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UNIVERSITE MOULOUD MAMMERI, TIZI-OUZOU

FACULTE DES SCIENCES ECONOMIQUES, COMMERCIALES ET DE GESTION

DEPARTEMENT DES SCIENCES ECONOMIQUES

Mémoire En vue de l’obtention du diplôme de Master en sciences économiques


option : Monnaie-Finance-Banque.

Thème

Le financement de l’entrepreneuriat
féminin par l’Agence Nationale de Gestion
du Microcrédit : cas de l’antenne de Tizi-
Ouzou

Devant le jury composé de : Réalisé par :


Mme AMNACHE Sabrina : Présidente Melle BEKHTAOUI Taous
Mr AIT TALEB Abdelhamid : Rapporteur Melle BENTOUATI Nadia
Mr KHEZNADJI Mohammed : Examinateur

Soutenu le 11 novembre 2015


Avant tout, nous remercions le bon Dieu qui nous a donné le
courage, la patience et la volonté de réaliser ce modeste travail.

Nous tenons à remercier tous ce qui ont contribué de près ou de


loin à l’élaboration et la réalisation de ce travail et principalement
notre promoteur Mr AIT TALEB Abdelhamid qui nous a encadré et
dirigé tout au long de ce travail.

Nous remercions également la directrice régionale de l’agence


ANGEM de Tizi-Ouzou, ainsi que les accompagnateurs qui nous ont
aidées durant notre stage et qui nous ont permis d’acquérir une riche
expérience au sein de l’agence.

Enfin, nous présentons nos vifs remerciements aux membres de


jury qui ont bien voulu accepter d’évaluer ce travail et à tous nos
enseignants tout au long de notre cursus universitaire à la faculté des
sciences économiques et des sciences de gestion de l’université
Mouloud MAMMERI de Tizi-Ouzou.
Je dédie ce modeste travail à :
Mes chers parents bien aimés Mohamed et Taous ;
Mes très chères sœurs et frères ;
Mes chers cousines et cousins ;
Mon binôme Taous et sa famille ;
Tous mes amis.

Nadia
Je dédie ce modeste travail à :
Mes parents bien aimés Arezki et Fatma qui ont su me soutenir
et m’orienter tout au long de mon cursus ;
Mes frères et sœurs ;
Toute ma famille ;
Mes amis ;
Mon binôme Nadia.

TAOUS
Liste des abréviations

ADS : Agence de développement Social.


AFCAR: Alliance for the Freedom of Car Repair in the EU.
AME : Association Algérienne de Manager d’Entrepreneur.
ANDI : Agence National de Développement et d’Investissement.
ANGEM : Agence National de Gestion du Micro Crédit.
ANSEJ : Agence National de Soutient à l’Emploi des Jeunes
BADR : Banque d’Agriculture et de Développement Rural.
BDL : Banque du Développement Local.
BEA : Banque Extérieur d’Algérie.
BNA : Banque National d’Algérie.
BTP : Bâtiments et Travaux Publiques.
CATI : Centre d’Aide au Travail Indépendant.
CLEF : Comité Locale de l’étude et de Financement des projets.
CNAC : Caisse National d’Assurance Chômage.
CPA : Crédit Populaire d’Algérie.
CRE : Centre de Recherche d’Emploi.
CYCMA : Entreprise Economique de Cycles, Motocycle et Application. Convention
entre L’ANGEM et CYCMA : 300 Kits distribués aux vendeurs de poisson ambulants.
EBBE: Européen Baha Business Form.
FCMG : Fond de Caution Mutuelle de Garantie.
FGMMC : Fonds de Garanties Mutuelle des Micro-crédits.
GEM: Globale Entrepreneurship Monitor.
GTTF: Gender Thématic Trust Fund.
IBS : Impôt sur Bénéfice de Société.
IFD : Intégration des Femmes dans le Développement.
IMF : Institution de MicroFinance.
IRG : Impôt sur le Revenu Global.
MP : Matière Première
OCDE : Organisation de Coopération et de Développement
Économique.
ONG : Organisation Non Gouvernemental
OSEO : Entreprise Publique qui Soutient l’Innovation à la Croissance Economique.
PIB : Produit Intérieur Brut.
PME : Petites et Moyennes Entreprises.
PMI : Petites et Moyennes Industries.
PNB : Produit National Brut.
PNR : Prêt Non Rémunéré.
TAP : Taxe sur l’Activité Professionnelle.
TPE : Très Petites Entreprises.
TPI : Très Petites Industries.
TVA : Taxe sur la Valeur Ajoutée.
SEVE : Association de Femmes Algériennes Chefs d’Entreprises.
Introduction générale
Introduction générale et problématique

Introduction générale

Il est parfaitement admis que l’entrepreneuriat est un vecteur vital pour un pays grâce
à ses apports à l’économie et à toute la société concernant la création de richesses et
d’emplois, l’innovation, le renouvellement du parc d’entreprises, l’exploitation des
ressources, la diversification et la complémentarité des entreprises…
La littérature entrepreneuriale nous a appris que la réussite d’un acte entrepreneuriale ne
dépend pas uniquement d’un environnement favorable à la création d’entreprise, mais
également, des différentes caractéristiques relatives à l’entrepreneur.
Cependant, le phénomène entrepreneurial est un concept qui mérite qu’on lui
consacre beaucoup de temps, car aujourd’hui, il occupe une place prépondérante dans les
recherches et les politiques économiques. Cette place revient essentiellement aux intérêts qu’il
apporte à l’économie et à la société dans le monde entier. Ce n’est qu’à partir des années 60
que l’analyse de ce dernier s’est élargie au-delà de ses fonctions économiques, à l’étude de ses
actes et comportements, ses traits psychologiques et l’influence des variables sociales et
culturelles.
L’entrepreneuriat en Algérie est qualifié comme un « entrepreneuriat de survie » où
l’entrepreneur crée son entreprise par contrainte sociale, il crèe par nécessité et non pas pour
exploiter une opportunité.1
L’Algérie accorde de plus en plus une importance au développement des PME, ces
dernières étaient auparavant marginalisées dans les politiques économiques. Ce n’est qu’à la
fin des années 80, grâce aux réformes économiques libérales que ce phénomène émerge et se
développe2.
D’après VESTREARTE3, l’étude de l’accompagnement de créateur d’entreprise est
généralement peu développée, notamment dans le cas de l’Algérie. À l’heure actuelle, de
nombreuses structures d’appui ont vu le jour afin de favoriser la création et le développement
d’entreprises, les services offerts par ces structures sont divers : information générale, aides
financières, conseils individualisés, formation professionnelle, etc. Le repérage des dispositifs
d’accompagnement dont bénéficient les femmes porteuses de projets révèle que celles-ci

1
BERZIGA Amina, « colloque international sur les stratégies d’organisation et d’accompagnement des PME en Algérie », université de
Ouargla.
2
Selon Hammouda et Lassassi (2007) : 91% des entreprises existantes en 2005 ont été créées après 1991. A la fin de l’année 2008, le
nombre de PME privée s’élève à 392013 et plus de 126887artisanales.
3
VESTREARTE T, « Histoire d’entreprendre : les réalistes de l’entrepreneuriat », édition EMS, Paris, 1997, Page 287.

7
Introduction générale et problématique

peuvent, comme tout créateur, s’appuyer sur les dispositifs génériques (CNAC, ANSEJ,
ANGEM).

• Problématique de recherche

La création d’entreprise représente aujourd’hui un enjeu économique et social


important dans le monde, elle représente actuellement un moteur pour le développement de
toute économie. Dès lors, beaucoup d’auteurs la considèrent comme un élément fondamental
de la croissance économique et de la création d’emplois. Il apparait que les similitudes et les
différences entre les divers pays dépendent essentiellement des écarts de leurs taux d’emplois
et de développement de nouvelles entreprises souvent de taille petite ou moyenne (PME).

La femme est un individu essentiel dans les différentes cultures, elle a toujours
participé à la création de la richesse, elle a cultivé les champs de blé et elle a fabriqué les
produits pour les vendre sur le marché. Donc sa participation dans la création de la richesse ne
se limite pas à la contribution physique. Ses qualifications et ses compétences ont même
permis de travailler au sein des entreprises, d’occuper des postes de responsabilités et de
diriger des entreprises.

De nombreux économistes affirment et beaucoup d’études réalisées confirment que le


financement initial à la création d’une entreprise est indispensable pour assurer la
performance future et la pérennité d’une entreprise. A ce point, les femmes ambitieuses
rencontrent au moment de la réalisation de leurs projets des obstacles en matière de ressources
de financement. Puisque non seulement leur apport personnel est insuffisant pour faire face
mais aussi le financement bancaire exige aux promoteurs de projets de présenter certaines
garanties.

C’est dans ce contexte que nous tenterons d’analyser la problématique suivante :

- Le dispositif ANGEM répond- t-il aux besoins de financement des femmes


entrepreneures dans la création de leur micro entreprises?

Des questions secondaires peuvent être posées à savoir :

- Quelles sont les motivations qui poussent les femmes vers la carrière
d’entreprendre ?
- Quelles sont les contraintes rencontrées par ces femmes ?

8
Introduction générale et problématique

- Quelle est le rôle des dispositifs dans l’accompagnement des femmes


créatrices d’entreprises ?

• Les hypothèses de recherche


Les hypothèses que nous présentons afin d’analyser notre problématique sont :
- les femmes entrepreneures rencontrent certaines entraves au moment de la création de leur
micro entreprises notamment en matière de financement.
- les dispositifs mise en place par les pouvoirs publics répondent aux besoins des
entrepreneurs.

• L’Object du mémoire
L’objectif de ce mémoire est d’essayer de mettre l’accent sur le phénomène de
l’entrepreneuriat féminin, de savoir quelles sont les contraintes rencontrés par ces femmes
dans la réalisation de leurs projets d’entrepris et de montrer le rôle des dispositifs mis en place
par les pouvoirs publics dans l’accompagnement de ces initiatives de projets.

• Démarche méthodologique
Afin d’apporter des éléments de réponses à la problématique posée, nous avons jugé
utile de recourir à l’approche historique pour mieux cerner les concepts théoriques relatifs à
l’entrepreneuriat (définition de l’entrepreneur, de l’esprit d’entreprise, de création
d’entreprise, les sources de financement proposés aux réalisateurs de projets de micro-
entreprises et le rôle des pouvoirs publics dans le financement de ces derniers).
Pour collecter l’information nécessaire à ce travail nous avons adopté une approche
descriptive dans la partie pratique dans ce travail. Nous avons réalisé une enquête sur un
échantillon de vingtaines femmes bénéficiaires de l’agence ANGEM de Tizi-Ouzou, ainsi que
nous avons distribué un questionnaire qui est composé de trois parties (profil de
l’entrepreneur, la phase avant la création de l’entreprise et la phase après la création de
l’entreprise) et en même temps on a réalisé des entretiens avec ces femmes pour essayer de
déterminer les réalités et les obstacles qui freinent le développement de leurs micro-
entreprises. Enfin, nous avons exploité les statistiques recueillies auprès de l’agence ANGEM
de Tizi-Ouzou pour confirmer la participation de genre féminin dans la création de l’emploi.

9
Introduction générale et problématique

• Structure du mémoire
Notre mémoire est structuré comme suit :
Présenter l’état des lieux des principaux positionnements théoriques et contextuels des
courants ayant abordé les concepts liés à l’entrepreneuriat des jeunes, à l’esprit d’entreprise, à
la notion de création d’entreprise qui fera l’objet de notre premier chapitre.
Dans le deuxième chapitre, notre étude s’est focalisée sur les différents types de
financement accordés aux jeunes entrepreneurs et le rôle de l’Etat à travers ces interventions,
notamment par la mise en place des différents dispositifs (CNAC, ANSEJ et en particulier
l’ANGEM qui fait l’objet de notre recherche) pour l’encouragement et le financement de
jeunes créateurs d’entreprises.

Quant au dernier chapitre, notre objet est d’essayer de donner un éclairage sur le rôle
de l’ANGEM dans le financement de l’entrepreneuriat et spécialement pour le genre féminin.
Pour cela, nous avons réalisé une étude sur le terrain par le biais d’une enquête qui nous a
permi de déterminer les différents obstacles que rencontrent les créatrices de projets. Enfin,
une analyse des statistiques recueillies auprès de l’ANGEM est réaliser afin de donner une
vue d’ensemble sur la participation du genre féminin dans la création de l’emploi et de la
richesse en Algérie.

10
Chapitre I

Aperçu théorique sur


l’entrepreneuriat
Chapitre I : Aperçu théorique sur l’entrepreneuriat.

Introduction

Depuis quelques décennies, le thème de l’entrepreneuriat bénéficie d’une attention


particulière dans la plupart des pays développés et en développement. Cet essor est sans doute
lie au contexte économique marqué par le chômage dont la création d’entreprise semble être
une solution.

L’entrepreneuriat est généralement aperçu comme un phénomène de société, une


fonction spontanément valorisée où l’entrepreneur à l’occasion est perçu comme un aventurier
qui cherche que la réalisation de profit et non la réalisation d’opportunités. En effet,
l’entrepreneuriat n’est pas un phénomène statique au contraire, il est assujetti à des facteurs
qui peuvent freiner ou encourager son enthousiasme.

Depuis le début des années 80, le phénomène entrepreneurial est remis en question.
Entreprendre aujourd’hui, C’est aussi et surtout une discipline dont les règles et les principes
peuvent s’apprendre et être systématiquement appliqués. En effet, « savoir entreprendre est
une technique »1, telle est la thèse avancée par Peter DRUCKER dans son fameux ouvrage sur
les entrepreneurs. Il est probablement celui qui a le plus contribué à diffuser cette idée.

Le premier chapitre de notre travail a pour objectif de préciser le positionnement


théorique de notre recherche dans le champ entrepreneurial, où notre présentation consiste sur
les différentes approches, définitions et concepts de l’entrepreneuriat, qui sera présente dans
la première section du ce chapitre. Mais également nous intéresserons au concept de
l’entrepreneuriat féminin qui sera développé dans la deuxième section de ce chapitre.

Section 01 : Une vue d’ensemble sur l’entrepreneur :

Définir l’entrepreneur n’est pas une chose aisée, les travaux réalisés dans ce domaine
ont proposé de nombreuses définition sans aucune d’entre-elle ne reçoit un consensus
générale.

MARCHESNY résume ce constat dans son ouvrage sur l’entrepreneuriat où il affirme


que « la notion d’entrepreneur est l’une des plus controversée, des plus chargés de sens dans
l’analyse stratégique ».2

1
DRUCKER. P, « Les entrepreneurs », Hachette, Paris, 1985. Page 30.
2
MARCHESNAY M., « l’entrepreneuriat », édition gestion, Paris, 1995. Page 15

12
Chapitre I : Aperçu théorique sur l’entrepreneuriat.

On admet avec Pierre André JULIEN et MARCHESNAY que l’entrepreneur regroupe


trois notions essentielles : l’entrepreneur, l’esprit d’entreprise et la création d’entreprise.

1. Historique

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale et jusqu’ à la fin des années 1970, les
grandes entreprises sont les plus dominantes dans l’économie par rapport aux autres
catégories. La grande taille était considérée comme souhaitable, voire inévitable, et la
croissance de la firme était jugée indispensable pour réaliser des économies d’échelle.
Cependant La PME était perçue comme une simple étape de la vie de l’entreprise au moment
où le nombre d’entreprises par habitant a diminué en Europe et aux Etats-Unis (Wtterwulghe,
1985, Shane 1996).

Le climat économique était plutôt propice à l’étude de la grande entreprise, voire de la


multinationale et par conséquent, l’entrepreneuriat intéressait peu les chercheurs. La récession
économique, la reprise et l’avènement de l’économie de l’information ont mis en cause le
postulat de l’inévitabilité de la grande dimension. Le nombre de grandes entreprises a diminué
durant les années 1970 et 1980.

Les chercheurs ont alors pris conscience de l’importance économique des entreprises
nouvellement créées. Bien qu’il ait déjà fait l’objet de recherches isolées auparavant et que ses
bases historiques remontent au 18ème siècle, le champ académique de l’entrepreneuriat a
réellement pris son envol dans les années 1980. C’est alors qu’apparaissent des revues
scientifiques et des conférences spécialisées entièrement consacrées à l’entrepreneuriat. Ce
mouvement s’est encore considérablement accéléré au début des années 1990, période durant
laquelle des cours ou des programmes d’entrepreneuriat ont été crée dans de très nombreuses
universités et écoles supérieurs.

Le champ de l’entrepreneuriat s’est aujourd’hui solidement établit au sein du monde


académique, il est au centre des préoccupations, d’une importante communauté scientifique
(Acs et audretsch, 2013). Néanmoins, la définition précise de l’entrepreneuriat reste encore
largement débattue.

Dans un essai de définition, (Anderson, 2002) conclut qu’il est impossible de


s’accorder sur une définition précise de l’entrepreneuriat.

13
Chapitre I : Aperçu théorique sur l’entrepreneuriat.

A cet effet, notre présentation s’ouvrira par les travaux des différentes écoles qui se
sont intéressées à l’entrepreneur et à son lien avec l’économie.

2. Les grandes écoles de pensée

Le concept d’entrepreneuriat apparait dans la littérature économique à travers les écrits


de Richard CANTILLON (1680 – 1734). Il est le premier économiste à présenter la fonction
de l’entrepreneur et son importance dans le développement économique. Pour cet auteur, c’est
la détention du capital qui permet l’exercice du rôle de l’entrepreneur. L’entrepreneur est
donc propriétaire du capital c'est-à-dire à lui que revient le droit de prendre les décisions
essentielles parce qu’il en supporte le risque. L’entrepreneur de CANTILLON : « prend des
risques dans la mesure où il s’engage vis-à-vis d’un tiers de façon ferme alors qu’il n’a pas de
garantie certaine qu’il peut en attendre »3.

Un peut plus tard, jean Baptiste SAY (1767-1832) s’est intéressé aux activités de
l’entrepreneur. Pour lui, l’entrepreneur est le preneur de risque qui investit son propre argent
et coordonne les ressources pour produire des biens et des services. Il affirmait que
« l’entrepreneur est celui qui entreprend de créer pour son compte, à son profit et à ses risques
un produit quelconque »4

Par la suite, l’entrepreneur devient la figure centrale du développement économique de


Joseph SCHUMPETER, qui est qualifié du père du champ entrepreneurial. Selon
SCHUMPETER, l’entrepreneur est avant tout un innovateur et un agent de changement, dont
il affirmait que « l’essence de l’entrepreneuriat se situe dans la perception et l’exploitation de
nouvelles opportunités dans le domaine de l’entreprise, cela a toujours affaire avec l’apport
d’un usage différent de ressources nationales qui sont soustraites de leurs utilisation naturelle
et sujette à des nouvelles combinaisons »5

Egalement, pour Peter DRUCKER, l’innovation est l’aspect essentiel de la fonction


entrepreneuriat, car l’entrepreneur est celui qui opère une destruction créatrice. Il définit

3
HERNANDEZ E.M : « l’entrepreneuriat : Approche théorique » ESKA, Paris, 2001, Page 24.
4
Ibid.
5
VERSTREATE. T, « Histoire d entreprendre : les réalités de l entrepreneuriat » EMS management and société, Paris, 2000, page11.

