NOUVEAUX AMENAGEMENTS POUR L'ESPACE BUREAU
Qualité environnementale des lieux de travail
NOUVEAUX AMÉNAGEMENTS POUR L'ESPACE BUREAU
Qualité environnementale des lieux de travail
Sommaire
Avant propos page 4
Conception 5
Cellules et plateau
Double nappe
technique
Cloisons
Décoration
Acoustique
Génie climatique
Gestion
Produits 9
Éclairage,
luminaires
Mobilier
Conclusions 13
Bibliographie 14
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Dans les années 70/80, l'immobilier du bureau symbolisait les
entreprises "hiérarchiques", les surfaces étaient cloisonnées, les mètres carrés
bien délimités, car attribués à chaque salarié, et les bureaux empilés les uns au
dessus des autres. Le modèle architectural correspondant était la tour.
L'entreprise devint "participative" dans les années 80/90 : les frontières
hiérarchiques ou spatiales tombent pour faciliter la circulation de l'information,
la cellule s'ouvre, la projet est plus global, intégrant de nombreux espaces
collectifs, complémentaires du poste de travail. On parle alors de plateaux
paysagers. La tour fait place à des ensembles à taille humaine, parfois même
éparpillés sur un même site.
Actuellement et dans les années à venir, ces notions sont malmenées
par les avancées considérables de l'informatique et des modes de
communication. Tous les concepts sont à repenser et la "flexibilité" devient de
plus en plus le maître mot. Ainsi, industriels du bâtiment et fabricants de
mobilier, sensibilisés par la nécessité d'accroître le confort et la sécurité des
usagers, participent à l'amélioration de l'environnement et des conditions de
travail de chaque opérateur, tout en autorisant des redistributions futures de
l'espace.
L'entreprise nouvelle deviendra "fédérative", véritable outil de travail
dont toutes les fonctions, y compris de détente et de loisirs, contribueront à
conjuguer les performances et le bien-être des collaborateurs.
Vincent Legand
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Avant propos
L'immobilier des activités tertiaires est devenu complexe du fait des fonctions
multiples qui produisent des espaces diversifiés. Pendant la dernière décennie, la
façon de travailler a bien évolué et la tendance est à moins d'individualité et plus de
collaboration entre les salariés.
Aussi de nos jours, un immeuble de bureaux contient non seulement des
espaces de travail proprement dits, les bureaux, mais également des espaces
collectifs qui participent à un ensemble convivial. Certains de ces espaces collectifs
privatifs - salles de réunion, mini-cafétérias, zones fumeurs ou de repos,
documentation - restent à l'usage exclusif des employés. D'autres espaces communs
sont accessibles au public - hall d'accueil, auditorium, salles polyvalentes, restaurant
d'entreprise, ...etc. Leur importance dans l'ensemble immobilier augmente et les
aménageurs leur prêtent autant d'attention qu'aux postes "productifs" car ce sont
d'abord eux qui créent, aujourd'hui, l'image de l'entreprise.
La présente note est consacrée essentiellement aux postes de travail, leur
confort et leurs équipements contemporains. En ce qui concerne les espaces
communs, les Cahiers Techniques de Bâtiment ont publié récemment un bon dossier
à ce sujet (cf. bibliographie).
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CONCEPTION
Aujourd'hui, les bureaux modèle des années 60 semblent être complètement
dépassés surtout grâce à l'évolution rapide des formes de travail. Le travail devient de
moins en moins physique et continu. L'accélération technologique où tout le monde
est pratiquement joignable tout le temps et partout éloigne le travail tertiaire du lieu
jusqu'à la dissociation par le travail à domicile.
Cette évolution se traduit d'abord dans la forme des immeubles de bureaux.
Par ex. les embouteillages lors d'arrivée à l'heure de bureau à Silicon Valley ont
cautionné la construction de petits ensembles de 25-30 bureaux à une certaine
distance du centre, destinés à l'installation temporaire de salariés avant qu'il rejoignent
tranquillement le siège principal.
