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Cours EU 2024

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UNIVERSITE DE NZEREKORE

DÉPARTEMENT DU GÉNIE DE
L’ENVIRONNEMENT

Cours d’assainissement
Niveau : L4
Semestre : 7
Année : 2024 - 2025

Cours préparé par : Aboubacar CISSE,


Titre : Enseignant-chercheur
Grade : Assistant
Chapitre 1 : Caractéristiques générales des eaux à évacuer
1.1. Définition
L’assainissement des agglomérations a pour objet d'assurer l'évacuation de l'ensemble des eaux pluviales et usées
ainsi que leur rejet dans les exutoires naturels sous des modes compatibles avec les exigences de la santé publique
et de l'environnement
1.2. Natures des eaux d’assainissement
Les eaux d'assainissement sont de trois types :
• Eaux de ruissellement ;
• Eaux usées d’origine domestique ;
• Eaux industrielles
Ces eaux peuvent être séparées ou mélangées, ce qui fait apparaître la notion de l'effluent urbain constitué par
des eaux usées, d'origine domestiques, plus ou moins polluées par des eaux industrielles et plus ou moins diluées
par des eaux de ruissellement.
Les eaux usées et les eaux pluviales constituent un effluent pollué et nocif, renfermant des matières minérales et
organiques qui se présentent sous trois formes :
• Matières en suspension décantables.
• Matières en suspension non décantables.
• Matières dissoutes.
1.3. Caractéristiques des eaux usées
En outre, les eaux usées sont caractérisées par :
• La température : varie en fonction du climat et de la géographie.
• L’odeur : l’eau usée fraîche a une odeur fade, mais la stagnation provoque une odeur nauséabonde.
• La couleur : grisâtre.
Le débit : varie suivant les heures de la journée. Les effluents, les matières charriées, les matières en suspension
(MES) et plus particulièrement minérales, les graisses et hydrocarbures et les produits toxiques sont des
constituants normaux, lorsque le dosage est compris dans une plage de valeurs suivantes :
• Graisses et huiles organiques : 20 à 100 mg/l.
• Hydrocarbures : 0,1 g/hab/jour.
L’analyse granulométrique distingue en fonction de la taille des particules, les dénominations suivantes
• Etat colloïdal ~ 1 micron.
• Etat dissous < 0,1 micron.
• Etat en suspension > 1 micron.
• Etat décantables > 100 microns.
Le tableau : les concentrations en MES et hydrocarbures
d’un centre commercial (USA)

Concernant les valeurs des charges polluantes apportées par les eaux de ruissellement, les ordres de grandeurs
de la charge maximale mesurée, sont pour différents événements pluviométriques :
• La DBO5 de quelques Kg/ha imperméabilisé (2 Kg/ha).
• La DCO d’une à quelques dizaines de Kg/ha imperméabilisé (20 Kg/ha),
• Les MES d’une à quelques centaines de Kg/ha imperméabilisé (200 Kg/ha).
Concernant les eaux unitaires, on peut donner les ordres de grandeurs suivants :
• De 750 à 200 mg/l de MES.
• De 150 à 70 mg/l de DBO5.
• De 400 à 200 mg/l de DCO.
• 40 g/hab/jour de sable rejetés dans les eaux usées.
• 15 g/hab/jour de matières grasses.
• 100 mg/hab/jour d’hydrocarbures.
En d’autres termes, les eaux usées peuvent être caractérisées selon leur nature comme suit :
1.3.1. Caractéristiques physico-chimiques
1.3.1.1. Paramètres physiques (Wethe, 2002)
Ce sont :
• La température (°C), dont les valeurs favorables au milieu aquatique varient entre 10 et 25 °C ;
• La conductivité électrique (C en µS/cm, entre 20 et 25 °C), qui mesure la facilité de l’eau à conduire un
courant électrique dû à la présence des sels dissous (Ca2 +, Mg2 +, K+, Na+, Cr, NO3) ;
• Le pH, dont les valeurs favorables aux micro-organismes épurateurs sont entre 6,5 et 8 ;
• Les matières en suspension (MES, en mg/l de matières sèches insolubles).
1.3.1.2. Paramètres chimiques
1. Paramètres chimiques organiques
Il s’agit de,

• La Demande Chimique en Oxygène (DCO en mg/l)


qui caractérise la quantité d’oxygène dissous
nécessaire pour oxyder par voie chimique certaines
substances oxydables sans intervention d’êtres
vivants ;

• La Demande Biologique en Oxygène après 5 jours


à 20 °C (DBO5 en mg/l), qui exprime la quantité
d’oxygène nécessaire pour oxyder par voie
biologique les matières organiques de l’eau avec
l’aide des bactéries à 20 °C ; au-delà de 5 jours, le
processus de nitrification aérobique commence ;

Il existe une relation entre DCO et DBO5 : si DBO21 = DCO alors, toutes les matières organiques de l’eau sont
biodégradables. Ce tableau présente la classification des eaux et le degré de traitement biologique requis en
fonction du rapport DCO/DBO5.