14
Chapitre I : Aperçu théorique sur l’entrepreneuriat.

comme l’innovation de l’esprit d’entreprise « une attention délibérée, une tache qui doit être
organisée de façon systématique et qui fait partie intégrante du travail du dirigeant »6

Néanmoins, d’autre pensée apportent un éclairage différent ou complémentaire et


constituent également des racines. Nous voudrions citer, sans être exhaustif Knight et la
relation d’entrepreneur en incertitude, Krizner et les opportunités liées à des besoins ou des
imperfections de marché, Leibenstein et son modèle de mesure de l’inefficacité dans
l’utilisation des ressources et enfin Casson et l’importance de la coordination des ressources et
la prise de décision.

Le concept de l’entrepreneuriat a fait donc l’objet de plusieurs définitions différentes


selon les auteurs, les disciplines et les objectifs qu’ils poursuivent. Nous retiendrons alors, la
définition de HIRICH et PETER (1991) : « l’entrepreneuriat peut se concevoir comme le
processus qui consiste à vouloir créer quelque chose de différent et possédant une valeur, en
lui consacrant le temps et le travail nécessaire, en assumant les risques financiers,
psychologiques et sociaux correspondant et à en recevoir les fruits sous forme de satisfaction
pécuniaire et personnelle »7

Apres avoir cité les principales pensées, cinq concepts peuvent être signalés dans la
plupart de leurs définitions qui sont les suivants :

2.1. L’entrepreneur

Selon les approches, l’entrepreneur est celui qui est caractérisé par l’esprit
d’entreprise, qui possède une nouvelle idée en vue de développer cette dernière afin de créer
un processus d’échange.

Egalement l’existence des capitaux, des établissements financiers, du crédit et de


bourse sensibilise l’entrepreneur aux meilleures conditions d’apprentissage.

2.2. Les ressources à mobiliser

Celles-ci sont nécessairement limitées, donc l’entrepreneur doit les contrôler afin de
combler ces attentes et d’atteindre ses objectifs souhaités.

2.3. La création de valeur

6
HERNANDEZ. E.M. Op cit.
7
BRUYAT. C, « création d entreprise : contribution épistémologique et modélisation », thèse de doctorat en science de gestion, Lyon, 1993.

15
Chapitre I : Aperçu théorique sur l’entrepreneuriat.

Elle suppose la création de toute forme de richesse pour l’entrepreneur ainsi que pour
la société dans son ensemble, donc, la valeur représente une fonction importante pour
l’entrepreneur ainsi que l’une des motivations qui incitent ce dernier à entreprendre.

2.4. L’opportunité

Elle est considérée comme une notion centrale de l’entrepreneuriat où l’entrepreneur


arrive à stimuler ses besoins et les combler. Pour Schumpeter, l’entrepreneur, grâce à une
perception différente de la réalité est le premier à prendre conscience des changements dans
l’environnement ainsi qu’à les identifier et à les exploiter comme opportunités.

Ainsi que les économistes de l’école autrichienne (HAYEK, KRIZNER) « les


opportunités émergent dans l’environnement indépendamment de l’individu qui les identifie
ou elles apparaissent suites à des changements soit technologiques, politiques, sociaux ou
démographique ... ». 8

Selon cette école, l’entrepreneur constitue d’un rôle important qui exige de connaitre
les opportunités existantes déjà dans son environnement, tandis que d’autres auteurs ; exemple
de TIMONS en 1994 refuse ce point dont il démontre que les opportunités doivent être établit
par l’individu lui-même par l’esprit de création.

2.5. Innovation

L’innovation constitue le fondement de l’entrepreneuriat, puisque celle-ci suppose des


idées nouvelles pour offrir ou produire de nouveaux biens ou services encore pour réorganiser
l’entreprise.

L’innovation c’est créer une entreprise différente de ce qu’on connaissait auparavant,


c’est découvrir ou transformer un produit, donc c’est proposer une nouvelle façon de faire, de
distribuer ou de vendre.

Selon l’OCDE, « l’esprit d’entreprise désigne un état d’esprit, ainsi que le processus
de création et de développement de l’activité économique par la combinaison de la prise de
risque, de la créativité et/ou de l’innovation et une saine gestion dans une organisation
nouvelle ou existante ».9

8
FAYOLL A, « entreprendre : Approche à entreprendre ».édition ECONOMICA, Paris 1991, page24.
9
Rapport OCDE, 1998, page7.

16
Chapitre I : Aperçu théorique sur l’entrepreneuriat.

A cet effet, l’esprit d’entreprise semble renvoyer à un ensemble d’attitudes générales


positives vis-à-vis de la notion d’entreprise et celle de l’entrepreneur, alors que l’esprit
d’entreprendre est d’avantage relié à la prise d’initiative et à l’action.

3. L’esprit d’entreprise

L’esprit d’entreprise peut être défini comme l’aptitude d’un individu, d’un groupe
sociale, d’une communauté à prendre des risques pour engager des capitaux dans un
processus d’investissement en vue de créer une entreprise constituant à apporter quelque
chose de neuf (innovation), du créatif, en employant et en combinant de la façon la plus
performante possible des ressources diverses distingué plus institutionnel du mot
« entreprise »10.

L’esprit d’entreprise représente l’aptitude innée dont certains seraient dotés pour créer
des richesses et développer un bien-être social, sur nos sociétés fondées sur la connaissance
s’écrouleraient.

On peut tenter de démontrer les principaux traits de caractère et de situation qui


singulariserait l’entrepreneur du non entrepreneur.

L’individu au sein de la société à l’occasion de jouer un rôle différent, il faut qu’il


remplisse certains critère de référence :

 S’exprimer dans la collectivité ou s’épanouir individuellement ;


 Savoir faire et expérimentation ;
 Compétences pluridisciplinaires ou spécialisation ;
 Attitude de dépendance ;
 Gout de l’organisation et des procédures ou références pour l’exécution de l’œuvre.

Ces quelques caractéristiques qu’on vient d’énumérer permet d’affirmer que l’esprit
d’entreprise traduit une priorité des valeurs individuelles et de la personnalité sur celle du
savoir. Ajoutant que l’aspect relationnel et environnemental peut représenter sur deux
niveaux :

 Celui de la société institutionnelles (banques, administrations, etc.)


 Celui de sa propre organisation intrinsèque (relation avec les partenaires internes,
actionnaires, fournisseurs, clients du projet, etc.).

10
MARRCHESNAY, Op cit. Page 35.

17
Chapitre I : Aperçu théorique sur l’entrepreneuriat.

Egalement, l’esprit de l’entreprise peut s’affronter aux deux phases de sanction : La


première phase se présente dans la conception du projet, et la deuxième phase se présente
dans la réalisation et l’exploitation de celui-ci.

A l’exception des micro-projets ou des petits projets, les moyens exploités exigent de
plus en plus de compétences pluridisciplinaires pour affronter à chances égales à la
concurrence.

L’un des problèmes rencontrés par les entrepreneurs se situe au niveau de l’absence
des composantes de succès en matière de gestion, de ressources financières, de savoir faire.
Donc pour répondre à ces obstacles, les jeunes promoteurs vont s’adresser aux institutions
d’aide qui remplissent leurs demandes. A ce stade, promouvoir l’esprit de l’entreprise, c’est
insérer dans la société la volonté de créer ou d’innover ainsi que la sensibilisation
d’entreprendre pour un vivier de créateurs potentiel.

4. Création d’entreprise

La création d’entreprise est l’objectif visé ou une caractéristique importante dans le


processus de l’entrepreneuriat, cette création suppose d’avoir une idée indépendante des
autres qui donnent un esprit d’organisation ainsi que de répondre aux besoins du marché.

D’après Belly(1994)11, le processus de création d’entreprise s’explique à partir de cinq


principales dimensions : les caractéristiques psychologiques de l’individu, les facteurs de
discontinuité, les opportunités, les facteurs de crédibilité et les facteurs de faisabilité.

La création d’entreprise repose d’abord sur la présence d’individus qui possèdent un


esprit entrepreneurial ; c'est-à-dire certaines caractéristiques psychologiques comme le besoin
d’accomplissement, la créativité et l’initiative, la prise de risque et l’identification des
objectifs, la confiance en soi, le besoin d’indépendance et d’autonomie.

Dans le cas des femmes, la société montre que ces dernières manquent d’idées de
projets, c'est-à-dire ne sont pas animées d’un fort esprit d’entreprise et sont incapable de créer
ou gérer une activité durable car l’entourage familiale dans certains cas décourage la création
d’entreprise par celle-ci. Pour que l’entrepreneur potentiel passe à l’action, il lui faut une
discontinuité dans sa trajectoire de vie, que se soit des déplacements au sens physique du

11
KOUNTA. S.A, « Caractéristiques d’entrepreneurship féminin en Mali », ECONOMICA, Paris, 1997, Page20.

18
Chapitre I : Aperçu théorique sur l’entrepreneuriat.

terme qui peuvent être positifs (offre de financement, offre de partenariat, identification d’un
nouveau produit sur le marche etc.) ou négatifs (licenciement, chômage, absence de
possibilité de promotion etc.) provoqués par l’entrepreneur lui-même, venant de l’extérieur ou
encore être la combinaison de plus d’un de ces facteurs.

La troisième dimension introduite c’est l’opportunité d’affaire identifiée par


l’entrepreneur au moment ou se produit la discontinuité dans sa trajectoire de vie. Les
opportunités différent selon les sources, elles peuvent être ou pas liées à l’expérience de
l’entrepreneur, être le résultat d’une recherche systématique ou correspond à des
circonstances diverses.

En outre, la crédibilité constitue la quatrième dimension, elle dépend essentiellement


de dimensions socioculturelles. Ainsi que lorsque le milieu valorise fortement la création
d’entreprise, il en résultera une perception positive de cette activité chez les personnes qui
composent ce milieu. La crédibilité englobe deux dimensions : d’abord la perception de
comportement personnel qui est désirable, ensuite la perception qu’elles seront aussi
socialement désirables. En plus des valeurs socioculturelles. La source de crédibilité réside
dans la présence d’image d’imitation qui servira de modèles aux entrepreneurs potentiels.

En effet, l’existence de modèles est une condition essentielle au développement de


l’activité entrepreneurial, ils constituent une source de motivation pour les entrepreneurs et
une source de crédibilité vis-à-vis de la communauté financière qui participe au démarrage
des nouvelles entreprises. Les sources qui sont à l’origine de ces modèles sont : la famille, le
milieu professionnel, le milieu social, les entreprises déjà existante, etc.

La dernière dimension celle de la faisabilité, elle dépend de la perception de


l’environnement par le créateur potentiel, plus précisément des disponibilités financières.

En revanche, le modèle de SHAPERO est proche de celui de BELLY, puisqu’il


considère la création d’entreprise comme un phénomène multidimensionnel, pour cela il faut
pour l’analyse prendre en compte en plus des caractéristiques psychologiques de crédibilité et
12
de faisabilité . André BELLY intègre au modèle de SHAPERO le processus de
reconnaissance de l’opportunité qui présente dans le schéma ci après :

12
HERNANDEZ. E.M, Op cit. Page 45.

19
Chapitre I : Aperçu théorique sur l’entrepreneuriat.

Schéma n°01 : Modèle de création d’entreprise.

Facteurs Facteurs de
psychologique Crédibilité

Exemple de crédibilité
Image d’imitation
Proportion

Al’action

3
2

Sources d’entrepreneurs
Entrepreneur Création
potentiel d’entreprise
n° 1
Initiative
Opportunité

Soutien

Facteurs Facteurs de
discontinuité faisabilité

Source : Hernandez E.M « Entrepreneuriat : approche théorique », 2000. Page 66.

20
Chapitre I : Aperçu théorique sur l’entrepreneuriat.

Section 02 : l’entrepreneuriat féminin et les différentes motivations à entreprendre

De nos jours, la création d’entreprise par les femmes est au cœur de nombreux débats.
Lors de la conférence des Nations Unies sur les femmes en 1975, il a été soulevé l’importance
de l’intégration de la femme dans le développement. Cette nouvelle approche nommée IFD
« vise à intégrer les femmes dans le processus en suscitant leur participation aux projets de
développement et en créant des projets spécifiques pour les femmes afin d’améliorer les
conditions de vie »13.

Plusieurs colloques, recherches, rapports et articles publiés par l’OCDE considèrent


que l’accroissement de nombre de femmes entrepreneures comme l’un des plus importants
phénomènes dans le domaine économique et social.14

A cet effet, les femmes sont considérées et s’affirme de plus en plus comme un acteur
essentiel dans le développement économique en créant non seulement des emplois, mais aussi
des richesses suite à l’évolution des facteurs sociologiques.

1. La femme comme entrepreneure


Selon Lavoie (1988) « l’entrepreneur est la femme qui est seule ou avec un ou des
partenaires, a fondé, a acheté ou a accepté en héritage une entreprise, qui en assume les
responsabilités financières, administratives et sociales qui participe à sa gestion courante. »15
FIDUCIAL la définie comme : « une personne qui possède et dirige une entreprise que
l’on peut désigner comme femme entrepreneure »16 .
Pour compléter ces deux définitions, on peut retenir celle de FILTON (1997) : « une
personne qui prend des risques financiers pour créer ou acquérir une entreprise, et qui dirige
de manière innovante et créatrice en développement des nouveaux produits et en conquérant
de nouveaux marchés »17

« Des femmes passionnées et déterminées qui ont choisi de créer leurs entreprises, ou
travailler à leurs propres comptes pour avoir le contrôle sur les décisions, et gérer leurs temps

13
Guide pour l’institutionnalisation de l’approche genre : le genre fait référence aux caractéristiques sociales des hommes et des femmes
dans une société. Ces caractéristiques sont très variables et change selon le contexte historique et culturel ; elles façonnent l’identité social
d’un individu et déterminent son rôle et sa place dans la société, financé par le PNUD, Gender Thématic Trust Fund (GTTF),
« l’instituionnalisation de l’approche genre dans les politiques et programmes du bureau du PNUD en Algérie.
14
PATUREL, R, « Dynamiques entrepreneuriales et développement, collection mouvement économiques et sociaux » l’Harmattan, paris,
2007, page 101.
15
« Etude des besoins des entrepreneuses propriétaires micro entreprises privées ou travailleuses autonome de la ville de Longueuil »,
collège condition féminine CLD Longueuil, société conseil BPS, janvier 2014, page10.
16
LATOUCHE C, « observatoire de l’entrepreneuriat féminine », Paris, 2006, Page13.
17
Collège condition féminin CLD Longueuil, Op cit.

21
Chapitre I : Aperçu théorique sur l’entrepreneuriat.

avec un sentiment de flexibilité, exploité aux maximum leurs capacités et les compétences
avec un objectif personnel de se réaliser à travers ce projet de vie ».18

D’après ces différentes définitions on constate que le mot entrepreneur à la fin


désigne :

 Le genre féminin du métier entrepreneur


 Femme, autonome qui contrôle, décide et gère une entreprise
 Femme créatrice d’une entreprise de qualité innovante.

Les femmes entrepreneures constituent une réalité nouvelle. Le nombre de femme


entrepreneures était rare avant les années 1970, il y a moins d’un quart de siècle. Depuis cette
date, elles ont vu leur nombre augmenter considérablement. Un article publié sous les
auspices de l’OCDE considère cette augmentation comme l’un des plus importants
développements dans le domaine économique et social.
Cependant, les femmes entrepreneures se caractérisent par leur grande diversité, leur
forte capacité de relation avec les autres et leur tendance à transférer leur expérience naturelle
dans leur travail. Des enquêtes effectuées dans le monde développé montrent qu’il n’existe
pas un type unique de femme entrepreneure.
Beaucoup de femmes travaillent chez elles et utilisent la connaissance et l’expérience
qu’elles y acquéraient comme elles ont une grande compétence en communication et aussi
une aptitude à voir les choses de point de vue à l’autre. D’autres sont des professionnelles
expérimentées qui avaient des postes de direction dans d’autres entreprises avant d’installer
leurs propres entreprises. Elles différent en tout : niveau social, éducation, expérience, âge.
Elles n’hésitent jamais à demander de l’aide.
Or, les femmes sont habituées à équilibrer les exigences opposées, à organiser les
choses dans le temps, c’est-à-dire qu’elles font la distinction entre la vie familiale, personnelle
et professionnelle, et à gérer les différents problèmes qu’elles rencontrent ainsi qu’avoir une
expérience qui va les aider à vivre dans les changements et l’incertitude et qui leur donne une
capacité de jouer plusieurs rôle et de porter plusieurs chapeaux sachant que l’une de ces
compétences est dans la négociation, c’est la raison pour laquelle certains auteurs aimeraient
voir ces dernières jouent un rôle plus actif dans la négociation des traités internationaux.

18
Ibid.

22
Chapitre I : Aperçu théorique sur l’entrepreneuriat.

L’administration américaine chargée des PME à l’époque avait estimé qu’en l’an 2000
la moitié de l’activité des entreprises du pays sera dirigée par des femmes. Ces dernières ne
sont pas satisfaites de n’être que des employées, la raison pour laquelle les femmes décident
de créer leurs propre entreprise. Donc quelles sont les caractères d’une entreprise gérer par
19
des femmes?

1.1. Caractères d’une entreprise dirigée par une femme


Lorsqu’elles ont la liberté et le pouvoir d’organiser leur entreprise suivant leurs
manières préférées de travailler, les femmes entrepreneures ne suivent pas, en général, le
modèle traditionnel établi par les hommes. La structure typique d’une entreprise gérée par une
femme est celle d’un réseau dans lequel chacun est en contact avec les autres, chaque
personne étant une ressource potentielle pour chacun des autres. Les dirigeantes se sentent
plus à l’aise au centre des choses qu’au sommet d’une pyramide.
Cependant, les femmes entrepreneures cherchent à proposer du travail qui donne un
sens à la vie, des relations qui sont épanouissantes et un environnement qui permet à
l’individu de croître et de se développer.
L’atmosphère de travail dans l’entreprise gérée par une femme reflète les valeurs et les
caractéristiques féminines : sens des relations, de l’interdépendance et de la coopération.
D’après le professeur Edward Moldt de la Wharton School of Finance and Management,
bientôt les femmes créeront beaucoup d’entreprises dans la fourchette de 50 à 100 millions de
dollars de chiffre d’affaires par an parce que leur manière de diriger en organisant des équipes
et en recherchant le consensus est mieux adaptée au management d’une entreprise au cours
des différentes étapes de sa croissance que les stratégies typiquement masculines de la plupart
des cadres.20
Avec de l’aide et des encouragements, ses employés s’épanouis. En soignant la qualité
des relations, les femmes entrepreneures protègent l’un de leurs atouts les plus importants :
leurs employés. Les sociétés qui apprécient chez leurs employés les connaissances,
l’expérience, les idées et l’enthousiasme sont capables d’affronter avec succès les défis d’une
scène économique turbulente qui voit l’âge industriel cède la place à l’âge de l’information.
Comme nous savons tous l’objectif de toute entreprise est de maximiser son profit.
Pour cela, des études et des stratégies doivent être établit et suivie afin d’y arriver, mais il faut

19
Chamberlin Starcher Diane, Catalyseurs de transformation, « femme entrepreneurs : », publication de l’association EBBF (the
Européen Baha Business Form). Page 16,17 et 18.
20
[Link]/mena.

