Ouarzedine Randa F4
Ouarzedine Randa F4
Mémoire de Master
Domaine : Sciences de la Nature et de la Vie
Filière : Sciences Biologiques
Spécialité : Microbiologie Appliquée
Département de Ecologie et Génie de l’Environnement
THÉME :
LES AGENTS RESPONSABLE DE LA BIOREMÉDIATION DE
L’ENVIRONNEMENT
Présenté par :
ABDURRAMANE RAHMATA CÁSSIMO
LABIOD IDRIS
OUARZEDINE RANDA
MELIANI KARIMA
Juin 2022
Remerciements
Au terme de ce travail, on tient à remercier DIEU le tout puissant de nous
avoir donné la santé, la force, le courage, et la volonté pour achever ce travail.
Merci...
Listes des Abréviations
Figure 4: Schéma de principe général de techniques de traitement sur site ou hors site ........ 16
Figure 12: Schéma général définissant la disponibilité Dynamique des HAP dans le sol ...... 43
Figure 13: Mécanismes d’interaction des contaminants organiques avec le sol ..................... 44
Figure 15: Étapes initiales de l’oxydation des hydrocarbures polycycliques aromatiques .... 46
Figure 20: Schéma représentatif des espèces végétal utilise dans la phytovolatilisation ....... 55
Figure 25: Illustration des espèces utilisées dans le processus de phytovolatilisation ............61
Figure 26: Représentation du processus de la phytovolatilisation .......................................... 62
Figure 27: Processus de détoxification des xénobiotique dans la cellule végétale ................. 63
Introduction 1
1. Généralité 3
2. Définition 3
3. Classification et type de pollution 4
3.1. Pollution physique 4
3.2. Pollution Chimique 4
3.3 Pollution Biologique 4
4. Origine et source de pollution 4
4.1 Pollution Industrielle 4
4.2. Pollution Urbaine 5
4.3. Pollution Biologique 6
4.4 Pollution Agricole 6
4.5 Pollution par déchets solide 7
5. Milieux pollués 7
5.1. Air 7
5.2. Sol et sous-sols 7
5.3. Eau 8
6. Caracterisques des polluants 8
6.1. Les micro- polluants 8
6.2. Les macros -polluants 9
7. Dépollution 9
7.1. Technique de dépollution 01
7.2. Classification de différentes techniques 10
7.3. Dépollution des eaux contaminées 01
7.3.1. Procédés biologiques 01
7.3.2. Procédés physico-chimiques 14
7.3.3. Procédés physique 14
1. Définition 05
2. Technique de traitement 05
2.1. Technique in situ 05
2.2. Technique sur site et hors site 15
2.3. Technique de séparation 17
2.3.1 Les principes de procédés physiques et chimiques 17
2.3.2 Paramètre principaux 07
3. Méthode biologique 18
3.1. Bioremediation : principes et processus 18
3.1.1. Le métabolisme 08
3.1.2. Le co-métabolisme 08
3.2. Les différentes méthodes de bioremediation 09
3.3 Les principaux facteurs influençant la biodégradabilité 21
4. Bioremediation in situ : le bioventing 10
4.1. Variant de traitement par bioventing 11
4.2. Caractéristique de la zone à traiter 23
4.3 Perméabilité de gaz dans le sol 11
4.4. Rayon d’influence de l’aération à partir du puits d’injection 14
4.5. Vitesse de consommation d’oxygène 14
4.6. Vitesse de dégradation 14
5. Méthode physique 15
5.1. Evacuation du polluant 15
5.2. Piégeage de la pollution 16
6. Méthode chimique 28
7. Méthode thermique 19
8. Remediation de sol par la plante le maïs (Zea mays) 30
8.1. Méthodologie 11
8.1.1. Transfert de HAPs 31
8.1.2 Transfert de phénanthrène 31
8.2. Résultats 31
Analyse de la radioactivité présente dans les différents compartiments
8.2.1. 11
végétaux
8.2.2. Quantités de phénanthrène transférées 33
8.2.3. Transfert de phénanthrène marqué au deutérium 13
8.3. Discussions 35
Transfert de HAPs à partir de solutions nutritives vers les parties
8.3.1. 35
aériennes de plants de maïs
[Link]. Transfert de phénanthrène 35
8.3.2. Analyse de la radioactivité présente dans les différents compartiments 35
végétaux
8.3.3. Quantités de phénanthrène transférées 37
8.3.4. Transfert de phénanthrène marqué au deutérium 37
8.4. Conclusions 39
1. Introduction générale 40
Définition et origine des Hydrocarbures Aromatique Polycycliques
2. 40
(HAPs)
3. Propriétés physico-chimiques 41
4. Toxicité des HAPs 41
5. Dynamique des HAPs dans le sol 43
5.1. Principaux mécanismes réactionnels 43
6. Facteurs influençant la biodégradation des HAPs 44
7. Bioremediation du sol 45
7.1. La dégradation des HAPs par les algues et les cyanobactéries 45
7.1.1. Diversité et dynamique des populations dégradantes 46
7.1.2. Voies de dégradation selon le milieu 48
7.2. Dégradation des HAPs par les champignons 49
7.2.1. Voies métabolique des HPAs chez les champignons. 49
7.2.2. La voie des enzymes ligninolitiques 49
7.2.3. La voie des monoxygènase à cytochrome P450 50
8. La phytoremediation 51
8.1. Définition 51
8.1.1. Principes de la phytoremédiation 51
9. Phytostabilisation 53
9.1 Domaine d’application 53
9.1.1. Amendements apportés au sol 54
9.1.2. Types de végétation 55
[Link]. Les espèces utilisées en phytostabilisation sont diverses 55
10. Rhizodégradation 56
10.1. Domaine d’application 56
10.1.1 Végétaux utilisés 56
11. Phytoextraction 58
11.1. Domaine d’application 58
11.1.1. Principe de la phytoextraction 59
11.1.2 Végétaux utilisés 59
12. Phytovolatilisation 60
12.1. Principe 60
12.1.1. Domaine d’application 60
12.1.2. Végétaux utilisé 61
13. Phytodégradation 62
14. Avantages et limites de la phytoremédiation 64
14.1 Avantages 64
14.1.1. Limites 65
Conclusion
Références bibliographique
Résumé
Sommary
الملخص
INTRODUCTION
Introduction
Introduction
Depuis toujours l’homme agit plus ou moins directement sur l’environnement. Cette
action a pris plus d’ampleur au cours des siècles derniers avec l’apogée de l’industrie et les
progrès dans les sciences et techniques qu'elles soient industrielles, agricoles ou domestiques.
(Marie-Paule, 2007).
Ainsi, pendant de nombreuses années, les activités humaines ont contribué à dégrader
les écosystèmes en rejetant des quantités croissantes de substances polluantes ou de déchets.
La diversité des produits d’origine industrielle conduit à une augmentation considérable du
nombre de substances totalement étrangères au monde vivant, dites xénobiotiques que sont
très persistante dans l’environnement et s’accumulent inévitablement. Ils peuvent migrer vers
les eaux de surface ou souterraines ou pénétrer la chaîne alimentaire via les végétaux pour se
retrouver dans les animaux et éventuellement dans l’homme.
Cette pollution active ou inactive présente des risques pour la santé humaine par
l’exposition directe avec les polluants ou indirecte via l’eau, l’air, les sédiments et le sol. La
prise de conscience de ces risques conduit à la nécessité d’établir des diagnostics de la
pollution et de mettre en œuvre des moyens pour y remédier. De nombreux sols contaminés
présentent une contamination multiple, à la fois organique et métallique, ce qui rend plus
complexe encore le diagnostic et le traitement de la contamination.