• La Demande Totale en Oxygène (DTO), qui caractérise la quantité d’oxygène consommée par des
composés dissous dans l’eau lors de la combustion à 900 °C en présence d’un excès d’oxygène et d’un
catalyseur ; sa détermination est cependant coûteuse.
• MVS : Les matières volatiles en suspension
représentent la masse de partie organique (donc
biodégradable) des matières en suspension.
Elles sont obtenues par différence entre les MES
et leurs résidus secs après passage au four à
550°C ; expression des résultats en mg/L ou en
pour cent des MES. Les MVS sont utilisées pour
déterminer la part de matière organique
présente dans les MES permettant d’estimer la
stabilité des boues, c’est à dire leurs capacités à
ne pas fermenter.

1.3.2. Paramètres chimiques


2. Paramètres chimiques minéraux
• NTK : azote total Kjeldahl est une appellation qui désigne la somme de l’azote ammoniacal et de l’azote
organique (Norg + N-NH4). Par la méthode Kjeldahl, l’azote ammoniacal et l’azote organique sont dosés
simultanément. Ces NTK sont présentes dans les détritus organiques soumis aux processus biologiques
naturels. La présence d’azote organique dans les eaux résiduaires provient des abattoirs, de certaines
usines chimiques utilisant de l’azote organique d’origine animales, et d’engrais.

Pt : Le phosphore total est la somme du phosphore organique et le phosphore minéral. En d’autres thermes c’est
l’ensemble du phosphore présent dans un échantillon sous forme de phosphates ou de composé
organophosphorés. La présence du phosphore dans les effluents industriels provient surtout des détergents, des
engrais et de la décomposition de la matière organique.
1.3.3. Paramètres biologiques
Il s’agit,
• Des bactéries (coliformes fécaux, streptocoques fécaux et coliformes totaux), principaux indicateurs de
contamination fécale et causes primaires de la pollution d’origine cutanée et respiratoire ;
• Des virus, qui ne sont connus qu’à partir d’une cellule hôte favorable à leurs reproductions ; ils polluent
durablement l’eau et affectent la santé humaine ;
• Des microflores et microfaunes aquatiques dont l’inventaire est très coûteux ; en outre, les résultats de
cet inventaire sont généralement difficiles à interpréter.
Les paramètres (physique, chimique organique, chimique minéral et biologique) ci-dessus énumérés sont, en
général, exprimés en Equivalent-habitants (Eq-H) pour homogénéiser la charge moyenne rejetée par jour et par
habitant.
Leur évaluation détermine le degré de pollution potentielle ou réelle du milieu récepteur par l’ensemble des eaux
usées urbaines (Wethe, 2002).
1.4. Indicateurs de pollution des eaux usées
Les normes de rejet des eaux usées, fixent des indicateurs de qualité physico-chimique et biologique.
Ce potentiel de pollution généralement exprimés en mg/l, est quantifié et apprécié par une série d’analyses.
Certains de ces paramètres sont indicateurs de modifications que cette eau sera susceptible d’apporter aux milieux
récepteurs.
Pour les eaux usées domestiques, industrielles et les effluents naturels, on peut retenir les analyses suivantes :
(Bendida, 2019)
1.4.1. Les paramètres physico-chimiques
Ils résultent de l'introduction dans un milieu des substances conduisant à son altération, se traduisant
généralement par des modifications des caractéristiques physicochimiques du milieu récepteur. (Mesurés en
amont et en aval du STEP)
a) La température
C’est un facteur écologique important des milieux aqueux. Son élévation (pollution thermique) peut perturber
fortement la vie aquatique (nitrification et la dénitrification) biologique. La nitrification est optimale 28 à 32°C.
b) Le potentiel d'Hydrogène (pH)
Le développement correct de la faune et de la flore aquatique n'est possible que si sa valeur est comprise entre 6
et 9. Le pH joue un rôle important dans l’épuration d’un effluent et le développement bactérien. La nitrification
optimale ne se fait aux ph compris entre 7,5 et 9.
c) La conductivité électrique (CE) en micro Siemens par centimètre
La conductivité est la propriété que possède une eau à favoriser le passage d’un courant électrique. Elle fournit
une indication précise sur la teneur en sels dissous (salinité de l’eau). Elle permet d’évaluer la minéralisation
globale de l’eau.
d) La salinité
La salinité d'une eau correspond à sa concentration en sels dissous dans leur ensemble. Elle est exprimée soit par
la valeur de la conductivité électrique (CE) ou par le résidu sec (RS). La CE de l’eau, peut être estimée à partir de la
concentration en g/l
e) La turbidité
Elle est inversement proportionnelle à la transparence de l'eau, elle est de loin le paramètre de pollution indiquant
la présence de la matière organique ou minérale sous forme colloïdale en suspension dans les eaux usées. Elle
varie suivant les matières en suspension (MES) présentes dans l'eau.
f) Matière en suspension
Les matières en suspension (MES) sont, en majeure partie, de nature biodégradable.
La plus grande part des microorganismes pathogènes contenus dans les eaux usées, est associée aux MES.
Ces MES peuvent être éliminées par décantation. C'est une étape simple et efficace pour réduire la charge
organique et la teneur en germes pathogènes des eaux usées.
g) Demande biochimique en oxygène (DBO)
Ce paramètre mesure la quantité d'oxygène nécessaire à la destruction des matières organiques grâce aux
phénomènes d'oxydation par voie aérobie.
Pour mesurer ce paramètre, on prend comme référence la quantité d'oxygène consommé au bout de cinq jours
DBO5 (mg/l).
Elle se résume à la réaction chimique suivante :

