PCSI 1 - Stanislas DM de PHYSIQUE N◦ 5 - 12/01/22 - CORRIGÉ A. MARTIN PCSI 1 - Stanislas DM de PHYSIQUE N◦ 5 - 12/01/22 - CORRIGÉ A.
MARTIN
c
ONDES et MÉCANIQUE La période spatiale qui apparaît dans le second facteur est la longueur d’onde λ0 =
ν0
. Plus précisément
les nœuds successifs de la fonction d’onde, c’est-à-dire les points où la vibration est constamment nulle,
sont espacés de la distance λ0 /2 .
I. Expériences à l’aide d’ondes de surface dans l’eau
8. En ajoutant une phase ϕ à l’origine dans le mouvement de la source ponctuelle, le calcul précédent nous
I.1. Source rectiligne donnerait
d ϕ ν0 d ϕ
s(x, t) = 2S0 cos 2πν0 t − + . cos 2π x− + .
1. On mesure graphiquement λ = 15
9 = 1, 7 cm. On en déduit c = λν1 = 24 cm.s−1 = 0, 24 m.s−1 . 2c 2 c 2 2
cϕ
2. L’onde progresse dans le sens des x croissant donc s(x, t) = S0 cos(2πν(t − x/c)) . Cela revient à remplacer x par x + 4πν 0
. On échangera les ventres et les nœuds à la condition que cette
distance de translation corresponde à un quart de longueur d’onde modulo λ0 /2 :
3. On doit maintenant prendre en compte aussi l’onde qui progresse vers les x décroissant à gauche de la
source. Sans contrainte supplémentaire on peut supposer une phase nulle à t = 0 au niveau de la source : cϕ λ0
= (2k + 1) ⇔ ϕ = (2k + 1)π avec k ∈ N.
4πν0 4
S0 cos 2πν t − x−x0
c pour x > x0 , Les deux sources doivent donc être en opposition de phase .
s(x, t) =
S cos 2πν t + x−x0 pour x < x0 .
0 c 9. Le déphasage entre les deux ondes au point M (x, y) doit vérifier
ν0 q 2 λ0
q
I.2. Source ponctuelle 2π x + y2 + x − d = π ⇔ x2 + y 2 = d − x +
c 2
2 2
λ0 λ0
x∈[0,d]
⇐⇒ x2 + y 2 = d − x + = d+ + x2 − x(2d + λ0 )
2 2
4. Cette fois on mesure graphiquement λ = 2d + λ0 y2 c
⇔ x= − avec λ0 = .
20 c 4 2d + λ0 ν0
8 = 2, 5 cm. On en déduit ν2 = λ =
2d+λ0
9, 7 Hz. Il s’agit donc d’une parabole d’axe de symétrie Ox, de sommet le point (x = 4 ,y = 0),
ν2 incurvée du côté de la source ponctuelle (vers la gauche).
5. Si la fréquence est maintenant ν3 = 2 ,
la
c
longueur est alors λ3 = 2 = 2λ2 . On ob-
ν2
tient donc l’allure suivante, où l’on observe
plus que 4 longueurs d’onde dans la zone
d’étude.
6. En utilisant la distance r = OM entre le point d’observation M et la position du centre O, l’onde s’écrit
1 r
q
s(M, t) = S0 cos 2πν t − − avec r= x2 + y 2 .
2ν c
I.3. Superposition de deux ondes
7. Sur le segment [OB], la distance parcourue ne dépend que de x, et les deux ondes progressent en sens
contraire :
x x−d
s(x, t) = S0 cos 2πν0 t − + S0 cos 2πν0 t +
c c
ce qui peut aussi s’écrire sous la forme d’une onde stationnaire
d ν0 d
s(x, t) = 2S0 cos 2πν0 t − . cos 2π x− .
2c c 2
1
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II. Étude des suspensions dans une voiture 4. On considère maintenant le système {voiture + passagers} de masse M + M 0 .