1
Introduction
Le chapitre II, propose une synthèse des informations disponibles ainsi qu'une vue
d'ensemble des recherches et modèles d'analyse du traitement biologique, thermique et
physique. En décrit les principaux de même que les méthodes d'évaluation et d'intervention
utilisables. Et présente aussi les matériels et méthode d’expérimental de transfert de
phénanthrène et benzo[a]pyrène marqué d'une solution nutritive vers les plants de maïs,
l’identification et quantification de phénanthrène marque au deutérium dans la partie aérienne
du maïs.
Le chapitre III, a pour but (i) décrire les paramètres physico-chimiques des HAPs, (ii)
la façon dont les HAPs interagissent avec la matrice solide du sol (on parle alors de la
disponibilité) et (iii) la biodégradation.
2
CHAPITRE I
1. Généralité
2. Définition
3
Chapitre I : Généralité sur la pollution et techniques de dépollutions
Les pollutions sont dressées à partir de nombreux critères : selon la nature de l’agent
polluant, l’aspect écologique (compartiment affecté : l’air, l’eau et le sol) et toxicologique.
Tous les secteurs d’activité humaine sont susceptibles d’émettre des polluants de
différents origines (industrielle, urbaine, biologique, agricole et pollution par les déchets
solides).
4
Chapitre I : Généralité sur la pollution et techniques de dépollutions
L’air doit être filtré avant d’être rejeté à l’extérieur, tout comme celui des
gaines de ventilation ou de conditionnement sous haute température car les usines
utilisent très fréquemment des systèmes d’aspiration de poussières dans leur processus
defabrication.
L’eau utilisée, puis rejetée doit être équipée d’une station d’épuration (STEP).
Un traitement primaire élimine les matières en suspension (résidus de lavage, corps
gras, huile), puis un traitement secondaire élimine les matières en solution (produits
chimiques,métaux lourds). En réalité, seulement 65% des eaux usées passent en station
d’épurationet le traitement secondaire n’est généralement pas mis en application bien
souvent pour des raisons de coût.
Les déchets contenant des éléments nocifs doivent être récupérés et traités par
des sociétés spécialisées (huiles, solvants, acides, piles, composants électroniques,
tubes néon, e t c ...). Une usine doit aussi trier ses déchets et favoriser le recyclage.
Les eaux usées transportent des corps en suspension et des corps en solution
(produits ménagers). Les phosphates sont à l’origine de déséquilibres des écosystèmes
en favorisant par excès le développement de certains végétaux indésirables. Ces
végétaux provoquent le phénomène d’eutrophisation (Vass et al., 1996).
5
Chapitre I : Généralité sur la pollution et techniques de dépollutions
Les infiltrations qui ont pour origine essentiellement le ruissellement des eaux
de pluie,entraînent vers les nappes phréatiques tous les produits tombés ou jetés sur le
sol
: huiles devidange, acides de batteries, métaux lourds (piles, échappements) et autres
produits chimiques.
Par définition, une pollution biologique est issue du milieu lui-même. C’est par le
surdéveloppement de micro-organismes ou de végétaux micro ou macroscopiques qu’un
déséquilibre du milieu environnant peut entraîner une mortalité élevée chez les autres
organismes présents. Ce surdéveloppement est généralement la conséquence d’une action
humaine. Cela peut se produire suite à des rejets excessifs de composés azotés ou phosphorés
(Smith 2003 ; Carey et Migliaccio, 2009).
Les pesticides sont des produits chimiques destinés à détruire les champignons
(fongicides), les mauvaises herbes (herbicides), les vers de terre (nématicides) et
insectes (insecticides) qui parasitent les cultures (Cruz, 2015)
Les déchets solides sont divers dans leur type que dans leur origine parmi eux, ceux
liés à laconsommation domestique : papier, carton, plastique, pneus, verre (Kalloum, 2012).
5. Milieux pollués
5.1. Air
L’air que nous respirons peut être contaminé par différents types de polluants (gaz,
particules, produits chimiques...) (Koller, 2009).
Les gaz d’échappement libérés par les véhicules, les fumées noires des cheminées
sortant des usines industrielles ou encore le smog, sont des polluants dits atmosphériques sont
souvent diffus et sont plus délicats à réglementer efficacement (Brunekreef et Holgate,
2002 ; Kunzli et al., 2000).
La présence de ces impuretés dans l’air peut provoquer une gêne notable pour les
personnes et un dommage aux biens. La pollution atmosphérique est donc fortement
influencée par le climat et tout particulièrement par le vent, la température, l’humidité et la
pression atmosphérique (Fortin, 2001).
7
Chapitre I : Généralité sur la pollution et techniques de dépollutions
5.3. Eau
L’eau est le meilleur allié du corps humain, composant 60% de sa masse. Comme
l’eau est essentielle à la vie, il est important qu’elle soit la plus propre possible.
Elle compromet les utilisations de l’eau et l’équilibre du milieu naturel. Elle peut
concerner les eaux superficielles (rivières, plans d’eau) et/ou les eaux souterraines.
Le milieu aquatique, dans son ensemble, est un système très complexe constituant le
siège d’un grand nombre de réactions chimiques, physiques et biologiques.
Le milieu aquatique est donc, la cible de contamination par le rejet des effluents
pollués (activités humaines, industrielles, urbaines ou agricoles), induisant différentes formes
de pollution : pollution physique, chimique et biologique.
Ce sont l’effet, la cible et la dose qui déterminent la typologie d’un polluant, autant
que la nature de la substance en cause. Parmi tous les polluants qui sont à l’origine d’une
altération de la qualité du milieu, il faut annoter que certains d’entre eux sont beaucoup plus
nocifs qued’autres.
8
Chapitre I : Généralité sur la pollution et techniques de dépollutions
7. Dépollution
La dépollution des sites est délicate puisque chaque site est spécifique.
Il conviendra donc, si nécessaire, de valider les options choisies par des essais
d’orientation et d’évaluation ainsi que des études de dimensionnement plus détaillées. Par
9
Chapitre I : Généralité sur la pollution et techniques de dépollutions
ailleurs, le traitement mis en œuvre est souvent une combinaison de temps, de coûts,
d’efficacité et d’espace (Guelton, 1999).
Le traitement sur site (on site) consiste à excaver puis à traiter sur site, le
milieupollué ;
10
Chapitre I : Généralité sur la pollution et techniques de dépollutions
Le (Tab. 1), ci-dessous synthétise les techniques les plus souvent utilisées. (Edwards
et al., 2005).
Tableau [Link] les plus courantes actuellement retenues (Edwards et al., 2005).
11
Chapitre I : Généralité sur la pollution et techniques de dépollutions
hydraulique
Solidification/stabilisation in situ
Suite de Tableau 01
Lavage in situ Mise en solution et extraction
Méthodes
Oxydation chimique in situ chimiques
chimiques
Réduction chimique in situ Oxydation et réduction chimiques
Incinération
Méthodes Vitrification Désorption thermique
chimiques Désorption thermique in situ Vitrification
Pyrolyse
Biodégradation in situ dynamisée
Bioréacteur
Bioventing
Méthodes Biotertre
Biosparging
biologiques Compostage
Atténuation naturelle contrôlée
Landfarming
Phytoremédiation
Barrières perméables réactives
Autres
Electroremédiation
12
Chapitre I : Généralité sur la pollution et techniques de dépollutions
Suite de Tableau 01
Adsorption
Absorption (ou lavage)
Condensation
Traitement des
Procédés d’oxydation thermique
rejets
Photo-oxydation
atmosphériques
Réduction thermique
Bioréacteurs
Méthodes de dépoussiérage
Étant donné le caractère hétérogène de la composition des rejets industriels en polluants, une
chaine de traitement qui garantit l’élimination de polluants par étapes successives est
nécessaire.
