INSTITUTS DE FORMATION EN SOINS
INFIRMIERS
TD N° 1 ET N°2 : POLITIQUE DE SANTE /PLAN DE SANTE PUBLIQUE
FICHE PEDAGOGIQUE FORMATEUR
CORRECTION
Fiche pédagogique- Thème 1 : TABAGISME ET PRÉVENTION PRIMAIRE
Document 1 Stratégie nationale de santé 2018 – 2022
[Link]
Document 2 Priorité prévention Rester en bonne santé tout au long de sa vie Comité interministériel
pour la santé Dossier de presse 26/03/2018
[Link]
dossier_de_presse_priorite_prevention.pdf
Document 3 Programme national de lutte contre le tabac 2018 – 2022
[Link]
Documents 4 L’état de santé de la population en France Rapport 2017 –
[Link]
reference/rapports/letat-de-sante-de-la-population-en-france-rapport-2017
[Link]
cancer/Tabac (pour aller plus loin...)
Document 5 Attraction - Le Manga : outil d’intervention et de prévention du tabagisme auprès des
jeunes.
[Link]
intervention/attraction-le-manga-outil-d-intervention-et-de-prevention-du-tabagisme-
aupres-des-jeunes
Question 1 (document 1) : Lister les axes de la stratégie nationale de santé et repérer tout
particulièrement les axes en lien avec la promotion de la santé.
Réponse : La SNS comporte 4 axes dixit le document :
AXE 1 : Mettre en place une politique de promotion de la sante, incluant la prévention, dans tous les
milieux et tout au long de la vie (p.10)
A. Promouvoir les comportements favorables à la santé
1
Réajusté le 27 août 2021/groupe de travail
B. Promouvoir des conditions de vie et de travail favorables à la santé et maitriser les risques
environnementaux
C. Mobiliser les outils de prévention du système de santé
AXE 2 : Lutter contre les inégalités sociales et territoriales d’accès à la sante (p.31)
AXE 3 : Garantir la qualité, la sécurité et la pertinence des prises en charge au bénéfice de la population
(p.42)
AXE 4 : Innover pour transformer notre système de santé en réaffirmant la place des citoyens (p.60)
Question 2 (document 2) : A partir de l’axe concernant la promotion de la santé, repérer les
éléments qui contribuent à promouvoir des comportements favorables à la santé concernant le
tabagisme.
Réponse :
Plusieurs mesures peuvent être identifiées de ce document du Comité interministériel (exemples sur le
schéma ci-dessus) :
2
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3
Réajusté le 27 août 2021/groupe de travail
4
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Question 3 (document 3) : Concernant les 4 axes du programme national de lutte contre le tabac
2018-2022, repérer les éléments constitutifs de l’AXE 1.
Réponse :
Chaque axe est décliné en levier puis actions. Chaque action comporte des enjeux et actions spécifiques.
Chaque formateur peut choisir le développement des actions spécifiques pour certaines actions selon
son appétence.
AXE 1 : Protéger nos enfants et éviter l'entrée dans le tabagisme (Cet axe comporte 2 leviers et 7
actions).
Levier 1.1 : Déployer de nouveaux modèles d’interventions :
Action n°1 : Promouvoir les programmes validés de renforcement des compétences psychosociales et
de soutien par les pairs
Actions Spécifiques :
1. Rendre accessible aux acteurs de la prévention le descriptif des actions probantes et validées.
2. Poursuivre, avec l’appui du fonds de lutte contre le tabac, le déploiement du programme Tabado,
auprès de certains établissements (lycées professionnels, centres de formation d’apprentis).
3. Déployer des actions de développement des compétences psychosociales, en particulier dans le
cadre des appels à projets appuyés par le fonds de lutte contre le tabac.
5
Réajusté le 27 août 2021/groupe de travail
4. Déployer des interventions de prévention et de soutien par les pairs, en particulier dans le cadre
des appels à projets appuyés par le fonds de lutte contre le tabac.
Action n°2 : Mettre en place une stratégie durable de communication sur le tabac, adaptée aux jeunes
- Développer un dispositif de communication destiné et adapté aux publics jeunes visant, en
s’appuyant sur des faits objectifs, à débanaliser l’usage du tabac, à combattre les fausses idées
sur le tabac.
