Revenu
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Pour le traitement thermique effectué en métallurgie, voir Revenu (métallurgie).
Le revenu d'une personne ou d'un agent économique désigne1 « l'ensemble des droits sur les
ressources disponibles qui lui sont attribués au cours d'une période donnée sans prélèvement sur son
patrimoine ».
Conceptuellement mais aussi concrètement, le revenu est central dans l'étude et l'appréciation de
notions comme : le niveau de vie, le genre de vie, le pouvoir d'achat.
Depuis le XVIIIe siècle2, les économistes, considèrent et analysent le revenu comme l'une des trois
composantes majeures d'un circuit économique, vu comme un système cohérent et intégré :
La production engendre le revenu, qui -à son tour- génère la dépense, qui -au final- est
censée acheter la production initiale .3
Selon les besoins, l'étude du Revenu peut se faire :
au niveau national : celui du revenu national, considéré comme la somme de tous les revenus
élémentaires d'un pays
au niveau des revenus les plus élémentaires qui composent le revenu national.
Sommaire
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1 Etymologie
2 Typologie des revenus
o 2.1 Selon leur source
2.1.1 Revenus du travail
2.1.2 Revenus du Capital
o 2.2 Selon leur destination
2.2.1 Personnes physiques
2.2.1.1 Personnes actives
2.2.1.2 Personnes retraitées
2.2.1.3 Personnes sans emploi
2.2.1.4 Personnes en situation de dépendance
2.2.2 Personnes morales
2.2.2.1 Artisans et professions libérales
2.2.2.2 Entreprises agricoles et Industrielles
2.2.2.3 Opérateurs des Services et de la Finance
o 2.3 selon leur régularité
2.3.1 les revenus courants
2.3.2 les revenus exceptionnels
3 Répartition des revenus
o 3.1 Niveau de la formation du revenu primaire
o 3.2 Niveau des transferts de revenu
o 3.3 Niveau du revenu disponible
4 Notes et références
o 4.1 Bibliographie
5 Voir aussi
o 5.1 Articles connexes
o 5.2 Liens externes
Etymologie[modifier]
L'étymologie latine du mot (verbe « re-venire ») évoque l'idée principale de " retour " , de
" rétribution " en contrepartie d'une action réalisée ou d'une mise à disposition. Avec -par suite-
la signification d' échoir , d'appartenir , de revenir à.
Typologie des revenus[modifier]
Selon leur source[modifier]
Revenus du travail[modifier]
Le revenu salarié en constitue la plus grosse part (En moyenne , 80% de la population active est
salariée).
Les revenus gagnés dans le cadre de l'exercice de professions libérales ou artistiques, comme
une partie de ceux gagnés par les entrepreneurs travaillant dans leur propre entreprise, sont
aussi considérés comme des revenus du travail.
Revenus du Capital[modifier]
Ce sont les revenus découlant de la mise en œuvre d'un capital :
l'intérêt servi suite à l'octroi d'un prêt monétaire, bancaire ou autre
la rente foncière ou les loyers servis en contrepartie d'une mise à disposition d'un bien foncier
ou immobilier
les redevances de toute nature servis en contrepartie de l'utilisation de brevets, licences,
marques de fabrique, etc.
le profit distribué par les entreprises (par exemple : le dividende dans la société anonyme)
Selon leur destination[modifier]
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Personnes physiques[modifier]
Personnes actives[modifier]
Personnes retraitées[modifier]
Personnes sans emploi[modifier]
Personnes en situation de dépendance[modifier]
Personnes morales[modifier]
Artisans et professions libérales[modifier]
Entreprises agricoles et Industrielles[modifier]
Opérateurs des Services et de la Finance[modifier]
selon leur régularité[modifier]
Le retour sous forme de revenu se trouve être par ailleurs plus ou moins
" récurrent " . De ce fait, il convient de distinguer :
les revenus courants[modifier]
(réputés plutôt récurrents) de type :
les salaires, rentes, pensions, intérêts, loyers, dividendes, pour un ménage,
le résultat d'exploitation pour une entreprise,
les cotisations, subventions, sponsoring, mécénat pour une association ;
les revenus exceptionnels[modifier]
(réputés être non récurrents) comme :
la plus-value de cession, un gain exceptionnel,
héritage ou les dons.
Répartition des revenus[modifier]
La structure de répartition des revenus désigne le
mode concret de partage des droits sur la production
entre les différents groupes sociaux ou les différentes
catégories d'agents .
Généralement on considère l'étude de cette répartition
en trois niveaux : le niveau de la formation du revenu
primaire, le niveau des transferts de revenu, le niveau du
revenu disponible .
Niveau de la formation du revenu
primaire[modifier]
Les individus et agents économiques perçoivent des
revenus au titre de leur travail ou de leur propriété
(patrimoine). L'étude empirique des revenus montre
l'existence de différences dans les revenus perçus.