Matière organique + microorganisme + O2 → CO2 + H2O + énergie + biomasse


h) Demande chimique en oxygène (DCO)
Elle est exprimée en mg d'oxygène par litre. Elle représente la teneur totale de l'eau en matières oxydables. Ce
paramètre correspond à la quantité d'oxygène qu'il faut fournir pour oxyder par voie chimique ces matières.
La valeur du rapport DCO/DBO indique le coefficient de biodégradabilité d’un effluent, il permet aussi de définir
son origine.
• DCO = 1,5 à 2 fois DBO Pour les eaux usées urbaines ;
• DCO = 1 à 10 fois DBO Pour tout l’ensemble des eaux résiduaires ;
• DCO > 2,5 fois DBO Pour les eaux usées industrielles.
f) La biodégradabilité (K)
Elle traduit l’aptitude d’un effluent à être décomposé ou oxydé par les microorganismes qui interviennent dans le
processus d’épuration biologique des eaux. K = DCO /DBO5 :
• Si K < 1,5 : cela signifie que les matières oxydables sont constituées en grande partie de matières
fortement biodégradable ;
• Si 1,5 < K < 2,5 : cela signifie que les matières oxydables sont moyennement biodégradables.
• Si 2,5 < K < 3 : les matières oxydables sont peu biodégradables.
• Si K > 3 : les matières oxydables sont non biodégradables.
La valeur du coefficient K détermine le choix de la filière de traitement à adopter,
• Si l’effluent est biodégradable on applique un traitement biologique,
• Si non on applique un traitement physico-chimique
g) Phosphore
• Il est présent dans les eaux usées sous forme des sels minéraux et sous forme organique d’origine
biologique ; c’est une substance nutritive pour les microorganismes. Il est utilisé pour la synthèse des
nouvelles cellules et peut provenir de détergents ménagers et engrais.
h) L’azote
Il se présente dans les eaux sous forme d’états :
• Forme réduite : azote organique ou ammoniacal (NH4 +),
• Forme moléculaire : azote dissous,
• Forme oxydée : azote nitreux (NO2 -), azote nitrique (NO3 -).
La présence de grande quantité d’azote ammoniacal indique généralement une contamination récente par des
matières organique en décomposition.
Une eau pauvre en ammoniaque et riche en nitrate indique donc qu’elle a subi une filtration et une épuration
efficace dans le sol.
Analyses des paramètres de l’effluent à traiter
Les caractéristiques des effluents à traiter doivent être nécessairement validées par des compagnes de mesures
effectuées sur des échantillons prélevés en continu durant 24 heures (en temps sec et en temps de pluie). Ces
compagnes de mesure permettront en outre de vérifier la cohérence des rapports suivants :
L’ammoniaque est favorable au développement de certaines bactéries qui sont à leur tour génératrices de mauvais
gouts, une dose importante de nitrate est interdite pour l’eau potable en particulier pour l’alimentation des
nourrissons.
1.4.2. Les Microorganismes
Les eaux usées contiennent toutes sortent de microorganismes. Cette flore entérique normale est accompagnée
d'organismes pathogènes. L'ensemble de ces organismes peut être classé en quatre grands groupes :
✓ Les bactéries,
✓ Les virus,
✓ Les protozoaires
✓ Et les helminthes.
a) Les bactéries
Elles sont les microorganismes les plus rencontrés dans les eaux usées. Les eaux usées urbaines contiennent
environ 10^6 à 10^7 bactéries /100mL.
La concentration en bactéries pathogènes est de l'ordre de 104 germes/L (Bendida, 2019). Parmi les plus détectées
sont retrouvées, les salmonella, responsables de la typhoïde, et des troubles intestinaux.
Les coliformes thermotolérants sont des germes témoins de contamination fécale communément utilisés pour