Action n°3 : Mobiliser la société civile dans la lutte contre le tabac
Levier 1.2 : Débanaliser le tabac et le rendre moins attractif
Action n°4 : Etendre la charte « administration sans tabac » à tous les lieux de travail
Action n°5 : Mobiliser les collectivités territoriales dans la lutte contre le tabac
Action n°6 : Créer une charte « cinéma, mode et médias indépendants du tabac » afin de sensibiliser ces
milieux aux enjeux de la lutte contre le tabac
Action n°7 : Protéger les jeunes des incitations commerciales visant à valoriser le tabac (confiseries,
jouets)
Question 4 (document 4) :
1. Donner une définition de la prévalence
Réponse : Cours en attente d’Aurélie BOURMAUD sur L’historique de la SP, la promotion de la santé,
les préventions I, II et III, les déterminants en santé (définitions issues cours ex Descartes).
Indicateur « statique » de morbidité : Nombre de cas d’une maladie observée à un instant donné sur la
population dont sont issus les cas. S’exprime en % ou en chiffre de 0 à 1; pas d’unité!
Cas récents et anciens confondus / Maladies chroniques
𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑐𝑎𝑠 𝑜𝑏𝑠𝑒𝑟𝑣é𝑠 à 𝑢𝑛 𝑖𝑛𝑠𝑡𝑎𝑛𝑡 𝑡
𝑃𝑟é𝑣𝑎𝑙𝑒𝑛𝑐𝑒 = 𝑝𝑜𝑝𝑢𝑙𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙𝑒 à 𝑐𝑒𝑡 𝑖𝑛𝑠𝑡𝑎𝑛𝑡 𝑡
La prévalence mesure tous les cas inclus dans la définition du cas, donc pas de distinction entre les
anciens cas et les nouveaux cas. Pour que la mesure soit pertinente, il faut que la durée de l’enquête soit
négligeable par rapport à la durée de la maladie; d’où le fait que cet indicateur est plus souvent utilisé
dans les maladies chroniques.
6
Réajusté le 27 août 2021/groupe de travail
2. Quelle est la prévalence du tabagisme quotidien en population adulte (15-75 ans) en Ile
de France ?
Réponse : dans le chapitre 6. Déterminants, santé populationnelle et pathologies spécifiques,
Paragraphe Facteurs de risques, habitudes de vie et prévention, sous-paragraphe Consommation de
tabac, rapport (à télécharger), p.128.
L’Île-de-France se distingue avec la proportion de fumeurs quotidiens la moins importante (23,6 %)
tandis que la région Grand Est se distingue avec la proportion de fumeurs quotidiens la plus importante
(31,3 %).
3. Quelle est la prévalence du tabagisme quotidien chez les jeunes français âgés de 17 ans en
2011 et 2014 et en île de France en 2014 ?
Réponse : dans le chapitre 6. Déterminants, santé populationnelle et pathologies spécifiques,
Paragraphe Facteurs de risques, habitudes de vie et prévention, sous-paragraphe Consommation de
tabac, rapport (à télécharger) p.129-130
7
Réajusté le 27 août 2021/groupe de travail
L’Île-de-France (carte 2 ci-dessus : 27 % en 2014) est une région où le tabagisme quotidien chez les
jeunes âgés de 17 ans est significativement moins répandu que sur le reste du territoire.
Question 5 (document 5) : A partir du livret d'accompagnement au manga de prévention du
tabagisme "Attraction" :
1. Expliquez-en quoi consiste cet outil de prévention diffusé par le CRIPS.
Réponse : « Attraction, le manga : outil d'intervention et de prévention du tabagisme auprès des
jeunes » : Ce guide est un livret d'accompagnement au manga de prévention du tabagisme "Attraction".
(Accessible en ligne). Il fournit des informations pour réaliser une action de prévention. Il propose dans
un premier temps des éléments de connaissance sur le tabac puis il présente le manga. Les dernières
parties sont consacrées à la préparation d'animation avec des propositions de débats et des ressources.