23
Chapitre I : Aperçu théorique sur l’entrepreneuriat.

d’abord connaitre les besoins et les motivations des femmes ce que nous allons traiter ci-
dessous.

1.2. Les motivations des femmes entrepreneures


Les motivations des femmes entrepreneures sont multiples et varient selon plusieurs
facteurs notamment les facteurs démographiques, économiques, sociaux et culturels.
En général, les femmes comme les hommes entreprennent par besoin
d’interdépendance et par refus de travailler pour une tierce personne. De ce fait, afin
d’assouvir ce besoins, ces entrepreneurs sont prêts à assumer les risques sociaux,
psychologiques et financiers. Ce facteur de motivation est quasiment le seul facteur qui
rassemble autant les femmes que les hommes entrepreneurs, d’après les études réalisées sur la
motivation dans les différents pays (Brush et Hisirich, 1988, Brush, 1992).
Toutefois, la principale motivation des hommes à vouloir entreprendre, est le désir de
détenir plus d’argent, alors que pour les femmes c’est le désir d’indépendance,
l’épanouissement personnel ou encore le souci de subvenir aux besoins familiaux importants.
Par exemple les femmes Allemande ne placent le profit qu’à la quatrième ou à la cinquième
place derrière leur désir de devenir autonome et de développer leurs propres idées.21
Surtout pour les célibataires, veuves ou divorcées qui sont contraintes d’agir pour faire face à
leur situation
Une femme est incitée à construire sa propre entreprise pour plusieurs raisons qui
peuvent être d’ordre personnel ou dues aux circonstances extérieures, positives ou négatives.
On appelle facteurs négatifs ceux qui poussent, incitent les femmes à envisager la
carrière d’entrepreneur, ces facteurs comprennent le besoin d’argent, l’absence de structures
de prise en charge d’enfants en bas âge, des conditions de travail inacceptables, des horaires
trop rigides, une trop grande différence de salaires entre hommes et femmes, une ségrégation
dans l’attribution des postes, les frustrations d’un avancement bloqué, la désillusion quant aux
relations traditionnelles des employés et des employeurs, enfin, le haut niveau de chômage
dans certains pays.
Parmi les facteurs positifs qui attirent les femmes vers la carrière d’entrepreneurs sont
les possibilités du marché, l’intérêt dans un secteur particulier de l’économie, des objectifs
sociaux, le besoin d’avoir des horaires souples, un plus gros salaire et une indépendance
financière, la croissance personnelle et une satisfaction accrue dans son travail.

21
Chamberlin Starcher Diane, Op cit. Page 12 et 13.

24
Chapitre I : Aperçu théorique sur l’entrepreneuriat.

Parfois, le marché offre des possibilités de services précis qui permettent d’alléger la
tâche ou d’économiser le temps des femmes qui travaillent et qui doivent jongler avec les
responsabilités familiales et professionnelles.22
C’est vrai que ces motivations encouragent les femmes vers la carrière d’entrepreneur, pour
que ces dernières réalisent leurs objectifs, et pour y arriver elles doivent dépasser certaines
barrières que rencontrent-elles.

2. Les problèmes et les barrières rencontrés par les entrepreneures


Le statut social de la femme est à l’origine de discrimination sexuelle dans ses
relations avec les différents partenaires associés à son entreprise : fournisseurs, banquiers ou
clients, la femme souffre toujours de manque de crédibilité : « si les hommes doivent faire
face à des difficultés pour créer leur entreprise, les femmes ont à vaincre des barrières
externes tout à fait pratiques et des difficultés personnelles ». 23
Cependant, certains hommes ne prennent pas les femmes au sérieux. En conséquence,
ils considèrent les entreprises gérées par des femmes comme des passetemps ! De plus, il
arrive que les femmes soient gênées par des lois ou par des politiques institutionnelles qui
reflètent cette attitude.
Toutefois, le principal obstacle que les femmes entrepreneures rencontrent est le
manque d’accès aux prêts commerciaux venant des sources bancaires traditionnelles. La
femme qui veut lancer une entreprise réunit rarement les conditions exigées par une banque
commerciale. Cela ne fait qu’ajouter aux difficultés d’obtenir le financement nécessaire alors
que de nombreuses femmes gèrent les finances familiales et sont souvent des emprunteuses
responsables et prudentes.24
Il n’est pas rare dans le monde occidental qu’une femme qui veut devenir
entrepreneure, demandant des prêts pour fonder son entreprise, ait à subir l’humiliation d’être
obligée d’avoir son mari qui co-signe le contrat. Ces difficultés sont aggravées par une
absence d’accès à l’information, aux expertises techniques ou aux réseaux informels
d’information qui excluent les femmes et qui pourtant sont d’importantes sources d’aide et de
conseil pour les hommes.25

22
PATUREL, R, Op cit, page 109 et page 110.
23
Chamberlin Starcher Diane Op cit, Page 20 et 21.

25
JANSSEN F, « Entreprendre, une introduction à l’entrepreneuriat », édition de boeck, paris, 2009, page43 et page 44.

25
Chapitre I : Aperçu théorique sur l’entrepreneuriat.

Parmi les facteurs qui freinent l’activité entrepreneuriale on trouve :


1.1. L’environnement socioculturel
Il joue un rôle primordial dans l’émergence de comportements entrepreneuriaux. Dés
1930, Max Weber ne considérait que le système de valeur en place dans une société fût
fondamental pour expliquer le comportement des entrepreneurs.
Par ailleurs, les relations sociales, les croyances religieuses, notamment l’évolution
politique sont autant des facteurs qui conditionnent la démarche entrepreneuriale. Cette
influence du milieu socioculturel permet d’expliquer pourquoi certaines régions voient naître
plus de vocations entrepreneuriales que d’autres. Des contraintes religieuses, telles que
l’interdit du prêt à « usure » dans la religion islamique.

1.2. Le contexte familial


Ce contexte peut aussi avoir un impact sur les femmes, puisque ces dernières prennent
la responsabilité principale des enfants, de la maison et même de nombre âgé de la famille,
peu d’entre elles peuvent consacrés tout leurs temps et leurs énergie à leurs affaires.

1.3. Le niveau d’éducation


Le niveau d’éducation et l’expérience constituent ce qu’on pourrait appeler
« l’expertise » de l’entrepreneur. Celle-ci peut provenir des connaissances acquises dans le
cadre de ses études : le système scolaire et le type d’étude choisis peuvent contribuer à créer
et à développer des attitudes entrepreneuriales chez les jeunes étudiants, notamment en
présentant l’entrepreneuriat comme une possibilité de carrière, en proposants des rôles model
sous forme de témoignages d’entrepreneurs ou en développant les compétences outils pour
créer son entreprise.

1.4. L’expérience ou le milieu professionnel


Les femmes dont la principale occupation fût d’être ménagère sont handicapées par
leur manque d’expérience du management et de manque de connaissance élémentaire du
commerce. Beaucoup de femmes manque de confiance en elle, peut être à cause de leur
éducation qui tend à en faire des aides et non des chefs.
De plus, les femmes n’aiment pas en générale de prendre des risques. Bien que le
nombre de leurs entreprises offrent des occasions de croissance, il y a des femmes qui
préfèrent de garder leurs entreprises telles qu’elle est plutôt que de se risquer de les faire

26
Chapitre I : Aperçu théorique sur l’entrepreneuriat.

croitre. D’autres femmes décident de ne pas la développer même face à une forte demande car
elles n’acceptent pas de sacrifier leurs vies familiales.
2.5. D’autres facteurs
Nous pouvons constatés d’autres facteurs à savoir les facteurs environnementaux qui
peuvent influencent l’entrepreneuriat soit positivement ou négativement, ainsi une
intervention de l’Etat, une administration trop lourde, une fiscalité étouffante ou une
législation trop compliquée peuvent inhiber l’entrepreneuriat. (Julien et Marchesney 1996).
Mais malgré ces problèmes rencontrés par les entrepreneurs en général et par les femmes en
particulier, ces dernières jouent un rôle très important dans la croissance économique ce qui
les poussent à dépasser ces barrière afin de prouver leurs existences.

3. Impact économique des entrepreneurs


Les entrepreneurs, qu’ils soient hommes ou femmes, jouent un rôle vital dans la
création de richesses et d’emplois. Comme il le confirme BEHIDJ Kamel sur les femmes
surtout « un impact important sur l’économie par la création d’emplois, le nombre des PME à
créer et la capacité des femmes à les faire prospère »26
Face à une compétition mondiale, de grandes entreprises réduisent leur taille et se
réorganisent en licenciant de nombreux ouvriers à un rythme encore jamais vu. Il en résulte
un tel pourcentage de chômage qu’il en devient un problème politique, social et économique.
C’est pourtant dans cet environnement économique instable que des entreprises dynamiques
deviennent créatrices d’emploi. Les entreprises de moins de vingt employés créent un quart de
tous les emplois et un nombre croissant de ces petites entreprises sont dirigées par des
femmes.
Il est évident que les femmes chefs d’entreprise peuvent jouent beaucoup plus
important de la croissance économique d’une région. Certains économistes tels que Ahl
(2002), Orhan (2003), Verheul (2005) ont démontrés combien l’entrepreneuriat féminin
constitue un moteur pour un pays ou pour un territoire.27
Les femmes entrepreneures contribuent au développement économique en créant non
seulement des emplois mais aussi des richesses. La création d’entreprises par des hommes ou
par des femmes varie d’un pays à l’autre, vers les années 90, les femmes de l’ex-Allemagne
de l’Est ont créé un tiers des nouvelles entreprises, générant 1 million d’emplois nouveaux et

26
BEHIDJ K, « entrepreneuriat féminin comme facteur de réduction d’inégalité des Genres en Algérie : Enjeux et perspectives, colloque
international sur l’émergence des femmes dans le monde de l’entrepreneur en Algérie : opportunités, contraintes et perspectives », Hôtel
Hilan, Alger le 31/03/2008.
27
Rennaud R-C, « pour une approche générée de l’entrepreneuriat », Académie de l’entrepreneuriat, février 2006, réseau de recherche
Genre et entrepreneuriat.

27
Chapitre I : Aperçu théorique sur l’entrepreneuriat.

contribuant de 15 milliards de dollars au PNB. Au Maghreb, en additionnant le Maroc,


l’Algérie et la Tunisie, une entreprise sur dix est créée par une femme.28
Les entrepreneurs sont des innovateurs et l’innovation stimule la croissance
économique en général. De petites villes qui dépendaient d’une seule grande usine
comprennent aujourd’hui la sagesse qu’il y a à attirer de petites entreprises dynamiques. La
diversité qui en résulte contribue à la stabilité et à la souplesse de l’économie locale.

Conclusion
L’entrepreneur a un rôle particulier et indispensable dans l’évolution du système
économique, il est très souvent à l’origine des innovations de rupture, il crée des entreprises,
d’emplois et il participe au renouvellement et à la restructure du tissu économique où
l’entrepreneur est l’innovateur qui apporte de la destruction créatrice.
Dans le processus entrepreneurial, les femmes entrepreneures ont prouvé leurs
attitudes à diriger et ont démontré leurs capacités dans le domaine des affaires.
Pour les femmes entrepreneures du monde développé sont devenu des acteurs importants dans
la création d’entreprises, de l’emploi et de la richesse. Tandis que dans le monde en
développement, elles sont considérées comme le meilleur espoir pour faire sortir leurs
familles et leurs villages de la pauvreté.
Malgré la présence de diverses barrières qui s’écoulent leurs apprentissages, ces
dernières sont toujours vis-à-vis de ces contraintes en développement de leurs compétences et
inscrire dans les différentes formations qu’elles lui permettre d’apprendre afin de s’éprouvé
devant son homologue masculin.

28
OCDE et la commission de la communié européen, «l’irrésistible montée des femmes entrepreneurs », dans innovation et emploi, n° 14,
décembre 1993, page 3.

28
Chapitre II

Les différentes sources de


financement destinées aux
jeunes créateurs
d’entreprises en Algérie
Chapitre II : les différentes sources de financements destinées aux jeunes créateurs d’entreprises en Algérie.

Introduction

L’économie algérienne est dominée par ses ressources rentières en matière de


l’hydrocarbure qui présente environ 90٪ dans la totalité de la balance des paiements et 60%
des recettes budgétaires. A cet effet, pour se mettre au chemin de développement vis à vis
des pays occidentaux, il faut adopter une économie diversifiée dans le but de soutenir les
jeunes entrepreneurs créateurs des micro entreprises ou des PME qui occupe une place
prépondérante non seulement dans l’économie algérienne, mais dans le monde entier en
raison de son importance dans la réalisation de la valeur ajoutée dans une économie
quelconque ainsi de remédier aux problèmes sociaux tel que le chômage.

En effet, Certains obstacles en matière de financement sont édictés surtout au


démarrage de leurs projets de création. Le financement d’une entreprise émergente constitue
un élément clés de son succès. Après avoir exploité ses sources internes qui ne répondent plus
a leurs attentes, l’entreprise fait un recoure aux autres sources externes soit par emprunt
auprès des établissements financiers soit auprès des grandes entreprises afin de répondre à
leurs besoins de financement.

Les micro entreprises (start-up) créées par les jeunes entrepreneurs ne remplissent pas
certaines caractéristiques ou certaines conditions pour le prêt bancaire classique. A cet effet,
les pouvoirs publics mettent pour ce genre d’entreprises de nouvelles sources qui se
présentent par les différents dispositifs publics.

A cet effet, ce chapitre examinera les concepts clés liés au financement d’une
entreprise naissante qui se fait par l’autofinancement, prêts bancaires…etc. Et nouvellement
par l’intervention des aides étatiques mises en place par les pouvoirs publics.

Section01 : La part de l’entrepreneuriat en Algérie et les différents modes de


financement

Plusieurs études, réalisées aussi bien par la communauté scientifique que par les
agences gouvernementales pour leurs propres besoins où ils ont montré les différents
obstacles ou freins rencontrés par les entreprises dans le processus d’innovation que se soit
dans les produits ou bien dans les équipements, ces obstacles empêchent la réalisation de leurs
projets.

30
Chapitre II : les différentes sources de financements destinées aux jeunes créateurs d’entreprises en Algérie.

En premier constat, on trouve le manque de ressources financières au niveau interne,


ce dernier est présenté par une étude réalisé par OSEO en 2006 1 , où il affirme que les
dépenses spécifiquement engagées par les PME pour les activités d’innovation représentent
plus de 5٪de leur chiffre d’affaire (2,5% pour les PME industrielles, 3,9 % pour les PME de
service dont 5,4% pour les plus petites entreprises de service), ces dépenses concernent
surtout les dépenses de Recherche et Développement, la formation du personnel et les coûts
liés à la préparation, à la production et la mise en marché de l’innovation.

A ce constat, une entreprise innovante doit disposer d’un coussin de sécurité financière
bien structuré afin de répondre à ses besoins cité ci-dessus, car le recoure aux sources externes
que se soit auprès de secteur bancaire ou sur le marché financier présente une certaine
difficulté aux entreprises nouvellement créées vis- à vis des conditions à remplir.

1. Le contexte et les dynamiques entrepreneurials en Algérie

Durant les années 1990, l’Algérie a connu un changement économique important en


passant d’une économie socialiste à une phase de transition vers l’économie de marché et a
engagé un certains nombre de réformes économiques qui s’est caractérisé par « un mécanisme
de gestion et de coordination de type planifié et la propriété publique sur la production et de
distribution ».2Ainsi que par un monopole exercé par les entreprises publiques dans le secteur
de l’industrie sans oublier que ce changement introduit est basé sur la libéralisation des
marchés. Vu le rôle que les PME/PMI jouent dans le développement dans la croissance
économique, des initiatives ou des mesures ont été prises pour encourager leur extension
notamment par le biais de la loi d’orientation sur la promotion des PME en 2001.

Par ailleurs, l’Etat donne une forte impulsion politique non seulement par la création
d’un ministère délégué et une agence nationale pour la promotion des PME, mais aussi par
des fonds de caution et de promotion.

Les entrepreneurs algériens proviennent essentiellement du secteur privé. Le tableau


qui vient juste après nous montre qu’une majorité des entrepreneurs naissants travaillent dans
des PME moyenne (45 ٪), environ 20٪ travaillent dans des petites ou grandes entreprises et
30٪ dans des TPE tout en cherchant activement a crée une entreprise.

1
JANSSEN F, op cit, page 44.
2
, BOUKHARI M, Rôle de l’État vis-à-vis des TPE/PME dans un pays nouvellement adhérent à l’économie de marché : cas de l’Algérie, «
La vulnérabilité des TPE et des PME dans un environnement mondialisé », 11ème Journées scientifiques du Réseau Entrepreneuriat,
27, 28 et 29 mai 2009, INRPME, Trois-Rivières, Canada, 2009.

31
Chapitre II : les différentes sources de financements destinées aux jeunes créateurs d’entreprises en Algérie.

Tableau n°01 : Provenance des entrepreneurs en Algérie

Secteur public Micro entreprise petite entreprise Moyen Grande


privée privée (10-49 entreprise privée entreprise privée
(<10salariés) salariés) (50-249 salariés) 250 salariés et
plus
11,2٪ 27,9٪ 22,4٪ 45,1٪ 19,5٪

Source : Extrait du rapport GEM 2009, P22.

Ce tableau montre que les employés du secteur privé sont plus susceptibles d’être
impliquer dans les activités entrepreneuriales que les employés du secteur public, cela
s’explique par la motivation première des entrepreneurs dans la mesure où une majorité
d’entre eux sont motivés par l’opportunité plutôt que par la nécessité (rapport GEM 2009).

2. Le financement des entreprises

Tout comme au moment de la création d’une entreprise, le business plan est le


document indispensable pour orienter les actions de financement de celle-ci. A cet effet,
plusieurs sources de financement s’offrent aux entrepreneurs afin d’assurer la réussite et le
succès de leurs projets.

A l’évidence, pour rassembler un capital personnel, le promoteur qui sait utiliser toute
les ressources de son environnement : la famille, les amis, les relations, disposer d’un
avantage certain. Ce dernier lui est utile pour tout : non seulement pour obtenir un peu de
financement, mais aussi pour trouver des marchés, passer des alliances…etc.

La faisabilité d’un projet de création d’entreprise provient de sa capacité à créer de la


valeur au regard de la rentabilité des investissements réalisés. Le financement du projet peut
provenir de plusieurs acteurs et plusieurs sources (fonds propre, capital risque, banques,…).
A cet effet, le jeune promoteur peut recourir aux différentes sources de financement à savoir :

32
Chapitre II : les différentes sources de financements destinées aux jeunes créateurs d’entreprises en Algérie.

2.1. L’autofinancement

Les entreprises privilégient une forte autonomie financière obtenue à partir des
capitaux mis en réserve, pour financer les dépenses anticipées d’investissement et
d’exploitation qui s’y réfèrent. L’indépendance y est essentielle car la préservation de
patrimoine économique confondue parfois avec la préservation familiale crée une hiérarchie
des sources de financement.

