconomiques associées à une transition juste, les liens avec le
développement durable et l'éradication de la pauvreté, les approches visant à renforcer
l'adaptation et la résilience climatique au niveau national et international, la transition juste
de la main-d'œuvre et la création de travail décent et d'emplois de qualité, et les approches
inclusives et participatives des transitions justes qui ne laissent personne de côté.
Contributions - la décision de la CdP a invité les Parties, les observateurs et les autres
Parties prenantes non Parties à soumettre leurs points de vue sur les travaux à entreprendre
dans le cadre des dialogues, ainsi que sur les thèmes possibles des dialogues, avant le 15
février de chaque année à partir de 2024, ainsi que des contributions sur les opportunités,
les meilleures pratiques, les solutions exploitables, les défis et les obstacles liés aux thèmes
des dialogues, au plus tard quatre semaines avant chaque dialogue.
Liens avec d'autres chantiers et résultats - un rapport résumant les informations sur les
activités du programme de travail servira de base au deuxième bilan mondial.
51
52
2.7. Technologie
Le rapport annuel conjoint (RAC) du Comité exécutif sur la technologie (CET) et du Centre et réseau
des technologies climatiques (CTCN) a été le seul point de l'ordre du jour relatif à la technologie
examiné lors de la CdP 28. Le RAC a été examiné dans le cadre de quatre points de l'ordre du jour,
à savoir l'ordre du jour 15 de l'OSMOE, l'ordre du jour 11 de l'OSCST, l'ordre du jour 9 de la CdP
et l'ordre du jour 11 du CMA. La CdP 28 a également examiné les projets de décisions et de
recommandations de l'OSMOE et l'OSCST issus du SB58 tenu en juin, où le point de l'ordre du
jour relatif à la technologie dans les liens entre le mécanisme technologique (TM) et le mécanisme
financier (FM) a été examiné et un accord a été conclu sur les projets de recommandations pour
examen par la CdP 28, y compris le processus et les délais pour poursuivre les délibérations sur le
point de l'ordre du jour. Les questions technologiques ont également été examinées dans le cadre
d'autres points de l'ordre du jour de la CdP 28, notamment l'ordre du jour relatif à l'inventaire
mondial. En outre, lors de la CdP 28, le CET et le CTCN ont organisé trois événements parallèles
sur la coopération et l'innovation, l'intelligence artificielle et la préparation numérique.
Les principaux résultats de la CdP 28 en matière de technologie sont les suivants :
la mise en place d'un programme de mise en œuvre des technologies dans le cadre des
résultats du GST.
se félicite du RAC et des progrès réalisés dans la mise en œuvre du programme de travail
commun du mécanisme technologique.
53
note les obstacles, les lacunes et les défis existants en matière de développement et de
transfert de technologies, et lance un appel urgent pour y remédier.
Ratifie les recommandations du SB58 sur les liens entre le MT et le MF, y compris le
processus et les délais pour les délibérations ultérieures sur le point de l'ordre du jour.
La question des liens entre le mécanisme technologique et le mécanisme financier a été très
controversée par le passé. En fait, la règle 16 a été appliquée lorsqu'il n'était pas possible de
parvenir à un accord. Lors du SB58, les Parties ont finalement réussi à se mettre d'accord sur un
projet d'accord qui a été adopté par les Parties lors de l'OSMOE 58 en tant que FCCC/SBI/2023/L4.
Lors de la CdP 28, les Parties ont adopté les recommandations du l'OSMOE 58.
La CdP 28 a adopté une décision qui invite les Parties et les Parties prenantes concernées à
soumettre leurs points de vue sur le maintien et le renforcement de la collaboration et de la
coopération entre le mécanisme technologique et le mécanisme financier, y compris les liens entre
les mécanismes, d'ici le 1er février 2024. Les Parties et les Parties prenantes sont également
invitées à examiner sept questions directrices afin d'éclairer les soumissions. Sur la base des
soumissions reçues, le Secrétariat a été invité à préparer un rapport de synthèse qui sera examiné
lors d'un atelier en session en juin 2024. Lors du SB60, des discussions devaient être engagées sur
les soumissions, le rapport de synthèse et les résultats de l'atelier en vue de recommander un projet
de décision pour examen et adoption lors de la CdP 29.
Toujours lors de la CdP 28, dans le document final du premier bilan mondial, il a été convenu
d'établir un programme de mise en œuvre des technologies, soutenu entre autres, par les entités
opérationnelles du mécanisme financier afin de renforcer le soutien à la mise en œuvre des priorités
technologiques identifiées par les pays en développement et de relever les défis identifiés dans les
rapports annuels conjoints et la première évaluation périodique du mécanisme technologique.
En outre, un accord a été conclu sur l'importance de garantir la disponibilité et l'accès à un soutien
financier et au renforcement des capacités pour les pays en développement, en particulier les PEID
et les PMA, afin de mettre en œuvre et d'intensifier les mesures technologiques prioritaires, y
compris celles identifiées dans les évaluations des besoins technologiques, les plans d'action
technologiques et les stratégies de développement à long terme à faible émission de gaz à effet de
serre qui s'alignent sur les circonstances nationales.
54
Accueillant favorablement les points de vue soumis par les Parties et les Parties prenantes
sur le maintien et le renforcement de la collaboration et de la coopération entre le
Mécanisme technologique et le Mécanisme financier, y compris sur les liens entre les
Mécanismes, ainsi que le rapport de synthèse préparé par le secrétariat.
Rappelant que les liens entre le mécanisme technologique et le mécanisme financier ont
pour but de garantir des ressources financières pour le développement et le transfert de
technologies et d'intensifier les actions dans ce domaine.
Notant la mise en œuvre limitée des évaluations des besoins technologiques, les obstacles,
les lacunes et les défis persistants, et fournissant des orientations spécifiques au
mécanisme financier à cet égard.
En ce qui concerne la décision sur le programme de mise en œuvre des technologies établi
conformément à la décision sur le bilan global, les Parties ont participé à une session de partage
d'informations organisée par la présidence de la CdP sur un premier échange de vues sur la portée,
la structure et les modalités du programme de mise en œuvre des technologies. Le graphique
suivant présente un résumé des évolutions liées aux technologies dans les négociations.
55
La mise en place d'un programme de mise en œuvre des technologies dans le cadre des
résultats de la TPS.
CdP Prend note de l'initiative du MT sur l'intelligence artificielle en tant qu'outil permettant
d'intensifier l'action transformatrice en faveur du climat tout en tenant compte des défis et
Note les obstacles, les lacunes et les défis existants en matière de développement et de
transfert de technologies, et lance un appel urgent pour y remédier
Ratifie les recommandations du SB58 sur les liens entre le MT et le FM, y compris le
processus et les délais pour les délibérations ultérieures sur le point de l'ordre du jour.
56
Réaffirme la décision de procéder à un deuxième examen des progrès réalisés par le PCCB
et de la nécessité de l'étendre.
Adopte le mandat pour le deuxième examen du PCCB et invite les Parties et les Parties
prenantes à soumettre leurs points de vue sur le deuxième examen du PCCB.
Accueille favorablement le rapport technique annuel de progrès du PCCB pour 2023 et invite
les Parties à examiner les recommandations et à prendre les mesures nécessaires.
