EM6 Induction
EM6 Induction
EM6 – Induction
1.7.3. Lois de l’induction
Flux d’un champ magnétique Évaluer le flux d’un champ magnétique uniforme à On retrouve la
Flux d’un champ magnétique à travers une surface travers une surface s’appuyant sur un contour notion de flux vu
s’appuyant sur un contour fermé orienté. fermé orienté plan. auparavant.
Loi de Faraday Décrire, mettre en œuvre et interpréter des
Courant induit par le déplacement relatif d’une boucle expériences illustrant les lois de Lenz et de
conductrice par rapport à un aimant ou un circuit Faraday.
inducteur. Sens du courant induit.
Loi de modération de Lenz. Utiliser la loi de Lenz pour prédire ou interpréter Aspect qualitatif de
les phénomènes physiques observés. l’induction.
Force électromotrice induite, loi de Faraday. Définir le moment magnétique associé à une boucle
de courant plane.
Associer à un aimant un moment magnétique par
analogie avec une boucle de courant.
Citer un ordre de grandeur du moment magnétique
associé à un aimant usuel.
1.7.4. Circuit fixe dans un champ magnétique qui dépend du temps
Auto-induction Différencier le flux propre des flux extérieurs.
Flux propre et inductance propre. Utiliser la loi de modération de Lenz.
Évaluer et citer l’ordre de grandeur de l’inductance
propre d’une bobine de grande longueur.
Mesurer la valeur de l’inductance propre d’une
bobine.
Réaliser un bilan de puissance et d’énergie dans un
système siège d’un phénomène d’auto-induction en
Étude énergétique. s’appuyant sur un schéma électrique équivalent.
Cas de deux bobines en interaction Déterminer l’inductance mutuelle entre deux
Inductance mutuelle entre deux bobines. bobines de même axe de grande longueur en «
influence totale ».
Mesurer la valeur de l’inductance mutuelle entre
deux bobines et étudier l’influence de la géométrie.
Circuits électriques à une maille couplés par le Citer des applications dans le domaine de
phénomène de mutuelle induction en régime sinusoïdal l’industrie ou de la vie courante.
forcé. Établir le système d’équations en régime sinusoïdal
forcé en s’appuyant sur des schémas électriques
équivalents.
Transformateur de tension. Établir la loi des tensions. …et de courant �
Étude énergétique. Réaliser un bilan de puissance et d’énergie. …les bilans.
1.7.5. Circuit mobile dans un champ magnétique stationnaire
Conversion de puissance mécanique en puissance Interpréter qualitativement les phénomènes
électrique. observés.
Rail de Laplace. Écrire les équations électrique et mécanique en
Spire rectangulaire soumise à un champ magnétique précisant les conventions de signe.
extérieur uniforme et en rotation uniforme autour d’un Effectuer un bilan énergétique.
axe fixe orthogonal au champ magnétique. Citer des applications dans le domaine de
l’industrie ou de la vie courante.
Freinage par induction. Expliquer l’origine des courants de Foucault et en On verra cela dans
citer des exemples d’utilisation. EM7.
Mettre en évidence qualitativement les courants de
Foucault.
Conversion de puissance électrique en puissance Analyser le fonctionnement du moteur à courant
mécanique continu à entrefer plan en s’appuyant sur la
Moteur à courant continu à entrefer plan. configuration des rails de Laplace.
Citer des exemples d’utilisation du moteur à
courant continu.
I – Loi de Lenz
I-1) Loi de Faraday de l'induction (1831)
a) Définition
Soit un circuit électrique filiforme orienté arbitrairement par le
sens conventionnel de i. Soit 𝑆𝑆⃗ le vecteur surface de ce circuit, orienté
par i et la règle de la main droite. Le circuit est le siège d'une force
électromotrice induite e, orientée conventionnellement dans le même
sens que i (convention générateur) et telle que :
𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑒𝑒 = − 𝑜𝑜ù 𝑒𝑒 𝑠𝑠 ′ 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉𝑉
𝑑𝑑𝑑𝑑
c) Application
Le sens du courant induit est tel que, par ses effets, il tend à
s'opposer aux causes qui lui ont donné naissance.
b) Application
c) Fem induite
Dans le cas général on a :
�⃗ = ��������⃗
𝐵𝐵 𝐵𝐵𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 + 𝐵𝐵 ���������������⃗
𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝
Qui implique que, le flux magnétique à travers un circuit filiforme
s'écrit :
𝜙𝜙 = 𝜙𝜙𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 + 𝜙𝜙𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 𝜙𝜙𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 = 𝐿𝐿𝐿𝐿.