contrôler la qualité relative d'une eau.
b) Les virus
Sont des parasites intracellulaires obligés qui ne peuvent se multiplier que dans une cellule hôte. On estime leur
concentration dans les eaux usées urbaines entre 10^3 et 10^4 particules par litre.
Leur isolement et leur dénombrement dans les eaux usées restent difficiles, ce qui conduit à une sous-estimation
de leur nombre réel.
Parmi les virus entériques humains les plus nombreux il faut citer les entérovirus (exemple : polio), les rotavirus,
les rétrovirus, les adénovirus et le virus de l'Hépatite A. Les virus sont plus résistants que les bactéries.
c) Les protozoaires
Au cours de leur cycle vital, les protozoaires passent par une forme de résistance (les kystes) qui peuvent être
véhiculés par les eaux résiduaires. Ces parasites sont très persistants. Ainsi, selon les conditions du milieu, ces
organismes peuvent survivre plusieurs semaines voire même plusieurs années.
Les protozoaires pathogènes souvent identifiés dans les eaux usées du point vue sanitaire sont : Entamoeba
histolytica, responsable de la dysenterie amibienne ; la Giardia et le Cryptospridium (Giardiose)
1.4.3. Les éléments traces et métaux lourds
Les sources de métaux pour les milieux aquatiques sont multiples. On différencie principalement les sources
d’origine naturelle et anthropique.
En effet, les métaux sont présents naturellement dans les sols. Certains en sont des constituants majeurs (Al) ou
importants pour la structure des minéraux (Fe, Mn) (Belaid, 2010)
1.4.4. Les normes guinéennes de rejet des eaux usées
Les eaux usées collectées, dans les réseaux urbains (ménages) ou les eaux usées émises par les industries, ne
doivent être rejetées dans un milieu récepteur naturel (rivière, lac, littoral marin, ou terrain d'épandage) que
lorsqu'elles correspondent à des normes fixées par voie réglementaire.
1.5. Les paramètres caractéristiques des effluents à traiter
a) Le Débit (Q) :
C’est un volume par unité de temps (m3 /j - m3 /h - l/s). Débit moyen horaire de temps sec : débit moyen horaire
reçu par la station
Débit de pointe horaire de temps sec : débit horaire maxi reçu par la station.

b) La Concentration (C) :
C’est une masse par unité de volume (mg/l - g/l = kg/m3). Ce paramètre renseigne sur la qualité de l’effluent.
c) Le Flux (ou charge) (F) :
C’est le produit du débit (Q) par la concentration (C) (kg/j). F = C x Q
Remarque : il faut maintenir des unités identiques : kg/j = kg/m3 x m3 /j. C’est un paramètre important qui
renseigne sur la quantité de pollution.
Exemple : une concentration en matière de suspension de 30 mg/l, et un débit de 200 m3 /j, donnera un flux de
matières en suspension de ?
d) La charge hydraulique de la station :
C’est le rapport du débit reçu sur la capacité hydraulique nominale de la station. Elle s’exprime en % de la capacité
nominale.
Exemple : une station de capacité nominale 10000 m3 /j reçoit un débit de 3000 m3 /j ?
e) La charge organique de la station :
C’est le rapport de la pollution reçue sur la capacité nominale de la station elle s’exprime en % du flux nominal en
DBO5.
Exemple : une station de capacité nominale 1000 kg DBO5 /j reçoit une charge en pollution de 250 kg/j (DBO5) ?
f) Le rendement épuratoire de la station :
C’est le rapport de la pollution éliminée dans la station sur la pollution reçue. Il définit les performances de la
station.
Exemple : une station reçoit une charge en matières en suspension de 250 kg/j (DBO5). Elle rejette une charge
de 15 kg/j ?