Reconnaît les progrès réalisés par le PCCB dans la mise en œuvre de son plan de travail
2021-2024 et invite les Parties à fournir un soutien et des ressources pour la mise en œuvre
du plan de travail.
Note les lacunes et les besoins existants en matière de capacités dans les pays en
développement.
La CdP 28 a adopté une décision invitant les Parties et les Parties prenantes concernées à
soumettre leurs vues sur le deuxième examen du PCCB avant le 29 février 2024, sur la base du
mandat convenu, pour examen par le SB60 en juin 2024. Sur la base des soumissions reçues, le
Secrétariat a été prié de préparer un rapport de synthèse qui sera examiné par le SB60 et l'OSMOE
est prié d'entamer le deuxième examen du PCCB. En outre, il a été demandé au l'OSMOE d'achever
ses travaux sur le deuxième examen du PCCB lors du SB61 en vue de recommander un projet de
décision pour examen et adoption lors de la CdP 29.
57
inviter les Parties, les organes constitués au titre de la Convention, les entités chargées du
fonctionnement du Mécanisme financier, les représentants des processus pertinents au titre
de la Convention et les autres Parties prenantes non-Parties à soumettre, via le portail de
soumission, avant le 28 février 2025, leurs vues sur le cinquième examen approfondi de la
mise en œuvre du cadre pour le renforcement des capacités dans les pays en
développement, en se fondant sur le cadre de référence convenu.
demander à l'OSMOE d'achever ses travaux sur le cinquième examen approfondi de la mise
en œuvre du cadre pour le renforcement des capacités dans les pays en développement au
titre de la Convention à sa soixante-troisième session en vue de recommander un projet de
décision sur la question pour examen et adoption par la Conférence des Parties à sa
trentième session.
se féliciter du rapport de synthèse établi par le secrétariat sur la mise en œuvre du cadre
pour le renforcement des capacités dans les pays en développement et sur les travaux de
renforcement des capacités des organes créés en vertu de la convention et de son
protocole de Kyoto.
prendre acte des progrès réalisés dans la mise en œuvre du cadre pour le renforcement des
capacités dans les pays en développement au titre de la convention, aux niveaux individuel,
institutionnel et systémique.
réaffirmer que des besoins et des lacunes subsistent dans le traitement des questions
prioritaires identifiées dans le cadre pour le renforcement des capacités dans les pays en
développement, notamment en ce qui concerne les besoins et les lacunes des pays les
moins avancés et des petits États insulaires en développement en matière de capacités.
58
prendre note des résultats du treizième forum de Durban sur le renforcement des capacités
pour combler les lacunes et répondre aux besoins en matière d'accès au financement des
plans nationaux d'adaptation.
féliciter des progrès réalisés par le Comité de Paris sur le renforcement des capacités dans
la mise en œuvre de son plan de travail pour 2021-2024 et a décidé que les travaux du
Comité de Paris sur le renforcement des capacités seront guidés par les domaines
prioritaires énoncés dans l'annexe ;
décider de proroger le Comité de Paris sur le renforcement des capacités pour une durée
de cinq ans et d'examiner ses progrès et la nécessité de le proroger lors de la onzième
session de la Conférence des Parties agissant comme réunion des Parties à l'Accord de
Paris.
demander au Comité de Paris sur le renforcement des capacités, lors de sa 9ème réunion,
d'élaborer un plan de travail pour la période de sa prorogation sur la base des domaines et
activités prioritaires énoncés dans l'annexe, pour examen par la Conférence des Parties
agissant comme réunion des Parties à l'Accord de Paris lors de sa septième session.
demander au Comité de Paris sur le renforcement des capacités de rendre compte, dans
son rapport technique annuel, des travaux prévus dans le cadre de son plan de travail ainsi
que de l'état d'avancement, des résultats, de l'impact et de l'efficacité des activités prévues
dans son plan de travail.
59
1992
renforcement de capacités (recherche, éducation,
1992
capacités) vise notamment l’éducation, l’accès aux
informations, la participation de la société à formation des personnels et du renforcement des
l’action climatique et la formation des scientifiques, institutions dans les pays en développement)
ainsi que du personnel technique et de gestion
CdP7
renforcement des capacités dans les pays en précités à la mise en œuvre du
CRP1
développement et les économies en transition Protocole de Kyoto (Décisions 29/
(Décisions 2/ CP.7 et 3/CP.7) CMP.1 et 30/CMP.1)
21
Comité de Paris sur le renforcement
capacités
17 des capacités (CPRC) et l'Initiative
de renforcement des capacités pour la
transparence (IRTC)
CdP CdP
prioritaires du CPRC et des activités associées
Le CPRC continue à appuyer le renforcement des (annexe de la Décision); de proroger de cinq ans
capacités institutionnelles et techniques des pays le CPRC (examen à la CdP 30) et le mandate
en développement qui en feraient la demande,
avant et après 2020 (décision 18/CMA.1) 24 25 d'élaborer son plan de travail pour ces cing ans
(examen à la CdP 26) La CRA décide (Décision
3/CMA.2.) que le CPRC concourra à l'application
de l'Accord
CdP CdP
que de besoin, sont invitees a apporter au CPRC Examen par la CdP et la CRA d'un deuxième
l'appui et les ressources nécessaires à l'exécution examen du CPRC. l'adoption du mandat pour ce
de son plan de travail pour 2021-2024
26 27
deuxième examen et le lancement d'un appel à
-La CRA se félicite du lancement de la boîte à contributions avant le 29 février 2024, pour
outils du CPRC, qui permettra d'évaluer les examen à la 600 session des organes subsidiaires
lacunes et besoins de renforcement des capacités (juin 2024)
pour mettre en œuvre l'Accord de Paris
Adopte le mandat pour le deuxième examen du PCCB et invite les parties et les parties prenantes
à soumettre leurs points de vue sur le deuxième examen du PCCB .
CdP Accueille favorablement le rapport technique annuel de progrès du PCCB pour 2023 et invite les
parties à examiner les recommandations et à prendre les mesures nécessaires.
28 Reconnaît les progrès réalisés par le PCCB dans la mise en œuvre de son plan de
travail 2021-2024 et invite les parties à fournir un soutien et des ressourcespour
la mise en œuvre du plan de travail.
60
Comme chaque année, un appel à contributions a été lancé sur les thèmes possibles du dialogue
sur la recherche. Samoa, au nom de l'AOSIS, et le Malawi, au nom du groupe des pays les moins
avancés, ont répondu à cet appel.
En dehors de la CCNUCC, le GIEC a tenu une séance plénière (GIEC-60) en janvier 2024 pour
décider de son programme de travail, décidant que trois rapports de groupes de travail, un rapport
spécial (sur le changement climatique et les villes), deux rapports méthodologiques (sur le
CDR/CCUS et sur les forçages climatiques de courte durée de vie) et un rapport de synthèse
seraient préparés au cours du cycle de son septième rapport d'évaluation (AR7).
La seizième réunion du dialogue sur la recherche (RD16) avait pour thème "Élaboration de nouvelles
CDN : transition vers un développement à faibles émissions et résilient", avec deux sous-thèmes
"Agir sur les résultats de l'inventaire mondial et s'aligner sur les priorités de l'UE".