De fait, les entrepreneurs préfèrent généralement financer leurs Projets de manière à


minimiser les effets de contrôle externe et de réduction du capital. Donc, ils préfèrent
d’utiliser d’abord leurs ressources internes (autofinancement) que se soit leurs épargne
personnel ou l’aide de leurs proches, avant de recourir à l’endettement bancaire tandis que
l’ouverture de capital à des investisseurs externes constitue une mesure de dernier recours.

2.2. L’endettement bancaire


Si les fonds internes illustrés par le patrimoine familial ne suffisent pas, les PME se
trouvent en priorité vers l’endettement bancaire.
Le financement externe est une solution de deuxième ordre auquel l’entreprise recoure
lorsque ses capitaux mis en réserve ne suffisent pas à financer des projets d’investissement
non anticipés. D’autant plus qu’elles se trouvent confrontés à l’obstacle de l’accès au
financement externe, compte tenu des disponibilités financières limitées pour financer les
efforts de recherche et développement ou les investissements liés à l’innovation. La question
de l’accès au crédit des PME est régulièrement reprise comme une difficulté spécifique qui
entrave le créateur d’entreprise.
La banque est un partenaire essentiel de l’entreprise, elle intervient à tout moments,
depuis la création jusqu’au financement des investissements importants, en passant par les
facilités de trésorerie. Marchesnay et Fourcade (1997) soulignent que « avant de financer un
projet d’investissement, les banques ne s’engageront qu’après l’étude de la rentabilité du
dossier et du niveau d’endettement de l’entreprise. L’existence de fonds propres suffisants
conditionne l’octroi d’un prêt et les conditions dans lesquelles il est accordé (taux d’intérêt,
sécurité prise…) ».3
Le crédit au PME est un acte d’investissement à risques contre lesquels la banque doit
se prémunir, en facilitant la prévision de défaillance des entreprises basées sur des critères
d’appréciation de la solvabilité à pouvoir décisionnel élevé. Les méthodes d'analyse de risque

3
M-Marchesnay, Op cit, Page 103 .

33
Chapitre II : les différentes sources de financements destinées aux jeunes créateurs d’entreprises en Algérie.

utilisées par les banques sont toutefois souvent rigides et reposent sur des informations
standardisées telles que des grilles de "scoring" qui permettre de probabiliser le risque.
Son accord est déterminé par une relation partenariale susceptible de résoudre le problème
d’opacité informationnelle qui le caractérise. Cette manière d’agir facilite la collecte des
informations propres à la configuration de l’entreprise, nécessaires pour la prise de décision
bancaire. Dans cette négociation commerciale, la position des PME n’est pas toujours très
favorable. Evans et Jovanovic (1989) affirment que les contraintes de financement sont plus
grandes pour les entreprises de petite dimension. Stigliz et Weiss (1981) soulignent aussi
l’existence d’une corrélation entre le rationnement du crédit et la taille de l’entreprise.

3.2. L’ouverture du capital


Le recours à l'ouverture du capital demeure l'exception dans le classement. Ce
classement obéit à des considérations liées à des disparités fiscales existantes entre la taxation
des dividendes et des gains en capital au niveau de l’actionnaire ou encore à la possibilité de
la réduction des charges fiscales de la base imposable, soit à l’introduction explicite des coûts
de faillites au niveau de l’entreprise.
On peut aussi citer le coût de contrôle de l’entreprise pour expliquer une prime
supplémentaire au financement par émission d’actions nouvelles (Mulkay et al1 995). Cette
classification ou hiérarchie des sources de financement auxquelles recourent prioritairement
les dirigeants est confirmée par une étude portant sur les entreprises moyennes belges réalisée
en 1994 (Wtterwulghe et Al.).4

4
BOUKROUS Dj, « Les circuits de financement des PME en Algérie : Etude d’un crédit bancaire »,
Mémoire de Magister en sciences économiques, Université d’Oran, juin 2008.

34
Chapitre II : les différentes sources de financements destinées aux jeunes créateurs d’entreprises en Algérie.

Schéma n°02 : Structure hiérarchisée du financement

10%

Autofinancement
30% Endettement

60% Ouverture du capital

Source : « Les PME et les conditions bancaires » 1989. Revue d’Economie Financière.

D’après le schéma ci-dessus, on constate que la grande majorité des PME vont
privilégier l’autofinancement (60%).Toutefois, si les fonds internes illustrés par le patrimoine
familiale ne suffisent pas, ces dernières recourent en priorité vers l’endettement bancaire
(30%) avant de recourir à l’ouverture de capital (10%).

3. Les déterminants des sources de financement de la PME en Algérie


La PME en Algérie évolue dans un environnement particulièrement instable
notamment à cause d’une transition inachevée et d’une volonté irréversible d’intégration à
l’économie mondiale. L’économie algérienne est confrontée à plusieurs perspectives dont
l’objectif est d’assurer une trajectoire d’un fort taux de croissance dans un contexte de
mondialisation en assurant des financements alternatifs. Il s’agit d’amener les entreprises à
des niveaux de croissance plus significatifs de leur activité par l’amélioration de la
compétitivité et la conquête des marchés intérieurs et extérieurs. Pour que les PME privées
aboutissent à la satisfaction de leurs besoins de développement et de croissance elles doivent
recourir au financement externe afin de compenser le manque d’intermédiation financière.
Les PME du secteur public ne représentent qu’une minorité dans la sphère des petites
et moyennes entreprises (2% du total). Cette diminution revient essentiellement au

35
Chapitre II : les différentes sources de financements destinées aux jeunes créateurs d’entreprises en Algérie.

phénomène de privatisation des entreprises publiques dont La concentration de celles-ci se


remarque dans la région du nord du pays avec 186 711 PME, ce qui présente un taux de 60,3
% du nombre total des PME qui est de 309 578 PME. Ainsi que un autre phénomène révélé
un grand déséquilibre entre le poids numérique des PME et sa participation très restreinte
dans la création de richesses (1.3% au PIB). Cette situation est due à plusieurs facteurs, parmi
lesquels la contrainte financière qui pèse sur le développement de la PME, sa position
concurrentielle et sa structure financière.5

Section02 : les différents dispositifs d’appui et d’accompagnement à la création


d’entreprises.
Dans la démarche de lutter contre le chômage par la promotion de la petite entreprise
privée, l’Etat algérien a mis en place trois dispositifs d’appui et d’accompagnement à la
création de petites entreprises. Ces derniers varient en termes de montant de crédit, de la
population ciblée et l’objectif social visé par l’Etat, mais fonctionnent tous selon le même
type d’organisation. 6
Ils comportent un accompagnement de l’entrepreneur, un prêt à taux bonifié et les
exonérations fiscales et parafiscales notamment en faveur de créateurs d’entreprises. Sauf cas
particulier, le prêt consenti dans le cadre de ces dispositifs est octroyé et décaissé par le
secteur bancaire public, sous convention de partenariat avec chacun des dispositifs, le risque
de crédit des banques est minimisé au moyen de fonds de garantie alimenté par le trésor
public. Parmi ces agences, nous pouvons citer

1. La Caisse Nationale d’Assurance Chômage (CNAC)


En mai 1994, le décret législatif institué l’assurance chômage en faveur des Salariées
susceptible de perdre leur emploi de façon involontaire pour des raisons économiques. Cette
décision est suivie le 06 juillet de la même année par le décret exécutif 94-188 qui donne le
jour à la CNAC.
La fonction centrale d’assurance de la CNAC est la participation au développement de
la création d’activités au profit des chômeurs dont elle a la charge. Exercée en relation avec
des institutions financières et le fond national de promotion de l’emploi, cette participation
englobe le financement des études sur les formes atypique de travail et de rémunération ou sur

5
BENBAYE H, colloque, « Le développement des sources de financement des PME en Algérie :
Émergence de la finance islamique » université d’’Oran. Page 5
6
L’ANGEM et l’ANSEJ visent directement à la création d’entreprises et à la promotion de l’entrepreneuriat, la CNAC vise à la réinsertion
dans le monde de travail.

36
Chapitre II : les différentes sources de financements destinées aux jeunes créateurs d’entreprises en Algérie.

la création d’activités nouvelles, l’identification de créneaux d’emploi et l’aide aux


entreprises en difficulté pour la préservation de l’emploi.
Par ailleurs, le législateur a traduit une volonté marquée d’inscrire l’action de la
CNAC dans une démarche globale et évolutive. Ce but se confirmera d’ailleurs dans le décret
exécutif de 10 février 1999 adopté en compliment du premier. D’autres cadres d’initiatives
sont ouvert à travers :
 La participation au financement des actions entrant dans le cadre de micro crédit, à travers
notamment des contributions financières au fond de garantie des risques découlant des micros
crédit.
 La possibilité de participer au financement de création d’activités par les chômeurs éligible
à l’assurance-chômage, soit par des apports de crédit, soit une participation à un montage des
crédits spécifiques avec des institutions financières.
Le CNAC à un rôle dynamique qui lui permet a partir de ces ouvertures législatives de
remédier aux différentes contraintes induite par l’émergence d’un régime d’assurance-
chômage dans un environnement qui n’était pas favorable, particulièrement de point de vue de
la rigidité des relations de travail. En décembre 2005, le CNAC dispose de deux centres
spécialisés.

 Le Centre de Recherche d’Emploi (CRE)


Le CRE est un programme de groupe composé de 12 à 15 participants, qui se
rencontrent quotidiennement pendant trois semaines sous la direction d’un animateur
compétant. Son but est de rendre le chercheur d’emploi autonome dans sa démarche de
réinsertion professionnelle.
Il est généralement destiner à toute personne qui ne possède pas les moyens de
recherche d’emploi, les compétences et /ou la confiance en soi, ainsi aux personnes désirant
retrouver un emploi et tout prestataire de la CNAC ayant perdus leur emploi de façon
involontaire.

 Le Centre d’Aide au Travail Indépendant (CATI)


Il est réservé aux porteurs de projets désireux de bénéficier d’un accompagnement
dans leur démarche de création d’entreprise. Cette accompagnement se présente par une
équipe de conseillers charger de :
 Informer le candidat-créateur sur les différentes étapes de la création d’entreprise ;

37
Chapitre II : les différentes sources de financements destinées aux jeunes créateurs d’entreprises en Algérie.

 Orienter le candidat-créateur pour lui permettre une prise de décision éclairée sur des
options fondamentales relative à son projet ;
 Former le candidat-créateur pour acquérir des connaissances fondamentales relatives à
son projet ;
 suivre le candidat-créateur pour éviter les déviations qui pourraient interrompre son
processus de création.

1.1. Le contenu du dispositif CNAC


Ce dispositif destiné aux chômeurs promoteurs âgés de 35 à 50 ans est mis en place à
travers plusieurs textes de lois et décrets :
- Article 52 de la loi n° 03-22 décembre 2003 portant loi de finance 2003 portant loi de
finance 2004 ;
- Article 54 de la loi n° 04-21 décembre 2004 portant loi de finance 2003 portant loi de
finance 2005 ;
- Décret exécutif n° 04-01 du 3 janvier 2004 complétant le décret exécutif n° 94-188 du 6
juillet 1994 portant le statut de la CNAC ;
- Décret exécutif n° 04-02 du 3 janvier 2004 fixant les conditions et les niveaux des aides
accordés aux chômeurs-promoteurs âgés de 35 à 50 ans ;
- Décret exécutif n° 04-02 du 3 janvier 2004 portant création et fixant les statuts de fond de
caution mutuelle des risques crédits des investissements des chômeurs-promoteurs âgés de 35
à 50 ans ;
Ce dispositif prend en charge les personnes répondant aux conditions d’accès ci-après :
 Etre âgés de 35 à 50 ;
 Résider en Algérie ;
 Ne pas avoir occupé un emploi rémunéré au moment de la demande ;
 Etre inscrit auprès des services de l’agence nationale de l’emploi (ANEM) depuis 06 mois
comme demandeurs d’emploi ou être allocataire de la CNAC ;
 Disposer d’une qualification professionnelle et/ou posséder un savoir faire en rapport avec
l’activité projetée ;
 Pouvoir mobiliser des capacités financières suffisantes pour participer au financement de
son projet ;
 Ne pas avoir exercé une activité pour son propre compte depuis au moins 12 mois ;
 Ne pas avoir bénéficié d’une mesure d’aide au titre de la création d’activité.
Les chômeurs-promoteurs doivent justifier d’un savoir faire sur une activité exercé.
38
Chapitre II : les différentes sources de financements destinées aux jeunes créateurs d’entreprises en Algérie.

1.2. La structure du montage financier


Le financement du projet est constitué de :
- l’apport personnel du chômeur-promoteur
- le prêt non rémunéré de CNAC le montant varie selon le niveau d’investissement
- le crédit bancaire dont une partie des intérêts est bonifié par la CNAC, garanti par le FCMG
à hauteur de 70%.7
Le financement est structuré en deux niveaux différents selon le seuil de l’investissement :
Niveau 1 : dont le cout d’investissement doit être inférieur ou égal à 2 millions de DA repartis
en trois tranche : 5% comme apport personnel, 25% un prêt non rémunéré et 70% de crédit
bancaire.
Niveau 2 : le cout de l’investissement varie de 2 millions de DA repartis en 70% est un prêt
bancaire, l’apport personnel diffère selon la localisation 8% en zones spécifiques et 10% pour
les autres zones. De même pour le prêt non rémunéré de la CNAC avec 22% pour les zones
spécifiques et 20% pour les autres zones.
IL faut signaler que les fonds propres sont apportés en nature et en numéraire, le
PNR(le prêt non rémunéré) n’est accordé qu’une seul fois, au moment du lancement du projet.
La décision d’octroi de projet relève de la banque ou de l établissement financier qui dispose
d’un délai de trois mois à compter de la date de dépôt du dossier de crédit auprès de leurs
services pour se prononcer. Les prêts bancaires obtenus sont éligibles à la bonification en
faveur des chômeurs-promoteurs.
En outre, les bénéficiers du crédit ne supportent que le différentiel non bonifié du taux
d intérêt, le promoteur puisse bénéficier d’autres avantages notamment fiscaux :
- Une franchise de TVA sur les équipements à acquérir ;
- Bénéfice du taux d intérêt réduit de droit de douane ;
- Bénéfice du taux réduit des droits de mutation.

2. Le dispositif micro entreprise de l’ANSEJ : l’Agence Nationale de Soutien à l’Emploi


des Jeunes
Mise en place en 1997 après l’échec du dispositif d’insertion professionnel de jeunes,
et cela en application des dispositions de l’article de l’ordonnance n° 94-14 du 24 juin 1996.
Cette agence intervient pour le soutien à la création et le financement de micro entreprise par
des jeunes (19 et 35), pour des montants d’investissement peuvent atteindre 10 millions DA,

7
FCMG est crée dans le but de faciliter l’accès aux crédits bancaires, il couvre les pertes subies par les banques du fait de l’insolvabilité des
emprunteurs adhérents.

39
Chapitre II : les différentes sources de financements destinées aux jeunes créateurs d’entreprises en Algérie.

l’objectif de l’ANSEJ est de favoriser la création des activités des biens et services par les
jeunes promoteurs et d’encourager toute forme d’actions et de mesures tendant à promouvoir
l’emploi des jeunes.
Il est devenu opérationnel depuis le deuxième semestre 1997, il est une des solutions
appropriées au traitement de la question du chômage durant cette phase de transition vers
l’économie de marché.
Elle est doté de deux agences délibérants :
• Un conseil d’orientation composé de 18 membres dont deux issus de mouvement
associatif
• Un comité de surveillance composé de trois membres désignés par le conseil
d’orientation.
Elle dispose d’un réseau de 53 antennes à travers tout le territoire national.
A la fin du mois d’aout 2011, l’ANSEJ a reçu 165 258 dossiers de candidature pour la
création de PME par le biais du dispositif ANSEJ. Le nombre de projets financés est en
constante évolution, passant de 8500 dossiers lors de sa création, à 20 848 en 2009, à 22 641
en 2010 pour un nombre total de 61 118 PME financées, qui ont permis la création de 72 942
emplois directs (Maghreb Emergent, édition du 14 septembre 2011).

2.1. Les caractéristiques de l’ANSEJ8


Le dispositif de création de micro entreprise présente trois caractéristiques qui sont :
la simplicité, la transparence et la souplesse.

 La simplicité
Les dossiers d’investissement présentés à l’ANSEJ par des jeunes promoteurs ne sont
pas soumis à des assistantes spécialisées telle que le comité technique et autres commissions
de sélection.
L’attestation d’éligibilité au dispositif est délivrée par les services de l’ANSEJ sur la base
d’une étude de faisabilité de projet et après un entretient d’orientation avec le chargé d’études
de l’agence qui vérifie également les critères réglementaire d’éligibilité des jeunes
promoteurs.

8
BELLAL M, « l’économie solidaire : enjeux et perspectives », communication sur la micro entreprise : le processus de mise en ouvre de
dispositif et de développement du concept, Alger, [Link] 20

40
Chapitre II : les différentes sources de financements destinées aux jeunes créateurs d’entreprises en Algérie.

 La transparence
Les critères d’éligibilité au dispositif sont clairement énoncés dans les textes
réglementaires :
- L’âge de promoteur : le promoteur doit être âgé entre 19 et 35 ans, l’âge de gérant peut
aller jusqu’ à 40 ans à condition que le projet génère au moins trois emplois permanant ;
- La situation de chômage : les promoteurs doivent être en situation de chômage au
moment de dépôt de leurs dossiers ;
- Qualification : les promoteurs doivent disposer de qualification en rapport avec l’activité
projetée.
 La souplesse
La création d’entreprise est loin d’être une science exacte, le chargé d’études de
l’agence à pour objectif d’aider les jeunes promoteurs à configurer leurs projets. De plus, le
dispositif ANSEJ offre aux jeunes créateurs de micro entreprise des avantages fiscaux et
parafiscaux qui sont essentiellement :
- La franchise de la TVA pour l’acquisition des biens d’équipement en phase de création
de projet.
- L’exonération totale d’impôts pendant trois premières années de mise en exploitation du
projet.