Ces procédés mettent à profit l’activité de certaines bactéries afin d’éliminer les
polluants des eaux résiduaires. Ces microorganismes ne seront capables de dégrader les
polluants organiques en composés moins toxiques ou de les minéraliser que lorsque ces
molécules présentent un minimum de biodégradabilité et une faible toxicité. Les procédés
biologiquesdiffèrent en fonction de la présence (aérobiose) ou de l’absence (anaérobiose) de
l’oxygène. Le procédé le plus courant utilise les boues activées. Ce procédé est limité par le
coût élevé de traitement de boue et son inefficacité vis-à-vis des effluents concentrés ou
contenant dessubstances bio-résistantes.
13
Chapitre I : Généralité sur la pollution et techniques de dépollutions
Il existe plusieurs procédés chimiques qui sont appliqués dans le traitement des eaux
usé[Link] procédés peuvent à priori être classés en deux catégories :
- Les procédés basés sur des réactions physico-chimiques telles que la coagulation (Verma et
al., 2012 ; Ciabatti et al., 2010), la précipitation et la complexassions (Dhankhar et Hooda,
2011).
- Les procédés basés sur des réactions chimiques notamment la chloration (Kim et al., 2003),
l’ozonation (Xu et al., 2002) et l’incinération. (Knox, 2000)
14
CHAPITRE II
1. Définition
2. Techniques de traitement
On distingue les techniques de traitement des terres excavées, dites « ex situ » (par
évacuation en centre de traitement/décharge agréés ou par traitement sur le site même, en
surface) et les techniques d'assainissement du sol en place, c'est-à-dire non excavé.
Pour chaque technique, un schéma de principe est présenté selon l'un des deux
modèles suivants selon le mode de mise en œuvre de la technique, peuvent être ex situ et hors
situ (Nadine D. et Frédérique C. 2008)
Les procédés de traitement du sol in situ (Fig. 03) offrent l’avantage que le volume de
sol à décontaminer reste en place et que donc une excavation, et donc la remis de cette terre,
n’est pas nécessaire. Le polluant est soit extrait et traité en surface, soit dégradé dans le sol,
soit fixé dans le sol. (Emilian, 2002).
Ce type de traitement, (Fig. 04) applicable à toutes les pollutions, consiste à extraire le
polluant du milieu ou le polluant et son milieu (excavation et évacuation du sol contaminé)
avant de les traiter sur site ou hors site. Avec un coute parfois élevé, l’élimination des
polluants est totale, mais les résidus concentrés en polluants à éliminer. Cette façon de
procéder, qui renvoie à la problématique de la gestion des déchets, présente un risque
15
Chapitre II : Traitement biologique du sol
Figure 04 : Schéma de principe général de techniques de traitement sur site ou hors site
16
Chapitre II : Traitement biologique du sol
L'objectif des traitements par tri est de réduire la masse de matériaux contaminés en
séparant les particules contaminants des particules « propres ». Cela permet, à partir des sols
initiaux, d'obtenir deux matériaux distincts :
D'un côté, un produit correspond à une part importante des solides du sol, ne contenant
plus qu'une infime proportion des contaminants présents au départ,
D'un autre côté, un résidu, de volume réduit, renfermant la quasi-totalité des polluants.
Le confinement ou l'inertage ne porte alors que sur cette fraction résiduelle, d'où une
réduction importante des coûts. Ces techniques peuvent s'utiliser pour une large
gamme de contaminants pollutions métalliques, organiques ou mixtes (organiques et
métalliques) ou même radioactives; des contaminants organiques (naphtalène, etc.) ou
des pollutions mixtes ont été traités. Les techniques de tri physiques et physico-
chimiques sont employées dans de nombreux procédés de traitement de sols ou de
sédiments, à une échelle industrielle.
Outre les techniques, ces procédés comportent généralement des opérations complémentaires
de préparation mécanique (attrition, débourbage) et/ou de traitement des rejets (Séparation
solide-liquide) (Clozel et al., 2002).
Les paramètres principaux qui ont une influence sur les performances de dépollution sont :
17
Chapitre II : Traitement biologique du sol
3. Méthode biologique
3.1.1. Le métabolisme
Les polluants sont utilisés par les microorganismes pour la production d'énergie (les
polluants sont métabolisés). Le métabolisme se divise :
a) Catabolisme: qui met en jeu des réactions d'oxydoréduction, ces réactions ayant pour
but de produire de l'énergie stockée par les microorganismes.
3.1.2. Le co-métabolisme
Lors du co-métabolisme, le polluant n'est pas utilisé pour la croissance bactérienne mais
est dégradé du fait de l'activité métabolique avec une autre molécule, dénommée inducteur
Co-métabolique. Les enzymes synthétisées pour cette autre molécule dégradent donc en
parallèle le polluant. Le microorganisme ne tire pas de bénéfice de cette dégradation.
(Colombano S. et al., 2008).
18
Chapitre II : Traitement biologique du sol
Biotransformati
on des polluants
Microorganisme
Polluants
Biotraitabilitéé
Comportement
Activité physico-
microbienne dans Sol
chimique des
le sol polluants dans le
sol
Figure 05 : Concept de biodisponibilité
19
Chapitre II : Traitement biologique du sol
Suite de Tableau 02
20
Chapitre II : Traitement biologique du sol
Plus que tout autre traitement, les traitements biologiques doivent faire l'objet de test
de faisabilité (biodégradabilité) permettant d'appréhender le type de dégradation le plus
approprié, les rendements et les durées associées (et par conséquent les coûts), ce qui
correspond à aborder les point suivants :
Dans le cas du Bioventing, il s'agit d'accélérer la biodégradation des polluants par les
microorganismes indigènes, en induisant une circulation d'air à faible débit dans la zone
polluée (insaturée) afin de limiter l'élimination des polluants par volatilisation (par exemple,
pas d'émissions observées d'hydrocarbures supérieures à 2,5 mg/jour /m²).
C'est une différence avec le Venting qui emploie des débits très forts d'où des coûts
plus élevés (coût de l'aération + coût de traitement des polluants extraits du sol).
On utilise cette technique pour des sites fortement pollués par des hydrocarbures
rapidement biodégradables.
Par injection d'air à partir de puits situés dans la zone polluée, là où les besoins en
oxygène sont élevés pour favoriser la dégradation microbienne des polluants, et par
extraction des polluants résiduels à partir de puits situés à la périphérie de la zone
(Fig. 06)
21
Chapitre II : Traitement biologique du sol
Les puits d'injection d'air font 30 cm de diamètre maxi où sont introduits des tuyaux
PVC de 10 cm de diamètre crépines sur toute la hauteur de la zone polluée dans le but de
distribuer l'oxygène.
Lors d’une opération de Venting, les composes volatils du sol sont mise en
mouvement, ce qui favorise la volatilisation, par une injection d’air ou par extraction de l’air
du sol.