1,5 C" et "Synergies et compromis avec le développement durable". Le RD16 a donné lieu à trois
présentations invitées. En raison du nombre record d'événements obligatoires, RD16 n'a duré que
deux heures et n'a pas comporté de session de posters. Le RD16 a alimenté les consultations
informelles du RSO.
Lors des consultations informelles, les Parties ont eu des points de vue différents, notamment sur
la manière de refléter le RD16, certaines Parties (PMA) souhaitant exprimer leurs préoccupations
quant à la manière dont le RD16 a été organisé et éviter de refléter toute science qui parlerait des
spécificités de l'atténuation et des CDN, tandis que d'autres (AOSIS, PMA et autres, y compris
l'AGN et le Chili dans une certaine mesure, les États-Unis, le Royaume-Uni et l'UE) souhaitaient
accueillir favorablement le RD16 et réitérer l'appel lancé au GIEC pour qu'il prenne en compte les
travaux menés dans le cadre de la CCNUCC afin d'éclairer ses travaux (c'est-à-dire viser
l'alignement sur le GST). Malgré les efforts du coordinateur du G77, aucune position du G77 n'a pu
être atteinte. Une politisation accrue peut être observée au sein de l'OSR dans le sillage de la
décision GST1 qui s'est fortement inspirée de l'AR 6 du GIEC, et des discussions en cours au sein
du GIEC sur la manière d'aligner l'AR7 sur le GST2.
61
Malheureusement, aucun paragraphe substantiel sur les principaux résultats et besoins en matière
de recherche n'a pu être accepté. Les conclusions finales ne sont guère plus que procédurales :
elles saluent le début du AR7, encouragent le GIEC à continuer à fournir des informations
pertinentes et à améliorer l'inclusivité, et ne prennent note que du RD16.
Les Parties et les organisations concernées sont invitées à présenter, avant le 31 août 2024, leurs
points de vue sur les thèmes possibles et les moyens d'organiser la Journée d'information sur la
Terre 2024 au OSCST 61, et à présenter, avant le 14 mars 2025, leurs points de vue sur les thèmes
possibles du dix-septième dialogue sur la recherche au OSCST 62.
62
L'un des principaux résultats attendus de la CdP 29 sera une décision sur le NCQG. Les travaux
sur ce sujet seront complexes, tant au niveau technique que politique, et plusieurs éléments seront
liés à d'autres points en cours de négociation et à des questions connexes, par exemple le fonds
des pertes et préjudices, la mise en œuvre du programme de travail relatif à l'objectif mondial en
matière d'adaptation et le niveau d'ambition pour la prochaine série de CDN.
En outre, les délégués financiers et les ministres devront s'engager sur plusieurs autres points de
l'ordre du jour financier, ce qui augmentera la pression du temps et mettra à rude épreuve les
capacités des délégations avant et pendant la CdP.
En fin de compte, étant donné que de nombreuses discussions dans le cadre du NCQG sont de
nature politique, elles seront abordées et adoptées au plus haut niveau politique. Les équipes climat
des PEID et des PMA devraient donc renforcer leur engagement politique en travaillant avec leurs
autorités nationales avant la CdP 29.
63
Onzième dialogue Inviter les Parties, les organes constitués au titre de la Convention et de
d'experts l'Accord de Paris, les entités opérationnelles du Mécanisme financier, les
techniques (DET) et institutions de financement du climat, les observateurs et les organisations
troisième réunion d'observateurs, ainsi que les autres Parties prenantes, y compris du
dans le cadre du secteur privé, à communiquer leurs points de vue sur la onzième DET et
programme de la troisième réunion dans le cadre des travaux ad hoc. Dans le cadre de
travail annuel ces DET, les Parties et les autres Parties prenantes sont encouragées à
(MAWP- 3) partager leurs idées sur ce qui devrait être discuté lors de la onzième
réunion de la DET et de la troisième réunion dans le cadre du programme
de travail ad hoc, et sur le format à adopter.
Orientations pour le Les Parties sont invitées à communiquer au secrétariat leurs points de vue
Fonds pour et recommandations sur les éléments d'orientation pour le Fonds pour
l'environnement l'environnement mondial par l'intermédiaire du portail de soumission au
mondial (FEM) plus tard 12 semaines avant la vingt-neuvième session de la Conférence
des Parties (novembre 2024).
Orientations pour le Invite les Parties à soumettre au secrétariat leurs points de vue et
Fonds vert pour le recommandations sur les éléments d'orientation pour le Fonds vert pour
climat (FVC) le climat via le portail de soumission au plus tard 12 semaines avant la
vingt-neuvième session de la Conférence des Parties.
64
Niveau international
Les petits États insulaires en développement et les pays les moins avancés doivent réfléchir à la
manière de procéder :
Assurer un suivi et une mise en œuvre appropriés des résultats de la GST. Il est essentiel
d'établir des alliances entre les différentes questions thématiques. L'engagement avec le
Brésil sera important pour influencer et façonner le programme "Feuille de route pour la
mission 1.5".
Inciter les pays à combler les lacunes contenues dans la décision elle-même et à concentrer
les actions nationales sur des initiatives alignées sur 1,5 Co
Faire pression pour que des améliorations soient apportées au processus de la GST afin
d'obtenir un meilleur résultat pour la GST 2. Certaines recommandations dans ce sens
pourraient inclure
Une meilleure utilisation de la phase d'évaluation technique avec un résultat qui est
réellement pris en compte lors de la phase politique des discussions et traduit dans
une annexe technique.
Une prise en compte plus ciblée des rapports de synthèse lors de la phase
d'évaluation technique
Niveau national
Bien que les circonstances particulières et les contraintes de capacité des pays en développement
y compris les PMA aient été reconnues dans le contexte de la décision sur le GST, en tant que
Parties à l'accord de Paris, on s'attend toujours à ce que les PEID et les PMA réagissent aux
résultats du GST en actualisant les objectifs pour 2030 et en soumettant de nouvelles CDN
renforcées alignées sur 1,5o C et des stratégies à long terme de faibles émissions de gaz à effet de
serre.
Pour les PEID et les PMA, ce travail dépendra fortement de la disponibilité du soutien financier,
technique et de renforcement des capacités en temps opportun, conformément aux calendriers
mentionnés dans le GST et les décisions antérieures.
65
Modalités pour le dialogue des Émirats Arabes Unis sur la mise en œuvre du GST
3.3. Atténuation
3.3.1. Programme de travail sur l'ambition et la mise en œuvre des
mesures d'atténuation à Charm el-Cheikh (MWP)
Pour les PEID et les PMA, l'absence de résultat à Bonn au titre de la règle 16 met en évidence
l'importance de redoubler d'efforts pour créer une dynamique politique en matière d'atténuation
avant et pendant la CdP 29. Ceci est particulièrement important en ce qui concerne la présentation
par les Parties de CDN alignées sur 1,5o C et la mise en œuvre associée des éléments d'atténuation
du résultat du GST. La réponse des Parties en 2024 à ces questions sera fondamentale pour que
le chiffre de 1,5o C reste à portée de main.
