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Chapitre I

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STU Section I CHAPITRE I : ATOMISTIQUE 2012

Plan : chapitre I
1. Introduction
2. Constituants élémentaires de l’atome
2.1. L’électron
2.2. Les constituants du noyau
2.2.1. Mise en évidence de l’existence d’un noyau dans l’atome :
expérience de Rutherford.
2.2.2. Protons : expériences de Rutherford.
2.2.3. Neutrons.
3. Grandeurs caractéristiques d’un atome ou du noyau d’un atome.
3.1. Le numéro atomique Z
3.2. Le nombre de masse A
3.3. Nucléide : définition
3.4. Elément : définition
4. La quantité de matière
4.1. Définition de la mole
4.2. Unités de masse atomique
5. Isotopes
6. Energie de liaison du noyau
6.1. Définition
6.2. Défaut de masse

6.3. Equivalence masse énergie


6.4. Energie de liaison
6.5. Application : la formation d’un noyau 21H

a-Réaction de formation du noyau

b- Calcul de la perte de masse ∆m

c- Unités d’énergie

d - Calcul de l’énergie de cohésion du noyau 21H

7. Energie de liaison par nucléon et stabilité des noyaux


8. Diagramme de stabilité des noyaux : N en fonction de Z

1
STU Section I CHAPITRE I : ATOMISTIQUE 2012

CHAPITRE I

ATOMISTIQUE : STRUCTURE DE
L’ATOME

2
STU Section I CHAPITRE I : ATOMISTIQUE 2012

ATOMISTIQUE : STRUCTURE DE L’ATOME

1. Introduction

A notre échelle (échelle macroscopique), la matière nous paraît comme


continue. La matière nous paraît être divisible à l’infini et la limite à ce
fractionnement est celle imposée par nos yeux, par notre habilité ou par notre
technologie.

Les réactions chimiques s’effectuant toujours dans des proportions


pondérales définies (Lavoisier (1777), Proust (1801) confirment la structure
discontinue de la matière. Dalton (1804) a émis l’hypothèse que la matière n’a pas
une structure continue, toute opération de fractionnement s’arrêtera à sa structure
élémentaire : l’atome (qui vient du mot grec atomos qui signifie indivisible).

La découverte des électrons (J.J. Thomson : 1897) puis les expériences de


Rutherford (1911) montrent que le concept de l’atome, entité élémentaire de la
matière, doit être revu. L’atome est formé de deux parties distinctes :
- le noyau chargé positivement
- l’électron ou les électrons chargés négativement.
L’ensemble constitue l’atome, électriquement neutre.

2. Constituants élémentaires de l’atome

2.1. L’électron : les électrons furent les premières particules sub-atomiques a être
identifiées par le physicien anglais J.J. Thomson (1856-1940) qui mesura en 1897
le rapport e/m. Les recherches de J.J. Thomson portaient sur les tubes à rayons
cathodiques.

e/m = - 1.759.1011 [Link]-1 (C. kg-1)

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STU Section I CHAPITRE I : ATOMISTIQUE 2012
Un tube cathodique typique est un tube de verre partiellement sous vide muni
d’une pièce de métal à chacune de ses extrémités: les électrodes. Si on applique un
potentiel suffisant aux électrodes, on peut créer une décharge électrique, visible sous
la forme d’une lueur entre les deux électrodes. Cette décharge résulte du passage de
charges électriques de l’électrode négative (cathode) vers l’électrode positive (anode).