Bioventing avec réinjection des effluents gazeux dans les sols : on réinjecte les
effluents gazeux dans des portions de sol non contaminé pour les dégrader,
Biosparging qui consiste à injecter de l'air dans la zone saturée pour, d'une part,
stimuler la biodégradation des polluants en milieu liquide et d'autre part vaporiser les
contaminants dissous dans la nappe, qui seront ensuite biodégradés dans la zone
insaturée (plus riche en microorganismes) (Tab. 02)
22
Chapitre II : Traitement biologique du sol
Avant d'étudier un site, nous devons étudier la nature du sol qu'il contient afin de
connaître la bonne façon de le traiter et d'assurer de meilleurs résultats avec cela. Les zones à
traiter ils doivent respecter les paramètres lors d’une opération de bioventing sont :
Texture : on peut utiliser le bioventing pour des sols sableux et limoneux mais pas
pour des sols trop argileux ;
Taux d'humidité : ne doit pas être trop élevé (optimum = 10%) pour ne pas gêner le
transfert d'O2, ni trop faible, quoique des activités microbiennes aient été observées
dans des zone semi-arides avec 3 à 5% d'humidité ;
D'où :
- K : (perméabilité en Darcy ou en m2 (avec 1 darcy = 0,97 10-12 m2)
- Q : Débit de gaz (apporté dans le puits d'injection en m3/s)
- µ : Viscosité de l'air (0,078 centipoise ou P.A.S.)
- H : Épaisseur du sol traité ou hauteur crépinée (en m)
- A = dP/dt (A, déterminé lorsque valeurs stables de pression ; avec P, pression en Pa)
La pression d'injection d'air ne doit pas dépasser 0,4 bar afin d'éviter la création de
chemins préférentiels qui perturberaient la distribution uniforme de l'O2 - les performances de
23
Chapitre II : Traitement biologique du sol
dépollution diminuent lorsque le sol est hétérogène et contient des zones de fracture. La
distribution de l'O2 est généralement uniforme lorsque la perméabilité >0,1 Darcy.
Elle sert d'indicateur de l'activité microbiologique. Elle est calculée de manière théorique
exercice sur le volume d'air à apporter pour dégrader des HAP) ou à partir d'un test de
respiration in situ. On peut alors calculer le débit minimum d'aération pour maintenir une
atmosphère aérobie avec une teneur minimum en O2 de 3-4% (en volume).
CH = C0Vdτ
D'où :
- CH = exprimé en mg polluant/kg sol/jour ;
24
Chapitre II : Traitement biologique du sol
1. Un sol argileux contaminé par des essences vieillies : 17 mg/kg sol/jour avec
Bioventing et 3900 mg/kg sol/jour avec Venting;
2. Sol sableux avec peu d'argiles : 14 mg/kg sol/jour avec bioventing et 85500
mg/kg sol/jour avec v.
5. Méthode physique
Une partie des composés volatils déversés sur le sol s'évapore jusqu'à saturation de sa
porosité L'autre partie contamine l'eau et la dernière se sorbe sur les particules de sol. A
l'équilibre, les composés se partagent entre les phases gazeuse, liquide et solide en fonction
des caractéristiques des composés (solubilité, constante de Henry, pression de vapeur, point
d'ébullition, coefficients de partition air/eau/sol, localisation et concentration des composés.
Cette technique traite le panache plutôt que la source de pollution.
25
Chapitre II : Traitement biologique du sol
La circulation d'eau polluée dans la porosité du sol de la zone saturée est induite par le
pompage et permet de la remplacer progressivement par de l'eau « propre » (Fig. 07).
(Emilian, 2002).
Cette méthode, qui s'applique aux polluants organiques ou minéraux dissous de la zone
saturée du sol, consiste à extraire les eaux souterraines (nappes) polluées et à traiter la
pollution sur site avant rejet (ou élimination en centre agréé). Elle s'applique aux polluants
dans des aquifères perméables (sablo-limoneux à graveleux) et homogènes. Le rendement de
dépolon plutieut atteindre 50-60%. [17]
Cette méthode consiste à empêcher l'écoulement des eaux hors du lieu contaminé.
Elle comporte trois phases :
Il s'agit d'une part de confiner les sols pollués par la mise en place /d'une isolation de
surface imperméable ou semi-perméable afin d'empêcher (ou de limiter) la percolation des
eaux de pluie à travers la zone non saturée, puis l'infiltration des eaux souillées vers les
eaux superficielles et souterraines,
26
Chapitre II : Traitement biologique du sol
27
Chapitre II : Traitement biologique du sol
Suite de Tableau 03
-Argile compactée seule
-Géomembrane seule
-Géocomposite bentonitique seul
-Géomembrane + argile compactée
-Géomembrane + géocomposite
bentonitique
Couche -Diminution du volume d'eau
-Géocomposite bentonitique placé
d'étanchéité traversant la couverture
entre une géomembrane supérieure et
une géomembrane inférieure et une
géomembrane inférieure
-Argile compactée placée entre une
géomembrane supérieure et une
géomembrane inférieure
-Couche résistante et
-Divers (matériaux physiquement et
Couche de incompressible (afin d'éviter les
chimiquement non agressifs vis-à-vis
foundation tassements préférentiels)
de la couche d'étanchéité)
6. Méthodes chimiques
L'oxydation chimique in situ consiste à injecter un oxydant dans les sols (zones saturée
et non saturée) sans excavation. Cet oxydant (Fig. 08) va détruire totalement ou partiellement
les polluants. Cette méthode permet donc d'aboutir à la destruction des polluants (aboutissant
à la transformation en eau, gaz carbonique et sels) ou à la formation de sous-produits de
dégradation généralement plus facilement biodégradables.
Dans le cas de l'injection in situ d'un oxydant dans le sol, dans la zone saturée ou
insaturée, le polluant perd un ou plusieurs électrons. L'oxydant est le composé « accepteur »
d'électron(s) qui devient, après réaction, un composé réduit.
28
Chapitre II : Traitement biologique du sol
7. Méthodes thermiques
29
Chapitre II : Traitement biologique du sol
Des électrodes en graphites sont introduites dans la zone polluée. Le courant entraîne,
par effet Joule, une augmentation importante de la température (1600 à 2000°C) d'où fusion
du sol puis vitrification lors de son refroidissement. Les électrodes sont enfoncées au fur et à
mesure dans le sol. Les composés organiques sont soit détruits, soit volatilisés (d'où
traitement). Les composés inorganiques (ainsi que l'amiante et les radionucléides) sont
incorporés dans la matrice vitrifiée (très inerte et peu lixiviable). (Pascal, 2005)
La remédiation du sol par le maïs a été expérimentée par Henner ces résultats sont
exposés dans sa thèse de doctorat (2000). Voici un aperçu de cette expérience:
Le choix du maïs, utilisé comme plante modelé dans cette expérience, on se basant
sur des critères suivant :
8.1. Méthodologie
- Le maïs a une croissance rapide avec la biomasse élevé et un large système
racinaire fasciculaire qui permet son utilisation en laboratoire par des cultures
courtes avec des pratiques agricole simplifiées,
- Le maïs est une espèce dont le fonctionnement étudié en terme physiologie mais
également son potentiel dans la rhizodégradation, et
- Est la troisième plante la plus cultivés après le blé et el riz, du fait qu’elle
30
Chapitre II : Traitement biologique du sol
Des plantules de maïs ont été cultivées pendant environ un mois en présence de
solution nutritive. La solution nutritive contenait soit du phénanthrène marqué au carbone-14,
soit du phénanthrène marqué au deutérium, soit du benzo[a]pyrène marqué au carbone-14 (C-
14). Le marquage au carbone-14 (C-14). a été utilisé pour étudier les flux de radioactivité vers
les différentes parties végétales entre la germination et la fin du test. Le marquage au
deutérium a été employé pour qualifier les éventuelles molécules transférées.