Les promoteurs n'ont pas abandonné pour autant les grandes tours, mais
celles-ci changent radicalement de caractère. Leur agencement suit de près les
besoins de la métamorphose de l'entreprise et les mots d'ordre sont productivité,
flexibilité ou modularité, ergonomie et confort.
Les besoins d'évolution et d'adaptation concernent les hommes, mais aussi
leurs outils de travail et leur environnement. Les aménagements de l'immobilier
tertiaire doivent alors devenir souples à l'image des transformations techniques et
sociales.
Cellules et plateau
Un poste de travail répond soit à plusieurs fonctions, soit à une activité qui peut
être partagée par deux salariés, ... Les équipements et les aménagements suivent en
conséquence. Le nombre de bureaux indépendants fermés diminue et ils s'associent à
des espaces paysagers, à des zones multi-fonctionnelles, voire des espaces non
attribués. Tout cet ensemble s'organise en plateau diversement compartimenté. La
conception générale de l'immeuble privilégie les plateaux d'une dizaine de mètres de
profondeur avec l'apport de lumière naturelle et la hauteur libre de 2,70 m malgré le
plancher et le plafond technique. Selon les promoteurs, une meilleure organisation
permet la diminution de la surface moyenne du poste de travail de 30 à 20 m2 tout en
améliorant le confort des utilisateurs.
Les cellules fermées deviennent plus petites (inférieures à 10m2) et sont
signifiées comme espaces de concentration et de confidentialité. Les autres bureaux
éclatés, attribués à des fonctions principales et non aux personnes, deviennent un
espace partagé, dit des activités mobiles, où chaque poste occupe une surface de
5m2 minimum. Ce système engendre cependant quelques difficultés psychologiques
liées à l'attribution non nominative des ces espaces. D'autre part, il nécessite une
parfaite gestion des adresses électroniques, des téléphones, des zones de stockage,
etc.
La même tendance est à noter pour des espaces collectifs, de plus en plus
variés où l'on privilégie également la flexibilité et le décloisonnement. L'objectif est de
créer des activités moins individualisées et plus de collaboration entre les salariés. Les
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études ont montré que les cadres passent deux tiers de leur temps en réunions ou en
travail de groupe, ce qui amène à une redéfinition ou requalification des espaces
collectifs.
La conception des circulations suit la réglementation de sécurité des personnes
régie par le Code du travail (art. R.235-4). Pour les ascenseurs, les systèmes de
gestion informatique limitent le temps d'attente, les cabines sont dimensionnées de
façon plus généreuse également en hauteur (jusqu'à 3m20 pour le confort - plus de
hauteur sous plafond que dans certains bureaux !), les ascenseurs du parking sont
dissociés de ceux des étages.
Double nappe technique
L'exigence de la flexibilité spatiale se traduit en plafonds, cloisons et planchers
indéfiniment reconfigurables. La solution préconisée aujourd'hui est donc une double
nappe technique. Les besoins d'introduire (et de cacher) une quinzaine de réseaux
que contient un immeuble de bureaux contemporain montrent bien la complexité de la
tâche et une nécessité avérée de prévoir les emplacements des gaines dès le projet :
évacuation des condensats, câblage informatique, innervation électrique, alimentation
en froid et ventilation, ... Le coût global élevé à l’investissement se justifie par une
maintenance simplifiée et une flexibilité attendue des locaux.
Au sol, la hauteur du faux plancher de 20 cm permet un accès aisé aux
réseaux des courants faibles, forts et protégés et d'alimenter n'importe quel poste à
partir du sol, quelle que soit la configuration de l'aménagement. Le tramage de 125 ou
270 cm autorise un éventuel compartimentage des plateaux en bureaux fermés. Les
sols posent néanmoins quelques difficultés à cause de leur cahier des charges
contradictoire. Supposés être à la fois lourds et amovibles, ils doivent supporter une
surcharge de 250 kg/m2 et rester rigides pour le blocage des vérins de cloisons. La
moquette en dalles (classement min. U3P3E1C0) doit respecter l'accessibilité des
réseaux, les exigences de l'isolation phonique, la facilité d'entretien et malgré les
transformations prévisibles, prouver sa résistance à l'usure.