g) La charge massique Cm :
C’est le rapport de la charge en DBO5 reçue sur la quantité de boues présente dans le bassin d’aération.
Elle caractérise l’équilibre biologique
du traitement
Exemple : une station équipée d’un bassin d’aération de 5 150 m3 avec une concentration en boues activées de
4,3 g/l et un taux de MVS (matières organiques = matières actives des boues) de 75 %, reçoit une charge
polluante de 1000 kg DBO5 /j ?

h) La charge volumique Cv :
C’est le rapport de la charge en DBO5 reçue sur le volume du bassin d’aération.

Cv : permet d’estimer la capacité du bassin d’aération

Exemple : Une station équipée d’un bassin d’aération de 5 150 m3, reçoit une charge polluante de

1000 kg DBO5 /j ?

Des charges massique et volumique faibles témoignent d’un ratio nourriture/boues favorable à une élimination
poussée de la pollution carbonée et azotée
i) Equivalent habitant EH :
L’équivalent habitant est une notion théorique, établie sur la base d’un grand nombre de mesures, qui exprime la
charge polluante d’un effluent, quelle que soit l’origine de la pollution, par habitant et par jour. La charge polluante
rejetée par les ménages, les industries, les artisans est exprimé en EH, autrement dit une industrie de 100 EH
pollue autant que 100 personnes.
Un EH correspond à un rejet moyen journalier de 180 l d’effluent présentant une charge :
• De 90 g de MES ; De 60 g de DBO5 ; De 135 g de DCO ; De 9,9 g d’azote totale ; De 2 g de phosphore total
Selon la nature, l’importance de la pollution et les objectifs recherchés, les procédés de traitement mis en œuvre
dans une station d’épuration pour assainir des eaux résiduaires sont différents. Ces procèdes peuvent être basés
sur des processus physico-chimiques et/ou biologiques.
1.6. Classification des eaux usées

Source : http://www.lyc-lavoisier-porcheville.ac-versailles.fr

1.6.1. Eaux de ruissellement


Les eaux de ruissellement comprennent les eaux de la pluie, les eaux de lavage et les eaux de drainage.
La pollution des eaux de ruissellement est variable dans le temps, plus forte au début d'une précipitation qu'à la
fin par suite de nettoyage des aires balayées par l'eau

Les eaux de ruissellement comprennent les eaux des pluies, les eaux de lavage des rues, des jardins et parkings
publics, et les eaux de drainage des sols. Les eaux de drainage peuvent provenir de la montée d’une nappe
phréatique.
Caractéristiques
Quantité en fonction de la pluviométrie et du degré d’urbanisation
De plus en plus polluées : pluies acides, transport de polluants atmosphériques, mélange avec des eaux résiduaires
polluées, transport de polluants dangereux,
(VOIR COURS « ASSAINISSEMENT PLUVIAL »)
1.6.2. Eaux usées, d’origine domestique :
Les eaux usées d'origine domestiques comprennent :
• Les eaux ménagères (eaux de cuisine, de lessive, de toilette, …)
• Les eaux vannes (en provenance des WC, matières fécales et urines).
Les eaux usées domestiques sont constituées par :
• Les eaux usées des résidences (villas, immeubles, etc.)
• Les établissements institutionnels (écoles, hôpitaux, etc.)
• Les établissements commerciaux (banques, restaurants, hôtels, magasins divers, etc.)
Caractéristiques :
En général stables tant quantitativement que qualitativement.
Débit des eaux usées domestiques
• Calculés en se basant sur la consommation moyenne d’eau de l’agglomération, en y affectant un
coefficient de restitution compris entre 0,4 et 0,9.
• Nécessite une étude socio-économique approfondie,

• Pour le débit du projet, tenir compte de la croissance démographique : 𝑷𝒏 = 𝑷𝒊(𝟏+∝)𝒏


Pn : Nombre de population à l’année n
Pi : Nombre de population à l’année initiale du projet
α : Taux d’accroissement annuel dans la zone du projet
Remarque :
En réalité le débit des eaux usées varie en fonction du temps.