L'application de la loi de Faraday donne la force électromotrice
induite orientée en convention générateur dans le circuit :
𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝜙𝜙𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑑𝑑 (𝐿𝐿𝐿𝐿 )
𝑒𝑒 = − =− − = 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 + 𝑒𝑒𝐿𝐿
𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑
Si le circuit ne se déforme pas au cours du temps, le coefficient
d'auto-inductance L est une constante et sort de la dérivée
temporelle, ce qui donne le résultat suivant.
d)Exercice
Un circuit électrique filiforme plan, de résistance R, d'aire S et
d'auto-inductance L, est plongé dans un champ magnétique uniforme
variable sinusoïdalement dans le temps (pulsation temporelle ω) et
orthogonal au plan du circuit :
�⃗(𝑡𝑡) = 𝐵𝐵𝑜𝑜 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐(ω𝑡𝑡)𝑢𝑢
𝐵𝐵 ����⃗𝑧𝑧
D’après le schéma :
𝐸𝐸𝐸𝐸 + 𝑒𝑒𝑒𝑒 = 𝑈𝑈𝑈𝑈
⇔ 𝐸𝐸𝐸𝐸 = 𝑈𝑈𝑈𝑈 − 𝑒𝑒𝑒𝑒
Où :
1 1
𝐸𝐸𝑟𝑟𝑟𝑟ç𝑢𝑢𝑢𝑢 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑒𝑒 = Li² − Li20
2 2
1
En raison de la continuité temporelle 𝐸𝐸𝑚𝑚 = 2 𝐿𝐿𝐿𝐿², l'intensité i
est toujours continue dans une branche contenant une bobine. Si on
ouvre brutalement cette branche, une étincelle de rupture prend
naissance.
b)Exercice
On considère un petit solénoïde possédant N2 spires, de section
S2, placé à l'intérieur d'un grand solénoïde possédant N1 spires, de
section S1, de longueur l1. L'angle entre les axes des deux solénoïdes
est θ (si θ vaut zéro, les courants dans les deux solénoïdes sont
orientés dans le même sens). Déterminons le coefficient d'inductance
mutuelle entre les deux solénoïdes.
2 2 2 𝑑𝑑
2 1 1
⇒ 𝐸𝐸1 𝑖𝑖1 + 𝐸𝐸2 𝑖𝑖2 = 𝑅𝑅
������� ��1 𝑖𝑖� + 𝑅𝑅
���
1 2 𝑖𝑖2 + 𝑑𝑑𝑑𝑑 ����������������
��� 2
𝐿𝐿1 𝑖𝑖1 + 2
𝐿𝐿 2 𝑖𝑖 2 + 𝑀𝑀𝑖𝑖1 𝑖𝑖2 �
𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑗𝑗𝑗𝑗𝑗𝑗𝑗𝑗𝑗𝑗 𝐸𝐸𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚
𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓
e) Transformateur de tension
Un transformateur de tension convertit une tension alternative
en une tension alternative de même fréquence mais de valeur efficace
différente. Le fonctionnement du transformateur repose sur le
phénomène de couplage par induction mutuelle.
Un transformateur électrique est un quadripôle composé de
deux enroulements de fils autour d'un tore de matériau
ferromagnétique. L'enroulement de gauche, constitué de N1 spires,
est appelé enroulement primaire. Celui de droite, constitué de N2
spires, est l'enroulement secondaire. Le tore ferromagnétique a la
propriété de bien canaliser les lignes de champ magnétique : les lignes
de champ sont circulaires et suivent le tore. Ainsi, toute ligne de
champ qui traverse le primaire traverse aussi le secondaire. On dit
que le couplage magnétique entre les deux enroulements est parfait
: la plus grande valeur possible (en valeur absolue) de coefficient
d'inductance mutuelle est atteinte. Toutefois, la valeur explicite de
ce coefficient n'intervient pas dans les calculs ultérieurs.
- Relation en tension
Le champ magnétique étant parfaitement canalisé dans le tore,
son flux Φ a la même valeur à travers toute section du tore : Φ
s'appelle le flux commun.