Le plafond technique intègre les gaines de chauffage/climatisation et le plus
souvent organise les supports d'éclairage. Ainsi les gaines de 40 à 60 cm sont
enfermées dans des plafonds légers et isolés. Leur difficulté propre réside dans la
compatibilité dimensionnelle des dalles et des appareils encastrés (éclairage, bouches
de soufflage et de reprise). Aussi, les grands fabricants proposent des systèmes
intégrés.
Pour les concepteurs, il devient essentiel de bien caler la trame du plafond et
du plancher afin d'obtenir la plus grande modularité possible de cloisonnement.
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Cloisons
Les cloisons suivent l'évolution des besoins en se déplaçant à volonté. La
devise principale de flexibilité est donc interprétée par les fabricants en différents
systèmes modulaires proposant une large palette de produits combinables entre eux.
La caractéristique la plus importante en est que ces éléments ne soient pas
traversants dans les plénums et ne soient pas irrigués par les réseaux. Le cas se
posait essentiellement pour les salles de réunion reconfigurables grâce à des
systèmes démontables, amovibles ou mobiles mais des problèmes esthétiques et
acoustiques doivent être résolus. Néanmoins, cette problématique particulière de
flexibilité des salles communes spécifiques se limite aux besoins des grands centres
d'affaires.
Dans les situations plus fréquentes, deux types de cloisons sont présentées :
- interchangeables (démontables ou amovibles)
- mobiles.
Les premières offrent des possibilités de transformation des locaux sans gros
travaux - déposer, réutiliser - et le résultat est traditionnel. La nouveauté réside dans
les gammes d'éléments vitrées. Un store vénitien intégré dans le vide du double
vitrage apporte une cloison occultante et permet une transparence temporaire. Les
systèmes montés sur ossature en acier ou en aluminium s'installent entre le plancher
et le plafond technique et les ponts phoniques inéluctables se résolvent à l'aide des
barrières acoustiques au droit des cloisons. Comme des modifications sont plus
difficiles, on préconise plutôt l'utilisation des dalles acoustiques en planchers et
plafonds techniques. Néanmoins, l'amortissement acoustique min. est de 35 dB(A)
pour les cloisons démontables et de 39 dB(A) pour les amovibles.
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Les cloisons mobiles sont constituées de panneaux qui se plient en accordéon
ou coulissent dans ou contre le mur afin de compartimenter facilement une grande
pièce en salles de travail. Mais, la simplicité des ouvrages n'est qu'apparente. Les
modules sont montés sur châssis en acier avec parements très diversifiés,. pleins ou
vitrés avec store vénitien intégré, de l'aggloméré haute densité aux miroirs et leurs prix
varient du simple au double.
Comme pour les autres composants de l'aménagement intérieur, il est
souhaitable de définir la disposition des cloisons dès la conception du plateau, les
modifications ultérieures étant quasiment impossibles.
Les panneaux lourds (50 kg/m2 en 15 cm d'épaisseur) sont de largeur limitée
pour une manipulation optimale, manuelle ou motorisée dans les éléments de guidage
ancrés sur la structure - un rail d'acier fixé sur la dalle plafond et un gravé dans le
plancher. L'étanchéité à l'air et au bruit de l'ensemble est assurée par les plinthes
escamotables, actionnées manuellement ou par moteur, pantographe ou vérin
dissimulés dans chaque panneau.
Les composants répondent à la réglementation de ERP type W et bénéficient
de la certification CER.F.F. quant à l'interchangeabilité, la stabilité aux chocs, la
résistance à la poussée horizontale et les performances acoustiques.
Acoustique
Les exigences en acoustique des locaux tertiaires se résument en la réduction
du bruit produit par l'activité et les équipements techniques et en maintien de la
discrétion des conversations. Les concepteurs des espaces les assurent par le choix
judicieux des cloisons et de leur répartition, des revêtements des parois et de
l'ameublement. Dans certains cas, ils font appel aux acousticiens pour la production
d'un contre-bruit (cf. revue de presse).