Puisque le rayonnement était attiré par la borne positive d’un champ


électrique placé perpendiculairement à son déplacement, on conclut qu’il était
constitué d’un faisceau de particules chargées négativement. On créa le terme
électron pour désigner ces rayons négatifs.
Le fait que les électrons étaient beaucoup (presque 2000 fois) plus légers que
l’atome le plus léger (l’hydrogène) et qu’on pouvait en produire à partir d’électrodes
de différents métaux, amenèrent Thomson à conclure que les électrons devaient se
trouver à l’intérieur des atomes de tous les éléments. Puisqu’il est électriquement
neutre, l’atome devait également contenir des charges positives afin de neutraliser les
charges négatives.
À partir de ces observations, Thomson élabora, en 1897, un modèle de l’atome
connu sous le nom de pain aux raisins (plum-pudding). Selon ce modèle, l’atome est
une sphère de charges positives dans laquelle sont dispersés au hasard des électrons
négatifs, de la même manière que les raisins sont enfouis un peu partout dans la pâte
du plum-pudding.
Plus tard en 1909, Millikan mesure expérimentalement la charge e de l’électron soit :
e = - 1.6021892.10-19 Coulombs

4
STU Section I CHAPITRE I : ATOMISTIQUE 2012

e/m = - 1.759.1011 [Link]-1

e = - 1.60219.10-19 C

me = 9.10852.10-31 kg

2.2. Les constituants du noyau

2.2.1. Mise en évidence de l’existence d’un noyau dans l’atome :


expérience de Rutherford.

Schéma de l'expérience de Rutherford

Les particules α sont des ions He2+

En 1909, bombardant de très fines feuilles d’or par des particules alpha, Hans
Geiger et Ernest Marsden, alors étudiants de Rutherford, observèrent qu’une fraction
minime (1 sur 8000) de ces particules étaient défléchies à grand angle comme si elles
rebondissaient sur un obstacle massif. Les impacts étaient observés dans l’obscurité
au microscope sur un écran de sulfure de zinc scintillant. Rutherford en conclut que
l’atome contenait un cœur massif, de charge électrique positive, capable de repousser
les particules alpha.

5
STU Section I CHAPITRE I : ATOMISTIQUE 2012

Observations

- La feuille d’or n’est pas endommagée

- La majorité des particules α traversèrent la feuille de métal en ligne


droite (ne sont pas déviées ou avec une déviation très faible (≈ 1
degré).

- Plusieurs particules (environ 1 sur 10 000) furent déviées, parfois avec


des angles importants et certaines furent même réfléchies (renvoyées
en arrière).

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STU Section I CHAPITRE I : ATOMISTIQUE 2012

Interprétations

- La majorité des particules α traversent la feuille métallique sans être


déviées parce qu’elles ne rencontrent pas de matière. L’atome est donc
composé en très grande partie de vide !!!!
- Les particules α qui ont rebondi sur la feuille de métal sont entrées en
collision avec un bloc massif à l’intérieur de l’atome : le noyau. Puisque
très peu de particules ont été réfléchies, le noyau est donc très petit par
rapport à l’atome.
- Les faibles déviations subies par un grand nombre de particules α
s’expliquent par des forces de répulsion électrique entre les particules α
(chargées positivement) et le noyau, qui porte la totalité de la charge
positive de l’atome.
- L’atome de Rutherford est donc constitué d’un noyau dense et chargé
positivement, qui est entouré par des électrons se déplaçant dans un
espace très grand par rapport à celui occupé par le noyau. Le diamètre
moyen d’un atome est de 10-10 m et celui du noyau de 10-15 m (modèle de
l’atome planétaire de Rutherford comme les planètes autour du soleil).

La boule bleue au centre : noyau


Petites boules rouges : électrons

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STU Section I CHAPITRE I : ATOMISTIQUE 2012

2.2.2. Protons : expérience de Rutherford 1918

IL bombarde l’azote moléculaire par des particules alpha. Une particule sur
10 000 transforme un noyau d’azote en oxygène. Il apparaît une particule très légère
chargée positivement qui n’est autre qu’un noyau d’hydrogène d’où son nom de
proton.

14 4 16 1
7N + 2He 8O + 1H

Cible projectile Noyau p : particule élémentaire

Charge et masse du proton :

Particule Symbole Charge Masse


(qp) (mp)
Proton p + e = 1.602.10-19 C 1.67265.10-27 kg

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STU Section I CHAPITRE I : ATOMISTIQUE 2012

2.2.3. Neutron :
Le neutron est une particule élémentaire non chargée découverte par James
Chadwick en 1930. En bombardant par des particules alpha un noyau de Béryllium
(Be), il obtient un rayonnement pénétrant non chargé constitué de particules neutres :
les Neutrons.