2. Citez les objectifs de cet outil d'intervention qui visent à réaliser une action de prévention
auprès des jeunes de 11 à 18 ans.
Réponse : chapitre « Présentation générale de l’outil » (p.3)
3. Donner une définition de ce que sont les déterminants de santé.
Réponse : Cours en attente d’Aurélie BOURMAUD sur L’historique de la SP, la promotion de la santé,
les préventions I, II et III, les déterminants en santé (définitions de l’ex Université Descartes => slides
61 à 65, CM Les indicateurs épidémiologiques et les déterminants de la santé, Gillian Divard/ INSERM
U970, 2019)
o Facteurs ayant une influence sur l’état de santé
o Positifs (facteurs protecteurs) ou négatifs (facteurs de risque)
o Pas toujours de relation causale entre le facteur de risque et l’état de santé
Exemple : TA et AVC=> la TA est un facteur de risque dans les AVC, mais ce n’est pas parce qu’un
patient fait un AVC alors qu’il est hypertendu, que l’HTA est l’étiologie de cet AVC.
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Réajusté le 27 août 2021/groupe de travail
Le modèle de Dahlgren et Whitehead (en arc en ciel) présente les déterminants de la santé en 4 niveaux. (Whitehead,
M., Dahlgren G. What can we do about inequalities in health. The lancet, 1991, n° 338 : p. 1059–1063.)
4. Citez :
o Les facteurs de risque sociaux et psychologiques
o Les facteurs protecteurs
Réponse : chapitre 2.5 « Tabagisme et adolescence », paragraphe « Entrée et installation dans le
tabagisme : facteurs de risque et de protection », p.9
« Les facteurs de risque sociaux et psychologiques influençant l’initiation et l’installation dans le
tabagisme: Le plus puissant d’entre eux est sans doute l’entourage : au-delà de 12 ans, les jeunes
s’éloignent du mode de vie de l’enfance et affirment leur individualité. Cette affirmation passe souvent
et, paradoxalement, par l’imitation des conduites des adultes, mais également par des prises de risques
de degré divers. Le tabagisme trouve ici sa valeur de rite d’initiation vers un monde plus adulte.
Les adolescents expérimentent le tabagisme avec des membres de leur fratrie ou avec des amis (60 %
des collégiens se sont vu offrir la première cigarette qu’ils ont fumée, et dans 3 cas sur 4, c’était par un
copain ou un autre jeune du même âge) ; également le tabagisme des parents, l’envie de s’intégrer
dans la bande de copains et la recherche de plaisir immédiat, partagé et valorisé par les groupes de
pairs. L’envie de braver les interdits, de s’émanciper des règles familiales est une vraie motivation à
fumer. Fumer en cachette de ses parents, devant les copains en plus, est une preuve d’émancipation. La
cigarette facilite les contacts, aide à s’intégrer dans un groupe. Le plaisir de la détente et de séduction
9
Réajusté le 27 août 2021/groupe de travail
de la cigarette sont largement perçus comme positifs par les jeunes qui en tirent des bénéfices
immédiats ».
Les facteurs protecteurs :
« Des facteurs personnels comme la capacité à dire non, l’esprit critique, la gestion du stress sont
des atouts qui aident les jeunes à mieux résister aux stratégies de l’industrie du tabac mais également à
mieux se situer par rapport à la pression du groupe. Les familles qui proposent des règles claires
concernant l’usage du tabac, qui discutent ouvertement de ce sujet avec leurs enfants et les écoutent,
semblent limiter l’attrait du tabac. Pour un quart des fumeurs réguliers, il suffirait que les copains
arrêtent de fumer pour qu’ils aient aussi envie d’essayer d’arrêter.
L’estime de soi fait également partie des facteurs protecteurs face au tabagisme. On peut la définir
comme le sentiment, la valeur plus ou moins positive qu’un individu porte sur lui-même. C’est
également un miroir social, la perception que l’on a de l’opinion d’autrui sur soi. Plus une personne est
valorisée dès la petite enfance, plus son entourage est à l’écoute, plus on lui aura confié de
responsabilités, plus elle est encouragée, ses erreurs acceptées, meilleure sera son estime de soi… et
moins la tentation de fumer sera grande ».
