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Cours Codage EPI

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Initiation aux Techniques de Codage de l’information

1/ Introduction

Le langage binaire utilisé en informatique a de nombreuses qualités, cependant il possède aussi


un défaut : il est immatériel. Le problème de la transmission se posa alors, comment envoyer
des informations insaisissables ? Pour résoudre ce problème, le numérique, emploie un support
physique, généralement des signaux de tensions, pour transférer des données.

Cette conversion des états logiques, immatériels donc non-transmissibles, en un signal


numérique (ou analogique), nécessite l’utilisation d’un codage. Le codage établit la
correspondance entre un état logique (0 ou 1), ou un groupe d’états logiques, et une valeur
physique.

Cependant, l’utilisation d’un support physique pour la transmission des données engendre de
nombreux problèmes techniques dus principalement aux propriétés de l’électricité et à ses
caractéristiques en haute et basse fréquence. Voici quelques problèmes fréquents :

- Confusion de l’état 0 volt avec une rupture de transmission.


- Influence du bruit et des parasites
- Perte de synchronisation entre les horloges (longues suites de 0 ou de 1)
- La polarité (conséquences d’une inversion de fils)
- Influence du codage sur des symboles successifs.
- Atténuation des amplitudes
- La vitesse de codage-décodage

Le nombre important de problèmes liés au codage généra une diversité grandissante de codes,
ayant chacun leurs propres avantages et inconvénients. Nous décrirons dans ce sujet, les
principaux codages d’une information binaire utilisant le codage par niveau et le codage par
transition, et nous délaisserons ainsi les codages par modulation d’amplitude, de phase et de
fréquence.

Nous présenterons dans un premier temps les codages binaires utilisant deux états (niveaux ou
transitions) et nous constaterons les avantages et inconvénients de chacun d’eux, puis nous
analyserons les codages à niveaux multiples par leurs capacités et leurs limites. Enfin, nous
étudierons l'intérêt du codage par blocs ou codes à transformation de valence.

Codage de l’information
2/ Les codes à deux niveaux

Afin de transmettre des informations binaires, immatérielles, représentées par deux états 1 et 0,
le plus simple était de faire correspondre ces deux états par deux niveaux de tension ( 0 et +5V
ou –12 V et +12V…).

2.1/ Le codage RZ :

Le codage RZ fut le premier codage exploité grâce à sa facilité d’utilisation et de réalisation.


En effet, pour obtenir ce codage, il suffit de réaliser une opération logique ET (AND) entre
l’information à transmettre et le signal de l’horloge. Par conséquent, si un 1 est présent il y aura
alors le signal de l’horloge en sortie (amplifié pour atteindre +V au maximum). Si par contre,
il y a un 0 logique, alors le signal de sortie aura la valeur nulle (0V).

Malgré la simplicité de codage, le code RZ n’est plus guère utilisé. En effet, RZ signifie « retour
à zéro », et le principal défaut de ce code c’est cette tension nulle. Puisqu’une information est
codée sur le niveau 0 Volt, le récepteur ne peut pas établir une différence entre le bit 0 et une
coupure de transmission.

2.2/ Le codage NRZ

Le codage NRZ est un moyen simple pour coder une information : il consiste tout simplement
à transformer les 1 en +V et les 0 en –V (V étant une Valeur de tension continue), et ce de
manière synchrone.

Lorsque le front montant de l’horloge capte la présence d’un 1 en entrée, le signal de sortie
prend la valeur +V jusqu’au front montant suivant Si l’information suivante est un 0 alors le
signal prendra la valeur –V et ainsi de suite (figure 2). Ces tensions matérialiseront ainsi
l’information binaire.
2
Ce code a de nombreux avantages :

Ce code ayant la particularité d’être antipolaire (signal composé de deux tensions opposées +V
et –V et non nul), le récepteur pourra déterminer ainsi la présence ou non du signal.

- Il utilise un courant de transmission faible

- Il diminue les changements d’états et par conséquent le taux d’erreurs.

Néanmoins, il n’élimine pas les longues suites de 0 ou de 1. Les longues séries de 1 ou de 0,


entraînent une perte de synchronisation, le récepteur ne peut donc pas utiliser le signal pour
récupérer l’horloge. Il faut ainsi utiliser une ligne indépendante pour l’horloge, ce qui limite
l’utilisation du codage NRZ aux courtes distances.

Il existe plusieurs variétés de ce codage, nous citons le NRZ-L. Le codage NRZ-L ressemble
au codage NRZ , la différence est seulement pour la première entrée d'un bit de données . Ceci
est parce que NRZ ne considère pas le premier bit de données comme un changement de
polarité, par contre le NRZ-L le considère.