On peut réutiliser les résultats établis au 1.(a) en remplaçant la masse M par M + M 0 . D’où :
Partie A. : Amortisseurs de roues
(M + M 0 )g
z1 = `01 − < z0
1. a) On étudie le système {voiture} de masse M , dans le référentiel terrestre (noté RT ) considéré galiléen. k1
Les forces s’exerçant sur la voiture se compensent à l’équilibre. Les différentes forces sont le poids,
De même pour l’équation différentielle, en remplaçant également Z = z − z0 par Z1 = z − z1 , on trouve :
la force de rappel du ressort et la force de frottements fluide (nulle à l’équilibre), d’où :
λ k1
Z¨1 + Z˙1 + Z1 = 0
M→
− →=→
g − k1 (z0 − `01 )−
u
−
0 =⇒ z0 = `01 −
Mg M + M0 M + M0
z
k1
5. Le régime d’amortissement est donné par le signe du discriminant ∆1 de la nouvelle équation caractéris-
La masse M de la voiture comprime le ressort par rapport à sa position à vide, d’où une position tique :
2
d’équilibre inférieure à `01 . λ k1
∆1 = −4
b) D’après le Principe Fondamental de la Dynamique (PFD), projeté sur −→:
uz M +M 0 M + M0
√
Or, λ = 2 k1 M donc :
λ k1 k1 k1
M z̈ = −M g − k1 (z − `01 ) − λż ⇐⇒ z̈ + ż + z = −g + `01 = z0
M M M M 4k1 M k1 4k1 M 0
∆1 =
0 2 − 4 M + M 0 = − (M + M 0 )2 < 0
D’où l’équation différentielle en Z = z − z0 : (M + M )
Le régime d’oscillations de la voiture chargée est donc pseudo-périodique. √
λ k1 k(M +M 0 )
Z̈ + Ż + Z=0 Remarque : si l’on travaille avec la forme canonique, le facteur de qualité vaut Q = λ . C’est une
M M
fonction croissante de la masse donc le régime est passé de critique à pseudo-périodique.
2. a) Le poids et la force de rappel du ressort sont conservatives car le travail élémentaire est la variation 6. Les solutions de l’équation caractéristique sont :
d’une fonction de la position uniquement : √
λ k1 M 0
−−→ r± = − 0
±i
(
δWp = −M g~uz .dOM = −M gdz = −dEp,p avec Ep,p = M gz + 0 2(M + M ) (M + M 0 )
−−→
δWe = −k1 (z − `01 )~uz .dOM = −k1 (z − `01 )dz = −dEp,e avec Ep,e = 12 k1 (z − `01 )2 + 0 √
k1 M 0 2π(M + M 0 )
On pose la pseudo-pulsation Ω = (M +M 0 ) et donc la pseudo-période T = √ . La forme générale
k1 M 0
avec les origines d’énergie potentielle telles que Ep,p (z = 0) = 0 et Ep,e (z = `01 ) = 0.
−
→ de ces solutions pseudo-périodiques est :
La force de frottement fluide Fλ n’est par contre pas conservative (et travaille), donc le système
n’est pas conservatif. L’énergie mécanique de la voiture s’écrit alors : − 2(Mλt
+M 0 )
− 2(Mλt
+M 0 )
Z1 (t) = e (A cos(Ωt) + B sin(Ωt)) = Ce cos (Ωt + ϕ)
1 1
Em = M ż 2 + M gz + k1 (z − `01 )2 où A, B, C et ϕ sont les constantes d’intégration
2 2
7. La constante de raideur k1 est donnée par :
b) On applique le Théorème de la Puissance Mécanique dans RT galiléen : 4π 2 (M + M 0 )2
k1 = = 0, 43 MN.m−1
dEm − → → T 2M 0
= Fλ .(ż −
uz ) = −λż 2
dt
Or en dérivant l’expression de l’énergie mécanique obtenue à la question précédente, on obtient :
Partie B. : Vibrations du moteur
dEm 8. À l’équilibre, les forces s’exerçant sur le moteur se compensent (poids du moteur, force de rappel élastique
= M ż z̈ + M g ż + k1 (z − `01 )ż = −λż 2 du ressort et frottements). Comme dans la partie A, on obtient :
dt
En éliminant ż il vient : mg
`eq = `02 −
M z̈ + M g + k1 (z − `01 ) = −λż k2
qui est l’équation donnée par le PFD. On retrouve ainsi la même équation différentielle qu’au 1.(b) : 9. On note ` la longueur du ressort. Avec les notations de l’énoncé, z représente ` − `eq .
