Hydraulique urbaine et assainissement
Hydraulique urbaine et assainissement
Assainissement urbain
Département PREE - PGEE
Environnement
Construit et
Géoinformation
Version 2013
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Assainissement urbain
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[Link] Publication des données pluviométriques.................................................................. 44
3.3 ANALYSE PONCTUELLE ................................................................................................... 45
3.3.1 Notion d'averses et d'intensités ..................................................................................... 45
3.3.2 Statistique descriptive des séries chronologiques......................................................... 47
3.3.3 Notion de temps de retour ............................................................................................ 47
3.3.4 Les courbes IDF (intensité-durée-fréquence) ............................................................... 48
[Link] Lois de pluviosité....................................................................................................... 48
[Link] Utilisation des courbes IDF ....................................................................................... 48
[Link] Construction de courbes IDF ..................................................................................... 49
3.4 CALCUL DE L’INTENSITE DES PLUIES DETERMINANTE SELON SNV 640350. ................ 49
3.4.1 La structure des pluies .................................................................................................. 52
4.1 INTRODUCTION................................................................................................................ 53
4.2 L'INFILTRATION .............................................................................................................. 53
4.2.1 Définitions et paramètres descriptifs de l'infiltration ................................................... 53
4.2.2 Facteurs influençant l'infiltration.................................................................................. 55
4.2.3 Variation du taux d'infiltration au cours d'une averse .................................................. 56
4.2.4 Modélisation du processus d'infiltration....................................................................... 58
[Link] Relations empiriques ................................................................................................... 58
4.3 LES ECOULEMENTS ......................................................................................................... 59
4.3.1 Généralités .................................................................................................................... 59
4.3.2 L'écoulement de surface ............................................................................................... 61
4.3.3 L'écoulement de subsurface.......................................................................................... 62
4.3.4 L'écoulement souterrain ............................................................................................... 62
4.3.5 Ecoulement dû à la fonte des neiges............................................................................. 62
4.3.6 Bilan annuel des écoulements ...................................................................................... 62
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6.2.9 Les systèmes non-collectifs .......................................................................................... 73
6.3 CRITERES INFLUANT SUR LE CHOIX DU SYSTEME .......................................................... 74
10 PREE.............................................................................................................................. 107
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10.2.5 Groupe de modules « usages de l’eau » ................................................................... 110
10.3 DEROULEMENT DE LA PLANIFICATION INTEGREE DES EAUX .................................... 111
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13.5.4 Dimensionnement et conception ................................................................................. 133
13.6 LES PUITS..................................................................................................................... 134
13.6.1 Principes de fonctionnement ....................................................................................... 134
13.6.2 Avantages .................................................................................................................... 134
13.6.3 Inconvénients .............................................................................................................. 135
13.6.4 Dimensionnement........................................................................................................ 135
13.7 LES BASSINS SECS ET EN EAU ...................................................................................... 139
13.7.1 Principes de fonctionnement ....................................................................................... 139
13.7.2 Avantages .................................................................................................................... 139
13.7.3 Inconvénients .............................................................................................................. 139
13.7.4 Conception .................................................................................................................. 139
13.8 LA RETENTION EN TOITURE-TERRASSE ...................................................................... 140
13.8.1 Principes de fonctionnement ....................................................................................... 140
15.1 PRINCIPES DE BASE POUR L’EVACUATION DES EAUX DES BIEN-FONDS ..................... 171
15.2 PRINCIPES DE BASE POUR L’EVACUATION DES EAUX D’UN BATIMENT ...................... 171
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L'eau se retrouve, sous ses trois formes dans l'atmosphère terrestre. Les eaux sont en
constante circulation sur la terre et subissent des changements d'état. L'importance de
ces modifications fait de l'eau le principal agent de transport d'éléments physiques,
chimiques et biologiques. L'ensemble des processus de transformation et de transfert de
l'eau forme le cycle hydrologique.
Situation : l’eau bout à 100° au niveau de la mer à la pression de 101,325 [kPa]
(pression atmosphérique). Si la pression diminue ou augmente, la t° d’ébullition
diminue ou augmente également. Au sommet de l’Everest, la pression est de 31,38
[kPa] et l’eau bout à 65°. Au Mont –Blanc, la pression est d’environ 55,37 [kPa].
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Sous l'effet du rayonnement solaire, l'eau évaporée à partir du sol, des océans et des
autres surfaces d'eau, entre dans l'atmosphère. L'élévation d'une masse d'air humide
permet le refroidissement général nécessaire pour l'amener à saturation et provoquer la
condensation de la vapeur d'eau sous forme de gouttelettes constituant les nuages, en
présence de noyaux de condensation. Puis la vapeur d'eau, transportée et
temporairement emmagasinée dans les nuages, est restituée par le biais des
précipitations aux océans et aux continents. Une partie de la pluie qui tombe sera
interceptée par les végétaux et partiellement restituée sous forme de vapeur à
l'atmosphère. La pluie non interceptée atteint le sol. Suivant les conditions, elle peut
s'évaporer directement du sol, s'écouler en surface jusqu'aux cours d'eau (ruissellement
de surface) ou encore s'infiltrer dans le sol. On assistera également à un
emmagasinement temporaire de l'eau infiltrée sous forme d'humidité dans le sol,
utilisable par les plantes. Le phénomène de percolation vers les zones plus profondes
contribuera au renouvellement des réserves de la nappe souterraine. L’écoulement de la
nappe peut rejoindre la surface au niveau des sources ou des cours d'eau. L'évaporation
à partir du sol, des cours d'eau, et la transpiration des plantes complètent le cycle.
Le cycle de l'eau est donc sujet à des processus complexes et variés parmi lesquels nous
citerons les précipitations, l'évaporation, la transpiration (des végétaux), l'interception,
le ruissellement, l'infiltration, la percolation, l'emmagasinement et les écoulements
souterrains qui constituent les principaux chapitres de l'hydrologie. Ces divers
mécanismes dépendent de l’effet du le soleil, qui est vital au cycle hydrologique.
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1.2.2 Les précipitations
Sont appelées précipitations toutes les eaux météoriques qui tombent sur la surface de la
terre, tant sous forme liquide (bruine, pluie, averse) que sous forme solide (neige, grésil,
grêle) et les précipitations déposées ou occultes (rosée, gelée blanche, givre,...). Elles
sont provoquées par un changement de température ou de pression. La vapeur d'eau de
l'atmosphère se transforme en liquide lorsqu'elle atteint le point de rosée par
refroidissement ou augmentation de pression. Pour produire la condensation, il faut
également la présence de certains noyaux microscopiques, autour desquels se forment
des gouttes d'eau condensées. La source de ces noyaux peut être océanique (chlorides,
en particulier NaCl produit par l'évaporation de la mer), continentale (poussière, fumée
et autres particules entraînées par des courants d'air ascendants) ou cosmiques
(poussières météoriques). Le déclenchement des précipitations est favorisé par la
coalescence des gouttes d'eau. L'accroissement de poids leur confère une force de
gravité suffisante pour vaincre les courants ascendants et la turbulence de l'air, et
atteindre le sol. Enfin, le parcours des gouttes d'eau ou des flocons de neige doit être
assez court pour éviter l'évaporation totale de la masse. Les précipitations sont
exprimées en intensité (mm/h) ou en lame d'eau précipitée (mm) (rapport de la quantité
d'eau précipitée uniformément répartie sur une surface).
1.2.3 L'évaporation/l'évapotranspiration
L’évaporation physique est le passage de la phase liquide à la phase vapeur. Les plans
d'eau et la couverture végétale sont les principales sources de vapeur d'eau. Le principal
facteur régissant l'évaporation est la radiation solaire.
Le terme évaporation englobe l'évaporation et la transpiration des plantes.
On distingue :
La pluie (ou dans certains cas la neige) peut être retenue par la végétation et redistribuée
en une partie qui parvient au sol et une autre qui s'évapore. La partie n'atteignant jamais
le sol forme l’interception. Son importance est difficile à évaluer et souvent négligée
dans la pratique.
On définit l'eau de stockage comme l'eau retenue dans les creux et les dépressions du
sol pendant et après une averse. Le stockage dans les dépressions est, tout comme
l'interception, souvent associé aux pertes.
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Si la végétation offre une grande surface basale ou foliaire, donc un important degré de
couverture, la rétention d'eau peut atteindre jusqu'à 30% de la précipitation totale pour
une forêt mixte, 25% pour les prairies et 15% pour les cultures.
L'effet de l'interception et du stockage dans les dépressions est très variable et diminue
au cours de l'averse. Il provoque en générale un retard dans le démarrage et la réaction
hydrologique qui peut être perçue à l'exutoire du bassin.
On distingue:
- Une répartition quantitative et qualitative des eaux à l'échelle du globe, et par
rapport aux différentes composantes du cycle hydrologique.
- Une répartition spatiale du bilan de l'eau sur les continents et à l'échelle d'une
zone géographique.
La terre est une planète recouverte en grande partie d'eau (planète bleue). Les océans
occupent une superficie à peu près égale à 70% de la surface du globe et représentent
97% de la masse totale d'eau dans la biosphère. Le tableau 1.1 donne quelques
grandeurs indicatives sur la disponibilité mondiale d'eau.
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La distribution quantitative des eaux sur terre montre que les eaux dites douces ne
représentent qu'environ 3% du volume total des eaux du globe. Elles se retrouvent à
99% dans les calottes polaires, les glaciers et les eaux souterraines de grandes
profondeurs qui représentent des réserves d'eau douce difficilement accessibles.
Toutefois, dans certaines régions montagneuses (Andes, Rocheuses, Alpes), les eaux de
fonte alimentent la plupart des cours d'eau et le débit des fleuves est étroitement lié au
taux de fonte des glaciers.
Tableau 1.1 - Fraction des réserves totales et des réserves d'eau douce des différents stocks d'eau de la
planète
Les eaux souterraines occupent le 2ème rang des réserves mondiales en eau douce après
les eaux contenues dans les glaciers. Elles devancent largement les eaux continentales
de surface. Leur apport est d'autant plus important que, dans certaines parties du globe,
les populations s'alimentent presque exclusivement en eau souterraine par
l'intermédiaire de puits, comme c'est le cas dans la majorité des zones semi-arides et
arides.
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En Suisse, l'eau potable a pour origine principale l'eau souterraine (70 - 80%) et
secondaire l'eau de surface (20 - 30%). Notons que plus de la moitié de l'eau souterraine
se trouve à plus de 800 mètres de profondeur et que son captage demeure difficile. Son
exploitation abusive entraîne souvent un abaissement irréversible des nappes
phréatiques et parfois leur remplacement graduel par de l'eau salée (Libye, Sénégal,
Egypte, etc.).
Les eaux continentales de surface (lacs d'eau douce, rivières, fleuves, etc.) sont, à
l'inverse des eaux souterraines, très accessibles. Par contre, elles sont quantitativement
infimes et sont susceptibles d'être plus facilement polluées malgré l'effort fait depuis
une dizaine d'années pour en améliorer la qualité.
Quant aux eaux météoriques, elles peuvent paraître quantitativement très modestes, du
moins dans certaines régions. Néanmoins, elles constituent une étape essentielle du
cycle de l'eau. Le pourcentage d'eau disponible pour l'homme est certes très faible, mais
suffisant grâce à la circulation ou au recyclage de cette eau.
La vitesse de renouvellement des eaux dans les réservoirs est mesurée par un flux : le
temps de séjour moyen ou temps de résidence est obtenu en divisant la taille du
réservoir par le flux d'entrée (somme de tous les flux entrants) ou de sortie (somme de
tous les flux sortants) (tableau 1.2).
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Tableau 1.4 - Bilan hydrique de la Suisse (données du Service Hydrologique National, 1985)
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cours d'eau, l'utilisation agricole des sols, l'urbanisation, les pluies provoquées, etc., sont
des exemples de l'intervention humaine.
P + S = R + E + (S ± ∆S ) (1.1)
avec :
P : précipitations (liquide et solide) [mm],
S : ressources (accumulation) de la période précédente (eaux souterraines,
humidité du sol, neige, glace) [mm],
R : ruissellement de surface et écoulements souterrains [mm],
E : évaporation (y compris évapotranspiration) [mm],
S + ∆S : ressources accumulées à la fin de la période [mm].
On exprime généralement les termes du bilan hydrique en hauteur d'eau (mm par
exemple), on parle alors de lame d'eau (précipitée, écoulée, évaporée, stockée, etc.).
Cette équation exprime simplement que la différence entre le débit d'eau entrant et le
débit d'eau sortant d'un volume donné (par exemple un bassin versant) au cours d'une
période déterminée est égale à la variation du volume d'eau emmagasinée au cours de la
dite période. Elle peut s'écrire encore sous la forme simplifiée suivante :
E = I − O ± ∆S (1.2)
avec :
E : évaporation [mm] ou [m3],
I : volume entrant [mm] ou [m3],
O : volume sortant [mm] ou [m3],
∆S : variation de stockage [mm] ou [m3].
Si le bassin versant naturel est relativement imperméable, la variation de stock sur une
période donnée peut être considérée comme nulle (∆S=0). Dès lors, on peut introduire
le déficit d'écoulement D dans l'équation qui s'écrit :
I −O = D (1.3)
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Formule de Turc
P
D=
P2
0 .9 +
L2
avec :
D : déficit d'écoulement [mm],
P : pluie annuelle
T : température moyenne annuelle [°C].
L = 300 + 25 T + 0.05 T3.
Formule de Coutagne
D = P − m ⋅ P2
avec :
D : déficit d'écoulement [mm],
P : pluie annuelle [mm],
m= 1/(0.8 + 0.16 T) : coefficient régional (m=0.42 pour la France).
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2 Le bassin versant
2.1 Définition du bassin versant
Le bassin versant en une section droite d'un cours d'eau, est donc défini comme la
totalité de la surface topographique drainée par ce cours d'eau et ses affluents à l'amont
de cette section. Il est entièrement caractérisé par son exutoire, à partir duquel nous
pouvons tracer le point de départ et d'arrivée de la ligne de partage des eaux qui le
délimite.
Généralement, la ligne de partage des eaux correspond à la ligne de crête. On parle alors
de bassin versant topographique.
Fig. 2.1 - Distinction entre bassin versant réel et bassin versant topographique
D'après Roche - Hydrologie de surface, Ed. Gauthier-Villars, Paris 1963.
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Cette différence entre bassins réel et topographique est tout particulièrement importante
en région karstique. Lorsque l'on s'intéresse au ruissellement, la délimitation du bassin
versant doit aussi tenir compte des barrières artificielles (routes, chemins de fer, etc.).
Fig. 2.2 - Exemples de modifications de la délimitation du bassin versant suite à la mise en place d'un
réservoir et la construction d'une route
La réaction du bassin versant peut également être représentée par un limnigramme qui
n'est autre que la représentation de la hauteur d'eau mesurée en fonction du temps.
La réaction hydrologique d'un bassin versant à une sollicitation particulière (Fig. 2.3)
est caractérisée par sa vitesse (temps de montée tm, défini comme le temps qui s'écoule
entre l'arrivée de la crue et le maximum de l'hydrogramme) et son intensité (débit de
pointe Qmax, volume maximum Vmax, etc.). Ces deux caractéristiques sont fonction du
type et de l'intensité de la précipitation qui le sollicite mais aussi d'une variable
caractérisant l'état du bassin versant : le temps de concentration des eaux sur le bassin.
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Fig. 2.3 - Principes d'analyse du comportement hydrologique du bassin versant et hydrogramme résultant
Fig. 2.4 - Exemple de réaction hydrologique pour le bassin versant de Bois-Vuacoz (Haute-Mentue)
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2.2.1 Le temps de concentration
Le temps de concentration tc des eaux sur un bassin versant est le temps maximum mis
par une goutte d'eau pour parcourir le chemin hydrologique entre un point du bassin et
l'exutoire de ce dernier.