2.2. Les missions du dispositif ANSEJ


Le but de l’ANSEJ est de crée des entreprises qui sont économiquement valables et
socialement utiles, en d’autres termes, des entreprises rentables. Dans ce cadre l’agence a été
chargée de :
• Conseiller et assister le promoteur dans les différentes phases du projet d’investissement ;
• Informer l’investisseur sur les lois (de nature économique, technique et réglementaire)
relative à l’exercice de son activité ;
• Assurer le suivi de micro entreprises pendant le montage financier et après le démarrage
de l’activité ;
• Gérer conformément à la législation et à la réglementation, en vigueur, les dotations du
fond national de soutient à l’emploi des jeunes, notamment les aides et les bonifications des
taux d’intérêts, dans la limite des enveloppes mises à disposition par le ministre de l’emploi ;

41
Chapitre II : les différentes sources de financements destinées aux jeunes créateurs d’entreprises en Algérie.

• Notifier aux jeunes promoteurs dont les projets sont éligibles aux crédits des banques et
établissements financiers, les différentes aides du fonds national de soutient à l’emploi des
jeunes, a travers des programmes de formation-emploi et de pré embauche.9

2.3. Les conditions d’éligibilité du dispositif ANSEJ


Pour être éligible au dispositif ANSEJ et pour bénéficier du fond national de soutien à
l’emploi des jeunes (ANSEJ), les jeunes promoteurs doivent remplir les conditions
cumulatives suivantes :
• Le jeune promoteur doit être âgé entre 19 et 35, l’âge limité est de 40 ans lorsque
l’investissement génère au moins trois emplois permanant ;
• Etre titulaire d’une qualification professionnelle et/ou possède un savoir faire reconnu ;
• Mobiliser un rapport personnel sous forme de fonds propres d’un niveau correspondant au
seuil minimum requis ;
• Le jeune promoteur ne doit pas occuper un emploi rémunéré au moment de l’introduction
de la demande de création du micro entreprise ;
• Tout promoteur à droit de bénéficier une seul fois aux avantages liées au dispositif
ANSEJ ;
• Le montant maximum de l’investissement est de 10.000.000 DA après les modifications
dans le cadre de la loi de finance 2004 (le seuil était de 4.000.000 DA avant la modification).
L’apport personnel que doit mobiliser le jeune promoteur dans le cadre de dispositif ANSEJ
dépend du montant de l’investissement, il est fixé selon les niveaux suivant :
Niveau 1 : lorsque le montant de l’investissement est inférieur ou égale à 2.000.000 DA,
l’apport de jeune promoteur est fixé à 5% du montant global de l’investissement.
Niveau 2 : l’apport de jeune promoteur est de 10% du montant global de l’investissent
lorsque celui-ci est supérieur à deux millions dinars et inférieur ou égale à dix millions de
dinars.
Lorsque les projets initiés dans le cadre de dispositif ANSEJ sont réalisées dans les
zones spécifiques, c'est-à-dire des régions à promouvoir, le seuil minimum de niveau 2
devient 8%.

9
Actes des assises nationales de la PME, rapport de ministère du petit moyen entrepris et de l’artisanat, Alger 2004.

42
Chapitre II : les différentes sources de financements destinées aux jeunes créateurs d’entreprises en Algérie.

2.4. Formes et structures de financement


Il existe trois formes de financement de l’investissement dans le cadre de la création
de micro entreprise au niveau du dispositif ANSEJ qui sont les suivantes :

 Le financement triangulaire (ANSEJ-banque-promoteur)


Ce financement est constitué de l’apport personnel de jeune promoteur qui varie selon le
niveau de l’investissement et de la localisation de l’activité, de crédit sans intérêt fournis par
l’ANSEJ par le biais de fond national de soutien à l’emploi de jeunes ANSEJ, et enfin du
crédit accordé par la banque dont une partie des intérêts est bonifiés par l’ANSEJ, ce crédit est
garantie par le fond de caution mutuelle de garantie (FCMG).

 Le financement mixte (ANSEJ-promoteur)


Il est basé sur un financement bilatéral dont le montant de l’investissement ayant
moins de deux millions dinars constitue d’un crédit sans intérêt accord é par l’ANSEJ qui est
en générale de 25% et l’apport personnel du promoteur qui est en générale de 75%. En effet,
pour le montant d’investissement ayant de deux millions jusqu'à dix millions de dinars
constitue d’un crédit sans intérêt qui est de 20% et l’apport personnel de promoteur qui est
80%.
 L’autofinancement
Dans ce type de financement, la totalité de financement du projet crée par le jeune
promoteur lui appartient entièrement.

2.5. La durée de remboursement du crédit bancaire


Elle est fixée de 3 à 5 ans, en fonction de la nature de projet et de sa rentabilité.
L’étude du dossier déterminera la capacité de remboursement du projet et la durée du crédit.
Notamment la banque pour faciliter le remboursement, elle accorde aux jeunes promoteurs
une durée qui varie entre une à deux années (ce que on appelle une période différée). Lorsque
cette période est fixée à plus d’une année, les intérêts intercalaires produit durant la période
sont capitalisés au crédit et répartis sur les échéances durant toute la durée de remboursement.

2.6. Les avantages fiscaux accordés


La micro entreprise créée dans le cadre du dispositif ANSEJ bénéficie des avantages
fiscaux et parafiscaux qui sont les suivants :

43
Chapitre II : les différentes sources de financements destinées aux jeunes créateurs d’entreprises en Algérie.

 En phase de création du projet


- Franchise de la TVA pour l’acquisition de biens d’équipements entrant directement
dans la réalisation de l’investissement.
- Application d’un taux de 5% en matière des droits de douane pour les biens
d’équipements importés entrant directement dans la réalisation de l’investissement.
- Exemption des droits de mutation de 8% sur les acquisitions immobilières.
- Exonération de la taxe financière sur les constructions et addition de construction.

 En phase d’exploitation de projet (pour une période de 3 ans à partir du démarrage


de l’activité surtout pour les zones spécifiques).
- Exonération totale de l’IBS et de l’IRG
- Admission au bénéfice d’un taux réduit des cotisations patronales de 7% au titre des
rémunérations versés aux salaires de la micro entreprise.

3. le dispositif ANGEM (Agence Nationale de Gestion du Micro Crédit)


3.1. Aperçu historique
Il a été lancé pour la première fois en Algérie en 1999, le micro-crédit a permis la
création de plus de 150.000 activités dans différents secteurs. II n’a pas connu, dans sa
formule initiale, le succès souhaité par les pouvoirs publics en raison d’un manque
d’accompagnement dans les phases de maturation et de suivi dans la réalisation des projets.
Ce constat a été relevé lors du séminaire international organisé en décembre 2002 sur
«l’expérience du micro crédit en Algérie». Les recommandations faites lors de ce
regroupement d’experts de la micro-finance ont conduit à la création d’une institution
spécialisée dénommée «Agence Nationale de Gestion du Micro-crédit», créée par le décret
exécutif No 04-14 du 22 janvier 2004.10

3.2. Organisation et objectif


L’agence est dotée d’une structure dénommée « Fonds de Garanties Mutuelle des
Micro-crédits » (FGMMC), qui a pour missions de garantir les micro-crédits accordés, par les
banques et établissements financiers adhérents au fonds, au promoteur ayant obtenus une
notification des aides de l’agence.

10
Document : prêts sans intérêts octroyées par l’ANGEM.

44
Chapitre II : les différentes sources de financements destinées aux jeunes créateurs d’entreprises en Algérie.

Pour assurer les missions qui lui sont confiées, l’agence à adopté un modèle
d’organisation décentralisée : 49 antennes de Wilayas couvrant l’ensemble du territoire du
pays, soutenus des cellules d’accompagnement au niveau de chaque daïra. Ce fonds est
représenté au niveau de chaque antenne de wilaya, par un cadre chargé d’études.
L’agence de gestion de micro-crédit est conventionnée avec cinq banques nationales la BDL,
la BADR, la BNA, la BEA et le CPA.

Ce dispositif a pour objectif :

- La lutte contre le chômage et la précarité dans les zones urbaines et rurale, en


favorisant l’auto-empli, le travail à domicile et les activités artisanales et du métier, en
particulier chez la population féminine ;
- La stabilisation des populations rurales dans leurs zones d’origine, par l’émergence
d’activité économique, culturelle, de production des biens et services, génératrice de
revenu ;
- Le développement de l’esprit d’entrepreneuriat qui aide à l’intégration sociale et à
l’épanouissement individuel des personnes.

3.3. Les missions de l’ ANGEM


Il a pour mission de :
- Gérer le dispositif du micro-crédit, conformément à la législation et la réglementation
en vigueur ;
- Soutenir, conseiller et accompagner les bénéficiaires du micro-crédit dans la mise en
ouvre de leurs activités ;
- Notifier aux bénéficiaires, dont les projets sont éligibles au dispositif, les différentes
aides qui leur sont accordées ;
- Assurer le suivi des activités réalisées par les bénéficiaires en veillant au respect des
clauses des cahiers des charges qui les lient à l’agence ;
- Assurer les bénéficiaires du micro-crédit, en cas de besoin, auprès des institutions et
organismes concernés par la mise en ouvre de leurs projets.

45
Chapitre II : les différentes sources de financements destinées aux jeunes créateurs d’entreprises en Algérie.

3.4. Les conditions d’éligibilité au micro crédit11


- Etre âgé de 18ans et plus ;
- Etre sans revenus ou disposant de petits revenus instables et irréguliers ;
- Avoir une résidence fixe ;
- Disposer d’une qualification matérialisée par un diplôme ou par un titre équivalent
reconnu, ou bien posséder un savoir faire prouvé, en relation avec l’activité projetée ;
- Mobiliser un apport personnel de 1% du coût global de l’activité, au titre de
l’acquisition de petits matériels et matières premières de démarrage de l’activité ;
- Cotiser au FGMMC, dans le cas ou le promoteur sollicite un crédit bancaire ;
- S’engager à rembourser le montant du prêt à la banque, selon un échéancier arrêté ;
- S’engager à rembourser à l’ANGEM, le montant du PNR, selon un échéancier arrêté.

3.5. Les formes de financements accordés par l’ANGEM


Il existe deux types de financement à savoir:

3.5.1. Le financement triangulaire


Ce type de financement est destiné à la création d’activité, par l’acquisition de petits
matériels, matières premières de démarrage et le paiement des frais nécessaire au lancement
de l’activité. Avec un montant qui ne dépasse pas un 1.000.000 DA. Son délai de
remboursement peut aller jusqu’ au 8 ans avec un différé de 3 ans ;
On distingue trois types d’intervenant et la part de chacun d’eux est représentée par le
graphe ci-dessous :

11
[Link] consulté le 23 mars 2015.
46
Chapitre II : les différentes sources de financements destinées aux jeunes créateurs d’entreprises en Algérie.

Schéma n° 03 : financement triangulaire

financement triangulaire (le cout


de projet ne saurait dépasser
1.000.000 DA)
1%

29% crédit bancaire sans


intérêt
prêt non rémunéré
70%
apport personnel

Source : Document interne de l’ANGEM 2015(Tizi-Ouzou).

Ce schéma représente un secteur qui est composé de trois intervenants (banque,


ANGEM et promoteur) dans le cadre de financement triangulaire (le cout de projet ne dépasse
pas 1 000 000 DA), où chaque intervenants représente une part :
Pour la banque : un crédit bancaire sans intérêt qui est estimé de 70% ;
Pour l’ANGEM : un PNR de 29% ;
Pour le promoteur : un apport personnel de 1%.

Ce type de financement exige des garanties qui sont :


- Le fond de garantie mutuelle du micro crédit accordés par l’ANGEM en faveur des
banques ;
- Le promoteur doit disposer d’un certificat de subrogation accordée par l’agence
d’assurance.

47
Chapitre II : les différentes sources de financements destinées aux jeunes créateurs d’entreprises en Algérie.

3.5.2. Achat de matière première (prêt non rémunéré)


Ce type de financement est subdivisé en deux niveaux :
Niveau 1 : le montant ne dépasse pas 100.000 DA, il est généralement destiné aux femmes et
pour avoir accès à ce type de financement il faut respecter certains conditions, avoir une carte
d’artisan, un registre de commerce.
Niveau 2 : les couts des matières premières ne dépasse pas 40.000 DA. Le bénéficière doit
avoir une carte d’identité, une résidence.
Le délai de remboursement de ces deux niveaux peut aller jusqu’à 36 mois.

Conclusion
L’analyse de la structure de financement des PME par l’accompagnement de différents
dispositifs et des banques dans le cadre de l’accompagnement financier fait ressortir des
conclusions importantes.
Concernant l’accompagnement des dispositifs mises en place par les pouvoirs publics
s’avère efficaces dans la mesure où ces dernies prennent en considération certaines difficultés
spécifique surtout aux femmes notamment les lacunes administratives et les relations avec
l’entourage professionnel (secteur d’activité, concurrence, etc.).
Pour ce qui est du rôle des banques dans l’accompagnement à la création des TPE
féminine, les banques Algériennes souffrant de certaines frilosités envers les crédits aux
petites entreprises qui sont assez souvent privées de garantie pour la couverture du risque
crédit, malgré que l’Etats a mis en place un fond de garantie de risque crédit qui couvre 70%
de total de crédit. Cette réticence des banques est un problème partagé par les hommes et les
femmes, néanmoins les hommes compensent leurs manques par leur réseau de relation qui
leur permettre dans la plupart des cas de remédiés à ce problème.

48
Chapitre III :
Le rôle de l’ANGEM dans le
financement de
l’entrepreneuriat féminin au
niveau de la wilaya de Tizi-
Ouzou.
Chapitre III : le rôle de l’ANGEM dans le financement de l’entrepreneuriat féminin au niveau de la wilaya de
Tizi-Ouzou.

Introduction

L’entrepreneuriat des femmes de la wilaya du Tizi-Ouzou ne réside pas seulement


dans l’étude des données statistiques du dispositif ANGEM qui réfère aux différentes
caractéristiques des femmes entrepreneures. Mais il existe bien d’autres études sur celles-ci
effectués à travers des questionnaires et des entretiens sur le terrain.

Pour étudier l’entrepreneuriat féminin chez les jeunes d’une manière méthodique.
Nous avons consacrés la première section pour un aperçu sur l’impact de la microfinance dans
l’orientation des entrepreneurs d’une manière générale et puis de définir ceux-ci au niveau de
l’Algérie plus exactement par l’analyse d’un bilan cumulé au niveau de l’ANGEM. Par la
suite, Une seconde section qui traitera les différents obstacles confrontés par les jeunes
femmes créatrices d’entreprises qui seront dégagés à travers un questionnaire et des entretiens
élaborés par nos soins auprès des jeunes promotrices bénéficiaires de dispositif ANGEM.

Section 01 : L’impact de la microfinance sur l’entreprenariat féminin.

L’accès aux services financiers est un droit que de nombreux pays ne peuvent garantir à
leur population. Dés lors, la question est de savoir comment produire des services adaptés
aux besoins des populations généralement exclus des services financiers. La légitimité des
institutions de microfinance conçues pour répondre a cette inquiétude1.

1. La notion de la microfinance

1.1. Définition

Le terme de microfinance est utilisé pour désigner les services financiers offerts aux
clients travaillant dans différents secteurs socio-économique qui gèrent des petites et micro-
entreprise. Les services non financiers qui peuvent être proposés par les institutions de
microfinance telle que la formation aux entrepreneurs. Le concept de service financier se
réfère à la fois aux services d’épargne (permettant aux personnes de constituer un stock
sécuritaire de liquidité permanant et la réalisation des intérêts sur leurs dépôts dans certains
cas) et aux services de crédit (permettant l’utilisation d’un revenu anticipé pour
l’investissement ou pour la consommation actuelle). 2

1
GUERIN. I , « la microfinance en Asie » édition KARTALA, paris, 2005, page5.
2
ROBINSON. M, « Adressing Some Key Question on Finance and Poverty Journal of International Development, 08 mai 1996. Page 18.

50
Chapitre III : le rôle de l’ANGEM dans le financement de l’entrepreneuriat féminin au niveau de la wilaya de
Tizi-Ouzou.

De manière générale, les services de microfinance peuvent aider les personnes à faible
revenu à réduire leur risque, à améliorer leur gestion, à accroitre leur revenu et à améliorer
leur qualité de vie et celles des personnes qui dépendent d’eux. Donc la microfinance est
l’offre de services financiers (épargne, crédit, assurance, etc.) à la population pauvres exclus
du système bancaire classique, sans activités salariées régulières ni droit de propriété, car ces
derniers ne sont pas en mesure d’offrir des garanties bancaires.3

Pour beaucoup de personnes et pour le grand public en particulier, la microfinance se


confond avec le micro-crédit, elle désigne les dispositifs permettant d’offrir de très petit
crédits à des familles pauvres pour les aider à conduire des activités productives ou
génératrices de revenus ainsi que de développer leurs très petites entreprises.

1.2. Les acteurs de microfinance

Les acteurs de microfinance peuvent être :

1.2.1 Des institutions (IMF) aux multiples formes

Coopératives d’épargne et de crédits, ONG, programme mis en place par des


institutions internationales, institutions de microfinance régulées, banque de microfinance,…

1.2.2 Des banques commerciales

Elles soutiennent des opérations de microfinance soit indirectement, en appuyant sur


des IMF existantes par un soutien financier ou une prise de participation soit directement par
une filiale ou une offre de produits / services de microfinance.

1.2.3 Des véhicules d’investissement en microfinance

Sont divisés en deux catégories :

[Link]. Des gouvernements et collectivités locales : qui sont impliqués dans le


développement de la microfinance, par la définition de cadres légaux adaptés et de stratégie
nationale de développement durable avec un volet de microfinance, puis par
l’accompagnement des banques centrales, des ministères et collectivités locales.

[Link]. Des compagnies d’assurances : assurent les IMF et leur portefeuille et distribuent de
produits de microassurance via des réseaux d’IMF.

3
Dictionnaire « lexique d’économie » 10 ème édition DALLOZ, 2008, page 506.

51
Chapitre III : le rôle de l’ANGEM dans le financement de l’entrepreneuriat féminin au niveau de la wilaya de
Tizi-Ouzou.

1.2. Définition du micro crédit


Le terme de micro-crédit fût redécouvert avec la création de la Grammeen -Bank (une
banque rurale bénéficière d’un statut spécial) par Yunus (professeur d’économie en
Banghladesh) qui a constitué une enquête réalisée par ces étudiants sur un échantillon de 42
femmes pauvres qui ont besoin de 27 dollars pour développer leurs activités d’artisanat
(fabrication des tabourets en bambou) et qui sont exclus de services bancaires.
Pour y faire face, Yunus prête la somme de sa poche pour permettre à ces dernières
d’acheter cette matière dont elles réussissent à la création d’emplois et de lui rembourser.
Cette visite sur le terrain lui suggère de mettre en place un système de crédit non usurier pour
sortir ces jeunes créateurs de la misère.4
On entend par micro crédit, un prêt d’un montant faible, à un intérêt bas (voir nul),
consentis par des ONG et des banques partenaires à des personnes considérés comme
insolvable pour leurs permettre de financer une activité génératrice de revenu. Il est
généralement destiné aux femmes qui ont besoin d’un capital pour démarrer leur petite
activité. Ce prêt est en suite rembourser grâce aux revenus de cette dernière, qui leurs permet
aussi parfois de réaliser une part d’épargne et de réaliser une extension dans le domaine
d’activité.5

En définitive, la microfinance permet une amélioration et une stabilisation des revenus


pour aboutir ainsi à l’autonomie financière.

2. Aides et avantages accordés aux bénéficiaires de micro-crédit


 Formation, soutien, conseil, assistance technique et accompagnement des promoteurs
sont assurés par l’ANGEM, dans le cadre de la mise en ouvre de leurs activités ;
 Le crédit bancaire est accordé sans intérêts ;
 Un prêt non rémunéré (PNR), équivalent à 29% du cout global de l’activité, au titre de
la création d’activité, par l’acquisition de petits matériels et de matière première pour
le démarrage de l’activité, qui ne saurait dépasser 1 000 000 DA ;
 Pour l’achat de matières premières, le PNR est fixé à 100% du cout global du projet
qui ne saurait dépasser les 1 000 000 DA, ce cout peut atteindre 250 000 DA au niveau
des wilayas de sud ;

4
[Link].
5
SERVON.J, « le microcrédit et la nouvelle vague de développement économique local aux états unis », édition L’Harmattan, paris, 1996,
page 341.