9 4 2+ 12 1
4Be + 2He 6C + 0n

Cible projectile n : neutron

Charge et masse du neutron :

Particule Symbole Charge Masse


(qn) (mn)
Neutron n 0 C 1.67496.10-27 kg
1.00866 u.m.a

Le neutron de charge nulle ne peut pénétrer profondément la matière car il n’a pas
d’interactions électriques avec les noyaux (protons) et les électrons (< 0).

Entités élémentaires de l’atome :


Electron
Proton (mp ≈ [Link])
Neutron (mp ≈ mn)

9
STU Section I CHAPITRE I : ATOMISTIQUE 2012

3. Grandeurs caractéristiques d’un atome ou du noyau d’un


atome.
- Le noyau le plus simple est celui de l’atome d’hydrogène qui contient un seul
proton. Les autres noyaux qui constituent les différents atomes sont formés de
plusieurs protons et neutrons.
- Protons et neutrons sont les nucléons.
- Le nombre de protons et neutrons caractérise un type d’atomes que l’on définit par
les valeurs :
3.1. Le numéro atomique Z
- Z, appelé le numéro atomique (ou nombre de charge) qui indique le nombre de
protons. Le nombre de protons fixe la charge du noyau (+Z.e).
- Z désigne aussi le nombre d’électron autour du noyau : - Z.e, l’atome étant
électriquement neutre.

3.2. Le nombre de masse A


Le nombre de masse A est le nombre de nucléons avec A = Z + N où N est le nombre
de neutrons. Les deux nombres A et Z sont des nombres entiers. Ils caractérisent un
atome ou son noyau.
Le nombre de nucléons fixe la masse du noyau. La masse du noyau est
pratiquement égale à celle de l’atome, la masse des électrons étant négligeable.

3.3. Nucléide : définition

Un nucléide est un type de noyau atomique caractérisé par son nombre


de charge Z et son nombre de masse A. Ainsi un nucléide de symbole
chimique X sera représenté par la formule AZX.

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STU Section I CHAPITRE I : ATOMISTIQUE 2012

12
La formule 6C définit le nucléide carbone dont le noyau est constitué de 6 protons,
et de 12-6 = 6 neutrons.
14
La formule 7N définit le nucléide azote dont le noyau contient 7 protons et 7
neutrons.

3.4. Elément : définition

Un élément chimique désigne l'ensemble des atomes caractérisés par un


nombre défini de protons dans leur noyau atomique. Ce nombre, noté Z,
est le numéro atomique de l'élément chimique.

4. La quantité de matière
La quantité de matière est une grandeur fondamentale pour le chimiste. L’unité de
cette grandeur chimique est la mole (mol).
La masse atomique est la masse d’un atome d’un élément donné. On appelle
masse molaire atomique, la masse d’une mole d’atomes d’un même élément
chimique. Cette masse s’exprime en gramme ou en kilogramme par mole. Exemple :
Masse d’une mole d’atomes d’hydrogène MH = 1.007976 g mol-1 ou 1.007976.10-3
[Link]-1.

4.1. Définition de la mole :


C’est la quantité de matière d’un système contenant autant d’entités
élémentaires qu’il ya d’atomes dans 12 grammes de 126C. Ce nombre
d’atomes est le nombre d’Avogadro NA, avec NA = 6.022.1023 mol-1

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STU Section I CHAPITRE I : ATOMISTIQUE 2012

4.2. Unité de masse atomique

Les masses des particules élémentaires (e, p et n) ne sont pas à notre échelle. On
utilise une unité de masse différente du kg mais mieux adaptée qui est l’unité de
masse atomique : u.m.a. ou u.

Par définition 1 u.m.a. = (1/12)xmasse d’un atome de carbone 12.