Dans une première expérience, des grains de maïs ont été apportés dans un dispositif
d'erlenmeyers contenant une solution nutritive et du phénanthrène marqué au (carbone-14) à
l'activité de 2,09 MBq lˉˡ. La germination des grains puis la croissance des plantules ont été
suivies pendant 28 jours. Afin de mettre en évidence les modalités du devenir du
phénanthrène, un bilan de radioactivité dans les divers compartiments du système a été
réalisé.
8.2. Résultats
31
Chapitre II : Traitement biologique du sol
Comptage direct des solutions nutritives, rinçage et extraction des parties végétales,
dissipation évaluée grâce aux erlenmeyers témoin; R rinçage; E extractible à l'acétonitrile;
analyses de variance conduites indépendamment sur les valeurs de la solution nutritive, de la
dissipation et de l'ensemble des parties végétales en considérant la somme du rinçage et de
l'extractible, n=4 et p=0,5.
Au niveau des feuilles, la majeure partie de la radioactivité est présente sous forme
extractible. Etant donné que le dispositif ne permet pas de discriminer la voie de transfert
racinaire de la voie gazeuse, la fraction récupérée par rinçage pourrait provenir de la
contamination par des molécules volatilisées à partir de la solution. La fraction extractible par
le solvant correspondrait dans ce cas aux produits ayant pénétré dans le végétal par la voie
racinaire ainsi que, éventuellement, aux produits prélevés par voie gazeuse et ayant migré plus
profondément dans la cuticule des feuilles ou dans les cellules.
32
Chapitre II : Traitement biologique du sol
Tableau 05 : Teneur en produits radioactifs dans les différentes parties des plantules de maïs
ayant poussé en présence de phénanthrène marqué au 14C dans la solution nutritive (n=4).
Résultats exprimés en /J.g équivalent phénanthrène g-l MS
La teneur en produit radioactif des différents extraits n'était pas suffisante pour qu'une
analyse par CLHP couplée un détecteur de radioactivité soit conduite. Dans l'hypothèse selon
laquelle la molécule mère seule est transférée, les teneurs moyennes de phénanthrène, rinçage
et extractible confondus, présentes dans les parties aériennes et les racines des plantules de
maïs seraient ainsi de 0,3 et 15 mg kgˉˡ MS après 3 semaines. La teneur maximale des feuilles
est de 3,4 mg kgˉˡ MS et n'est observée qu'après 7 jours.
Des plantules de maïs âgées de 15 jours ont été repiquées sur des solutions nutritives
contenant ou non du phénanthrène deutéré. Ces plantules se sont ensuite développées pendant
un mois dans un dispositif expérimental conçu pour isoler complètement la solution nutritive
et les racines d'un contact avec l'air ambiant. Aucun des trois métabolites principaux du
phénanthrène (diol, mono alcool et quinone) n'a été détecté dans la solution nutritive, ce qui
tendrait à montrer que la dégradation n'est pas un facteur significatif dans ce type de
dispositif.
33
Chapitre II : Traitement biologique du sol
Après 1 mois de mise en contact, 1,4, 76,6 et 143 /-lg kgˉˡ MS de phénanthrène deutéré
sont quantifiés dans les parties aériennes des plantules de maïs ayant poussé en présence du
produit deutéré (Fig. 12). Le phénanthrène deutéré n'est pas détecté dans les plantules témoin.
L'existence d'une voie de transfert racinaire d'un HAP de faible poids moléculaire, le
phénanthrène, chez le maïs est donc démontrée sans ambiguïté.
Ces résultats montrent de plus l'existence d'un transfert de phénanthrène pour des
plantules de maïs (âgées). Ils confirment ainsi les travaux conduits dans les mêmes conditions
expérimentales par (Edwards et al., 1982 ; Edwards 1986) avec l'anthracène, molécule de
propriétés proches de celle du phénanthrène, et le soja ou le haricot. Ils suggèrent que le
transfert est un phénomène continu au niveau de la vie de la plante.
Enfin, des résultats complémentaires, obtenus lors de l'analyse des végétaux, viennent
étayer l'existence d'une voie de contamination atmosphérique. Douze HAPs non marqués ont
en effet été détectés dans les parties aériennes des plantules témoin et des plantules ayant
poussé en présence de phénanthrène marqué au deutérium. La quantité maximum de
phénanthrène non marqué détectée est de 34 μg/ kgˉˡ) MS. Les teneurs des autres HAPs
varient de 5 μg/ kgˉˡ) MS à212 /-tg kgˉˡ MS.
34
Chapitre II : Traitement biologique du sol
8.3. Discussion
8.3.1 Transfert de HAPs à partir de solutions nutritives vers les parties aériennes de
plants de maïs
Des plantules de maïs ont été cultivées pendant environ un mois en présence de
solution nutritive. La solution nutritive contenait soit du phénanthrène marqué au (carbone -
14), soit du phénanthrène marqué au deutérium, soit du benzo[a]pyrène marqué au (carbone -
14). Le marquage au (carbone -14), a été utilisé pour étudier les flux de radioactivité vers les
différentes parties végétales entre la germination et la fin du test. Le marquage au deutérium a
été employé pour qualifier les éventuelles molécules transférées.
Dans une première expérience, des grains de maïs ont été apportés dans un dispositif
d'erlenmeyers contenant une solution nutritive et du phénanthrène marqué au 14C à l'activité
de 2,09 MBq lˉˡ. La germination des grains puis la croissance des plantules ont été suivies
pendant 28 jours. Afin de mettre en évidence les modalités du devenir du phénanthrène, un
bilan de radioactivité dans les divers compartiments du système a été réalisé.
35
Chapitre II : Traitement biologique du sol
Comptage direct des solutions nutritives, rinçage et extraction des parties végétales,
dissipation évaluée grâce aux erlenmeyers témoin; R rinçage; E extractible à l'acétonitrile;
lettres, analyses de variance conduites indépendamment sur les valeurs de la solution
nutritive, de la dissipation et de l'ensemble des parties végétales en considérant la somme du
rinçage et de l'extractible, n=4 et p= 05.
Au niveau des feuilles, la majeure partie de la radioactivité est présente sous forme
extractible. Etant donné que le dispositif ne permet pas de discriminer la voie de transfert
racinaire de la voie gazeuse, la fraction récupérée par rinçage pourrait provenir de la
contamination par des molécules volatilisées à partir de la solution. La fraction extractible par
le solvant correspondrait dans ce cas aux produits ayant pénétré dans le végétal par la voie
racinaire ainsi que, éventuellement, aux produits prélevés par voie gazeuse et ayant migré plus
profondément dans la cuticule des feuilles ou dans les cellules.
36
Chapitre II : Traitement biologique du sol
Tableau 7: Teneur en produits radioactifs dans les différentes parties des plantules de maïs
ayant poussé en présence de phénanthrène marqué au (Carbone-14) dans la solution nutritive
(n=4).
La teneur en produit radioactif des tiges diminue au cours du temps. Il pourrait s'agir
d'un effet de dilution. La cinétique d'accumulation des produits radioactifs dans les parties
aériennes comparée à celle de la production de matière sèche a donc été examinée.
La teneur en produit radioactif des différents extraits n'était pas suffisante pour qu'une
analyse par CLHP couplée un détecteur de radioactivité soit conduite. Dans l'hypothèse selon
laquelle la molécule mère seule est transférée, les teneurs moyennes de phénanthrène, rinçage
et extractible confondus, présentes dans les parties aériennes et les racines des plantules de
maïs seraient ainsi de 0,3 et 15 mg kgˉˡ MS après 3 semaines. La teneur maximale des feuilles
est de 3,4 mg kgˉˡ MS et n'est observée qu'après 7 jours.