Il est composé de trois termes différents :
- th : temps d'humectation : temps nécessaire à l'imbibition du sol par l'eau
qui tombe avant qu'elle ne ruisselle,
- tr : temps de ruissellement ou d'écoulement : temps qui correspond à la
durée d'écoulement de l'eau à la surface ou dans les premiers horizons de
sol jusqu'à un système de collecte (cours d'eau naturel, collecteur),
- ta : temps d'acheminement : temps mis par l'eau pour se déplacer dans le
système de collecte jusqu'à l'exutoire.
t c = max(∑ (t h + t r + t a )) (2.1)
Théoriquement on estime que tc est la durée comprise entre la fin de la pluie nette et la
fin du ruissellement. Pratiquement le temps de concentration peut être déduit de
mesures sur le terrain ou s'estimer à l'aide de formules le plus souvent empiriques.
2.2.2 Les courbes isochrones
Les courbes isochrones représentent les courbes d'égal temps de concentration des eaux
sur le bassin versant. Ainsi, l'isochrone la plus éloignée de l'exutoire représente le temps
mis pour que toute la surface du bassin versant contribue à l'écoulement à l'exutoire
après une averse uniforme (Fig. 2.5). Le tracé du réseau des isochrones permet donc de
comprendre en partie le comportement hydrologique d'un bassin versant et l'importance
relative de chacun de ses sous-bassins.
Fig. 2.5 - Représentation d'un bassin avec ses lignes isochrones et diagramme surface-temps de
concentration du bassin par élément de surface. On remarquera la forme des isochrones au voisinage des
éléments constitutifs du réseau hydrographique.
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[Link] La surface
Le bassin versant étant l'aire de réception des précipitations et d'alimentation des cours
d'eau, les débits vont être en partie reliés à sa surface.
La surface du bassin versant peut être mesurée par l'utilisation d'un planimètre ou, par
des techniques de digitalisation.
[Link] La forme
La forme d'un bassin versant influence l'allure de l'hydrogramme à l'exutoire du bassin
versant. Par exemple, une forme allongée favorise, pour une même pluie, les faibles
débits de pointe de crue, ceci en raison des temps d'acheminement de l'eau à l'exutoire
plus importants. Ce phénomène est lié à la notion de temps de concentration.
En revanche, les bassins en forme d'éventail (bv1), présentant un temps de concentration
plus court (tc1), auront les plus forts débits de pointe, comme le montre la figure 2.6.
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P P
KG = ≈ 0.28 ⋅ (2.2)
2⋅ π ⋅ A A
avec :
KG : l'indice de compacité de Gravelius,
A: surface du bassin versant [km2],
P: périmètre du bassin [km].
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[Link] Le relief
L'influence du relief sur l'écoulement est due aux nombreux paramètres
hydrométéorologiques variant avec l'altitude (précipitations, températures, etc.) et la
morphologie du bassin. En outre, la pente influe sur la vitesse d'écoulement. Le relief se
détermine avec les paramètres caractéristiques suivants :
1. La courbe hypsométrique
La courbe hypsométrique qui donne une vue synthétique sur la pente du bassin, donc du
relief. Elle représente la répartition de la surface du bassin versant en fonction de son
altitude. Elle représente la superficie du bassin ou le pourcentage de superficie, au-delà
d'une certaine altitude.
Pour caractériser les bassins versants de haute montagne, on trace des courbes
hypsométriques glaciaires, en planimétrant les surfaces recouvertes de glace.
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Les courbes hypsométriques sont pratiques pour comparer plusieurs bassins entre eux
ou les diverses sections d'un seul bassin. Elles peuvent aussi servir à la détermination de
la pluie moyenne sur un bassin versant et donnent des indications quant au
comportement hydrologique et hydraulique du bassin et de son système de drainage.
b) L'altitude moyenne
L'altitude moyenne se déduit directement de la courbe hypsométrique ou de la lecture
d'une carte topographique. On peut la définir comme suit :
Ai ⋅ hi
H moy = ∑ (2.3)
A
avec :
Hmoy : altitude moyenne du bassin [m] ;
Ai : aire comprise entre deux courbes de niveau [km2] ;
hi : altitude moyenne entre deux courbes de niveau [m] ;
A : superficie totale du bassin versant [km2].
L'altitude moyenne est peu représentative de la réalité, mais elle est parfois utilisée lors
de l'évaluation de certains paramètres hydrométéorologiques ou dans la mise en œuvre
de modèles hydrologiques.
c) L'altitude médiane
La pente moyenne est une caractéristique importante qui renseigne sur la topographie du
bassin. Elle est considérée comme une variable indépendante. Elle donne une bonne
indication sur le temps de parcours du ruissellement direct - donc sur le temps de
concentration tc - et influence directement le débit de pointe lors d'une averse.
Plusieurs méthodes ont été développées pour estimer la pente moyenne d'un bassin.
Toutes se basent sur une lecture d'une carte topographique réelle ou approximative. La
méthode proposée par Carlier et Leclerc (1964) consiste à calculer la moyenne pondérée
des pentes de toutes les surfaces élémentaires comprises entre deux altitudes données.
Une valeur approchée de la pente moyenne est alors donnée par la relation suivante :
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D⋅L
im = (2.4)
A
où :
im : pente moyenne [m/km ou 0/00],
L : longueur totale des courbes de niveau [km],
D : équidistance entre deux courbes de niveau [m],
A : surface du bassin versant [km2].
Cette méthode de calcul donne de bons résultats dans le cas d'un relief modéré et pour
des courbes de niveau simples et uniformément espacées. Dans les autres cas, il
convient de styliser les courbes de niveau pour que leur longueur totale ait un sens réel
vis-à-vis de la pente.
4. L'indice de pente ip
Cet indice se calcule à partir du rectangle équivalent. Il est égal à la somme des racines
carrées des pentes moyennes de chacun des éléments pondérés par la surface intéressée,
soit :
1 n d
ip = ⋅ ∑ xi ⋅ (2.5)
L i −1 xi
où :
ip: indice de pente [%],
L: longueur du rectangle [m],
xi: distance qui sépare deux courbes sur la rectangle [m] (la largeur du
rectangle étant constante, cette distance est égale au facteur de pondération),
d: distance entre 2 courbes de niveau successives (peut être variable) [m],
d/xi: pente moyenne d'un élément [%].
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- La présence humaine : le drainage des terres agricoles, la construction de barrages,
l'endiguement, la protection des berges et la correction des cours d'eau modifient
continuellement le tracé originel du réseau hydrographique.
Un bassin versant a l'ordre du plus élevé de ses cours d'eau, soit l'ordre du cours d'eau
principal à l'exutoire. Il existe d'autres classifications de ce type comme celle de Horton
(1945) qui est parfois utilisée dans le même but.
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- La longueur d'un bassin versant (LCA) est la distance curviligne mesurée le
long du cours d'eau principal depuis l'exutoire jusqu'à un point représentant la
projection du centre de gravité du bassin sur un plan (Snyder, 1938).
- La longueur du cours d'eau principal (L) est la distance curviligne depuis
l'exutoire jusqu'à la ligne de partage des eaux, en suivant toujours le segment
d'ordre le plus élevé lorsqu'il y a un embranchement et par extension du dernier
jusqu'à la limite topographique du bassin versant. Si les deux segments à
l'embranchement sont de même ordre, on suit celui qui draine la plus grande
surface.
Fig. 2.10 - Longueurs caractéristiques d'un bassin versant, LCA : longueur du bassin versant ; L :
longueur du cours d'eau principal
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Fig. 2.11 - Profil en long de la Broye avec représentation de ses affluents (D'après Parriaux :
Contribution à l'étude des ressources en eau du bassin de la Broye)
La pente moyenne du cours d'eau détermine la vitesse avec laquelle l'eau se rend à
l'exutoire du bassin donc le temps de concentration. Cette variable influence donc le
débit maximal observé. Une pente abrupte favorise et accélère l'écoulement superficiel,
tandis qu'une pente douce ou nulle donne à l'eau le temps de s'infiltrer, entièrement ou
en partie, dans le sol.
Le calcul des pentes moyennes et partielles de cours d'eau s'effectue à partir du profil en
long du cours d'eau principal et de ses affluents. La méthode consiste à diviser la
différence d'altitude entre les points extrêmes du profil par la longueur totale du cours
d'eau.
∆H max
Pmoy = (2.6)
L
où :
Pmoy : pente moyenne du cours d'eau [m/km] ;
∆Hmax : dénivellation maximale de la rivière [m] (différence d'altitude entre le
point le plus éloigné et l'émissaire) ;
L : longueur du cours d'eau principal [km].
On préférera parfois utiliser d'autres méthodes plus représentatives : par exemple celle
qui consiste à assimiler la pente moyenne à la pente de la droite tracée entre les points
situés à 15% et 90% de distance à partir de l'exutoire, suivant le cours d'eau principal
(Benson, 1959) ; ou encore, comme le préconise Linsley (1982), on prendra la pente de
la ligne, tracée depuis l'exutoire, dont la surface délimitée est identique à la surface sous
le profil en long (Fig. 2.12).
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Fig. 2.12 - Calcul de la pente moyenne du cours d'eau selon Linsley (1982)
• Courbe aire-distance
A partir de données sur un bon nombre de bassins versants (Hack, 1957), une relation a
pu être établie entre la longueur L [km] de la rivière et l'aire A [km2] du bassin versant :
On peut aussi définir la courbe aire-distance, qui met en relation la longueur moyenne
des cours d'eau d'ordre u donné et l'aire tributaire moyenne des cours d'eau du même
ordre u, et ceci ordre par ordre. Cette courbe permet de visualiser la répartition des
superficies du bassin par rapport à l'exutoire ou par rapport au point de mesure du débit.
Cette répartition affecte en effet la concentration du ruissellement et donc influence la
réponse hydrologique du bassin versant.
Dd =
∑L i
(2.8)
A
avec :
Dd : densité de drainage [km/km2] ;
Li : longueur de cours d'eau [km] ;
A : surface du bassin versant [km2].
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Assainissement urbain
• La densité hydrographique
F=
∑N i
(2.9)
A
où :
F : densité hydrographique [km-2] ;
Ni : nombre de cours d'eau ;
A : superficie du bassin [km2].
F = a ⋅ Dd2 (2.10)
• Le rapport de confluence
Sur la base de la classification des cours d'eau, Horton (1932) et Schumm (1956) ont
établi différentes lois :
Nu
Loi des nombres: RB = (2.11)
N u +1
rapport de confluence des cours d’eau
Lu
Loi des longueurs : RL = (2.12)
Lu +1
rapport des longueurs des cours d’eau
A
Loi des aires : RA = u (2.13)
Au −1
rapport des aires des cours d’eau
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Assainissement urbain
avec :
RB : rapport de confluence des cours d'eau ("bifurcation ratio") ;
RL : rapport des longueurs des cours d'eau ;
RA : rapport des aires des cours d'eau ;
u : ordre d'un cours d'eau u varie entre 1 et w (w est l'ordre du cours d'eau
principal, classification selon Strahler) ;
Nu : nombre des cours d'eau d'ordre u ;
Nu+1 : nombre des cours d'eau d'ordre suivant ;
Lu : longueur moyenne des cours d'eau d'ordre u ;
Au : aire tributaire moyenne des cours d'eau d'ordre u.
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Assainissement urbain
[Link] L'endoréisme
L'endoréisme est un phénomène rencontré dans certains bassins versants pour lesquels
le réseau hydrographique n'est relié à aucun autre réseau. L'eau est alors acheminée et
concentrée en un point du bassin qui peut être un lac, une mare ou une accumulation
souterraine. Ce phénomène est généralement observé en zones arides (ex : mare d'Oursi
au Burkina Faso, lac Tchad, mer Morte, etc.).
2.3.3 Les caractéristiques agro-pédo-géologiques
L'activité végétative et le type de sol sont intimement liés et leurs actions combinées
influencent singulièrement l'écoulement en surface. Le couvert végétal retient, selon sa
densité, sa nature et l'importance de la précipitation, une proportion variable de l'eau
atmosphérique. Cette eau d'interception est en partie soustraite à l'écoulement.
La forêt, par exemple, intercepte une partie de l'averse par sa frondaison. Elle exerce
une action limitatrice importante sur le ruissellement superficiel. La forêt régularise le
débit des cours d'eau et amortit les crues de faibles et moyennes amplitudes. Par contre,
son action sur les débits extrêmes causés par des crues catastrophiques est réduite.
A l'inverse, le sol nu, de faible capacité de rétention favorise un ruissellement très
rapide. L'érosion de la terre va généralement de paire avec l'absence de couverture
végétale.
Etant donné l'importance du rôle joué par la forêt, on traduit parfois sa présence par un
indice de couverture forestière K :
On peut calculer ce type d'indice avec d'autres couvertures végétales telles que les
cultures.
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Assainissement urbain
Fig. 2.14 - Illustration de l'effet de laminage par un plan d'eau. Le cas du Léman sur le débit du Rhône
Les surfaces imperméables jouent un très grand rôle en hydrologie urbaine. Elles
augmentent l'écoulement de surface, réduisent les infiltrations et la recharge des nappes,
et diminuent le temps de concentration. On calcule souvent un taux d'imperméabilité qui
est le rapport entre les surfaces imperméables et la surface totale.
• Le coefficient de ruissellement
Pour caractériser la capacité d'un bassin versant à ruisseler un indice est très souvent
utilisé en hydrologie de surface : le coefficient de ruissellement (Cr ou ψ). Son calcul et
son emploi sont simples, mais notons qu'il peut conduire à commettre de grossières
erreurs.
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Assainissement urbain
Ce coefficient (en %) est défini comme suit :
Bois 0,1
Prés, champs cultivés 0,2
Vignes, terrains nus 0,5
Rochers 0,7
Routes sans revêtement 0,7
Routes avec revêtement 0,9
Villages, toitures 0,9
Tableau 2.1 Valeurs du coefficient de ruissellement pour différentes couvertures du sol (Tiré
des normes suisses SNV 640 351)
La nature du sol intervient sur la rapidité de montée des crues et sur leur volume. En
effet, le taux d'infiltration, le taux d'humidité, la capacité de rétention, les pertes
initiales, le coefficient de ruissellement (Cr) sont fonction du type de sol et de son
épaisseur.
Pour étudier ce type de réactions, on peut comparer le coefficient de ruissellement sur
différentes natures de sol (intérêt d'une carte pédologique détaillée dans les études de
prédétermination des crues). La littérature fournit des valeurs du coefficient de
ruissellement pour chaque type de sol et, très souvent, en rapport avec d'autres facteurs
tels que la couverture végétale, la pente du terrain ou l'utilisation du sol. Un exemple est
donné dans le tableau 2.2 pour la Suisse, et en secteur rural.
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Assainissement urbain
Couverture du sol
Tableau 2.2 Différentes valeurs de coefficient de ruissellement (en %) pour les cas suisses. Cr
est une fonction de la pente et de la couverture du sol. (Tiré de Sautier, Guide du Service
Fédéral des Améliorations foncières)
L'état d'humidité du sol est un des facteurs principaux conditionnant les temps de
concentration. Cet état est cependant très difficile à mesurer car très variable dans
l'espace et le temps. On a souvent recours à d'autres paramètres qui reflètent l'humidité
du sol et qui sont plus faciles à obtenir. En hydrologie, on fait souvent appel à des
indices caractérisant les conditions d'humidité antécédentes à une pluie. Il en existe de
nombreux qui sont pour la plupart basés sur les précipitations tombées au cours d'une
certaine période précédant un événement. Ils sont généralement notés IPA, c'est-à-dire
Indice de précipitations antécédentes (API en anglais).
La forme la plus classique de cet indice repose sur le principe de décroissance
logarithmique avec le temps du taux d'humidité du sol, au cours des périodes sans
précipitations :
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Assainissement urbain
avec :
IPA0 : valeur initiale de l'indice des précipitations antécédentes [mm] ;
IPAt : valeur de cet indice t jours plus tard [mm] ;
K: facteur de récession, K< 1. Il est variable d'un bassin à l'autre, ainsi que
d'une saison à l'autre pour un même bassin ;
t: temps [jour].
où :
IPAi : indice de précipitations antérieures au jour i [mm] ;
IPAi-1 : indice de pluies antécédentes au jour i-1 [mm] ;
Pi-1 : précipitations tombées au jour i-1 [mm] ;
K: coefficient inférieur à 1, en général compris entre 0,8 et 0,9.
La figure 2.15 illustre le calcul de l'IPA au cours d'une année à la station de Payerne
(VD).
Fig. 2.15 - Variation de l'indice IPA en fonction du temps à Payerne (VD) en 1991 (K = 0.9).