Génie climatique
Tous les équipements du génie climatique répondent aujourd'hui au souci de
maîtrise énergétique. On recherche la solution énergétique la plus performante en
termes de fiabilité et de coûts d'investissement. Ainsi, on trouve des vertus à
l'alternative au tout climatisé, le rafraîchissement. D'autre part, l'ambiance de travail
peut être personnalisée tout en laissant au gestionnaire central la possibilité de
contrôler l'ensemble de l'installation.
Les réseaux techniques sont alors reliés par un "bus" à une GTB (gestion
technique du bâtiment) qui, selon les dernières tendances, intègre des fonctions
d'automation et de supervision dans le réseau informatique. La gestion individuelle du
confort signifie l'attribution à chaque poste d'un boîtier de commande infrarouge
capable de piloter les occultations, la température, la vitesse de l'air et l'éclairage. Par
contre, il est encore impossible de régler personnellement le débit d'air neuf. Une
future réglementation européenne devrait le permettre, mais au prix d'un surcoût
énergétique.
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Décoration
En matière de la décoration, on tend à se rapprocher de l'habitat en créant une
ambiance chaleureuse. L'exiguïté relative des surfaces par rapport au passé est
compensée par des aménagements plus sophistiqués qui privilégient les mélanges
coordonnés et les effets de texture. Les coloris discrets assez ternes, à la mode il y a
quelques années, sont remplacés par des couleurs claires et naturelles (bois). Les
matériaux jadis obligatoirement mates peuvent être complétés par des réfléchissants,
sauf dans le champ visuel immédiat. Le décloisonnement des espaces se traduit par
la recherche de transparence - séparations vitrées, plastiques translucides en
fermeture d'armoires à rideaux mobiles, perforations.
Gestion
L'un des objectifs des promoteurs du tertiaire est de rationaliser la
gestion en général en instaurant le principe du coût global, difficile à mettre an
place. Ils souhaitent pendre en compte la maintenance dès le début des
études. Il s'agit de travailler les détails d'installation, insignifiants au premier
abord comme par ex. les trappes techniques accessibles sans escabeau et
démontables sans outil particulier. L'aménagement des équipements de qualité
et de grande durabilité (ex. sources lumineuses de 10 000h min.) produit
logiquement des systèmes économiques qui limitent les charges annuelles,
remises toujours en question.
PRODUITS
Éclairage, luminaires
Les efforts concernant la lumière et l'éclairage suivent un double objectif :
garantir le confort visuel des usagers par des intensités variables en fonction des
activités et assurer la sécurité des personnes. L'éclairage artificiel doit garantir le
confort visuel, mais est aussi soumis aux exigences des économies d'énergie et de la
durée de vie des dispositifs. Les réponses à ces contraintes sont certifiées par des
labels, marques et normes qui encadrent les lampes, les luminaires et leur installation.
L'éclairage a une forte influence sur le bien-être, plus particulièrement lors du
travail nocturne, sur l'état de l'éveil et sur la productivité du personnel. Actuellement,
on peut créer une ambiance lumineuse stimulante grâce aux possibilités de variation
de couleurs et d'intensité jusqu'à un niveau d'éclairement "biologiquement significatif"
de 2500 lux.
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Adaptée aux fonctions exercées et à l'espace équipé, la lumière naturelle et/ou
artificielle est zénithale, rasante, directe, indirecte, le plus souvent combinée. Comme
dans d'autres domaines, les systèmes deviennent personnalisés, dotés d'appareillage
classique, électronique ou électronique à gradation. De même, ils se désolidarisent,
au moins en partie, du bâti.
Les lampes de bureau actuelles sont halogènes, très légères et mobiles. Leur
principe de mouvement permet de conserver constamment le plan d'éclairage du
diffuseur quelle que soit la positions des bras.
Un système de mât/colonne semi-mobile muni d’appliques avec, en haut, un
raccord souple pour faux plafond permet de supprimer les appareils d'éclairage dans
les plafonds et facilite une reconfiguration des locaux. Les systèmes combinent
l'éclairage directe, indirect ou asymétrique et reçoivent une grande diversité de lampes
fluorescentes.