10
Réajusté le 27 août 2021/groupe de travail
INSTITUTS DE FORMATION EN SOINS
INFIRMIERS
TD N° 1 ET N°2 : POLITIQUE DE SANTE PLAN DE SANTE PUBLIQUE
FICHE PEDAGOGIQUE FORMATEUR
CORRECTION
Fiche pédagogique- Thème 2 : ALIMENTATION ET ACTIVITÉ PHYSIQUE
Document 1 Stratégie nationale de santé 2018 – 2022
[Link]
Document 2 Stratégie mondiale pour l’alimentation, l’exercice physique et la santé 2018
et 2 bis [Link]
[Link]?ua=1
Rapport Activité physique et pratique sportive pour toutes et tous- Nov 2018
[Link]
[Link]
Document 3 L’état de santé de la population en France Rapport 2017
[Link]
reference/rapports/letat-de-sante-de-la-population-en-france-rapport-2017
Document 4 Haut Conseil de la santé publique : Objectifs de santé publique quantifiés pour
la politique nutritionnelle de santé publique (PNNS) 2018-2022
[Link]
Document 5 : Santé publique France :
[Link]
sante
Question 1 (document 1) : Lister les axes de la stratégie nationale de santé et repérer tout
particulièrement les axes en lien avec la promotion de la santé.
Réponse : idem fiche pédagogique- Thème 1
Question 2 (document 1) : A partir de l’axe concernant la promotion de la santé, repérer les
éléments qui contribuent à promouvoir des comportements favorables à la santé concernant
l’alimentation et l’activité physique.
11
Réajusté le 27 août 2021/groupe de travail
Réponse : p.9 du document (ou 17 du dossier)
PROMOUVOIR UNE ALIMENTATION SAINE : De nombreux travaux scientifiques ont mis
en évidence le rôle de la nutrition, tant comme facteur de protection que comme facteur de
risque, pour de nombreuses maladies chroniques dont les maladies cardiovasculaires et les
cancers, les deux premières causes de mortalité en France. Si la prévalence du surpoids et de
l’obésité chez l’adulte s’est stabilisée entre 2006 et 2015, elle reste à un niveau encore trop
élevé, respectivement de 49 % et 17 %1. Dans les prochaines années, il sera donc nécessaire de:
o Assurer l’appropriation par tous les groupes sociaux des bons repères alimentaires
dès l’enfance en associant les parents ainsi que les professionnels de l’éducation
nationale et de la petite enfance
o Assurer l’accès à une alimentation saine, en quantité suffisante, produite dans des
conditions durables, d’un prix abordable et de bonne qualité gustative et nutritionnelle
o Favoriser le déploiement de l’étiquetage nutritionnel clair et simple sur les produits
alimentaires (nutriscore)
o Limiter l’influence de la publicité et du marketing alimentaire sur les enfants en
les réglementant et encadrer la promotion des marques associées à des aliments peu
favorables au plan nutritionnel
o Rapprocher les politiques menées par les ministères chargés de l’agriculture et de
la santé
PROMOUVOIR UNE ACTIVITÉ PHYSIQUE RÉGULIÈRE : Il est aujourd’hui établi que
l’activité physique est un facteur de prévention de certaines maladies chroniques. En effet, la
sédentarité est reconnue comme un facteur de mortalité et favorise le surpoids et l’obésité.
L’activité physique est également bénéfique pour la santé en ce qu’elle permet de prévenir ou
de contribuer à traiter certaines pathologies. Pour autant, un français sur trois a un niveau
d’activité physique limité et la sédentarité, notamment chez les jeunes, augmente de façon
préoccupante. Dans les prochaines années, il sera donc nécessaire de :
o Encourager la pratique d’une activité physique à tous les âges de la vie, notamment
grâce au développement de l’offre de pratique, à des aménagements de l’espace public
favorisant le temps passé dans les espaces de nature et le développement des mobilités
actives, dont la marche et le vélo
o Lutter contre les comportements sédentaires dans la vie quotidienne (domicile,
travail, école…)
o Accompagner le déploiement de l’activité physique adaptée prescrite dans le
traitement de certaines pathologies
1
HAS- Surpoids et obésité de l’adulte : prise en charge médicale de premier recours premier recours.