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Assainissement urbain
déterminer la perméabilité du substratum. Celle-ci intervient sur la vitesse de montée
des crues, sur leur volume et sur le soutien apporté aux débits d’étiage par les nappes
souterraines. Un bassin à substratum imperméable présente une crue plus rapide et plus
violente qu'un bassin à substratum perméable, soumis à une même averse. Attention, le
substratum peut absorber une certaine quantité d'eau dans les fissures et diaclases des
roches naturellement imperméables ou dans les formations rocheuses altérées (ex :
régions karstiques).
Dans ce cas, l'étude géologique devra être beaucoup plus détaillée de manière à localiser
les nappes d'eaux souterraines, leur zone d'alimentation et leurs résurgences. Cette étude
devra être réalisée par un hydrogéologue.
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Assainissement urbain
La demande de données spatiales s'est accrue ces dernières années car l'on sait
désormais qu'il est essentiel de connaître la distribution spatiale de la réponse
hydrologique pour bien comprendre les processus sous-jacents de la génération de
l'écoulement. De plus, la représentation et la connaissance du terrain sont essentielles
pour comprendre les processus d'érosion, de sédimentation, de salinisation et de
pollution via des cartes de risque.
En Suisse, le nouveau modèle numérique du terrain MNT25 est disponible pour toute la
superficie du pays depuis fin 1996
([Link]
Ce modèle est établi à partir de la digitalisation des courbes de niveaux des feuilles
topographiques à l'échelle 1:25'000. Dans une seconde étape, le modèle matriciel du
MNT25 est interpolé avec une maille de 25 m. Ce jeu de données est uniquement
destiné à l'emploi numérique. Il répond aux exigences demandées pour des applications
d'une très grande précision. La précision altimétrique du MNT25 est d'environ 1,5 m sur
le Plateau, entre 5 et 8 m dans les Alpes.
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Assainissement urbain
3 Les précipitations
3.1 Principes météorologiques
3.1.1 Définition des précipitations
Sont dénommées précipitations, toutes les eaux météoriques qui tombent sur la surface
de la terre, tant sous forme liquide (bruine, pluie, averse) que sous forme solide (neige,
grésil, grêle) et les précipitations déposées ou occultes (rosée, gelée blanche, givre,...).
Elles sont provoquées par un changement de température ou de pression. Les
précipitations constituent l’unique « entrée » des principaux systèmes hydrologiques
continentaux que sont les bassins versants.
3.1.2 Les nuages
La forme, l'ampleur, le développement des nuages dépendent de l'importance et de
l'étendue horizontale des mouvements verticaux ascendants qui leur donnent naissance.
Quant aux types de nuages, on distingue deux morphologies de base : les nuages
stratiformes et cumuliformes.
On classe aussi les nuages en fonction de leur altitude : nuages supérieurs, nuages
moyens, nuages inférieurs et nuages à développement vertical.
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Assainissement urbain
- Les précipitations convectives :elles résultent d'une ascension rapide des masses
d'air dans l'atmosphère. Elles sont associées aux cumulus et cumulo-nimbus, à
développement vertical important, et sont donc générées par le processus de
Bergeron. Les précipitations résultantes de ce processus sont en général orageuses,
de courte durée (moins d'une heure), de forte intensité et de faible extension
spatiale.
- Les précipitations orographiques : comme son nom l'indique (du grec oros,
montagne), ce type de précipitations sont liées à la présence d'une barrière
topographique particulière et ne sont pas, par conséquent, spatialement mobiles.
Les caractéristiques des précipitations orographiques dépendent de l'altitude, de la
pente et de son orientation, mais aussi de la distance séparant l'origine de la masse
d'air chaud du lieu de soulèvement. En général, elles présentent une intensité et
une fréquence assez régulières.
- Les précipitations frontales ou de type cyclonique. Elles sont associées aux
surfaces de contact entre les masses d'air de température, de gradient thermique
vertical, d'humidité et de vitesse de déplacement différents, que l'on nomme fronts.
Les fronts froids créent des précipitations brèves, peu étendues et intenses. Les
fronts chauds génèrent des précipitations longues, étendues, mais peu intenses
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Assainissement urbain
Nom Caractéristiques
Régime équatorial humide - plus de 200 cm de précipitations annuelles
moyennes
- à l'intérieur des continents et sur les côtes
- région typique de ce régime : bassin de
l'Amazone
Régime subtropical humide en - entre 100 et 150 cm de précipitation annuelle
Amérique moyenne
- à l'intérieur des continents et sur les côtes
- région typique de ce régime : pointe sud-est
de l'Amérique du Nord
Régime subtropical sec - moins de 25 cm de précipitation annuelle
moyenne
- à l'intérieur des continents et sur les côtes
ouest
- région typique de ce régime : le sud du
Maghreb
Régime intertropical sous - plus de 150 cm de précipitation annuelle
l'influence des alizés moyenne
- sur des zones côtières étroites ; humidité
- région typique de ce régime : côtes est de
l'Amérique centrale
Régime continental tempéré - entre 10 et 50 cm de précipitation annuelle
moyenne
- à l'intérieur des continents ; il en résulte des
déserts ou des steppes
- région typique de ce régime : plaines de
l'ouest du continent nord-américain
Régime océanique tempéré - plus de 100 cm de précipitation annuelle
moyenne
- sur les côtes ouest des continents
- région typique de ce régime : la Colombie
britannique, l'Europe
Régime polaire et arctique - moins de 30 cm de précipitation annuelle
moyenne
- se situe au nord du 60e parallèle ; formation
de grands déserts froids région typique de ce
régime : le Grand Nord canadien
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Assainissement urbain
Les précipitations sont caractérisées par une grande variabilité dans l'espace et ceci
quelle que soit l'échelle spatiale prise en compte (régionale, locale, etc.). D'autre part,
elles sont caractérisées par une grande variabilité dans le temps, aussi bien à l'échelle
annuelle qu'à celle d'un événement pluvieux.
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Assainissement urbain
- les moyennes, le nombre moyen de jours de pluie, la variabilité des précipitations
et des jours de pluie,
- les cartes de la pluviométrie mensuelle et annuelle.
Un certain nombre de ces grandeurs est accessible en temps réel par le biais du site
Internet de l'Institut Suisse de Météorologie ([Link] Il est
alors possible de consulter l'évolution et la répartition spatiale de plusieurs paramètres
hydro-climatiques.
Certaines de ces valeurs peuvent être régionalisées et présentées sous forme de cartes
d'isohyètes (cartes d'équivaleurs de précipitations). Il existe d'autres ouvrages de
synthèse qui sont davantage dirigés vers une analyse synthétique des précipitations
(exemple de l'«Atlas hydrologique de la Suisse»
[Link]
Les mesures ponctuelles acquises au niveau des pluviomètres ou des pluviographes sont
analysées et soumises à différents traitements statistiques.
3.3.1 Notion d'averses et d'intensités
On désigne en général par "averse" un ensemble de pluies associé à une perturbation
météorologique bien définie. La durée d'une averse peut donc varier de quelques
minutes à une centaine d'heures et intéresser une superficie allant de quelques
kilomètres carrés (orages) à quelques milliers (pluies cycloniques). On définit
finalement une averse comme un épisode pluvieux continu, pouvant avoir plusieurs
pointes d'intensité. L'intensité moyenne d'une averse s'exprime par le rapport entre la
hauteur de pluie observée et la durée t de l'averse :
h
im = (3.1)
t
où :
im : intensité moyenne de la pluie [mm/h, mm/min] ou ramenée à la surface
[l/[Link]],
h : hauteur de pluie de l'averse [mm],
t : durée de l'averse [h ou min].
L'intensité des précipitations varie à chaque instant au cours d'une même averse suivant
les caractéristiques météorologiques de celle-ci. Plutôt que de considérer l'averse entière
et son intensité moyenne, on peut s'intéresser aux intensités observées sur des intervalles
de temps au cours desquels on aura enregistré la plus grande hauteur de pluie. On parle
alors d'intensité maximale.
Deux types de courbes déduites des enregistrements d'un pluviographe (pluviogramme)
permettent d'analyser les averses d'une station :
- la courbe des hauteurs de pluie cumulée,
- le hyétogramme.
La courbe des hauteurs de pluie cumulées représente en ordonnée, pour chaque instant t,
l'intégrale de la hauteur de pluie tombée depuis le début de l'averse.
Le hyétogramme qui est la représentation, sous la forme d'un histogramme, de l'intensité
de la pluie en fonction du temps. Il représente la dérivée en un point donné, par rapport
au temps, de la courbe des précipitations cumulées. Les éléments importants d'un
hyétogramme sont le pas de temps ∆t et sa forme. Communément, on choisit le plus
petit pas de temps possible selon la capacité des instruments de mesure. Quant à la
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Assainissement urbain
forme du hyétogramme, elle est en général caractéristique du type de l'averse et varie
donc d'un événement à un autre.
Fig. 3.4 - Conditions pour la distinction de deux averses consécutives (1) ∆H durant ∆T < seuil (par
exemple 2 mm) et (2) ∆T > durée choisie en fonction du problème (par exemple 1 heure)
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Assainissement urbain
Cette notion d'averse est très importante en milieu urbain et de petits bassins versants
car elle s'avère déterminante pour l'estimation des débits de crue.
Cette probabilité est donnée, si i représente une variable aléatoire, par la relation
suivante :
F ( xi ) = P(i ≤ xi ) (3.2)
1
T= (3.3)
1 − F ( xi )
Ainsi, l'intensité d'une pluie de temps de retour T est l'intensité qui sera dépassé en
moyenne toutes les T années.
On définit la fiabilité comme la probabilité complémentaire de non dépassement :
Fiabilité = 1- 1/T
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Assainissement urbain
Si l'analyse fréquentielle d'une série d'intensités maximales de pluie permet de
déterminer le temps de retour d'une valeur particulière il n'est en revanche et a priori pas
possible de répondre à d'autres questions pertinentes qui peuvent se poser à l'ingénieur.
Par exemple, la notion de temps de retour ne permet pas de répondre aux questions où q
est la probabilité que l'événement ne se produise pas dans une année en particulier.
Une pluie peut être caractérisée par plusieurs paramètres qui peuvent avoir, au sein de la
même pluie, des temps de retour très différents. Citons notamment :
- la hauteur totale de pluie,
- la durée,
- l'intensité moyenne,
- les intensités maximales sur des intervalles de temps quelconques,
- la distribution d'intensité instantanée i(t).
Les courbes IDF ne sont pas une fin en soi, mais sont construites dans un but bien
précis. Elles permettent d'une part de synthétiser l'information pluviométrique au droit
d'une station donnée et, d'autre part de calculer succinctement des débits de projet et
d'estimer des débits de crue ainsi que de déterminer des pluies de projet utilisées en
modélisation hydrologique.
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Assainissement urbain
Les courbes IDF sont établies sur la base de l'analyse d'averses enregistrées à une
station au cours d'une longue période. Les courbes obtenues peuvent donc être
construites de manière analytique ou statistique.
Représentation analytique
Différentes formules sont proposées pour représenter l'intensité critique d'une pluie en
fonction de sa durée.
La forme la plus générale (avec T variable) est la suivante :
k ⋅T a
i= (3.4)
(t + c )b
avec :
i: intensité totale [mm/h], [mm/min] ou intensité spécifique [l/[Link]],
T: période de retour en années,
t: durée de référence [h ] ou [min]
k, a, b, c : paramètres d'ajustement.
a
i= (3.5)
tb
avec
i: intensité maximale de la pluie [mm/h],
t: durée de la pluie [minutes ou heures],
T: intervalle de récurrence (ou temps de retour) [années],
a,b: constantes locales, dépendant généralement du lieu (0.3<b<0.8).
Pour une fréquence de dépassement donnée, cette formule de Montana a été adaptée
pour la Suisse et a abouti à la formulation suivante (Bürki et Ziegler, 1878) :
a
i= (3.6)
t
où a est une constante définie localement et qui varie selon le lieu géographique de
l'observation.
L’intensité des pluies i est une fonction du lieu, du temps de retour et de la durée des
pluies. En un endroit déterminé, elle augmente avec le temps de retour et diminue avec
la durée des pluies.
L’intensité des pluies pour une durée et une période déterminées peut être calculée à
l’aide de la formule de Talbot:
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Assainissement urbain
aT
i (t , T ) = [mm/h] (3.7)
t + bT
Le tableau 3.3 donne les valeurs aT et bT pour chaque région et pour les temps de retour
de 1/2, 1, 2, 5, 10 et 20 ans. Il indique aussi le domaine comportant des incertitudes
(coefficient de confiance: 95%).
Les figures 3.6 et 3.7 indiquent les intensités des précipitations en fonction de leur
durée dans les six régions de Suisse et pour des temps de retour de deux ans avec les
domaines d’incertitude.
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Assainissement urbain
Tableau 3.3 : valeurs des coefficients aT et bT pour différentes périodes de retour et par région
Représentation statistique
Les courbes IDF sont établies sur la base de l'analyse d'averses enregistrées à une
station au cours d'une longue période. L'analyse fréquentielle peut s'appliquer si on ne
présuppose pas une loi connue (de type Montana, etc.) et si on s'intéresse à des
événements rares, donc extrêmes. Les données recueillies sont alors ajustées, à un pas
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Assainissement urbain
de temps choisi, à une loi statistique qui doit décrire relativement bien la répartition des
extrêmes. La loi de Gumbel est la plus utilisée. Si l'opération est répétée sur plusieurs
pas de temps, on obtient la variation de l'intensité avec la durée de la pluie pour
différents temps de retour, c'est à dire des courbes IDF de la station considérée sur la
période analysée.
Fig. 3.9 Exemple de hyétogramme et de structure correspondante pour une précipitation enregistrée au nord de
Lausanne du 13 novembre 1991 à 12h00 au 14 novembre à 12h00
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Assainissement urbain
4.2 L'infiltration
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Assainissement urbain
Le régime d'infiltration i(t), nommé aussi taux d'infiltration ou infiltrabilité, qui désigne
le flux d'eau pénétrant dans le sol en surface. Il est généralement exprimé en mm/h. Le
régime d'infiltration dépend avant tout du régime d'alimentation (irrigation, pluie) mais
également des propriétés du sol.
L'infiltration cumulative, notée I(t), est le volume total d'eau infiltrée pendant une
période donnée. Elle est égale à l'intégrale dans le temps du régime d'infiltration (Fig.
4.2).
t
I (t ) = ∫ i(t ) ⋅ dt (4.1)
t =t 0
avec :
I(t) : infiltration cumulative au temps t [mm],
i(t) : régime ou taux d'infiltration au temps t [mm/h].
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Assainissement urbain
La pluie nette représente la quantité de pluie qui ruisselle strictement sur la surface du
terrain lors d'une averse. La pluie nette est déduite de la pluie totale, diminuée des
fractions interceptées par la végétation et stockée dans les dépressions du terrain. La
séparation entre la pluie infiltrée et la pluie écoulée en surface s'appelle fonction de
production.
Fig. 4.3 - Régime d'infiltration en fonction du temps pour différents types de sol.
(d'après Musy, Sutter, 1991)
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Assainissement urbain
d'un sol est généralement appréhender en étudiant les précipitations tombées au
cours d'une certaine période précédant un événement pluvieux. Les Indices de
Précipitations Antécédentes (IPA) sont souvent utilisés pour caractériser les
conditions d'humidité antécédentes à une pluie (cf. chapitre « bassin versant »)
Finalement, les facteurs les plus influents, pour une même topographie, sont le type de
sol, sa couverture et son taux initial d'humidité.
Finalement la pluie qui arrive à la surface du sol y pénètre assez régulièrement selon un
front d'humectation qui progresse en fonction des apports, selon le jeu des forces de
gravité et de succion. La figure 4.5 montre comment au cours d'une infiltration, la zone
de transmission s'allonge progressivement tandis que la zone et le front d'humidification
se déplacent en profondeur, la pente de ce dernier augmentant avec le temps.