Des plantules de maïs âgées de 15 jours ont été repiquées sur des solutions nutritives
contenant ou non du phénanthrène deutéré. Ces plantules se sont ensuite développées pendant
un mois dans un dispositif expérimental conçu pour isoler complètement la solution nutritive
et les racines d'un contact avec l'air ambiant. Aucun des trois métabolites principaux du
phénanthrène (diol, mono alcool et quinone) n'a été détecté dans la solution nutritive, ce qui
tendrait à montrer que la dégradation n'est pas un facteur significatif dans ce type de
dispositif. Après 1 mois de mise en contact, 1,4, 76,6 et 143 /-lg kgˉˡ MS de phénanthrène
37
Chapitre II : Traitement biologique du sol
deutéré sont quantifiés dans les parties aériennes des plantules de maïs ayant poussé en
présence du produit deutéré (figure 12). Le phénanthrène deutéré n'est pas détecté dans les
plantules témoin. L'existence d'une voie de transfert racinaire d'un HAPs de faible poids
moléculaire, le phénanthrène, chez le maïs est donc démontrée sans ambiguïté.
Ces résultats montrent de plus l'existence d'un transfert de phénanthrène pour des
plantules de maïs (âgées). Ils confirment ainsi les travaux conduits dans les mêmes conditions
expérimentales par Edwards et al., (1982) et Edwards, (1986) avec l'anthracène, molécule
de propriétés proches de celle du phénanthrène, et le soja ou le haricot. Ils suggèrent que le
transfert est un phénomène continu au niveau de la vie de la plante. Enfin, des résultats
complémentaires, obtenus lors de l'analyse des végétaux, viennent étayer l'existence d'une
voie de contamination atmosphérique. Douze HAPs non marqués ont en effet été détectés
dans les parties aériennes des plantules témoin et des plantules ayant poussé en présence de
phénanthrène marqué au deutérium. La quantité maximum de phénanthrène non marqué
détectée est de 34 μg/ kgˉˡ) MS. Les teneurs des autres HAPs varient de 5 μg/ kgˉˡ) MS à212 /-
tg kgˉˡ MS.
38
Chapitre II : Traitement biologique du sol
8.4. Conclusions
Un transfert de phénanthrène vers les racines et les parties aériennes du maïs a été mis
en évidence au cours de deux expériences conduites en conditions hydroponiques.
L'expérience conduite avec du phénanthrène marqué au (carbone-14) a permis de montrer que
les phases de germination ont une signification importante au niveau du transfert total. Les
plantules de maïs absorbent et transfèrent le phénanthrène au-delà de ces phases juvéniles,
dans une moindre mesure cependant. De plus, il existe un effet de dilution dans la biomasse
produite au cours du temps. Le transfert par l'absorption racinaire a été mis en évidence au
cours de notre expérience conduite avec du phénanthrène deutéré.
Ces molécules sont susceptibles d'être transférées car leurs propriétés physico-
chimiques (solubilité, Kow, volume moléculaire). Par contre, les molécules de haut poids
moléculaire ont, semble-t-il, une faible probabilité d'être transférées car leur taille et leur
lipophilicité réduit considérablement leur mobilité, en particulier dans les phases aqueuses.
Aussi, le transfert des HAPs de plus haut poids moléculaire a, dans un second temps, été
examiné. Le benzo[a]pyrène a été utilisé parce qu'il s'agit du composé communément choisi
comme traceur des HAPs cancérigènes.
39
CHAPITRE III
LA BIOREMEDIATION DU SOL
Chapitre III : Bioremédiation du sol : cas des HAPs
1. Introduction Générale
40
Chapitre III : Bioremédiation du sol : cas des HAPs
3. Propriétés physico-chimiques
Ce sont des molécules non polaires dont les cycles sont arrangés de manière linéaire,
angulaire ou en « cluster ». La stabilité électrochimique des HAPs s’explique par la densité
des électrons « pi » de part et d’autre des noyaux aromatiques, les rendant résistants aux
attaques nucléophiles. Les molécules angulaires sont ainsi plus stables que les linéaires.
Les temps de demi-vie dans les sols et sédiments varient, par exemple, de 16 à 126
jours pour le phénanthrène (3 cycles) à 229 à 1400 jours pour le benzo(a)pyrène 5 cycles
(Blumer, 1976; Bossert et Bartha, 1986; Johnsen et al., 2005 ; Blumer et Youngblood,
1975).
Dans le sol : Dans les sols, la toxicité des HAPs est directement fonction de
la quantité de polluants et de leur biodisponibilité. En effet, du fait de leur très faible solubilité
41
Chapitre III : Bioremédiation du sol : cas des HAPs
aqueuse, les HAPs ont tendance à s’adsorber à la matière organique du sol et à migrer
progressivement dans le micro agrégats, diminuant leur accessibilité aux micro-organismes et
aux plantes (Alexander, 2000). Les effets écotoxiques de la pollution par les HAPs se
traduisent par des altérations biologiques tant aux niveaux moléculaires que populationnels,
sur des organismes aussi divers que les bactéries, les champignons les protozoaires, les vers
de terre et les plantes (Baud-Grasset et al., 1993 ; Maliszewska-Kordybach et al., 2007;
Sverdrup et al., 2002 ;).
Tableau 08 : Formule chimique et masse moléculaire des 16 HAPs sélectionnés par l'Agence
américaine de Protection de l'Environnement (EPA) comme polluants prioritaires pour leur
étude et leur élimination de l'environnement. (Doyle et al., 2008 ; Keith et Telliard 1979)
42
Chapitre III : Bioremédiation du sol : cas des HAPs
et le transport. Sous cette forme, le contaminant peut potentiellement subir des processus
biologiques (absorption par un organisme vivant, biodégradation), chimiques (oxydation) ou
physiques (lixiviation) (Fig. 12). Pour les HAPs, la biodisponibilité désigne l’état des
molécules absorbables et transformables par les organismes du sol.
Après introduction du polluant organique dans le sol, plusieurs mécanismes, telles que
L’absorption, l’adsorption, la désorption et la diffusion peuvent être mis en jeu (Fig. 13).
43
Chapitre III : Bioremédiation du sol : cas des HAPs
Température: Elle influe d'une part sur la volatilisation des fractions volatiles
toxiques mais aussi sur le développement microbien et l'activité enzymatique. La température
optimum pour le développement de la microflore ou les réactions chimiques et/ou
enzymatiques se situe généralement entre 28°C et 37°C.
pH: Un pH proche de la neutralité est favorable à l'ensemble des phénomènes.
A pH acide, les champignons sont favorisés par rapport aux bactéries.
conditions redox, du taux d'oxygène et de la présence de nutriments: Les
principales enzymes de la chaîne métabolique des HAP sont des oxygénases. Le taux
d'oxygène est donc un facteur limitant de la biodégradation. L'apport de nutriments (N, P et
K) est souvent indispensable car les sols d'ancienne usine à gaz et les produits pétroliers en
contiennent très peu.
Teneur en eau : Elle doit être comprise entre 50 et 80% de la capacité au
champ.
44
Chapitre III : Bioremédiation du sol : cas des HAPs
7. La bioremédiation du sol
Les algues vertes, rouges et brunes ainsi que des cyanobactéries ont l’aptitude de
dégradé les HAPs. Cependant que cette capacité se limite aux HAPs de faible poids
moléculaire, d’une certaine manière des autres travaux ont prouvé la capacité d’une algue
verte (Selanastum capricornutum) à dégrader le benzo [a] pyrène.
Des travaux ont prouvé la capacité d’une algue verte Selanastum capricornutum à
dégrader le benzo [a] pyrène (Lindquist et Warshawsky, 1985) (Fig. 14). La voie
métabolique généralement empruntée conduit à la formation de cis-dihydrodiols ou plus
rarement de trans-dihydrodiols (Juhash et Naidu, 2000 ; Lindquist et Warshawsky, 1985).