Masse molaire de 126C = 12 [Link]-1


Un atome de 126C a une masse de 12.00000 u.m.a.

Cette définition de l’u.m.a. entraine que le nombre qui exprime la masse d’un
nucléide en u.m.a. est le même que celui qui exprime la masse en [Link]-1 d’une
mole de ce nucléide.

Tableau récapitulatif
Proton Neutron Electron

Charge -
-19
(Coulomb) + 1.602.10 0 - 1.602.10-19

Masse (kg) 1.67265.10-27 1.67495.10-27 9.10953.10-31

Masse (u.m.a.)
1.00727 1.00866 0.000549

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STU Section I CHAPITRE I : ATOMISTIQUE 2012

5. Isotopes

5.1. Définition

Des atomes sont isotopes si leurs noyaux possèdent le même nombre de protons
(même Z) mais des nombres différents de neutrons (A ≠).

(Isotope : grec : Iso : même, tope : place dans le tableau périodique).


Les isotopes ont des propriétés physico-chimiques très voisines mais ils différent par
les masses de leur noyaux. Un grand nombre d’éléments existent à l’état naturel sous
forme d’un mélange d’isotopes :

15 16 17
Isotopes 8O 8O 8O

Abondance relative 0.204 99.759 0.037


(%)

L'abondance naturelle est le pourcentage en nombre d'atomes de chacun des


isotopes tel que trouvé dans la nature.

La masse atomique est également définie pour un élément chimique, c'est la moyenne
pondérée des masses atomiques des isotopes au prorata de la fréquence (%) de ces
isotopes tels qu'on les trouve dans la nature.

Mélément naturel = Σ[Link] avec Xi étant l’abondance relative (%) de l’isotope i et Mi


sa masse atomique. ΣXi = 1.

5.2. Application
Exemple 1 : Calcul de la masse atomique de l’hydrogène naturel qui est constitué de
trois isotopes. Le pourcentage de chacun d’eux est porté dans le tableau.

1 2 3
Isotopes 1H 1H 1H

Abondance relative (%) 99.985 0.015 ≤10-5

Masse (u.m.a.) 1.007825 2.014102 3.015496

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STU Section I CHAPITRE I : ATOMISTIQUE 2012
Les deux isotopes 11H et 21H sont stables. Le pourcentage du tritium 31H est très faible
car cet isotope est radioactif (béta) et se décompose. On peut donc considérer que
l’hydrogène naturel est formé seulement de 11H et 21H.

D’où

Exemple 2 : La masse du chlore naturel est de 35.453. On a deux isotopes 3517Cl et


37
17Cl, m35Cl = 34.968 et m37Cl = 36.967. Calculer l’abondance relative de chaque
isotope.

Soit x1 = abondance relative de 3517Cl et x2 = abondance relative de 3717Cl


MCl naturel = (x1.M1 + x2.M2)
x1 + x2 = 1 x2 = 1 – x1
MCl = (x1.M1 + (1-x1).M2
1 (MCl – M2) = x1 (M1 - M2)
x1 = (MCl – M2) / (M1 - M2)
x1 = (35.453 – 36.967)/(34.968 – 36.967) = 0.7574 75.74 %
x2 = 100 – 75.74 = 0.2426 24.26 %

35 37
Cl naturel 17Cl 17Cl

Masse atomique M = 35.453 M1 = 34.968 M2 = 36.967


M = (x1.M1 + x2.M2)

Abondance relative x1 x2
(%)
% 75.74 24.26

6. Energie de liaison du noyau

La liaison nucléaire est le phénomène qui assure la cohésion d'un noyau atomique.
Le noyau atomique est composé de protons de charge électrique positive, et de
neutrons de charge électrique nulle. La répulsion coulombienne tend à séparer les
protons. La cohésion du noyau ne peut s’expliquer que par l’existence de forces de
cohésion nucléaires propres au noyau. Ces interactions, qui se produisent à très
faibles distances, sont appelées interactions fortes.