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Assainissement urbain
Au cours d'une averse, la capacité d'infiltration du sol décroît d'une valeur initiale
jusqu'à une valeur limite qui exprime le potentiel d'infiltration à saturation. En fait, elle
diminue très rapidement au début de l'infiltration mais par la suite, la décroissance est
plus progressive et tend en règle générale vers un régime constant, proche de la valeur
de la conductivité hydraulique à saturation. Cette décroissance, due essentiellement à la
diminution du gradient de pression, peut être renforcée entre autre par le colmatage
partiel des pores et la formation d'une croûte superficielle suite à la dégradation de la
structure du sol provoquant la migration de particules.
Si l'on compare l'intensité de la pluie et la capacité d'infiltration d'un sol, il existe deux
possibilités :
- Tant que l'intensité de la pluie est inférieure à la capacité d'infiltration, l'eau
s'infiltre aussi vite qu'elle est fournie. Le régime d'infiltration est dans ce cas
déterminé par le régime d'alimentation. C'est le cas au début du processus. Le
temps nécessaire pour égaler la capacité d'infiltration est variable. Il dépend
principalement des conditions antécédentes d'humidité du sol et de l'averse. Le
temps requis est d'autant plus long que le sol est sec et que le régime d'alimentation
est voisin de la conductivité hydraulique à saturation Ks.
- Lorsque l'intensité des précipitations est supérieure à la capacité d'infiltration du
sol, l'excédent d'eau s'accumule en surface ou dans les dépressions formant des
flaques, ou bien encore s'écoule en suivant les dénivelés topographiques. Dans ce
cas, on a atteint le seuil de submersion (ou temps de submersion) et l'on parle
d'infiltration à capacité (le régime d'infiltration est limité par la capacité
d'infiltration du sol). Comme la détermination du seuil de submersion définit le
début de l'écoulement superficiel (principe de Horton), on peut alors déduire la
lame ruisselée provoquée par une averse (volume du ruissellement divisé par la
surface du bassin versant). Celle-ci correspond à la pluie nette (Fig. 4.6).
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Assainissement urbain
Parmi les nombreux modèles existants, on peut retenir deux grandes approches, à
savoir :
- une approche basée sur des relations empiriques, à 2, 3 ou 4 paramètres,
- une approche à base physique.
i (t ) = i f + (i0 − i f ) ⋅ e − r (3 paramètres)
t
(4.2)
avec :
i(t) : capacité d'infiltration au temps t [mm/h],
io : capacité d'infiltration respectivement initiale dépendant surtout du type
de sol [mm/h],
if : capacité d'infiltration finale [mm/h],
t: temps écoulé depuis le début de l'averse [h],
r: constante empirique, fonction de la nature du sol [min-1].
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Assainissement urbain
L'utilisation de ce type d'équation, quoique répandue, reste limitée, car la détermination
des paramètres, i0, if, et r présente certaines difficultés pratiques.
i (t ) = i f + a ⋅ e −bt (4.3)
avec :
i(t) : capacité d'infiltration au temps t [mm/h],
if : capacité d'infiltration finale [mm/h],
a et b : coefficients d'ajustement.
De par la diversité de ses formes, on ne peut plus aujourd'hui parler d'un seul type
d'écoulement mais bien des écoulements. On distingue dans un premier temps deux
grands types d'écoulements, à savoir : les écoulements « rapides » et par opposition, les
écoulements souterrains qualifiés de « lents » qui représentent la part infiltrée de l'eau
de pluie transitant lentement dans les nappes vers les exutoires. Les écoulements qui
gagnent rapidement les exutoires pour constituer les crues se subdivisent en écoulement
de surface et écoulement de subsurface :
L'écoulement de surface ou ruissellement est constitué par la frange d'eau qui, après une
averse, s'écoule plus ou moins librement à la surface des sols. L'importance de
l'écoulement superficiel dépend de l'intensité des précipitations et de leur capacité à
saturer rapidement les premiers centimètres du sol, avant que l'infiltration et la
percolation, phénomènes plus lents, soient prépondérants.
L'écoulement de subsurface ou écoulement hypodermique comprend la contribution des
horizons de surface partiellement ou totalement saturés en eau ou celle des nappes
perchées temporairement au-dessus des horizons argileux. Ces éléments de subsurface
ont une capacité de vidange plus lente que l'écoulement superficiel, mais plus rapide
que l'écoulement différé des nappes profondes.
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Assainissement urbain
A cet ensemble de processus peut encore s'ajouter l'écoulement dû à la fonte des neiges.
Les différentes composantes de l'écoulement dans le cas simple d'une averse uniforme
dans le temps et dans l'espace, sont également représentées schématiquement dans la
figure 4.8 suivante.
Ces processus qui se produisent à des vitesses très différentes, mobilisent des eaux
d'âge, d'origine et de cheminement très distincts, et permettent d'expliquer la plupart des
comportements hydrologiques rencontrés sur les bassins versants, depuis les crues de
« ruissellement pur » jusqu'aux crues où la contribution à l'écoulement final est
essentiellement hypodermique ou phréatique.
Les éléments les plus importants dans la génération des crues sont finalement les
écoulements de surface et de subsurface et les précipitations directes à la surface du
cours d'eau, l'écoulement souterrain n'entrant que pour une faible part dans la
composition du débit de crue (Fig. 4.9)
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Assainissement urbain
- en eau qui s'infiltre et qui contribue, par un écoulement plus lent à travers les
couches de sol, à la recharge de la nappe et au débit de base,
- et en ruissellement de surface dès que l'intensité des pluies dépasse la capacité
d'infiltration du sol (elle-même variable, entre autre selon l'humidité du sol). Cet
écoulement de surface, où l'excès d'eau s'écoule par gravité le long des pentes,
forme l'essentiel de l'écoulement rapide de crue.
Il existe ainsi deux modes principaux d'écoulement de surface qui peuvent se combiner :
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Assainissement urbain
Une partie des précipitations infiltrée chemine quasi horizontalement dans les couches
supérieures du sol pour réapparaître à l'air libre, à la rencontre d'un chenal d'écoulement.
Cette eau qui peut contribuer rapidement au gonflement de la crue est désignée sous le
terme d'écoulement de subsurface (aussi appelé, dans le passé, écoulement
hypodermique ou retardé). L'importance de la fraction du débit total qui emprunte la
voie subsuperficielle dépend essentiellement de la structure du sol. La présence d'une
couche relativement imperméable à faible profondeur favorise ce genre d'écoulement.
Les caractéristiques du sol déterminent l'importance de l'écoulement hypodermique qui
peut être important. Cet écoulement tend à ralentir le cheminement de l'eau et à allonger
la durée de l'hydrogramme.
Lorsque la zone d'aération du sol contient une humidité suffisante pour permettre la
percolation profonde de l'eau, une fraction des précipitations atteint la nappe
phréatique. L'importance de cet apport dépend de la structure et de la géologie du sous-
sol ainsi que du volume d'eau précipité. L'eau va transiter à travers l'aquifère à une
vitesse de quelques mètres par jour à quelques millimètres par an avant de rejoindre le
cours d'eau. Cet écoulement, en provenance de la nappe phréatique, est appelé
écoulement de base ou écoulement souterrain. A cause des faibles vitesses de l'eau dans
le sous-sol, l'écoulement de base n'intervient que pour une faible part dans l'écoulement
de crue. De plus, il ne peut pas être toujours relié au même événement pluvieux que
l'écoulement de surface et provient généralement des pluies antécédentes. L'écoulement
de base assure en générale le débit des rivières en l'absence de précipitations et soutient
les débits d'étiage (l'écoulement souterrain des régions karstiques fait exception à cette
règle).
L'écoulement par fonte de neige ou de glace domine en règle générale l'hydrologie des
régions de montagne ainsi que celles des glaciers ou celles des climats tempérés froids.
Le processus de fonte des neiges provoque la remontée des nappes ainsi que la
saturation du sol. Selon les cas, il peut contribuer de manière significative à
l'écoulement des eaux de surface. Une crue provoquée par la fonte des neiges dépendra :
de l'équivalent en eau de la couverture neigeuse ; du taux et du régime de fonte et
finalement des caractéristiques de la neige.
L'écoulement total Et représente la quantité d'eau qui s'écoule chaque année à l'exutoire
d'un bassin versant considéré. L'écoulement est la somme des différents termes :
écoulement superficiel Es, écoulement hypodermique Eh et écoulement de base (ou
écoulement souterrain) Eb qui résulte de la vidange des nappes. L'écoulement totale
s'exprime ainsi :
Et = E s + E h + Eb (4.4)
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Assainissement urbain
Le bilan hydrologique d'un bassin versant est également caractérisé par trois coefficients
essentiels :
a) le coefficient d’écoulement total Cet, défini par le rapport entre les quantités d'eau
écoulées et les quantités d'eau précipitées P :
Et
a. C et = (4.5)
P
Es + Eh
a. C es = (4.6)
P
c) le coefficient de ruissellement Cr est défini par le rapport entre la quantité d'eau
ruisselée (i.e. écoulée) à la surface du sol et celles des précipitations :
Es
Cr = (4.7)
P
Pour de fortes précipitations, Es >> Eh. entre bassins, via le système géologique, sont
supposés exister (exemple des milieux karstiques).
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Assainissement urbain
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Assainissement urbain
Tous les rejets, dus à l’activité humaine, engendrent les pollutions de l’eau avec tous
les risques que cela comporte sur le plan de l’hygiène, de la vie biologique et de la
protection de l’environnement.
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Assainissement urbain
Notons que les ouvrages d'assainissement sont beaucoup plus difficiles à modifier
une fois réalisés, que tout autre équipement.
Pour chaque site à équiper d'un système d'assainissement il faut en analyser toutes les
particularités que ce soit la topographie, l'urbanisme, le climat, la qualité des sols, les
variations des nappes, la pluviométrie, etc.
L'analyse des sites s'occupe également de la sensibilité du milieu naturel (du milieu
récepteur) en fonction de la qualité et la quantité des rejets.
5.1.1 Morphologie du terrain et topographie
Le relief, les chemins du ruissellement, les sens d'écoulement sont des éléments
indispensables à l'analyse hydrologique des bassins versants.
La topographie est imposée mais joue un rôle important en cas d'écoulement
gravitaire « exemple : la vitesse critique d'auto-curage doit être supérieure à 0.60 m/s
selon la loi de Stockes (décantation) ».
On peut songer à relever les eaux usées. Mais le pompage est à éviter pour les eaux
pluviales à débits très variables.
La topographie constitue dans l'étude d'un projet d'assainissement une contrainte
majeure.
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Assainissement urbain
La perméabilité
Q
V =
Ω (5.1)
avec :
V: vitesse apparente de l'eau dans les canaux capillaires du terrain.
Q: débit en m3/s : c'est un volume en m3 infiltré par seconde.
Ω: surface unitaire de sol considéré (1 m2).
Selon Darcy :
V = K⋅J (5.2)
Valeurs de K
10-5 > K > 10-6 : sols peu perméables à perméables (sables et graviers
moyennement argileux)
La connaissance des propriétés mécaniques des sols, de leur résistance est nécessaire
pour construire les ouvrages souterrains, les bassins de retenue, les stations
d'épuration, les stations de pompage, etc.
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Assainissement urbain
5.1.3 L'hydrogéologie et le régime des nappes
Un collecteur peut traverser des nappes d'eaux souterraines dont la puissance dépend
de la période hydrologique.
En période de nappes hautes, les réseaux non étanches sont sujets à des infiltrations
d'eaux parasites.
En période de nappes basses, ces collecteurs peuvent avoir des fuites avec des
risques de pollution certains.
Les problèmes de ruptures des structures géologiques provoquées par les tranchées
des réseaux entraînent des migrations de parties fines (tranchée drainante) avec
création de cavité et risques d'affaissement.
Avant d'imp1anter les ouvrages du réseau, le projeteur procédera à l'examen des
circulations superficielles des eaux et étudiera le régime des nappes souterraines.
5.1.4 Hydrographie
5.1.5 Climat
Les climats varient beaucoup selon les régions. Les conditions climatiques du Valais
ne sont pas comparables à celles du canton de Vaud, de Lucerne ou du Tessin.
Le régime des précipitations varie d'une région à l'autre de façon parfois très
importante.
La climatologie et la conception des ouvrages sont indissociables. On tiendra compte
des éléments suivants :
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Assainissement urbain
6 Principes fondamentaux
6.1 Bases légales
Les objectifs de l'évacuation des eaux usées sont décrits dans la loi fédérale sur la
protection des eaux du 24.1.1991 et plus particulièrement à l'art. 18.
Normes SIA : 117, 118, 181, 183, 190, 271, 380/7, 410, 410/1/2, 411.
Normes SN 052 030, 592 000, 592010, 592011.
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Assainissement urbain
Désignation des installations du bâtiment - plans, installations en place, évidements,
Recommandations.
Application des unités SI au domaine de la construction.
Terminologie des eaux usées, désignations, abréviations, couleurs distinctives.
Evacuation des eaux des bien-fonds.
Règlement pour l'obtention de recommandations d'homologation de produits
pour l'évacuation des eaux des bien-fonds.
Prüfnorm Rohrverbindung und Apparateanschlüsse mit Dichtungen aus Elastomeren.
Directives
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Assainissement urbain
On distingue les modes d'évacuation suivants:
· système unitaire,
· système séparatif,
· système mixte,
· système non gravitaire,
· système indépendant (non collectifs).
Le système unitaire est l'héritage du “tout à l'égout”, né vers 1830 à la suite des
épidémies et du mouvement hygiéniste, dont la doctrine était “qu'on lave tout et qu'on
évacue le tout à l'égout”.
L'ensemble des eaux usées et pluviales est, en système unitaire, évacué par un réseau
unique, généralement équipé de déversoirs d'orage, bassin d'eaux pluviales, etc.
permettant en cas pluies intenses, le rejet par surverse d'une partie des eaux, vers
l'exutoire le plus proche.
La notion du tout à l'égout est à proscrire, car elle suggère, avec les risques que cela
comporte, que tout peut être rejeté dans le réseau d'assainissement unitaire.
Ce système est aujourd'hui de plus en plus abandonné. Il s'impose lorsqu'il n'y a plus de
possibilité de concevoir économiquement un réseau séparatif (ex. : centre de grande
agglomération). Il est à proscrire en zone industrielle en raison des diverses natures et
qualités des eaux rejetées.
Le système unitaire présente l'avantage de la simplicité puisqu'il suffit d'une seule
canalisation dans chaque voie publique et d'un seul branchement pour chaque bloc
d'immeuble ou parcelle.
Il a l'avantage de collecter les eaux des “petites pluies”, fortement souillées (lavage des
sols), qui représentent 90 % des événements pluviométriques, et des les transporter à la
station d'épuration (Step).
Le système séparatif consiste à séparer les eaux et les réseaux selon la nature des
affluents.
Un réseau est affecté aux eaux usées domestiques, avec éventuellement certaines eaux
industrielles (selon la qualité).
Un autre réseau assure l'évacuation des eaux pluviales vers l'exutoire (milieu récepteur
naturel).
Ce système est adopté pour les petites et moyennes agglomérations et surtout pour les
extensions des villes.
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Assainissement urbain
Quelques avantages du système:
- il est le seul concevable si la population est relativement dispersée,
- il permet le recours à des stations de relèvement ou de refoulement qui
seraient imposées par la topographie,
- les eaux de ruissellement, rejetées gravitairement, ne nécessiteraient pas, en
fonction de la topographie, de stations de relèvement ou de refoulement,
- il s'impose si les cours d'eau, traversant l'agglomération est de faible
importance, notamment en période d'étiage,
- il permet l'évacuation rapide et efficace des eaux les plus polluées, sans
contact avec l'extérieur,
- il assure à la Step un fonctionnement régulier, un taux de matières polluées
intéressant (peu de mélange avec les eaux claires et pas d'eaux parasites) et
fournit un degré de pollution uniforme,
- il est avantageux pour l'équipement d'un quartier résidentiel réalisé par
étapes.
Il s'agit d'un système dans lequel on divise les apports d'eaux pluviales en deux parties:
- 1'une provenant uniquement des surfaces de voirie, qui s'écoule par des ouvrages
particuliers déjà conçus pour cet objet dans le cadre de la voirie municipale :
caniveaux, aqueducs, fossés avec évacuations directes dans la nature,
- l'autre provenant des toitures et cours intérieures qui sont raccordées au réseau
d'assainissement, par les mêmes branchements que ceux utilisés pour les eaux
usées domestiques.