Recommandations pour la pratique clinique. Argumentaire-Septembre 2011
12
Réajusté le 27 août 2021/groupe de travail
Question 3 (document 4) : Citez les objectifs du PNNS (Plan National Nutrition et Santé) 2018 –
2022 se rapportant à l’activité physique et la sédentarité.
Réponse : télécharger le document pdf « avis » à droite sur la page
Question 4 (document 3): Quelle est la proportion de personnes en population adulte (15-74 ans)
qui déclare pratiquer une activité physique régulière en métropole en 2014 ?
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Réajusté le 27 août 2021/groupe de travail
Réponse : dans le chapitre 6. Déterminants, santé populationnelle et pathologies spécifiques,
Paragraphe Facteurs de risques, habitudes de vie et prévention, sous-paragraphe Nutrition – Sédentarité
et activité physique, rapport (à télécharger) p.143
Cette proportion correspond à 34% pour la population générale (hommes et femmes confondues), à 29%
pour les femmes et 38% pour les hommes.
Remarque : Ecart de 9% entre homme et femme. Biais connus dans ce type d’enquête déclarative :
surestimation du niveau d’activité physique.
Question 5 (documents 2 et 2 bis) : Quelle différence y a-t-il entre activité physique et activité
sportive ?
Réponse : chapitre 1 Cartographie des pratiques d’activité physique et sportive, paragraphe 1 De quoi
parle-t-on ?, sous-paragraphe 1.1 Définitions et données disponibles, p.22
14
Réajusté le 27 août 2021/groupe de travail
Question 6 (document 3) : Que remarque-t-on concernant la proportion de personnes déclarant
la pratique habituelle d’une activité sportive selon le niveau de diplômes en 2014 en France
métropolitaine et en population générale chez les 18 – 74 ans ?
Réponse : dans le chapitre 6. Déterminants, santé populationnelle et pathologies spécifiques,
Paragraphe Facteurs de risques, habitudes de vie et prévention, sous-paragraphe Nutrition – Sédentarité
et activité physique, rapport (à télécharger) p.143
Plus le niveau de diplôme est important (études supérieures), plus on déclare pratiquer une activité
sportive.
Question 7 (document 3) : analyser les données contenues dans le tableau 1 p.143 (« Temps passé
devant un écran (télévision, jeux vidéo ou ordinateur) et disponibilité d’un écran dans la chambre selon
la profession et catégorie socioprofessionnelle (PCS) des parents des élèves scolarisés en grande section
de maternelle, en 2012-2013 (en %) »).
Réponse : Il y a 9% des enfants des cadres qui ont un écran dans leurs chambres contre 33,7% des
enfants d’ouvriers. Le pourcentage d’enfants qui passent plus d’une heure devant un écran les jours sans
15
Réajusté le 27 août 2021/groupe de travail
classe est de 76% pour les cadres contre 85,9% chez les ouvriers. 83% des enfants en grande section de
maternelle passent plus d’une heure devant un écran les jours de repos. Les jours de classe : 25,4% des
enfants de cadre contre 59% des enfants d’ouvriers passent également plus d’une heure devant un écran.
Question 8 (document 4) : Quels sont les objectifs quantitatifs retenus dans le PNNS 2018 – 2022
(Plan National Nutrition et Santé) concernant la consommation de fruits et légumes chez les
adultes au niveau national ?
Réponse : p.4 de l’Avis relatif aux objectifs de santé publique quantifiés pour la politique nutritionnelle
de santé publique (PNNS) 2018-2022
Question 9 (document 3) : Quelle est la proportion d’adultes déclarant consommer 3 fois et 5 fois
par jour en fruits et légumes selon leur revenu ?
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Réajusté le 27 août 2021/groupe de travail
Réponse : dans le chapitre 6. Déterminants, santé populationnelle et pathologies spécifiques,
Paragraphe Facteurs de risques, habitudes de vie et prévention, sous-paragraphe Nutrition-
consommation de fruits et de légumes, p.145:
46% des gens ayant un revenu maximum déclarent manger au moins 3 fruits et légumes par jour contre
28% de personnes avec les revenus les plus bas. Pour 5 fruits et légumes par jour : cela concerne 18%
pour des gens ayant un revenu maximum contre 11% de personnes avec les revenus les plus bas.