52
Chapitre III : le rôle de l’ANGEM dans le financement de l’entrepreneuriat féminin au niveau de la wilaya de
Tizi-Ouzou.

 Les avantages fiscaux


- Une exonération totale de l’impôt sur le revenu global ou de l’impôt sur les
bénéfices des sociétés, pendant une période de trois années ;
- Une exonération de la taxe financière sur les constructions servant aux activités
exercées, pour une durée de trois années ;
- Sont exemptées du droit de mutation, les immobilières effectuées par les
promoteurs, en vue de la création d’activités industrielles ;
- Les actes portant constitution de sociétés créées par les promoteurs sont exonérés de
tous droits d’enregistrement ;
- Peuvent bénéficier de la franchise de la TVA, les acquisitions de biens
d’équipement et services entrant directement dans la réalisation de l’investissement de
création ;
- Un abattement de l’IRG ou l’IBS, ainsi que la TAP, dus à l’issue de la période des
exonérations, pendant les trois premières années d’imposition, comme suit :
- première année d’imposition : un abattement de 70%
- deuxième année d’imposition : un abattement de 50
- troisième année d’imposition : un abattement de 25%
- Les droits de douanes relatifs aux équipements importés entrant directement dans la
réalisation de l’investissement, sont déterminés par l’application d’un taux de 5%.

3. L’évolution de micro-crédit.
Ce n’est qu’à partir de 1999 que le micro-crédit est devenu un moyen de lutter contre
la pauvreté et s’adresse aux couches les plus vulnérables de la société à travers l’ADS.
Le micro-crédit était intégré dans le cadre du « filet-social ». Seulement les résultats obtenus
sont très mitigés en raison des lenteurs administratives et lourdeurs bancaire. Depuis le
lancement de ce programme de micro-crédit, jusqu’à 2003, l’ADS a traité 80 000 dossiers
mais seulement 9000 dossiers ont été accepté par la banque national d’Algérie qui a été
conventionné avec l’ADS et seulement 2450 ont réellement abouti aux prêts.6
Avec l’insuffisance que subit l’ADS en matière d’accompagnement des bénéficiaires
de micro-crédit, une nouvelle structure a été crée en octobre 2004, qu’il s’agit de l’ANGEM
géré par des structures et banques publiques

6
FOUNNIER.I, « l’Algérie passe du micro-crédit à la microfinance pérenne »,2003. Page 101.

53
Chapitre III : le rôle de l’ANGEM dans le financement de l’entrepreneuriat féminin au niveau de la wilaya de
Tizi-Ouzou.

4. L’arrêté de bilan 2014 au niveau national sur le micro-crédit.


Selon le dernier bilan de l’ANGEM, l’entrepreneuriat féminin a dépassé les 61%
depuis son lancement en 2004, jusqu’à décembre 2014, l’ANGEM a financé et mis en place
653 363 micro-activités au niveau national. Prés de 404 723 projets ont été réalisé par des
femmes soit une présence féminine plus de 61,74% de micro-activités.
Le nombre de l’emploi créé a été de 980 045 postes. Le nombre de crédit octroyés aux
hommes est de 248 640 soit 38 ,06%, à noter que le secteur qui attire plus les entrepreneurs
financés par l’ANGEM est celui des TPI avec 37,91% et puis par l’agriculture avec 15,14%.
Les handicapes ont bénéficiés de 1355 projets et le nombre de promoteurs qui ont été formés
a atteint 84 654 personnes.7

Section 02 : l’état de l’entrepreneuriat féminin en Algérie


Pour étudier le phénomène entrepreneurial féminin en Algérie on a pris en considération
les observations constatées par Anne Gillet(2003)8 ainsi que les statistiques diffusées auprès
de l’ANGEM de Tizi-Ouzou et les résultants de questionnaire pour bien éclairci la
participation des femmes dans la création de l’emploi dans notre société.

1. Présentation de l’entrepreneuriat féminin en Algérie.


L’absence d’étude sur l’entrepreneuriat féminin en Algérie, implique un
questionnement sur la réalité de phénomène. Anne Gillet (en 2003) propose une
première classification de profil socioprofessionnel de la femme chef d’entreprise
algérienne, à savoir :

 Femme issue d’une construction « familiales »


Se sont des femmes qui ont suivis peu d’étude et qui ont travaillés dés leur jeunes âge,
elles ont un parcours « atypique ». D’autres ont crées leurs entreprise à un âge jeune, avec
l’aide de la famille et avec un capital élevés de départ. Ici Anne Gillet donne deux exemples
différents de femmes qui sont issus d’une construction culturelles, familiales qui soutient la
femme créatrice d’entreprise.

7
Courrier d’Algérie « dossier économique », décembre 2014. Page 4
8
GILLET A, « l’entrepreneuriat des femmes en Algérie dynamiques économiques et sociales motivations et trajectoires
socioprofessionnels » édition L’Harmattan, paris, [Link] 80.

54
Chapitre III : le rôle de l’ANGEM dans le financement de l’entrepreneuriat féminin au niveau de la wilaya de
Tizi-Ouzou.

 Femme héritière d’entreprise « héritage entrepreneuriale d’entreprise »


Il s’agit d’une femme d’un certain âge qui hérite de leurs maris et qui reprennent avec
succès et compétences la direction de l’entreprise. Elles n’ont généralement pas suivis
d’étude. D’autres qui sont jeunes héritière de leur père et qui ont fait des études universitaires
poussées arrivent à développer des pratiques de travail nouvelles. Pour Anne Gillet l’héritage
constitue un moyen pour ces femmes d’être repreneur d’entreprise.
 Jeunes femmes créatrices d’entreprise soutenus d’un réseau familiale « tradition
familiales entrepreneuriales »

Se sont des jeunes femmes qui se lancent dans la création d’entreprise dont le niveau
d’étude se situe au baccalauréat. L’aide leur vient de la part de père et/ou de mari (qui ont déjà
une entreprise). Ces jeunes créeront leur entreprise à partir des ressources financières
personnelles et familiales. Anne Gillet décrit le soutien familial comme étant une tradition
entrepreneuriale.

 Femmes issues du milieu universitaire « un aboutissement logique des études »


Certaines professions (professions libérales) ont un aboutissement logique de fin de
parcours universitaire. Elles impliquent la création d’entreprise avec quelques salariées
(cabinet d’étude ou juridique). Les jeunes femmes qui créent ces activités recourent à des
économies personnelles ou à l’aide de la famille.
 Femmes innovatrices « des idées nouvelles en rupture avec les parcours professionnel
antérieur » :
Ces femmes chefs d’entreprise développent des idées de produit ou des services
nouveaux qui accompagnent et facilite les évolutions des femmes en Algérie. Anne Gillet, cite
l’exemple de celles qui ont développé l’idée originale de rendre service aux femmes qui
travaillent et qui n’ont plus le temps de préparer tous les repas selon un mode traditionnel.
Elles proposent ces produits avec une grande qualité.
 Femmes issues du milieu professionnel « la continuité d’entreprendre professionnel
dans un métier » :
Ce sont les femmes qui ont eu un parcours professionnel comme « ouvrière » dans une
entreprise, et qui décide de créer le même domaine professionnel (exemple d’un habit
traditionnel) ou celles qui ont eu un parcours d’étude poussées (en économie et gestion) puis
occupent un poste de cadre dans une administration commerciale. Anne Gillet précise que le
choix de la création est le fruit de l exercice d’un métier, d’une conviction sociale et des
opportunités locale (atelier de tricot artisanale).
55
Chapitre III : le rôle de l’ANGEM dans le financement de l’entrepreneuriat féminin au niveau de la wilaya de
Tizi-Ouzou.

2. L’entrepreneuriat féminin à travers le dispositif ANGEM

La difficulté de mesurer l’entrepreneuriat féminin en Algérie, réside dans l’absence de


données statistiques officielles « il est en générale admis que les données statistiques publiées
sur le travail féminin sont sous estimées en Algérie.

Il n’existe pas assez de statistique officielle sur l’entrepreneuriat féminin….il n’existe


pas de classification selon le sexe au niveau des statistique officielles sur les entreprises en
Algérie ».9 Seulement les statistiques dévoilées par l’ANDI : « Depuis 2008, l'entrepreneuriat
Féminin en Algérie a réalisé une évolution de 14% comme moyenne annuelle. Selon les
responsables, cette moyenne reflète l’intérêt accordé par les femmes algériennes, ces dernières
années à accéder au monde de l’entrepreneuriat par le processus d’investissement et de
création d’entreprises, surtout à la faveur de la diversité des opportunités offertes et des
dispositifs mis en place par l’Etat pour encourager l’investissement en générale. »10

Cette contrainte, nous amène à étudier l’entrepreneuriat féminin dans le cadre de


dispositif d’appui ANGEM de Tizi-Ouzou qui nous a servi à bien estimer la participation de
genre féminin dans la création de micro entreprise. Pour cela on a introduit les données
recueillies auprès de l’organisme d’accueil que se soit en nombres de crédits octroyés par
genre, ou en nombre de l’emploi créés par secteur d’activité.
Dans le cadre de financement de projet, on retient le nombre de femmes qui ont
sollicitées un crédit auprès de l’ANGEM avec un avis favorable, comme indicateur de
participation de genre féminin dans la création de la richesse et de l’emploi.

Tableau n° 02 : Répartition des crédits octroyés selon le sexe

Genre Nombres Parts %


Femmes 420971 61,92%
Hommes 258882 38,08%
Total 679853 100%

Source : Le bilan de financement auprès de l’ANGEM janvier 2015.

9
Gillet A, Op cit.
10
Courrier d’Algérie, Op cit. Page 04.

56
Chapitre III : le rôle de l’ANGEM dans le financement de l’entrepreneuriat féminin au niveau de la wilaya de
Tizi-Ouzou.

Schéma n°04 : Répartition des crédits octroyés selon le sexe.

70,00%
61,92%
60,00%

50,00%

40,00% 38,08%

Femmes
30,00%
Hommes
20,00%

10,00%

0,00%
Femmes Hommes

Source : Le bilan de financement auprès de l’ANGEM de Tizi-Ouzou, janvier 2015.

En termes de financement de projet, on remarque que le genre féminin participe de


61,92% par rapport à leur homologue masculin qui est de 38,08%. Ce qui explique la
participation des femmes dans le domaine des affaires.

Un second indicateur à retenir est le nombre de micro entreprise crée par le genre
féminin en terme de type de financement.

• PNR achat de MP jusqu’à 40 000 DA


Tableau n°03 : Répartition de crédits octroyés selon le sexe en fonction de secteur d’activité
pour un PNR de 40 000 DA.

Secteur d’activité Nombre de d’activités financées Montant total


femmes % Hommes % total
Agriculture 234 22,94% 132 74,16% 366 11 259 617 ,00
Très Petite Industrie 162 15,88% 5 2,81% 167 4 540 000,00
BTP 0 0% 21 11,80% 21 1 040 000,00
Service 51 5% 11 6,18% 62 4 960 000,00
Artisanat 573 56,08% 9 5,05% 582 16 620 000,00
Pêche 0 0% 0 0% 0 0,00
Totaux 1020 100% 178 100% 1198 39 939 617 ,00
Source : Le bilan de financement auprès de l’ANGEM de Tizi-Ouzou, janvier 2015.

57
Chapitre III : le rôle de l’ANGEM dans le financement de l’entrepreneuriat féminin au niveau de la wilaya de
Tizi-Ouzou.

Schéma n°05 : Répartition de crédits octroyés selon le sexe en fonction de secteur d’activité
pour un PNR de 40 000 DA.

80,00% 74,16%
70,00%
60,00% 56,18%
50,00%
Femmes
40,00%
30,00% 22,94% Hommes
20,00% 15,88%
11,80%
10,00% 2,81% 5% 6,18% 5,05%
0% 0% 0%
0,00%
Agriculture TPI BTP Service Artisanat Pêche

Source : Le bilan de financement auprès de l’ANGEM de Tizi-Ouzou, janvier 2015

Dans le cas d’achat de MP jusqu’à 40 000 DA, on constate que la femme participe
dans les différents secteurs d’activité notamment dans le secteur artisanal ou sa présence
marque plus de 56% (ce qui explique la part importante de travail féminin à domicile) par
rapport à leur homologue masculin qui se dirige beaucoup plus vers l’agriculture (environ
74,16% alors que pour les femmes 22, 94%) tandis que sa participation dans le secteur pêche
et BTP est nulle.

• PNR achat de MP jusqu’à 100 000 DA


Tableau n°04 : Répartition de crédits octroyés selon le sexe en fonction de secteur d’activité
pour un PNR de 100 000 DA.

Secteur d’activité Nombre de d’activités financées Montant total


femmes % Hommes % total
Agriculture 11 15,94% 54 55,84% 54 5 400 000,00
Très Petite Industrie 9 13,04% 11 2,60% 11 1 100 000,00
BTP 0 0% 9 11,69% 9 900 000,00
Service 12 17,39% 26 18,18% 26 2 600 000,00
Artisanat 37 53,63% 46 11,69% 46 4 600 000,00
pêche 0 0% 0 0% 0 0,00
Totaux 69 100% 77 100% 146 14 600 000,00

Source : Le bilan de financement auprès de l’ANGEM de Tizi-Ouzou, janvier 2015 ».

58
Chapitre III : le rôle de l’ANGEM dans le financement de l’entrepreneuriat féminin au niveau de la wilaya de
Tizi-Ouzou.

Schéma n°06 : Répartition de crédits octroyés selon le sexe en fonction de secteur d’activité
pour un PNR de 100 000 DA.

60,00% 55,84%
53,63%

50,00%

40,00%

Femmes
30,00%
Hommes

20,00% 15,94% 17,39% 18%


13,04% 11,69% 11,70%
10,00%
2,60%
0% 0%0%
0,00%
Agriculture TPI BTP Service Artisanat Pêche

Source : Le bilan de financement auprès de l’ANGEM de Tizi-Ouzou, janvier 2015.

D’après ce schéma, on remarque que pour l’achat de MP jusqu’à 100 000 DA, la
participation de genre féminin marque un niveau plus haut dans le secteur de l’artisanat à un
taux estimé de 53,64% par rapport au genre masculin qui se présent en puissance surtout dans
le secteur agriculteur (55,84%). Tandis que la présentation de genre féminin dans le secteur
pêche et BTP est nulle.

• PNR achat de MP jusqu’à 100 000 DA - CYCMA

Tableau n°05 : Crédit octroyé pour l’activité pêche selon le sexe.

Secteur d’activité Nombre de d’activités financées Montant total


femmes % Hommes % total
Pêche 0 0% 4 100% 4 120 000,00
Totaux 0 0% 4 100% 4 120 000,00

Source : Le bilan de financement auprès de l’ANGEM de Tizi-Ouzou, janvier 2015.

59
Chapitre III : le rôle de l’ANGEM dans le financement de l’entrepreneuriat féminin au niveau de la wilaya de
Tizi-Ouzou.

Schéma n°07 : Crédit octroyé pour l’activité pêche selon le sexe.

120%
100%
100%

80%
Femmes
60%
Hommes
40%

20%

0%
Pêche

Source : Le bilan de financement auprès de l’ANGEM de Tizi-Ouzou, janvier 2015.

Dans le cas d’achat de MP jusqu’à 100 000 DA, selon la convention de l’ANGEM
avec l’entreprise économique de cycles, motocycle et application (CYCMA) on remarque
que la totalité de l’activité pêche est réservé aux hommes (100%) alors que la participation
du genre féminin est nulle.
• PNR Projet jusqu’à 1 000 000 DA
Tableau n°06 : La répartition de crédits octroyés par genre en fonction de secteur d’activité
pour un PNR de 1 000 000 DA.

Secteur d’activité Nombre de d’activités financées Montant total


femmes % Hommes % total
Agriculture 8 6,56% 21 2,92% 29,0656 7 303 176,19
Très Petite 47 38,52% 10 1,40% 57,3852 11 415 610,17
Industrie
BTP 0 0% 72 10,03% 72 17 731 755,86
Service 36 29,53% 485 67,55% 521,2951 119 760 626,03
Artisanat 20 16, 39% 2 0,28% 22,1639 3 562 983,11
Commerce 11 9,02% 128 17,82% 139,0902 32 919 500,54
pêche 0 0% 0 0% 0 0,00
Totaux 122 100% 718 100% 841 192 693 651,90

Source : Le bilan de financement auprès de l’ANGEM de Tizi-Ouzou, janvier 2015.

60
Chapitre III : le rôle de l’ANGEM dans le financement de l’entrepreneuriat féminin au niveau de la wilaya de
Tizi-Ouzou.

Schéma n°08 : Crédits octroyés selon le sexe en fonction de secteur d’activité pour un PNR
de 1000 000 DA

80,00%
67,55%
70,00%
60,00%
50,00%
38,52%
40,00% Femmes
29,51%
30,00% Hommes

16,39% 17,82%
20,00%
6,56% 10,03% 9,02%
10,00% 2,92% 1,40% 0% 0,28%
0,00%
Agriculture TPI BTP Service Artisanat Commerce

Source : Le bilan de financement auprès de l’ANGEM de Tizi-Ouzou, janvier 2015.

Pour un PNR projet jusqu’à 1 000 000 DA, le micro crédit s’oriente vers la création
d’activités dont on constate que l’emploi crée par le genre féminin est inférieur à celui crée
par le genre masculin, à l’exception de secteur très petites industries (TPI) qui est estimé
autour de 38,52% et le secteur artisanal qui est estimé autour de 16,39%.

Tableau n° 07 : Financement par niveau d’instruction

Niveau Jusqu’à 40 000 DA 40 000 DA à 100 000 DA


Financement triangulaire
d’instruction jusqu’ à 1 000 000 DA
F % H % F % H % F % H %
Sans 246 24,12% 37 20,79% 15 21,74% 10 17,28% 20 16,39% 50 6,96%
Alphabétisé 8 0,78% 2 1,12% 0 0% 0 0% 0 0% 0 0%
ou école
coranique
Primaire 248 24,31% 32 18% 10 14,49% 12 14,81% 27 22,13% 134 18,66%
Moyen 427 41,86% 81 45,51% 38 55,07% 48 59,25% 50 40,98% 418 58,22%
Secondaire 89 8,72% 25 14,02% 5 7,24% 7 8,46% 17 13,93% 108 15,04%
Universitaire 2 0,20% 1 0,56% 1 1,46% 0 0% 8 6,57% 8 1,12%
Totaux 1020 100% 178 100% 69 100% 81 100% 122 100% 718 100%
Source : Le bilan de financement auprès de l’ANGEM de Tizi-Ouzou, janvier 2015.

61
Chapitre III : le rôle de l’ANGEM dans le financement de l’entrepreneuriat féminin au niveau de la wilaya de
Tizi-Ouzou.

Schéma n°09 : Le financement par niveau de construction.

450
400
350
300
250
200 Sans
150 Alphabétisé ou école coranique
100
50 Primaire
0 Moyen
femmes

femmes
Femmes

hommes

hommes

hommes
%

%
Secondaire
Universitaire
Jusqu’à 40 000 DA 40 000 DA à 100 000 Financement
DA triangulaire jusqu’ à
1 000 000 DA

Source : Le bilan de financement auprès de l’ANGEM de Tizi-Ouzou, janvier 2015.