Ce système a été retenu dans de nombreuses zones suburbaines où les habitations sont
relativement proches les unes des autres. Il est cependant peu préconisé actuellement.
Ces systèmes permettent, dans un réseau à relief varié, d'éviter des surprofondeurs de
canalisations excessives et onéreuses.
Ces canalisations sont posées hors gel (80 cm et plus).
Quelques avantages:
- on diminue sensiblement le nombre de regards de visite dans les liaisons
intercommunales, ce système est généralement économique en milieu rural, il
favorise le regroupement des communes vers une seule Step,
- ce type de réseau est généralement plus étanche qu'un réseau gravitaire. Il est donc
intéressant à proximité des périmètres de protection de captage, en zone humide...,
- il s'oppose à la pénétration d'eau de la nappe phréatique et vice-versa.
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Assainissement urbain
Le principe repose sur un système d'évacuation par dépression qui utilise une centrale à
vide et des regards de transfert.
Un ou plusieurs usagers sont raccordés gravitairement au regard de transfert qui remplit
la fonction de réservoir- tampon. Celui-ci assure, à travers une vanne, l'évacuation par
aspiration des effluents vers la cuve de stockage située dans la centrale de vide. Une
pompe de refoulement assure le transit vers la Step.
Ce type d'installation est indiqué pour le terrain plat, hydromorphe, instable ou rocheux
évitant les surprofondeurs. Il s'adapte bien à l'encombrement du sous-sol et aux
obstacles. Il n'est pas adapté à des profils à forte déclivité. Il est conçu strictement pour
la collecte des eaux usées.
C'est le cas des fermes ou hameaux isolés, lorsqu'il n'existe aucun réseau
d'assainissement public. Le système autonome offre une solution économique et apte à
satisfaire aux exigences de l'hygiène et d'épuration par le sol.
La système autonome a pour but d'assurer l'épuration des eaux usées par le sol, sous des
modes compatibles avec les exigences de l'environnement et de la santé publique (cf.
lois et ordonnances).
On trouve deux types principaux d'installations: l'une industrielle et l'autre autonome
groupée.
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Assainissement urbain
Le choix entre les systèmes d'assainissement résulte d'un nombre d'éléments importants
selon le schéma de la page suivante.
En milieu rural, il est difficile de préconiser des schémas types du fait de la diversité des
situations qui résulte d'un habitat peu dense, souvent disperse' dans des zones plates ou
montagneuses.
Le choix s'orientera d'abord vers le système séparatif, puis dans certaines circonstances
vers le pseudo- séparatif et enfin, dans de rares cas, vers le système unitaire.
Il est admis enfin que le réseau est le plus souvent du type gravitaire à écoulement libre
ou, dans des circonstances particulières, du type refoulement généralisé sous pression.
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Assainissement urbain
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Assainissement urbain
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Assainissement urbain
Les catégories d'occupation des sols: secteurs denses (>~ 100 logements/ ha),
habitat urbain diffus, immeubles anciens, zone industrielle et commerciale, zone
de loisirs, camping. ..), centres administratifs, hospitaliers, groupes scolaires,
espaces verts, espaces publics, voirie...
Habitat
diffus habitat diffus
zone industrielle 2
bois
Step
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Assainissement urbain
L'étude démographique, la détermination du nombre d'habitants, d'emplois sur une zone
d'activités (exprimés en équivalents habitants) ne donnent pas toujours une
représentation claire de la typologie des rejets. Il conviendra au besoin de tenir compte
d'autres facteurs tels que: socio-économique, du standing de l'habitat (il y a une grande
différence entre des HLM et des appartements de luxes).
Les quantités d'eaux usées à évacuer sont à considérer selon les valeurs extrêmes des
débits.
Dans les agglomérations où l'habitat ancien domine, il est souvent hasardeux d'évaluer
un débit moyen, surtout si le réseau existant est insuffisamment développé.
Si l'on dispose de données mesurées, il sera facile d'évaluer la valeur du débit moyen
journalier correspondant à la population en place.
Sans relevé, on aura recours à des valeurs moyennes établies par les statistiques dans la
fourchette de 80 à 200 litres par habitant et par jour, suivant les types d'habitat et
l'importance de l'agglomération.
Pour dimensionner les ouvrages d'évacuation des eaux usées, on prendra en compte les
valeurs extrêmes des débits (cf. fig. ci-dessous) qui sont :
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Assainissement urbain
Heures débits
(m3/h)
0-1 15
2-3 11
3-4 8 45
4-5 7
5-6 7 40
6-7 9 35
7-8 11
8-9 25 30
9-10 27
10-11 40 25 débits
11-12 38 20 Heures
12-13 36
13-14 30 15
14-15 25
15-16 25 10
16-17 22
5
17-18 22
18-19 27 0
19-20 30 1 3 5 7 9 11 13 15 17 19 21 23
20-21 24
21-22 20
22-23 17
23-24 15
D'une manière générale, les débits seront évalués sur la base des consommations d'eau
globales, de l'agglomération ou du secteur industriel, recensés au jour de la plus forte
consommation de l'année. Il sera parfois utile de majorer cette valeur d'un coefficient
d'évolution de la population.
Comme les caractéristiques chimiques et biologiques des effluents peuvent être
différentes selon les provenances, il est d'usage de distinguer les eaux usées
domestiques des eaux usées industrielles.
Une première estimation situe le débit moyen journalier futur d'eaux usées dans une
fourchette de 200 à 250 l/hab. jour.
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Assainissement urbain
Suivant le type d'agglomération, on considérera, pour les eaux usées domestiques, les
valeurs suivantes:
b
Cp = a + (7.1)
qm
avec :
Cp : coefficient de pointe (<3)
a: exprime la limite inférieure à ne pas dépasser. On prend a = 1.5
b: paramètre qui introduit, par sommation avec le terme a, la valeur de
croissance exprimée par le second terme de la formule lorsque q tend
vers zéro (b = 2.5 pouvant être réduit à 1)
qm : débit moyen journalier en l /s
S2 = 15 ha, d2 = 30 logts/ ha
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Assainissement urbain
Remarques
Sur la base de mesures réalisées et en tenant compte d'un certain nombre de facteurs
(écoulement de nuit, types d'habitat, type d'agglomération, types d'usagers...), la formule
qui donne de meilleurs résultats est celle de R. Bourrier qui donne au paramètre b la
valeur de 1.
1
Cp = 15
. +
'
(7.2)
qm
Une eau usée non domestique est celle dont l'usage qui en est fait est différent en
quantité et/ ou qualité d'une consommation familiale habituelle.
Elles peuvent être rejetées, suivant leur utilisation soit directement dans le milieu
naturel, Soit dans le réseau d'assainissement.
Ceci est d'autant plus vrai lorsque l'on intervient dans une zone industrielle où les types
d'activités ne sont pas tous déterminés.
A titre indicatif, voici quelques valeurs de débits pour différents types d'activités :
- zones d'entrepôts ou de haute technicité : 10 à 12 m3/jour, ha loti,
- zones d'emplois, petites industries et ateliers: 20 à 25 m3/jour, ha loti,
- zones d'industries moyennes: 50 à 150 m3/jour, ha loti,
- centre commercial de taille régionale avec galerie marchande: 100 à 150
m3/jour,
- hospice, caserne: 200 à 300 l/ lit jour,
- hôtel: 250 à 300 l/ lit jour,
- restaurant: 20 l/ place jour,
- hôpitaux: 400 à 540 l/ lit jour,
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Assainissement urbain
- école: 30 à 60 l / élève jour,
- internat: 150 à 200 l / élève jour,
- théâtre, cinéma : 10 l / place jour,
- abattoir: 2 à 5 m3 d'eau par tonne abattue,
- blanchisserie: 10 à 30 l / kg de linge,
- garage automobile: 1 à 4 m3/ jour,
- laiterie: 5 à 6 l d'eau / litre de lait traité,
- fabrication de jus de fruit: 2 à 10 m3 par tonne traitée,
- conserverie: 4.2 à 14 m3 par tonne de produits finis,
- usine, hors processus industriel: 40 à 80 l/ emploi jour,
- bureau: 50 l/ emploi jour.
L'aspect qualitatif des eaux usées est développé dans les volumes “ Traitement des eaux
potables ” et “Traitement des eaux usées domestiques et industrielles ”.
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Assainissement urbain
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Assainissement urbain
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Assainissement urbain
La difficulté majeure des méthodes est que l’on doit donc considérer plusieurs
paramètres. C’est aussi de là que proviennent les divergences entre elles.
On distingue en général :
• la durée de l’averse,
• la durée de stockage sur le sol et dans les canalisations en début de
l’averse,
• le temps de concentration au plus long parcours de l’eau. Il comprend le
temps t1 mis par l’eau pour s’écouler dans les canalisations (t1 = L/V), du
temps t2 mis par l’eau pour atteindre le premier ouvrage d’engouffrement
(2’ < t2 < 20’), du temps t3 du ruissellement dans un bassin qui ne
comporte pas de canalisation (bassin d’apport).
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Assainissement urbain
Le temps de concentration peut avoir trois aspects :
• l’imbition est caractérisée par une infiltration qui est fonction de la nature et de
l’occupation des sols, du relief et du degré de saturation : la vitesse
d’infiltration s’obtient par la loi de Darcy,
• la phase transitoire qui correspond au stockage de l’eau avant le ruissellement,
• le régime permanent avec l’intensité, le ruissellement et l’écoulement
constants,
• la vidange à la fin de l’averse qui est un prolongement dans le temps des
apports d’eau décroissants.
( S ⋅ L)
1 4
3
L
Formule de Caquot : t2 : (8.2)
11 I
où :
t2 : temps de ruissellement en secondes
t1 : temps d’entrée en minutes
S : surface de l’impluvium
K2 : facteur d’homogénéité se rapportant aux unités (K2 = 0.0195)
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Assainissement urbain
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Assainissement urbain
En posant t = ∆t, t2 = 2∆t, ...., tn = n- ∆t et qu’il tombe sur cette aire une averse
uniforme d’intensité i et de durée tr, la valeur Cj - i sera la partie de l’averse qui
ruisselle sur cette aire Aj (Cj étant le coefficient d’écoulement).
Dans cette hypothèse, l’évolution du débit mesuré à l’exutoire pour une durée tr = ∆t
se présente ainsi :
Q(0) = 0
Q( ∆t ) = C1 ⋅ i ⋅ A1
Q(2 ∆t ) = C2 ⋅ i ⋅ A2
......
Q(n∆t ) = Cn ⋅ i ⋅ An
et la somme des temps ∆t représentera la valeur finale du temps que mettra une
goutte d’eau, la plus éloignée hydrauliquement, pour parvenir à l’exutoire. C’est
cette valeur finale qu’on appelle « temps de concentration tc ».
Le pas étant limité par les lignes isochrones ( ∆t ), si l’averse d’intensité i dure 2 ∆t ,
3 ∆t ..., on obtient l’hydrogamme d’écoulement en ajoutant successivement les
hydrogrammes élémentaires correspondant aux intervalles ∆t , 2 ∆t ... .
Q(0) = 0
Q( ∆t ) = C1 ⋅ i ⋅ A1
Q(2 ∆t ) = C1 ⋅ i ⋅ A1 + C2 ⋅ i ⋅ A2
......
Q(n∆t ) = C( n −1) ⋅ i ⋅ A( n −1) + Cn ⋅ i ⋅ An
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Assainissement urbain
avec :
r : interception par la végétation (0.2 à 1.5 mm) généralement négligé
e : évaporation pendant la chute de pluie (négligée)
is : infiltration dans le sol
s : stockage dans les dépressions superficielles du terrain
La pluie efficace sera équivalente à la hauteur de la lame d’eau reçue par le bassin
pendant la seule durée de la pluie nette.
Dès lors :
n n
Qp = Q( n⋅∆t ) = ∑ Ck ⋅ i ⋅ Ak = i ⋅ ∑ Ck ⋅ Ak (8.6)
k =1 k =1
n
avec CA = ∑ Ck ⋅ Ak
k =1
Q p = K1 ⋅ Cr ⋅ i ⋅ A (8.7)
∆H
i ⋅ [mm / min] = 166.7 ⋅ en l/s . ha. ; [mm / h ] = 2,778 [l / [Link] ]
∆T
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Assainissement urbain
L
t1 = (8.8)
rV ⋅ V p s
t c = t1 + t 2
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Assainissement urbain
Désignation des zones Nature du sol Fact. d'adaptation
(d'après les catégories d'urbanisation) léger moyen lourd terrain terrain
(1) (2) (3) plat<1% pentu>7%
zone agglomérée, secteur dense,centre-ville-160logts/ha 0.85 0.90 0.90 0.95 1.05
secteur diffus, centre de quartier-110à150logts/ha 0.75 0.80 0.80 0.95 1.05
banlieue de métropole-60à100 logts/ha 0.50 0.55 0.60 0.90 1.10
banlieue éloignée, semi-collectif et pavillons-40à60 logts/ha 0.40 0.45 0.50 0.90 1.20
zone pavillonaire(parcelle de 400 m2) - 20à30 logts/ha 0.30 0.35 0.40 0.90 1.20
zone résidentielle- 18 à 40 logts/ha 0.25 0.35 0.40 0.90 1.20
zone pavillonaire grand standing- 15à20 logts/ha 0.20 0.30 0.35 0.90 1.20
village rural traditionnel 0.15 0.20 0.25 0.75 1.25
zone d'habitat de très faible densité- 1à 5 logts/ha 0.08 0.10 0.15 0.75 1.25
zone d'habitat très ancien 0.40 0.50 0.60 0.90 1.20
zone industrielle et artisanale 0.40 0.50 0.70 0.90 1.00
zone industrielle lourde 0.60 0.70 0.80 0.95 1.00
zone portuaire - 0.80 - 0.95 1.00
gare routière et entrepôts 0.75 0.80 0.85 0.95 1.00
gare et entrepôt ferroviaire 0.15 0.20 0.30 0.75 1.00
services publics:hôpital, centre admin., zone d'équipement - 0.85 - 0.95 1.05
centre de repos et hospitalier, z.d'équip. à dominante verte 0.25 0.45 0.60 0.95 1.10
centre hôtelier et commercial 0.65 0.70 0.80 0.90 1.10
terrains de sports, de jeux 0.20 0.30 0.35 0.90 1.10
aérodrome et terrain militaire 0.15 0.30 0.45 1.00 1.00
cimetière urbain 0.30 0.40 0.50 0.75 1.25
entreprise ferroviaire 0.08 0.10 0.15 0.90 1.00
emprise autoroute 0.50 0.60 0.65 0.95 1.00
emprise route nationale et route cantonale 0.30 0.40 0.60 0.80 1.00
emprises voies urbaines rapides - 0.80 0.80 1.00 1.00
emprises autres voies urbaines - 0.90 - 1.00 1.00
emprise échangeurs et carrefours 0.40 0.50 0.60 1.00 1.00
chaussées et parking - 0.80 - 0.95 1.00
dallage béton - 0.90 - 0.95 1.05
pavage serré ou joint coulé - 0.75 - 0.90 1.10
pavage large joint sable 0.55 0.60 0.70 0.90 1.10
circulation piétons, voies macadam,accotement stabilisé 0.50 0.60 0.80 0.90 1.10
allège en gravier 0.30 0.35 0.45 0.90 1.10
espaces verts- zone de loisir 0.10 0.15 0.25 0.75 1.25
espaces libres - zone de dégagement 0.10 0.15 0.20 0.75 1.25
zone boisée urbaine, parcs et jardins 0.05 0.10 0.15 0.50 1.25
forêts, bois et landes 0.01 0.04 0.08 0.50 1.20
terrains de cultures - céréales 0.06 0.08 0.10 0.75 1.25
prés et paturages 0.05 0.07 0.08 0.66 1.25
carrières ou mines 0.20 - 0.50 0.90 1.25
terrains nus ( sans végétation ni culture ) 0.04 0.15 0.30 0.50 1.50
(1) sols sableux,graveleux et très perméables. (2) terrains ordinaires courants. (3) sols argileux,
rocheux,peu perméables.