Question 10 (document 5) : Quels sont les cinq types d’objectifs visés par l’outil d’éducation à la
santé « alimentation atout prix » ?
Réponse : Housseau B. (mai-juin 2006). Classeur Alimentation Atout Prix : un outil d’intervention
auprès des populations précarisées, Revue La santé de l’homme, (383), 4-5
Cinq types d’objectifs sont particulièrement visés :
Proposer aux intervenants en éducation nutritionnelle, une réflexion éthique
o Sur leurs références culturelles et celles des publics démunis
o Sur les façons d’agir face aux besoins et demandes du public
o En vue de construire des actions plus appropriées
Aborder l’alimentation sous les trois angles complémentaires : acheter, préparer, manger ;
développer des connaissances et des savoir-faire correspondants
Permettre aux bénéficiaires d’explorer leurs représentations et attitudes au sujet de
l’alimentation, de repérer les facteurs liés à l’environnement social et économique afin de mieux
percevoir ce qui les influence dans les différents actes alimentaires
Favoriser la construction de solutions personnelles, adaptées à chacun
Valoriser l’alimentation et les ressources personnelles des participants ; donner ou redonner le
goût et le plaisir de manger, de préparer ses repas...
17
Réajusté le 27 août 2021/groupe de travail
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TD N° 1 ET N°2 : POLITIQUE DE SANTE PLAN DE SANTE PUBLIQUE
FICHE PEDAGOGIQUE FORMATEUR
CORRECTION
Fiche pédagogique- Thème 3 : SANTÉ SEXUELLE, AFFECTIVE ET ÉDUCATION A
LA SEXUALITÉ.
Document 1 Stratégie nationale de santé 2018 – 2022
[Link]
Document 2 L’état de santé de la population en France - Rapport 2017
[Link]
reference/rapports/letat-de-sante-de-la-population-en-france-rapport-2017
Document 3 Stratégie nationale de santé sexuelle – Agenda 2017-2030
[Link]
Document 4 Site internet :
[Link]
Question 1 (document 1) : Lister les axes de la stratégie nationale de santé et repérer tout
particulièrement les axes en lien avec la promotion de la santé.
Réponse : idem que les thèmes 1 et 2
Question 2 (document 1) : A partir de l’axe concernant la promotion de la santé, repérer les
éléments qui contribuent à promouvoir des comportements favorables à la santé concernant la
santé sexuelle et l’éducation à la sexualité
Réponse : p.9 du document (ou 17 du dossier)
« PROMOUVOIR LA SANTÉ SEXUELLE ET L’ÉDUCATION A LA SEXUALITÉ : Malgré un niveau de
contraception élevé, les grossesses non prévues restent trop fréquentes chez les 15-24 ans (une sur
trois). Les infections sexuellement transmissibles (IST) ont augmenté de 10 % entre 2013 et 2015. Si
l’épidémie du VIH est stable depuis 2007, près de 6000 nouvelles séropositivités ont été constatées en
2015. Pour répondre à ces enjeux, il s’agit d’engager une démarche globale d’amélioration de la santé
sexuelle et reproductive, qui vise à garantir à chacun une vie sexuelle autonome, satisfaisante et sans
18
Réajusté le 27 août 2021/groupe de travail
danger, ainsi que le respect de ses droits en la matière, mais aussi à éliminer les épidémies d’IST et à
éradiquer l’épidémie du sida d’ici 2030. Cette démarche visera également à faire évoluer les
représentations sociales liées à l’identité de genre, à l’orientation sexuelle, à l’âge ou au handicap,
présentes au sein de la société et transposées dans l’offre de santé et à prévenir les comportements
de violence, notamment sexuelle, envers les femmes. Dans les prochaines années, il sera donc
nécessaire de :
o Promouvoir la santé sexuelle dans une approche globale et positive, en particulier
en direction des jeunes
o Améliorer le parcours de santé (prévention, dépistage et prise en charge précoces) en
matière d’infections sexuellement transmissibles, dont le VIH et les hépatites virales, et
adapter les modalités de dépistage aux caractéristiques des populations afin de faire face
à l’épidémie « cachée »
o Améliorer l’accès aux différentes méthodes de contraception et à la prévention de
l’infertilité
o Assurer le droit à l’accès à l’interruption volontaire de grossesse
o Répondre aux besoins spécifiques des populations les plus vulnérables ou
présentant des pratiques à risques ».