Une structure avec accessoires, rails supports de projecteurs, dotée des
downlights, peut se fixer au plafond ou au mur et apporter un confort visuel
individualisé. Les ensembles sont équipés de lampes halogènes tension normale, de
lampes à brûleur céramique, de lampes halogènes très basse tension ou de lampes
fluorescentes compactes.
Les luminaires suspendus exigent une grande hauteur sous plafond et de ce
fait, ils deviennent assez rares car les systèmes d'éclairage indirect sont possibles
avec une hauteur des pièces plus limitée (de l'ordre de 250 cm). Une lumière indirecte
assure une diffusion large du flux lumineux, mais demande de facteurs de réflexion de
plafond élevés.
Pour les bureaux paysagers de grandes surfaces, on propose des suspensions
ou appliques avec tubes fluorescents électroniques et lampes fluocompactes.
L'éclairage peut être direct ou direct/indirect avec la possibilité d'une ligne continue
d'appareils. Les modules sont raccordés à l'aide d'éléments de jonction et la structure
géométrique épouse l'espace architectural où toutes les configurations deviennent
possibles.
Les luminaires modulaires à encastrer se présentent à la verticale au mur ou à
l'horizontale dans les faux-plafonds et permettent toute position et toute direction
d'éclairage. Les différents éléments sont combinables entre eux et disposent des
façades au choix, adaptées aux teintes de revêtement. Les supports acceptent toute
lampe selon la qualité de lumière recherchée, les grands modèles peuvent même
reproduire les différentes variations de la lumière naturelle.
(RADIAN, CLAREL, MOLE RICHARDSON, LOUIS POULSEN, CLAUDE SYL,
WALDMANN, PHIL, STRAFOR, TARGETTI IPS, ARTEMIDE, LUMINA, GUZZINI, OSRAM,
BELUX, GE LIGHTING, THORN EUROPHANE, ERCO, CINI & NILS, MAZDA, DIL
ECLAIRAGE).
Mobilier ∗
Pendant longtemps, le mobilier de bureau signifiait quelques objets plus ou
moins coordonnés ayant chacun une fonction précise, difficiles à faire bouger et en
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∗
Le N° spécial Aménagement tertiaire de la revue AMC du décembre 1999 contient une importante partie
consacrée au mobilier, y compris les références et les adresses de fabricants et distributeurs.
réalité immuables. Mais avec les nouvelles formes de travail, le déplacement est arrivé
comme l'indique le terme d'origine.
De plus en plus fréquemment, le mobilier du bureau d'aujourd'hui se compose
d’un plan de travail, de quelques rangements pour l'équipement personnel (caisson
sur roulettes contenant l'ordinateur personnel), des accessoires du bureau, des
dossiers de base et quelques objets personnels. Ainsi, les plateaux de bureaux, les
poignées de portes, les ordinateurs sont du domaine du designer à la recherche de
textures, de coloris, de dessins. Il combine des matières opposées ou inhabituelles -
lin et laine, viscose et papier mat, laine et fil d'acier pour les revêtements ou tapis et
moquette en accord avec la décoration générale.
Sièges
La chaise de bureau se décline en formes, fonctions et équipements très
diversifiés créant des programmes à modularité complète destinés aux bureaux et aux
collectivités. Ainsi sont proposés les chaises et sièges de travail avec ou sans
rembourrage, avec ou sans accoudoirs, chauffeuses, canapés, fauteuils, sièges
d'attente et autres assises.
Les sièges peuvent être empilables, pliants, avec assise repliable vers le haut,
équipés d'une tablette, d'appui-pieds, etc. Tous incitent à une posture active, au
mouvement, en permettant de changer de position. Le souci d'ergonomie s'accentue
vers le haut de gamme où tout élément est ajustable. Un fauteuil de direction est
équipé d'un mécanisme synchrone qui assure la coordination entre l'inclinaison
d'assise et l'ouverture du dossier réglable en hauteur avec un régulateur de tension ;
la cambrure lombaire est aussi réglable en hauteur. Il offre un confort et un échange
thermique. Une têtière au niveau des cervicales est commandée par boutons
ergonomiques et crée une "ambiance propice à la réflexion".
