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DEONTOLOGIE EN MILIEU

PROFESSIONNEL
Jérôme VERMER
La morale définit les règles pratiques qui
régissent l’action des individus.

Quelles sont ces règles morales ?

• La règle d’universalisation (voir Kant)


• La règle de l’interdiction
• L’inscription dans la tradition
Kant et le terme « morale »
Emmanuel Kant
(1724-1804)

Ouvrages
• Critique de la raison pure (1781)
• Critique de la raison pratique (1788)
• Critique de la faculté de juger (1790)
Emmanuel Kant
(1724-1804)

L’impératif catégorique :
« Agis toujours de telle sorte que la
maxime de ton action puisse être
érigée en loi universelle. »
Emmanuel Kant
(1724-1804)

Précepte 1 : L’idéal de bonheur est


à envisager au cas par cas
• Il y a autant de bonheurs qu’il y a
d’individus
Emmanuel Kant
(1724-1804)

Précepte 2 : A la recherche de son bonheur


individuel, il faut préférer agir avec pour fin
le bonheur d’autrui.
• En effet, nous n’avons pas les mêmes
attentes
• Si chacun recherchait son propre bonheur,
il en résulterait des conflits permanents.
Emmanuel Kant
(1724-1804)

Précepte 3 : le devoir prime sur le


bonheur personnel
• Même s’il n’y a pas de recette toute
faite pour aider les autres à tendre vers
le bonheur, il faut se faire un devoir de
les y aider.
• Le devoir relève de l’acte moral
Emmanuel Kant
(1724-1804)

Précepte 4 : La bonne morale relève


de la bonne volonté
• Il faut se servir du courage pour
viser des objectifs bons.
• Une volonté bonne est une volonté
qui entraîne une action accomplie
par devoir.
Emmanuel Kant
(1724-1804)

Précepte 5 : Il faut considérer autrui


toujours comme une fin, jamais comme
un moyen
• Nous devons agir de façon désintéressée
• C’est le devoir qui doit animer notre
action et non pas l’espoir d’en tirer profit.
• Le devoir ne rend pas heureux. Il rend
digne de l’être.
Emmanuel Kant
(1724-1804)

Précepte 6 : Le véritable devoir est


universel
• Le devoir est accompli pour lui-même,
indépendamment de toute contingence
extérieure
• « Agis toujours de telle sorte que la
maxime de ton action puisse être érigée
en loi universelle. »
• C’est avec la raison que l’on peut définir
quel est son devoir.
La morale définit les règles pratiques
qui régissent l’action des individus.

Ethique et morale sont


complémentaires :

• L’éthique réfléchit sur les


fondements de l’action
humaine.
La morale définit les règles qui
régissent l’action.

• L’éthique réfléchit sur la forme


universelle de l’action.
La morale détermine le contenu
concret de l’action.
La distinction entre éthique,
code déontologique et droit
L’étymologie

• La déontologie vient du grec


La déontologie deon-ontos et logos
• « Connaissance de ce qui est
juste et convenable et dont on
a tiré l’idée d’une
connaissance ou d’une science
des devoirs »
Jeremy Bentham
(1748-1832)

« La déontologie, cette branche de l’art


et de la science qui a pour objet de faire
en chaque occasion ce qu’il est juste et
convenable de faire. »

Déontologie ou science de la morale


(posthume, 1834)
Au XIXe siècle

• Certaines professions libérales


cherchent à améliorer la régulation
de leur activité

Aujourd’hui

• La déontologie renvoie à des


règlements normatifs adoptés par les
ordres professionnels pour définir les
comportements des professionnels
Déontologie forte

• Lien entre déontologie et droit


• Codes de bonne conduite
professionnelle intégrés au droit
• Exemple : la déontologie médicale et
l’ordre des médecins reconnu par l’Etat

Déontologie faible

• Règlement intérieur qui ne s’applique


qu’à ceux qui veulent bien s’y
soumettre
• Autorégulation
Le code déontologique

• La moralité qu’on attend de tout


professionnel
• Se distingue de l’éthique, car ne rajoute
pas « de l’extérieur » des valeurs et des
principes

Remarque :

• Idéalement, on pourrait souhaiter que la


déontologie soit de l’éthique
professionnelle
Déontologie : les sanctions

• Avertissement verbal
• Avertissement écrit
• Suspension temporaire
• Suspension définitive
• Radiation (dans certaines professions)