Nature des sols non urbanisés et accidentés petits bassins grands bassins
escarpés accidentés
forêt dense 0.20 0.10
sol sableux perméable 0.30 0.20
sol cultivé perméable 0.40 0.30
sol moyenn. cultivé perméable, part. cultivé, avec végétation 0.60 0.40
sol moyennement perméable et nu 0.80 0.60
sol rocheux, imperméable 1.00 0.80
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Assainissement urbain
Q = K ⋅ Qi (8.9)
Qi = débit initial
K = coefficient 0.5 ≤ K ≤ 1
t S ⋅t
Cr = ⋅P+ ⋅ (1 − P ) (8.10)
1+ t 100 + t
A titre d’exemple, nous présentons les courbes de variation en fonction du temps des
coefficients de ruissellement, tracées par la ville de Montréal, pour divers
pourcentages d’absorptivité des surfaces perméables du bassin. On considère le plus
souvent que l’absorptivité est moyenne.
Il faut considérer que, sur une aire géographique donnée, l’intensité de la pluie
mesurée à l’épicentre de l’averse décroît proportionnellement avec l’étendue de son
impact au sol. Pour tenir compte de l’abattement spatial de la pluie, on utilise des
formules du type i(t, F).
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 92
Assainissement urbain
Ces formules sont utilisées pour des bassins versants de taille supérieure à 10 km2.
• Formules de Frühling
i F = i ⋅ (1 − 0.005 L ) (8.11)
pour les bassins de forme ramassée
i F = i ⋅ (1 − 0.006 L / 2 ) (8.12)
pour les bassins de forme allongée, avec L en mètres.
• Formule de Grisallet
i ⋅ (60 + 3D)
iG = (8.13)
( 60 + 14 D)
D : [km]
• Formule de Caquot
ic = A−ε (8.14)
A : ha
ε : coefficient d’ajustement en fonction de la fréquence
de l’averse
Fréquence ε 1-ε
mensuelle 0.01 0.99
annuelle 0.03 0.97
décennale 0.05 0.95
Tableau 8-2: valeurs du coefficient d'ajustement
Le choix d’un diamètre de collecteur et d’une pente de projet tiendra compte des
normes suivantes :
• la vitesse v doit se situer à un minimum au-dessous de laquelle l’auto-curage
ne serait pas réalisé et à un maximum au-dessus de laquelle il y a un risque
évident d’érosion des matériaux,
• le diamètre doit correspondre à un diamètre commercial. Les valeurs limites
inférieures pour un réseau principal sont en général de 0.25 m pour les tuyaux
plastics (PVC, PE) et 0.30 m pour les autres,
• de l’amont vers l’aval, une canalisation aval sera au moins égale à celle
transitant le plus fort débit d’entrée,
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Assainissement urbain
1ère étape
• Délimiter l’aire générale du bassin versant.
• Tracer le schéma d’ossature des canalisations.
• Déterminer les sous-bassins versants à l’intérieur de l’aire générale comme à
l’extérieur.
• Représenter schématiquement les sous-bassins avec leurs caractéristiques
(surfaces, longueurs, pentes des thalwegs de ruissellement pour déterminer les
valeurs du temps d’entrée, les valeurs moyennes pondérées des coefficients de
ruissellement, les habitants pour déterminer le débit d’eaux usées
domestiques...).
2ème étape
On procède au calcul proprement dit, étant entendu que l’essentiel des calculs
élémentaires préalables ont été effectués pendant la 1ère étape.
Q p = K1 ⋅ C r ⋅ i ⋅ A (8.15)
Q p = K 1 ⋅ C r ⋅ i ⋅ A ⋅ A −ε = K 1 ⋅ C r ⋅ i ⋅ A 0.95 (8.16)
a
Q = i ⋅ S ⋅ C r = T ⋅ S ⋅ C r (8.18)
bT + T
V = K ⋅ J 1/ 2 ⋅ RH
2/3
(8.19)
Q =V ⋅S (8.20)
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Assainissement urbain
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Assainissement urbain
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 96
Assainissement urbain
Il s’agit principalement des canaux, fossés, ..., qui sont constitués de tronçons
homogènes ayant chacun une forme, une constitution, une section transversale et un
profil longitudinal donné.
La géométrie irrégulière des fossés naturels exige des simplifications telles que la
forme prismatique de la section mouillée, une pente moyenne, une ligne de charge à
priori parallèle, ... .
V A2 VB2
Z A + hA + = Z B + hB + + J AB (9.1)
2g 2g
hA = énergie de pression
VA2
= énergie cinétique ou charge motrice
2g
V2
=h ⇒ V = 2 gh (9.2)
2g
V = m ⋅ 2g ⋅ h m<1
1 V2 1
h= 2⋅ >1
m 2g m2
Le débit s’obtient par la relation
Q =V ⋅S (9.3)
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 97
Assainissement urbain
Q2 V2 Q2 / S 2
Hs = h+ = h + = h + (9.4)
2 g ⋅ L2 ⋅ h 2 2g 2g
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 98
Assainissement urbain
donc il existe une hauteur d’eau critique qui permet d’évacuer un débit Q donné sous
une charge Hs minimale
1/ 3
Q2
hc = (9.5)
g ⋅ L2
1/ 3
q2
avec le débit unitaire q =V ⋅h ⇒ hc = et la vitesse critique
g
correspondante est :
Vc = g ⋅ hc et Q = 2 g ⋅ h ⋅ ( H s − h) ⋅ L ⋅ h (9.6)
Q2
H = Z +h+ (9.7)
2 g ⋅ L2 ⋅ h 2
2
q= g ⋅ hc3 = g ( ⋅ H sc ) 3 (9.8)
3
2
hc = ⋅ H sc (9.9)
3
La vitesse se détermine principalement par la formule de Manning-Strickler :
V = K ⋅ J 1/ 2 ⋅ R 2 / 3 (9.10)
K = coefficient de Strickler
J = pente
R = rayon hydraulique
⇒ Q = K ⋅ J 1/ 2 ⋅ R 2 / 3 ⋅ Sm (9.11)
Sm = section mouillée
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 99
Assainissement urbain
2/3
P
Km = [m1/3/s] (9.12)
Pi
∑ K 3/ 2
is
g ⋅h
Jc = (9.13)
K 2 ⋅ R 4/3
Si Jc > J pente du radier, on a un écoulement rapide
Surface d’écoulement K
Fossés naturels en très mauvais état et pente faible 10
Fossés en très mauvais état, pente > 3 % 20
Caniveaux rugueux (galets, herbes...) 30
Caniveaux en sol argileux 40
Caniveau en grosse maçonnerie 50
Caniveau enrobé 60
Caniveau en béton 70
Collecteur en béton avec de nombreux 70
embranchements
Collecteur en béton lissé, amiante-ciment 80
Collecteur gros diamètre 90
Collecteur fonte, métal, PVC, PE 100-110
Conduite de refoulement fonte, métal, PE 110
Tableau 9-1:Coefficients de rugosité K de Strickler
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 100
Assainissement urbain
L’écoulement libre uniforme, avec vitesse identique amont-aval est celui le plus
utilisé dans les réseaux.
V = K ⋅ J 1/ 2 ⋅ R 2 / 3
Pour les sections circulaires, on observe sur les courbes (cf. fig.) que la vitesse
maximum et le débit maximum s’obtiennent quand la canalisation n’est pas
totalement remplie :
h
ρ = 94% (ρ = = taux de remplissage)
H
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 101
Assainissement urbain
Tableau 9-2: relations hydrauliques pour différentes hauteur de remplissage_ section circulaire
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 102
Assainissement urbain
Dans le cas d’un écoulement libre ralenti par l’aval, en raison d’une hauteur d’eau
Nav, au débouché en rivière ou à la jonction avec un autre collecteur à la même cote
de radier Rav, supérieure à la hauteur h de remplissage (Nav > Rav + h3), on calcule la
pente motrice Jm nécessaire à l’écoulement du débit imposé Qi.
Qi
Jm = (9.14)
( K ⋅ S ρ ⋅ Rρ2 / 3 ) 2
Rρ : rayon hydraulique
Sρ : section au taux de remplissage ρ
2
Q
Pm = Pav + L (9.15)
K⋅S⋅R
2/3
C’est la situation que l’on rencontre dans la réalité, où les apports de débits
s’effectuent en fonction du temps. La résolution nécessite donc une variable de plus
par rapport au régime permanent : le temps.
On se réfère ainsi à :
v = k ⋅ [ x ⋅ Qe + (1 − x ) ⋅ Q s ] (9.16)
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 103
Assainissement urbain
∂A ∂Q
l’équation de continuité : + −q = 0 (9.17)
∂t ∂x
conservation de la masse fluide
L’équation dynamique :
∂Q ∂ Q 2 ∂h λ Q2
+ + gA ⋅ + ⋅ 2 = 0 (9.18)
∂t ∂x A ∂x 8 g A ⋅ R
bilan énergétique
v2
J =K⋅ (9.19)
2g
1 n k i ⋅ Qe K s ⋅ Qs2
2
J = ⋅∑ + i
(9.20)
n i =1 2 g ⋅ S e2 2 g ⋅ S s2
i
Qe : débit entrant
Qs : débit sortant
I : tronçons amont
0.1 < ki < 1.0 selon l’angle de 30° à 90 °
Ks ≤ 0.05 perte en fonction de la transition des sections amont-aval.
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 104
Assainissement urbain
V2
J =k⋅ (9.21)
2g
2
1 − De2
k = n (9.22)
∑ Ds2
j =1
2/3
1 Q
J = ⋅
3 0.385 ⋅ L ⋅ 2 g
régime noyé (9.24)
6.35 ⋅ L ⋅ (n ⋅ V )
2
J= (9.25)
D4/3
perte de charge totale sur la longueur L
0.01 ≤ n ≤ 0.015
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 105
Assainissement urbain
Q1 Q2
S1 = S2 = Qm = Qm1 + Qm2
v1 v2
2
Qm
J = (9.26)
Q Q
m1 + m 2
J J2
1
V2
J =k⋅ perte de charge en [m]
2g
4/3
e
k = β ⋅ ⋅ sin θ (9.27)
b
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 106
Assainissement urbain
10 PREE
Bibliographie : VSA (Association suisse des professionnels de la protection des eaux)
« Le plan régional d’évacuation des eaux » (août 2000).
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 107
Assainissement urbain
Le PREE n’est pas un PGEE d’une ou plusieurs communes. Il remplit une fonction de
coordination et d’optimisation à l’intérieur d’un bassin versant hydrologique que le
PGEE n’a pas.
Il va au-delà des études sectorielles et visera à les harmoniser.
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 108
Assainissement urbain
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 109
Assainissement urbain
Cette phase consiste à vérifier la fonction de milieu vital et d’élément paysager des
cours d’eau par rapport aux diverses charges polluantes et usages auxquels ils sont
soumis. Il comprend les modules :
a) Milieu : ou l’on traite les aspects de l’écomorphologie, de
l’hydrodynamique, du régime hydrologique et des espaces requis par les
cours d’eau.
b) Biocénoses : où sont développés les aspects de l’hydrobiologie et des études
piscicoles.
c) Qualité des eaux : où l’on se préoccupe de la composition chimique, des
paramètres physiques, bactériologiques et de l’hygiène de l’eau.
d) Eaux souterraines : basé sur des études hydrogéologiques et sur la qualité
des eaux souterraines.
10.2.3 Groupe de modules « sources de pollution »
Il traite des conditions spatiales imposées par l’homme aux eaux superficielles.
Il comprend deux modules :
a) Territoire : qui s’occupe des eaux superficielles en tant qu’élément du
paysage et de l’aménagement du territoire en relation avec ces eaux.
b) Protection contre les crues : où sont examinés les aspects concernant
l’hydrologie des crues, l’hydraulique fluviale et ceux des ouvrages
hydrauliques.
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 110
Assainissement urbain
1) Phase préparatoire.
2) Phase de planification.
3) Résultats : plan d’action intégré ou PREE et autres plans sectoriels.
4) Mise en œuvre des mesures préconisées.
5) Contrôle des résultats et actualisation.
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Assainissement urbain
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 112
Assainissement urbain
11 PGEE
11.1 Introduction – définition
Le PGEE (plan général d’évacuation des eaux) vise à réduire les effets négatifs de
l’urbanisation sur le milieu naturel.
Il permet de maîtriser de manière optimale l’évacuation des eaux dans l’agglomération
tout en redonnant aux cours d’eau leur régime naturel. La qualité des eaux s’en trouvera
ainsi améliorée.
Un certain nombre d’objectifs peuvent être mis en évidence ici. La liste présentée n’est
pas exhaustive puisque pour chaque projet il faut adapter des objectifs à la situation
locale.
Citons toutefois et dans un ordre quelconque :
- l’adaptation des cours d’eau à recevoir les débits de pointe provenant des
réseaux d’évacuation,
- la morphologie des cours d’eau tendra vers des éléments naturels et un
espace plus grand,
- l’amélioration de la qualité des rejets,
- la représentation des secteurs exposés au risque de refoulement,
- l’analyse des secteurs exposés au risque de refoulement,
- la longévité des installations,
- la prise en compte de l’évacuation dès le bien-fonds,
- une politique favorisant la rétention et l’infiltration des eaux de pluie,
- l’application des techniques alternatives partout où cela est possible,
- mise en place d’une politique de réalisation et de financement par étapes et
sur du moyen terme,
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 113
Assainissement urbain
Partant du principe qu’il faut établir un bon diagnostic pour agir efficacement, le PGEE
dresse tout d’abord un bilan de l’état des lieux à partir:
- du plan d’aménagement,
- du plan d’équipements,
- du cadastre des canalisations,
- des rapports d’inspection du réseau.
Sur la base d’une série de rapports d’état, l’ingénieur établira un concept d’évacuation
des eaux comprenant :
- l’élaboration du modèle de calcul (statique, dynamique),
- l’étude de variantes,
- l’analyse des questions spécifiques,
- le choix du futur concept d’évacuation des eaux.
Cette deuxième phase terminée et validée, la dernière étape d’un PGEE consiste en
l’étude de l’avant-projet. Cette étude traitera notamment les points suivants :
- le réseau de canalisations et les ouvrages spéciaux,
- la réduction des débits des ECP (eaux claires parasites),
- les possibilités et la localisation des zones d’infiltration possibles,
- le traitement des eaux de pluie,
- la régulation des écoulements,
- les risques d’accidents dans le bassin versant,
- l’entretien, la réparation et l’assainissement du réseau de canalisations.
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 114
Assainissement urbain
La loi et son ordonnance sur la protection des eaux (Leaux et Oeaux) admettent qu’une
part importante des eaux pluviales tombant sur les agglomérations est à considérer
comme « non polluée » et prescrivent donc qu’elle doit être infiltrée.
Précipitations
Météorologie Pollution
atmosphérique
Hydrologie, Débit Surface
hydraulique (matériel,
pollution)
Bassin versant Qualité des Dynamique
eaux écoulement
Transport des
polluants
Constitution du
débit
Faisabilité Admissibilité
Conditions Qualité des eaux
locales
Conditions Evacuation Pollution du sol
pédologiques
Hydrogéologie Etat/ type des
eaux
Emissaire Bases légales
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 115
Assainissement urbain
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 116
Assainissement urbain
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 117
Assainissement urbain
12.2.2 Précipitations
Pour la détermination des débits, on testera la sensibilité des hypothèses des modèles
choisis.
Une partie des eaux pluviales des surfaces revêtues est polluée de façon importante par
des substances comme les métaux lourds, les hydrocarbures aromatiques polycycliques,
les produits phytosanitaires, etc.
Sur la base d’une pollution potentielle par des substances nocives, on classera les
écoulements d’eaux pluviales en fonction de leur évacuation (cf. tableau 1.2).
Des écoulements appartenant à des classes de pollution différentes ne peuvent être
mélangés qu’entre classes de pollution voisines.
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 118
Assainissement urbain
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 119
Assainissement urbain
D’après l’art. 3 al. 2 l et c OEaux, l’infiltration des eaux usées dans le sol n’est
admissible que si les valeurs indicatives de l’ordonnance sur les atteintes portées aux
sols (OSol) peuvent être respectées à long terme.
12.3.1 Infiltration de l’eau des routes dans les talus et bandes de verdures
Le long des routes, en raison des immiscions de plomb et d’hydrocarbures aromatiques
polycycliques (PAH) ont défini des largeurs de bandes de pollution à partir du bord de
la chaussée et en fonction du trafic.