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STU Section I CHAPITRE I : ATOMISTIQUE 2012

6.1. Définition

L'énergie de liaison (notée El) d'un noyau atomique est l'énergie que doit fournir le
milieu extérieur pour séparer ce noyau au repos en ses nucléons libres au repos, qui
s'attirent du fait de l'interaction forte. On définit également une énergie de liaison par
nucléon : E/A (A étant le nombre de nucléons).

La formation du noyau à partir de ses nucléons est accompagnée d’une perte de


∆m<0 avec ∆m = mnoyau – ([Link] + (A-Z)mn )). Cette perte de masse est
masse (∆
accompagnée d’une libération d’énergie ∆E = ∆m
C2 = El.

6.2. Défaut de masse

Expérimentalement, on a constaté que la masse du noyau atomique est inférieure à la


somme des masses des nucléons. Dans le cas du noyau AzX, en notant mp la masse du
proton et mn la masse du neutron, on peut écrire : mnoyau< (Z. mp + (A-Z) mn).

On pose : ∆m = [Z. mp + (A-Z) mn]- mnoyau avec ∆m : défaut de masse du noyau.


Lors de la formation du noyau ∆m < 0 et lors de la dissociation du noyau en ses
nucléons ∆m > 0.

15
STU Section I CHAPITRE I : ATOMISTIQUE 2012

6.3. Equivalence masse- énergie

Relation d'Einstein. En 1905, en élaborant la théorie de la relativité restreinte,


Einstein postule que la masse est une des formes que peut prendre l'énergie.

Postulat d'Einstein: Un système de masse m possède lorsqu'il est au repos une


énergie:

E: énergie du système en joules (J)


E = m.c2 avec m: masse du système en kilogrammes (kg)
c: vitesse de la lumière dans le vide (c=3,0.108m.s-1)

Conséquence: Si le système (au repos) échange de l'énergie avec le milieu extérieur,


(par rayonnement ou par transfert thermique par exemple), sa variation d'énergie ∆E
2
et sa variation de masse ∆m sont liées par la relation: ∆E = ∆m.c

6.4. Energie de liaison

El = ∆m.C2

Lorsqu’on brise le noyau, sa masse augmente de ∆m et son énergie de ∆m.C2.


Inversement, lorsque le noyau se forme à partir de ses nucléons libres, le milieu
.C2 (la masse du système diminue de ∆m).
extérieur reçoit l’énergie ∆E= ∆m

6.5. Application

Exemple : calcul de l’énergie de cohésion du noyau 21H

a-Réaction de formation du noyau

1
1H + 10n 2
1H + Energie (1)

m1 m2

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STU Section I CHAPITRE I : ATOMISTIQUE 2012

b- Calcul de la perte de masse ∆m

m1 = 1xmp + 1xmn = 1.007276 + 1.008665 = 2.015941 uma

m2 = masse du noyau de 21H= masse atome – masse de l’électron

m2 = 2.014102 – 0.000549 = 2.013553 uma

La réaction de formation du noyau est caractérisée par une perte de masse appelé
défaut de masse (∆m).

∆m
 = m2 – m1 = - 0.002387 u.m.a.
= 0.002387 u.m.a.

Le noyau de deutérium est plus stable que l’ensemble des deux nucléons isolés. La
réaction de formation du noyau se fait avec libération d’énergie qui peut être
reliée à la perte de masse selon la relation d’Einstein :

∆E = ∆m
.C2

c- Unités d’énergie

Unités de l’énergie : Joules = Kg.m2/S2 , électronvolt (eV) et MeV

1 eV = 1.6.10-19 (coulomb) x 1 (volt) = 1.6.10-19 C.V = 1.6.10-19 J

1 MeV = 1.6.10-13 J

d - Calcul de l’énergie de cohésion du noyau 21H

∆E = 0.002387x1.66056.10-27x (3.108)2 = 3.578208.10-13 Joules

∆E = 3.578208.10-13/ 1.6021892.10-13 = 2.23 MeV

L’énergie de cohesion ou de liaison par nucleon:


∆E/A = 2.23/2 = 1.11 MeV/nucléon

Ainsi lors de la formation du noyau de 21H, la libération de l’énergie ainsi calculée


peut être attribuée à l’énergie de cohésion résultante du noyau.