L'interprétation et la mise en œuvre du "paquet énergie" du GST (1/CMA.5, paragraphes 28-29)
seront déterminantes à cet égard. Nous constatons déjà que certaines Parties s'appuient sur les
messages contradictoires et les lacunes de ces paragraphes pour justifier la poursuite de
l'expansion des combustibles fossiles et pour promouvoir des technologies (par exemple, le CSC)
dont la science nous dit qu'elles ne joueront qu'un rôle négligeable au cours de cette décennie
cruciale. La défense de l'importance des CDN actualisés et nouveaux contenant des objectifs
alignés sur 1,5o C, associée à une explication claire de la manière dont les éléments d'atténuation
du résultat du GST sont intégrés (par exemple, la transition vers l'abandon des combustibles
fossiles), seront des domaines importants de l'attention politique.
66
En ce qui concerne le MWP, les PEID et les PMA ont également la possibilité de faire preuve d'un
engagement fort au cours du second semestre 2024 lors du quatrième dialogue mondial et de
l'événement axé sur l'investissement (dates/lieu encore à annoncer), et de continuer à plaider en
faveur d'une décision de fond (et pas seulement de procédure) sur le MWP lors de la CDP 29. Cela
sera important pour la crédibilité, la direction et la contribution du MWP, le soutien nécessaire et
les contraintes dans la mise en œuvre des résultats en matière d'atténuation, y compris dans son
rôle de contributeur à la mise en œuvre du TPS.
Enfin, il sera important pour les PEID et les PMA d'identifier les liens avec d'autres domaines
thématiques afin de renforcer les messages sur l'ambition en matière d'atténuation (y compris les
CDN alignées sur 1,5o C) dans le cadre de différents points de l'ordre du jour et d'événements
mandatés, et d'intégrer les priorités et les messages clés sur l'atténuation dans les réunions de
haut niveau, les engagements politiques et les médias.
29
[Link]
67
68
Source : Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC)
Bien que les progrès globaux aient été mitigés au SB60 en ce qui concerne les points de l'ordre du
jour relatifs à l'adaptation, l'adoption d'une voie claire pour le programme de travail UAE-Belém a
constitué une étape importante.
L'accord sur les modalités du programme de travail UAE-Belém est un résultat important qui
permettra d'entreprendre des travaux sur l'élaboration d'indicateurs entre les sessions avant
Bakou. Il n'a pas encore été décidé si les moyens de mise en œuvre seraient inclus comme
indicateur pour mesurer les progrès en matière d'adaptation, qui reste une priorité pour les pays en
développement, y compris les PEID et les PMA.
La première étape du travail d'élaboration des indicateurs consistera à soumettre des
informations sur les indicateurs existants, en rapport avec les objectifs fixés dans le cadre de
l’OMA. Il s'agit d'une opportunité clé pour les PEID et les PMA d'influencer le type d'informations
et d'indicateurs qui fonctionnent bien dans leurs contextes nationaux et régionaux. Les informations
peuvent porter sur les indicateurs existants que les pays, les régions ou les organisations utilisent,
ainsi que sur les méthodologies associées, et sur l'état de préparation des données des pays pour
rendre compte de ces indicateurs. En outre, c'est l'occasion pour les Parties et les organisations
de suggérer les lacunes actuelles et les domaines anticipés dans lesquels de nouveaux indicateurs
pourraient devoir être développés.
69
70
Objectif global Les Parties prenantes, qu'elles soient ou non Parties, y compris les
d'adaptation organes constitués compétents, les organisations et les agences
spécialisées des Nations Unies et d'autres organisations compétentes
Programme de travail
de toutes les régions géographiques, à communiquer des informations
sur les indicateurs UAE-
sur les indicateurs existants utilisés aux niveaux local, national,
Belém
régional et mondial pour mesurer les progrès accomplis dans la
Cadre pour la résilience réalisation des objectifs visés aux paragraphes 9 et 10 de la décision
climatique mondiale 2/CMA.5, y compris, le cas échéant, des informations sur les
méthodologies associées et la disponibilité des données pour ces
indicateurs, ainsi que sur les lacunes identifiées et les domaines pour
lesquels l'élaboration de nouveaux indicateurs pourrait s'avérer
nécessaire.
Paragraphe 38 de la Les Parties sont invitées à soumettre leurs points de vue sur les
décision 2/CMA.5 questions liées au paragraphe 38 de la décision 2/CMA.5 via le portail
de soumission au plus tard six semaines avant le SB 61.
En route vers la CdP 29, plusieurs programmes de travail liés à l’adaptation doivent se prononcer
sur des objectifs plus ambitieux et s’y engager. Il s’agit notamment du Cadre des Émirats Arabes
Unis pour la résilience climatique mondiale, du Programme de travail Émirats Arabes Unis -Belém
axé sur les indicateurs, des discussions concernant le nouvel objectif collectif quantifié (NCQG) sur
le financement climatique et des plans nationaux d’adaptation.
Le graphique suivant décrit les étapes essentielles en cours et les tendances attendues d’ici la
CdP 29, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des négociations climatiques de l’ONU, pour garantir que
les efforts d’adaptation et de financement de l'adaptation et de la résilience climatique soient
efficaces, équitables et conformes aux besoins urgents des pays en développement vulnérables
dans un climat en évolution rapide.
71
NOUVEL OBJECTIF COLLECTIF QUANTIFIÉ Mars - 12-15 mars : Réunion du comité d'adaptation
SUR LE FINANCEMENT CLIMATIQUE
- 18-19 mars : Forum sur l'adaptation par le comité
d'adaptation - Thème : Promouvoir des solutions pour
- 23-26 avril : 9ème dialogue d'experts techniques + atteindre l'objectif global d'adaptation : opportunités
1ère réunion dans le cadre du programme de travail Ad d'action et de collaboration
Hoc, Carthagène, Colombie Avril - 31 mars : Date limite pour la soumission par les parties
prenantes des modalités et des indicateurs pour le
PLANS NATIONAUX D’ADAPTATION
programme de travail
- 22-25 avril : NAP Expo, Dhaka, Bangladesh
- avril : Réunion d'experts pour évaluer les progrès
réalisés dans le processus de formulation et de mise en Mai PROGRAMME DE TRAVAIL DES UAE-BELÉM
œuvre des plans nationaux d'adaptation (PNA) - date à
- 15-17 mai : Atelier sur le programme de travail UAE-
SESSION DE BONN SUR LE CLIMAT SB60, Belém (ouvert aux observateurs)
3-13 JUIN - Mai : Synthèse des soumissions par le Secrétariat (date
Juin à confirmer)
- Accord sur les modalités du Programme de Travail
UAE-Belém sur les indicateurs (c'est-à-dire le plan de
travail, le calendrier, les contributions, la participation des
parties prenantes)
- Cadre des UAE pour la résilience climatique
mondiale - questions clés : inclusion des principes Juillet
d'équité, objectif pour les moyens de mise en œuvre,
point de l'ordre du jour sur l'AGC, etc. AUTRES ÉVÉNEMENTS MULTILATÉRAUX
- Plans Nationaux d'Adaptation - questions clés :
élaboration de PAN pour les pays qui ne l'ont pas encore - Cinquième conférence mondiale sur le renforcement
fait, moyens de soutien à la mise en œuvre, intégration Août
des synergies entre l'accord de Paris et le programme
avec les objectifs du FGCR et les CDN. de développement durable à l'horizon 2030 - Brésil
- Programme de travail Ad Hoc sur le nouvel objectif (date à confirmer).
collectif quantifié en matière de financement climatique.