2.3/ Le codage NRZI

À la différence du codage NRZ, le codage NRZI n’utilise pas directement le niveau, mais le
changement de niveau. Ce principe, appelé le mode différentiel, convertit une information non
plus en un niveau de tension constant, mais en un changement de niveau. On appelle « transition
» ce changement d’état. La transition correspond au bit 1 pour le codage NRZI ou codage NRZ-
Mark (Mark signifie 1) et au bit 0 pour le codage NRZ-Space (Space signifie 0). Lorsque le
front montant de l’horloge détecte un 1 en entrée, le signal de sortie est alors inversé (d’où
NRZ-Inverted), et lorsque le front montant voit un 0, le signal ne subit aucun changement et
garde la valeur précédente. Ce principe est illustré dans la figure 3.

3
Ce code a de nombreux avantages :
- Le signal de sortie n’est jamais nul (0 Volt), ce qui permet la détection de la présence ou non
du signal.
- Il diminue les changements d’états et par conséquent le taux d’erreurs.
Néanmoins, il n’élimine pas les longues suites de 0 ou de 1, gênant la synchronisation du signal.
Pour ne plus qu’il y ait de déphasage entre l’horloge récupérée par le récepteur et l’horloge
utilisée pour coder les informations, l’idée était de provoquer une transition pour chaque état (0
et 1), le code Manchester est né.

2.4 /. Le codage Manchester

Pour obtenir le code Manchester, il suffit de réaliser l’opération logique OU exclusif (XOR)
entre l’horloge et l’information binaire à transcrire. Le signal de sortie aura dès lors la forme
suivante : un front montant en T/2 ( T représentant la période de l’horloge) pour un 1 logique
et un front descendant en T/2 pour un 0 (cf. figure 3). Ce code a donc deux transitions en 1 et
en 0, qui se réalisent à T/2 .
Remarque : L’homologue du code Manchester, le code biphasé-L présente, lui, un front
descendant en T/2 pour un 1 logique et un montant front en T/2 pour un 0.

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Lors de l’envoi de longues séries de 0 ou de 1, la synchronisation entre émetteur et récepteur
est toujours assurée puisqu’il y a un perpétuel changement d’état, on dit qu’il est autoporteur
de l’horloge. De plus, l’information binaire étant représentée non pas par un niveau, mais par
une transition, cela augmente la fiabilité du codage et de la transmission. La réalisation
technique est aussi relativement simple. Cependant, le codage Manchester présente deux
inconvénients : le débit de transmission doit être deux fois plus élevé que pour un codage NRZ.
Pour obtenir un débit de 1Gbit/s, il faudrait une fréquence de 1Ghz, ce qui est bien trop élevé
pour être physiquement stable. L’autre inconvénient est le câblage : une inversion de polarité
entraîne une inversion des informations binaires. Ce pourquoi le code Manchester différentiel
a été inventé.
Remarque : Le code Manchester rappelle le codage PPM (Pulse Position Modulation) qui a
pour particularité de coder un 0 par une impulsion de ¼ de période dans le premier quart et de
¼ de période dans le troisième quart pour le 1.

2.5/ Le codage Manchester différentiel

À l’inverse du code Manchester simple, le codage Manchester différentiel transforme les


informations binaires sur les « transitions des transitions ». Autrement dit, lorsque le front
montant de l’horloge rencontre un 1 logique en entrée, le codeur inverse la transition en T/2 :
s’il y avait un front descendant (+V à –V) en sortie à la période précédente, la transition sera
inversée et il y aura un front montant (-V à +V). Si par contre, il y avait un 0 en entrée, alors au
front montant de l’horloge suivant, la transition précédente sera réitérée (figure 5).

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Figure 5 : Principe du code Manchester Différentiel

Le codage Manchester différentiel présente les même avantages et les même


inconvénients que le code Manchester hormis le fait que ce code est indifférent aux inversions
de fils dans le câblage.
2.6/. Le codage de Miller
Le codage de Miller est assez proche du code Manchester : ce code a deux transitions (en 1 et
en 0), l’état 1 est codé sur une alternance de fronts (montant, descendant) et le 0 est codé sur
une alternance de niveaux ( +V, -V), seulement si plusieurs 0 se suivent. La figure 6 illustre le
mode opératoire.

2.7/ Le codage CMI

Le codage CMI ressemble au codage de Miller. Il en diffère par rapport au nombre de transition.
En effet, ce code utilise une seule transition, pour le bit 0 seulement lorsqu’une suite de
plusieurs 0 apparaît. Ainsi, le 1 logique est transformé en un front montant (-V à +V) en T/2
quel que soit l’état précédent, et le 0 est codé sur des niveaux ( -V, +V). Si l’état précédent du

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signal d’entrée est un 1, alors le signal de sortie ne change pas, si par contre l’état antérieur est
un 0, alors le signal est inversé (figure 7).

Le codage CMI a les mêmes avantages et les mêmes inconvénients que le code Manchester.
(débit, polarité, synchronisation…).