Question 3 (document 3) : Citez les axes de la stratégie nationale de santé sexuelle 2017 - 2030
Réponse : dans le sommaire du document
AXE 1 – Investir dans la promotion en santé sexuelle, en particulier en direction des jeunes, dans une
approche globale et positive.
AXE 2 – Améliorer le parcours de santé en matière d’IST dont le VIH et les hépatites virales :
prévention, dépistage, prise en charge.
AXE 3 – Améliorer la santé reproductive.
AXE 4 – Répondre aux besoins spécifiques des populations les plus vulnérables.
AXE 5 – Promouvoir la recherche, les connaissances et l’innovation en santé sexuelle.
AXE 6 – Prendre en compte les spécificités de l’Outremer pour mettre en œuvre l’ensemble de la
stratégie de santé sexuelle.
Question 4 (document 3) : Identifiez les priorités, les cibles et la vision de l’axe 3 de la stratégie
nationale de santé sexuelle 2017-2030.
Réponse :
19
Réajusté le 27 août 2021/groupe de travail
20
Réajusté le 27 août 2021/groupe de travail
Question 5 (document 2) : Quelles sont les principales méthodes contraceptives utilisées par les
femmes de 15 à 49 ans en 2010 et 2013 ?
Réponse : dans le chapitre 6. Déterminants, santé populationnelle et pathologies spécifiques,
Paragraphe Santé de la reproduction et périnatalité, sous-paragraphe Contraception – contraception
d’urgence – IVG, p.167
En fonction de la tranche d’âge les méthodes contraceptives ne sont pas les mêmes, jusqu’à 25 ans,
la principale méthode contraceptive utilisée est la pilule. Au-delà de 25 ans, le stérilet est utilisé à part
égale. Entre 2010 et 2013, dans la tranche de 25 à 49 ans, on note une augmentation de l’utilisation du
stérilet.
Question 6 (document 2) : A quel âge les femmes ont-elles le plus recours à la contraception
d’urgence en 2010 ? Réponse : dans le chapitre 6. Déterminants, santé populationnelle et pathologies
spécifiques, Paragraphe Santé de la reproduction et périnatalité, sous-paragraphe Contraception –
contraception d’urgence – IVG, p.167
Entre 15 et 24 ans
(près de 40% entre
15 et 19 ans et
près de 50% entre
20 et 24 ans).
21
Réajusté le 27 août 2021/groupe de travail
Question 7 (document 2) : Quel est le nombre total d’IVG réalisés en 2015 en France ?
Réponse : dans le chapitre 6. Déterminants, santé populationnelle et pathologies spécifiques,
Paragraphe Santé de la reproduction et périnatalité, sous-paragraphe Contraception – contraception
d’urgence – IVG, p.167
Donc 216 805 IVG au total.
Question 8 (document 2) : Parmi ce nombre total d’IVG réalisé en 2015, quelle est la proportion
de femmes qui ont recours à l’IVG entre 15 et 49 ans et entre 15 et 17 ans ?
Réponse : 14,9 pour 1000 femmes entre 15 et 49 ans et 8,1 pour 1000 femmes entre 15 et 17 ans. On
note d’importantes inégalités territoriales (exemple : 10,5 IVG en Pays de la Loire et 20,5 IVG en région
PACA pour 1000 femmes entre 15 et 49 ans).
22
Réajusté le 27 août 2021/groupe de travail
Question 9 (document 4) : A partir du site internet [Link] rechercher dans les
outils, la rubrique qui donne des conseils concernant la « première fois » ?