D’après ce schéma, on constate que le genre féminin se présente beaucoup plus dans
un PNR de 40 000 DA avec les différents niveaux d’instruction où le genre féminin est bien
présenté dans le niveau moyen (41,86%), dans le niveau primaire (24,31%) et sans niveau
(24,12%). Pour un PNR de 40 000 à 100 000 DA, le genre féminin et masculin est moins
présenté dans tous les niveaux d’instructions tandis que pour le financement triangulaire le
genre masculin est beaucoup plus présenté par rapport à son genre féminin surtout pour le
niveau de moyen (58,22%).
Tableau n° 08 : Financement par tranche d’âge.

L’âge Jusqu’à 40 000 DA 40 000 DA à 100 000 DA Financement triangulaire


jusqu’ à 1 000 000 DA
F % H % F % H % F % H %
18-29 194 19,02% 72 40,45% 12 17,39% 15 1852% 20 16,39% 254 35,38%
ans
30-39 351 34,41% 40 22,47% 25 36,23% 37 54,68% 47 38,52% 278 38,72%
ans

40-49 269 26,37% 42 17,98% 25 36,23% 19 23,46% 47 38,52% 117 16,30%


ans
50-59 150 14,71% 23 10,92% 7 10,14% 10 12,34% 8 6 ,57% 61 8,50%
ans
60 et 56 5,49% 11 6,18% 0 0% 0 0% 0 0% 8 1,11%
plus
Totale 1020 100 178 100 69 100 81 100 122 100% 718 100%

Source : Le bilan de financement auprès de l’ANGEM de Tizi-Ouzou, janvier 2015.

62
Chapitre III : le rôle de l’ANGEM dans le financement de l’entrepreneuriat féminin au niveau de la wilaya de
Tizi-Ouzou.

Schéma n°10: Financement par tranche d’âge.

400
350
300
250
200 18-29 ans

150 30-39 ans


40-49 ans
100
50-59 ans
50
60 et plus
0
femmes

femmes
Femmes

hommes

hommes

hommes
%

%
Jusqu’à 40 000 DA 40 000 DA à 100 000 DA Financement triangulaire jusqu’
à 1 000 000 DA

Source : Le bilan de financement auprès de l’ANGEM de Tizi-Ouzou, janvier 2015.

Selon ce schéma, on constate que le genre féminin se présente en puissance dans le


PNR de 40 000 DA pour les différents niveaux d’âge surtout pour le genre âgée entre [30-
39ans [(34,41%) contrairement au genre masculin qui est moins présenté dans tous les
niveaux .Pour un PNR de 40 000 DA à 100 000 DA la participation de genre féminin et le
genre masculin est moins présenté dans tous les niveaux d’âge. Tandis que pour le
financement triangulaire la participation de genre masculin est beaucoup plus présentée dans
tous les niveaux d’âge notamment entre [18-29 ans [et entre [30- 39[.

Section 03 : Analyse des résultats de l’enquête réalisée au niveau de la wilaya de Tizi-


Ouzou.

Afin de confirmer les analyses d’Anne Gillet sur le rôle de la femme autant qu’un
entrepreneur participant à la création de la valeur ajoutée par la création d’entreprise, une
étude à été effectuée sur le terrain qui a touché un échantillon de 20 femmes qui résident
dans les régions de la wilaya de Tizi-Ouzou (AZAZGA, AZEFFOUN, TIGZIRT, FREHA et
TIZI OUZOU).

La diffusion des questionnaires a été réalisé par des entretiens face à face avec les
femmes, en précisant que les réponses ont été noté par les enquêteuses, afin d’éviter le refus
de certains femmes qui maîtrisent pas la langue française. Ce questionnaire est constitué de
63
Chapitre III : le rôle de l’ANGEM dans le financement de l’entrepreneuriat féminin au niveau de la wilaya de
Tizi-Ouzou.

trois parties (profil de l’entrepreneur, avant la création et après la création d’entreprise) dont
chacune d’elle remplisse cinq types de questions. Après avoir récupéré le questionnaire, un
dépouillement était effectué d’après les tableaux ci-dessous.

Partie n°01 : profil d’entrepreneure (Etat matrimoniale, Age, Niveau d’étude, les fonctions
de membre de famille, L’idée de créer l’entreprise).

Tableau n°09 : Le profil de l’entrepreneure

Profil Etat Age Niveau d’étude Les fonctions de L’idée de crée


de matrimonia membres de famille l’entreprise
l’entre le
preneu
r
Nombr

bureau

Relations familiales et
e de

D’un projet similaire


Profession libéral
femme
Chef d’entreprise

d’un
fonctionnaire
universitaire
secondaire

enseignant
célibataire

35 et plus

Relations
primaire

Conseil
[19-25[
[25-30[
[30-35[

ouvrier
moyen
mariée
Veuve

1 X X X X X X
2 X X X X
3 X X X
4 X X X X X
5 X X X X X X X
6 X X X X X X X
7 X X X X X X X
8 X X X X X X X
9 X X X X X X X
10 X X X X X X
11 X X X X X
12 X X X X X
13 X X X X X X X
14 X X X X X X

64
Chapitre III : le rôle de l’ANGEM dans le financement de l’entrepreneuriat féminin au niveau de la wilaya de
Tizi-Ouzou.

15 X X X X X X X
16 X X X X
17 X X X X X
18 X X X X X
19 X X X X X X
20 X X X X X X
Totaux 6 1 1 3 2 6 9 4 9 4 1 3 1 7 2 8 1 1 1 1
3 0 0 3
Total 20 20 18 30 25
% 30 65 5 15 10 30 45 22 50 22 5, 10 33 23 6, 26 3, 3, 40 50
,2 ,2 55 ,3 ,33 66 ,6 85 85
2 2 3 6
Source : Tableau élaboré par nous même selon le questionnaire d’enquête sur le financement
de l’entrepreneuriat féminin par l’ANGEM.

Après avoir analyser les données obtenues d’un questionnaire d’enquête réalisée par
nous même on a abouté aux résultats suivants : Pour la première partie de ce questionnaire ( le
profil entrepreneurial) on remarque que au niveau de l’état matrimoniale la plupart des
femmes qui sollicitent un crédit auprès de l’ANGEM sont généralement mariées avec un taux
estimé à 65% en comparaisons des femmes célibataires à un taux de 30% et les femmes
veuves avec un taux de 5%. En effet, pour le niveau d’âge également, on constate que l’âge
de la plupart des femmes qui sollicitent l’aide de dispositif est compris entre 35 et plus à un
taux de 45%,pour le niveau d’étude la moitié des femmes bénéficières de dispositif ANGEM
ont un niveau moyen à un taux de 50% .

En outre, pour l’entourage professionnel des femmes, elles sont généralement inscrites
dans un milieu professionnel (enseignant avec à un taux de 33,33%,ouvrier à un taux de
23,33%,fonctionnaire à un taux de 26,6%,chef d’entreprise à un taux de 10%et les profession
libérales à un taux de 6,6%), enfin pour l’idée de créer l’entreprise on constate que la
majorité des femmes créatrices de micro entreprise ont inspirées leurs idées de création à
partir de leurs relations professionnelles avec un taux de 50% et des relations familiales ou
personnelles au taux de 40%.

65
Chapitre III : le rôle de l’ANGEM dans le financement de l’entrepreneuriat féminin au niveau de la wilaya de
Tizi-Ouzou.

Partie n°02 : La phase avant la création de l’entreprise

Tableau n°10 : La phase avant la création de l’entreprise

Expérience L’objectif de Domaine Financeme Raison de


phase professionne création d’activité nt externe sollicité
avant lle l’ANGEM
la
créatio
n

Nomb
Crée de

D’éligibili

D’accomp
Indépenda

agricultur

agnement
industrie
un profit

l’emploi

artisanat
re de
Réaliser

service
autres

autres
femm
Non

non
nce
oui

oui
e


1 X X e X X X
2 X X X X X X X X
3 X X X X X X
4 X X X X X
5 X X X X X X X X
6 X X X X X X X
7 X X X X X X X
8 X X X X X X
9 X X X X X
10 X X X X X X X X
11 X X X X X
12 X X X X X
13 X X X X X X
14 X X X X X X X
15 X X X X X X X
16 X X X X X X
17 X X X X X X
18 X X X X X X
19 X X X X X X
20 X X X X X X X
totaux 13 7 11 10 19 0 1 14 1 4 3 17 18 8 0
total 20 40 20 20 26

% 65 35 27, 25 47, 0 5 70 5 15 15 85 69,2 30,7 0


5 5 3 7

Source : Tableau élaboré par nous même selon le questionnaire d’enquête sur le financement
de l’entrepreneuriat féminin par l’ANGEM.

66
Chapitre III : le rôle de l’ANGEM dans le financement de l’entrepreneuriat féminin au niveau de la wilaya de
Tizi-Ouzou.

Dans cette deuxième étape (la phase avant la création de l’entreprise), on constate
que environ 65% des femmes ont une expérience professionnelle ce qui a aidées ces dernières
à assurer un bon fonctionnement de leurs entreprises, par contre le reste (35%) exercent leurs
activités sans avoir même une expérience. Le but visé par ces femmes est généralement,
constitué dans la création de l’emploi (environ 47,5%), mais aussi pour réaliser des profits
(27,5%) et améliorer leur situation financière (25%). Le domaine d’exercer leurs activités est
prioritairement réaliser dans le secteur artisanal (70%) avec une minorité en secteur service
(15%) en agriculture et en industrie (5%). En matière de financement externe la plupart des
femmes (85%) n’ont pas eu recours à ce type de financement à cause des conditions
proposées par leurs banquiers en matière de fonds propres, de taux d’intérêt, de garanties, etc.
donc ces dernières ont préférées de recourir au dispositif ANGEM en raison des conditions
d’éligibilités (69,23%) et pour des conditions d’accompagnement (30,77%).

Partie n°03 : La phase après la création d’entreprise

Tableau n°11 : La phase après la création d’entreprise

Phase après Satisfaction la vente de La réalisation Besoin de Des mesures


la création en matière de produit sur le d’extension formation spécifiques en
financement marché sur l’activité spécialisé faveur des
à l’aide de choisie femmes
l’ANGEM entrepreneures
Nombres de oui Non Oui non oui non oui non oui non
femme
1 X X X X X
2 X X X X X
3 X X X X X
4 X X X X X
5 X X X X X
6 X X X X X
7 X X X X X
8 X X X X X
9 X X X X X
10 X X X X X
11 X X X X X
12 X X X X X
13 X X X X X
14 X X X X X
15 X X X X X
16 X X X X X
17 X X X X X
18 X X X X X

67
Chapitre III : le rôle de l’ANGEM dans le financement de l’entrepreneuriat féminin au niveau de la wilaya de
Tizi-Ouzou.

19 X X X X X
20 X X X X X
Totaux 16 4 15 5 19 1 20 0 20 0
Total 20 20 20 20 20
% 80% 20% 75% 25% 95% 5% 100% 0% 100% 0%
Source : Tableau élaboré par nous même selon le questionnaire d’enquête sur le financement
de l’entrepreneuriat féminin par l’ANGEM.

Pour cette dernière étape (la phase après la création d’entreprise), on remarque que la
majorité des femmes créatrices d’entreprises ont comblé leurs insuffisances en matière de
financement se qui présente 80% en total de réponse « oui ». Pour la plupart des femmes
(75%) de leurs produits se vend facilement sur le marché ainsi qu’elles ont réalisé des
extensions de leurs activités exercées (95%) tandis que le reste (25%) rencontre des obstacles
pour vendre leur produit sur le marché. En dernier, les femmes créatrices de micro entreprise
ont totalement (100%) besoin d’une formation supplémentaire (en comptabilité, en marketing,
etc.) pour bien gérer leurs entreprises et de réaliser des extensions importantes dans leur
domaine d’activité. Ainsi que des mesures en faveur d’eux pour avoir une place assimilée à
celle de leur homologue masculin.

D’après le questionnaire adressé aux différentes femmes initiatives à la création des


entreprises, on arrive à conclure que ces dernières rencontrent certains manques que se soit
par rapport à leur niveau d’étude, soit par rapport au milieu familial qui subisse une
insuffisance professionnel ou d’apprentissage dans les expériences professionnelles et surtout
en matière de recourir au financement externe qui marque le frein essentiel pour ces
initiatives.

Pour définir les principales obstacles rencontrés par les femmes entrepreneures, on a
profité l’occasion d’introduire une question dans le questionnaire distribué (quels les
principaux obstacles rencontrés lors de la création de votre entreprises). A cet effet, à partir
des réponses qu’on a eues auprès de ces femmes on a arrivé à indiquer les différents obstacles
suivants :

• Conciliation vie familiale, vie professionnelle : toutes les femmes entrepreneures


interviewées déclarent que le travail au sein d’une entreprise est dur à cause du temps
consacré aux différentes occupations qu’elles rencontrent en matière de tâches
domestiques ;

68
Chapitre III : le rôle de l’ANGEM dans le financement de l’entrepreneuriat féminin au niveau de la wilaya de
Tizi-Ouzou.

• Charges professionnelles et fiscales : toutes les femmes entrepreneures interviewées,


déclarent que parmi les grands problèmes auxquels elles sont confrontées, ce sont ceux liés
aux charges professionnelles et fiscales ;
• Environnement à risque : les femmes entrepreneures interviewées considèrent qu’elles
exercent leurs activités dans un environnement hostile ;
• L’accès difficile au marché : le marché des appels d’offres est insuffisamment structuré ;
• Difficultés liés à la gestion de leurs entreprises : une perception des difficultés de gestion
de l’entreprise plutôt apparente dans la plupart des entreprises visitées ;
• Valeurs socioculturelle : certaines femmes subissent des contraintes liées à la mentalité de
la société ;
• Difficultés pour accéder aux crédits : cet obstacle est constaté d’après certaines
conditions : trop de documents à fournir, trop de garanties à donner dans les délais de
traitement des dossiers de crédits, taux d’intérêt élevés, etc. ;
• Difficultés liés au statut de la femme comme chef d’entreprise : difficulté de sortir le soir
pour les dîner d’affaires, pour rencontrer des responsables et de visiter des salons, des foires
d’exposition.

Conclusion
Depuis les années 90, l’Algérie se trouve en situation de crise économique qui se
traduit par l’incapacité de crée de l’emploi, licenciement des ouvriers et une chute brutale de
croissance économique. Ces données alarmantes ont poussés les pouvoirs publics à mettre en
place un certains nombre de dispositifs pour encourager les micro-entrepreneurs et
particulièrement les jeunes femmes (d’après les statistiques de l’ANGEM) de progresser leurs
projets de création de micro-entreprise génératrice de croissance et d’emploi.
En terme de création et de promotion de l’entrepreneuriat, la micro-finance a permis
aux pauvres de développer des petits projets de métiers, qui ont permis l’amélioration des
conditions de vie les plus diminuer. Elle constitue un puissant instrument d’émancipation en
permettant aux pauvres et en particulier aux femmes de devenir des agents économiques.
Les analyses qui ont été faites à partir d’un bilan cumulé arrêté en décembre 2014 de
dispositif ANGEM au niveau national ont montré que le micro-crédit a réalisé un essor
vertigineux en matière de financement de genre féminin dans leurs différentes activités
exercées (agriculture, artisanat, service, etc.).

69
Conclusion générale
Conclusion générale

Conclusion générale
L’entrepreneur est le personnage central de développement économique, il défit le
risque d’incertitude et exploite ces idées pour bénéficier aux mécanismes des opportunités qui
se présentent. Sa réussite dépend, en premier lieu, de sa capacité à créer de nouvelles idées.
En second lieu, de les réalisés sous formes de projets d’entreprise. La capacité de
l’entrepreneur dépend, premièrement, de sa volonté de création car « être un entrepreneur
n’est pas donnée à tous » 1 , en suite de sa personnalité qui dépend de ses ambitions,
motivations, formations, compétences, caractéristiques psychologique et enfin de son
environnement socioculturel. En effet, l’entrepreneur est un agent économique caractérisé par
sa fonction d’innovation où il contribue par son acte de création d’entreprise à offrir de
l’emploi et à créer de la richesse.

La contribution des femmes à l’activité et à l’emploi c’est accrue au file de temps. Les
entreprises crées par les femmes représentent une part importante dans le monde des affaires,
elles jouent un rôle de premier plan dans les secteurs traditionnellement occupés par des
femmes, mais également dans ceux où la participation est plus récente.

D’après notre enquête effectuée sur un échantillon de 20 femmes qui résident dans les
différentes régions de la wilaya de Tizi-Ouzou, on arrive à comprendre comment ces femmes
réagissent aux différents freins rencontrés dans la création de leur micro activité et à saisir les
principaux facteurs qui entravent la réalisation de leurs projets qui sont les suivants :
environnement hostile à la création, les lacunes en matière d’information, manque de
formation professionnelle, les charges salariales et fiscales,…et surtout l’accès au
financement qui présente une inquiétude pour ces dernières. Parce que, non seulement, leur
apport personnel est insuffisant, mais aussi, elles essayent de recourir au financement bancaire
où elles ne possèdent pas de garanties suffisantes. Donc, ces dernières trouvent que
l’accompagnement et le financement des dispositifs mises en place par les pouvoirs publics
une source importante pour répondre à leurs besoins de financement. Ces résultats nous
amène à confirmer nos hypothèses supposés au début de notre travail.

En effet, malgré les obstacles que rencontrés par ces femmes dans la création de leurs
entreprises, ces dernières ne cessent pas de réaliser des extensions dans le domaine de leur
création. On a déduit après l’interprétation des tableaux recueillis auprès de l’ANGEM de

11
UZUNIDIS.D « l’entrepreneur », édition Economica, paris, p 34.

71
Conclusion générale

Tizi-Ouzou relatifs aux crédits octroyés par secteur d’activité, par niveau d’instruction et par
tranche d’âge que la participation de genre féminin à la création d’entreprise se développe
d’une façon remarquable dans certains domaines (artisanat et TPE) par rapport aux hommes.

Enfin, pour mettre on œuvre la culture entrepreneuriale chez les femmes, les
dispositifs publics et les différents intervenants ( les dispositifs qui relève de secteur privée
non lucratif, SEVE crée en juin 1993, AFCAR crée en 1998 et AME crée en 03 septembre
2009)2 doivent apporter un soutient aux femmes en offrant un cadre favorable à la création,
mais plus précisément de prendre en charge les difficultés spécifiques aux femmes surtout en
matière de financement et en apportant des solutions à une large insertion dans le monde de
l’entreprise. A cet effet, nous avons amené à proposer quelques perspectives relatives aux
Stratégies d’Organisation et d’Accompagnement et de financement des PME en Algérie, à
savoir:

- Insérer les institutions de microfinance dans notre société puisque le système bancaire
algérien ne répond pas aux exigences de la population pauvres ;

- Sensibiliser à l’entrepreneuriat, effacer l’image d’un entrepreneuriat Algérien de survie en


encourageant l’innovation et en mettant en lumière la détection des opportunités d’affaires ;

- Créer des structures entrepreneurial, telles que les maisons d’entrepreneuriat, les centres de
carrières et faire devenir nos université entrepreneuriales en offrant des formations en
entrepreneuriat et aussi des formations aux entrepreneurs en difficultés ;

- Mettre en œuvre l’enseignement de l’entrepreneuriat dans les collèges et dans les universités
pour insérer le monde d’entreprise dans ces établissements ;

- Offrir un réseau d’accès facile à l’information au niveau des structures d’accompagnement,


ainsi que de sensibiliser le genre féminin aux autres activités telles que la pêche et le BTP
(d’après notre analyse dans le chapitre 03).