72
Finaliser les questions en suspens sur les modalités du programme de travail de 2 ans des
Émirats arabes unis et de Belém
Envisager l'inclusion d'indicateurs qui mesurent les moyens de mise en œuvre (MoI)
30
[Link]
73
74
3.7. Technologie
Les résultats de la CdP 28 et du SB60 en matière de technologie ont permis de réaliser des progrès
progressifs en ce qui concerne les priorités technologiques formulées pour les PEID et les PMA.
Les PEID et les PMA ont défendu la nécessité de renforcer les liens entre le mécanisme
technologique et le mécanisme financier afin d'éliminer les obstacles, les défis et les lacunes en
matière de développement et de transfert de technologies, et ont souligné l'importance de la
technologie pour renforcer l'action climatique, comme l'indiquent les données scientifiques.
75
Sur la base de ce qui précède, les priorités technologiques pour les PMA en vue de la CDP 29 sont
entre autres :
Engagement total dans le processus décrit sur les liens entre le mécanisme technologique
et le mécanisme financier pour maintenir le point de l'ordre du jour et faciliter l'accès aux
ressources adéquates et accessibles pour acquérir les technologies climatiques
nécessaires, conformément aux priorités identifiées dans les analyses des besoins
technologiques (TNA) et l'assistance technique.
Le TIP devrait s'attaquer aux lacunes technologiques actuelles et aux priorités émergentes
des PMA, y compris le renforcement des capacités, tout en créant des changements
transformationnels au sein des communautés.
76
Cinquième examen Invite les Parties, les organes constitués au service de la Convention,
complet de la mise les entités chargées du fonctionnement du Mécanisme financier, les
en œuvre du cadre représentants des processus pertinents au titre de la Convention et les
pour le Parties prenantes non-Parties à soumettre, via le portail de
renforcement des soumission3, avant le 28 février 2025, leurs vues sur le cinquième
capacités dans les examen approfondi de la mise en œuvre du cadre pour le renforcement
pays en des capacités dans les pays en développement, en se fondant sur le
développement mandat figurant en annexe.
Enjeu Description
L'OSCST a invité les Parties et les organisations Journée d'information sur la Terre
concernées à faire part de leurs vues sur les thèmes 2024 - Recherche et observation
possibles et les moyens d'organiser la Journée systématique
d'information sur la Terre 2024, qui se tiendra
parallèlement à la soixante et unième session de l'OSCST
(novembre 2024)
77
AAC Action pour l’autonomisation climatique Action for climate empowerment ACE
CCNUC Convention-cadre des Nations Unies sur United Nations Framework UNFCC
C les changements climatiques Convention on Climate Change C
CEK Comité d’experts de Katowice (CEK) sur Katowice Committee of Experts KCI
les impacts de la mise en œuvre des on Impacts of Implementation of
mesures de riposte Response Measures
CPRC Comité de Paris sur le Renforcement des Paris Committee on Capacity PCCB
Capacités Building
CRA Conférence des Parties servant en tant Conference of the Parties CMA
que réunion des Parties de l’Accord de serving as the Meeting of the
Paris Parties to the Paris Agreement
CRP Conférence des Parties agissant en tant Conference of the Parties serving CMP
que réunion des Parties au Protocole de as Meeting of the Parties to the
Kyoto Kyoto Protocol
CRTC Centre et Réseau des Technologies du Climate Technology Centre and CTCN
Climat Network
78
DNM Démarches non fondées sur les marchés Non-Market Approaches NMA
FPMA Fonds des pays les moins avancés Least Developed Countries Fund LDCF
FSCC Fonds spécial des Changements Special Climate Change Fund SCCF
climatiques
GEP Groupe d’experts sur les PMA LDCs Expert Group LEG
ONUDI Organisation des Nations unies pour le United Nations Industrial UNIDO
développement industriel Development Organization
OSCST Organe subsidiaire de conseil scientifique Subsidiary Body for Scientific and SBSTA
et technologique Technological Advice
79
PEID Petits états insulaires en développement Small Island Developing States SIDS
PNUE Programme des Nations Unies pour United Nations Environment UNEP
l’environnement Programme
PTN Programme de Travail de Nairobi sur les Nairobi Work Program on NWP
incidences, la vulnérabilité et l’adaptation impacts, vulnerability and
aux changements climatiques adaptation to climate change
REA6.4 Réductions d’émissions sous couvert de Article 6.4 Emissions Reductions A6.4ER
l’Article 6.4
80
Statut de ratification 198 Parties 31, incluant 197 États et l’Union européenne (UE) 32
Objectif ultime [Article 2] : « […] Stabiliser […] les concentrations de gaz à effet de serre (GES) dans
l’atmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse du
système climatique. Il conviendra d’atteindre ce niveau dans un délai suffisant pour que
les écosystèmes puissent s’adapter naturellement aux changements climatiques, que
la production alimentaire ne soit pas menacée et que le développement économique
puisse se poursuivre d’une manière durable. »
Annexes à la CCNUCC 33 Annexe I – Liste de 41 Parties, incluant la CEE 34 : pays développés et pays en
transition vers une économie de marché ;
Annexe II – Liste de 24 Parties, incluant la CEE: pays développés membres de
l’OCDE visés à l’Annexe I, excluant les pays en transition vers une économie de
marché 35
Les « Parties non visées à l’Annexe I » sont essentiellement des pays en
développements ; les Pays les moins avancés (PMA) classifiés comme tels par les
Nations Unies bénéficient d’une attention particulière dans le cadre de la
Convention.
Engagement des Parties Toutes les Parties : par exemple, préparer un inventaire national des émissions de
GES, mettre en œuvre des programmes d’atténuation et des mesures d’adaptation,
offrir un soutien coopératif à la recherche et à la diffusion de technologies, ou faciliter
l’éducation et la sensibilisation du public (article 4, par.1).
Parties visées à l’Annexe I : principalement, mettre en œuvre des politiques nationales
d’atténuation des changements climatiques afin de faire fléchir les émissions à long
terme (article 4, par. 2).
Parties visées à l’Annexe II : offrir une aide technique et financière aux pays en
développement, notamment pour soutenir la préparation de leurs communications
nationales, faciliter leur adaptation aux changements climatiques et favoriser leur
accès aux technologies (articles 4, paras. 3 à 5).
31
En date du 30 octobre 2024. Voir [en ligne] [Link]
ratifications-de-la-convention
32
L’Union européenne (UE) a signé la Convention alors qu’elle était encore la Communauté économique européenne (CEE).
33
Voir [en ligne] [Link]
34
Aujourd’hui UE.
35
À l’origine 25, mais la Turquie a été supprimée de l’annexe II par un amendement entré en vigueur le 28 Juin 2002 (Décision 26/CP).
81
Statut de ratification du 192 Parties 36 (contre 197 à la Convention), incluant l’UE 37.
Protocole de Kyoto
Organe de décision suprême Conférence des Parties agissant en tant que réunion des Parties au protocole (CRP)
Objectif principal Instaurer des cibles de limitation et de réduction d’émissions de GES chiffrées et
contraignantes pour le renforcement des objectifs de la CCNUCC.