(Fig. 15)
(a) (b)
45
Chapitre III : Bioremédiation du sol : cas des HAPs
Les travaux menés sur la bioremédiation des sols durant les deux dernières décennies
ont permis l’isolement et l’identification d’une grande variété de souches capables de
métaboliser les HAPs. Cette diversité regroupe aussi bien des bactéries « Gram négatives »
que des bactéries « Gram positives » (Tab. 09; Tab. 10).
Tableau 09: Principaux genre bactériens dégradantes isolées à partir des sols
46
Chapitre III : Bioremédiation du sol : cas des HAPs
Suite de Tableau 09
Arthrobacter ;
Rhodococcus (Heitkamp et al., 1988 )
Micrococcus, Kastner et al., 1994 ; Khan
Actinobacteria Mycobacterium, et al., 2002)
Gram(+) (Krivobok et al., 2003 ;
Nocardioides Nocardia Zeinali et al., 2007)
(Bossert & Bartha, 1986 ;
Firmicutes Bacillus, Paenibacillus Daane et al., 2002 )
Acinetobacter Moraxellaceae
Alcaligenes Alcaligenaceae
Micrococcus Micrococcaceae
Mycobacterium Mycobactéries
Pseudomonas Pseudomonadaceae
47
Chapitre III : Bioremédiation du sol : cas des HAPs
L’hydrocarbure est oxydé, une partie est assimilée par la bactérie et une autre partie
permet de produire de l’énergie (catabolisme) (Fig.15). Même s’il n’est pas toujours le
substrat utilisé, l’oxygène est nécessaire pour activer la réaction. (Widdel et Rabus, 2001).
48
Chapitre III : Bioremédiation du sol : cas des HAPs
Deux voies principales ont été avancées comme pouvant intervenir dans le
métabolisme des HAPs par les champignons :
Elle concerne les champignons ligninolitiques (Fig. 15) (c’est-à- dire ayant l’aptitude à
dégrader la lignine) qui appartiennent à la classe des Basidiomycètes, encore appelés «
champignons de la pourriture blanche » ou « whiterot-fungi », en raison de l’aspect
blanchâtre du résidu de dégradation de la lignine suite à leur attaque. Les genres plus
couramment étudiés sont Phanerochaete (qui constitue le modèle pour les champignons
49
Chapitre III : Bioremédiation du sol : cas des HAPs
Pleurotus
champignons
ligninolitiques
Trametes
(basidiomycètes)
Bjerkandera.
Cette voie a souvent été attribuée aux champignons dits non ligninolitiques (Fig. 15).
Chez ces champignons, l’oxydation des HAPs fait appel à un système enzymatique
intracellulaire impliquant une monoxygènase à cytochrome P450, système connu chez les
mammifères et l’Homme pour intervenir dans la dégradation des xénobiotique (Cerniglia,
1992).
50
Chapitre III : Bioremédiation du sol : cas des HAPs
8. La phytoremediation
8.1. Définition
La phytoremédiation est l’utilisation des plantes et des micro-organismes qui leur sont
associés pour contenir, inactiver, dégrader ou éliminer les contaminants du sol. Elle
s’applique surtout à des contaminants chimiques, molécules organiques ou éléments
dangereux pour la santé humaine, celle des autres êtres vivants ou des écosystèmes.
La phytostabilisation est l’utilisation d’un couvert végétal pour réduire le transfert des
polluants, en réduisant leur dispersion par érosion et en limitant leur absorption par des
organismes vivants via la solution du sol ; ce dernier objectif revient notamment à diminuer
leur biodisponibilité. La plante crée des conditions favorables au traitement du polluant ou
agit directement sur celui-ci. Il s’agit d’un traitement biologique, appliqué généralement sur
site, basé sur des techniques agronomiques qui varient selon la classe de polluant et les
caractéristiques du sol ou du site traité.
51
Chapitre III : Bioremédiation du sol : cas des HAPs
52
Chapitre III : Bioremédiation du sol : cas des HAPs
Figure 19: Principaux processus dans la rhizosphère et dans la plante et les principaux
procédés de phytoremédiation (Sterckeman et al., 2012).
Phytostabilisation Métaux (Bi, Cd, Cu, Ni, Pb, Zn…), métalloïdes (As, Sb…), solvants
chlorés et phénols
Explosifs ( DNT, HMX, nitrobenzène, nitrométhane , nitrotoluène , acide
picrique, RDX, TNT) , atrazine, solvants chlorés (chloroforme,
tétrachlorure de carbone, hexachloroéthane, tétrachloroéthène,
trichloroéthène, dichloroéthène, chlorure de vinyle, trichloroéthanol,
Rhizodégradation dichloroéthanol ,acide trichloracétique, acide dichloroacétique, acide
monochloroacétique , tétrachlorométhane, trichlorométhane) , DDT ;
dichloroéthène ; bromure de méthyle ; tétrabromoéthène,
tétrachloroéthane, autres pesticides phosphorés et chlorés ; biphénols
polychlorés , autres phénols et nitriles ; hydrocarbures.
Phytodégradation Solvants chlorés, DDT, atrazine pesticides, PCB, phénols, anilines,
nitriles, explosifs.
Cd, Cr, Ni, Pb, Se, As, radionucléides, BTEX (benzène, éthyle benzène,
Phytoextraction totuène et xylène), pentachlorophénol, composés aliphatiques à courte
chaine et autres composés organiques.
Phytovolatilisation Solvants chlorés, Hg, Se
9. Phytostabilisation
La phytostabilisation est fréquemment appliquée à des sols contaminés par des métaux
(bismuth, cadmium, chrome, cuivre, nickel, plomb, zinc) et métalloïdes (arsenic, antimoine).
De tels sols sont rencontrés sur les sites d’extraction de minerais, d’industrie métallurgique ou
d’autres industries utilisant ces éléments.
53
Chapitre III : Bioremédiation du sol : cas des HAPs
Elle Concerne également des sols ayant subi d’importants épandages de déchets tels
que des boues de station d’épuration, des eaux ou des sédiments contaminés.
- La matière organique est également apportée sous des formes peu coûteuses,
telles que les boues de station d’épuration ou de papeterie, éventuellement compostées.
La matière organique des déchets tels que les boues de station d’épuration compostées
a souvent été employée en combinaison avec des amendements calciques afin d’augmenter le
pH du sol.
Les cendres cycloniques, telles que la béringite, ont fréquemment été appliquées sur
des sols lourdement pollués par des métaux comme le plomb, le cadmium ou le zinc. Il s’agit
de la fraction fine de déchets de combustion de schistes charbonneux. Ce sont des
aluminosilicates modifiés par la chaleur et qui présentent de fortes capacités de sorption pour
les éléments en traces. Des essais ont également montré l’intérêt d’autres alumino silicates,
tels que des zéolites et des argiles pour réduire la disponibilité des polluants métalliques.
54
Chapitre III : Bioremédiation du sol : cas des HAPs
Les plantes utilisées pour le couvert végétal doivent posséder diverses caractéristiques,
comme une forte tolérance aux contaminants et, si nécessaire, à d’autres facteurs de stress,
tels que la sécheresse, des propriétés physiques défavorables ou la salinité. Elles doivent
s’établir et croître rapidement, présenter un couvert et un enracinement denses.