2
Courrier d’Algérie, op cit.
72
Références Bibliographiques

Ouvrages

- BOUTILLER. S, « l’entrepreneur dans la théorie économique », édition problèmes


économiques, Paris, 1996.
- DRUCKER P, « Les entrepreneurs ». Hachette, Paris, 1985.
- FAYOLL A, « entreprendre : Approche à entreprendre ».édition : DOUND, 2011.
- FOUNNIER. I, « l’Algérie passe du micro-crédit à la microfinance pérenne »,2003.
- GILLET A, « l’entrepreneuriat des femmes en Algérie dynamiques économiques et
sociales motivations et trajectoires socioprofessionnels », édition L’Harmattan, paris,
2003.
- JANSSEN F, Entreprendre : « une introduction à l’entrepreneuriat », édition Boeck,
Paris, avril 2009.
- HERNANDEZ E.M, « l’entrepreneuriat : Approche théorique ». 2001.
- GUERIN I, « la microfinance en Asie » édition KARTALA, paris.1998.
- KOUNTA S.A, « caractéristiques d’entrepreneurship féminin en mali », 1997.
- LATOUCHE C, « observatoire de l’entrepreneuriat féminine », Paris, 2006.
- MARCHESNAY. M, « l’entrepreneuriat », édition gestion, Paris, 1995.
- PATUREL R, « Dynamiques entrepreneuriales et développement », collection
mouvement économiques et sociaux, paris, 2007.
- SERVON. J, « le microcrédit et la nouvelle vague de développement économique
local aux Etats-Unis », édition l’Harmattan, paris, 1996.
- UZUNIDIS.D, « l’entrepreneur », édition Economca, paris, 1995.
- VERSTREATE. T. : « Histoire d entreprendre : les réalités de l entrepreneuriat »,
paris, 2000.

Revues.
- Chamberlin Starcher Diane, « femmes entrepreneures : Catalyseurs de
transformation », publication de l’association EBBF (the Européen Baha Business
Form).
- Courrier d’Algérie « dossier économique », décembre 2014.

73
- « Etude des besoins des entrepreneuses propriétaires micro entreprises privées ou
travailleuses autonome de la ville de Longueuil », collège condition féminine CLD
Longueuil, société conseil BPS, janvier 2014.
- MENGUELTI.R, « Dispositif de gestion de micro crédit en Algérie état des lieux », Tizi-
Ouzou 2015.
- Rennaud R C, « pour une approche générée de l’entrepreneuriat », Académie de
l’entrepreneuriat, février 2006, réseau de recherche Genre et entrepreneuriat.
- Robinson M, « Adressing Some Key Question on Finance and Poverty Journal of
International Development, 08 may 1996
- Guide pour l’institutionnalisation de l’approche genre : le genre f référence aux
caractéristiques sociales des hommes et des femmes dans une société. Ces
caractéristiques sont très variables et change selon le contexte historique et culturel ; elles
façonnent l’identité social d’un individu et d déterminent son rôle et sa place dans la
société, financé par le PNUD, Gender Thématic Trust Fund (GTTF),
« l’institutionnalisation de l’approche genre dans les politiques et programmes du bureau
du PNUD en Algérie (la date n’a pas été mentionné).
- GUECHITOULI M et GUECHITOULI W, « l’entrepreneuriat en Algérie : quels enjeux
pour quelle réalité ? », IPAG Business School, paris, 2014.

Thèses et Mémoires
- AIT SIDHOUM H « ouverture économique et dynamique entrepreneurial : essai de
modélisation des déterminants territoriaux de la création d’entreprise dans la wilaya de
Bejaia », UMMTO, 12 mai 2011.
- BOUGHANEM F« l’entrepreneuriat féminin et son accompagnement : cas de
l’accompagnement par L’ANSEJ des femmes entrepreneurs de la wilaya de Tizi-Ouzou »,
UMMTO, 18 mars 2008.
- BOUKROUS Dj, « Les circuits de financement des PME en Algérie : Etude d’un
crédit bancaire »Mémoire de Magister en sciences économiques, Université d’Oran, juin
2008.
- BRUYAT C, « création d entreprise : contribution épistémologique et
modélisation » .thèse de doctorat en science de gestion.1993.
- DIF A, « l’entrepreneuriat féminin : cas de la wilaya d’Oran, 2010.
- FIRLAS M, « impact des politiques d’aide à l’entrepreneuriat sur l’émergence d’esprit
d’entreprise chez les jeunes : cas de l’ANSEJ de Tizi-Ouzou », UMMTO, juin 2012.
74
- LOUGGAR R, « impact de micro crédit sur le développement économique : cas de
l’ANGEM de Tizi-Ouzou », UMMTO, 2011.

Autres documents

- Actes des assises nationales de la PME, rapport de ministère du petit moyen entrepris et de
l’artisanat, Alger 2004.
- BEHIDJ K, entrepreneuriat féminin comme facteur de réduction d’inégalité des Genres en
Algérie : Enjeux et perspectives, colloque international sur l’émergence des femmes dans
le monde de l’entrepreneuriat en Algérie : opportunités, contraintes et perspectives, Hôtel
Hilan, Alger le 31/03/2008.
- BELLAL M, « l’économie solidaire : enjeux et perspectives », communication sur la micro
entreprise : le processus de mise en ouvre de dispositif et de développement du concept,
Alger.
- BENBAYER H, « le développement des sources de financement des PME en Algérie :
émergence de la finance islamique », université d’Oran.
- BERREZIGA A, colloque national sur : « les stratégies d’organisation et
d’accompagnement des PME en Algérie, communication de la culture entrepreneuriale
chez les entrepreneurs algériens, Université MERBAH Kasdi Ouargla.
- BOUKHARI M, (2009), Rôle de l’État vis-à-vis des TPE/PME dans un pays nouvellement
adhérent à l’économie de marché : cas de l’Algérie, « La vulnérabilité des TPE et des PME
dans un environnement mondialisé », 11ème Journées scientifiques du Réseau
Entrepreneuriat, 27, 28 et 29 mai 2009, INRPME, Trois-Rivières, Canada.
- Dictionnaire « lexique d’économie » 10 éme édition DALLOZ, 2008.
- Document : prêts sans intérêts, « pour réaliser vos projet de micro activité ou l’acquisition
de matière première » octroyés par l’ANGEM
- Hammouda N, Lassassi M, "Essai sur le Potentiel Entrepreneurial en Algérie". In 14ème
conférence sur les Institutions et le Développement Economique, 28-30Décembre 2007,
Caire, Egypte.
- OCDE et la commission de la communié européen, «l’irrésistible montée des femmes
entrepreneurs », dans innovation et emploi, n° 14, décembre 1993.
- Réunion conjointe avec le Ministère des Affaires Générale et de la Gouvernance du
Royaume du Maroc, « Promouvoir l’esprit d’entreprise : améliorer l’accès des femmes

75
aux services de soutient à l’entreprise et au financement », Hôtel Sofitel, Jardin des Roses,
Rabat, Royaume du Maroc, 02 décembre 2013.

Sites Internet
- [Link]
- [Link]
- [Link]/mena.

76
Listes des tableaux et
schémas

81
Annexes

84
Annexe n° 01: L’organisation de l’ANGEM (antenne de la wilaya de Tizi-Ouzou)

Ministère de la solidarité de la
famille et de droits de la femme

La direction générale (Alger)

Direction régional au niveau de chaque


wilaya (la wilaya de Tizi-Ouzou est
dirigée par la direction de la Wilaya de
Bejaia).

Antennes régionales (sur


le territoire national)

Cellules d’accompagnement au niveau


de chaque daïras (20 daïras au niveau de
la Wilaya de Tizi-Ouzou).

Source : Entretien avec le personnel de l’ANGEM 2015.

85
Annexes n° 02 : Questionnaire d’enquête

« Financement de l’entrepreneuriat féminin par l’ANGEM »

Dans le cadre de la préparation de mémoire de fin d’étude en master Monnaie, Finance


et Banque, Nous souhaitons réaliser une enquête pour recueillir des informations nécessaires à
l’élaboration de ce mémoire. A cet effet, nous vous prions de bien vouloir répondre aux
questions suivantes :

Lieu de résidence :

Daïra de résidence

Commune de résidence

I. Profil de l’entrepreneur :
1. Etat matrimonial : Célibataire :

Mariée :

Veuve :

2. Age : [19-25[

[25-30[

[30-35[

[35 et plus [

3. Niveau d’étude : Primaire

Moyen

Secondaire

Universitaire

86
4. Quel sont les fonctions des membres de votre famille les plus repondues ?
- Chef d’entreprise - Profession libérale
- Enseignant - Fonctionnaire
- Ouvrier - Autres

5. Comment est-elle venue l’idée de créer votre entreprise

- D’un projet similaire


- Conseil d’un bureau d’études
- Relation professionnelles
- Relation familiales et personnelles

II. La phase avant la création de l’entreprise

1. Avez-vous une experience professionnelle avant la création de votre


entreprise ?

Oui Non

Si oui, dans quel domaine?

2. Quel est l’objectif visé par la création de votre entreprise ?

- Pour réaliser un profit

- Pour avoir une certaine indépendance financière

-Pour créer de l’emploi

- Autres, précisez

87
3. Dans quel domaine souhaitez vous exercez votre actvité ?

- Agriculture

- Artisanat

- Industrie

- Service

4. Pour créer votre entreprise, Avez-vous eu recours à un finacement externe ?

Oui Non
Si oui, parmi les trois ci-dessous, laquelle avez-vous choisi ?

- Financement bancaire à long terme (crédit d’investissement…)


- Financement bancaire à court terme (crédit d’exploitation…)
- Financement d’extension par l’aide d’une structure d’accompagnement

Dans ce cas, quels types de garanties avez-vous donné ?

- Garanties personnelles
- Caution du conjoint
- Caution des parents
- Caution des amis
- Fonds de garanties public
- Autres
5. Pourquoi vous avez sollicité le dispositif ANGEM ?

- Pour des raisons d’éligibilités


- Pour des raisons d’accompagnements
- Autres

88
III. La phase après la création de l’entreprise

1. Etes-vous satisfaite par l’aide de l’ ANGEM en matière de financement ?

Oui Non

Si oui, lequel de ces deux financement était choisi ?

- Finacement tiangulaire ( création d’un Projet)


- Achat de matière première

2. Est-ce que votre produit se vend facilement sur le marché ?

Oui Non

3. Est-ce que le financement obtenu lors de la création de votre entreprise vous a


incité à faire des extensions d’activité choisie ?

Oui Non

4. Quels sont les principaux obstacles rencontrés lors de la création de votre


entreprise ?
Principaux obstacles d’ordre :
a. Familial et social
- Manque de soutient de l’entourage
- Conciliation vie familiale et vie professionnelle
a. Administratif
- Permis d’exploitation
- Charges salariales
- Taxes
b. Financier et Commercial
- Manque de ressources internes
- Accès au crédit bancaire
- Délai de paiement des clients
- Délai de paiement des fournisseurs

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- Forte concurrence
- Manque de sensibilisation commerciale (foires, expositions, salon,..)
- Conflit avec d’autres investisseurs

5. A l’heur actuelle, aviez-vous besoin de formation spécialisée ?

Oui Non

si oui, dans quel domaine souhaitez-vous faire cette formation ?

- Gestion financière, comtabilité,…etc


- Gestion commerciale (marketing, distribution,…etc)
- Organisation et management
- Autres

6. Pensez-vous qu’il est utile de mettre en place des mesures spécifiques en


faveur des femmes entrepreneurs ?

Oui Non

Si oui, comment jugez-vous la pertinence des mesures suivantes pour encourager


l’entrepreneuriat féminin ?

Mesures spécifiques Impertinent Peu Pertinente Très


pertinente pertinente
Les fonds de garanties ou de
participation dédiés aux femmes
entrepreneur
Les services d’aides et
accompagnement spécifiques aux
femmes
Augmenter la représentativité des
femmes au sein des réseaux
Institutions financières qui offrent des
services destinés aux femmes

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Annexe n°03 : les entretiens réalisés avec les femmes créatrices d’entreprises durant le
mois de juin et juillet 2015.

Entretien n° 01

Lynda, jeune femme entrepreneure âgée de 35 ans dans le cadre de dispositif


ANGEM en secteur service (artisanal). Son projet consiste de mettre en place une école de
formation pour la haute couture. Elle a géré une école de formation pendant 10 ans, elle avait
02 employées. Actuellement elle a optée pour la production et la commercialisation des
vêtements. Pendant sa formation, Lynda a eu l’idée de créer son propre école en 2011.

Après l’obtention de son premier diplôme en haute couture « prêt à porter», elle a été
chargé au niveau de centre de CFPA de Azazga «…j’ai aidé mon professeur dans
l’élaboration des modèles de style de vêtements… pendant ma formation j’ai chargé de
former 31 stagiaires… » Dit-elle.

En 2013, Lynda a déposé son dossier au niveau de l’ANGEM, après une année, Lynda
a eu son attestation d’éligibilité. En cette période elle a décidé de s’associer avec une jeune
femme mariée qui lui propose le locale en contrepartie de cette association. « … J’ai eu une
bonne réputation… Une jeune femme m’a proposé un local pour s’associer avec elle …son
mari était chômeur, on était deux femmes associées mais la majorité des charge étaient sur
mon compte… » Dit-elle.

Dans cette période le plus grand obstacle était celui de financement bancaire « il
fallait s’adresser à toute les banque…mon projet à été financé par la BDL qui a accepté de
m’octroyer le crédit… j’ai défendu mon projet jusqu’au bout, j’ai été convaincue de la
réussite de mon projet… » Dit-elle.

Entretient n° 02

Melle Amel, jeunes femme porteuse de projet, âgée de 26 ans, dans le cadre d’une
micro entreprise ANGEM. Elle a travaillé dans le secteur des services. Son projet était celui
d’un cyber café. Amel choisit son projet sur la base d’une idée proposée par un cousin. «… au
début je n’avais pas l’intention de créer ce cyber café… j’ai voulu entretenir un projet pas un
cyber café car mes clients n’étaient que les jeunes de mon cartier » dit-elle. Elle exprime sa
résistance à son cousin, mais ce dernier l’assurera la rentabilité de projet puisque elle allait le
faire dans son propre locale «...le locale était le garage de notre maison » dit-elle.

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Après trois mois de raisonnement et d’influence familiale, Amel décida de se présenter
à l’ANGEM avec l’idée de créer un cyber café. En 2011 elle a l’attestation d’éligibilité. Elle a
eu la chance d’obtenir le prêt bancaire suite à l’intervention de son cousin en 2012. Son
projet voyait le jour « … je n’ai pas eu de problème ni dans la constitution de dossier ni dans
l’octroi de prêt bancaire… mon cousin à tout préparé à ma place » dit-elle.

Amel est devenue propriétaire d’un cyber café, elle a rencontré certains problèmes en
ce qui concerne la rentabilité de son projet « … j’ai vi dans un cartier populaire ce qui
apparait au début un avantage pour mon projet, mais avec le temps c’est toute à fait le
contraire car l’écart constitue entre le nombre de clients et les recettes était énorme »
Exprime-t-elle en regret.

Amel a signalé à ces parents ce problème mais son cousin a trouvé des excuses. Après
deux ans qui suivent la première année de la création d’un cyber café « … j’ai décidé de
cesser cette activité, j’ai remboursé tout les prêts (banque et ANGEM) et de radier totalement
mon registre de commerce… » Dit-elle.

Entretient n° 03 :

Karima, jeune femme mariée, âgé de 30 ans porteuse de projet dans le cadre de
dispositif ANGEM en secteur service (artisanal). Son parcoure a débuté par la formation au
CFPA de Azazga pendant deux ans. Elle a eu dés le début de sa formation l’intention de se
lancer dans son projet de micro entreprise. Après l’obtention de son diplôme « coiffure
dames », elle a travaillé comme apprenti pour une durée de trois mois n’ayant reçue aucun
salaire, elle a décidé de changer de travail. Elle a resté une année au chômage, durant cette
année elle a eu l’idée d’aller déposer son dossiers auprès de l’ANGEM, une fois, elle est
arrivée au niveau de l’antenne, elle a aperçu que pour créer son projet il a fallu un minimum
d’apport personnel, alors elle a décidé de collecter un fond en fusant appel à ces parents et à
ces amis. Malgré l’aide proposé, elle n’a pas arrivé à collecter le fond personnel, elle a
travaillé encore une période d’une année dans un atelier de cosmétique pour avoir collecté son
apport personnel.

Mme Karima n’avait pas le problème de local, c’est grâce à l’aide de son mari qui lui a
consacré un local au sein de leur maison ou elle a crée son propre salon « …il ne faut pas
négliger le rôle de soutient morale pour une femme,… mon mari n’était pas contre ce projet…

92
il était tout a fait content que mon projet puisse réussir et que j’aille participer aux dépenses
familiales » dit-elle.

En 2011, Karima a déposé son dossier auprès de l’ANGEM, après six mois elle a eu
son attestation d’éligibilité, en 2012 son dossier fût accepter par le comité de CLEF « …le
plus grand obstacle était celui de l’octroi de prêt bancaire … j’ai convaincu les membres du
comité CLEF et la banque. Enfin, ils ont accepté de financer mon projet… la banque qui a
financer mon projet c’était la BEA… » Dit-elle.

93
Annexe n° 04: Réception de dépôt de dossier.

94
Annexe n° 05 : Notification des aides accordées PNR Matières Premières.

95
Annexe n° 06 : Attestation d’éligibilité PNR- Matières Premières.

96
Annexe n° 07 : Notification de Rejet.

97
Annexe n° 08 : Engagement

98
Annexe n° 09: Attestation d’éligibilité projet.

99
Résumé :

L’entrepreneuriat constitue un moyen pour la résorption du chômage, il est considéré


comme source potentielle de création et de sauvegarde de l’emploi où entreprendre est devenu
une nécessité pour l’intégration sociale pour l’entrepreneur et pour ses membres de famille.
Actuellement, l’émergence de l’entrepreneuriat féminin dans le monde entier
notamment en Algérie devient un phénomène qui amène les académiciens mais également les
praticiens à s’intéresser aux femmes en tant qu’agent économique. Certains d’entre eux ont
conclu que pour étudier ce phénomène, il faut le placer dans son contexte d’origine, en d’autre
terme, étudier la place de la femme entrepreneure dans le contexte socioculturel de son pays.

Les résultats de notre recherche montrent que les femmes créatrices de micro activité
en Algérie rencontrent certains difficultés qui les empêchent de bien mener leurs projets à
terme, mais rien n’empêche certains d’entre-elles à atteindre leurs objectifs de devenir
entrepreneures autonomes.

Mots clés : entrepreneur, L’entrepreneuriat féminin, création d’entreprise, esprit d’entreprise,


le financement bancaire, le dispositif ANGEM .le micro-crédit.

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