Annexes au Protocole Annexe A : Liste des six gaz à effet de serre (GES) ciblés par le Protocole de Kyoto :
dioxyde de carbone (CO2), méthane (CH4), oxyde nitreux (N2O), hydrofluorocarbures
(HFC), hydrocarbures perfluorés (PFC) et hexafluorure de soufre (SF6).
Annexe B : Liste de 39 Parties, incluant la CEE 39 : pays développés et pays en
transition vers une économie de marché qui ont des engagements chiffrés de
réduction ou de limitation des émissions de GES.
Engagement des Parties visées à l’Annexe B : - Limiter ou réduire de 5,2 % la quantité d’émissions
Parties au titre du des GES par rapport aux émissions de 1990, sauf les pays en transition vers une
Protocole de Kyoto économie de marché, qui peuvent choisir une année de référence autre que 1990 40 ;
Mettre en œuvre des politiques et des mesures nationales ou régionales pour
assurer le respect des engagements chiffrés de limitation et de réduction des GES
(articles 2 et 4). Les Parties peuvent s’acquitter de leurs engagements par le biais de
mesures domestiques et de mécanismes de flexibilité ;
Publier un rapport initial qui présente l’information requise pour mettre en œuvre les
engagements, en particulier pour la comptabilisation des quantités attribuées
(article 7) ;
Publier un rapport mettant en évidence les progrès accomplis pour le respect
des engagements (articles 3 et 7) ; et,
Mettre en place un système national d’inventaire des émissions sur la base de
méthodologies agréées par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution
du climat (GIEC) (article 5).
Toutes les Parties : Élaborer des programmes pour établir l’inventaire national des
émissions de GES, pour atténuer les changements climatiques et pour faciliter
l’adaptation à ces derniers, coopérer pour soutenir le transfert technologique, la
recherche et l’éducation, et présenter dans leurs communications nationales des
informations sur les activités entreprises en vue de la lutte contre les changements
climatiques (article 10).
Parties visées à l’Annexe II de la CCNUCC : Financer les pays en développement,
notamment pour faciliter l’établissement de leur inventaire national des émissions et
pour favoriser le transfert des technologies (article 11).
36
En date du 30 octobre 2024. Voir [en ligne] [Link]
37
L’Union européenne (UE) a signé le Protocole alors qu’elle était encore la Communauté économique européenne (CEE).
38
En date du 30 octobre 2024. Voir [en ligne] [Link]
39
Aujourd’hui UE.
40
Protocole de Kyoto, article 3, par. 5.
82
Organe de décision Conférence des Parties agissant en tant que réunion des Parties à l’Accord de Paris
suprême (CRA)
Objectifs de long L’Accord de Paris se fonde sur les trois principaux objectifs indiqués dans son
terme article 2, lesquels s’inscrivent dans le contexte plus large de la mise en œuvre de la
CCNUCC, du développement durable et de la lutte contre la pauvreté :
Engagement des Les Parties à l’Accord de Paris s’engagent collectivement à mener des actions pour
Parties l’atteinte des trois objectifs susmentionnés, avec des niveaux d’ambition
régulièrement évalués et renforcés sur des bases transparentes. Cela inclut la
communication de nouvelles CDN tous les cinq ans (a minima), avec une ambition
toujours revue à la hausse, et de soutenir les actions climat (financement,
renforcement des capacités, transfert de technologies) notamment dans les pays en
développement Parties…
41
8e Conférence des Parties agissant en tant que Réunion des Parties au Protocole de Kyoto.
42
En date du 28 octobre 2024. Voir [en ligne] htps://[Link]/en/climatechange/paris-agreement.
83
84
Organe Responsabilités
Organes suprêmes
Conférence des Parties Organe de décision suprême de la Convention, la CdP associe l’ensemble des
(CdP) Parties à la CCNUCC. Elle passe en revue la mise en œuvre de la Convention et
examine les engagements des Parties notamment à la lumière des nouvelles avancées
scientifiques et des rapports du GIEC. Sauf décision contraire des Parties, la CdP se
réunit à travers des sessions ordinaires annuelles.
Conférence des Parties Organe de décision suprême du Protocole de Kyoto, la CRP se réunit annuellement,
agissant en tant que réunion depuis l’entrée en vigueur du Protocole (2005), afin de discuter de la mise en œuvre du
des Parties au Protocole de Protocole, sa réalisation et son efficacité.
Kyoto (CRP)
Conférence des Parties Organe de décision suprême de l’Accord de Paris, la CRA a initié sa première session
agissant en tant que en novembre 2016 à Marrakech (CRA 1). Cette session s’est conclue en décembre
réunion des Parties à 2018, parallèlement à la CdP24 (CRA 1.3), avec l’adoption des règles
l’Accord de Paris (CRA) d’opérationnalisation de l’Accord de Paris. Depuis lors, la CRA se réunit annuellement,
en parallèle des sessions de la CdP et de la CRP.
Bureau de la CdP, CRP Le Bureau soutient les CdP, CRP et CRA en fournissant des orientations et avis sur
et CRA les travaux en cours au titre de la Convention, du Protocole de Kyoto et de l’Accord
de Paris. Il est responsable des questions de gestion des processus, assure le
fonctionnement du Secrétariat, examine les pouvoirs des Parties et passe en revue les
demandes d’accréditations des entités non Parties.
Organe subsidiaire de L’OSCST apporte des conseils à la CdP, à la CRP et à la CRA pour tout ce qui
conseil scientifique et concerne les questions scientifiques et technologiques.
technologique (OSCST)
Organe subsidiaire de L’OSMOE conseille la CdP, la CRP et la CRA en vue de l’application effective de la
mise en œuvre (OSMOE) Convention, du Protocole de Kyoto et de l’Accord de Paris.
L’OSMOE et l’OSCST se réunissent normalement deux fois par an au cours de sessions ordinaires,
une fois parallèlement à la CdP (novembre/décembre) et une autre fois, au cours d’une «
intersession » de négociations au siège du Secrétariat de la CCNUCC à Bonn (mai/juin).
L’OSMOE - Les piliers centraux associés à la mise en œuvre des objectifs de la CCNUCC, du
Protocole de Kyoto et de l’Accord de Paris sont au cœur de l’agenda de l’OSMOE. Ils incluent
notamment les questions de transparence, d’atténuation, d’adaptation, de technologie, de
renforcement de capacités et de financement. L’organisation des réunions intergouvernementales
et d’autres questions administratives, financières ou institutionnelles sont également négociées
sous l’égide de l’OSMOE, qui coordonne, par ailleurs, le travail d’entités spécialisées sur les sujets
de son mandat, comme le Comité de l’adaptation, le Comité permanent des finances ou le
Mécanisme technologique.
85
Organes constitués
Organes thématiques
Comité de Paris sur le Prévu par l’Accord de Paris, l’objectif du CPRC est d’aider à répondre aux
Renforcement des besoins liés à l’exécution d’activités de renforcement des capacités dans les
capacités (CPRC) pays en développement, et d’intensifier les efforts, la cohérence et la
coordination des activités menées dans ce domaine.