Laurent Pietri ~ 13 ~ Lycée Joffre - Montpellier
Cours : Electromagnétisme VI ∼ Induction Physique : PC
𝑁𝑁1 𝑑𝑑Φ1
Φ1 = N1 Φ 𝑒𝑒1 = −
⇒� ⇒� dt
Φ2 = N2 Φ N2 dΦ2
e2 = −
dt
Or :
𝑈𝑈1 = −𝑒𝑒1 𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑈𝑈2 = −𝑒𝑒2 .
D’où :
𝑈𝑈2 𝑒𝑒2 𝑁𝑁2
= = = 𝑚𝑚
𝑈𝑈1 𝑒𝑒1 𝑁𝑁1
- Relation en courant
L'application du théorème d'Ampère sur une ligne de champ mène
à:
𝐵𝐵𝐵𝐵 = µ0 µ𝑟𝑟 (𝑁𝑁1 𝑖𝑖1 + 𝑁𝑁2 𝑖𝑖2 )
Attendu que pour un bon milieu « ferromagnétique » doux,
𝜇𝜇𝑟𝑟 = 105 , on a :
𝑖𝑖2 𝑁𝑁1 1
𝑁𝑁1 𝑖𝑖1 + 𝑁𝑁2 𝑖𝑖2 ~0 ⇒ = − =−
𝑖𝑖1 𝑁𝑁2 𝑚𝑚
On obtient ainsi la loi de transformation des courants.
- Équation électrique
Le flux magnétique à travers le circuit varie, car l'aire du circuit
varie lors du mouvement de la barre. Avec l'orientation de i choisie,
le vecteur surface du circuit est 𝑆𝑆⃗ = 𝑆𝑆 𝑢𝑢 𝑢𝑢𝑧𝑧 donc :
����⃗𝑧𝑧 = 𝑙𝑙𝑙𝑙 ����⃗
�⃗ . 𝑆𝑆⃗ = 𝐵𝐵𝐵𝐵𝐵𝐵
Φ(𝑡𝑡) = 𝐵𝐵
Dans cette expression de Φ, seul le flux extérieur (dû au champ
magnétique de l'aimant) est pris en compte. Le circuit ne contenant
qu'une seule spire, son coefficient d'auto-inductance est très faible.
La fem induite, orientée en convention générateur, est donnée par la
loi de Faraday,
𝑑𝑑Φ
𝑒𝑒 = − = −𝐵𝐵𝐵𝐵𝐵𝐵
𝑑𝑑𝑑𝑑
Le schéma électrique équivalent,
donné sur la figure, permet d'écrire (en
négligeant l'auto-induction)
𝑒𝑒 = 𝑅𝑅𝑅𝑅 ⇒ − 𝐵𝐵𝐵𝐵𝐵𝐵 (𝑡𝑡) = 𝑅𝑅𝑅𝑅 (𝑡𝑡)(é𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞 é𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙)
- Équation mécanique
La barre étant parcourue par un courant et plongée dans un
champ magnétique extérieur, elle est soumise, entre autres, à des
actions de Laplace. Cela nécessite une étude mécanique. La barre de
masse m est soumise à :
o Son poids 𝑃𝑃�⃗ = −𝑚𝑚𝑚𝑚𝑢𝑢 ����⃗𝑧𝑧
o La réaction des rails 𝑁𝑁 �⃗ = 𝑁𝑁𝑢𝑢 ����⃗𝑧𝑧 (N est verticale si on néglige
les frottements) ;
o L'action de l'opérateur �����⃗ 𝑢𝑢𝑥𝑥 . ;
𝐹𝐹𝑜𝑜𝑜𝑜 = 𝐹𝐹𝑜𝑜𝑜𝑜 ����⃗
o Des actions de Laplace �������⃗ 𝐹𝐹𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙𝑙 = 𝑖𝑖𝑙𝑙⃗ ∧ 𝐵𝐵�⃗ = 𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑢𝑢
����⃗𝑥𝑥
La loi de la quantité de mouvement appliquée à la barre
s'écrit en projection sur ����⃗ 𝑢𝑢𝑥𝑥 ∶
𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚
𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 + 𝐹𝐹𝑜𝑜𝑜𝑜 = (é𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞 𝑚𝑚é𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐)
𝑑𝑑𝑑𝑑
𝐵𝐵𝐵𝐵𝐵𝐵
On extrait 𝑖𝑖 = − 𝑅𝑅
de l'équation électrique et on le remplace
dans l'équation mécanique , ce qui donne
𝑙𝑙 2 𝐵𝐵2 𝑣𝑣 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚
− + 𝐹𝐹𝑜𝑜𝑜𝑜 =
𝑅𝑅 𝑑𝑑𝑑𝑑
Laurent Pietri ~ 16 ~ Lycée Joffre - Montpellier
Cours : Electromagnétisme VI ∼ Induction Physique : PC
Les solutions sont tracées sur la figure pour le cas 𝐹𝐹𝑜𝑜𝑜𝑜 > 0 et
B>0.