On applique le PFD au {moteur} dans le référentiel RT considéré galiléen, projeté selon −→:
uz
λ k1
Z̈ + Ż + Z=0 mz̈ = −mg − k2 (` − `02 ) − αż + F0 cos(ωt) = −k2 (` − `eq ) − αż + F0 cos(ωt)
M M
Sous forme canonique :
3. En régime critique, le discriminant ∆ de l’équation caractéristique est nul :
s √
λ
2
k1 α k2 F0 ω0 F0 k2 k2 m
∆= −4
p
= 0 =⇒ λ = 2 k1 M z̈ + ż + z = cos(ωt) ⇔ z̈ + ż + ω02 z = cos(ωt) avec ω0 = et Q= .
M M m m m Q m m α
3 4
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10. L’équation différentielle étant linéaire à coefficients constants, on peut passer en complexes :
ω0 F
z̈ + ż + ω02 z =
Q m
en posant les grandeurs complexes suivantes :
( ( (
F = F0 ejωt z = Z0 ej(ωt+ϕ) = Zejωt v = V0 ej(ωt+ψ) = V ejωt
F = < (F ) = F0 cos(ωt) z = < (z) = Z0 cos(ωt + ϕ) v = < (v) = V0 cos(ωt + ψ) .
En notant que v = ż = jωz, on obtient donc après simplification par ejωt
! F0 Q F0
ω0 ω2 F0 mω0
jω + + 0 V = ⇒ V = = α
Q jω m 1+ jQ ωω0 − ω0
1 + jQ ω
− ω0
ω ω0 ω
V0
L’amplitude V0 est donnée par le module de V :
F0
F0 α
α
V0 = r 2
ω0
1 + Q2 ωω0 − ω
V0 présente une résonance lorsque ω = ω0 . De plus,
ω→∞
V0 −−−→ 0. ω
ω→0 0 ω0
1
11. Les pulsations extrêmes sont :
ωmin = 6000 [Link]−1 = 630 rad.s−1
(
ωmax = 35000 [Link]−1 = 3700 rad.s−1
La suspension doit être réalisée pour que les pulsations de fonctionnement du moteur (ω ∈ [ωmin , ωmax ])
soient le plus éloignées possible de la résonance de la suspension, donc de ω0 . Avec les deux ressorts
proposés, on obtient des pulsations propres respectivement de :
q
ω
01 = k21
= 5, 7 × 102 rad.s−1
qm
ω
02 = k22
m = 2, 8 × 102 rad.s−1
Le deuxième ressort, de constante de raideur k22 convient donc bien mieux pour réaliser la
suspension du moteur de sorte à éviter une résonance en vitesse.
Remarque : la résonance en élongation du ressort est pour une pulsation proche de ω0 (un peu plus faible
et dépendant de Q) donc cela confirme le choix de k02 .
12. La pulsation propre ω0 associée à la suspension du châssis peut être évaluée connaissant la valeur trouvée
pour k1 . On a respectivement à vide et en charge les valeurs suivantes :
s s
k1 k1
ω0 = = 17 rad.s−1 et ω00 = = 15 rad.s−1
M M + M0
Ainsi la période propre liée au châssis est environ 20 fois inférieure à celle liée aux oscillations du moteur.
De plus les facteurs de qualité étant a priori de l’ordre l’unité, les temps caractéristiques d’amortisse-
ment vérifient la même différence d’échelle. Ces échelles de temps étant très différentes, on peut
en première approximation supposer que les deux mouvements d’oscillation étudiés sont
découplés.