Débit maximum de 24 h
Débit moyen journalier Qm

Débit minimum de 24 h

2,5
Notion de coefficient de pointe : p = 1,5 + Avec 1,5 < p < 4 et q (l/s)
√q m m
EAUX USEES ETABLISSEMENTS COMMERCIAUX

EVALUATION BASIQUE : 7,5 – 14 m3/j/ha

EAUX USEES ETABLISSEMENTS COMMERCIAUX

EAUX USEES ETABLISSEMENTS COMMERCIAUX


1.6.3. Eaux industrielles
Les eaux industrielles sont celles en provenance des diverses usines de fabrication ou de transformation

Si les besoins connus, alors le débit des eaux usées rejetées peut être déterminé en assumant que 85 à 95 % des
eaux utilisées sont transformées en eaux usées si le processus n’inclut pas le recyclage des eaux.
La qualité et la quantité des eaux usées industrielles varie d’une industrie à une autre. Un prétraitement est
souvent requis avant que les industries puissent déverser leurs eaux usées dans le réseau municipal.
Les valeurs typiques utilisés pour estimer les débits des industries utilisant peu les voies humides sont
respectivement de 7,5 à 14 m3/j/ha pour des petites industries et de 14 à 28 m3/j/ha pour les moyennes industries.

QUANTITE D’EAUX USEES REJETEES


TYPE D’ACTIVITE
SANS RECYCLAGE AVEC RECYCLAGE

Industrie grosse consommatrice d’eau 100-500 m3/j/ha 20-100 m3/j/ha

(Papèterie, agglomérées)

Sidérurgie, fonderie, verrerie, 1 m3/t de produit


mécanique

Industrie moyenne 40 m3/j/ha 10 m3/j/ha

Ateliers, artisanats 20 m3/j/ha

Entrepôts 10 m3/j/ha

Blanchisserie 12-30 L/kg de linge

Sucrerie 6 m3/t de betteraves 1,5 m3/t de betteraves

50 L/kg de sucre 10 L/kg de sucre


Pour estimer la dose unitaire des établissements publics, des industries et des commerces, on utilise généralement
la notion d’équivalence à un habitat (Eqh) qui présente l’avantage d’une unité de compte, homogène pour tous
les usagers, permettant ainsi des comparaisons entre les secteurs d’activités différentes.
DESIGNATION QUANTITE EQUIVALENT-HABITANT

Papier 1 tonne 100-300

Tannerie 1 tonne 1.000-4.000

Linge sale 1 tonne 700-2.300

Carcasse à l’abattoir 1 tonne 300-400

Brasserie 1 m3 300-2.000

1.6.4. Eaux Parasites :


Eaux pénétrantes « accidentellement » dans les réseaux d’égout
Les eaux parasites, à défaut d'être mesurées, sont comprises entre 0,05 et 0,15 litres/s/ha.
Pour une densité moyenne de 100 habitants/ha, le ratio d'eaux parasites peut s'établir entre 16 et 47 m3/an/ha
Chapitre 2 : Systèmes et schémas d'assainissements
L'assainissement urbain constitue toutes les techniques qui visent à garantir à la fois l'évacuation de l'ensemble
des eaux pluviales et des eaux usées et à assurer leur épuration et leur évacuation en milieu naturel.
2.1. Systèmes d’assainissements
Les systèmes d’assainissements sont ouvrages de collecte de transport et de traitement des eaux usées mise à la
disposition d’une agglomération afin d’évacuer les eaux usées et de les traiter avant leur rejet dans le milieu
récepteur.
L’établissement d’un réseau d’assainissement d’une agglomération doit répondre à deux préoccupations, à savoir
• Assurer une évacuation correcte des eaux pluviales de manière à empêcher la submersion des zones
urbanisées,
• Assurer l’élimination des eaux usées ménagères et des eaux vannes.
Selon le zonage où est implantée l’habitation, on procède à l’évacuation des eaux usées domestiques. On distingue
deux types de système d’évacuation des eaux usées :
• Le système d’évacuation collectif ;
• Le système d’évacuation individuel
2.1.1. Le système d’évacuation des eaux collectif
Les systèmes d'assainissement les plus rencontrés sont :
- Le système séparatif
- Le système unitaire
- Le système pseudo-séparatif
Réseau séparatif
Les eaux usées et les eaux de ruissèlement sont collectées
dans des canalisations séparées.
Le recours à un assainissement séparatif peut être
avantageux, en particulier pour l'équipement de
quartiers résidentiels réalisés progressivement, si le réseau unitaire existant à l’aval mais aussi saturé.
Réseau unitaire
Les eaux usées et les eaux de ruissèlement sont collectées
dans les mêmes canalisations. C’est un système intéressant
par sa simplicité car il est composé d’une canalisation
unique de collecte des eaux pluviale et d'eaux usées domestique
(donc seul branchement pour chaque habitation).
Le système unitaire s'impose :
• Si l'exutoire est éloigné des points de collecte.
• Lorsque les pentes du terrain sont faibles, ce qui impose de grosses sections aux réseaux séparatifs.
Lorsque la proportion de surfaces imperméables (toitures, chaussées, parking, cours) est très élevée et que leurs
pentes sont faibles, ce qui impose des ouvrages d'évacuation importants.
Réseau pseudo-séparatif
Le système pseudo-séparatif reçoit les eaux usées et tout où
une partie des eaux de ruissellement en provenance directe
des propriétés riveraines tandis que les eaux de ruissellement
en provenance des chaussées sont évacuées par les caniveaux
ou par un autre réseau pluvial.
Ce système est intéressant si les surfaces imperméabilisées collectives (voiries, parking, etc.) représentent une
superficie importante avec de fortes pentes. Il constitue alors une alternative au réseau séparatif, en réduisant le
nombre de branchements par habitation à un
2.1.2. Le système Assainissement individuel
L'assainissement individuel est le système utilisé dans
les zones urbaines à faible densité dans lesquelles les
eaux usées d'une habitation sont éliminées au niveau
même de cette habitation ou à l'extérieur dans un
terrain limitrophe.