- Loi de Lenz
S'il n'y avait pas de champ magnétique, l'équation du mouvement
𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 𝐹𝐹𝑜𝑜𝑜𝑜
se réduirait à 𝐹𝐹𝑜𝑜𝑜𝑜 = et la vitesse de la barre serait 𝑣𝑣(𝑡𝑡) =
𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑡𝑡 ; 𝑚𝑚
En présence d'un champ magnétique, la barre est soumise à la force
𝑙𝑙 2 𝐵𝐵2 𝑣𝑣
de Laplace − 𝑢𝑢𝑥𝑥 Cette force est résistante : elle s'oppose à la
����⃗.
𝑅𝑅
vitesse de la barre d'autant plus fort que la vitesse est grande. C'est
une manifestation de la loi de modération de Lenz : le mouvement
de la barre crée le courant induit, qui à son tour crée la force de
Laplace, qui tend à s'opposer au mouvement de la barre.
𝑑𝑑 1
⇒ 𝐹𝐹
�𝑜𝑜𝑜𝑜 𝑣𝑣 + 𝐵𝐵𝐵𝐵𝐵𝐵𝐵𝐵
� = � 𝑚𝑚𝑣𝑣 2 �
𝑃𝑃 𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝
�������
𝑑𝑑𝑑𝑑 2
𝑃𝑃 𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓
𝐿𝐿𝐿𝐿𝐿𝐿𝐿𝐿𝐿𝐿𝐿𝐿𝐿𝐿 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃
𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑜𝑜𝑜𝑜é𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐é𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡
En comparant les équations on remarque sur cet exemple que
𝑃𝑃𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓 𝑝𝑝𝑎𝑎𝑟𝑟 𝑒𝑒 = − 𝑃𝑃𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 ������⃗
𝐹𝐹𝑙𝑙𝑙𝑙
c) Alternateur
i. Présentation
Un alternateur sert à convertir une puissance mécanique en une
puissance électrique. Ce dispositif est par exemple utilisé :
- Dans les dynamos de vélos : une roue entraîne en rotation
l’alternateur qui alimente des ampoules ou une batterie ;
- Dans les centrales électriques, où l’alternateur est entraîné par
une turbine elle-même mise en rotation par de la vapeur d’eau
(centrales thermiques ou nucléaires) ou de l’eau liquide
(centrales hydrauliques).
L’alternateur est constitué :
- D’un stator fixe par rapport au référentiel d’étude
- Et d’un rotor en rotation autour d’un axe fixe par rapport au
stator.
ii. Modélisation
On peut expliquer le fonctionnement de l’alternateur en
modélisant le rotor par une bobine plate de N spires rectangulaires,
de surface S, conductrice de résistance R et d’inductance propre L,
en rotation autour de l’axe (Oz) fixe dans le référentiel terrestre, qui
est un des axes de symétrie de la spire et qui passe par les deux
milieux de côtés opposés.
On note J le moment d’inertie de la spire par rapport à l’axe
(Oz). La spire est mise en rotation autour de (Oz) à la vitesse
angulaire 𝜔𝜔 par un opérateur extérieur.
- Schéma électrique
- Equation mécanique
��⃗ = 𝐼𝐼𝑆𝑆⃗ du cadre. Le champ
On introduit le moment magnétique 𝑚𝑚
magnétique étant uniforme, le moment des actions de Laplace
s'écrit :
Laurent Pietri ~ 22 ~ Lycée Joffre - Montpellier
Cours : Electromagnétisme VI ∼ Induction Physique : PC
ω𝐵𝐵²𝑆𝑆²𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠²(ω𝑡𝑡)
������⃗
Γ𝑙𝑙𝑙𝑙 = 𝑚𝑚 �⃗ = −𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠(ω𝑡𝑡)����⃗
��⃗ ∧ 𝐵𝐵 𝑢𝑢𝑧𝑧 = − 𝑢𝑢𝑧𝑧
����⃗
𝑅𝑅
On remarque que ce moment (en projection sur ����⃗) 𝑢𝑢𝑧𝑧 a toujours
un signe opposé à celui de ω ��⃗ : il a donc tendance à ralentir le cadre,
conformément à la loi de modération de Lenz.