12.3.2 Exigences relatives à la structure du sol pour l’infiltration des eaux pluviales
Les exigences posées à l’infiltration des eaux pluviales dans les couches supérieure ou
inférieure du sol figurent au tableau 12-5.
Exigence de base 1 : teneur en argile A [%] dans les couches sup. et inf.
du sol : 10< A < 35
Exigence de base 2 : teneur en humus Hu [%] dans la couche inférieure
du sol : Hu < 1
Si les paramètres suivants sont remplis (ensemble) dans la…
..couche supérieure [horizon A] et ..la couche …la…
dans… inférieure..
horizon [B]
Epaisseur ph Teneur en Epaisseur structure
[cm] (méthode Humus H0 [cm] du sol est :
CaCl2) [%]
≥ 30 ≥ 6.5 ≥4 ≥ 50 optimale
≥ 20 ≥ 5.5 ≥2 ≥ 30 moyenne
≥ 10 ≥ 5.5 ≥2 ≥ 20 minimale
En cas de non-respect de la valeur minimale d’un ou
plusieurs paramètres, la structure du sol est considérée insuffisante
comme…
…ou à une couche, sans couche inférieure (admissible seulement en
zone de construction)
≥ 30 ≥ 5.5 ≥4 - minimale
__________________________________________________________________________________________
Département EC + G Prof. J. Bonvin 120
Assainissement urbain
L’admissibilité se fait sur la base de la classification des eaux pluviales à infiltrer et sur
celle de l’appréciation globale de la vulnérabilité (cf. tableau 12-6).
__________________________________________________________________________________________
Département EC + G Prof. J. Bonvin 121
Assainissement urbain
Une infiltration dans la couche supérieure du sol avec passage à travers le sol sera
préférée à toutes autres solutions et devrait toujours être envisagée en premier.
__________________________________________________________________________________________
Département EC + G Prof. J. Bonvin 122
Assainissement urbain
Examen global sur un tronçon de cours d’eau (si V<1 et QE>50 l/s)
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 123
Assainissement urbain
Tableau 12-7: paramètres pour l'estimation des conditions de déversement dans les
eaux de surface
__________________________________________________________________________________________
Département EC + G Prof. J. Bonvin 124
Assainissement urbain
Tableau 12-8: admissibilité du déversement des eaux pluviales dans les eaux de surface
Légende du tableau :
__________________________________________________________________________________________
Département EC + G Prof. J. Bonvin 125
Assainissement urbain
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 126
Assainissement urbain
13 Techniques alternatives
13.1 Introduction
Etude préalable
Etude de faisabilité
Solutions techniques
Scénarios
Choix d’aménagement
Planification du projet
__________________________________________________________________________________________
Département EC + G Prof. J. Bonvin 127
Assainissement urbain
Pour l’analyse de site et les critères liés au milieu physique, à l’activité humaine, au
paysage et à l’environnement sociologique, le lecteur se référera aux chapitres
concernés en début de volume.
L’évacuation se fait vers un exutoire, un réseau d’eau pluviale ou par infiltration dans le
sol.
13.3.2 Avantages
Le revêtement drainant peut diminuer les bruits de roulement jusqu’à 3 dBA, il améliore
le confort de l’usager en supprimant les flaques d’eau, le reflet des phares. Il améliore
l’adhérence et diminue le risque d’aquaplanage. Enfin, il piège les polluants par
décantation.
L’infiltration dans le sol alimente en eau la nappe et, en milieu urbain, la végétation.
13.3.3 Inconvénients
Dans le cas de l’évacuation des eaux par infiltration dans le sol, le risque de pollution de
la nappe par notamment des hydrocarbures peut être important.
__________________________________________________________________________________________
Département EC + G Prof. J. Bonvin 128
Assainissement urbain
En couche de base, des matériaux perméables ou non peuvent être utilisés. Les
matériaux perméables ne sont nécessaires que si la couche de surface est elle-même
perméable ; ce sont alors principalement des graves bitumes poreuses, des bétons
poreux et des matériaux concassés sans sable.
En couche de fondation et en couche de forme, les matériaux ayant les plus fortes
porosités seront utilisés afin d’assurer le stockage temporaire des eaux de pluie. Les
principaux matériaux disponibles sont les concassés sans sable et les plastiques
alvéolaires.
[Link] L’évacuation
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 129
Assainissement urbain
La tranchée est une excavation de profondeur et de largeur faibles, servant à retenir les
eaux.
En surface elle est composée de divers matériaux tels que : enrobé drainant, dalle de
béton, galets ou de la pelouse.
On les retrouve dans les parkings de centre commerciaux, le long des trottoirs ou dans
les jardins.
L’eau est collectée soit localement par un système classique d’avaloirs et de drains qui
conduisent l’eau dans le corps de la tranchée, soit par infiltration répartie à travers un
revêtement drainant en surface ( enrobé drainant, pavé poreux, galets) ou par des
orifices entre bordures ou autres systèmes d’injection, après ruissellement sur les
surfaces adjacentes.
L’évacuation se fait vers un exutoire (réseau d’assainissement d’eau pluvial) ou par
infiltration dans le sol de support.
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 130
Assainissement urbain
13.4.2 Avantages
- les tranchées le long des voies de circulation : elles peuvent être placées sous le
trottoir ou en limite de parking,
- les tranchées autour des bâtiments,
- les tranchées permettant de ré- infiltrer les eaux, de toitures par exemple.
[Link] La conception
[Link] Le dimensionnement
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 131
Assainissement urbain
Une noue est un fossé large et peu profond, avec un profil présentant des rives en pente
douce.
Sa fonction essentielle est de stocker un épisode de pluie retenu (décennal par exemple).
Elle peut aussi servir à écouler un épisode plus rare (centennal).
L’eau est évacuée vers un exutoire (réseau, puits ou bassin de rétention) ou par
infiltration dans le sol et évaporation.
13.5.2 Avantages
- la zone de stockage assure en un seul système les fonctions de rétention, de
régulation, d’écrêtement ainsi que le drainage des sols. Elle participe à la création
d’espaces verts, crée un habitat aéré et ses abords peuvent avoir un usage multiple
(jeux d’enfants, lieux de loisirs..). Elle peut être réalisée par étapes selon les
besoins de stockage. Enfin c’est une solution peu coûteuse.
- la mise en place de collecteurs n’est pas nécessaire,
- diminution des réseaux classiques d’assainissement,
- décharge de l’exutoire,
- participation à la décantation et la filtration des eaux,
- alimentation de la nappe.
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Assainissement urbain
13.5.3 Inconvénients
Dimensionnement
La première étape consiste à découper le projet en sous- bassins versants, c.à.d. à diviser
la longueur de la noue en biefs (tronçons de noue entre deux points singuliers qui
peuvent être des accès à la parcelle..).
Pour le dimensionnement on calcule d’abord le bief le plus à l’amont, qui doit reprendre
les eaux de son bassin versant ; on en déduit le débit de fuite vers le bief aval. Chaque
bief aval sera ensuite dimensionné, selon la même méthode, en rajoutant le débit de
fuite du bief amont.
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Assainissement urbain
Conception
Les puits sont des dispositifs qui permettent le transit du ruissellement vers un horizon
perméable du sol pour assurer un débit de rejet compatible avec les surfaces drainées,
après stockage et prétraitement éventuels.
Les puits d’infiltration sont en principe remplis d’un matériau très poreux qui assure la
tenue des parois. Ce matériau est entouré d’un géotextile qui évite la migration des
éléments les plus fins tant verticalement qu’horizontalement.
13.6.2 Avantages
- sa simplicité de conception,
- sa large utilisation,
- son coût faible,
- il convient à tous types d’usage, sauf usages industriels ou présence de fines,
- il s’intègre bien au tissu urbain et est presque imperceptible,
- la surface peut être réutilisée en parking ou aire de jeu,
- il complète les autres techniques d’assainissement,
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 134
Assainissement urbain
- lorsque le sol superficiel est imperméable, le puits permet d’atteindre des couches
de terrain perméable, sans contrainte particulière,
- l’écrêtement des pointes de débit de ruissellement et la diminution des volumes
d’eau allant vers le réseau classique d’assainissement,
- maintient l’alimentation de la nappe et indirectement le niveau d’étiage des rivières
et contribue à l’alimentation en eau de la végétation environnante,
- le passage de l’eau à travers un massif poreux assure la filtration des matières en
suspension et une épuration bactériologique satisfaisante.
13.6.3 Inconvénients
13.6.4 Dimensionnement
Le puits d’infiltration doit descendre jusqu’à la couche perméable. Il est sans fond. Une
fondation stabilisatrice peut être nécessaire.
Les tuyaux constituant le puits sont perforés en dessous de l’amenée d’eau, de manière
que l’eau puisse se répartir en sortant de tous côtés.
Le puits de même que la fouille seront garnis de galets lavés (∅ 30-80 mm ).Pour éviter
le colmatage on utilisera une natte filtrante non tissée.
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Assainissement urbain
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 136
Assainissement urbain
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Assainissement urbain
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 138
Assainissement urbain
L'eau est collectée par un ouvrage d'arrivée, stockée dans le bassin, puis évacuée à débit
régulé soit par un ouvrage vers un exutoire de surface (bassins de retenue), soit par
infiltration dans le sol (bassins d'infiltration).
Ces bassins sont situés soit sur domaine public, soit en lotissement ou encore chez le
particulier.
13.7.2 Avantages
- ils participent à l'aménagement paysager, créent des zones vertes en milieu urbain,
- ils sont également des lieux de promenade et d'activités aquatiques,
- l'infiltration dans le sol permet de recharger la nappe,
- ne nécessite pas de collecteur à l'aval et peut être utilisé dans une zone n'ayant pas
d'exutoire naturel.
13.7.3 Inconvénients
- le risque lié à la sécurité des riverains pour les bassins en eau,
- les éventuelles nuisances dues à la stagnation de l'eau,
- la consommation de l'espace,
- les risques de pollution de la nappe.
13.7.4 Conception
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 139
Assainissement urbain
- un bassin sec avec traitement des eaux à l'amont si les eaux proviennent de
surfaces industrielles, commerciales ou de parkings,
- ………
Cette technique est utilisée pour ralentir le plus tôt possible le ruissellement, grâce à un
stockage temporaire de quelques centimètres d'eau de pluie sur les toits le plus souvent
plats mais éventuellement en pente de 0,1 à 5%.
Le principe consiste à retenir, grâce à un parapet en pourtour de toiture, une certaine
hauteur d'eau, puis à la relâcher à faible débit.
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Assainissement urbain
Les ouvrages annexes sont constitués par tous les dispositifs de raccordements,
d’accès, de réception des eaux usées ou d’engouffrement des eaux pluviales et par les
installations permettant l’exploitation rationnelle du réseau (déversoirs d’orage,
relèvement des eaux, bassin d’eau pluviale BEP, bassin de stockage- restitution, etc.).
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Assainissement urbain
- Tuyaux à section circulaire : ils peuvent être en béton non armé ou en béton
armé.
- Tuyaux ovoïdes préfabriqués.
- Tuyaux en fibres-ciment sans pression.
- Tuyaux en grès.
- Tuyaux et raccords en polychlorure de vinyle (PVC) non plastifié.
- Tuyaux et raccords en fonte.
- Tuyaux et raccords utilisés avec pression.
- Autres types de tuyaux : les polyéthylènes à haute densité, les tuyaux à
structure alvéolaire en PVC rigide, les tuyaux constitués d’éléments de
voussoirs en fonte ou en béton.
- Les dalots et conduits rectangulaire.
- Les collecteurs visitables de sections particulières réalisés dans les grands
centres urbains et comprenant les ouvrages ordinaires à cunette et les
collecteurs à banquettes.
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Assainissement urbain
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Assainissement urbain
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Assainissement urbain
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Assainissement urbain
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Assainissement urbain
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 147
Assainissement urbain
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Assainissement urbain
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Assainissement urbain
Les coûts d’investissements sont au départ très élevés, mais très rapidement
récupérables.
Ces installations sont principalement consenties dans les grandes agglomérations.
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Assainissement urbain
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 151
Assainissement urbain
- A seuil frontal Q = µ ⋅ L ⋅ H ⋅ 2 gH
1 / 0.83
Q
- A seuil latéral L=
2 / 3 ⋅ µ ⋅ 2 g ⋅ H 1.67
- Avec ouverture de radier (Leaping Weir) : où le débit temps sec passe par l’orifice
dans le fond ou sur le côté du radier
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Assainissement urbain
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 153
Assainissement urbain
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 154
Assainissement urbain
Le relèvement des eaux usées s’effectue le plus fréquemment par des pompes
centrifuges immergées, ou pour des eaux chargées de matières solides, par des pompes à
Vortex ou à roues sécatrices, ou à diaphragme. Les vis d’Archimède sont souvent
utilisées en entrée de STEP car elles ont l’avantage de relever un débit continu
important (jusqu’à 2 m3/s) et d’être économique en exploitation.
Pour plus de précisions sur les stations de pompage, le lecteur est renvoyé au cours
« Hydraulique urbaine I » du Prof. J. Bonvin.
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Assainissement urbain
L’équipement de réseaux avec des postes aéro-éjecteurs s’effectue dans le secteur rural
quand les conditions géographiques et topographiques entraînent sur un réseau
gravitaire des sur-profondeurs excessives.
Le principe de ce système d’assainissement est le suivant :
- des branchements de collecte arrive en gravitaire jusqu’au poste,
- un aéro-éjecteur installé dans un regard déclenche, par air comprimé, une chasse
qui éjecte les eaux dans le réseau sous-pression,
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Assainissement urbain
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 157
Assainissement urbain
Le réseau d’assainissement sous vide transfert des effluents depuis des regards de
collecte jusqu’au point central d’aspiration, permettant ainsi le franchissement de
contraintes géotechniques, écologiques, de site, d’installations existantes ou
d’encombrement au sol.
Partant d’une branche principale sous vide, une canalisation de branchement (Φmin : 75
mm), pénètre dans un regard et plonge dans un puisard. Sur ce branchement est installée
une valve, ou vanne de transfert dont l’ouverture s’effectue par le vide disponible dans
la conduite, en fonction de la montée des effluents dans le regard. La fermeture de la
vanne est retardée par le contrôleur qui laisse pénétrer une quantité d’air après
l’effluent. Le rapport air/eau est proche de 1/5. La quantité d’effluent aspirée à chaque
ouverture est d’environ 50 à 200 litres.
Pour lutter contre le dépôt dans les conduites secondaires à faible pente longitudinale où
la vitesse d’écoulement est très réduite, on place des systèmes de chasse à auget.
On stocke de l’effluent dans un bac en polyéthylène jusqu’à un volume déterminé.
Lorsque le bac atteint une cote fixée, l’auget (en position de flotteur) se remplit et, par
son propre poids descend rapidement au fond du bac tout en ouvrant progressivement
une vanne qui va libérer très vite le volume d’effluent emmagasiné. La capacité du bac
varie, selon les fournisseurs, de 200 à 6000 litres.
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 158
Assainissement urbain
Possibilités de
Données
rétention
Temps d’écoulement
Court tfk < 10’ bonne
Moyen 10’<tfk < 20’ moyenne
long tfk >20’ mauvaise
Pente
Faible Vqtw < 50 cm/s moyenne
Normale 50 < vqtw < 80 cm/s bonne
forte Vqtw > 80 cm/s moyenne
Réseau en aval
- Aucune introduction d’eaux pluviales jusqu’à la Step bonne
- Avec introduction d’eaux pluviales entre le bassin considéré et la
Step
- Le bassin est sur le collecteur principal mauvaise
- Le bassin est sur un collecteur de dérivation moyenne
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 159
Assainissement urbain
Entre deux ouvrages des décharges des eaux pluviales, le bassin versant assaini en
système unitaire doit avoir une surface d’au moins 5 hared.
L’intensité critique de pluie (rcrit), pour laquelle le déversoir de crue peut entrer en
fonction, dépend du volume d’accumulation dans le canal d’amenée (izu), du temps
d’écoulement (tFK) et du coefficient de déversement U.
45
ran ≥ rcrit = r15 ⋅ [l/s. ha]
t FK + 30
U
r15 = U − i zu ≥ [l/s. ha]
2
QTW
ran ≥ 5 ⋅ qtw '' qtw '' = [l/s. ha]
Fred
Il s’agit de bassins d’accumulation qui ne sont pas traversés par les eaux à déverser.