Différences qui portent :
sur la source du revenu (salaire, profit, intérêt,
rente)
sur le niveau absolu de revenu (revenu
moyen, revenu médian, répartition
en quartiles ou déciles, etc.)
L'étude de ces différences peut être menée en termes
de :
dispersion : Quels sont les écarts de revenu dans
un groupe de population homogène (les cadres, les
ouvriers, etc.) ou par rapport à des caractéristiques
significatives (age, Sexe, qualification, localisation
géographique…)
disparité : Comparaison des groupes entre eux (par
exemple : le revenu moyen des ouvriers évolue-t-il
plus ou moins vite que celui des cadres ?) ou
des bassins d'emploi.
Les revenus du travail étant les mieux connus (double
déclaration fiscale, DADS…), et la population
salariée représentant 80% de la population active la
documentation statistique et les études empiriques sur
les salaires sont relativement abondantes.
(Voir Insee, CERC)
Niveau des transferts de revenu[modifier]
Depuis la seconde moitié du XX° s, l'intervention de
l'État a pesé dans la détermination et la répartition des
revenus.
La fixation d'un salaire minimum (en France via
le SMIG - salaire minimum interprofessionnel
garanti - , puis le SMIC - salaire minimum
interprofessionnel de croissance) a imposé une
forme de revenu minimal.
Une fiscalité directe reposant sur des assiettes plus
larges et des taux progressifs est censée contribuer
à une redistribution de la richesse collective.
Les services publics gratuits ou subventionnés (par
exemple : l'éducation obligatoire mais gratuite)
Les prestations sociales constituent des « revenus
attribués de manière conditionnelle aux agents en
vue de compenser des risques déterminés sans
contrepartie équivalente et simultanée »1.
Santé (maladie, accident du travail, handicap…)
Vieillesse (retraite, dépendance…)
Famille (maternité, allocations familiales, primes de rentrée scolaire…)
Perte d'emploi (assurance-chomage, aide à reconversion, au retour à l'emploi…)
Garantie de revenu (Revenu de solidarité active - RSA)
On notera que les revenus des
agents économiques, lorsqu'ils
donnent lieu à des
prélèvements fiscaux et sociaux
(impôt sur le revenu, cotisations
sociales , etc.), constituent des
sources de revenu pour les
budgets des collectivités et
organismes publics concernés.
Niveau du revenu
disponible[modifier]
C'est au bout du compte, après
transferts, le revenu effectivement
disponible à la disposition des
unités économiques.
Le revenu disponible d'un agent
économique peut être inférieur,
égal ou supérieur à son revenu
primaire selon que les transferts
auront affecté celui-ci de manière
négative ou positive.
Revenu primaire
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En économie, le revenu primaire (ou les revenus primaires) des ménages est le revenu que les
ménages tirent de leur contribution à l’activité économique, soit directement (revenu d’activité salariée
ou non salariée), soit indirectement (revenu de placement mobilier ou immobilier). Il n'inclut donc pas
les prestations sociales - c’est un revenu avant redistribution.
Les revenus primaires sont aussi calculés pour les autres secteurs institutionnels résidents.
Sommaire
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1 Enjeux du revenu primaire
2 Les inégalités de revenus primaires
3 Évolution de la composition des revenus primaires en France
o 3.1 Ensemble des revenus primaires
o 3.2 Revenus primaires des ménages
o 3.3 Revenus primaires des sociétés non financières
o 3.4 Revenus primaires des autres secteurs
4 Sources et utilisations des données sur les revenus primaires
5 Notes et références
6 Voir aussi
o 6.1 Articles connexes
o 6.2 Liens externes
Enjeux du revenu primaire[modifier]
En comptabilité nationale, les revenus primaires des ménages comprennent les revenus liés
directement ou indirectement à une participation des ménages au processus de production1.
(1a) La majeure partie des revenus primaires des ménages est constituée de la rémunération des
salariés (51,7 % du total en 2007), laquelle comprend les salaires, traitements des fonctionnaires,
gages des personnels de service, compléments de salaire (primes, etc.) ainsi que
les cotisations effectives (15,3 %) et imputées (3,3 %) à la charge des employeurs.
(1b) Les revenus primaires comprennent aussi l’excédent du compte d’exploitation des ménages
(11,9 % en 2007) et le revenu mixte des entrepreneurs individuels (8,9 %). Ce sont les revenus
desentrepreneurs individuels, des artisans, des membres des professions libérales et,
éventuellement, des membres de leurs familles qui apportent à leur activité à la fois le facteur
travail et le facteur capital2. Les ménages peuvent d'ailleurs produire des biens ou des services :
pour autrui : un ménage qui met en location une habitation produit un service de logement
marchand ; il peut revendre les produits de son jardin familial ... et même vendre du muguet
le 1er mai.
destinés à leur usage final propre : les ménages propriétaires de leur résidence principale
sont producteurs du service de logement lié à l'occupation de leur logement ; les ménages
peuvent produire eux-mêmes des denrées alimentaires et les consommer, être producteurs
de services domestiques et d'action sociale en employant du personnel rémunéré ; ils peuent
construire en tout ou partie leur propre logement, etc3.