3/ Les codes à niveaux multiples

Afin d’augmenter les possibilités de codage et de diminuer les erreurs de transmission, les
codages à niveaux multiples furent imaginés. Aujourd’hui, ces mêmes codages sont
universellement utilisés, notamment dans l’Ethernet.
3.1/ Le codage MLT3
Le codage MLT3 utilise une alternance de niveaux pour représenter un 1 et l’absence de
changement substitue à l’état 0. L’état 1 prend dans ce code, trois valeurs : +V, 0 et –V. Lorsque
le récepteur reçoit une transition +V à 0 ou 0 à –V ou encore 0 à +V, celui-ci comprend le 1
logique. S’il n’y a pas de changement au front d’horloge suivant, alors le récepteur déchiffrera
un 0 (figure 8).

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Ce codage permet d’utiliser une cadence d’émission-réception deux fois plus élevée qu’avec
un code NRZ, là est son principal atout. Cependant, le code MLT3 ne résout pas le problème
de perte de synchronisation des horloges lors d’une longue suite de 0, ce qui contraint donc à
utiliser une horloge indépendante.
3.2/ Le codage AMI
Utilisation : Système de téléphonie numérique
Le codage AMI, ou bipolaire simple, est comme son nom l’indique, simple à comprendre. Pour
représenter un 1 logique, le code AMI utilise une alternance de tension
(+V, -V, +V,…), le zéro étant codé sur niveau (0V).

Les deux principaux défauts de ce codage sont entre autres, l’utilisation du potentiel nul pour
coder un 0, et le codage de ce même 0 : sur niveau et non par des transitions ou alternances. La
tension constante et nulle, ne permet pas au récepteur d’établir la différence entre le bit 0 et une
perte de signal, et ne permet pas la synchronisation des horloges. Cependant, ce code est usité
en téléphonie numérique pour sa rapidité (propriété principale des codages multi-niveaux).

3.3/ Le codage bipolaire entrelacé d’ordre 2

Le codage bipolaire entrelacé d’ordre 2 est fondé en partie sur le code bipolaire simple : le zéro
est codé sur niveau (0V) et le 1 sur une transition (alternance +V, -V). Le changement réside
dans cette alternance de tensions. Dans ce code, un fois sur 2, ou une fois sur n pour le codage
entrelacé d’ordre n, la tensions n’est pas alternée, et prend la valeur de la dernière tension
représentant un 1. Ou pour être simple, il y a alternance une fois sur deux (code bipolaire
entrelacé d’ordre 2). Voir les équations suivantes et la figure 10.

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Le codage bipolaire entrelacé d’ordre 2 garde les mêmes avantages et les mêmes inconvénients
que le code bipolaire simple. La particularité (non-alternance une fois sur deux) permet
d’obtenir une fréquence réduite de moitié lors d’une suite de 1.

3.4/. Le codage HDBn

Afin d’éliminer le problème de synchronisation de l’horloge auto-portée par le signal, tout en


gardant les qualités et le principe du codage bipolaire, le code HDBn fut conçu. Dans ce code,
le zéro est interprété non plus par un niveau mais par des niveaux de tensions. Le 1 est par
contre toujours codé par une alternance de tensions (+V, -V). Pour éviter une trop longue série
de 0 (tension continue et nulle), on insert un bit supplémentaire au signal pour terminer une
série de 0. On appelle ce bit, le bit de viol.
Une suite consécutive de n+1 bits à 0 est codée soit par :
- (a) n zéros suivis d’un bit de viol [00…00] _[00…0V]
- (b) soit par un bit de bourrage, n-1 zéros et un bit de viol. [00…00] _[B0…0V]
On choisit généralement la forme (a) si le nombre de bits à 1 suivant le dernier bit de viol est
impair, et la forme (b) dans le cas contraire (figure 11).
Remarque : l’alternance de niveaux du bit 1 s’effectue en corrélation avec le bit de viol : si un
bit de viol précède un 1, alors le signal prendra la valeur opposée à celle du bit de viol.

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Ce principe d’élimination des longues séries de 0 est très utile puisque cela permet d’obtenir
une synchronisation presque parfaite des horloges. De plus, le fait d’insérer un bit de viol
atténue le problème de la coupure momentanée du signal, due à la tension nulle.
Ce code est dérivé du code bipolaire (AMI) dans lequel on interdit plus de n symboles
Successifs nuls le (n+1) iéme d’une suite est codé par un niveau (+ ou -) V, le signe étant choisi
de façon à violer d’alternance des signes. Pour éviter qu’une très longue suite de bits nuls
n’introduise une moyenne globale non nulle, on impose en plus aux viols de satisfaire entre eux
la règle d’alternance .Mais il se peut que dans ce cas le récepteur ne sache plus distinguer entre
un symbole d’un caractère de viol .Dans ce cas le premier zéro d’une suite des n+1 zéros
consécutifs est codé avec un (+ ou - ) V du même signe que le viole que le succède. C’est un
bit de bourrage.

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