Réponse :
Conseils aux formateurs :
Demander seulement à des étudiants volontaires de prendre à la parole pour expliciter les éléments de
réponse de cette question touchant à l’intimité.
Il faut évoquer aux futurs professionnels le besoin d’identifier leur propre rapport à leur sexualité (s’ils
sont mal à l’aise vis-à-vis de ce sujet) pour être en capacité d’être éducateur à la santé sur ce thème.
Il sera primordial dans leurs futures pratiques professionnelles d’apprécier la capacité d’écoute de la
personne, sa pudeur et essayer de cerner jusqu’où il est à l’aise.
Exemples de conseils
« 1-En avoir vraiment envie
Avoir envie de quelqu’un, et que ce quelqu’un ait envie de toi. Pas la peine de te précipiter tête baissée
sur la première occase, juste pour te dire « Ça y est, je l’ai fait ! »
2- En parler avec ton/ta partenaire.
Déjà, savoir si il/elle est prêt-e. On n’est pas des brutes qui y vont « comme ça », franco. Et puis en
parler, ça peut éveiller le désir, même exciter.
3- Le faire dans de bonnes conditions.
Les parents ronflent dans la chambre d’à côté, mais ils peuvent se réveiller n’importe quand. Mauvais
plan ! De quoi refroidir les ardeurs les plus intenses. On peut avoir sa première relation sexuelle un peu
partout, selon les opportunités. Mais les trois mots clés sont : intimité, sécurité, confort.
4- Avoir son stock de préservatifs.
Donc les acheter en pharmacie, dans les supermarchés, dans des distributeurs. Ou les récupérer dans une
asso qui les diffuse gratuitement. Et même si le pharmacien te connaît depuis que tu as 3 ans, aucune
gêne à avoir. Puis, des pharmacies, y en a d’autres. Et pour les relations hétéro, avoir un autre mode de
contraception en complément, c’est encore mieux. Pour tout savoir sur la contraception, c’est par ici.
5- S’entraîner à les mettre.
N’attends pas le moment M pour découvrir comment ça marche. Tu risques de t’emmêler les pinceaux,
d’hésiter, et les sensations nouvelles peuvent te faire perdre tes moyens. Si, dans le feu de l’action, tu
n’arrives pas à ouvrir l’emballage, que tu as du mal à le mettre, ça peut casser l’ambiance. Alors, avant,
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entraîne-toi, seul dans ta chambre, à le mettre et à jouir dedans. Le moment venu, ce ne sera qu’une
formalité, et tu pourras te concentrer sur ce qui est vraiment nouveau !
6- Avoir du lubrifiant à portée de main.
Tu n’en auras pas forcément besoin, car les préservatifs sont souvent lubrifiés. Mais c’est toujours mieux
d’en avoir, pour en remettre si le rapport dure longtemps, et si ton/ta partenaire préfère...
7- Ne pas trop en faire.
Pas la peine de connaître par cœur les 64 positions du Kamasutra, d’avoir lu 15 romans érotiques et
d’avoir vu 18 films porno… C’est pas pour ça que ta première fois sera plus réussie. Laisse-toi aller à
tes sensations, improvise. Et si ça ne se passe pas bien cette fois-ci, la prochaine, ça sera mieux. Pas
besoin de simuler un orgasme qui n’existe pas.
8- Ne pas se moquer de l’autre.
« J’imaginais que tu avais de plus gros seins’ ou ‘Tu as une petite queue »… S’abstenir de faire ce genre
de remarques. Ça jette un méga froid, et c’est méchant.
9- Ne pas être soûl(e).
Tu as voulu te donner du courage, tu as descendu une demi-bouteille de whisky. On ne fait pas mieux
pour foirer sa première fois ! Tu t’y prendras comme un manche et en plus, le lendemain, tu ne te
souviendras de rien. Il ne te restera plus qu’à recommencer. Sans whisky !
10- Se sentir bien avec le/la partenaire.
Que ce soit un/une partenaire d’une nuit ou ton amoureux/se, c’est important que tu te sentes bien avec
lui/elle. De pouvoir parler de tes doutes, de tes envies, de sentir qu’il/elle te respecte, te veut du bien et
te manifeste de l’intérêt. »
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