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STU Section I CHAPITRE I : ATOMISTIQUE 2012

7. Energie de liaison par nucléon et stabilité des noyaux :

Par définition, l’énergie de liaison (ou de cohésion) par nucléon est le quotient
de son énergie de liaison par le nombre de nucléons avec EA = El/A. El/A permet de
comparer la stabilité des noyaux entre eux. Les noyaux dont l’énergie de liaison par
nucléon est la plus grande sont les plus stables.
L'énergie de liaison par nucléon n'est pas la même suivant le nucléide. Comme
le montre la figure 1 où est porté El/A en fonction de A, l’énergie de liaison par
nucléon est comprise entre 2 MeV et 9 MeV. Faible pour les noyaux légers, elle
augmente jusqu'au nickel 62 et décroît ensuite.

Figure 1 : énergie de liaison par nucléon en fonction de A

Pour les faibles valeurs de A on observe une croissance en dent de scie de ∆E/A.
- ∆E/A augmente jusqu’au noyau d’hélium (A = 4), puis diminue et augmente à
nouveau jusqu’au noyau de béryllium (A = 8), diminue à nouveau et présente un
nouveau maximum pour le noyau de carbone (A = 12).
- ∆E/A continue d’augmenter jusqu’à une valeur de A comprise entre 60 et 70, puis
décroît lentement jusqu’aux noyaux lourds.

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STU Section I CHAPITRE I : ATOMISTIQUE 2012

Pour les noyaux légers (A<20), on constate que la structure la plus stable, qui se
caractérise par une énergie de cohésion élevée, est celle associant un nombre pair de
protons à un nombre pair de neutrons.
Cette structure 2p + 2n est celle de 42He, 84Be, 126C etc…

- 152 noyaux des isotopes stables sont caractérisés par une structure
2p + 2n (Z pair, N pair). Ces noyaux sont les plus nombreux et sont ceux aussi qui
ont les abondances isotopiques les plus élevées.

- 55 noyaux sont caractérisés par Z pair et N impair


- 52 noyaux sont caractérisés par Z impair et N pair
- 4 noyaux stables seulement ont à la fois Z et N impairs :
2 6 10 14
1H ; 3Li ; 5B ; 7N

8. Diagramme de stabilité des noyaux : N en fonction de Z


On peut classer tous les noyaux connus dans un graphique appelé diagramme de
Segré, représentant le nombre de neutrons N en fonction du nombre de protons Z.
On distingue 4 zones de couleurs différentes :
- Une zone centrale rouge appelée vallée de stabilité est constituée des noyaux
stables. On note que pour Z < 30 les noyaux stables sont situés près de la première
bissectrice, ou N = Z.

- Une zone jaune où se situent des noyaux donnant lieu a une radioactivité de type
α. Ce sont des noyaux lourds (A est grand).

- Une zone bleue où se situent des noyaux donnant lieu a une radioactivité de type
β-. Ce sont des noyaux qui présentent un excès de neutrons par rapport aux
noyaux stables de même nombre de masse A.

- Une zone verte ou se situent des noyaux donnant lieu a une radioactivité β +.
Ce sont des noyaux qui présentent un excès de protons par rapport aux noyaux stables
de même nombre de masse A. Les forces électrostatiques entre protons sont plus
fortes que les forces nucléaires entre nucléons.

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STU Section I CHAPITRE I : ATOMISTIQUE 2012

Vallée de stabilité des noyaux : Diagramme de Segré (N, Z).

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STU Section I CHAPITRE I : ATOMISTIQUE 2012
Courbe d'Aston

La courbe d'Aston est la courbe - El/A =f(A). Cette courbe permet de visualiser
facilement les noyaux les plus stables puisque ceux-ci se trouvent au bas du graphe.

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