Ils sont choisis pour les cas où il se produit un flot de rinçage important et où le temps
d’écoulement dans le réseau d’égouts jusqu’au bassin est inférieur à 15 minutes.
Lorsqu’il faut tenir compte d’exigences élevées au point de déversement (U> 30), on
construira de préférence un bassin combiné à la place d’un simple bassin de rétention.
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 160
Assainissement urbain
1 + qtw ''
i F = (t FK + 5) ⋅ ⋅U ⋅Y [m3/ha]
200
I F = i F ⋅ Fred [m3]
Pour des temps d’écoulement supérieurs à 15’, on prend tFK=15 ; pour des temps
inférieurs à 5’, on prend tFK=5.
Conditions d’emmagasinement :
U 20
itot = + [m3/ha]
5 1+ m
Conditions de décantation :
- Charge superficielle OB ≤ 70-U [m/h] pour une pluie théorique d’intensité r0 = 30
[l/[Link]].
- Vitesse d’écoulement horizontale vg ≤ 0,1 [m/s] pour une pluie théorique
d’intensité rg= 60 [l/[Link]].
- Dimensions du bassin : longueur /largeur = β ≥ 3 (minimum 2 ½)
profondeur minimale ≥ 1.50 m
- n : nombre de bassin
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 161
Assainissement urbain
3,6 ⋅ X ⋅ Q0 *
OK ≥ n ⋅ B ⋅ LK = [m2]
OB
3,6 ⋅ X ⋅ Q0 *
Largeur du bassin : B = [m]
OB ⋅ n ⋅ (β − 1 / 2 )
B
Longueur totale du bassin : L = B ⋅ β = LK + [m]
2
Qg *
Profondeur Hg du bassin : H g = [m]
1000 ⋅ v g ⋅ n ⋅ B
Le volume total des bassins de décharge des eaux pluviales se compose du volume de
rétention IF, du volume de décantation IK et du volume d’accumulation Izu du canal
d’amenée jusqu’au bassin ; il se calcule au moyen des relations suivantes :
i F + i K + i zu ≥ itot [m3/ha]
I F + I K + I zu ≥ I tot [m3]
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 162
Assainissement urbain
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 163
Assainissement urbain
Les bassins de retenue d’eaux pluviales définis dans ce chapitre répondent aux critères
suivants :
- le type d’eau stockée est de l’eau pluviale,
- l’objectif visé est la maîtrise de l’impact du ruissellement pluvial urbain (aspect
qualitatif et aspect quantitatif),
- le bassin de retenue est un équipement placé sur le réseau eaux pluviales d’un
système séparatif, même si la séparation n’est pas complète. Il ne faut pas le
confondre avec le bassin d’orage situé sur un réseau unitaire.
Pour la protection contre les inondations, on mettra en place un système qui met à
disposition, en tout temps, un volume nécessaire pour stocker les eaux de
ruissellement du phénomène pluvieux de référence.
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 164
Assainissement urbain
L’usage du bassin de retenue en tant que réserve écologique nécessite une protection
accrue contre les pollutions qui peuvent détruire l’équilibre écologique et dégrader le
milieu.
Les bassins peuvent aussi contribuer à la création d’un paysage urbain plus agréable et
permettre des activités de loisir comme la pêche, le nautisme, le modélisme, la
promenade. Cependant, en aucun cas la baignade ne saurait être autorisée.
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 165
Assainissement urbain
L’évaluation implique la définition des caractéristiques des crues de projet entrant dans
l’ouvrage et les débits des ouvrages de fuite et de sécurité.
dV
= Qe − Q s
dt
Qs = g (h )
- Les méthodes dites simplifiées connues sous le nom méthode des pluies (courbe
intensité – durée) et méthode des volumes (détermination à partir des pluies du
volume correspondant au débit de fuite, et ceci pour divers débits de fuite).
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 166
Assainissement urbain
La méthode des débits a l’avantage, par rapport aux autres méthodes, de permettre une
étude de sensibilité beaucoup plus fine du modèle global aux divers paramètres
d’entrée. Exemple de logiciels : MOUSE, CAREDAS(SOGREAH) ; MIKE SHE…
Les schémas de la figure ci-dessous illustrent l’utilisation de cette méthode.
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 167
Assainissement urbain
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 168
Assainissement urbain
[Link] Dépollution
La pollution des eaux pluviales apparaît davantage que par le passé du fait de
l’amélioration des rejets domestiques et industriels. Cette pollution peut avoir des
effets dommageables tant sur le milieu récepteur que sur les usages de l’eau.
Une fraction très importante de la pollution est fixée sur les matières en suspension
véhiculées par les eaux de ruissellement. Ces particules ont une vitesse de
sédimentation élevée, favorable à une bonne décantation.
Pour un objectif de protection du milieu récepteur, le dimensionnement des bassins de
décantation nécessite la connaissance des flux et charges polluantes véhiculées par les
eaux de ruissellement sur une durée suffisamment longue, généralement l’année, ainsi
que la détermination de la vitesse de décantation des matières en suspension.
Lorsqu’un bassin de retenue n’a qu’un rôle strictement hydraulique, le temps de séjour
des eaux doit être aussi court que possible.
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 169
Assainissement urbain
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 170
Assainissement urbain
Le concept d’évacuation des eaux définit de quelle façon les eaux du bien-fonds seront
évacuées. Les différents paramètres tels que le coefficient de ruissellement, l’intensité
des pluies, les facteurs de sécurité, etc. ainsi que les limites de responsabilité entre les
différents intervenants et les limites de livraison entre les entreprises concernées en font
également partie.
Base légale : les art 6,7 et 11 de la loi sur la protection des eaux (LEaux), de 1991 sont
déterminants pour la planification et l’exécution d’installations d’évacuation des eaux
des lieux habités.
L’installation doit respecter les exigences de la protection des eaux, être étanche, ne
laisser échapper aucun gaz et être protégée contre le refoulement.
D’autre part, la section des conduites ne sera pas réduite dans le sens de l’écoulement.
Les éléments de conduite seront en principe posés en ligne droite avec des pentes
régulières. Les conduites seront aérées et comporteront des chambres de visite.
Pour des raisons d’hygiène, aucun utilisateur des installations ne pourra entrer en
contact avec les eaux usées.
Les principes suivants sont applicables aux eaux résiduaires et aux eaux pluviales.
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 171
Assainissement urbain
Les différents paramètres tels que le coefficient de ruissellement, l’intensité des pluies,
les facteurs de sécurité, etc. ainsi que les limites de responsabilité entre les différents
intervenants et les limites de livraison entre les entreprises concernées en font également
partie.
Les exigences de prise en charge et d’évacuation des eaux usées ainsi que la résistance
aux eaux usées domestiques seront remplies.
Des protections seront prévues contre :
- les fuites d’eaux, de gaz,
- les effets mécaniques de tout genre,
- l’influence de la température extérieure,
- le refoulement,
- la corrosion et l’érosion,
- la pénétration de l’eau depuis l’extérieur du bâtiment.
En plus des exigences d’hygiène et de bon fonctionnement, on veillera à ce que les eaux
résiduaires s’écoulent au travers du bien-fonds et de l’égout, le plus directement
possible et sans possibilités de dépôts.
Les eaux pluviales sont à conduire séparément à un système d’infiltration,
éventuellement par l’intermédiaire d’une installation de rétention ou de décantation, à
déverser dans des eaux superficielles ou à raccorder à l’égout.
Les eaux pluviales et les eaux résiduaires seront évacuées séparément. Dans les
périmètres à système unitaire, elles peuvent être réunies hors du bâtiment et amenées
ensemble dans la conduite de raccordement du bien-fonds.
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 172
Assainissement urbain
16.1 But
- la sécurité structurale,
- l'aptitude au service.
Ces vérifications doivent répondre aux exigences des plans de sécurité et d'utilisation
établis pour l'ouvrage considéré.
Il est possible de renoncer à l'une ou l'autre de ces vérifications, s'il est évident qu'elle
n'est pas déterminante.
Le calcul doit être effectué à l'aide de méthodes reconnues et tenir compte des actions
réelles agissant sur l'ouvrage ainsi que du mode de sollicitation de l'ouvrage lui-même.
La rigidité du système SFcourt permet de différencier les tuyaux rigides des tuyaux
souples.
SFcourt est défini comme suit:
3
2 E e
SFcourt = ⋅ Rcourt ⋅ (16.1)
3 EB d
Pour le dimensionnent des tuyaux souples, c'est leur comportement à long terme qui est
déterminant, c'est à dire SFlong. SFIong est défini comme suit:
3
2 E Rlong e
SFlong = ⋅ ⋅ (16.2)
3 EB d
Pour des tuyaux rigides (SFcourt ≥ 0.1) la vérification de la sécurité structurale s'effectue
par comparaison de la valeur de dimensionnement de la sollicitation Sd avec la valeur
calculée de la résistance structurale minimale (selon les normes) du tuyau en place.
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 173
Assainissement urbain
Le module d'élasticité des tuyaux rigides en béton peut être tiré de la norme SIA 162.
On se référera aux normes européennes EN ou à des essais en usine pour:
- les modules d'élasticité ER,court et ER,long ,
- les contraintes de traction à la flexion sur un profil annulaire admissible σRbz,adm,
- les contraintes de compression a la flexion sur un profil annulaire admissible σRbd,adm,
- les charges linéaires de rupture q Br admissibles des tuyaux rigides.
Les valeurs approximatives correspondantes sont données dans les tableaux annexés.
16.4 Actions
Les données suivantes sont valables tant pour la vérification de la sécurité structurale
que pour la vérification de l'aptitude au service.
Les actions sur les ouvrages de canalisation seront fixées conformément à la norme SIA
160.
Les actions sur des conduites enterrées sont représentées à la figure 2 et peuvent être
déterminées en tant qu'actions sur le sommet de la canalisation selon l'annexe A 3.
Le poids propre des conduites, celui du fluide transporté ainsi que les actions telles que
différences de température, efforts transitoires durant la construction, tassements, etc.
ne sont à prendre en compte que s'ils contribuent de manière essentielle à la sollicitation
totale de l'ouvrage et sont déterminants pour la sécurité structurale et l'aptitude au
service.
Indépendamment du matériau des conduites on appliquera un coefficient dynamique
Φ de 1.3 aux actions résultant du trafic routier ou ferroviaire.
Pour les charges dues au trafic sur la chaussée, on appliquera les modèles de charge 1 +
2 + 3 de la norme SIA 160, paragraphe 4.09, et en dehors des chaussées, en général le
modèle 1.
On appliquera le coefficient dynamique Φ défini précédemment.
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 174
Assainissement urbain
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 175
Assainissement urbain
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 176
Assainissement urbain
16.5.1 Principes
La sécurité structurale d'un ouvrage de canalisation sera vérifiée selon la norme SIA
160, paragraphe 2.2. Les scénarios de dangers admis sont déterminants, avec le plan de
sécurité qui en résulte selon paragraphe 2.3.1.
La vérification selon la norme SIA 160 se présente comme suit:
R
SD ≤ (16.3)
γR
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 177
Assainissement urbain
γQ ⋅ Qr ≤ γG ⋅ Gm + ψ ⋅ Qr1 (16.4)
ZE ⋅ q BR
q ds* ≤ (16.5)
1,2
Profils de ZE f C3 C2 Terrain de
pose fondation
Pour les canalisations en béton, en béton armé ou en béton précontraint, dont le profil
s'écarte manifestement de la forme circulaire, la vérification de la sécurité structurale
s'effectuera selon les normes SIA 160 et 162.
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 178
Assainissement urbain
On vérifie la sécurité structurale des tuyaux souples (SFcourt < 0.1) sans action de la nappe
phréatique au moyen de la formule suivante:
q BI
q ds ≤ (16.6)
2,0
Tableau 16-3: Module de déformation du terrain EB dans le sens horizontal en fonction de l'angle
de frottement interne et du compactage du terrain
q BI p w,d
q ds ≤ ⋅ 1 − 2 ⋅ (16.7)
2,0 k ⋅ pcr
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 179
Assainissement urbain
3
x
3 1−
2 ⋅ E R ,long e d
q cr = ⋅ ⋅ (16.8)
2 −ν 2
d x
2
1 +
d
16.6.1 Principes
16.6.2 Sollicitation
γ = ψ = 1.0 (16.9)
L'aptitude au service des tuyaux rigides est fortement influencée par le type de pose du
tuyau; elle sera satisfaite si la condition suivante, choisie par ailleurs avec prudence, est
remplie:
f ⋅ q ser ⋅ d 2 ⋅ l
σ Rbz = ≤ σ Rbz , adm (16.10)
4 ⋅W
__________________________________________________________________________________________
Département EC + G Prof. J. Bonvin 180
Assainissement urbain
Profil-type de pose f
U1/V1 0.38
U2/V2 0.24
U37V3 0.16
U4/V4 1.12
Tableau 16-4 : valeurs de f
Pour les profils de canalisation en béton, en béton armé et en béton précontraint, qui
s'écartent manifestement de la forme circulaire, la vérification de l'aptitude au service
s'effectuera selon les normes SIA 160 et SIA 162.
Un contrôle des déformations n'est en général pas nécessaire pour les tuyaux rigides.
L'aptitude au service des tuyaux souples (SFcourt < 0.1) relativement aux contraintes de
déformation annulaire est vérifiée si la condition suivante est satisfaite:
0,0145
0,25 − ⋅ q ser ⋅ d 2 ⋅ l
q ⋅d SF + 0,06
σ Rb = ser ± ≤ σ Rb ,adm (16.11)
2 ⋅ FR 4 ⋅W
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 181
Assainissement urbain
x 0,125 q
= ⋅ ser ≤ 0,05 (16.12)
d SF + 0,06 E B
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 182
Assainissement urbain
B/2H L/2H
0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1.0 1.2 1.5 2.0 5.0
0.1 0.019 0.037 0.053 0.067 0.079 0.089 0.097 0.103 0.108 0.112 0.117 0.121 0.124 0.128
0.2 0.037 0.072 0.103 0.131 0.155 0.174 0.189 0.202 0.211 0.219 0.229 0.238 0.244 0.248
0.3 0.053 0.103 0.149 0.190 0.224 0.252 0.274 0.292 0.306 0.318 0.333 0.345 0.355 0.360
0.4 0.067 0.131 0.190 0.241 0.284 0.320 0.349 0.373 0.391 0.405 0.425 0.440 0.454 0.460
0.5 0.079 0.155 0.224 0.284 0.336 0.379 0.414 0.441 0.463 0.481 0.505 0.525 0.540 0.548
0.6 0.089 0.174 0.252 0.320 0.379 0.428 0.467 0.499 0.524 0.544 0.572 0.596 0.613 0.624
0.7 0.097 0.189 0.274 0.349 0.414 0.467 0.511 0.546 0.584 0.597 0.628 0.650 0.674 0.688
0.8 0.103 0.202 0.292 0.373 0.441 0.499 0.546 0.584 0.615 0.639 0.674 0.703 0.725 0.740
0.9 0.108 0.211 0.306 0.391 0.463 0.524 0.574 0.615 0.647 0.673 0.711 0.742 0.766 0.784
1.0 0.112 0.219 0.318 0.405 0.481 0.544 0.597 0.639 0.673 0.701 0.740 0.774 0.800 0.816
1.2 0.117 0.229 0.333 0.425 0.505 0.572 0.628 0.674 0.711 0.740 0.783 0.820 0.849 0.868
1.5 0.121 0.238 0.345 0.440 0.525 0.596 0.650 0.703 0.742 0.774 0.820 0.861 0.894 0.916
2.0 0.124 0.244 0.355 0.454 0.540 0.613 0.674 0.725 0.766 0.800 0.849 0.894 0.930 0.956
Tableau 16-6: valeurs de A1en fonction des surfaces d’application des surcharges
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 183
Assainissement urbain
Facteurs A2
1,700
1,600
1,500
1,400
A2
1,300
1,200
1,100
1,000
0,00 0,10 0,20 0,30 0,40 0,50 0,60 0,70 0,80 0,90 1,00
C1=C2*C3
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Département EC + G Prof. J. Bonvin 184