Plusieurs dizaines de revêtements de différents coloris et matières, aussi bien
naturelles ou qu'issues de la haute technologie, sont combinables entre eux en
engendrant des habillages permanents ou amovibles.
(VITRA, HÂG, INTERSTUHL, SOKOA, GALLERY MOURMANS, CAPPELLINI, MACÉ,
RONEO,STRAFOR, VINCO, LAMMHULTS, EUROSIT)
Bureaux
Les bureaux, les plateaux de travail, les tables de conférence lorsqu'ils sont
isolés, sont aussi modulaires, repliables, transportables en ascenseur, avec
piétements démontables, etc.
Ils peuvent néanmoins être complétés directement avec de panneaux
acoustiques verticaux à hauteur des yeux qui délimitent le poste de travail. Les
piétements canalisés reçoivent les câbles d'alimentation. Les tables peuvent être, elles
aussi, réglables en hauteur, motorisées, et permettre de travailler assis ou debout.
Le plateau de travail lui même libère entièrement l'espace de travail en écartant
les accessoires sur un meuble annexe ou même au dessous d'un plan en simple
surface de verre teinté où l'écran et le caisson sont suspendus à la sous-face.
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Un meuble sur roulettes multifonctions complète le plateau de travail simple où
il joue le rôle de porte-dossier, de pupitre, de support informatique, de desserte de
convivialité, de desserte de matériel de communication, etc. Le système permet de
loger l'outil informatique dans sa totalité et de régler la hauteur et la distance oeil -
écran.
(ARCHIUTTI, M TOP, SILVERA MOBILIER, BULO,STRAFOR, UNIFOR).
Systèmes
Les nouveaux modes de travail produisent des organisations des locaux
traditionnelles ou des environnements nomades.
Le mobilier se libère des murs et peut rester en contact avec l'immeuble seulement
par l'intermédiaire d'un système de porte-tablettes à fixation murale ou autoportantes
qui communique directement avec les range-câbles horizontaux périphériques. Les
planchers et les plafonds techniques donnent aux meubles une indépendance plus
prononcée.
Dans les zones de travail de grande flexibilité, on distingue différents degrés de
mobilité. Les noyaux fixes et lourds abritent les fonctions dures (stockage,
classements, services) avec rayonnages coulissants et plateaux tournants. Les plans
de travail aux formes variées sont généralement disposés autour d'eux, accompagnés
des caissons à tout faire (rangement, classement, desserte, gestion des câbles).
Malgré l'informatique omniprésente, les rangements n'ont pas disparu mais se
transforment en système d'éléments modulaires aux nombreux composants internes
et éléments complémentaires (tables d'appoint, caissons de rangement). Les
rayonnages à portes transparentes incassables ou en acier avec un absorbant
acoustique peuvent aussi devenir entièrement mobiles, éventuellement à mouvement
électrique pour tirer parti de l'espace disponible en hauteur.
La diminution de surface attribuée à chaque poste et la raréfaction des bureaux
individuels fermés a fait apparaître des mobiliers complexes, des îlots modulables de
travail dans un espace restreint. Ils s'utilisent en position fermée, demi-déployée ou
ouverte, en extensions, en configuration de plusieurs unités. Ces postes de travail
dynamiques suivent les besoins individuels en intégrant autour des unités centrales
des plans de travail rotatifs, des supports d'écran mobiles, des niches pour effets
personnels. L'éclairage est indépendant de l'éclairage local, combinant souvent un
système d'éclairage indirect à variateur et un direct réglable en hauteur.
La modularité peut aller très loin comme par ex. dans un programme destiné
au travail de groupe : le bureau individuel devient un pupitre de conférence, un tableau
d'affichage ou une cloison de séparation. Reste à savoir dans quelle mesure ces
modifications sont réellement effectuées et à quel rythme.