D’autres sanctions ?
Définition et clarifications

• « Un droit est ce qui est


conforme à une règle précise et
que, par suite, il est légitime
Le droit d’exiger. »
• Le droit ne définit pas l’éthique,
il définit la loi
• La règle de droit peut trouver sa
source dans la morale
• Un comportement non-éthique
peut être légal
Quel rapport entre éthique, morale,
déontologie et droit ?
Schéma idéal :
l’éthique comme fondement de

• La morale
• La déontologie
• La loi juridique

Mais, à la différence de l’éthique,


la loi juridique :

• Sanctionne l’action humaine


• Ne tâche pas de définir ce qu’est
« la vie bonne »
L’éthique relève du questionnement
philosophique

La loi juridique se rapproche de


la déontologie mais :

• La déontologie est toujours


particulière
• La loi juridique est universelle
Des théories éthiques
Réflexion éthique comme
philosophie pratique
Des théories
éthiques Trois grandes familles :

• Les conséquentialistes
• Les déontologistes
• Les éthiciens de la vertu
C’est en fonction d’une conception du bien
que seront approuvés :
• un acte
Les conséquentialistes • un agent
Focus sur
les conséquences de l’action Les actes sont moralement hiérarchisés en
fonction de la réalisation d’un certain bien

Pas d’interdiction a priori de certains actes


Quel est ce Bien pour les
conséquentialistes ?

Un courant conséquentialiste :
l’utilitarisme

• Jeremy Bentham
• Le bien doit être « le plus grand
bonheur du plus grand nombre »
• La valeur morale d’une action est
déterminée par sa contribution à
augmenter le bien-être d’une
communauté
Qu’est-ce que le bonheur
pour les utilitaristes ?

1. Selon le plaisir (pour Bentham)

• Le bonheur dans un sens hédoniste


• Nos actes sont moralement bons si, à
travers leurs conséquences, ils procurent
plus de plaisir que de douleur
• Le calcul de la quantité de plaisir et de
peine selon 7 critères : la durée,
l’intensité, la certitude, la proximité,
l’étendue, la fécondité, la pureté
Qu’est-ce que le bonheur
pour les utilitaristes ?

2. Selon les préférences

• Le bonheur selon la satisfaction du


maximum de nos désirs
Qu’est-ce que le bonheur
pour les utilitaristes ?

3. Selon certains biens objectifs

• Une liste des biens


intrinsèquement bons pour
toute personne
• Des biens considérés
objectivement meilleurs
que d’autres
Certains actes sont bons ou mauvais en eux-
mêmes

Mais qu’est-ce qui justifie qu’un acte est bon ?

La réponse dans le domaine de :


Les déontologistes • l’obligation
Focus sur l’action • la non-contradiction performative

Exemples :
• Le kantisme
• Les monothéismes
• La Déclaration universelle des Droits de
l’Homme
Le kantisme

• Des actes universellement


obligatoires
• La raison morale les détermine

Règle d’universalisation :
« Agis toujours de telle sorte que la
maxime de ton action puisse être
érigée en loi universelle. »
Les monothéismes

• Le fondement de toute action dans


les commandements divins
• Exemple : « Tu ne tueras pas » et non pas
« Tu ne tueras pas à moins que, le
commettant dans certaines conditions, tu
maximises de la sorte le bien du plus grand
nombre »

La déclaration universelle des Droits de l’Homme


Le socratisme, le stoïcisme, l’épicurisme
Les éthiques de
la vertu Quel genre de personne dois-je être ?

Focus sur l’acteur


Des éthiques de l’être plutôt que du faire
C’est l’accomplissement et le bonheur
de l’agent qui prime

Nous devons développer les traits de


caractère universels d’une vie heureuse
Les traits de caractère universels sont
appelés des vertus :
• Le courage
• La bienveillance
• L’honnêteté
• La justice
• L’empathie
• La générosité
• La maîtrise de soi
• La patience
• Etc.

Une action est bonne si elle renforce


les vertus de l’agent
N’y-a-t-il pas un problème à se centrer sur une
seule de ces éthiques ?

• A s’intéresser aux seules conséquences et à la


Synthèse maximisation du bien-être global le risque
n’est-il pas de sacrifier le bonheur de certains ?
• Une morale déontologique n’est-elle pas une
morale purement abstraite ?
• L’homme vertueux n’est-il pas une conception
un peu héroïque de l’éthique ?
La morale est relative
L’éthique est absolue,
au-delà de tout contexte historique

Faire de l’éthique, c’est :


Ethique et • Ancrer sa réflexion dans un contexte
historique, morale
historicité • Adopter un point de vue transcendant

C’est également adopter un point de vue :


• Relatif à un système social donné
• Et absolu

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