Il est possible et recommandé lorsque les canalisations domestiques ne peuvent être raccordées au système
collectif. Dans ces conditions, la loi autorise les propriétaires de l’habitation à créer un système d’évacuation
autonome, qui leur est propre. Celui-ci doit pouvoir non seulement évacuer l’eau, mais également les traiter, les
épurer avant de les rejeter pour de bon
Avantages et inconvénients des systèmes d’assainissement

2.2. Les critères de choix d'un système d'assainissement


Aucun critère ne permet, à lui seul, de choisir un système d’assainissement ; différents critères d’ordre
environnemental, économique, technique et financier doivent être examinés.
Un ensemble équilibré de critères combinant quatre dimensions fondamentales doit être pris en compte
(Mokadem, 2020) :
2.2.1. Le respect des contraintes physiques et environnementales
Le choix d’une solution technique d’assainissement doit intégrer au mieux les contraintes physiques et respecter
l’environnement : qualité des sols, réseau hydrographique, nappe phréatique, altitude, topographie, pluviométrie,
température, vent…
2.2.2. L’adaptation aux besoins de l'économie et du cadre de vie
Les activités humaines, génératrices de pollution, peuvent être permanentes ou saisonnières, domestiques ou
industrielles, concentrées en une zone agglomérée ou éclatées en plusieurs secteurs géographiques.
L'examen de ce critère doit être réalisé en prenant en compte tant la situation actuelle que son évolution
prévisible.
2.2.3. La cohérence par rapport aux règles de l'art et aux ressources humaines disponibles
C’est la cohérence des solutions proposées au regard de la réglementation technique et des pratiques
habituellement admises ("règles de l'art"). Toutefois, cette cohérence ne saurait s'apprécier indépendamment de
l'environnement humain du projet.
2.2.4. L'optimisation des coûts
Le critère financier doit bien entendu être pris en compte. Il permet d'analyser l'impact des différentes solutions
en termes de coût d'investissement mais aussi de fonctionnement
2.3. Facteurs influents sur la conception d’un projet d’assainissement
Les facteurs influents sur la conception d’un projet d’assainissement sont :

Données naturelles Contraintes liées à l’assainissement Caractéristiques de l’agglomération

• Topographie • Conditions de transports des • Importance et nature


• Hydrographie eaux usées • Mode d’occupation du sol
• Géologie • Facilités d’exploitation • Réseau existant
• Pluviométrie • Réduction des nuisances • Développement futur de
l’agglomération
2.4. Schéma d’évacuation des eaux usées
Dans un établissement humain donné, doté d’un système d’assainissement collectif, les eaux usées urbaines
suivent le cheminement global schématisé comme suit :
Un réseau d'assainissement est conçu comme un réseau ramifié.
Il fonctionne essentiellement en écoulement gravitaire et peuvent avoir des dispositions très diverses. Selon le
système choisi,

