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Deuxième partie : Les sources du droit international

Traditionnellement on se réfère à l’article 38 du statut de la CIJ, cet article énumère toute les
source de droit international que la CIJ utilise :

convention et traité

coutume internationale

les principes généraux de droit reconnu des nations civilisés

la doctrine des juristes les plus qualifiée

les actes unilatéraux des états

Aucune hiérarchie entre ces sources, elles ont toutes la même valeur juridique.

Toutes les sources sont réunies par un élément important c’est la force du consentant, pour
qu’un sujet de droit international soit lié par une de ses sources, il faut qu’il est donné son
consentement.

Chapitre 1 : Formation conventionnelle du droit international : les traités

La convention de Vienne sur les traités 1969, cette convention donne les règles applicables en
matière de traités.

Cette convention propos sur une définitions du droit des traités :

Accord international conclu par écrit entre Etats et régi par le Droit international, qu’il soit
consigné dans un instrument unique ou dans plusieurs, et quelle que soit sa dénomination
particulière”.

Définition doctrinale : Paul Reuter

“manifestation de volontés concordante imputables à deux ou plusieurs sujets de droit


international et destinée à produire des effets de droit selon les règles de Droit international”.
Le traité international matérialise par écrit une rencontre de volonté entre deux sujets
internationaux par lesquels il s’engage à exécuter certaines obligations.

Section 1 : Conclusion du traités

I - Elaboration du texte

Le traité est un écrit, il est rédigé en deux temps

Négociation

Un seul texte doit matérialiser la rencontre des volontés sur chaque termes entre les États, il
doit exprimer les intérêts communs et les futures obligations, la négociation à pour objet
d’aboutir à un texte commun.

Le président, le premier ministre et celui des affaires étrangères peuvent négocier ouvertement
sans habilitation, les autres doivent être habilités par le ministre des affaires étrangère.

Parfois il faut négocier à 180, des conférences extraordinaires sont réunies pour négocier, la
négociation du texte va se faire à partir de texte préparé par un comité d'experts. Le
négociateur est en contact quotidien avec sa capitale.

Clôture des négociations

Cette phase donne un caractère définitif au texte, cette clôture se fait par deux actes, dans le
cas d’un traité multilatéral.

Acte d’adoption collective , On décide collectivement d’arrêter le texte

Authentification individuelle, chaque état individuellement peut décider d’authentifier le texte

Cette signature vient clore les négociations mais ne signifie pas pour autant que l’Etat signe le
traité, elle crée cependant l’obligation de ne pas empêcher la réalisation du traité.

II - Consentement de l’Etat à être lié par le traité


L’Etat individuellement peut faire savoir qu’il veut être lié par le traité, il veut se contraindre pour
l’avenir à respecter le traité.

Cette phase mêle des éléments de droit international et de droit interne, il y a globalement deux
procédures.

Procédure longue pour un traité non en vigueur

Le traité n’a pas produit d’effet pour qui que ce soit, l’idée c’est de donner à l’état un temps
suffisant pour qu’il puisse vérifier qu’il est en mesure d’assumer les obligations prévus dans le
traité (vérification de compatibilité entre les lois locales et le traité).

Article 52 de la constitution, le président à le pouvoir de ratifier les traités, il peut consulter le


conseil constitutionnel pour avoir un avis sur la compatibilité entre les traités et la constitution.

Article 53 de la constitution, dans certains domaines le président doit être autorisé à ratifier par
le parlement (traités de paix, traité qui touche à la matière pénale, engage les finances
publiques).

Dans d’autre cas le président peut décider de consulter la population par référendum avant la
ratification par traité.

Procédure courte pour un traité non en vigueur

On va joindre les deux phases, dans ce cas là, la signature vaut à la fois authentification du
texte et ratification, en général c’est le cas des traités bilatéraux.

Dans les deux cas, qu’on soit en procédure courte et en procédure longue, le traité ne produit
toujours pas ses effets. Cette autre étape est celle de l’entrée en vigueur du traité.

Adhésion pour un traité déjà en vigueur


L’Etat va pouvoir adhérer aux traités déjà en vigueur, la procédure est beaucoup plus simple, le
consentement de l'État à être lié va être donné très rapidement. Il doit donc déposer auprès du
secrétaire un élément unique d’adhésion.

III - L’entrée en vigueur du traité

Cette phase permet au traité de produire des effets juridiques, elle permet au texte de devenir
une source d’obligation internationale. Le traité peut fixer sa date d’entrée en vigueur dans le
texte constituant, un seuil de ratification exigées (ex : CPI, 60 ratifications).

IV : Modulation du consentement : le régime des réserves aux traités

On a prévu un mécanisme qui permet à l’Etat de moduler son consentement, il va pouvoir


décider de rejoindre le traité mais peut être pas pour toutes les obligations.

C’est ce qu’on appelle les réserves aux traités, il ne change pas de texte mais exclut ou modifie
son consentement sur certaines parties.

Sa volonté d’émettre une réserve va être soumise à l’acceptation des autres États, cette
technique va voir des avantages et des inconvénients : réunion de plus de pays.

Chaque état partie rédige une réaction individuel à la demande de réserve

B peut accepter la réserve de A sur un article mais A est lié à B par l’article

Le traité va s’appliquer entre les deux Etats sauf par l’article défini.

B estime que A ne peut pas rejoindre le traité sans accepter le dit article

B va émettre une objection aggravée. DAns ce cas le traité ne s’applique pas

Le régime des réserves vient exactement illustrer la logique d’opposabilité en droit international.

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