L'équation mécanique s'obtient en appliquant le théorème du
moment cinétique au cadre en projection sur l'axe (Oz). Les seuls
moments qui comptent sont Γ𝑜𝑜𝑜𝑜 𝑒𝑒𝑒𝑒 Γ𝑙𝑙𝑙𝑙 . En effet, le poids s'applique
au centre de gravité du cadre (point O) et a donc un moment nul
par rapport à l'axe. De même, les liaisons pivot sont sans frottement,
donc exercent un moment nul par rapport à l'axe. Il reste :
𝐽𝐽𝐽𝐽ω
= Γ𝑜𝑜𝑜𝑜 + Γ𝑙𝑙𝑙𝑙 = 0 (𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 ω 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐) .
𝑑𝑑𝑑𝑑
- Bilan énergétique
Pour le bilan de puissance électrique, on multiplie l'équation
électrique par i :
𝑒𝑒𝑒𝑒 = 𝑅𝑅𝑖𝑖 2
ω²𝐵𝐵²𝑆𝑆²𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠²(ω𝑡𝑡)
⇒ = 𝑅𝑅𝑅𝑅²
𝑅𝑅
⇔ 𝑃𝑃𝑟𝑟𝑟𝑟ç𝑢𝑢𝑢𝑢 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑅𝑅 = 𝑃𝑃𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑒𝑒
Le bilan de puissance mécanique est obtenu en multipliant
l'équation mécanique par ω :
ω𝐵𝐵²𝑆𝑆²𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠²(ω𝑡𝑡)
Γ𝑜𝑜𝑜𝑜 ω + Γ𝑙𝑙𝑙𝑙 ω = 0 ⇒ Γ𝑜𝑜𝑜𝑜 ω − ω=0
𝑅𝑅
On retrouve le fait que 𝑃𝑃𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑒𝑒 = −𝑃𝑃𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 Γ𝑙𝑙𝑙𝑙 .
En sommant membre à membre les deux équations de bilan
énergétique électrique et mécanique, on obtient le bilan complet :
Γ𝑜𝑜𝑜𝑜 ω = 𝑅𝑅𝑖𝑖 2
⇔ 𝑃𝑃𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑜𝑜𝑜𝑜 = 𝑃𝑃𝑟𝑟𝑟𝑟ç𝑢𝑢𝑢𝑢 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝 𝑅𝑅
L'opérateur fournit de la puissance mécanique en faisant tourner
le générateur qui, à son tour, alimente électriquement la résistance
(en courant alternatif).
- Bilan énergétique
On multiplie l'équation électrique par i et l'équation mécanique
par v, et on fait la somme membre à membre des deux équations
ainsi obtenues. Les termes vBli se simplifient (on retrouve le fait que
𝑃𝑃𝑙𝑙𝑙𝑙 = −𝑃𝑃𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓 𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 et il reste :
𝑑𝑑𝑑𝑑
𝜀𝜀𝜀𝜀 = 𝑅𝑅𝑖𝑖 2 + 𝑚𝑚𝑚𝑚
𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑑𝑑 1
⇒ 𝜀𝜀𝜀𝜀 = 𝑅𝑅𝑖𝑖 + � 𝑚𝑚𝑣𝑣 2 �
2
𝑑𝑑𝑑𝑑 2
La puissance électrique apportée par le générateur sert à
échauffer la résistance d'une part, et à accroître l'énergie cinétique
de la barre (objet de masse m à mettre en mouvement) d'autre part.
b) Utilisation du moteur à CC
Les machines à courant continu font partie des convertisseurs
électro-magnéto-mécanique réversibles. Elles ont été les premières à
être utilisées massivement dans toutes les gammes de puissance du
fait de la simplicité de leur commande en vitesse, et de leur faible
encombrement.
On trouve des machines à courant continu dans l’industrie
(ascenseur, machines d’imprimerie.), dans les domaines des faibles
puissances (jouets, perceuses...), dans les équipements automobiles
Laurent Pietri ~ 25 ~ Lycée Joffre - Montpellier
Cours : Electromagnétisme VI ∼ Induction Physique : PC
c) Haut-parleur électrodynamique
Un haut-parleur doit convertir un signal électrique (tension
variable dans le temps) en signal mécanique (vibration d'une
membrane pour émettre le son). C'est un transducteur
électromécanique qui utilise les actions de Laplace et met en jeu des
phénomènes d'induction.