Les schémas se rapprochent le plus souvent de l’un des types suivants :


2.4.1. Schéma d’équipement rectangulaire
Adapter
• Aux réseaux d’eaux pluviales à systèmes
séparatifs
• Aussi aux réseaux unitaires sans traitement ou
si le cours d’eau est considéré comme
collecteur et qu’en aval, il est équipé d’une
station de traitement. Cours d’eau

2.4.2. Schéma par déplacement latéral ou a


collecteur latéral
• Schéma plus simple et permet de transporter les
effluents en aval de l'agglomération en vue de
son traitement.
• L'inconvénient majeur demeure la nécessité
d'installer des stations de relèvement pour
résoudre le problème de défaut de pente.
2.4.3. Schéma a collecteur transversal ou oblique
• Permet, plus que le précédant de transporter
facilement les effluents en aval de
l'agglomération.
• Il élimine le problème de faible pente et offre
une bonne évacuation gravitaire des effluents.

2.4.4. Schéma par zones étagées ou par interception


• Constitue la réplique du schéma par déplacement
latéral superposé au schéma à collecteur oblique
• Le collecteur du haut (encore appelé collecteur
d'interception) permet de décharger le collecteur
du bas des apports en provenance des bassins
dominants de la vallée

2.4.5. Schéma par collecteur unique ou à éventail


Convient pour les zones relativement plates.
Il permet de concentrer les effluents en un seul
point où ils seront relevés pour être évacués vers
un exutoire éloigné de l'agglomération.

2.3.6. Schéma d’équipement radial

Constitue une multiplication du schéma précédant


à la seule différence qu'il permet de concentrer les
effluents en plusieurs points ou ils seront relevés
pour être évacués vers un exutoire éloigné de
l'agglomération.
2.5. Les éléments d’un réseau d’assainissement
Les ouvrages principaux correspondent aux ouvrages d’évacuation des effluents vers le point de rejet ou vers la
station d’épuration comprennent les regards, les conduites et les joints.
2.5.1. Les regards
Ce sont des ouvrages en béton armé, ils sont arrosés au sol munis d'un cadre et un tampon, conçus pour résister
à la poussée des terres et celle engendrée par les passages des charges roulantes.

2.4.1.1. Regard de visite


Le rôle de regard de visite est d'assurer :

➢ La ventilation des égouts ;


➢ Accès au réseau pour les engins de curage.
Ils sont installés à :

➢ Chaque changement de direction ;


➢ Chaque changement de diamètre ;
➢ Distance entre deux regards successifs est de 30
à 50 m, sauf les cas particuliers.

2.4.1.2. Regards de chute


Ce type de regard est très nécessaire dans
le cas d'un terrain très accidenté, ils ont
pour rôle le rabattement des fortes pentes.
2.4.1.4. Regard de branchement
Il permet la liaison entre le réseau sanitaire des bâtiments et le réseau d'assainissement extérieur.

2.4.1.3. Regard de chasse


Ce type de regard est installé à la tête de réseau pour pallier

les déchets, si les conditions d'auto curage ne sont pas vérifiés.

2.4.1.5. Regard avaloir (bouche d'égout)


Ce sont des ouvrages annexes destinés à collecter les
eaux de ruissellement en surface (de pluie, de lavage de
chaussées, parkings, trottoirs…) et de les cheminer à
l'égout par une canalisation, ils sont implantés
latéralement, il est indispensable de les nettoyer après
chaque orage, il peut être : à grille – sélectifs – filtrants.
2.4.1.6. Les canalisations
Elles ont diverses formes : cylindriques, désignées par leurs diamètres intérieurs, (diamètres nominaux en mm),
ou ovoïdes désignés par leur hauteur en cm. Il existe plusieurs types de conduites qui sont différents suivant leur
matériau et leur destination.
• Conduites en béton armé ou non armé : compacte et L = 2,5m ;
• Conduites en chlorure de polyvinyle (P.V.C) : sensible à la température, au choc, et à la dilatation. Longueur
minimale 6 m.
• Les tuyaux en polyéthylène haute densité (PEHD).
Les joints des conduites ; Différentes actions supportées par la conduite ; Essai des tuyaux préfabriqués (voir
cours d’AEP)

2.4.1.7. Exécution de la tranchée et la pose de la canalisation

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