Comité exécutif (ComEx) L’objectif du ComEx du MIV est d’apporter des réponses aux pertes et aux
du mécanisme préjudices subies par les pays en développement et qui sont liés aux effets
international de Varsovie des changements climatiques, qu’il s’agisse des phénomènes
(MIV) sur les pertes et météorologiques extrêmes ou de ceux se manifestant lentement.
préjudices
43
Voir [en ligne] [Link]
86
Conseil exécutif du L’objectif du Conseil exécutif est de veiller à la mise en œuvre effective et au
mécanisme de bon fonctionnement du mécanisme de développement propre.
développement propre
(MDP)
Comité de respect des L’objectif de ce Comité est de suivre le respect des engagements et de
dispositions soutenir les Parties qui ont des difficultés à mettre en œuvre leurs
obligations au titre du Protocole de Kyoto.
Conseil du Fonds pour Créé lors de la CRP 3, il assure la supervision et la gestion du Fonds pour
l’Adaptation l’Adaptation sous l’autorité et les conseils de la CRP et, depuis le 1er janvier
2019, de la CRA. Ses fonctions incluent, entres autres, l’élaboration de
priorités ou de directives opérationnelles stratégiques, la décision de projets
et l’allocation de fonds, l’adoption de règles de procédure supplémentaires,
l’examen de la mise en œuvre des opérations du Fonds.
Comité permanent des Créé à la suite de la CdP 16, l’objectif du CPF est d’aider la CdP à s’acquitter
finances (CPF) de ses fonctions relatives au mécanisme financier de la Convention. Cela
implique l’amélioration de la cohérence et de la coordination dans la fourniture
du financement, la rationalisation du mécanisme financier, la mobilisation de
ressources financières, et la mesure, notification et vérification de l’appui fourni
aux pays en développement Parties.
Comité exécutif de la Le CET vise à poursuivre la mise à exécution du cadre de mise en œuvre
technologie (CET) d’actions appropriées et efficaces propres à renforcer le transfert ou l’accès
aux technologies.
Centre et Réseau des Le CRTC vise à faciliter la mise en place d’un réseau d’organisations, initiatives et
technologies climatiques réseaux technologiques nationaux, régionaux, sectoriels et internationaux.
(CRTC)
87
Groupe consultatif Le GCE a pour objectif d’assister les Parties qui ne sont pas visées à l’Annexe I de
d’experts (GCE) la CCNUCC dans la préparation de leurs obligations de rapportage.
Groupe d’experts Le GEP a pour but de fournir des conseils aux pays les moins avancés, entre autres
des pays les pour la préparation et la mise en œuvre des PNA.
moins avancés
(GEP)
Fonds pour Créé en 2001 pour financer des projets d’adaptation dans les pays en
l’Adaptation (FA) développement Parties au Protocole de Kyoto, et financé en partie par les recettes
provenant des activités relevant du MDP. Lors de la CdP 24, il a été décidé que le
Fonds servirait l’Accord de Paris à compter du 1er janvier 2019.
Fonds pour La relation entre la CdP et le Conseil du FEM a été convenue au sein d’un
l’Environnement protocole d’entente. La CdP s’engage à fournir régulièrement au FEM, en tant
Mondial (FEM) qu’entité chargée du mécanisme financier de la Convention, des orientations sur les
politiques, les priorités de programme et les critères d’éligibilité du financement
climat.
Fonds Vert pour Créé lors de la CdP 16 en tant qu’entité chargée de gérer le mécanisme financier de
le Climat (FVC) la Convention. Sous l’autorité de la CdP, le FVC est responsable de ses activités
pour appuyer les projets, programmes, politiques, etc., dans les pays en
développement, à l’aide de guichets de financement thématiques.
Fonds des Pays Créé pour appuyer un programme de travail visant à aider les PMA à élaborer et à
les Moins mettre en œuvre des PNA. La CdP 11 a approuvé des dispositions visant à
Avancés (FPMA) rendre opérationnel le Fonds, en fournissant des orientations concernant les
domaines prioritaires, ainsi que des dispositions concernant le financement à
coût complet et un barème de cofinancement.
Fonds spécial Créé en vertu de la Convention en 2001 pour financer des projets concernant
pour les l’adaptation, le transfert de technologie et le renforcement des capacités, l’énergie,
changements les transports, l’industrie, l’agriculture, la sylviculture et la gestion des déchets, et la
climatiques diversification économique. Ce fonds doit compléter d’autres mécanismes de
(FSCC) financement pour la mise en œuvre de la Convention.
88
Groupe de travail I (éléments scientifiques) (publié en août 2021) (fait notable, pour la
première fois, le GIEC établit comme fait scientifique « sans équivoque » l’influence
humaine (dite « anthropique ») dans les changements climatiques actuellement
observés) ;
Groupe de travail III (atténuation) (avril 2022) (ce rapport propose une évaluation
mondiale et actualisée des progrès, des défis et des engagements en matière
d’atténuation. Il présente une synthèse scientifique des émissions passées et
présentes, et offre des perspectives d’émissions futures et des options de réduction de
celles-ci selon les grands secteurs et systèmes (énergie, transports, bâtiments, etc.)).
Les principaux éléments décrits dans ces rapports ont déjà été résumés dans de précédentes
éditions du Guide des négociations (2021, 2022 et 2023) 46, auquel le lecteur est invité à se référer.
Au cours de ce sixième cycle, le GIEC a également établi un rapport méthodologique sur les
inventaires nationaux de GES et trois rapports spéciaux, portant respectivement sur (i) les
conséquences d’un réchauffement planétaire de 1,5 °C, (ii) l’utilisation des terres et (iii) l’océan et la
cryosphère. Un décryptage des principaux éléments de ces rapports spéciaux est disponible
dans une précédente édition du Guide des négociations (2021) 47, auquel le lecteur est invité à se
référer.
44
Voir [en ligne] htps://[Link]/
45
htps://[Link]/site/assets/uploads/2017/08/AR5_Uncertainty_Guidance_Note.pdf
46
Voir [en ligne] [Link] ,
[Link] et
[Link]
changements-climatiques-dubai-emirats-arabes-unis/
47
Voir [en ligne] [Link]
89
48
Voir [en ligne] htps://[Link]/reports/
49
htps://[Link]/report/sixth-assessment-report-cycle/.
50
Les membres du Bureau sont élus parmi les représentants des pays des différents groupes régionaux et des Petits États Insulaires en
Développement (PEID).
51
Voir [en ligne] [Link]
52
Ces « Autres » États incluent l'Australie, le Canada, l'Islande, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, la Suisse et les États-Unis
90
53
Les termes formel et informel sont ici utilisés conformément à la reconnaissance des groupes par le Système des Nations Unies, dans la plupart
des forums onusiens des négociations. A titre d’exemple, les groupes informels ne nomment/n’élisent pas de représentants dans les groupes
constitués dans le cadre de la CCNUCC.
54
Voir [en ligne] [Link]
55
Voir [en ligne] [Link]
56
Voir [en ligne] [Link]
91
57
JUSSCANNZ, un acronyme anglais pour « Japon, États Unis, Suisse, Canada, Australie, Norvège et Nouvelle Zélande ».