La géométrie des véritables haut-parleurs rend difficile, voire
impossible, le calcul du flux magnétique à travers le circuit mobile.
Cela compromet l'application de la loi de Faraday. Pour contourner
ce problème, on raisonne sur la géométrie simplifiée des rails de
Laplace. Cela donne des équations électrique et mécanique analogues
à celles d'un vrai haut-parleur. Ce modèle est donc suffisant pour
illustrer le principe du haut-parleur.
- Equation éléctrique
Calculons la fem induite dans le circuit lors du mouvement de la
barre mobile [CD]
On note a la longueur du rectangle formé par le circuit lorsque
l'ensemble est à l'équilibre mécanique (ressort ni tendu ni
comprimé). On note x l'écart algébrique de position de la barre par
rapport à cet état d'équilibre. L'aire du rectangle est donc (a + x).l
et son vecteur surface associé est, d'après l'orientation choisie pour
i:
𝑆𝑆⃗ = (𝑎𝑎 + 𝑥𝑥 ). 𝑙𝑙𝑢𝑢
����⃗𝑧𝑧
Le flux magnétique extérieur est :
Φ = (𝑎𝑎 + 𝑥𝑥 ). 𝑙𝑙𝑙𝑙
En tenant compte en plus du flux propre,le flux magnétique
total à travers le circuit est :
Φ = (𝑎𝑎 + 𝑥𝑥 ). 𝑙𝑙𝑙𝑙 + 𝐿𝐿𝐿𝐿
La fem induite, orientée en convention générateur, est donnée
par la loi de Faraday :
𝑑𝑑Φ 𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑒𝑒 = − = −𝐿𝐿 − 𝐵𝐵𝐵𝐵𝐵𝐵
𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑑𝑑𝑑𝑑
Où v vitesse de la barre en projection sur le vecteur unitaire ����⃗.
𝑢𝑢𝑥𝑥
- Equation mécanique
La barre est soumise :
o Aux actions de Laplace 𝐹𝐹𝑙𝑙𝑙𝑙 = 𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 ����⃗, 𝑢𝑢𝑥𝑥
o A l'action de rappel du ressort ���������������⃗𝐹𝐹𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟 = −𝑘𝑘𝑘𝑘 ����⃗,
𝑢𝑢𝑥𝑥
o Aux forces de frottements fluides exercées par les rails et
�����������⃗
l'air 𝐹𝐹𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓 = − (λ + α)𝑣𝑣 𝑢𝑢 ����⃗𝑥𝑥
o Ainsi qu'à son poids : 𝑃𝑃�⃗ = −𝑚𝑚𝑚𝑚 ����⃗ 𝑢𝑢𝑧𝑧
o Et à la réaction normale des rails 𝑁𝑁 �⃗ = 𝑁𝑁 ����⃗
𝑢𝑢𝑧𝑧
En projection sur 𝑢𝑢 𝑥𝑥 la loi de la quantité de mouvement
����⃗,
appliquée à la barre s'écrit :
𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 − 𝑘𝑘𝑘𝑘 − λ + α 𝑣𝑣 = 𝑚𝑚
( )
𝑑𝑑𝑑𝑑
Les équations électrique et mécanique sont linéaires en x(t) et
i(t). En imposant ε(𝑡𝑡) = 𝐸𝐸 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐(ω𝑡𝑡), un régime forcé s'installe dans
lequel toutes les grandeurs i, x et v sont sinusoïdales à la pulsation
temporelle ω. Ainsi, la membrane vibre en émettant une onde sonore
à la même pulsation ω que le signal électrique d'alimentation, ce qui
est le but du haut-parleur.
- Bilan énergétique
Pour réaliser le bilan énergétique, on multiplie l'équation électrique
par i et l'équation mécanique par v :
𝑑𝑑𝑑𝑑
ε𝑖𝑖 − 𝐵𝐵𝐵𝐵𝐵𝐵𝐵𝐵 − 𝐿𝐿 𝑖𝑖 = 𝑅𝑅𝑖𝑖 2
𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑑𝑑𝑑𝑑
𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 − 𝑘𝑘𝑘𝑘𝑘𝑘 − (λ + α)𝑣𝑣 2 = 𝑚𝑚 𝑣𝑣
𝑑𝑑𝑑𝑑