Les espèces implantées doivent être adaptées aux conditions climatiques du site à
traiter. Le couvert comporte fréquemment une strate herbacée qui peut être associée à des
arbres. Sous climat tempéré, on implante des espèces herbacées telles que la fétuque (Festuca
rubra, F. arundinacea, F. ovina), le ray-grass (Fig. 20) (Lolium perenne), le dactyle (Dactylis
glomerata) ou l’agrostis (Agrostis capillaris, A. gigantea).
(a) (b)
55
Chapitre III : Bioremédiation du sol : cas des HAPs
Cout (€ de terre)
Procédé Pays Contaminant Minimum ou Maximum
moyen
Confinement in situ France Organiques et/ou 5 60
minéraux
Extraction chimique France Organiques et/ou 34 546
hors site minéraux
Désorption thermique France Organiques 25 46
sur site
Stabilisation physico- France Métaux 10 50
chimique sur site
Phytoremédiation Etats-Unis Métaux 4 39
Phytostabilisation France Organiques et/ou 2 12
minéraux
Phytoextraction France Métaux <4 40
10. Rhizodégradation
10.1. Domaine d’Application
L’optimisation du choix des plantes va essentiellement se faire selon deux types de critères.
D’une part, ceux basés sur l’impact de la plante sur le sol comme le type d’exsudats racinaires
(Fig. 21) synthétisés ou d’enzymes sécrétées en relation avec le contaminant ciblé de manière
directe ou indirecte par l’intermédiaire de la microflore. D’autre part, les critères basés sur la
résistance de la plante au milieu contaminé telles qu’une croissance rapide, des limites de
56
Chapitre III : Bioremédiation du sol : cas des HAPs
57
Chapitre III : Bioremédiation du sol : cas des HAPs
Suite de Tableau 14
Ray-grass (Lolium Artificielle ; PHE ; Meilleure
perenne) et trèfle Pot de végétation ; 1000 biodégradation
Chiapusio et al., des près (Trifolium 30 j ; trois terres deux mois de avec le ray-grass et
(2007) pratense) vieillissement dans un sol riche en
argile
Ray-grass (Lolium
perenne), fétuque Pot de végétation ; Diminution de la
Parrish et al., (Festuca compostage pendant Historique ; 400 à concentration en
(2005) arundinacea) et 12 semaines avant 5000 HAP disponible en
mélilot jaune culture ; 12 mois présence de plante
(Melilotus
officinalis)
(a) (b)
11. Phytoextraction
58
Chapitre III : Bioremédiation du sol : cas des HAPs
La phytoextraction est donc basée sur la faculté des végétaux à tolérer les
contaminants, à les prélever par leurs racines puis à les transférer et à les accumuler en
quantité significative dans leurs parties récoltables, le plus souvent les organes aériens (tige,
feuilles, organes reproducteurs). Elle suppose la biodisponibilité du polluant dans le sol.
Actuellement, deux grands types de végétaux sont étudiés pour la phytoextraction des
éléments en traces. D’une part, les espèces dites « hyper accumulatrices », susceptibles
d’accumuler jusqu’à quelques pourcents d’éléments en traces dans leurs parties aériennes.
Il s’agit d’espèces non domestiquées, très souvent de la famille des Brassicaceae dont
une des plus connues est le tabouret calaminaire ou bleuissant, Noccaea caerulescens
également connue sous le synonyme Thlaspi caerulescens.
(a) (b)
59
Chapitre III : Bioremédiation du sol : cas des HAPs
12. Phytovolatilisation
12.1. Principe
Comme pour la phytoextraction, les contaminants sont absorbés au niveau des racines
puis transférés dans la partie aérienne pour y être stockés. Ils peuvent être libérés dans
l’atmosphère sous leur forme originale ou préalablement métabolisés en composés volatils.
Ce processus ne génère pas de déchets car les plantes n’accumulent pas dans leurs tissus des
concentrations importantes en contaminants.
De plus, la plante les volatilise tout au long de sa vie, l’extraction est donc continue.
Toutefois, la phytovolatilisation, en déplaçant le polluant du sol vers l’atmosphère, transforme
une pollution du sol en celle de l’air.
60
Chapitre III : Bioremédiation du sol : cas des HAPs
(bactéries endophytes). Pour les processus de volatilisation liés aux bactéries, la plante peut
être un facteur de stimulation de l’activité métabolique de la microflore et/ou le moteur de
l’évaporation grâce aux processus d’évapotranspiration. (Fig. 26).
(a) (b)
Figure 25: Illustration des espèces utilisées dans le processus de phytovolatilisation. [17]
61
Chapitre III : Bioremédiation du sol : cas des HAPs
13. Phytodégradation
Le métabolisme des xénobiotique (dont les HAPs) dans la plante se déroule en trois
phases, comparable à celles du métabolisme animal (Fig. 27) :
62
Chapitre III : Bioremédiation du sol : cas des HAPs
quinones et de phénols. La formation de diols est négligeable, à part dans le cas des
algues vertes (Schoeny et al., 1988; Warshawsky et al., 1995). Cette capacité à
métaboliser les HAP a souvent été montrée pour des cellules végétales en cultures
(Harms et al., 1977 ; Coleman et al., 1997).
Cette molécule a un rôle central car elle est présente en grande quantités au niveau des
centres de la photosynthèse, son rôle principal étant la protection contre les radicaux libres qui
s'y forment.
63
Chapitre III : Bioremédiation du sol : cas des HAPs
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Chapitre III : Bioremédiation du sol : cas des HAPs
14.1.1. Limites
65
Conclusion
Conclusion
Conclusion
D'un point de vue économique les bioprocédés sont intéressants. Ils ne génèrent pas de
sous produits dont la gestion est compliquée et la biomasse éventuellement produite est d'un
traitement banal.
Aujourd'hui, il est évident que les bioprocédés ont acquis une place significative dans
l'éventail technologique disponible pour la dépollution ou la preventivos de la pollution. Leur
utilisation est sans doute loin d'avoir atteint le potentiel démontré par les études de laboratoire
et semble devoir continuer à se développer.
L'intérêt croissant des sociétés pour la protection de l'environnement et le fait que les
techniques biologiques bénéficient d'une perception favorable devraient favoriser la recherche
sur les bioremédiations et la prévention biologique de la pollution et permettre le
développement de nouvelles techniques.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
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Résumé
La phytoremédiation consiste à employer des plantes pour traiter les sols de substances
par dégradation, transformation ou stabilisation. D'une manière générale, les composés
inorganiques sont immobilisés ou extraits alors que les composés organiques sont dégradés.
Sommary
ملخص
تستخدم المعالجة الحيوية عمليات بيولوجية إلزالة الملوثات الصناعية التي تلوث الدورة الكيميائية الجيوكيميائية للمواد الطبيعية
تتكون المعالجة النباتية من استخدام النباتات لمعالجة التربة من المواد عن طريق التحلل أو التحول أو التثبيت .بشكل عام ،يتم
.تجميد المركبات غير العضوية أو استخالصها بينما تتحلل المركبات العضوية
في الواقع ،تُستخدم تقنيات المعالجة النباتية لتكون قادرة على معالجة البيئة الملوثة (الهواء ،التربة ،الماء) من خــــــالل محاولة
التي تتطلب تقليل معدل هذه الملوثات .تتمتع هذه التقنية بمزايا اقتصادية من خالل مقارنتها بما يسمى بتقنية المعالجة الفيزيائية
)(PAHsتكاليف عالية جدًا لمعالجة التربة الملوثة بالهيدروكربونات العطرية متعددة الحلقات
الكلمة األساسية :التلوث ،المعالجة الحيوية ،المعالجة بالنباتات ،الهيدروكربونات العطرية متعددة الحلقات ،إزالة التلوث