92
Parties à la CCNUCC
Annexe 1
Non Annexe 1
G77+ la Chine
Pays en développement animés du même esprit - LMDC
Arabie Cuba El Salvador Jordanie Iran Pakistan Soudan
Saoudite Dominique Filipines Koweït Malaisie Qatar Venezuela
Argelia Équateur Inde Libye Mali Congo Sri Vietnam
Bolivie Chine Égypte Irán Indonésie Nicaragua Lanka Yémen
ALBA
Ligue
AOSIS AGN PMA Árabe
93
Glasgow : La Conférence de Glasgow sur les changements climatiques s’est tenue en Écosse du
31 octobre au 12 novembre 2021, après l’interruption du rythme annuel liée à la pandémie de
COVID-19. Les Parties ont achevé le règlement de l’Accord de Paris en adoptant des lignes
directrices, des règles et un programme de travail sur l’Article 6, et en s’accordant sur le format des
rapports relevant du CTR. Les Parties ont adopté le « Pacte de Glasgow » pour le climat, une série
de trois décisions générales qui, pour la première fois, contenaient des références à l’élimination
progressive de l’énergie au charbon et à celle des subventions contre-productives aux énergies
fossiles. Par ailleurs, les Parties : se sont mises d’accord sur des programmes de travail relatifs à
un objectif mondial en matière d’adaptation et au renforcement urgent des actions en matière
d’atténuation ; ont créé le Dialogue de Glasgow sur les pertes et préjudices ; ont établi un processus
visant à définir un nouvel objectif chiffré collectif de financement de l’action climatique ; et lancé un
dialogue annuel pour une action climatique basée sur les océans.
94
Les Parties qui n’ont pas encore communiqué de CDN nouvelles ou mises à jour, ou
leurs stratégies de développement à faible émission de GES sur le long terme, étaient
priées de le faire dès que possible avant la CMA 5 ;
Un Programme de travail pour la transition juste a été établi avec pour objet d’explorer
les moyens et cheminements permettant d’atteindre les objectifs de l’Accord de Paris ;
et
La réunion a également lancé le processus de sélection d’un hôte pour le secrétariat du Réseau de
Santiago et poursuivi le dialogue technique dans le cadre du BM, entre autres.
Dubaï : La Conférence de Dubaï sur les changements climatiques s’est tenue aux Émirats arabes
unis (EAU) du 30 novembre au 13 décembre 2023. Elle a abouti à une décision marquante : les
Parties y ont achevé le premier Bilan mondial dans le cadre de l’Accord de Paris. Entre autres, la
décision appelle les Parties à contribuer aux efforts mondiaux visant à éliminer les combustibles
fossiles des systèmes énergétiques au cours de cette décennie critique. Cette décision encourage
également les Parties à inclure dans la prochaine mouture de leurs CDN, attendue en février 2025,
des objectifs ambitieux de réduction des émissions à l’échelle de l’économie dans son ensemble et
alignés sur l’objectif de limiter le réchauffement planétaire à 1,5°C.
Les Parties ont par ailleurs : adopté une décision ouvrant la voie à l’opérationnalisation du nouveau
fonds pour les pertes et préjudices ; désigné l’hôte du secrétariat du Réseau de Santiago ; adopté
le cadre de l’OMA ; et lancé un programme de travail sur les indicateurs en matière d’adaptation,
entre autres.
95
Avec pour siège en Allemagne (Berlin), Climate Analytics possède des bureaux régionaux en Asie
du Sud (Népal), en Afrique (Togo), en Amérique du Nord (New-York) dans les Caraïbes (Trinité-et-
Tobago) et en l’Australie (Perth). Ces Bureaux travaille en réseau et interagissent sur les différentes
missions de Climate Analytics.
Créée en 2008, la mission principale de l'organisation est de faire progresser les connaissances
scientifiques et de fournir un soutien politique et analytique dans le domaine du changement
climatique, en particulier sur l'adaptation, l’atténuation, la finance climatique, la planification
(politiques et stratégies climatiques), la gouvernance climatique, la diplomatie climatique, les pertes
et dommages et la justice climatique.
Au cours des 14 dernières années, l'institut a fourni des solutions de pointe aux défis politiques
mondiaux et nationaux en matière de changement climatique en reliant efficacement les analyses
scientifiques et politiques de plusieurs pays à travers le monde et a apporté un soutien dans
l’élaboration et l’actualisation des contributions déterminées au niveau national (CDN), dans les
plans nationaux d’adaptation (PNA) et dans l’élaboration des stratégies de développement à faible
émission de carbone (LT-LEDS).
Climate Analytics s’est imposé comme une interface entre la science, la politique et la pratique avec
des réseaux internationaux et des partenaires régionaux exceptionnels. L’équipe utilise des
modèles scientifiques approuvés et des outils et méthodes co-développés avec les experts du
GIEC pour évaluer et synthétiser la science et les politiques climatiques dans les domaines de
l’adaptation, de l’atténuation et des impacts climatiques. Climate Analytics a contribué à plusieurs
rapports majeurs sur les questions du changement climatique et du développement durable,
notamment les cinquième et sixième rapports d’évaluation du Groupe d’experts
intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) ainsi que les rapports sur les écarts
d’adaptation et les émissions du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).
L’institut dispose d’une large expérience dans le climat et les domaines y afférents. L’institut est un
partenaire de mise en œuvre du NDC-Partnership.
96
Bâti sur le modèle général de l’institut, le Bureau Afrique est formé d’une équipe pluridisciplinaire
avec des experts basés au Togo et dans plusieurs autres pays d’Afrique. Il travaille sur la traduction
des engagements climatiques en des actions de mise en œuvre pour soutenir la construction de la
résilience des pays et assoir des voies de développement sobre en carbone. Ainsi, le Bureau Afrique
met en œuvre des projets/programmes de renforcement des capacités techniques et
institutionnelles, de planification de l’action climatique à travers l’appui à l’élaboration et/ou la
révision des Contributions Déterminées au niveau National (CDN), des Plans Nationaux
d'Adaptation (PNA) et le développement des stratégies de développement à faible émission
carbone (LT-LEDS), des plans de mise en œuvre ainsi que d’autres documents de planification et
de mobilisation des ressources climatiques.
97
L’Institut joue un rôle majeur pour appuyer la participation des pays francophones aux négociations
universelles sur l’environnement et le développement durable, que ce soit pour les Objectifs de
développement durable, l’Accord de Paris sur le climat ou le cadre mondial de la biodiversité de
Kunming-Montréal. L’IFDD travaille depuis des décennies à aider les États et gouvernements
francophones à planifier, à mettre en œuvre et à suivre des actions transformatrices pour la planète
et l’humanité.
L’action de l’IFDD est prioritairement orientée vers les pays francophones en développement. Mais
le développement durable concerne tout le monde, y inclus les pays les plus avancés. Il appelle à
un changement de paradigme, de modes de pensée et de consommation, de modèles
économiques et de production. Avec les défis de plus en plus pressants, l’époque des petits pas
est dorénavant révolue : il faut maintenant passer à l’échelle et accélérer la transition écologique et
le développement durable. L’ampleur des actions à réaliser individuellement et collectivement en
matière de climat, d’environnement et globalement de développement durable, est donc inédite.
[Link]
98
99
100
GIEC (2013). Climate Change 2013: The Physical Science Basis. Contribution of Working
Group I to the Fifth Assessment Report of the Intergovernmental Panel on Climate Change.
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