(SEDUS, WIESNER HAGER, SILVERA MOBILIER, MEWAF NARBURE MARCADET,
DISSMOFI 2000, HAWORTH, ICF, INTERNATIONAL OFFICE CONCEPT, DELTA,
SANSEN,STRAFOR, WILKHAHN, USM, CAIMI, FREZZA, COFIEX)
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Les nouvelles techniques en matière de communication produisent des
espaces entièrement nouveaux comme en témoigne l'aménagement de la salle de
conseil Sony, destinée à accueillir de conférences, rétroprojections et
vidéoconférences. La salle aux dimensions restreintes est équipée des panneaux
escamotables qui dissimulent un bac à matériel multimédias et d'une tablette tactile
qui commande éclairage, occultation, vidéo, visio et climatisation. (CHAPPAZ)
CONCLUSIONS
Avant toute action dans les domaines des locaux tertiaires et les orientations
immobilières, il paraît logique et indispensable d’analyser le travail, dans sa diversité.
Puisque le secteur tertiaire est en constante croissance, les concepteurs
introduisent enfin dans leurs études de données ergonomiques afin de mieux projeter
les bureaux du futur. Ainsi, un nombre de salariés de plus en plus important profiterait
de la conception d'un lieu de travail qui garantira l'intégration de la sécurité et des
conditions de travail optimum.
Les nouveaux aménageurs des bureaux prônent la modularité des
équipements au service des performances. Cette évolution rejoint le vieux rêve de la
mobilité, cher aux années 60-70, mais la réalité est assez récente pour permettre un
recul suffisant et pour pouvoir juger de l'efficacité de cette flexibilité virtuelle, spatiale
et matérielle, sur le terrain.
Une seule appréciation ne fait pas de doute. Les divers acteurs commencent à
s'intéresser avec sérieux à la "qualité des lieux de travail". La qualité, le terme qui
signifie une valeur plus grande apportée à l'ouvrage.
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BIBLIOGRAPHIE
* Le Moniteur Architecture
N° 88 - 4/98 Aménagements de bureaux ; cloisons modulables, mobilier de
bureau
N° 92 - 10/98 Cellules de bureaux ; mobilier du tertiaire
N° 97 - 4/99 Plafonds techniques ; éclairage des espaces de travail
N° 101 - 10/99 Façades actives ; climatisation
N° spécial - 12/99 Aménagement tertiaire 1999-2000 ; produits, fabricants,
distributeurs, ...
N° 110 - 10/00 Spécial tertiaire ; petits auditoriums ; mobilier bureau ;
transformation en bureaux d'un hangar portuaire à Bx
* CRAMA, Qualité des lieux de travail, bulletins trimestriels
* Lautier François, Ergotopiques, Sur les espaces des lieux de travail, éd. Octarès,
Toulouse, 1999 ; EAPBx 725.4 LAU
* INRS, Conception des lieux de travail, Paris, 1993 ; EAPBx 10410
* Les cahiers techniques du bâtiment
N° 176 - 12/96 Bâtiments intelligents : Complément indispensable des GTB, le
téléservice s'impose dans le tertiaire
N° 179 - 4/97 Travail sur écrans : comment maîtriser performances et confort
N° 195, 1/1999 : Que sera le bureau du XXIe siècle
N° 198, 5/1999 : Cloisons mobiles
N° 210, 10/2000 : Bureaux - règlementation et aménagement des espaces
collectifs
* Techniques et Architecture, N° 441 - 1999 DANS LE PAYSAGE ; Le bureau -
mobilier
REVUE DE PRESSE
* INRS (Institut national de recherche et de sécurité), Conception des lieux de travail,
Paris, 1993 : Conception et aménagement des bureaux
* Les cahiers techniques du bâtiment N° 195, janvier 1999
- Cloisonnement amovible ou démontable
- Éclairage : mieux voir en consommant moins
- Rafraichissement : vers un développement des systèmes à détente directe
- Acoustique
* Les cahiers techniques du bâtiment N° 210, octobre 2000
Éclairage : quelles sont les prescriptions réglementaires ?
* Techniques & Architecture N° 429, décembre 1996 : Service et ingéniérie Sud-Ouest
de EDF, Norman Foster
* Le Moniteur de travaux publics et de bâtiment du 10/11/00 : La maintenance assistée
par ordinateur gagne l'immobilier tertiaire
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