Ces deux types de revenus résultent d’une contribution directe des ménages à l’activité
économique.
(2) Les revenus primaires comprennent enfin des revenus de la propriété résultant du prêt ou
de la location d'actifs financiers ou de terrains (intérêts, dividendes, revenus fonciers...). Il
s'agit là d'une contribution indirecte des ménages à l’activité économique.
Les entrepreneurs individuels sont incorporés dans le secteur
institutionnel des ménages parce que les revenus qu’ils perçoivent de leur activité
correspondent à la rémunération à la fois de leur travail et du capital qu’ils ont investi dans
l’entreprise. La rémunération de leur travail et leur profit en tant qu'entrepreneurs sont
d'ailleurs indissociables.
Pour tous les secteurs institutionnels résidents de la comptabilité nationale, les revenus
primaires sont obtenus comme solde du "Compte d'affectation des revenus primaires". En
2007, les revenus primaires bruts des ménages (1 399,6 milliards d'euros) constituaient 82 %
du total national (1 902,1 milliards)4.
Les inégalités de revenus primaires[modifier]
La répartition primaire génère des inégalités notamment entre salariés et non salariés. En
effet, quels que soient les résultats de l'entreprise, l'essentiel des salaires est forfaitaire alors
que le travail indépendant est directement lié au bénéfice. La participation salariale et
l'intéressement aux résultats ont introduit une part qui reste minime pour les salariés.
Certains ménages ont très peu de revenus primaires ; c'est le cas des chômeurs et des
retraités. Cet ensemble d'inégalités pose deux problèmes majeurs : un problème de type
économique, ce qui limite la demande solvable et une inégalité qui peut être jugée excessive
et source de problèmes sociaux.
Évolution de la composition des revenus primaires en
France[modifier]
Ensemble des revenus primaires[modifier]
Revenus primaires des ménages[modifier]
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La part des salaires et traitements bruts, qui constituaient un peu moins de la moitié des
revenus primaires des ménages à la fin des années 1950 (48,3 % en 1960), s’est accrue
jusqu’à 54,1 % dans les années 1976-1978, est revenue à 51,0 % en 1993 ; après une légère
remontée (52,5 % en 2002), elle a légèrement décru depuis (51,7 % en 2007).
En 1960, l’excédent brut d'exploitation et le revenu mixte des ménages constituaient plus
d’un tiers (33,6 %) des revenus primaires. Leur part n’a cessé de décroître jusqu’en 1981
(20,2 %) en raison, notamment, de la salarisation croissante de l'économie. Elle est restée au
même niveau depuis.
De 13,0 % en 1960, la part de cotisations sociales des employeurs a atteint 21,8 % en 1978
et est restée relativement stable depuis. La part des revenus de la propriétés, quant à elle, a
augmenté de 5,1 % en 1960 à 9,4 % en 1995 et 1998, pour rester stable ensuite.
Ainsi, alors que l'économie française connaissait une forte expansion, la part de l’excédent
brut d’exploitation et du revenu mixte dans le revenu primaire a connu une baisse sensible
jusqu'au début des années 1980 (-12,6 % de 1959 à 1981), résultant entre autres d'une
salarisation croissante de la population. Cette baisse a été compensée par la hausse de la
part des cotisations sociales des employeurs (+ 5,8 %), de la rémunération des salariés (+
4,8 %) et des revenus de la propriété (+ 2,0 %). Depuis le début des années 1980, et avec la
montée du chômage, ces parts sont restées relativement stables, avec une légère baisse de
celle des salariés au profit des revenus du capital.
Revenus primaires des sociétés non financières[modifier]
Revenus primaires des autres secteurs[modifier]
Sources et utilisations des données sur les revenus
primaires[modifier]
En France comme ailleurs, les données nécessaires à l'évaluation des revenus primaires
sont obtenues de différentes sources qui se complètent et nécessitent une "triangulation" des
informations. Par exemple, les revenus du patrimoine financier dans l'enquête Revenus
Fiscaux (ERF), qui s’appuie sur les déclarations fiscales, représentaient environ 16 % du total
mesuré par la Comptabilité nationale5.
La définition et la mesure des revenus primaires pose aussi différents problèmes techniques
et conceptuels, par exemple le traitement des loyers fictifs que les propriétaires de résidence
principales se versent à eux-mêmes6.
En comptabilité nationale, les revenus primaires des ménages constituent le solde
du Compte d'affectation des revenus primaires et la principale ressource du Compte de
distribution secondaire du revenu.
En ajoutant aux revenus primaires les transferts reçus par les ménages résidents et en
retranchant les impôts courants sur le revenu et le patrimoine, ainsi que les cotisations
sociales versées par les ménages, on obtient le revenu disponible brut, part du revenu
primaire qui reste à la disposition des ménages résidents, pour la consommation et l'épargne
et un des principaux indicateurs du pouvoir d’achat7.